
Elle est toutefois un « tigre de papier », paralysée par de nombreuses limitations qui restreignent son champ d'action. Elle n'a pas l'autorité nécessaire pour intervenir dans certains districts (comme celui de Port-Liberty) sans l'autorisation des autorités locales, qui refusent le plus souvent de la délivrer. Son budget est dérisoire par rapport à ses besoins réels, ainsi qu'une fraction de celui alloué à la PAC et à son propre service de renseignement. De plus, la CISD est considérée comme largement infiltrée par d'anciens agents de l'ancien régime syndicaliste, ainsi que par une multitude d'informateurs des principaux syndicats qui cherchent à protéger leurs patrons. Son bureau directeur est constamment sous pression. La plupart des factions veulent se servir de la CISD pour s'espionner mutuellement, et non pour protéger la fragilité de l'État. Sa force actuelle réside dans sa capacité à tenir à jour la liste de toutes les personnalités et groupes suspects pour la sûreté de l'État, ainsi que dans ses liens avec les agences étrangères qui souhaitent coopérer.
