10/04/2019
06:14:12
Index du forum Scène Internationale Diplomatie internationale

🌏Sommet international - Forum des États Nazumis

6826
Logotype CEN
OUVERTURE DU FORUM DES ÉTATS NAZUMIS
Début novembre, Khydan, République du Talaristan


Certaines nations voient dans la tenue d’un forum continental l’espoir de voir se réaliser les prémices d’une coopération globale du Nazum. Des idéalistes y voient peut-être un rêve d’unité, tandis que d’autres, plus sceptiques, voient mal ce que ce projet, porté par une nation qui s’ouvre à peine au monde, va réellement apporter. Dans tous les cas, votre pays vous a dit qu’il est l’heure. Vous avez fait vos valises, pris en main vos documents, les réclamations et les conditions dictées par votre gouvernement, et pris la direction, avec votre délégation, de la République du Talaristan, le pays des Turcs blancs.
Peu importe le chemin que vous avez pris, vous êtes arrivés à Khydan. Par voie terrestre, l’une des rares autoroutes du Talaristan vous a menés jusqu’à sa capitale, après que vous vous êtes peut-être un peu perdus dans ses paysages de steppes. Par les airs, votre vol privé (ou commercial pour les délégations les plus modestes) vous a conduits à l’aéroport international de Khydan, fraîchement ouvert, où les odeurs de produits ménagers et l’absence presque totale de visiteurs à l’intérieur vous ont fait comprendre qu’il ne sert pas souvent. Enfin, par la mer, on vous a sûrement débarqués au port de Buzkent, l’ancienne capitale du pays avant que le président Arsam n’ordonne la construction de la nouvelle capitale. Si vous avez eu de la chance, vous avez plutôt débarqué à Alnur, la célèbre cité balnéaire talare du golfe de Moritonie.
Dans tous les cas, vous voilĂ  Ă  Khydan.
Illustration

S’il y a bien une chose que l’on peut dire de la nouvelle capitale talare, inaugurée en 2008, c’est qu’elle porte bien son surnom de « cité blanche ». L’intégralité de la ville semble avoir été construite en marbre blanc, avec des bâtiments grandioses dont les formes et l’aspect monumental évoquent un mélange de styles turcique, nazumi et moderne, signature de l’architecte talar Aybars Qutluğ. Difficile de croire qu’il y a encore quelques années, l’endroit où vous vous trouvez désormais n’était constitué que de quelques villages de fermiers, sans aucune infrastructure.
Une autre chose vous intrigue : la ville est vide ? L’un des secrétaires qui vous accompagne pour le forum vous précise que le gouvernement talar a investi des millions pour construire une ville capable d’accueillir plus d’un million de personnes, mais que, pour le moment, elle n’est peuplée que d’environ 300 000 habitants. Ce qui lui vaut son autre surnom : la « Cité fantôme ».
Après être passée devant un énième monument à la gloire de la culture ou des chevaux, ou quelque chose comme cela, votre voiture s’arrête enfin sur le parking du Centre international des congrès du Talaristan. Le bâtiment tranche avec le reste : il est plus moderne, avec des courbes évoquant davantage un stade qu’un palais des congrès, mais peu importe, le voyage a été assez long. En passant par l’entrée d’honneur, vous voyez votre drapeau flotter aux côtés de ceux des autres nations invitées à ce forum, avec, au premier plan, évidemment, le drapeau du FEN. Le Talaristan à mobiliser une brigade de ses forces terrestres qui vous salue à votre passage.
Vous rencontrez quelques diplomates qui échangent des banalités avec vous avant de vous rendre dans l’imposante salle centrale, siège de cette conférence. Votre délégation et vous-mêmes vous installez dans votre zone de travail. Dans un coin, vous apercevez le président Arsam, auteur de premier plan de l’événement, qui attend patiemment que Monsieur Ilmir Züleyhan, sur scène, prenne la parole afin d’ouvrir officiellement le Forum des États Nazumis...


Monsieur Ilmir Züleyhan, Secrétaire d'État, membre du Conseil d'État, Chargée de l'organisation du Forum des États Nazumis, prend la parole.

« Excellences,
Estimés frères et sœurs nazumis,

Au nom de la République du Talaristan, de ses habitants et de son président, nous vous souhaitons la bienvenue. Votre présence ici, dans notre capitale, est l’un des plus profonds signes de respect que vous puissiez accorder au peuple talar, et un symbole déterminant de la confiance que vous placez en notre gouvernement pour la tenue d’un tel événement.
Le Nazum est un continent riche : par ses idées, ses peuples, ses cultures, ses traditions et son histoire diversifiée, qui a durablement marqué l’édification des nations ici présentes et les relations qu’elles entretiennent entre elles. Cette diversité, parfois perçue comme une faiblesse par les adversaires des sociétés nazumies, est en réalité une force. Elle nous permet de favoriser la pluralité des points de vue, laquelle est intimement liée au compromis, à l’innovation et à la construction de relations plus réalistes et plus solides. C’est cette diversité d’opinions qui rend aujourd’hui nécessaire la tenue du Forum des États Nazumis.
En effet, si la République du Talaristan n’est qu’une nation émergente parmi bien d’autres sur la scène régionale, elle a déjà pu constater l’affaiblissement progressif de l’ensemble du continent au profit de puissances étrangères, ou d’organisations, d’institutions ou de pays hostiles aux valeurs fondamentales liées à nos peuples, à leurs traditions et à la préservation de leurs cultures propres. La stagnation de certains conflits locaux, qui prennent désormais une dimension internationale malgré les efforts de chaque nation pour favoriser la paix et la stabilité du continent nazumi, constitue une preuve formelle de la nécessité de renforcer la coopération entre les nations libres du continent dans un esprit communautaire.
La situation actuelle ne doit toutefois pas être l’unique angle de réflexion à travers lequel nous abordons ce forum. Celui-ci doit également être une source majeure pour la construction d’un avenir commun profitable à tous. La coopération économique, culturelle, sociale, éducative et sécuritaire offrira à chaque État et à chaque peuple la possibilité de développer davantage ses forces, de combler ses lacunes par l’entente entre les nations, et d’assurer la stabilité et la paix, notions parmi les plus bénéfiques dans tous les domaines.
Afin d’aborder sereinement la tenue de ce forum, un comité interdisciplinaire a été chargé, par nos soins, de rédiger une ébauche destinée à servir, après étude, retravail, approbation ou modification souhaitée par vos délégations, de base à une charte fondamentale pour une communauté des États Nazumis. Cette communauté rassemblera les nations ici présentes, appelées à travailler ensemble à la construction de cet avenir commun.
Nul doute que le chemin menant à la création de cette communauté ne sera pas aisé. Toutefois, nous tenons à rassurer les États ici présents, ainsi que ceux qui suivront les travaux du forum : le respect de la souveraineté nationale constitue une condition sine qua non à la création des institutions communautaires que nous appelons de nos vœux, conformément à nos principes fondamentaux. Nous croyons que l’esprit de paix, de stabilité et de coopération propre aux nations nazumies doit primer sur toute logique d’obligation ou de contrainte imposée.
Il est de nos responsabilités envers nos générations futurs, pour la liberté et la sécurité de nos peuples et de nos institutions d'assurez que ce forum puisse être le début de la construciton d'une coopération durable entre nos nations.
Une nouvelle fois, je vous remercie de votre présence en ces lieux.
Je vous invite à prendre connaissance de l’ébauche de charte fondamentale déposée sur vos bureaux, traduite dans vos langues respectives, afin que nous puissions entamer, dans les meilleurs délais, notre travail commun.

Excellences,
Estimés frères et sœurs nazumis,

Je vous remercie de m’avoir écouté. »

Monsieur Ilmir Züleyhan, Secrétaire d'État, membre du Conseil d'État




Balise réponse/déclaration
[b]Pays représenté :[/b]
[b]Nom de l'interlocteur :[/b] (chef de délégation ou porte parole)
[b]Déclaration :[/b]

[b]Points majeurs : [/b](points majeurs de désaccords ou d'accords)

[center][img=lien]Image d'illustration si voulu[/img][/center]
3072
Pays représenté : Troisième République du Jashuria

Nom de l'interlocteur : Dame Parvati Mathai, Quatrième Ambassadrice du Jashuria

Déclaration : « Le Nazum est un Sanctuaire.

C’est sur ces mots que le défunt Pranav Mandalik, l’un des plus grands auteurs politiques du Nazum, concluait en 1953 la première conférence pan-nazuméenne des écrivains. Les mots de monsieur Mandalik, adressés à une congrégation unique d’écrivains venus des quatre coins du Nazum, résonnent encore aujourd’hui dans le cœur de nombreux Nazuméens, et ce, malgré l’actualité glaçante dont le monde nous afflige sans cesse.

Notre continent est un Sanctuaire, un immense mandala de territoires dont la beauté réchauffe les cœurs les plus froids et qui a fait de l’hospitalité sa marque de fabrique. Il ne se passe pas un jour sans que nos voisins ne louent l’hospitalité du Nazum, ses richesses et ses merveilles. Ce Sanctuaire, maintenu par nos pères, nos grands-pères et nos ancêtres, a fait l’objet de milles soins pendant des millénaires, tant et si bien que nous sommes désormais les gardiens, ou les jardiniers, d’un leg qui n’a pas de prix.

Ce Sanctuaire, transmis de générations en générations, n’a eu de cesse que d’être menacé, par des forces externes, mais aussi internes. L’actualité nous en livre des témoignages glaçants : les incursions de la Confédération Socialiste du Nazum, les ingérences loduariennes au Mokhaï, la chute du Shogunat du Fujiwa, la guerre civile ninchoise, la guerre civile baïshanaise, la chute du Zhonghai, la guerre du Chandekolza, les exactions contre les Kardhaziens, les croisades vélésiennes, … Ces menaces, encore aujourd’hui, font que nous devons redoubler de vigilance et veiller à préserver les limites de notre Sanctuaire.

La troisième République du Jashuria n’a eu de cesse que de promouvoir la paix et la stabilité au Nazum. Nos diplomates, engagés pour la promotion d’une ère de prospérité commune, ont œuvré pour tisser des liens, là où d’autres s’affairaient à les couper et à faire sombrer le continent dans le chaos. Nos actions ont permis la création de nombreux projets de coopération internationaux, qui ont considérablement enrichi les nations du Nazum, et offert à leurs populations des conditions de vie agréables et décentes. Nous avons pris notre part dans la défense du Nazum et de ses populations face aux ingérences étrangères, notamment celles de la Loduarie, et payé le prix du sang pour la défense du Sanctuaire. C’est grâce à l’action jashurienne et à celle de ses alliés, que la paix au Nazum a été préservée face aux forces qui ont voulu lui nuire.

La Troisième République du Jashuria est fière de voir que cette période de prospérité a créé l’opportunité pour de nouvelles nations émergentes de voir dans l’établissement d’un forum de coopération une démarche sensée et raisonnable. A l’heure où le Nazum fait face à de plus en plus d’adversité et où les frontières du Sanctuaire sont sans cesses contestées, il est plus que nécessaire à nos yeux de faire de la défense du continent et de la prospérité une affaire commune, qui engage la responsabilité de tous. C’est pourquoi, au nom de la Troisième République du Jashuria, nous engageons ici et maintenant notre pays dans la construction de ce Forum des Etats Nazumis et signons la Charte qu’elle entend soumettre à notre approbation.

Nous espérons que la constitution de ce Forum des Etats Nazumis puisse inaugurer une nouvelle période de projets communs et de prospérité commune et nous enjoignons les Etats soucieux des libertés, de la stabilité et de la paix, à signer cette Charte.

En vous remerciant. »


Points majeurs : Aucun point de désaccord
4549
Pays représenté : République de la Cité de Myaikho
Nom de l'interlocuteur : Raja Hendri Susman, Magistrat Ă  la Diplomatie

Déclaration :

<< Excellences,
Honorables représentants des nations nazumies,

Il est des moments dans l'histoire d'un continent où le tumulte du monde invite non pas à l'agitation, mais au calme et au dialogue. Le Nazum n'est pas seulement une masse géographie ; il est une mémoire, un héritage, une réalité et un idéal transmis comme une flamme que chaque génération reçoit avec la charge de ne pas la laisser vaciller. La République de la Cité de Myaikho considère avec une attention sincère et réfléchie l'ébauche de Charte qui nous est soumise. Car si les nations sont comparables à des arbres, enracinés dans leurs terres et leurs traditions, alors une communauté continentale ne saurait être une hache qui égalise, mais un jardin où chacun croît selon sa nature propre, sous un ciel commun : notre continent.

Nous prenons acte avec satisfaction du principe cardinal inscrit dans cette Charte : celui du respect absolu de la souveraineté des États membres. Sans cette pierre angulaire, toute architecture institutionnelle serait fragile. S'il n'y a pas de prospérité sans dialogue et coopération, il n'y aura pas de sécurité sans souveraineté. Avec elle, en revanche, il devient possible d'envisager une coopération qui ne soit ni dilution ni contrainte, mais concorde volontaire et bénéfique.

La paix et la stabilité que la Communauté appelle de ses vœux ne sont pas de simples mots destinés aux préambules. Elles exigent de la lucidité et des actes concrets, sans quoi Myaikho observera avec déception cette initiative prometteuse sombrer dans les interstices des déclarations officielles creuses. Un Sanctuaire, pour reprendre l'expression employée par l'éminente représentante du Jashuria, n'est sanctuaire que s'il est protégé, non seulement contre les vents extérieurs, mais aussi contre les forces de désordre qui, parfois, naissent au cœur même des nations et empoisonne l'ordre naturel des choses, comme nous l'avons malheureusement constaté au Ninchi récemment. La coopération sécuritaire évoquée dans la Charte constitue à cet égard un instrument nécessaire, pourvu qu'elle demeure fondée sur la décision souveraine et sur la responsabilité nationale. Nous l'exprimons clairement, nous sommes favorables à cette coopération sécuritaire. Toutefois, au risque de nous répéter, elle doit être volontaire et équitable.

Myaikho croit à l'ordre comme condition de la liberté, à la stabilité comme socle du progrès, et à la continuité des traditions comme garantie de l'identité des peuples. Nous ne concevons la coopération continentale que comme un cercle de nations fortes, conscientes de leur singularité et déterminées à la préserver, quoi qu'il en coûte.

Sur le plan économique, l'harmonisation des normes et la facilitation des échanges peuvent, si elles sont conduites avec prudence et égard vis-à-vis des contextes locaux, favoriser que chaque État développe ses forces propres et résorbe ses fragilités économiques à l'ère de la mondialisation et de la compétition mondiale rude en matière d'industries et de commerce. La prospérité ne naîtra pas de l'uniformité, mais de la complémentarité et d'un travail long, appliqué et éclairé. Nous plantons des graines pour le futur et se précipiter serait une erreur tragique. Nous voyons dans les organes et agences spécialisées envisagés par la Charte, des instruments susceptibles de renforcer les capacités industrielles, maritimes et technologiques du continent, à condition que leur implantation et leur fonctionnement reposent sur l'équilibre et l'équité. Nous mettons en garde les honorables délégations présentes quant au risque d'une centralisation des instances qui ne mènerait qu'inévitablement à la discorde et la jalousie.

Quant à la circulation des biens et des personnes, elle devra s'inscrire dans un cadre ordonné, où chaque nation conserve la maîtrise de ses frontières et la responsabilité de son équilibre interne. Une maison hospitalière demeure d'abord une maison bien tenue et bien ordonnée.

La République de la Cité de Myaikho est prête à prendre toute sa part dans les travaux de ce Forum, sans empressement, avec détermination et esprit de construction. Nous y participerons non par suivisme, mais par conviction que le Nazum doit parler d'une voix claire lorsqu'il s'agit de défendre sa stabilité, sa prospérité et la dignité de ses peuples. Les ingérences étrangères, peu importe leurs couleurs et leurs motifs, sont le poison qui a fait sombrer les plus grands empires de l'Humanité au cours des derniers siècles sur notre continent. Aujourd'hui, sans haine ni vengeance, nous pouvons prendre une revanche constructive sur l'Histoire.

Ne cherchons ni hégémonie ni effacement. Recherchons l'équilibre. Et dans cet équilibre, nous sommes prêts à apporter notre contribution.

Je vous remercie. >>

Points majeurs :
  • Accord sur le respect strict de la souverainetĂ© nationale
  • Accord sur la coopĂ©ration sĂ©curitaire volontaire
  • Accord prudent sur l'harmonisation Ă©conomique sous rĂ©serve de respect des spĂ©cificitĂ©s nationales
  • Vigilance sur la libre circulation des personnes, qui doit rester encadrĂ©e par chaque État
  • Soutien Ă  la crĂ©ation d'agences spĂ©cialisĂ©es, sous condition d'Ă©quilibre institutionnel

  • -
    3114
    Pays représenté : Fédération de Yukanaslavie

    Nom de l'interlocuteur : Min Ge-Seok, diplomate et Daimyo shotugarien de Pongyong, représentant de la Yukanaslavie au Sommet international

    Déclaration :

    "Excellences,
    à cette réunion exceptionnelle des fils et filles du Nazum,

    Ce sommet est en tout point ce qu'il y a de plus historique à l'échelle du monde. Pour la première fois depuis bien longtemps, les rêves d'une organisation promouvant la paix à l'échelle continentale sont désormais en voie de devenir réels. Il y a quelques années, il aurait été impensable qu'une telle oeuvre puisse voir le jour. Mais à présent, chaque pays habitant ce continent pourraient enfin se réunir dans un lieu de paix, afin d'échanger, de dialoguer dans l'art de la diplomatie, sans s'affronter dans des luttes sanguinaires comme cela fut le cas il y a quelques années.

    Les récents évènements ont pointé jusque là les moments de tensions et de fragilités d'un sanctuaire qu'il convient de protéger. Le Mokhaï, la Ramchourie, le Chandekolza et tant d'autres ont été les proies de la plus sordide des passions humaines : la guerre. Qu'elle soit civile ou interétatique, elle a toujours mené à la ruine de nations et de peuples n'ayant souhaité que la paix et la prospérité. Il est nécessaire, aujourd'hui, de rappeler ce principe trop longtemps resté enfuis dans les murmures des plus faibles et de l'exposer en bouclier face à l'engeance du pire de l'Homme.

    La Yukanaslavie, depuis sa présence au Nazum, à partir de 1966, à l'intégration de l'état-membre du Shotugara, puis en 1979, de l'état-membre du Kaderstan, a toujours privilégié les accords et la diplomatie aux actions belliqueuses et meurtrières. Il s'agit d'une tradition, que nous nous devons d'honorer et de perpétuer au cours des chemins sinueux de l'Histoire, pour préserver la paix et la stabilité du Nazum.

    Ainsi, cette réunion ne marque pas que la naissance d'une organisation. Non. Elle marque, et nous en sommes certains, l'apparition d'une nouvelle ère, dans laquelle chaque entités politiques du Nazum pourra dialoguer, dans le respect d'autrui, et participer à l'élaboration d'un ordre nouveau dans lequel les nations nazumis pourraient enfin exprimer leur propre parole sans interventionnisme extra-nazumi. De cette manière, nos cultures, nos traditions, nos valeurs si chères à nos peuples pourront enfin être respectées à leur juste valeur.

    Permettez moi, enfin, de vous partagez une part infime de ma propre vie comme Daimyo de la ville de Pongyong, au sein de l'état-membre du Shotugara. Mon père, en la personne du défunt Min Jeok-Se, m'a toujours enseigné la curiosité des cultures nazumis, et le respect de ces dernières. Je me souviens encore, étant jeune homme, d'une de ses phrases qui m'est resté jusqu'à aujourd'hui. Il me disait, proche d'un lac où nous nous baladions souvent : "Tu vois, Ge-Seok, ce lac ? Il ne tremble pas. Mais dans d'autres pays, cette source d'eau vibre, et boue. Peut être qu'un jour, lorsque les Hommes l'auront décidé, tout les lacs ne remueront plus."
    Ainsi, je vois, en mes yeux de simple citoyen du Nazum, et en cette organisation, l'avènement d'un rêve tant espéré par tous et toutes, et qui sera, dans les années qui viennent, l'élément central de la construction de la paix et de la sécurité de tous et toutes sur les terres du sanctuaire nazumi.

    C'est pour toutes ces raisons, en temps que représentant de la Fédération de Yukanaslavie à ce Sommet international extraordinaire, sa volonté d'aider à façonner cette future organisation, et sa signature de la charte de cette dernière, dans l'objectif de faire régner la paix et la stabilité et de préserver les cultures et les peuples.

    Je vous remercie."

    Points majeurs : Aucun point de désaccord

    Min Ge-Seok
    1939
    Pays représenté : Organisateur du Forum des États Nazumis (de jure) ; Talaristan (de facto)
    Nom de l'interlocteur : Ilmir ZĂĽleyhan
    Déclaration :

    Logotype CEN
    Monsieur Ilmir Züleyhan, Secrétaire d'État, membre du Conseil d'État, Chargée de l'organisation du Forum des États Nazumis, prend la parole.

    « Excellences,
    Estimés frères et sœurs nazumis,

    Nous tenons à remercier, dans un premier temps, les délégations jashuriennes, myaikhosiennes et yukanaslaves (représentant leur État fédéré du Shotugara) pour leurs prises de parole pleines de bon sens et de réflexion, preuves d’un investissement conséquent dans la préparation de ce forum. Comme vous l’avez justement dit, messieurs les représentants, il s’agit d’un sommet historique pour un continent marqué par des valeurs, des traditions, des cultures et un idéal uniques.
    Avant de poursuivre les débats, dans l’harmonie et la constructivité qui ont été les leurs jusqu’à présent, nous tenons à revenir sur certains points soulevés par la délégation myaikhosienne : comme la charte actuelle, inchangée depuis sa rédaction, le prévoit clairement, la souveraineté nationale demeure de mise et ne sera pas remise en question par la création d’instances communautaires pour les nations nazumies. Concernant la libre circulation, il est évident que les contrôles continueront d’être pratiqués par les États, dans le cadre de leurs politiques respectives de sécurité nationale.
    S’agissant des normes, il est avant tout question d’harmoniser certaines règles qui, pour la plupart, ne sont pas si éloignées les unes des autres, afin de créer un cadre propice au commerce et au développement économique. Des règles communes sur des sujets tels que les dimensions réglementaires des conteneurs ou les plaques d’immatriculation peuvent constituer de réelles améliorations dans un monde où les normes à l’échelle mondiale font parfois défaut. Nous rappelons également que ces différents projets seront évidemment soumis à l’appréciation des États membres, qui voteront librement au sein des instances communautaires prévues par la charte.
    Excellences,
    Estimés frères et sœurs nazumis,

    Je vous remercie de m’avoir écouté et vous laisse reprendre la parole. »

    Monsieur Ilmir Züleyhan, Secrétaire d'État, membre du Conseil d'État
    3322
    Pays représenté : Grande République de Velsna
    Nom de l'interlocteur : Mattia Mascola
    Déclaration :

    Mes excellences,

    Je ne pouvais me résoudre à prendre le premier la parole, à ce qui est en premier lieu un rassemblement d'états souverains du continent nazumi. Le gouvernement que je représente a bien conscience de n'être qu'invité ici, et chanceux de se trouver parmi vous. Mais ce n'est pas simplement une histoire de bonne fortune. Nous avons accepté cette invitation gracieuse en vertu de plusieurs éléments: en premier lieu car nous reconnaissons l'apport inestimable de la République du Talaristan aux débats et aux grands équilibres politiques du continent, ainsi que parce que nous reconnaissons leur sérieux et leur fiabilité, enfin parce que nous sommes conscients d'avoir des interêts commune à la coopération bien davantage qu'à la confrontation. Nous ne sommes pas nazumi, mais notre volonté est convergente de la vôtre, d'où notre demande d'adhésion à cette organisation en qualité de membre observateur.

    En effet, la cité velsnienne possède avec ce continent une Histoire aussi longue que mutuellement enrichissante. Malgré un passé colonial trouble que nous entendons tous laisser derrière nous, nos fortunes sont pour ainsi dire liées par un ensemble d'accords et d'ententes, aussi bien nombreux que fructueux. Notre amitié n'a pas seulement pour raison une enclave territoriale insulaire au Nord-Nazum, elle s'inscrit dans le casdre d'un système économique complexe, dont l'affaiblissement serait pour nous tous une grande catastrophe, et que certaines puissances que je ne citerai pas par pudeur tentent de mettre à bas par tous les moyens. La route du Sud-Nazum, reliant le Jashuria au détroit mésolvardien a été depuis de siècles une source d'échanges matériels, financiers et humains sans précédent, qui font partie intégrante du modèle économique velsnien. Cette artère est aussi vitale pour vous que pour nous, et nous entendons bien à ce que celle-ci ne se bouche jamais. Plusieurs nations bénéficient actuellement de ses largesses, et avec lesquelles nous avons structuré une vive amitié: je pense au gouvernement de la Sublime Maison Aykhanide, avec qui nous entretenons des liens étroits, et qui figure en première ligne dans la défense du bon déroulement du commerce. Je pense également à la cour impériale de sa majesté, le fils du Ciel de l'Empire des ushong, qui a grand ouvert ses portes à notre commerce, en échange de notre expertise des armes dans le but de recouvrer sa souveraineté sur des provinces impériales qui lui appartiennent de droit. Je pense, ensuite, au Chandekolza, qui désormais que son gouvernement colonial akaltien a été débouté, peut désormais aller de l'avant et procéder à une réforme agraire qui donnera nourriture à sa population, et capitaux à ses commerçants qui d'ores et déjà, échangent avec nous autres. Enfin, comment oublier le terminus de cette voie maritime. L'importance de la République du Jashuria, et de son rôle historique de gardien des échanges et de la stabilité politique de l'extrême Nazum, et du Nazum médian, est d'une valeur inestimable pour notre gouvernement, qui avons conscience de notre chance.

    Tous ces raisons font que nous sommes parmi vous: pas en tant que compatriotes, certes, mais en tant que frères d'une destinée commune. Pour la perpétuation et la fructification de ces échanges, nous sommes vivement soulagés par la perspective de formation d'une telle organisation, car c'est là une chose de voir émerger un système régional au sein duquel notre République aurait le rôle de partenaire de premier rôle, que ce soit par la circulation des marchandises que celle des idées. La multipolarité sous une égide éclairée, voilà donc ce que nous recherchons.

    Je vous remercie.

    Points majeurs : Aucun désaccord

    Image d'illustration si vou
    Le sénateur Mattia Mascola ,ambassadeur velsnien pour les "pays libres du Nazum occidental"
    1845
    Pays représenté :Deuxième République de Dyl’Milath
    Nom de l'interlocuteur : Drano Enagi (chef de délégation ou porte parole)
    Déclaration :
    Chers représentants des différentes nations du Nazum. Notre continent, resplendissant par la diversité des cultures qui l'habite, présente, sans aucun doute, de nombreux défis, nous en sommes tous conscients. J'ai l'intime conviction, comme la plupart d'entre vous, que ce forum est une occasion de régler relever ensemble, et donc d'une meilleur manière, tout ces défis. Je m'exprime donc, au nom du Dyl’Milath, en faveur de la Charte Fondamentale de la Communauté des États Nazumis.

    Mais je profite également du temps de parole qui m'est accordé pour rappeler les problèmes qui accablent le plus notre continent. Le plus grand est, sans aucun doute, la prolifération des régimes non-démocratique. Qu'ils soient autoritaires, dictatoriaux, ou même totalitaires, qu'ils soient ultra libéraux ou communistes, qu'ils soient ouverts au monde ou reclus et en marge, ils représentent un danger pour les hommes voulant vivre libres, où que ceux-ci soient. Il convient donc de lutter contre ces régimes, et de délivrer ceux qui le veulent de la tyrannie, poue pouvoir garantir à tout les hommes du Nazum la liberté et le bonheur sans contrainte. L'intervention militaire menée pas la troisième République du Jashuria, l'Empire Yuan de la dynastie Xin et la Communauté de Communes de Velsna, est l'exemple le plus récent de l'initiation d'une telle action. Je rappellerai cependant que la chute d'un régime tyrannique n'est jamais la fin des souffrances pour un peuple, mais qu'elle doit obligatoirement être suivie par l'établissement, par le peuple si possible, et sinon par la puissance délivrante, d'un gouvernement responsable et soucieux en premier lieux du respect des droits fondamentaux du peuple. En tant que mise en relation de la plupart des pays de notre continent, ce forum, et l'organisation qui en découlera sûrement, sont une occasion parfaite d'organiser cette lutte à l'échelle continentale, pour une meilleure efficacité et une meilleure compréhension des besoins des peuples du Nazum.

    Points majeurs : (points majeurs de désaccords ou d'accords) pas de désaccords
    3529
    Pays représenté : République Fédérale Communiste Libertaire d'Ustia
    Nom de l'interlocutrice : Madgalina Valerievna
    Déclaration :
    Camarades,
    C'est avec une grande joie que je m'exprime devant vous, en effet, savoir qu'une tentative de création d'un organisme international ayant pour but premier de garantir la paix au Nazum est fortement proche de réussir emplit la délégation que je représente d'une immense joie. Après discussion interne dans la délégation, nous avons remarqué plusieurs points qu'il nous semblait important d'éclaircir. Premièrement, le respect de la souveraineté des Nations nous semble une condition indispensable à la réussite d'une union de nation voulant garantir la paix à l'échelle du continent, et en cela nous rejoignons le point de vue de notre camarade Myaikhosien. Pourtant, il nous semble que l'harmonisation économique, également soulevée par notre camarade Myaikhosien, nous semble entrer en conflit avec la souveraineté des nations. En effet, comment peut-on harmoniser le fonctionnement économique d'Ustia, où les entreprises sont auto-gérées par les ouvriers, avec celui du Jashuria, qui revendique un capitalisme que nous combattons ?

    Deuxièmement, nous considérons que, selon la Charte, il est trop difficile de soumettre un Secrétaire Général qui aurait manquer, je cite, "à ses obligations" à un vote de censure. En effet, à moins que le Secrétaire soit trempé dans une affaire de pédocriminalité et de corruption les 3/4 de l'Assemblée ne seront jamais atteint. Et encore, dans ses cas il peut ne pas être atteint. Nous proposons donc de réduire ce chiffre extravagant de 3/4 à 2/3 de l'Assemblée. Ce chiffre pouvant être plus facilement atteint il évitera de tenter certains Secrétaires généraux d'outrepasser leurs fonctions.

    Troisième point que nous tenons à éclaircir, l'Article VI Alinéa 4 stipule qu' "Il appartient également au Conseil de la communautée [...] Prendre tout décision, dans le cadre des objectifs de la Communautée, qui ne peux être prise par l'Assemblée communautaire de par son caractère prioritaire ou impératif". Nous ne sommes pas entièrement opposé à ce point. En effet, il nous semble évident qu'une situation de crise demande une réaction rapide. Cependant, nous considérons que cet Alinéa permettrait de faire passer certains accords ou certaines interventions sans l'aval de l'Assemblée sous prétexte que ces actions devraient être traitées de façon impérative. Comme nous voulons éviter ce genre de dérive, nous demandons que soit ajouter une modification au texte stipulant que la décision prise par le Conseil de la Communauté est provisoire pour laisser la temps à l'Assemblée de la confirmer, la modifier ou l'annuler par après. Cette modification permettra à la Communauté de résoudre des situations d'urgence tout en évitant les probables dérives centralisatrices du Conseil de la communauté.

    Enfin, nous rejoignons le point de vue de notre camarde Milathien quand il dit que le Nazum est une terre propice à l'instauration de régimes autocratiques, les plus souvent cités sont ceux de la CSN mais il ne faut pas oublier les Etats fascistes que sont la Vélèsie et la Transblêmie. Tous ces régimes autocrates, voire totalitaires, doivent être combattus par la Communauté et, comme le dit si justement notre camarade Milathien, la reconstruction de ces nations doit être financée par la Communauté pour éviter l'arrivée d'un nouveau régime autocrate qui serait construit sur les bases de la pauvreté et du mécontentement des habitants. J'aimerai malgré tout compléter ce qu'a dit mon collègue, le nouveau régime auquel se soumettront ces populations doit se faire par référendum, c'est évident et après le retrait des armées ayant mis fin à cet autoritarisme pour éviter toute ingérence, ce que la Communauté critique dans sa Charte.

    J'espère que nos remarques seront prises en compte et aiderons à l'amélioration de la Communauté.


    Points majeurs :
    • En accord avec la souverainetĂ© nationale
    • DĂ©saccord partiel sur les traitĂ©s d'harmonisation Ă©conomique
    • DĂ©saccord partiel sur l'Article VII AlinĂ©a 3
    • DĂ©saccord partiel sur l'Article VI AlinĂ©a 4
    7244
    Pays représenté : Grand Beylicat Aykhanide, Sublime Maison Aykhanide


    Nom de l'interlocteur : Alper Kamar Agha

    Déclaration :
    “Excellences, fiers représentants des souveraines Nations du Nazum,

    En ce jour j’aimerais exprimer à quel point l’entièreté du peuple Aykhanide est heureuse. Heureux de voir que les nations de tout le Nazum se réunissent pour discuter des dangers qui se profilent face à la paix que nous leur avons promis. Le Sublime Palais est plus que satisfait de la présence ici des plus fidèles amis et partenaires du Grand Beylicat Aykhanide. J’aimerais en premier remercier la République du Talaristan et son gouvernement pour leur initiative qu’il faut dire, siégeait dans les esprits de tous les représentants des peuples libres.

    Je vais, si vous le voulez bien, évoquer deux sujets qui me semblent les plus importants pour l’ensemble du continent, le droit international et, grâce à elle, la paix. Après moi, mon collègue représentant de la Maison Aykhanide en évoquera pour les requêtes plus individuelles bien que collectives du Kyrkuzaï. Le premier sujet est la nécessité pour nous que le droit international soit enfin respecté sur notre continent. Pendant longtemps, nous nous sommes accrochés à notre souveraineté et nos pouvoirs individuels et cela est tout à fait légitime. Pendant presque aussi longtemps nous avons pourtant, grâce au bon sens Nazumi, préservé la paix sur notre continent. Or aujourd’hui, certaines nations abusent de leur pouvoir, non pas seulement au sein de leur pays mais également envers les autres pays. Chers représentants, les temps changent, et nous devons aujourd’hui tous accepter le fait que nous ne parviendrons pas à préserver la cohésion internationale si nous ne faisons pas en sorte de contenir par des normes nos actions à l’internationale. Nous sommes persuadés que ni la paix intérieur, ni la paix continentale, ne pourra être acquise si nous ne nous mettons pas d’accord tous ensemble sur des conventions et des normes qui sont à l’image de notre volonté générale et de celle de nos peuples. Messieurs, la belligérance est d’un ordre qui appartient aux temps où les mots et le savoir ne suffisait pas. L’humain, lorsqu’il n’arrive pas s’expliquer avec des mots, choisit la force et obtient ce qu’il voulait. Il serait facile pour nous tous ici de faire appel à nos forces militaires à chaque fois qu’une menace se profile face à notre ordre. Or, ce serait d’une répétition sans fin, puisqu’une répression ne met jamais fin ni à des revendications ni à aucun conflit trouvant sa souche dans une incohérence structurelle. Aujourd’hui, les normes innomés ne suffisent plus à maintenir le respect des échanges et la survie de la paix. Nous nous devons désormais de transcrire ces normes afin que personne ne les transgresse, donnant à ces normes tous ensemble une reconnaissance afin qu’ils en deviennent officiellement et conformément aux normes internationales. Bien évidemment, le droit international nazumi devra reconnaître en premier lieu la souveraineté de nos Etats, chaque norme devra privilégier l’initiative législative du droit interne et le but n’est pas d’imposer des normes conventionnelles aux normes ordinaires internes. Cependant, il y a des domaines qui dépassent le droit interne et qui concernent toutes les communautés de notre continent. La diplomatie, les conventions, la paix et la guerre en font partie. Si nous ne faisons pas valoir ce droit international et ne le reconnaissons pas tous, nous la laissons vulnérable et transgressable par quiconque le veut. C’est pour cela, que cette organisation doit d’abord être ouverte à toutes les nations du Nazum, peu importe leur régime, dans la mesure où ils sont prêts à adhérer à ce droit international et par son biais, à la paix. Nous voudrions que cette organisation soit suivie d’une Cour Internationale de Justice Nazumi. Cette cour ne veillera pas à ce qu’un droit uniforme soit appliqué dans l’ensemble des droits internes de chaque nation. Mais elle veillera à ce que chaque Etat respecte le droit international. Ainsi, elle se réunira dans l’optique de régler les litiges entre les Etats, de faire valoir la paix et le droit international et de légiférer ou rendre des décisions qui ont force de conventions sur toutes les matières relatives à cela. Notre organisation ne doit pas agir au nom des certains Etats en particulier, mais bien au nom de la paix internationale et des intérêts communs à tous. Dans chaque conflit, elle devra se réunir et agir en force Tiers. Son ultime but serait d’agir pour régler les conflits militaires, assurer la protection du droit international et du droit de l’Homme et du commerce international ainsi que tempérer le climat géopolitique. Bien sûr, dans le règlement des conflits, les décisions obligatoires pourront être de rigueur uniquement si un Etat membre invoque la nécessité d'agir pour régler ce litige. Et pour qu’elle puisse y parvenir, il nous faut déléguer de nos compétences et adhérer à ses décisions au nom de la paix. Car les conflits d’intérêts, n’est jamais bon pour l’intérêt commun mais uniquement les intérêts personnels. Je vous remercie pour votre écoute et délègue la prise de parole au représentant de la Sublime Maison Aykhanide et de son Sublime Conseil, monsieur Murad Kadimzâde Efendi.”

    Points majeurs :
    - La reconnaissance par la charte et les états d'un droit internationale Nazumi
    - La création d'une cour de justice internationale nazumi
    - Accord avec la primauté à la souveraineté et à la paix
    - Un droit pour la cour et l'organisation de rendre des décisions obligatoires et punitives dans la mesure où un Etat invoque le règlement d'un litige ou d'un conflit
    - Un droit pour l'organisation de rendre des suggestions aux Etats souverains


    Nom de l'interlocteur : Murad Kadimzâde Efendi

    Déclaration :

    “Au nom du Sublime Conseil et de toutes ses nations membres, je vous salue vous, estimés représentants des riches nations Nazumis.

    Mon intervention sera court, et je m’excuse de son sujet qui met une interférence à cette discussion pour la paix. Nous voudrions seulement que cette organisation soit assez structurée. Le Nazum est un grand continent et nous voudrions que cette organisation puisse d’abord s’adapter aux intérêts communs à chacune des nations nazumis, mais également qu’elle puisse reconnaître et laisser s’exprimer les intérêts que j’appellerai de l’individualité minoritaire. Le Nazum est un grand continent, et si toutes les cultures, mœurs et normes font sa richesse, elles ne sont pas toutes uniformes, de même que les intérêts de chaque nation. Et en voulant maintenir la paix, il ne faut pas tenter d’uniformiser une façon de faire et de penser à tous, le but de cette organisation ne doit ni être d’orienter les régimes à l’image d’une majorité ni de faire uniquement valoir la volonté d’un au détriment d’un autre.

    C’est pour cela, que nous aimerions d’abord que la Sublime Nation et tous ses États membres soient représentés dans cette organisation. Puis, nous aimerions proposer une organisation structurelle pour elle. Il serait intéressant pour nous, que des organes subordonnés à l’organisation puissent être créés et reconnus. Selon nous, une meilleure cohésion serait de rigueur si chaque grande région de ce continent pouvait avoir un organe de délibération. Je vois par là, un conseil où chaque Etat membre pourra assigner un représentant. Avec le grand conseil des nations du Nazum qui décideront des matières concernant l’ensemble du continent. Ces conseils régionaux pourront délibérer des matières plus individuelles sur leur territoire. Ainsi, lorsqu’un conflit aura lieu, au lieu de jeter cela comme un problème international devant l’organe principale de notre organisation, nous pourrions laisser l’initiative primaire à ces conseils régionaux afin de régler le conflit par eux même. Et seulement dans le cas où ce conflit ne se règlerait pas ainsi, alors l’organe principal pourrait être convoqué. D’un côté, cela éviterait de trop encombrer de charge nos institutions et de l’autre faire valoir la primauté de la souveraineté et de l’individualité réel de chaque nation. Ces conseils pourront également discuter de conventions restreintes et adaptées à leur régions. Nous sommes persuadés qu’une tel organisation éviterait l’incohérence et permettrait la cohésion de cette organisation. Je vous remercie pour vos considérations.”

    Points majeurs :
    - Accord avec la souveraineté, mais mesures recuise pour la préserver et assurer sa primauté en pratique
    - = Création de conseils régionaux, subordonnée aux organes principales (comme le conseil communeautaire)
    5295
    Pays représenté : Les Quatre Vallées
    Nom de l'interlocuteur : Meri Machabeli.
    Déclaration :

    Très estimés frères et sœurs Nazumis, par la présente déclaration, les Quatre Vallées et le Code Communautaire remercient sincèrement Monsieur Ilmir Züleyhan et la République du Talaristan pour cette opportunité exceptionnelle. Construire la paix au sein de notre beau continent, laisser la primauté à la diplomatie et à la coopération. Entreprises ô combien ambitieuses, mais nécessaire, considérant les forces qui s'emploi, depuis des décennies, corps et âmes avec une constance religieuse, à déstabiliser le continent pour leurs intérêts propres, qu'ils se cache derrière des mots creux, des fausses promesses, comme "stabilité" ou "paix", sans jamais mettre en place les conditions amenant à ses horizons désirables, ou qu'ils ne se tracasse même pas de ses précautions. Nous sommes reconnaissant de vos efforts.

    Toutefois, une fois ceci étant dis, nous sommes très réticents quand à certains objectifs généraux disposé par la charte. Premièrement, pour une organisation ayant pour but principal l'établissement de la paix au sein d'un continent entier, nous constatons que la mention de "promotion de la paix" semble bien trop tendre. Nous ne voulons pas promouvoir la paix, nous voulons l'imposer, la pérenniser et faire disparaitre son contraire, ni plus ni moins. Être si mou dans les termes permettrais à quelques hurluberlus d'abuser des largesses de la Communauté et par exemple d'imposé la loi du plus fort. Très bien, mais dans ce cas comment imposé la paix à tout les pays du Nazum ? Nous sommes opposées à nos amis de la République de la Cité de Myaikho sur ce point ; toutes actions belliqueuses d'une quelconque entité envers un Etat Nazumi doit pouvoir mener une réponse sécuritaire rapide et efficace de tout les Etats membres. C'est à dire, que tout les membres doivent s'organiser et se coordonnées pour pouvoir défendre l'Etat agresser. Laisser le choix souverain à chaque Etat de défendre un pays attaquer laisse le risque que l'agresseur soit allié à de nombreux état membre et donc puisse faire ce qu'il souhaite sans réponse adéquates de la Communauté, qui ne serait alors qu'un vaste échec et une énième promesse en l'air.

    Deuxièmement, harmoniser les normes et les règlements entre les États membres. Cette perceptive n'a aucun sens formulé de la sorte. Quand il s'agit des plaques d'immatriculations, des conteneurs ou des palettes, l'harmonisation ne pose aucun problèmes. Toutefois, mettre ceci dans les objectifs généraux est excessif et ouvre une boîte de pandore que nous ne désirons garder fermer. Qu'est ce qui empêcherais certains pays d'imposer leurs normes économiques, politiques ou sociales aux autres Etat membres. Non, cette organisation est une communauté de construction de la paix, pas de construction d'une unité politique ou d'un marché commun déréguler. Dans la même optique et dernièrement, nous sommes absolument opposé à l'article promettant de favoriser la circulation des biens et des personnes au sein des États membres. C'est une honte de proposer une telle mesure ici. C'est une manœuvre libérale à peine déguisé, ciblant directement les pays ayant des économies de nature à minima socialisante. Imposer une économie de marché directement ou indirectement à notre pays et à la Confédération dont nous faisons partie ne va en aucun cas dans le sens de la paix. J'espère que vous pouvez le comprendre.

    Ensuite, l'article 2.2 n'a pas de sens et n'est pas le bienvenue. Nous ne remettons pas en cause le fait que tout Etat Nazumi est défini comme ayant un territoire national métropolitain et sa capitale sur le continent de Nazum, mais mentionner à minima un caractère "ethniquement nazumi" est une formulation douteuse qui fleurte avec le racisme. Seul la mention de "droit fondamentaux équivalents aux métropolitains et d'une autonomie reconnue" est nécessaire. De plus, la définition du caractère coloniale d'un territoire Nazuméen doit avoir comme prérequis l'existence d'une métropole imposant ses lois et exploitant sa population et non sur le caractère ethnique supposer de la population.

    Concernant les attributions de l'Assemblée communautaire soyons clair. Nous souhaitons que celle-ci puisse établir la paix, non qu'elle décide de la "coopération" entre les Etats. Encore une fois, et au risque de répéter, nous ne souhaitons pas une harmonisation et une collaboration avec les économies capitalistes nous entourant. Les questions économique, social, culturel, diplomatique, politique sont partie intégrante de la souveraineté des Etats. Si un Etat souhaite développer ce genre de relations avec un autre, tant mieux, mais cela ne relève certainement pas de la décision de l'Assemblée communautaire. Intégrer l'Article 5.1.5 et 5.1.6 à la charte est ridicule. Seul la coopération sécuritaire sied à nos yeux. Dans la même veine, l'article 6.4.3 n'est pas le bienvenue. "Préparer, sur demande des Etats membres et avec la coopération des organes appropriés de la Communautée, des projets d'accords internationaux entre la Communautée des États Nazumis et d'autres instances internationales, organisations ou États". Ok. Nous y voyons seulement une imputation inacceptable de la souveraineté des Etats Nazumis. La Communauté n'a rien faire dans les accords internationaux autre que sécuritaire entre les Etats membres. Je vous ferais grâce de ne pas parler des accords avec d'autres instances internationales, organisations ou États. Si c'étais une blague elle aurait été certainement excellente.


    Finalement, nous sommes réticent concernant les immunités accorder par l'article 10.2. Pouvez vous nous en dire plus sur l'établissement concrets de ses immunités ? Pour finir sur une note positive nous nous montrons favorable à l'idée de combattre les régimes autoritaires comme proposer par le Dyl’Milath.

    Merci de m'avoir écouter, en espérant avoir été claire.

    Points majeurs :
    - Désaccord sur certains objectifs
    - Désaccord sur l'article 2.2
    - Désaccord l'Article 5.1.5, 5.1.6 et l'article 6.4.3
    - Réticence à l'article 10.2
    - Accord sur tout le reste.

    Cette déclaration est utilisée pour parler au nom de la Barvynie, qui n'a pas jugé utile de rajouter des précisions.
    3312
    Pays représenté : République Prolétarienne du Namarov
    Nom de l'interlocteur : Vladimir Kuznetsov

    Déclaration :

    Avant de commencer cette déclaration, le Namarov tient à remercier rapidement la nation hôte de ce forum, le Talaristan, pour son initiative. Celle-ci était effectivement nécessaire sur un continent comme le nôtre, qui est en proie à toujours plus de violence qu'hier.

    Mon pays a d'ailleurs plusieurs fois participé à cette violence dans son histoire et n'a pas toujours été capable de participer à des initiatives comme celle d'aujourd'hui. Elle a eu récemment à sa tête un chef agressif, incapable de comprendre l'aubaine que serait le calme sur le territoire du Nazum, à tel point qu'il préférait la guerre. L'évidence ne lui est arrivée que plus tard, après trop de paroles insensées et trop de haine provoquée.

    Pourtant, le peuple namarovien et le pays sont aujourd'hui bel et bien pacifistes. En effet ces dernières paroles ont été accompagnées d'excuses et de gestes envers la paix, comme le montre l'appel lancé par le Namarov pour l'Apaisement au Nazum du Nord qui, malgré être passé inaperçu sur la scène internationale, portait en son cœur la souveraineté de chaque nation et le retour au calme. Malgré tout cela, certains préfèrent voir en le Namarov un pays dangereux a cause la présence de ce dernier dans la CSN, en oubliant la position diplomatique qui est pacifiste qu'à mon pays dans celle-ci.

    C'est donc pour toutes ces raisons que je parle devant vous. Oubliant les différentes politiques et idéologies avec certaines nations présentes ici, le Namarov veut aider, indépendamment de la CSN, à construire une véritable entreprise pour la paix, puisqu'elle serait bénéfique à tous. Cependant, pour que cette entreprise soit juste, équitable et qu'elle ait toutes les chances de réussir, il faut discuter de quelques points.

    Le premier d'entre eux, concerne ceux qui veulent jouer les gardiens de la paix en agissant militairement pour celle-ci. Ces derniers en défendant la bonne cause à l'aide de la mauvaise, ils laissent la porte ouverte à cette dernière. Ainsi, sous leurs airs de sauveurs, ils sèment involontairement ou non les graines qui font les mauvaises herbes. Car pour construire une paix durable, il ne faut pas combattre la guerre, il faut comprendre ses causes. Il faut, en pleine conscience et avec détermination, entreprendre traités et discussions pour aboutir à un résultat éthique. C'est pour cela que le Namarov demande à inclure dans la Charte Fondamentale de la Communautée des États Nazumis des dispositions pour empêcher les nations qui seraient tentées de faire la justice elles-mêmes de pouvoir le faire, dans une démarche de sécurité pour la souveraineté de ses pays membres.

    Aussi, dans cette future communauté, il serait bon d'établir comme principe la neutralité, ce qui est visiblement contraire à ce que quelques nations ont dit. En effet, si la Charte se place véritablement dans le camp de la paix, des droits de l'homme et de la cohésion, elle ne doit pas adopter une ligne de conduite dictée par une nation puisque cela change pour chacune d'entre elles. Il est évident qu'elle ne doit pas non plus avoir une position idéologique ni en avoir une dans les conflits entre nations. Pour poursuivre dans ce domaine, il faudrait, en continuant dans le principe de neutralité évoqué avant, qu'elle établisse les dispositions nécessaires pour se protéger de toute ingérence étrangère ce qui lui permettrait d'être indépendante.

    Ainsi, le Nazum pourra revenir au calme, et la Communauté pourra réussir sa mission.


    Points majeurs :

    -Aucun points de désaccord majeur
    -Demande d'ajout de dispositions pour empêcher toute nations membre de pouvoir faire justice elle-même indépendamment du reste de la communauté
    -Demande d'ajout de dispositions pour garantir la neutralité de la communauté
    -Demande d'ajout de dispositions pour se protéger de toute ingérence étrangère.


    Mais ne serait ce pas...ici
    Un oeuf ?
    7604
    Pays représenté : Organisateur du Forum des États Nazumis (de jure) ; Talaristan (de facto)
    Nom de l'interlocteur : Ilmir ZĂĽleyhan
    Déclaration :

    Logotype CEN
    Monsieur Ilmir Züleyhan, Secrétaire d'État, membre du Conseil d'État, Chargée de l'organisation du Forum des États Nazumis, prend la parole.

    « Excellences,
    Estimés frères et sœurs nazumis,

    En premier lieu, nous tenons à remercier les représentants de la Confédération socialiste du Nazum, en l’occurrence les délégations de la République prolétarienne du Namarov et des Quatre Vallées, ainsi que de la République fédérale communiste libertaire d’Ustia, pour leur participation à cette rencontre historique entre nations nazumis. Nous saluons également chaleureusement Monsieur Efendi et Monsieur Agha, qui assurent pour leur part la députation de la Sublime Maison aykhanide et de ses États vassaux, ainsi que celle du Grand Beylicat aykhanide en tant que tel. La présence d’un si grand nombre de nations, aussi diverses, au sein d’une même assemblée constitue un événement historique qui honore notre ville et l’ensemble du peuple talar.
    Avant toute chose, je tiens à revenir sur ce qu’est, en l’état, la charte fondamentale que nous avons proposée, ainsi que sur la communauté inscrite à l’ordre du jour. Bien loin d’être une institution rigide, cette charte doit posséder un cadre souple et malléable afin que les objectifs que nous avons fixés puissent être atteints. Le continent du Nazum, par sa grande diversité culturelle et religieuse, ne peut être aisément regroupé sans compromis ni arrangements, en particulier dans une période comme la nôtre, où les idéologies semblent parfois prendre le pas sur la raison et sur l’intérêt national, voire continental, dans le cadre de ce forum.
    La charte fondamentale doit ainsi établir un cadre, définir des institutions capables de fonctionner et tracer une ligne directrice commune, tout en respectant à la fois la souveraineté des États et les missions confiées à cette organisation en tant qu’instance rassemblant les nations nazumies pour la paix, la stabilité, la coopération et la sécurité. Bien que je ne dispose pas de la procuration dévolue par le ministère des Affaires étrangères de la République du Talaristan pour m’exprimer au nom de notre gouvernement, nous estimons qu’une organisation souple sera la plus à même de réunir des nations nazumis libres, souveraines et démocratiques.
    Nous tenons également à rappeler, toujours au sujet de la charte, qu’elle est bien entendu appelée à évoluer en fonction des volontés nationales et qu’aucun des textes qui y figurent n’est figé dans le marbre. Il s’agit d’une ébauche, d’un document en construction, destiné à être approuvé, rejeté ou amendé si vos délégations en ressentent le besoin. Toutefois, parmi les nombreux points appelés à être approuvés ou refusés, nous devons insister sur la notion d’échange : si un article ne peut convenir, des alternatives sérieuses et adaptées à l’ensemble de la communauté doivent être proposées, en dehors de toute ligne idéologique, qu’elle soit libérale ou socialiste, capitaliste ou communiste.
    * * *

    Pour revenir plus précisément sur les points évoqués par les délégations aykhanides, ustiennes, namaroviennes et lav p’iri (Quatre Vallées), nous allons tenter de clarifier la position actuellement définie par la charte fondamentale en tant que telle, dépourvue de toute modification. Je tiens une nouvelle fois à rappeler que je ne peux et ne serai pas le seul animateur de ce forum, et que toute délégation est évidemment libre de réagir et de prendre la parole, que ce soit pour soutenir une autre délégation ou pour défendre une idée. Cette assemblée doit demeurer un espace où l’expression constitue la pierre angulaire de la coopération entre nos nations.
    Tout d’abord, nous soutenons à titre personnel l’initiative aykhanide visant à instaurer un droit international nazumi, ainsi que la création d’une cour de justice chargée de l’appliquer. Toutefois, nous estimons qu’en l’état, et sauf avis contraire de la majorité des délégations, cette idée doit rester au stade de projet. Elle pourra être redébattue, puis éventuellement mise en œuvre, une fois la charte fondamentale approuvée et lorsque les instances communautaires seront pleinement opérationnelles. Cette remarque s’applique également à la proposition d’instaurer des institutions régionales, projet auquel nous adhérons également.
    Ensuite, nous éprouvons certaines difficultés à comprendre les nombreux désaccords exprimés par les représentants de la Confédération socialiste du Nazum. D’un côté, vous revendiquez la primauté de la souveraineté nationale ; de l’autre, vous appelez à une fermeté accrue de l’organisation sur des sujets qui relèvent précisément de cette même souveraineté. Il est évident que la communauté sera amenée, dans les faits, à définir des politiques relevant de l’intérêt général au-delà de l’échelon strictement national. Toutefois, nous pensons que ce n’est pas par le diktat que le Nazum progressera, mais bien par la libre coopération et la coordination volontaire des nations nazumies, œuvrant ensemble pour le bien commun.
    La question de l’harmonisation des normes et de la coopération économique revient régulièrement dans les débats et constitue l’un des principaux points de désaccord, notamment du côté de la Confédération socialiste du Nazum. Nous rappelons que, dans tous les cas, ce sont bien les nations réunies au sein des institutions communautaires qui définiront — ou non — les clauses, normes et règles applicables à l’ensemble de la communauté. Présentées telles que vous le faites, certaines critiques donnent l’impression que ces normes seraient imposées, alors que l’objectif est précisément le débat, suivi d’un choix par le vote démocratique, libre et sans entrave. Nous avons également du mal à comprendre le refus de coopération exprimé par certaines délégations que vous représentez, qui affirment que l’idéologie n’a pas sa place ici tout en invoquant, dans le même temps, des refus fondés sur des motifs idéologiques.
    Au-delà de la coopération économique, personne n’a jamais dissimulé que l’objectif de la Communauté des Nations Nazumies, appelée à émerger à l’issue de ce forum, est précisément la coopération entre les nations. Nous sommes donc, une fois encore, surpris par certaines réactions semblant découvrir que la coopération constitue le socle même de notre projet. À plusieurs reprises, la charte fondamentale rappelle les droits légitimes des États membres à la souveraineté, tout en instaurant — nécessairement — des règles, car sans règles aucune organisation ne peut fonctionner. Ces règles peuvent être souples, certes, mais je ne reviendrai pas davantage sur ce point, que j’ai déjà abordé précédemment.
    Nous souhaitons également obtenir des éclaircissements concernant le principe de neutralité proposé par les délégations des Quatre Vallées et du Namarov pour la communauté. Comment envisagez-vous concrètement cette neutralité ? Bien entendu, nous convenons que les responsables administratifs de la Communauté, tels que le secrétaire général ou les membres de son secrétariat, auront un devoir moral de neutralité et ne devront accorder aucune faveur à une nation ou à un courant idéologique. En revanche, il nous paraît difficile — voire irréaliste — d’exiger des délégations représentant des États aux intérêts variés, selon les régions, les peuples et les ambitions politiques, un devoir de neutralité sur des questions touchant directement à leurs intérêts nationaux. Peut-être ne s’agit-il pas de votre intention, Excellences, et il est évident, comme je l’ai déjà souligné, que l’ensemble des délégations nazumies devra participer à ces travaux dans un esprit de compromis et d’acceptation mutuelle si nous souhaitons atteindre les objectifs et remplir les missions que la communauté nazumie s’est fixés.
    Pour conclure sur une note plus apaisée, je reviens sur la question soulevée par Son Excellence Monsieur Meri Machabeli concernant le régime des immunités mentionné à l’article X. Il convient en effet de préciser que la communauté bénéficiera, au moins en partie, des règles internationales régissant le droit diplomatique, notamment en ce qui concerne l’immunité des représentants œuvrant dans le cadre de la CEN, ainsi que le statut d’extraterritorialité des bâtiments abritant ses institutions.
    Excellences,
    Estimés frères et sœurs nazumis,

    Je tiens, une dernière fois, à saluer la présence de la République prolétarienne du Namarov, des Quatre Vallées et de la République fédérale communiste libertaire d’Ustia, dont la participation constitue une main tendue essentielle en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité de l’ensemble du continent nazumi.
    Je vous remercie de m’avoir écouté et vous laisse reprendre la parole. »

    Monsieur Ilmir Züleyhan, Secrétaire d'État, membre du Conseil d'État
    5330
    Pays représenté : Vostokoslavie
    Nom de l'interlocteur : Mikhail Avilov, Secrétaire d'État aux Affaires Étrangères de Vostokoslavie
    Déclaration :

    « Mesdames, messieurs, amis du Nazum,

    Nos plus sincères félicitations au Talaristan, pour la création de ce forum qui semble déjà rassembler tant de nations du Nazum. C'est une étape de passée, mais le chemin est long pour l'idéal que nous visons tous ici.

    Nous avons tous pu entendre jusqu'ici des interventions pertinentes vis-à-vis du forum et de la Charte, et nous saluons tous ceux qui ont pris la parole, cités ou non dans notre prise de parole. Je me permets d'attirer plus particulièrement votre attention sur l'intervention tout à fait juste de Son Excellence Monsieur Alper Kamar Agha, représentant pour le Grand Beylicat Aykhanide, notamment sur la question d'une Justice Internationale du Nazum. C'est en effet un sujet crucial pour le maintien de la paix, surtout d'un droit international, afin qu'il ne vienne pas s'imposer dans les différents droits nationaux, afin de respecter la souveraineté nationale prônée par la Charte. La Cour chargée du respect de ce droit international, devra être totalement indépendante, des États comme du Forum dont la dérive n'est pas exclue. L'existence d'une force d'action pour cette instance judiciaire semble également être un sujet de réflexion, pour s'assurer de l'efficacité des verdicts, mais nous y reviendrons fort probablement bientôt. Quant à l'élaboration de cette justice, il semble logique qu'elle soit pensée par l'Assemblée Communautaire. La Justice n'est cependant pas un projet secondaire ou à prendre à la légère Monsieur Züleyhan, il nous faut nous en préoccuper le plus rapidement possible.

    Leurs Excellences Madgalina Valerievna, de la délégation de la République Fédérale Communiste Libertaire d'Ustia, et Meri Machabeli, de la délégation des Quatre Vallées, soulèvent aussi un autre problème dans la Charte, celui concernant "l'harmonisation". Économiquement, cela est impossible pour deux systèmes opposés par leurs visions et leurs fonctionnements, comme le capitalisme et le communisme. Politiquement, c'est aussi le même problème. S'il doit y avoir des harmonisations de cette nature, elles doivent se faire en dehors du Forum qui, rappelons-le, aspire à la paix, à la coopération pour cet idéal et non au succès économique. De même Monsieur Züleyhan, vous dites que vous ne comprenez pas ces refus, mais attendez-vous des pays socialistes qu'ils changent fondamentalement leur système pour s'adapter à votre harmonisation économique ? Il me semblait pourtant que c'était un forum international et non supranational. L'heure est à l'intérêt général, et non aux intérêts de chacun. Pour une paix continentale, il faudra composer avec tous, mais je reviendrais sur ce point.

    En revanche, il nous faudra travailler ensemble sur l'histoire commune nazuméenne, pour aller vers le futur il faut se fonder sur le passé, mais si nous n'avons pas tous la même version historique de ce passé, où irons-nous ? Il est de notoriété commune que l'histoire est bien souvent écrite par les vainqueurs, c'est à nous de changer cela pour garantir une paix durable. Comme le dit si bien le proverbe "Tant que les lapins n'auront pas d'historiens, l'histoire sera racontée par les chasseurs".

    La délégation des Quatre Vallées a également abordé le sujet de "l'ethnie nazumie", un terme bien vaste et bien peu renseigné malheureusement. Il convient de le définir plus précisément, vous en conviendrez. La Vostokoslavie n'est originellement pas issue du Nazum en terme d'ethnie, mais après presque trois cent ans de vie dans le Nazum, peut-on nous considérer comme nazuméens ? La Vostokoslavie doit-elle s'attendre à du racisme pour sa différence ? Il y a énormément de facteurs à discuter, et sans développement, cette appellation frôle en effet le filtrage ethnique, et donc le racisme...

    Il me semble important de rappeler que les idéologies, alliances politiques, n'ont nulle place en ces lieux. Si je suis présent, ce n'est pas comme représentant de la Confédération Socialiste du Nazum, ce n'est pas comme état socialiste, mais uniquement comme état de Vostokoslavie. J'invite les états présents à faire de même, et à les laisser au porte-manteaux, à l'extérieur de cette salle. Ce forum doit être neutre et apolitique. La raison est préférable face à la guerre. Monsieur Züleyhan, vous parlez également de collaboration "en dehors de toute ligne idéologique", ce qui implique d'avoir une absence d'idéologies ou de jeux d'alliances dans cette organisation donc ? Or, vous nous parlez de CSN et de SMA, des noms qui n'ont rien à faire ici, si ce forum vise véritablement la neutralité. Et cette même neutralité doit s'appliquer à tous les participants, à moins de vouloir voir se former de nouvelles coalitions dans l'organisation. Certes, cela est peut-être difficile, ou irréaliste selon vos termes, mais cherchiez-vous la facilité quand vous avez initié ce forum ? Pensiez-vous que l'ascension vers la paix serait un long fleuve tranquille ? Que nenni. Mais rassurez-vous, nous sommes tous dans le même bateau.

    Enfin, je tiens à souligner l'importance de composer avec tous les états du Nazum. Tous sans exception. Comme je l'ai évoqué plus tôt, l'histoire est écrite souvent par les vainqueurs, et par la formation d'une élite d'états, nous nous condamnons à refaire la même erreur. N'empêchant ainsi pas les futurs conflits. Qu'ils soient fondamentalement opposés ou non, les états doivent mettre leurs intérêts et leurs litiges entre eux de côté, pour une cause plus grande et plus noble qu'est la paix.

    Je vous remercie pour votre attention, et je vous remercie Monsieur Züleyhan de m'avoir accordé la parole. »


    Points majeurs :
    • Accord sur le principe Justice Internationale, suggestion d'indĂ©pendance avec une force d'action ainsi qu'une Ă©laboration du droit par l'assemblĂ©e, dĂ©saccord sur l'importance secondaire du sujet
    • DĂ©saccord sur l'harmonisation politique et Ă©conomique
    • Suggestion de travail commun sur l'histoire continentale
    • Suggestion de dĂ©finition plus claire quant Ă  "l'ethnie nazumie"
    • Accord et rĂ©affirmation de la neutralitĂ© apolitique du forum, de l'organisation et des Ă©tats
    • Suggestion de travail commun avec l'entièretĂ© des pays du Nazum, y compris ceux considĂ©rĂ©s comme belliqueux
    5827
    Pays représenté : Organisateur du Forum des États Nazumis (de jure) ; Talaristan (de facto)
    Nom de l'interlocteur : Ilmir ZĂĽleyhan
    Déclaration :

    Logotype CEN
    Monsieur Ilmir Züleyhan, Secrétaire d'État, membre du Conseil d'État, Chargée de l'organisation du Forum des États Nazumis, prend la parole.

    « Excellences,
    Estimés frères et sœurs nazumis,

    Je remercie chaleureusement Son Excellence Monsieur Mikhail Avilov, Secrétaire d’État aux Affaires étrangères de Vostokoslavie, pour sa prise de parole, laquelle permet d’approfondir, une nouvelle fois, les différents points évoqués précédemment par les représentants ustiens, namaroviens et lav p’iri (Quatre Vallées) de la Confédération socialiste du Nazum.
    Monsieur Avilov, après avoir longuement débattu et discuté avec les représentants de la CSN, je pense que votre définition de la neutralité est, en l’état, erronée. Aucune délégation ici présente — la vôtre comprise — n’est neutre, car cela n’aurait tout simplement aucun sens. Vous êtes venu ici parce que cela sert les intérêts de votre nation, de votre peuple et de votre gouvernement.
    La neutralité telle que proposée par certains de vos confrères reviendrait à concevoir l’organisation comme une ruche : des individus interconnectés agissant uniquement dans l’intérêt de la ruche — en l’occurrence, le continent du Nazum. Or, hélas, nous ne sommes pas — et ne serons jamais, je le pense — des abeilles. Et comme vous l’avez justement souligné, nous n’avons pas recherché la facilité en organisant ce forum, mais bien la mise en place d’une communauté réaliste, crédible, dotée de bases solides lui permettant d’accomplir sa mission : la paix, la sécurité et la coopération des nations et des peuples du Nazum.
    Si, par neutralité, vous vouliez dire que la Communauté doit agir dans l’intérêt général du continent nazumi tout en étant consciente de ses propres limites, alors cela revient à affirmer que l’eau doit couler et que la pluie doit tomber. Évidemment, c’est ce que la Communauté doit faire, et je vous assure que le Talaristan œuvrera activement en ce sens. Mais les États demeurent des États, dotés de leur propre diplomatie, de leurs intérêts et de leurs objectifs. Les nier au nom d’une neutralité de principe n’aurait aucun sens ici, pas plus qu’il ne serait pertinent de nier que les États de la Confédération socialiste du Nazum appartiennent précisément à cette Confédération.
    Dans mes notes figure également la question de « l’ethnicité nazumi », évoquée à plusieurs reprises et perçue par certains comme une forme d’hostilité, de séparatisme ou d’incompréhension à l’égard de la délégation vostokoslave. Permettez-moi d’en rappeler le contexte exact. Cette notion apparaît à l’article 2.2 relatif à la définition d’un « État nazumi », dont la rédaction est la suivante : « Est défini comme “État nazumi” tout État ayant son territoire national métropolitain et sa capitale sur le continent du Nazum, ou, à défaut, disposant d’un territoire sur le continent du Nazum ou au sein duquel vivent des populations ethniquement nazumies bénéficiant de droits fondamentaux équivalents à ceux de la métropole et d’une autonomie reconnue. »
    Il s’agit donc d’une définition alternative permettant à des États démocratiques disposant de territoires sur le sol nazumi de participer à la construction communautaire, tout en excluant les États à caractère colonial, qui n’ont pas leur place dans ce cadre. Je ne pense pas que le caractère autochtone d’un peuple puisse sérieusement être remis en question, pas plus que l’existence de populations ethniquement nazumies, qu’il convient ici de comprendre comme autochtones au continent, excluant de fait les États coloniaux ayant déporté ces populations hors de leurs terres.
    Je reviendrai — je l’espère pour la dernière fois — sur la question de la coopération économique et de l’harmonisation des normes. Il me semble qu’un profond malentendu vous éloigne de la réalité de ces objectifs. Comme vous l’avez souligné, les nations socialistes et les systèmes libéraux reposent sur des visions parfois radicalement opposées, voire difficilement conciliables. Dès lors, de quoi avez-vous réellement peur ? Les États libéraux n’ont aucun intérêt à s’harmoniser avec des régimes socialistes sur des domaines où cela est impossible. Mais si nous sommes réunis aujourd’hui, c’est précisément parce qu’il existe des sujets qui nous rassemblent. Ce sont ces sujets-là qui doivent être au cœur des dispositifs de coopération et d’harmonisation : des enjeux transnationaux, bénéfiques à plusieurs nations, servant des intérêts communs malgré des systèmes politiques profondément différents.
    J’ajouterai que nous sommes ici dans un cadre démocratique, et non dans un régime despotique où la Communauté imposerait règles et normes par la contrainte. Ce sont bien les nations libres et souveraines qui disposeront du droit de vote leur permettant d’accepter ou de refuser toute initiative. À ce stade, je pense qu’une relecture attentive de cette ébauche de charte s’impose pour certaines délégations, qui semblent avoir isolé certains passages tout en négligeant ceux qui en précisent ou en encadrent la portée.
    Je conclurai sur la question de la justice. Je l’ai peut-être qualifiée maladroitement, comme vous l’avez relevé, de sujet secondaire. Il est évident qu’il s’agit d’un dossier fondamental, qui ne saurait rester relégué dans les tiroirs d’une communauté prétendant œuvrer pour le bien commun. Toutefois, nous estimons que la réussite de cette organisation passe avant tout par son approbation par la majorité des nations nazumies. Or, compte tenu des profondes divergences culturelles, politiques, sociales et parfois idéologiques qui fragmentent encore notre continent, je ne suis pas certain que ce sujet permette aujourd’hui de rassembler les majorités nécessaires à la naissance effective de la Communauté.
    Il est bien entendu possible que je me trompe, Votre Excellence. Néanmoins, la diplomatie talare, qui s’est développée progressivement, a pu observer à maintes reprises la force des volontés souverainistes des États nazumis, perceptibles tant dans ce forum que dans la charte elle-même. Vous comprendrez dès lors que la justice, tout comme le droit international qui en découlerait, touche directement aux fonctions régaliennes, domaines sur lesquels les nations hésitent souvent à s’engager.
    Cela étant dit, soyez assuré, Votre Excellence, de mon plein soutien personnel à ce projet. Je pense également pouvoir m’exprimer au nom de ma patrie en affirmant que le gouvernement talar saura être un relais actif en faveur de l’idée d’une cour internationale de justice pour la Communauté, ainsi que du droit qui en découlera.
    Excellences,
    Estimés frères et sœurs nazumis,

    Je vous remercie de m’avoir écouté et vous laisse reprendre la parole. »

    Monsieur Ilmir Züleyhan, Secrétaire d'État, membre du Conseil d'État
    4945
    Pays représenté : Empire du Grand Ling
    Nom de l'interlocteur : CHEN Hu
    Déclaration :

    Sceau de l'Empereur
    Déclaration de Son Excellence CHEN Hu, secrétaire d'État du Grand Ling.


    « Estimés Représentants,

    Avant toutes choses, l'Empire du Grand Ling que je représente profite de son temps de parole pour remercier très chaleureusement les autorités talars pour leur invitation, leur accueil et leur bénéfique initiative concernant la création de cette communauté. Chers amis et frères talars, merci.

    Nous avons écouté longuement les échanges précédents et les diatribes particulièrement attendues des socialistes — nous confirmant, au passage, que nous ne pouvions pas être en accord avec tout ce qu'ils représentent ou disent — et nous avons été stupéfaits par le manque de justesse de leurs propos.
    Comme évoqué plus tôt, cette organisation semble se diriger vers une souplesse digne de ce que nos services diplomatiques avaient proposé voilà plusieurs années aux estimés amis et représentants des Accords de Sokcho. Il était apparu à l'époque que même la Troisième République ne paraissait pas disposée à entamer un processus de mutation des Accords vers une communauté de nations au sens entendu par la présente communauté. La présence même du cas Kah avait d'ailleurs été l'un des freins majeurs à une telle construction sud-continentale.
    Il est heureux de voir que sur ce point, nos chers amis jashuriens ont évolué dans leur idéologie.

    Le Grand Ling, en nation éclairée, rappelle à tous et toutes qu'il s'opposera systématiquement à une fédéralisation du continent, un projet qui n'est ici pas d'actualité, pour rassurer les opposants de la Communauté.
    Le Talaristan ne porte pas cette voix et probablement qu'il ne la portera jamais. Le Grand Ling est donc enclin à rejoindre la Communauté et à y demeurer tant que les instances internationales n'auront pas toute autorité sur les instances nationales sur les questions propres à la souveraineté.
    En d'autres termes et pour être plus clairs, nous sommes pour la normalisation d'un certain nombre de points qui nous seront nécessaires à la coopération comme les normes — mais pas exclusivement — en matière de justice criminelle, de transport, d'éducation, des principes inaliénables de la condition humaine et des Droits des Hommes, de sauvegarde de l'environnement, d'harmonisation du droit de la mer et des traités liés. Ces limites atteintes nous seront extrêmement vigilants à l'égard de la transposition du droit nazumi dans le droit national.
    »


    « En ce qui concerne la Charte telle que construite actuellement, nous en sommes globalement satisfaits, mais certains points semblent difficiles à concevoir ou nécessiteront des précisions ou une contextualisation importante.
    Ce qui nous a particulièrement étonné est en ce qui concerne la durée des différentes mandatures. Par exemple, la présidence et la vice-présidence de l'Assemblée communautaire dispose, selon la Charte dans son article V alinéa deux, d'un mandat de six mois. Nous voulons que cette durée soit allongée à quatre ans.
    De même, le Secrétaire général dispose, selon la charte dans son article VII alinéa deux, d'un mandat d'un an. Nous voulons porter la durée à quatre ans également, avec quarante jours de décalage par rapport à celle de la présidence et vice-présidence de l'Assemblée communautaire.
    De telles durées permettront de disposer de plus de temps pour mener à bien les travaux gargantuesques de la Communauté en toute sérénité et sans devoir subir les ambitions électoralistes des candidats à la succession.

    Selon la Charte et dans son article II alinéa deux — encore, est défini comme « État nazumi » tout État ayant son territoire national métropolitain et sa capitale sur le continent de Nazum ou, à défaut, qui dispose d'un territoire sur le continent de Nazum où vivent des populations ethniquement nazumis bénéficiant de droits fondamentaux équivalents aux métropolitains et d'une autonomie reconnue.
    Nous émettons une vive réserve concernant la définition d'État nazumi comme étant pareillement tout État disposant d'un territoire sur le continent de Nazum où vivent des populations ethniquement nazumis. Cette largesse de définition ouvre la porte d'une ingérence que les états du Sud-nazum ont toujours été enclins à freiner notamment le Burujoa et le regreté Fujiwa. Nous sommes cependant prêts à considérer le caractère amusant ou dichotomique de cette affirmation au regard de la nature même du Burujoa ou du cas Kah, justifiant notre réserve mais pas notre refus catégorique.
    De plus et selon la Charte et les mêmes articles, il est question de peuples « ethniquement nazumi ». Au regard de l'étonnante pluralité des ethnies présentent sur le territoire nazumi, il convient de préparer rapidement des travaux permettant de préciser les contours d'une ethnie nazumi pour que ce flou ne serve pas de porte d'entrée à des puissances étrangères. Autrement, et vous conviendrez tous ici, qu'il existe ou a existé une quantité folle d'ethnie nazumis en Ramchourie et au Chandekolza.

    Enfin et pour conclure avant de rendre la parole, nous rejoignons nos amis de la Maison Aykhanide concernant l'érection d'une Cour de justice continentale auquel nous complétons par la nécessité que cette dernière soit compétente sur les questions relevant de tout acte criminel s'opposant aux valeurs fondamentales exposées dans la Charte ainsi qu'au règlement de litiges entre États membres qui ne pourraient pas être résolues via une médiation organisée dans l'un ou l'autre des organes cités par la Charte, mais incompétente en matière de justice criminelle relevant exclusivement de la souveraineté nationale.

    Merci pour votre attention, je vous rends la parole.
    »


    Son Excellence CHEN Hu
    Haut de page