25/11/2018
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[NJ3] [TERMINEE] Empire d'Arobelas

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Création de pays : AROBELAS


Généralités :



Nom officiel : L'Empire d'Arobelas
Nom courant : Arobelas
Gentilé : Arobelano(s), arobelana(s)

Inspirations culturelles : Empire colonial espagnol, culture et topographie méditerranéenne (de la péninsule ibérique à la Grèce en passant par la Corse).
Situation géographique :

Langue(s) officielle(s) : Espagnol
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Portugais et italien

Drapeau :
Drapeau

Devise officielle : "Unis par l'aurore, construits dans la Foi et l'Empire." Cette devise renvoie au fait que le peuple arobelano se doit d'afficher une solidarité face à l'adversité et les enjeux perpétuels qui lui seront quotidiennement présentés. Les notions de foi (catholique) et d'Empire renvoie nécessairement aux deux incarnations majeures du pays depuis sa formation historique.

Hymne officiel :


Monnaie nationale : Corona(s) arobelana(s) [CA]

Capitale : Rocafuerte

Population : 10,5 millions habitants (avec une densité de population comparable à la Grèce elle aussi assez montagneuse et pour une superficie relativement identique).


Aperçu du pays :



Présentation du pays :

https://i.postimg.cc/R032YLWj/panoramas-arobelanos.png
Le paysage arobelano se définit comme un agglomérat de reliefs verdoyants avec des côtes en dents de scie.

Localisé dans la région péninsulaire du sud-eurysien, l'Empire d'Arobelas s'étend sur 135 477 km², soit un territoire de taille honorable, dans la moyenne des autres nations eurysiennes. Le territoire d'Arobelas est soumis à une topographie variée avec de prime abord une altitude relativement élevée, celle-ci entretenant une moyenne à six cents soixante mètres. Selon les hauteurs offertes aux trois chaînes de montagnes, des paysages varient composés de flores changeantes faisant coexister le chêne, l'olivier et le palmier à quelques kilomètres seulement. Avec un peu de plus cinq cent kilomètres de côte, le territoire offre là-encore des panoramas changeants, avec des plages se succédant aux falaises, dépendamment de l'altitude. Empire colonial d'antan, les points d'ancrage notables des côtes ont assez logiquement abrité des cités portuaires d'importance pour les expéditions vers la Paltoterra, si bien qu'on y retrouve une partie conséquente des grandes agglomérations arobelanas contemporaines, nées de ces foyers de peuplement... Dans le reste du territoire qui marque l'entrée sur la péninsule sud-eurysienne largement partagée avec l'Empire listonien, deux grands maquis viennent se faire les traits d'union de ces paysages bucoliques et déstructurés où l'urbanisme s'oblige à beaucoup de ruralité. Le défrichage de zones laissées en maquis, est une action gouvernementale assumée pour aider à l'installation d'exploitations agricoles d'importance, là où le secteur est jusqu'ici restreint par ses reliefs, cantonné à des activités pastorales, arboricoles avec une activité renforcée autour des productions viticoles et oléicoles. Des activités on le comprend, favorisées par un climat méditerranéen. Mais malgré la verdure affichée, le véritable lien nourricier qui lie les arobelanos à leur pays se fait par la mer. Aussi, en dépit des falaises présentes le long des côtes, le territoire affiche une certaine abondance en ports naturels intégrés à la vie rurale du pays.

La dominance rurale du territoire, son ancrage religieux historique ou encore le rayonnement régional de la Catholagne presque voisine, assoient définitivement la nation dans le cercle d'influence de l'Eglise catholique, entretenant dès lors un corpus idéologique défendant les valeurs de la famille, de l'ordre et du lien sacré donné vers la nation. Sur le plan culturel, l'Empire d'Arobelas a longtemps été tourné vers des expansions coloniales outre-mer, des campagnes militaires dites de conquête, forgeant l'Empire entre le XVe et XVIIIe siècle. Le pays a donc un marquage identitaire fort puisqu'il s'est voulu, à tort ou à raison, un phare civilisationnel du monde indigène et nativiste d'Aleucie et de Paltoterra. A l'intérieur du territoire, il faut également considérer l'enclavement de certaines régions ce qui favorise l'entre-soi de certains patois et communautés ancrées dans des traditions locales. Les reliefs relativement importants et étendus à l'ensemble du territoire amènent effectivement la question de l'autonomie des cantons sur certains services liés à la distribution alimentaire, l'accès aux énergies, réseaux d'eau et découpes des cartes scolaires, centres de gestion des secours à la personne, ect...

Sur les origines mêmes de l'Empire d'Arobelas, énonçons le fait que l'Empire (et ses institutions) a des origines médiévales et s'est forgé sous l'égide d'Arobel, un seigneur catholique du VIIe siècle, engagé dans de multiples guerres saintes au profit de la Catholagne et de son Pape. Engagé sur le soutien à de derniers bastions chrétiens installés sur le pourtour leucytaléen des régions nord-afaréennes, Arobel s'est illustré sur différentes victoires militaires pour le compte des catholiques qui, à bien des égards, contribuèrent au rayonnement catholique de la région leucytaléenne. Pour le remercier de ses services au profit de la Papauté de Catholagne, le Pape a consenti à ce que le domaine du seigneur d'Arobel fasse valoir ses droits pour revendique de facto et de jure les terres environnantes. Un moyen sûr pour le Pape d'asseoir des seigneurs fervents alliés à l'Eglise catholique, là où les menaces métèques en provenance d'Afarée ou des risques de scissions avec les royaumes protestants d'Eurysie du Nord, faisaient peser sur le Saint Royaume de Catholagne des questions sécuritaires persistantes.


Mentalité de la population :
On a commencé à le dire, la mentalité de la population arobelana a été marquée par l'Histoire colonial impériale qui a nourri un sentiment de supériorité ou en tout cas un sentiment d'affirmation de la culture hispanique, voire leucytaléenne à l'échelle internationale. Cette affirmation culturelle a longtemps puisé ses motivations dans la volonté impériale d'acculturer d'autres peuples pendant plusieurs siècles. Ce nationalisme est exacerbé par les déclinaisons de patois et de festivités locales, qui sont des occasions légitimées de réaffirmer ses visions identitaires pour le pays. La politique contemporaine n'est pas étrangère (malgré elle) à cette situation car le peuple arobelano est confronté à une situation déclinante de l'Empire, entretenant de ce fait la nostalgie de ce dessein impérial, associant volontiers le déclin de l'Empire à la mollesse croissante des familles impériales régnantes et à la survenue d'une mondialisation mortifère dans laquelle l'Eurysie et le monde bâti autour de ses empires coloniaux, appartiennent définitivement à l'ancien monde.

Place de la religion dans l'État et la société :
Historiquement, le pays est né des largesses du Pape des années 600 après J-C, ayant autorisé le seigneur Arobel à revendiquer, parfois par les armes, les contrées voisines à son fief. Une complaisance papale gagnée par le fil de l'épée après la fourniture d'hommes et l'obtention de victoires notables contre les armées métèques d'incroyants qui poussait leurs empires sur les côtes nord de l'Afarée. Par conséquent, les courants nationalistes du pays et les historiens eux-mêmes regardent avec indulgence la proximité de l'autorité impériale et catholique, car ils se font complémentaire dans les fondements mêmes de ce qui amorça l'Empire d'Arobelas tel que nous l'avons connu à son apogée. Actuellement et de façon plus contemporaine, notons toutefois un recul de l'Eglise catholique dans la vie quotidienne des ménages arobelanos du fait de l'Eglise catholanaise elle-même, aphone et à reculons sur les différents sujets internationaux qui façonnent aujourd'hui la pensée collective.

Toutefois, celle-ci reste une voix audible en société et susceptible d'entretenir ou d'éteindre les braises de groupuscules citoyens sur des thématiques prédéfinies comme l'hispanité, la morale et l'ordre. Il aurait même été opportun de commencer par dire que le catholicisme est la religion officielle d'Etat de l'Empire d'Arobelas et entretient en son sein des figures éminentes comme un Primat, qui atteste de l'empreinte forte de l'Eglise dans le paysage arobelano, disposant d'interlocuteurs visibles et de premier plan.


Politique et institutions :



Institutions politiques :
L'Empire d'Arobelas se définit comme un Empire libéral (comme a pu l'être historiquement parlant le Second Empire français), avec un organe parlementaire assez récent et faiblement investi en droits sans pour autant renoncer à la concentration des pouvoirs autour de l'autorité impériale.

Autorité impériale : Il vient nommer les ministres et conseillers, proposer les lois, exercer un contrôle de l'armée, un droit de dissolution du parlement et se voit en capacité de gouverner par plébiscite (c'est-à-dire sous le principe de la consultation directe). L'Empereur devient empereur par lien de sang et maintient un contrôle total sur le sénat et partiel sur le parlement/corps législatif par volonté de soutenir un exécutif fort.

Parlement : Ses membres sont élus et votent les lois sans toutefois pouvoir en proposer. Ils peuvent amender sous condition les projets de lois et en discuter le contenu, après avoir interpeller l'autorité impériale. C'est-à-dire que la volonté de l'Empereur reste le point de départ à tout projet de lois, mais ceux-ci peuvent être laissés dans les cartons si le parlement ou autrement nommé le corps législatif s'obstine à voter contre. Toutefois, l'incapacité du parlement à proposer des projets de lois permet l'évitement d'une contre politique notable à celle édictée par l'autorité impériale.

Sénat : Ses membres sont nommés, par décision de l'autorité impériale. Ils appréhendent les aspects constitutionnels des lois en votation et n'ont donc par conséquent pas vocation à se heurter durement face à la volonté du pouvoir impérial avec lequel ils restent proches, intrinsèquement liés.

S'il fallait vulgariser les subtilités de chaque organe décrit plus haut, convenons que le sénat a pour mission première de protéger le régime impérial là où le parlement a vocation à offrir une représentation (sous contrôle) de la nation. L'autorité impériale, incarnation forte (presque) omnipotente, trace une voix non dissonante et pérenne pour la stabilité des institutions du pays.

Principaux personnages :
Bien qu'on parle souvent de l'autorité impériale sous un pronom singulier, elle est en réalité incarnée par plusieurs maisons nobles avec des filiations et affiliations, directes ou lointaines, envers l'actuel empereur. Les trois principales maisons de l'échiquier politique arobelano s'articulent autour de six familles que sont :

  • de Alvarado y Monteclaro, c'est une grande lignée ayant porté plusieurs des empereurs du XXe et XXIe siècles dont l'actuel Empereur Tadéo IV. Plus anciennement encore, cette famille abritait des illustres amiraux de l'Empire au plus fort e sa période coloniale, justifiant l'amas d'une fortune relative faisant aujourd'hui les jours heureux de cette famille rentière.

  • Mendoza y Arriaga, durablement ancrée dans les terres centrales et ses hauteurs, la famille des Mendoza y Arriaga s'est illustré dans la protection et l'aménagement des cantons ruraux qui nourrissent aujourd'hui certaines visions propres de l'identité nationale, déclinée en de multiples approches chauvines.

  • Herrera del Carmelo, ils possèdent un patrimoine fortement lié aux installations portuaires de la façade occidentale de l'Empire, se faisant une fortune de premier ordre et une fervente actrice de la promotion des actions de libéralisation développées de façon croissantes par l'autorité impériale heurtée brusquement par le phénomène de mondialisation.

  • de Rojas de Villahermosa est une famille qui s'est partagée au sens propre et figuré les fonctions suprêmes du pays à commencer par la désignation dans son arbre généalogique de plusieurs empereurs contemporains également intervenus durant le XXe siècle. Cas échéant, il est fréquent de compter des représentants de la famille parmi les plus proches conseillers des derniers empereurs du siècle écoulé.

  • Les familles Quintana de Montefiero et del Castillo de Valderrama sont également deux familles investies sur la scène intérieure, consolidées par des patrimoines notables ainsi que des réseaux d'influence par l'étalage d'une dévotion ainsi que d'une piété zélées.

Politique internationale : L'Empire d'Arobelas s'est longtemps heurté au développement du protestantisme dans certaines régions d'Eurysie du Nord, l'opposant notamment au Royaume de Skibedon, dont la déflagration de leurs affrontements entrainera plusieurs face à face en Paltoterra du Nord, dans l'actuel archipel d'Alguarena sous la terminologie de ce qu'on appellera "les Guerres Coloniales". Une succession d'affrontements militaires entre catholiques et protestants qui usera l'influence et par conséquent l'autorité impériale d'Arobelas sur ses territoires de Nord-Paltoterra. Si bien que ses colonies connaissent l'indépendance et la Fédération d'Alguarena se forme en 1833. Le déclinisme de l'Empire d'Arobelas, la dépossession des influences et du pouvoir papal catholanais à travers le monde, le renforcement des menaces révolutionnaires mondiales l'a alors contraint de réinscrire sa diplomatie dans un nouvel échiquier au contact du Commonwealth instauré par le Zagroyat de Morakhan.

  • Protestantisme : Les protestants sont des catholiques en perte de discipline, si l'époque contemporaine invite l'autorité impériale et ses représentants à ne pas supplicier les membres de confessions protestantes, des heurts peuvent subsister en société. Ces heurts sont même parfois organisées par les ultramontanistes que l'autorité impériale n'hésite plus à condamner et à dénoncer au nom de la paix sociale ainsi que de la cohésion nationale. Les protestants ne sont pas plus pris à parti que les incarnations de la diversité, à savoir les noirs et les arabes, que la géographie locale peut parfois contraindre à la proximité culturelle. Rappelons que l'Empire d'Arobelas est un carrefour civilisationnel entre les catholiques d'Eurysie du Sud, les protestants d'Eurysie du Nord, les cultures afro-arabes de l'Afarée. La mondialisation et l'immigration qui en découle revêt un caractère subi, dans un territoire en situation de décrochage sur les plans économiques et politiques après ce que fut l'apogée de l'Empire d'Arobelas au moyen-âge et à la Renaissance, un empire investi sur d'autres continents (Aleucie & Paltoterra) où il avait vocation à y porter la lumière.

  • Zagroyat de Morakhan : Empire dépeint sous les traits d'une ligue ceinturant l'Eurysie orientale et le Nazum septentrional, l'Empire d'Arobelas s'en est fait le dominion au début des années 1900 après que le démantèlement de ses colonies aleuciennes et paltoterranes ait provoqué une grave crise institutionnelle tenu à bout de bras par la présence du Zagroyat de Morakhan ayant aidé à la tenue du régime, le maintien des importations de denrées et biens de première nécessité. Le Zagroyat de Morakhan a été privilégié comme "partenaire" stratégique de l'Empire d'Arobelas car il avait les moyens d'aider le maintien de règne de l'Empereur arobelano des années 1900 (et le maintien de l'Empire lui-même) sans pour autant avoir les moyens et la proximité géographique nécessaire pour exercer des pressions militaires fortes sur l'autorité impériale arobelana, ce qui lui garantit de facto une forme d'autonomie malgré le statut de quasi Etat-client qui le lie au Morakhan.

  • Autres empires et oligarchies historiques eurysiennes (Fortuna, Velsna, Listonie, Clovanie) la période sombre qui a vu des empires s'affronter sur des considérations territoriales ou religieuses est loin derrière celle que nous connaissons aujourd'hui. Toutefois, il est à considérer les rivalités commerciales qui peut opposer l'Empire d'Arobelas déclinant et d'autres "empires" ou "républiques oligarchiques" ayant pris l'avantage sur le rayonnement politique, religieux et économique de la région eurysienne.
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