Deux voitures arrivèrent de la frontière altrechtoise. Identiques et avec des gyrophares, il semblerait qu'un individu de renom en Altrecht se trouvait parmi la délégation. En effet, le caractère plus que spécial de cette rencontre avait fait que le camarade citoyen chargé de la défense communale (équivalent au ministre de la Défense) s'était déplacé. Cela signifiait deux choses : l'Altrecht prend la situation au sérieux et que ce dernier montre les muscles en envoyant son propre "ministre de la Défense".
Ainsi, au volant de sa voiture AVE made in Altrecht, les gardes du corps firent simultanément arrêter les véhicules au lieu de la rencontre. Ainsi, 5 agents de sécurité non armés sortirent des voitures, puis vint le tour de 3 autres personnes comprenant Martin Kruckenberg, le citoyen chargé de la défense communale, Louise Prantl, son attachée et collaboratrice, et enfin Eleonore Beckermann, historienne de l'université prestigieuse d'Ehrenstadt. Le petit groupe se dirigea alors, après les très barbants protocoles cérémoniels, vers le lieu de la rencontre pour la débuter avec leurs homologues.Martin Kruckenberg : Bonjour, merci de nous recevoir dans cette magnifique petite ville. Nous avons en effet étudié le dossier concernant cette province, et j'ai d'ailleurs fait ramener notre meilleure historienne pour l'occasion. (d'un ton kawaï envers cette femme)
Eleonore Beckermann : Vous en faites trop, camarade (le disant presque en rougissant), je serais honorée de pouvoir éclairer le cas historique de cette région bien mouvementée.
Voici donc les grandes lignes de nos
archives : Après plusieurs croisades contre les peuples autochtones dont ce qui semble être le vôtre, l'Altrecht fut créé par nos ancêtres germains, majoritairement kaulthes, et le pays s'agrandit alors, conquérant petit à petit du territoire dont la province que vous revendiquez toujours, c'était alors en 1311-12, ce qui fut une campagne éclair et qui déboucha par la prise de cette dernière de manière permanente par les forces altrechtoises impériales. Une prise contestée par les locaux qui furent tout bonnement assassinés lors du
second génocide des peuples autochtones.
Globalement, aujourd'hui, nous ne comptons dans cette région plus qu'environ 12 % d'habitants autochtones originaires de l'ancêtre du Mazarjan. Une population en augmentation depuis l'ouverture de nos frontières après la révolution prolétaire et provenant de votre nation. De plus, une commune leur a été offerte, avec une assemblée élue démocratiquement où ces dernières n'ont que peu de restrictions provenant du pouvoir central.
Martin Kruckenberg : Très bien, camarade, je crois que nous avons compris. J'aimerais donc reclarifier une chose, il y a certes 12 % de "natifs" mais également proche de 85 % d'Altrechtois d'origine kaulthique. Maintenant que cela est clarifié, nous souhaiterions entendre vos propositions ou votre récit historique. (d'un ton sec et froid)