25/11/2018
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Rencontre à Revenbhaus (Mazarjan-Altrecht)

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Bienvenue à Revenbhaus

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C’est dans l’une des villes les plus éloignées de la capitale, Risk, que se déroule une rencontre plus ou moins importante entre deux pays voisins : l’un de 53 664 km², le Mazarjan, et l’autre de 107 085 km², l’Altrecht. Cette rencontre, préparée à la hâte, a lieu afin que les deux pays se mettent d’accord sur la revendication territoriale du Mazarjan concernant un petit territoire altrechtois que les Mazarjanais nomment le Ravatchan.
C’est dans un large bâtiment blanc et jaune que se déroulera la rencontre.

« Bonjour, cher homologue altrechtois. Ravi de vous rencontrer, et c’est avec honneur que nous vous accueillons chez nous, à Revenbhaus. J’espère que votre voyage s’est bien déroulé. Je vous en prie, installez-vous ; une servante viendra vous apporter du café et des biscuits.

Alors, au sujet de nos revendications : vous avez déjà eu un aperçu de la position de notre pays à travers le discours, plus ou moins virulent, de notre ministre de la Défense. J’aimerais donc connaître votre vision de la situation et savoir si vous avez une proposition à nous faire à ce sujet. »
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Deux voitures arrivèrent de la frontière altrechtoise. Identiques et avec des gyrophares, il semblerait qu'un individu de renom en Altrecht se trouvait parmi la délégation. En effet, le caractère plus que spécial de cette rencontre avait fait que le camarade citoyen chargé de la défense communale (équivalent au ministre de la Défense) s'était déplacé. Cela signifiait deux choses : l'Altrecht prend la situation au sérieux et que ce dernier montre les muscles en envoyant son propre "ministre de la Défense".

Ainsi, au volant de sa voiture AVE made in Altrecht, les gardes du corps firent simultanément arrêter les véhicules au lieu de la rencontre. Ainsi, 5 agents de sécurité non armés sortirent des voitures, puis vint le tour de 3 autres personnes comprenant Martin Kruckenberg, le citoyen chargé de la défense communale, Louise Prantl, son attachée et collaboratrice, et enfin Eleonore Beckermann, historienne de l'université prestigieuse d'Ehrenstadt. Le petit groupe se dirigea alors, après les très barbants protocoles cérémoniels, vers le lieu de la rencontre pour la débuter avec leurs homologues.


Martin Kruckenberg : Bonjour, merci de nous recevoir dans cette magnifique petite ville. Nous avons en effet étudié le dossier concernant cette province, et j'ai d'ailleurs fait ramener notre meilleure historienne pour l'occasion. (d'un ton kawaï envers cette femme)

Eleonore Beckermann : Vous en faites trop, camarade (le disant presque en rougissant), je serais honorée de pouvoir éclairer le cas historique de cette région bien mouvementée.

Voici donc les grandes lignes de nos archives : Après plusieurs croisades contre les peuples autochtones dont ce qui semble être le vôtre, l'Altrecht fut créé par nos ancêtres germains, majoritairement kaulthes, et le pays s'agrandit alors, conquérant petit à petit du territoire dont la province que vous revendiquez toujours, c'était alors en 1311-12, ce qui fut une campagne éclair et qui déboucha par la prise de cette dernière de manière permanente par les forces altrechtoises impériales. Une prise contestée par les locaux qui furent tout bonnement assassinés lors du second génocide des peuples autochtones.

Globalement, aujourd'hui, nous ne comptons dans cette région plus qu'environ 12 % d'habitants autochtones originaires de l'ancêtre du Mazarjan. Une population en augmentation depuis l'ouverture de nos frontières après la révolution prolétaire et provenant de votre nation. De plus, une commune leur a été offerte, avec une assemblée élue démocratiquement où ces dernières n'ont que peu de restrictions provenant du pouvoir central.

Martin Kruckenberg : Très bien, camarade, je crois que nous avons compris. J'aimerais donc reclarifier une chose, il y a certes 12 % de "natifs" mais également proche de 85 % d'Altrechtois d'origine kaulthique. Maintenant que cela est clarifié, nous souhaiterions entendre vos propositions ou votre récit historique. (d'un ton sec et froid)

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Le représentant du Mazarjan fouille dans ses fiches et différents dossiers, l’air neutre mais laissant paraître un certain agacement avant de se mettre à parler.

« Tout cela est fort intéressant. En effet, comme je peux le constater à la lecture de mes documents, une partie de votre version de l’histoire coïncide avec la nôtre, notamment concernant l’immigration de nos peuples dans la région. Cependant, d’après nos écrits, une partie de cette région appartenait à un duché local vers les années 1300, aujourd’hui sous notre domination depuis environ 1311. Ce duché possédait une étroite bande de terre située à votre actuelle frontière avec le Bachmeyer, ce qui lui donnait un accès à la mer.

Nous vous proposons une solution à cette situation : le Mazarjan renoncerait à ses revendications sur votre partie de la région du Ravatchan. En échange, vous accorderiez au Mazarjan une facilité d’accès à vos ports situés sur la côte occidentale de votre pays afin d’y exporter ses ressources. Nous proposons également, afin d’éviter toute crise future, la mise en place d’une ambassade mazarjanaise en Altrecht ainsi que d’une ambassade altrechtoise au Mazarjan. Cette proposition vous convient-elle ? »
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Martin Kruckenberg écouta attentivement son homologue mazarjanais, remarquant par ailleurs un léger agacement face à la vérité qui ne fit pas ce dernier de plein fouet. Cependant, le camarade Martin, citoyen chargé de la défense communale des communes unies d'Altrecht, ne comptait pas se laisser faire sur les questions territoriales. Il ne comptait pas non plus se faire intimider. Cependant, la réaction de son homologue montra que ce dernier cherchait un compromis, ce que le camarade Martin salua intérieurement. Alors, il réfléchit et proposa une nouvelle alternative à la proposition de son homologue. Ainsi, il dit :

Martin Kruckenberg : Il est possible, en effet, que l'histoire racontée en Altrecht ait pu être altérée, dû à l'occupation durant des centaines d'années d’un régime autoritaire et utilisant l'histoire comme outil de propagande de son idéologie. Nous comprendrons donc que les histoires peuvent différer entre nos deux peuples. Mais qu'importe : aujourd'hui, ce territoire nous appartient bel et bien, et nous ne comptons pas y renoncer, peu importe la fin de cette discussion. Cependant, vous avez évoqué la volonté du Mazarjan de pouvoir accéder facilement à nos ports afin d'y exporter des ressources. Pour notre part, nous ne changerons pas de position, car cela ne va pas à l'encontre de nos principes.

En effet, l'Altrecht autorise tous les pays du monde qui ne sont pas rivaux ou en guerre avec l'Altrecht à commercer via ses ports et ses infrastructures. Cependant, l'Altrecht demande, pour les exportations d'armement, que pour chaque utilisation d'un port, l'entreprise ou la nation l'utilisant se doive de reverser 50 unités monétaires internationales afin de continuer le commerce de l’armement. Hormis ce secteur très spécialisé qu'est le marché militaire, le reste vous sera accordé seulement avec les taux de douane et d'accès identiques à ceux des entreprises altrechtoises, c'est-à-dire très faibles. Nous n'avons aucun problème à laisser nos voisins commercer via nos ports, tant que vous ne dépassez pas certaines limites idéologiques, notamment autoritaires, qui pourraient nous pousser à revenir sur cet accord verbal.

Voici donc notre proposition concrète : 50 unités monétaires internationales pour l'utilisation de nos ports par exportation de matériel militaire ou l'importation de matériel militaire, ainsi que les frais liés à la douane et à l'exportation de vos marchandises autres que du service militaire, au même taux que les entreprises altrechtoises, c'est-à-dire faible. Qu'en pensez-vous ?

Le camarade citoyen chargé de la défense communale était très généreux vis-à-vis de son homologue, notamment sur l'exploitation des ressources au même prix que les entreprises altrechtoises. Alors, il attendit la réponse avec impatience de son homologue mazarjanais, afin de pouvoir conclure un accord concret ou repartir en Altrecht en ayant fait son devoir de représentant des communes unies du pays.

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