đ EncyclopĂ©die d'Arkavie
Posté le : 16 fév. 2026 à 19:24:36
Modifié le : 21 fév. 2026 à 21:27:06
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Posté le : 16 fév. 2026 à 21:33:53
Modifié le : 21 fév. 2026 à 21:04:47
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Le territoire arkavien est extrĂȘmement structurĂ©, il est divisĂ© en 7 Ă©mirats (eux mĂȘme divisĂ©s en plusieurs provinces) ayant chacune un rĂŽle prĂ©cis diffĂ©rent :

- L'Ă©mirat de NĂ©ovara, situĂ© au centre du pays. Il est l'Ă©mirat Capitale, celui qui abrite NĂ©ovar, la capitale du pays, ainsi que la plupart des siĂšges administratifs qui composent le gouvernement arkavien. Câest une Province dynamique, la plus peuplĂ©e de toute et se remarque par ses paysages fortement urbanisĂ©s avec leurs bĂątiments futuristes et leur gratte-ciels high-tech.
- L'Ă©mirat de Korunthar, au Nord. Celui-ci est l'Ă©mirat industrielle du pays, oĂč la majoritĂ© des habitants sont des ouvriers qui travaillent dans les grandes productions dâarmement. Car oui, Arkavie est un pays qui investie massivement dans les technologies, et principalement dans lâarmement. Des armes high-techs produite nulle part ailleurs et innovatrice. Le grand port de Stravennport y reste ouvert dans le but dâexporter des armes, bien quâArkavie nâait pour le moment Ă©tabli aucun contact Ă lâĂ©tranger dans ce but.
- L'Ă©mirat de VaĂ«ralis, au Sud. Câest le coin froid du pays oĂč se trouve le point culminant : le Mont IkĂ©rĂ©virii. La chaĂźne montagneuse IkĂ©rĂ© est un point fort du tourisme arkavien grĂące aux nombreuses stations de ski qui sây trouvent. Seulement, la Province de VaĂ«ralis a pour principale fonction dâĂȘtre le territoire de la recherche scientifique. On compte plusieurs milliers de laboratoires de recherche Ă travers la Province, dont prĂšs de la moitiĂ© dans la capitale de cette derniĂšre, Velkoss. Une grande partie des scientifiques du continent afarĂ©en y trouve du travail. Velkoss est Ă©galement la ville oĂč siĂšgent les bureaux de la Haute AutoritĂ© des DonnĂ©es.
- L'Ă©mirat de Sorynvel, Ă lâOuest. Ici se trouve un autre domaine dâexpertise des arkavien qui use des technologies Ă bon escient : lâagriculture. Une nouvelle pratique innovante a vu le jour dans cette Pro-vince en 1999, Ă Malthisara : lâagriculture technologique. Une agriculture futuriste qui opte pour un res-pect de lâenvironnement, lâutilisation dâĂ©nergies renouvelables sous forme dâĂ©nergies moderne, de la crĂ©ation dâhydrogĂšne vert. La crĂ©ation de « techno-serres »,⊠Une Province tout de mĂȘme assez habitĂ©e, mais qui a tout dâune campagne calme Ă cĂŽtĂ© des grandes mĂ©tropoles. On trouve 67% des habitants de Sorynvel qui sont agriculteurs.
- L'Ă©mirat de Thalvenar. Câest le cĆur historique dâArkavie. Koryelgrad, la capitale de la Province Ă©tait le tout premier territoire dâArkavie, autrefois Emirat dâArakav fondĂ© par les tribues musulmanes ayant fui lâEurysie. Koryelgrad Ă©tait mĂȘme lâancienne capitale du pays avant lâexpansion du territoire par les Ă©mirs de la dynastie al-VaĂ«rienne. Câest aujourdâhui une Province trĂšs urbanisĂ©e et touristique oĂč on trouve les plus grands marchĂ©s du continent. Koryelgrad est une ville importante qui Ă©tabli un lien commercial entre les pays de la mer de LeucytalĂ©e. Câest une des raisons pour lesquelles la Province de Thalvenar est le cĆur des affaires Ă©trangĂšres.
- L'émirat de Burjalis, à l'Est. C'est une région trÚs touristique, notamment pour ses trÚs nombreuses plages et son patrimoine absolument époustouflant. Pas de laboratoire ici, seulement de grands gratte-ciels, des plages et des terrains multifonctions de haute technologie pour accueillir de grandes événements sportifs ou concert. Ce tourisme joue un rÎle trÚs important dans l'économie d'Arkavie. C'est également à Burjalis qu'on trouve la deuxiÚme plus grande ville du pays : Rymériah.
- La Province de Zarathyn, au sud est. Cette Province est le cĆur des dĂ©veloppements d'Intelligence Artificielles et le centre Ă©conomiques du pays avec ses nombreuses banques et bureaux. C'est Ă©galement dans cette Province que se trouvent les Embassades Ă©trangĂšres, avec un quatrier qui leur est uniquement dĂ©diĂ© dans la ville de ZĂŒrbah.
FrontiĂšres :
Arkavie Ă l'honneur de partager ses frontiĂšres avec les 6 nations qui sont les suivantes :
- La République de Sovélie à l'est
- La RĂ©publique dâAstraliae (une province au nord et une autre Ă l'est)
- La Principauté de Grisolia au nord-ouest
- La Sérénissime République de Fortuna au nord-est
- Bharavie Ă l'ouest
- Et enfin, le Royaume de Finjouri au sud-ouest
Posté le : 16 fév. 2026 à 21:34:12
Modifié le : 21 fév. 2026 à 14:08:57
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Au dĂ©part, Arkavie nâĂ©tait pas un Etat technocratique indĂ©pendant, mais un en rĂ©alitĂ© un Emirat : lâEmirat dâArkav.
LâEmirat dâArkav est fondĂ© au XIe siĂšcle, en 1067 exactement, aprĂšs lâinvasion de Koryelgrad et des petits territoires alentours par des peuplades musulmanes dâEurysie du sud-est, ayant fui le continent en raison des nombreuses guerres de religions qui y avaient lieu. Ces cĂŽtes dâAfarĂ©e, autrefois habitĂ©es par de petites tribus considĂ©rablement plus faibles que les troupes dâEurysie furent chassĂ©es et massacrĂ©es par les 200 000 hommes du chef de guerre musulman Khalid al-VaĂ«ra Ier. Ce dernier prend possession des villages et de la trĂšs cĂ©lĂšbre forteresse de Koryelgrad. Il fonde sur ces nouvelles terres un nouvel Ă©tat : lâEmirat dâArkav dont il devient le tout premier Ă©mir. Koryelgrad devient la premiĂšre capitale du pays et le restera pendant un long moment. Un Emirat couvert par des rĂšgles strictes dont la principale est : La religion obligatoire et lâIslam et quiconque sây oppose se condamne Ă la mort. Au fil des annĂ©es de nombreuses tribus nomades natives intĂšgrent lâEmirat dâArkav et se convertissent Ă lâislam suite Ă plusieurs dĂ©faites lors de petites batailles.


Câest ainsi que se fonde la dynastie al-vaĂ«rienne qui dure plus de deux siĂšcles et qui compte 5 Ă©mirs diffĂ©rents. Un des Ă©mirs qui marque lâhistoire du pays est Fahri al-VaĂ«ra, le 3Ăšme Ă©mir de la dynastie. Il est lâarriĂšre-petit-fils de Khalid al-VaĂ«ra Ier et devient Ă©mir en 1155. Il joue un rĂŽle majeur dans les dĂ©buts de la laĂŻcitĂ© dans lâĂ©mirat grĂące Ă son DĂ©cret de lâOrdre SĂ©parĂ© quâil fait entrer en vigueur en 1175. Constatant que certains imams commençaient Ă exploiter leur autoritĂ© religieuse pour intervenir dans les affaires politiques de lâĂ©mirat, lâĂ©mir Fahri al-VaĂ«ra dĂ©cide de sĂ©parer clairement la religion du pouvoir politique. Il créé un principe selon lequel les dĂ©cisions politiques doivent ĂȘtre prises sans influence religieuse et sans rĂ©fĂ©rence Ă lâinterprĂ©tation des autoritĂ©s religieuses. Cependant, lâislam demeure la religion dâĂtat, obligatoire pour la population et profondĂ©ment ancrĂ©e dans la sociĂ©tĂ©. Ă cette Ă©poque, on ne peut donc pas encore qualifier lâĂ©mirat dâArkav de vĂ©ritable Ătat laĂŻc. Malheureusement, lâĂ©mir Fahri al-VaĂ«ra est assassinĂ© par lâimam Abdul Rahman al-Malthis en 1178, un imam qui Ă©tait totalement contre ce dĂ©cret. Il fut condamnĂ© Ă la pendaison la mĂȘme annĂ©e.
La dynastie al-vaĂ«rienne a eu un rĂŽle primordial dans le dĂ©veloppement de lâEmirat dâArkav au Moyen-Ăge, Ă©galement sur le plan gĂ©ographique, Ă©conomique/commercial et culturel. LâĂ©mir Thalven al-VaĂ«ra (1178â1195) a Ă©largi le territoire jusquâĂ lâactuelle ville de RĂ€ssayvi, ce qui est aujourdâhui l'Ă©mirat de Thalvenar. De mĂȘme pour lâĂ©mir Korunth al-VaĂ«ra (1195â1271), un grand guerrier connu pour ses grandes conquĂȘtes de lâouest (actuel Ă©mirat de Korunthar).

Korunth al-VaĂ«ra Ă©tait Ă©galement connu pour sa passion pour le commerce et pour les langues. Il a menĂ© de nombreux Ă©changes commerciaux avec lâEurysie (les premiers) et câest lui qui a fondĂ© le tout premier marchĂ© de Koryelgrad. On doit Ă©galement Ă lâĂ©mir Korunth al-VaĂ«ra la crĂ©ation de la toute premiĂšre version de la langue arkavienne, Ă lâĂ©poque uniquement parlĂ©e par lâĂ©lite tandis que lâarabe Ă©tait la langue du peuple.
AprĂšs son long rĂšgne de 76 ans, lâĂ©mir Korunth al-VaĂ«ra meurt de vieillesse sans mĂąle hĂ©ritier et sans femme. Le long rĂšgne de Korunth a stabilisĂ© le pays, mais a aussi créé une stagnation administrative. Les vizirs reprochent Ă la fin de la dynastie al-vaĂ«rienne un certain immobilisme, un manque de rĂ©action face aux menaces extĂ©rieures croissantes concernant les pilleries de marchandises en mer, vers la fin du XIIIe siĂšcle. AprĂšs 2 mois sans Ă©mirs, sans hĂ©ritier, le conseil des vizirs nomme le vizir NĆ«r ad-DÄ«n comme nouvel Ă©mir. Il prend donc le pouvoir en 1271. NĆ«r ad-DÄ«n place le commerce au cĆur de son rĂšgne. Il dĂ©veloppe des liaisons maritimes avec les Ătats de la Mer de LeucytalĂ©e, Ă©changeant les principales richesses arkaviennes (Ă©pices rares et titane principalement) contre des biens variĂ©s et des esclaves, renforçant ainsi lâĂ©conomie et lâinfluence de lâĂ©mirat.
Au tout dĂ©but du XIVe siĂšcle, il noue un partenariat commercial avec Slaviensk, un pays dâEurysie du nord-est. Pendant deux mois, des convois rĂ©guliers relient Rusalka (port principal de Slaviensk) Ă Koryelgrad, via la Mer BlĂȘme puis lâEmpire Bulistanais, pour rejoindre la Mer de LeucytalĂ©e.

Les Ă©changes sont fructueux et stables jusquâen 1301 quand les marchandises cessent dâarriver. Les navires disparaissent ou reviennent pillĂ©s. Des pirates, remontent les routes maritimes jusquâĂ la capitale arkavienne. Une sĂ©rie dâattaques violentes sâenchaĂźne, menaçant la prospĂ©ritĂ© commerciale et la sĂ©curitĂ© mĂȘme de lâĂ©mirat.
LâĂ©mirat se rĂ©vĂšle vulnĂ©rable face aux pirates et finit par implorer une aide militaire extĂ©rieure. En 1302, NĆ«r ad-DÄ«n conclut une alliance stratĂ©gique avec lâEmpire Bulistanais, scellĂ©e par le mariage arrangĂ© de sa fille, LaylÄ ad-DÄ«n, avec un prince bulistanais. Les forces bulistanaises dĂ©barquent rapidement sur les cĂŽtes arkaviennes et massacrent les pirates. Ce succĂšs militaire permet Ă lâĂ©mirat de retrouver sa sĂ©rĂ©nitĂ© et de sĂ©curiser Ă nouveau ses routes commerciales, tout en crĂ©ant un lien militaire Ă lâĂ©tranger.

La dynastie ad-DÄ«nienne se prolonge jusquâen 1478 et marque une pĂ©riode clĂ© de lâhistoire de lâĂ©mirat dâArkav, qui a connu plusieurs rĂšgnes importants. Parmi eux, lâĂ©mir Rashid ad-DÄ«n (1310â1342), succĂ©dant Ă son pĂšre NĆ«r ad-DÄ«n, il hĂ©rite des sĂ©quelles des attaques pirates du dĂ©but du siĂšcle. DĂ©terminĂ© Ă ne plus laisser lâĂ©mirat vulnĂ©rable il investit massivement dans les matĂ©riaux essentiels Ă la crĂ©ation dâarmes. Il dĂ©veloppe des forges, des ateliers dâarmes, âŠGrĂące aux relations commerciales Ă©tablies par son pĂšre autour de la mer de LeucytalĂ©e et mĂȘme au-delĂ il importe les matĂ©riaux stratĂ©giques nĂ©cessaires. Sous son rĂšgne, lâĂ©mirat passe peu Ă peu dâune force dĂ©fensive improvisĂ©e Ă une puissance militaire. Ă sa mort en 1342, lâĂ©mirat dâArkav est dĂ©jĂ cĂ©lĂšbre autour de la Mer de LeucytalĂ©e pour ses armes de qualitĂ©.
Cependant, Rashid ad-DÄ«n meurt sans fils lĂ©gitime ni hĂ©ritier mĂąle. NĂ©anmoins, il avait auparavant adoptĂ© sa niĂšce, NĂ©ova-NĆ«r ad-DÄ«n, fille de sa sĆur aĂźnĂ©e promise au prince bulistanais. Il apparaĂźt donc que la seule descendante survivante et lĂ©gitime de la lignĂ©e ad-dÄ«nienne est cette niĂšce adoptĂ©e. AprĂšs un long dĂ©bat, les vizirs dĂ©cident de la proclamer Ă©mir en 1342 Ă lâĂąge de 21 ans. Elle devient ainsi la toute premiĂšre Ă©mir femme de lâhistoire de lâĂ©mirat dâArkav et Ă ce jour, la seule dirigeante fĂ©minine que le pays nâait jamais connue. NĂ©ova-NĆ«r ad-DÄ«n devient la plus grande cheffe de guerre que lâĂ©mir nâait jamais eu. Elle tire profit des production dâarmes de son oncle pour mener de nombreuses batailles et conquĂ©rir grand nombre de territoires. Câest elle qui obtient les nombreuses terres qui constituent aujourdâhui les Ă©mirats de NĂ©ovara et de VaĂ«ralis. Sa bataille la plus cĂ©lĂšbre et la bataille dâElivaha (actuelle ville de NĂ©ovar), cette longue guerre qui dure 2 ans (1358â1360) durant laquelle elle prend possession de la ville dâElivaha et la renomme NoĂ©var, ainsi elle dĂ©crĂšte que NoĂ©var devient la nouvelle capitale de lâĂ©mirat dâArkav.

La dynastie ad-DÄ«nienne, donc fondĂ©e en 1271, se prolonge jusquâen 1492. Cette annĂ©e marque la fin de la lignĂ©e avec la mort du dernier Ă©mir, RashÄ«d III ad-DÄ«n. Câest sous son rĂšgne (1475â1492) que sâachĂšve la crĂ©ation dĂ©finitive de la langue arkavienne, aprĂšs des dĂ©cennies de mĂ©lange linguistique. RashÄ«d III impose lâarkavien comme langue nationale unique dans tous les documents administratifs, judiciaires et diplomatiques, relĂ©guant en partie lâarabe au domaine religieux et symbolique et comme deuxiĂšme langue nationale. Cette dĂ©cision, prise en 1488, est considĂ©rĂ©e comme lâun de ses legs les plus durables.
Ă sa mort donc en 1492, la dynastie ad-DÄ«nienne sâĂ©teint. La mĂȘme annĂ©e, Burja Aj-Mayir, un chef de guerre charismatique est nommĂ© Ă©mir. Câest le dĂ©but de la dynastie aj-mayirienne, qui rĂ©gnera jusquâen 1742 (plus de 2 siĂšcles).
Cette dynastie est entrĂ©e dans lâhistoire comme lâĂąge dâor des grands conquĂ©rants arkaviens. Câest la Grande PĂ©riode de l'Elargissement occidental et oriental. Trois figures dominent cette pĂ©riode dâexpansion territoriale :
âą Burja Aj-Mayir (1492â1528) : fondateur de la dynastie, il lance les premiĂšres grandes campagnes occidentales cĂŽtieres
âą Zarath Aj-Mayir (1545â1587) : surnommĂ© « le ConquĂ©rant dâacier » car il se battait toujours sans armure. Il mĂšne les guerres Ă lâOuest
âą Soryn Aj-Mayir (1620â1665) : le plus cĂ©lĂšbre des trois, connu comme « Soryn le Grand », il achĂšve lâĂ©largissement oriental par des campagnes simultanĂ©es qui donnent Ă lâArkavie sa forme territoriale actuelle (il a conquis les territoires qui constituent acutellement le cĆur des activitĂ©s agricoles du pays)
Sous les Aj-Mayir, lâĂ©mirat connaĂźt sa plus grande pĂ©riode dâexpansion avec conquĂȘtes militaires rapides, et intĂ©grations de populations par conversion et alliances. Câest Ă cette Ă©poque quâArkavie atteint sa forme actuelle d'un point de vue gĂ©ographique.

Par la suite, une nouvelle dynsatie vient au poivoire. La dynastie Istishariyyenne a Ă©tĂ© Ă©tablie en 1751 par l'Ă©mir Istishar Ier (1751-1789). On appelle cette dynastie la "dynastie du progrĂšs", car elle est Ă l'origine de l'introduction des idĂ©ologies technocratiques qui constituent le fondement de la sociĂ©tĂ© arkavienne actuelle. Istishar IerĂ©tait un vizir de haut rang et un stratĂšge. Il ne descend pas d'une lignĂ©e royale classique, mais il est dĂ©signĂ© Ă©mir par un conseil Ă©largi composĂ© de vizirs, de savants et de chefs militaires qui perçoivent en lui la personne apte à « Renouveler l'Ă©mirat » .Et ils visent juste. Son accession marque lâouverture dâune pĂ©riode appelĂ©e « lâĂge du ProgrĂšs ».

Câest lui qui fonde Le Conseil central de gouvernance en 1754. Il ne veut plus que le pouvoir soit entre les mains dâun monarque. Il nomme alors des vizirrs, ceux qui formeront ce conseil par rapport Ă leurs compĂ©tences et non leur rang social ou leur famille. Câest le dĂ©but de la technocratie.
Face Ă la grandeur du territoire conquis au fil du temps par les anciens monarques, Istishar Ier fait voter en 1752 la rĂ©forme la plus dĂ©cisivie et cĂ©lĂšbre de son rĂšgne : la division de lâunique grand Ă©mirat en plusieurs Ă©mirats secondaires. Cette mesure, dĂ©battue longtemps au sein du conseil et officiellement acceptĂ© en 1753. Il affirmait que le domaine Ă©tait devenu trop vaste, trop diversifiĂ© et trop difficile Ă administrer depuis une seule capitale.
Istishar Ier dĂ©cide donc de diviser le pays en sept Ă©mirats, dont un Ă©mirat principal, chacun subdivisĂ© en provinces administratives plus petites. Le dĂ©coupage est fait selon des critĂšres et surtout en mĂ©moire des grands souverains du passĂ©. Ă chaque Ă©mirat, il a donnĂ© le nom dâun Ă©mir en lien avec la zone, afin de mettre en avant lâimportance de lâHistoire.
Ainsi sont créés :
âą lâĂ©mirat de NĂ©ovara, Ă©mirat principal, siĂšge de la capitale et nommĂ© en rĂ©fĂ©rence Ă lâĂ©mir femme NĂ©ova-NĆ«r ad-DÄ«n, qui a fondĂ© la capitale actuelle, NĂ©ovar.
âą lâĂ©mirat de VaĂ«ralis, rĂ©gion montagneuse du sud, attribuĂ© Ă VaĂ«r al-VaĂ«ra, non pas pour une conquĂȘte mais parce quâil Ă©tait le premier Ă©mir Ă explorer et Ă traverser les chaĂźnes montagneuses quâon y trouve.
âą lâĂ©mirat de Korunthar, rĂ©gion du nord-ouest, dĂ©diĂ©e Ă la mĂ©moire de Korunth al-VaĂ«ra, le grand conquĂ©rant qui avait Ă©tendu les frontiĂšres orientales au tout dĂ©but.
âą lâĂ©mirat de Thalvenar qui honore Thalven al-VaĂ«ra, dont les conquĂȘtes avaient menĂ©s Ă la crĂ©ation de ports au nord.
âą lâĂ©mirat de Sorynvel, riche en terres fertiles Ă lâouest et qui porte le nom de Soryn Aj-Mayir, les plus grand chef militaire de lâexpansion occidentale.
âą lâĂ©mirat de Burjalis, important point maritime, est nommĂ© en hommage Ă Burja Aj-Mayir
âą Et enfin lâĂ©mirat de Zarathyn, au sud-est, vouĂ© Ă Zarath Aj-Mayir, le « ConquĂ©rant d'acier ».
Chaque Ă©mirat est placĂ© sous lâautoritĂ© dâun Ă©mir nommĂ© directement par lâĂ©mir suprĂȘme de NĂ©ovara, et principalement choisi en fonction de ses compĂ©tences. Câest comme ça que naissent les Emirats Unis dâArkavie, qui transforme lâancien grand Ă©mirat en une union de territoires, chacun dirigĂ© par un homme compĂ©tent plutĂŽt que par un hĂ©ritier de sang. Cette rĂ©forme marque le premier point du changement de rĂ©gime politique, posant dĂ©jĂ les bases de la technocratie.
Cette nouvelle nation, pourtant efficace est fondamentalement oligarchique. Le pouvoir rĂ©el reste entre les mains de vizirs et dâĂ©mirs. Sans aucune participation de la population. Les conseils consultatifs nâexistaient pas encore, les votes non plus et les citoyens ordinaires restaient exclus.
En 1904, la population ne supporte plus le rĂ©gime oligrachique imposĂ© par la dynastie Istishariyyenne et nourrie par les idĂ©es de dĂ©mocraties provenant d'Eurysie Ă cette Ă©poque, appelle Ă la rĂ©volution. Les grands villes comme NĂ©ovar, RymĂ©riah, Koryelgrad et ZĂŒrbah sont secouĂ©es par le mĂ©contentement du peuple qui manifeste et saccage les rues. La RĂ©volution arkavienne dure 2 ans et renverge le rĂ©gime politique en 1906. LâĂ©mir Istishar VI est contraint de signer le Manifeste de RymĂ©riah le 17 mars 1906.
Le 1er avril 1906, Ă NĂ©ovar, le groupe de savants meneurs de la RĂ©volution, philosophes, mathĂ©maticiens et autres intellectuels se rĂ©unissent de lâancien palais. Au cĆur de cette assemblĂ©e se tient Al-Korath ibn VaĂ«ryn, grand mathĂ©maticien arkavien. C'est le conseil post-rĂ©volution.

Devant une foule de dĂ©lĂ©guĂ©s et de citoyens rassemblĂ©s, Al-Korath prĂ©sente son projet visionnaire : la crĂ©ation dâun ordre nouveau fondĂ© sur la compĂ©tence et sur la consultation du peuple. Il expose les grandes institutions qui, selon lui, doivent structurer la sociĂ©tĂ© arkavienne. Il créé notamment les conseils consultatifs Ă©miriens, lâassemblĂ©e nationale, et le titre de Premier coordinateur exĂ©cutif tout en gardant dans son programme le Le Conseil central de gouvernance créé par les istishariyyens. Il dit notamment cette phrase qui est aujourdâhui la devise nationale : « lâOrdre fonde le ProgrĂšs. »
La proposition est accueillie positivement par la population arkavienne Ă©puisĂ©e par des dĂ©cennies dâoligarchie. AdoptĂ©e avec acclamation le jour mĂȘme, la rĂ©forme est mise en Ćuvre dans la mĂȘme annĂ©e. LâĂtat technocratique dâArkavie est officiellement fondĂ©, et Al-Korath ibn VaĂ«ryn dĂ©sigĂ© comme le pĂšre de cette refondation, devient le tout premier Premier Coordinateur exĂ©cutif du pays.

En 1908 est adoptĂ© le drapeau national. Deux ans plus tard, en 1910, lâhymne ArkĂ©n Estra (Ă©crit en moye arkavien) composĂ© par la poĂšte et musicienne Zyrya RĂżlah, est entonnĂ© pour la premiĂšre fois lors de la fĂȘte nationale : le 1er avril 1908. Les frontiĂšres sâouvrent progressivement ; plusieurs langues rĂ©gionales et Ă©trangĂšres sont reconnues officiellement au sein de lâEtat.
Les anciens Ă©mirs et vizirs de lâoligarchie sont exilĂ©s en 1906, marquant la rupture dĂ©finitive avec lâancien rĂ©gime. Cependant, dĂšs 1912, le nouveau rĂ©gime dĂ©cide de rĂ©tablir un Ă©mir dans chaque Ă©mirat, mais uniquement dans un but symbolique et historique. Ces Ă©mirs, choisis pour leur exemplaritĂ© et leur attachement aux traditions, nâexercent aucun pouvoir politique, ils reprĂ©sentent leur Ă©mirat et incarne sa culture.
En 1925 sont créés les ministĂšres placĂ©s sous la supervision directe du Premier Coordinateur. Ă partir de 1930, lâArkavie fait de la technologie son domaine de prĂ©dilection : investissements massifs, constructions de laboratoire pour la recherche, dĂ©veloppement de nouvelles technologies. Enfin, en 1954, est instituĂ©e la Haute AutoritĂ© des DonnĂ©es.
Aujourd'hui, la technologie fait partie intégrante de la culture du pays.
Posté le : 16 fév. 2026 à 22:54:46
Modifié le : 21 fév. 2026 à 20:55:51
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Comme vu prĂ©cĂ©demment, avant qu'Arkavie ne devienne une RĂ©publique technocratique qu'elle est aujourd'hui, elle a existĂ© sous deux formes diffĂ©rentes. D'abord l'Ă©mirat d'Arkav pendant trĂšs longtemps, puis les Ămirats Unis d'Arkavie par la suite. Des siĂšcles durant lesquels le pays a Ă©tĂ© dirigĂ© par plusieurs dynasties d'Ă©mirs. Les voici :
A) La dynastie al-Vaërienne
Période : 1067-1271
Début : fondée par Khalid al-Vaëra Ier, avec la prise de Koryelgrad en 1067.
Fin : Assassinat de Rashīd II al-Vaëra en 1271
B) La dynastie ad-Dīnienne
PĂ©riode : 1271â1492
Début : fondée par Nƫr ad-Dīn sur à la fin du rÚgne Korunth al-Vaëra sans héritier mùle
Fin : Mort de Rashīd III ad-Dīn
C) La dynastie aj-Mayirienne
PĂ©riode : 1492â1742
Début : fondée par Burja Aj-Mayir, un chef de guerre nommé émir en 1492
Fin : abdication de ErĂżtireth Aj-Mayir en 1742
La situation de l'émirat est critique suite à l'abdication inattendue d'Erÿtireth Aj-Mayir et le territoire se retrouve dirigé par des vizirs dans l'attente de trouver un émir légitime pour gouverner. L'émirat reste dans ce désordre jusqu'en 1751.
D) La dynastie La dynastie Istishariyyenne (ou la dynastie du ProgrĂšs)
PĂ©riode : 1751â1906
Début : établie Istishar Ier qui devient émir aprÚs plusieurs années d'attentes
Fin : Prend fin suite à la Révolution arkavienne (1904-1906)
Posté le : 20 fév. 2026 à 21:22:33
Modifié le : 21 fév. 2026 à 21:25:24
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Il existe 4 grandes institutions politiques Ă Arkavie :
- Le Conseil central de gouvernance : Câest lâorgane suprĂȘme du gouvernement arkavien. Il est composĂ© dâexperts reconnus dans les grands domaines stratĂ©giques (sciences, Ă©conomie, technologie, santĂ©, environnement, droit, gĂ©opolitique, etc.). Ils sont choisis uniquement pour leurs compĂ©tences dĂ©montrĂ©es. Les membres actuels proposent des listes de candidats, qui sont ensuite examinĂ©es et validĂ©es par un processus interne. Chaque membre est nommĂ© pour un mandat de 9 ans, non renouvelable. Pour assurer un renouvellement progressif, un tiers des siĂšges est renouvelĂ© tous les 3 ans : donc Ă chaque fois, un tiers des membres arrive en fin de mandat d'un tiers d'autres membres et est remplacĂ© par de nouveaux experts sĂ©lectionnĂ©s par ce mĂȘme systĂšme. Ce conseil valide ou refuse les lois proposĂ©es par les AssemblĂ©es consultatives ou par le Premier Coordinateur. Il peut Ă©galement initier des lois, qui doivent alors obtenir lâaccord de la majoritĂ© des ReprĂ©sentants GĂ©nĂ©raux lors dâune AssemblĂ©e consultative nationale.
Dans le CCG, il n'y a aucun parti politique, tout simplement car aucun n'a le droit d'y siĂ©ger. C'est un organe strictement non Ă©lectoral : personne nây arrive par vote populaire, campagne ou appartenance Ă un groupe idĂ©ologique. Cependant, il est organisĂ© comme un parlement, les experts de mĂȘme grands domaines sont regroupĂ©s entre eux. Voici les 10 grands domaines qui siĂšgent au CCG :
- EF : Ăconomie et finances (Ă©conomistes quantitatifs, experts budgĂ©taires, spĂ©cialistes en commerce [international], analystes, etc.)
- ER : Ănergie et ressources (spĂ©cialistes en Ă©nergies renouvelables, gĂ©ologues, experts en gestion de lâeau, etc.)
- II : Industrie et ingénierie (ingénieurs mécaniques, métallurgistes, etc.)
- TNIA : Technologies numériques et IA (informaticiens, ingénieurs en cybersécurité, etc.)
- SM : Santé et médecine (médecins-chercheurs, épidémiologistes, pharmaciens, spécialistes en santé publique, etc.)
- DJ : Droit et Justice (avocats, procureurs, juristes, etc.)
- EC : Environnement et climat (climatologues, écologues, experts en gestion des risques naturels, etc.)
- TI : Transport et infrastructures (ingénieurs civils, urbanistes, spécialistes en transports ferroviaires et maritimes, etc.)
- ER : Ăducation et recherche (universitaires, pĂ©dagogues, chercheurs en sciences humaines, sociologues, etc.)
- SD : Sécurité et défense (stratÚges militaires, géopoliticiens, diplomates, etc.)
En voici l'organisation :
- Le Premier Coordinateur exĂ©cutif : Câest le chef dâĂtat dâArkavie, Ă©lu directement par les citoyens pour un mandat de 6 ans, renouvelable une seule fois. Il doit obligatoirement ĂȘtre diplĂŽmĂ© de lâInstitut Central de CompĂ©tences (universitĂ© qui forme aux disciplines valorisĂ©es par la sociĂ©tĂ© et lâĂtat : informatique, technologie, Ă©conomie, histoire, gĂ©opolitique, gestion de donnĂ©esâŠ). Son rĂŽle principal est dâappliquer et de coordonner les dĂ©cisions du Conseil central de gouvernance. Il propose des lois, supervise les ministĂšres (qui peuvent eux aussi initier des propositions), nomme et rĂ©voque les ministres, dirige les agences publiques et reprĂ©sente Arkavie Ă lâinternational.
- Les Conseils consultatifs Ă©miriens : C'est une assemblĂ©e qui se rĂ©unit tous les mois. Il y en a un dans chaque Ă©mirat. Ils rassemblent les reprĂ©sentants provinciaux Ă©lus de toutes les provinces administratives de lâĂ©mirat, choisis par les citoyens pour un mandat de dix ans. Ces reprĂ©sentants prĂȘtent serment de porter fidĂšlement la voix de leurs citoyens et deviennent de fait coordinateurs de leur province administrative pendant ce mandat. Les Conseils consultatifs Ă©miriens ont un rĂŽle important : ils relaient les avis et prĂ©occupations publiques exprimĂ©s par les habitants. Les membres peuvent proposer des lois ou des mesures Ă lâĂ©chelle de leur Ă©mirat, mais jamais Ă lâĂ©chelle nationale. Toute proposition Ă©mirale doit recevoir lâapprobation du Conseil central de gouvernance avant dâentrer en vigueur. Ă lâĂ©chelle nationale, les conseils ne peuvent que dĂ©battre des textes qui seront soumis Ă lâAssemblĂ©e consultative nationale, oĂč le ReprĂ©sentant GĂ©nĂ©ral de lâĂ©mirat (maire de la capitale Ă©mirienne) est tenu de relayer lâavis majoritaire et de rester strictement neutre. LâĂ©mir de lâĂ©mirat peut assister Ă ces rĂ©unions Ă titre purement symbolique et reprĂ©sentatif, sans droit de vote ni parole dĂ©cisionnelle.
- LâAssemblĂ©e consultative nationale : C'est l'AssemblĂ©e nationale qui se tient Ă NĂ©ovar (la capitale) sur convocation et peut ĂȘtre rĂ©unie Ă tout moment. Elle est composĂ©e des 7 ReprĂ©sentants GĂ©nĂ©raux, un par Ă©mirat, qui sont obligatoirement les maires des capitales dâĂ©mirat et siĂšgent dĂ©jĂ dans leur assemblĂ©e consultative de lâĂ©mirat et en tant que maire pendant une durĂ©e de 10 ans (renouvelable une seule fois). Cette assemblĂ©e nationale est gĂ©nĂ©ralement convoquĂ©e lorsquâun Ă©mirat souhaite faire adopter une loi Ă lâĂ©chelle nationale (aprĂšs dĂ©bat dans les conseils des Ă©mirats), ou lorsquâil sâagit de valider une proposition Ă©manant du Conseil central de gouvernance (qui doit Ă©galement alors avoir Ă©tĂ© discutĂ©e au niveau des Ă©mirats). Pour qu'une loi soit acceptĂ©e, il faut qu'au moins 4 des ReprĂ©sentants GĂ©nĂ©raux votent pour.
- La Haute AutoritĂ© des DonnĂ©es : Câest une institution importante qui contrĂŽle lâusage et la fabrication des technologies dans lâenceinte du pays et aux frontiĂšres. Elle fait respecter une charte de lâutilisation et la fabrication des technologies dans lâenceinte dâArkavie. Arkavie garde un Ćil trĂšs attentif sur lâIntelligence Artificielle notamment et impose que toute IA dĂ©ployĂ©e dans le pays (publique ou privĂ©e) doit ĂȘtre autorisĂ©e par la HAD. La HAD peut Ă©galement interdire le dĂ©veloppement ou lâutilisation de technologies jugĂ©es trop dangereuses ou qui dĂ©passent les rĂšgles de lâĂ©thique. On fait Ă©galement appel Ă la HAD pour toute importation de technologie sur le territoire. Câest aussi la HAD qui sâoccupe de la protection du pays dans les cybermenaces.
Pour faire rĂ©gner lâautoritĂ©, il y a 2 types dâagent de la HAD : les agents de patrouilles et ceux qui travaillent sur les interfaces numĂ©riques. La Haute AutoritĂ© des DonnĂ©es est dirigĂ©e par un Directeur ou une Directrice. Cette instiution trĂšs puissante a un pouvoir presque absolu dans son domaine et peut suspendre des projets ou mĂȘme imposer de lourdes amendes sans passer par la moindre institution supĂ©rieure. Les bureaux de la HAD se situent Ă Velkoss, dans le Porvince de VaĂ«ralis.