2/ HistoireAu dĂ©part, Arkavie nâĂ©tait pas un Etat technocratique indĂ©pendant, mais un en rĂ©alitĂ© un Emirat :
lâEmirat dâArkav.
LâEmirat dâArkav est fondĂ© au XIe siĂšcle, en
1067 exactement, aprĂšs lâinvasion de
Koryelgrad et des petits territoires alentours par des peuplades musulmanes dâEurysie du sud-est, ayant fui le continent en raison des nombreuses guerres de religions qui y avaient lieu. Ces cĂŽtes dâAfarĂ©e, autrefois habitĂ©es par de petites tribus considĂ©rablement plus faibles que les troupes dâEurysie furent chassĂ©es et massacrĂ©es par les 200 000 hommes du chef de guerre musulman
Khalid al-VaĂ«ra Ier. Ce dernier prend possession des villages et de la trĂšs cĂ©lĂšbre forteresse de Koryelgrad. Il fonde sur ces nouvelles terres un nouvel Ă©tat : lâEmirat dâArkav dont il devient le tout premier Ă©mir. Koryelgrad devient la premiĂšre capitale du pays et le restera pendant un long moment. Un Emirat couvert par des rĂšgles strictes dont la principale est : La religion obligatoire et lâIslam et quiconque sây oppose se condamne Ă la mort. Au fil des annĂ©es de nombreuses tribus nomades natives intĂšgrent lâEmirat dâArkav et se convertissent Ă lâislam suite Ă plusieurs dĂ©faites lors de petites batailles.

Forteresse de Koryelgrad (Koryeldgrad, Thalvenar, Arkavie)Câest ainsi que se fonde la
dynastie al-vaĂ«rienne qui dure plus de deux siĂšcles et qui compte 5 Ă©mirs diffĂ©rents. Un des Ă©mirs qui marque lâhistoire du pays est
Fahri al-VaĂ«ra, le 3Ăšme Ă©mir de la dynastie. Il est lâarriĂšre-petit-fils de Khalid al-VaĂ«ra Ier et devient Ă©mir en 1155. Il joue un rĂŽle majeur dans les dĂ©buts de la laĂŻcitĂ© dans lâĂ©mirat grĂące Ă son
DĂ©cret de lâOrdre SĂ©parĂ© quâil fait entrer en vigueur en 1175. Constatant que certains imams commençaient Ă exploiter leur autoritĂ© religieuse pour intervenir dans les affaires politiques de lâĂ©mirat, lâĂ©mir Fahri al-VaĂ«ra dĂ©cide de sĂ©parer clairement la religion du pouvoir politique. Il créé un principe selon lequel les dĂ©cisions politiques doivent ĂȘtre prises sans influence religieuse et sans rĂ©fĂ©rence Ă lâinterprĂ©tation des autoritĂ©s religieuses. Cependant, lâislam demeure la religion dâĂtat, obligatoire pour la population et profondĂ©ment ancrĂ©e dans la sociĂ©tĂ©. Ă cette Ă©poque, on ne peut donc pas encore qualifier lâĂ©mirat dâArkav de vĂ©ritable Ătat laĂŻc. Malheureusement, lâĂ©mir Fahri al-VaĂ«ra est assassinĂ© par lâimam
Abdul Rahman al-Malthis en 1178, un imam qui Ă©tait totalement contre ce dĂ©cret. Il fut condamnĂ© Ă la pendaison la mĂȘme annĂ©e.
La dynastie al-vaĂ«rienne a eu un rĂŽle primordial dans le dĂ©veloppement de lâEmirat dâArkav au Moyen-Ăge, Ă©galement sur le plan gĂ©ographique, Ă©conomique/commercial et culturel. LâĂ©mir
Thalven al-VaĂ«ra (1178â1195) a Ă©largi le territoire jusquâĂ lâactuelle ville de
RĂ€ssayvi, ce qui est aujourdâhui l'Ă©mirat de Thalvenar. De mĂȘme pour lâĂ©mir
Korunth al-VaĂ«ra (1195â1271), un grand guerrier connu pour ses grandes conquĂȘtes de lâouest (actuel Ă©mirat de Korunthar).

Korunth al-VaĂ«ra Ă©tait Ă©galement connu pour sa passion pour le commerce et pour les langues. Il a menĂ© de nombreux Ă©changes commerciaux avec lâEurysie (les premiers) et câest lui qui a fondĂ© le tout premier
marchĂ© de Koryelgrad. On doit Ă©galement Ă lâĂ©mir Korunth al-VaĂ«ra la crĂ©ation de la toute
premiĂšre version de la langue arkavienne, Ă lâĂ©poque uniquement parlĂ©e par lâĂ©lite tandis que lâarabe Ă©tait la langue du peuple.
AprĂšs son long rĂšgne de 76 ans, lâĂ©mir Korunth al-VaĂ«ra meurt de vieillesse sans mĂąle hĂ©ritier et sans femme. Le long rĂšgne de Korunth a stabilisĂ© le pays, mais a aussi créé une stagnation administrative. Les vizirs reprochent Ă la fin de la dynastie al-vaĂ«rienne un certain immobilisme, un manque de rĂ©action face aux menaces extĂ©rieures croissantes concernant les pilleries de marchandises en mer, vers la fin du XIIIe siĂšcle. AprĂšs 2 mois sans Ă©mirs, sans hĂ©ritier, le conseil des vizirs nomme le vizir
Nƫr ad-Dīn comme nouvel émir. Il prend donc le pouvoir en
1271. NĆ«r ad-DÄ«n place le commerce au cĆur de son rĂšgne. Il dĂ©veloppe des liaisons maritimes avec les Ătats de la Mer de LeucytalĂ©e, Ă©changeant les principales richesses arkaviennes (Ă©pices rares et titane principalement) contre des biens variĂ©s et des esclaves, renforçant ainsi lâĂ©conomie et lâinfluence de lâĂ©mirat.
Au tout début du XIVe siÚcle, il noue un partenariat commercial avec
Slaviensk, un pays dâEurysie du nord-est. Pendant deux mois, des convois rĂ©guliers relient Rusalka (port principal de Slaviensk) Ă Koryelgrad, via la Mer BlĂȘme puis lâ
Empire Bulistanais, pour rejoindre la Mer de Leucytalée.

Les Ă©changes sont fructueux et stables jusquâen
1301 quand les marchandises cessent dâarriver. Les navires disparaissent ou reviennent pillĂ©s. Des
pirates, remontent les routes maritimes jusquâĂ la capitale arkavienne. Une sĂ©rie dâattaques violentes sâenchaĂźne, menaçant la prospĂ©ritĂ© commerciale et la sĂ©curitĂ© mĂȘme de lâĂ©mirat.
LâĂ©mirat se rĂ©vĂšle vulnĂ©rable face aux pirates et finit par implorer une aide militaire extĂ©rieure. En 1302, NĆ«r ad-DÄ«n conclut une alliance stratĂ©gique avec lâ
Empire Bulistanais, scellée par le mariage arrangé de sa fille,
LaylÄ ad-DÄ«n, avec un prince bulistanais. Les forces bulistanaises dĂ©barquent rapidement sur les cĂŽtes arkaviennes et massacrent les pirates. Ce succĂšs militaire permet Ă lâĂ©mirat de retrouver sa sĂ©rĂ©nitĂ© et de sĂ©curiser Ă nouveau ses routes commerciales, tout en crĂ©ant un lien militaire Ă lâĂ©tranger.

La dynastie ad-DÄ«nienne se prolonge jusquâen 1478 et marque une pĂ©riode clĂ© de lâhistoire de lâĂ©mirat dâArkav, qui a connu plusieurs rĂšgnes importants. Parmi eux, lâĂ©mir
Rashid ad-DÄ«n (1310â1342), succĂ©dant Ă son pĂšre NĆ«r ad-DÄ«n, il hĂ©rite des sĂ©quelles des attaques pirates du dĂ©but du siĂšcle. DĂ©terminĂ© Ă ne plus laisser lâĂ©mirat vulnĂ©rable il investit massivement dans les matĂ©riaux essentiels Ă la crĂ©ation dâarmes. Il dĂ©veloppe des forges, des ateliers dâarmes, âŠGrĂące aux relations commerciales Ă©tablies par son pĂšre autour de la mer de LeucytalĂ©e et mĂȘme au-delĂ il importe les matĂ©riaux stratĂ©giques nĂ©cessaires. Sous son rĂšgne, lâĂ©mirat passe peu Ă peu dâune force dĂ©fensive improvisĂ©e Ă une puissance militaire. Ă sa mort en 1342, lâĂ©mirat dâArkav est dĂ©jĂ cĂ©lĂšbre autour de la Mer de LeucytalĂ©e pour ses armes de qualitĂ©.
Cependant, Rashid ad-Dīn meurt sans fils légitime ni héritier mùle. Néanmoins, il avait auparavant adopté sa niÚce,
NĂ©ova-NĆ«r ad-DÄ«n, fille de sa sĆur aĂźnĂ©e promise au prince bulistanais. Il apparaĂźt donc que la seule descendante survivante et lĂ©gitime de la lignĂ©e ad-dÄ«nienne est cette niĂšce adoptĂ©e. AprĂšs un long dĂ©bat, les vizirs dĂ©cident de la proclamer Ă©mir en 1342 Ă lâĂąge de 21 ans. Elle devient ainsi
la toute premiĂšre Ă©mir femme de lâhistoire de lâĂ©mirat dâArkav et Ă ce jour,
la seule dirigeante fĂ©minine que le pays nâait jamais connue. NĂ©ova-NĆ«r ad-DÄ«n devient la plus grande
cheffe de guerre que lâĂ©mir nâait jamais eu. Elle tire profit des production dâarmes de son oncle pour mener de nombreuses batailles et conquĂ©rir grand nombre de territoires. Câest elle qui obtient les nombreuses terres qui constituent aujourdâhui les Ă©mirats de NĂ©ovara et de VaĂ«ralis. Sa bataille la plus cĂ©lĂšbre et la bataille dâElivaha (actuelle ville de NĂ©ovar), cette longue guerre qui dure 2 ans (1358â1360) durant laquelle elle prend possession de la ville dâElivaha et la renomme NoĂ©var, ainsi elle dĂ©crĂšte que NoĂ©var devient la nouvelle capitale de lâĂ©mirat dâArkav.

La dynastie ad-DÄ«nienne, donc fondĂ©e en 1271, se prolonge jusquâen
1492. Cette annĂ©e marque la fin de la lignĂ©e avec la mort du dernier Ă©mir, RashÄ«d III ad-DÄ«n. Câest sous son rĂšgne (1475â1492) que sâachĂšve la crĂ©ation dĂ©finitive de
la langue arkavienne, aprĂšs des dĂ©cennies de mĂ©lange linguistique. RashÄ«d III impose lâarkavien comme
langue nationale unique dans tous les documents administratifs, judiciaires et diplomatiques, relĂ©guant en partie lâarabe au domaine religieux et symbolique et comme deuxiĂšme langue nationale. Cette dĂ©cision, prise en 1488, est considĂ©rĂ©e comme lâun de ses legs les plus durables.
Ă sa mort donc en 1492, la dynastie ad-DÄ«nienne sâĂ©teint. La mĂȘme annĂ©e,
Burja Aj-Mayir, un chef de guerre charismatique est nommĂ© Ă©mir. Câest le dĂ©but de
la dynastie aj-mayirienne, qui rĂ©gnera jusquâen 1742 (plus de 2 siĂšcles).
Cette dynastie est entrĂ©e dans lâhistoire comme lâĂąge dâor des grands conquĂ©rants arkaviens. Câest la
Grande PĂ©riode de l'Elargissement occidental et oriental. Trois figures dominent cette pĂ©riode dâexpansion territoriale :
âą
Burja Aj-Mayir (1492â1528) : fondateur de la dynastie, il lance les premiĂšres grandes campagnes occidentales cĂŽtieres
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Zarath Aj-Mayir (1545â1587) : surnommĂ© « le ConquĂ©rant dâacier » car il se battait toujours sans armure. Il mĂšne les guerres Ă lâOuest
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Soryn Aj-Mayir (1620â1665) : le plus cĂ©lĂšbre des trois, connu comme « Soryn le Grand », il achĂšve lâĂ©largissement oriental par des campagnes simultanĂ©es qui donnent Ă lâArkavie sa forme territoriale actuelle (il a conquis les territoires qui constituent acutellement le cĆur des activitĂ©s agricoles du pays)
Sous les Aj-Mayir, lâĂ©mirat connaĂźt sa plus grande pĂ©riode dâexpansion avec conquĂȘtes militaires rapides, et intĂ©grations de populations par conversion et alliances. Câest Ă cette Ă©poque quâArkavie atteint sa forme actuelle d'un point de vue gĂ©ographique.

Par la suite, une nouvelle dynsatie vient au poivoire.
La dynastie Istishariyyenne a été établie en 1751 par l'émir
Istishar Ier (1751-1789). On appelle cette dynastie la
"dynastie du progrĂšs", car elle est Ă l'origine de l'introduction des idĂ©ologies technocratiques qui constituent le fondement de la sociĂ©tĂ© arkavienne actuelle. Istishar IerĂ©tait un vizir de haut rang et un stratĂšge. Il ne descend pas d'une lignĂ©e royale classique, mais il est dĂ©signĂ© Ă©mir par un conseil Ă©largi composĂ© de vizirs, de savants et de chefs militaires qui perçoivent en lui la personne apte Ă
« Renouveler l'Ă©mirat » .Et ils visent juste. Son accession marque lâouverture dâune pĂ©riode appelĂ©e
« lâĂge du ProgrĂšs ».
Istishar Ier (1751-1789)Câest lui qui fonde Le
Conseil central de gouvernance en 1754. Il ne veut plus que le pouvoir soit entre les mains dâun monarque. Il nomme alors des vizirrs, ceux qui formeront ce conseil par rapport Ă leurs compĂ©tences et non leur rang social ou leur famille. Câest le dĂ©but de la technocratie.
Face à la grandeur du territoire conquis au fil du temps par les anciens monarques, Istishar Ier fait voter en 1752 la réforme la plus décisivie et célÚbre de son rÚgne :
la division de lâunique grand Ă©mirat en plusieurs Ă©mirats secondaires. Cette mesure, dĂ©battue longtemps au sein du conseil et officiellement acceptĂ© en 1753. Il affirmait que le domaine Ă©tait devenu trop vaste, trop diversifiĂ© et trop difficile Ă administrer depuis une seule capitale.
Istishar Ier décide donc de diviser le pays en
sept Ă©mirats, dont un Ă©mirat principal, chacun subdivisĂ© en provinces administratives plus petites. Le dĂ©coupage est fait selon des critĂšres et surtout en mĂ©moire des grands souverains du passĂ©. Ă chaque Ă©mirat, il a donnĂ© le nom dâun Ă©mir en lien avec la zone, afin de mettre en avant lâimportance de lâHistoire.
Ainsi sont créés :
âą
lâĂ©mirat de NĂ©ovara, Ă©mirat principal, siĂšge de la capitale et nommĂ© en rĂ©fĂ©rence Ă lâĂ©mir femme
Néova-Nƫr ad-Dīn, qui a fondé la capitale actuelle, Néovar.
âą
lâĂ©mirat de VaĂ«ralis, rĂ©gion montagneuse du sud, attribuĂ© Ă
VaĂ«r al-VaĂ«ra, non pas pour une conquĂȘte mais parce quâil Ă©tait le premier Ă©mir Ă explorer et Ă traverser les chaĂźnes montagneuses quâon y trouve.
âą
lâĂ©mirat de Korunthar, rĂ©gion du nord-ouest, dĂ©diĂ©e Ă la mĂ©moire de
Korunth al-Vaëra, le grand conquérant qui avait étendu les frontiÚres orientales au tout début.
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lâĂ©mirat de Thalvenar qui honore
Thalven al-VaĂ«ra, dont les conquĂȘtes avaient menĂ©s Ă la crĂ©ation de ports au nord.
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lâĂ©mirat de Sorynvel, riche en terres fertiles Ă lâouest et qui porte le nom de
Soryn Aj-Mayir, les plus grand chef militaire de lâexpansion occidentale.
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lâĂ©mirat de Burjalis, important point maritime, est nommĂ© en hommage Ă
Burja Aj-Mayirâą Et enfin
lâĂ©mirat de Zarathyn, au sud-est, vouĂ© Ă
Zarath Aj-Mayir, le « Conquérant d'acier ».
Chaque Ă©mirat est placĂ© sous lâautoritĂ© dâun Ă©mir nommĂ© directement par lâĂ©mir suprĂȘme de NĂ©ovara, et principalement choisi
en fonction de ses compĂ©tences. Câest comme ça que naissent
les Emirats Unis dâArkavie, qui transforme lâancien grand Ă©mirat en une union de territoires, chacun dirigĂ© par un homme compĂ©tent plutĂŽt que par un hĂ©ritier de sang. Cette rĂ©forme marque le premier point du changement de rĂ©gime politique, posant dĂ©jĂ les bases de la technocratie.
Cette nouvelle nation, pourtant efficace est fondamentalement oligarchique. Le pouvoir rĂ©el reste entre les mains de vizirs et dâĂ©mirs. Sans aucune participation de la population. Les conseils consultatifs nâexistaient pas encore, les votes non plus et les citoyens ordinaires restaient exclus.
En 1904, la population ne supporte plus le régime oligrachique imposé par la dynastie Istishariyyenne et nourrie par les idées de démocraties provenant d'Eurysie à cette époque,
appelle Ă la rĂ©volution. Les grands villes comme NĂ©ovar, RymĂ©riah, Koryelgrad et ZĂŒrbah sont secouĂ©es par le mĂ©contentement du peuple qui manifeste et saccage les rues.
La RĂ©volution arkavienne dure 2 ans et renverge le rĂ©gime politique en 1906. LâĂ©mir
Istishar VI est contraint de signer le
Manifeste de Rymériah le
17 mars 1906.
Le 1er avril 1906, Ă NĂ©ovar, le groupe de savants meneurs de la RĂ©volution, philosophes, mathĂ©maticiens et autres intellectuels se rĂ©unissent de lâancien palais. Au cĆur de cette assemblĂ©e se tient
Al-Korath ibn Vaëryn, grand mathématicien arkavien. C'est le
conseil post-révolution.

Devant une foule de dĂ©lĂ©guĂ©s et de citoyens rassemblĂ©s, Al-Korath prĂ©sente son projet visionnaire : la crĂ©ation dâun ordre nouveau fondĂ© sur la compĂ©tence et sur la consultation du peuple. Il expose les grandes institutions qui, selon lui, doivent structurer la sociĂ©tĂ© arkavienne. Il créé notamment les
conseils consultatifs émiriens,
lâassemblĂ©e nationale, et le titre de
Premier coordinateur exécutif tout en gardant dans son programme le Le
Conseil central de gouvernance créé par les istishariyyens. Il dit notamment cette phrase qui est aujourdâhui la devise nationale :
« lâOrdre fonde le ProgrĂšs. »La proposition est accueillie positivement par la population arkavienne Ă©puisĂ©e par des dĂ©cennies dâoligarchie. AdoptĂ©e avec acclamation le jour mĂȘme, la rĂ©forme est mise en Ćuvre dans la mĂȘme annĂ©e. LâĂtat technocratique dâArkavie est officiellement fondĂ©, et Al-Korath ibn VaĂ«ryn dĂ©sigĂ© comme le pĂšre de cette refondation, devient
le tout premier Premier Coordinateur exécutif du pays.
Al-Korath ibn VaĂ«rynEn 1908 est adoptĂ© le drapeau national. Deux ans plus tard, en 1910, lâhymne
ArkĂ©n Estra (Ă©crit en moye arkavien) composĂ© par la poĂšte et musicienne Zyrya RĂżlah, est entonnĂ© pour la premiĂšre fois lors de la fĂȘte nationale :
le 1er avril 1908. Les frontiĂšres sâouvrent progressivement ; plusieurs langues rĂ©gionales et Ă©trangĂšres sont reconnues officiellement au sein de lâEtat.
Les anciens Ă©mirs et vizirs de lâoligarchie sont exilĂ©s en 1906, marquant la rupture dĂ©finitive avec lâancien rĂ©gime. Cependant, dĂšs 1912, le nouveau rĂ©gime dĂ©cide de rĂ©tablir un Ă©mir dans chaque Ă©mirat, mais uniquement dans un but symbolique et historique. Ces Ă©mirs, choisis pour leur exemplaritĂ© et leur attachement aux traditions, nâexercent aucun pouvoir politique, ils reprĂ©sentent leur Ă©mirat et incarne sa culture.
En 1925 sont créés les ministĂšres placĂ©s sous la supervision directe du Premier Coordinateur. Ă partir de 1930, lâArkavie fait de
la technologie son domaine de prédilection : investissements massifs, constructions de laboratoire pour la recherche, développement de nouvelles technologies. Enfin, en 1954, est instituée
la Haute Autorité des Données.
Aujourd'hui, la technologie fait partie intégrante de la culture du pays.