25/11/2018
10:51:21
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📖 EncyclopĂ©die d'Arkavie

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Encyclopédie Arkavienne


Sommaire:

1/ Géographie


2/ Histoire


3/ Dynasties et émirs

4/ Politique

5/ Premiers Coordinateurs de la République Technocratique

6/ Economie
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1/ Géographie

Le territoire arkavien est extrĂȘmement structurĂ©, il est divisĂ© en 7 Ă©mirats (eux mĂȘme divisĂ©s en plusieurs provinces) ayant chacune un rĂŽle prĂ©cis diffĂ©rent :

Provinces

- L'Ă©mirat de NĂ©ovara, situĂ© au centre du pays. Il est l'Ă©mirat Capitale, celui qui abrite NĂ©ovar, la capitale du pays, ainsi que la plupart des siĂšges administratifs qui composent le gouvernement arkavien. C’est une Province dynamique, la plus peuplĂ©e de toute et se remarque par ses paysages fortement urbanisĂ©s avec leurs bĂątiments futuristes et leur gratte-ciels high-tech.

- L'Ă©mirat de Korunthar, au Nord. Celui-ci est l'Ă©mirat industrielle du pays, oĂč la majoritĂ© des habitants sont des ouvriers qui travaillent dans les grandes productions d’armement. Car oui, Arkavie est un pays qui investie massivement dans les technologies, et principalement dans l’armement. Des armes high-techs produite nulle part ailleurs et innovatrice. Le grand port de Stravennport y reste ouvert dans le but d’exporter des armes, bien qu’Arkavie n’ait pour le moment Ă©tabli aucun contact Ă  l’étranger dans ce but.

- L'Ă©mirat de VaĂ«ralis, au Sud. C’est le coin froid du pays oĂč se trouve le point culminant : le Mont IkĂ©rĂ©virii. La chaĂźne montagneuse IkĂ©rĂ© est un point fort du tourisme arkavien grĂące aux nombreuses stations de ski qui s’y trouvent. Seulement, la Province de VaĂ«ralis a pour principale fonction d’ĂȘtre le territoire de la recherche scientifique. On compte plusieurs milliers de laboratoires de recherche Ă  travers la Province, dont prĂšs de la moitiĂ© dans la capitale de cette derniĂšre, Velkoss. Une grande partie des scientifiques du continent afarĂ©en y trouve du travail. Velkoss est Ă©galement la ville oĂč siĂšgent les bureaux de la Haute AutoritĂ© des DonnĂ©es.

- L'Ă©mirat de Sorynvel, Ă  l’Ouest. Ici se trouve un autre domaine d’expertise des arkavien qui use des technologies Ă  bon escient : l’agriculture. Une nouvelle pratique innovante a vu le jour dans cette Pro-vince en 1999, Ă  Malthisara : l’agriculture technologique. Une agriculture futuriste qui opte pour un res-pect de l’environnement, l’utilisation d’énergies renouvelables sous forme d’énergies moderne, de la crĂ©ation d’hydrogĂšne vert. La crĂ©ation de « techno-serres »,
 Une Province tout de mĂȘme assez habitĂ©e, mais qui a tout d’une campagne calme Ă  cĂŽtĂ© des grandes mĂ©tropoles. On trouve 67% des habitants de Sorynvel qui sont agriculteurs.

- L'Ă©mirat de Thalvenar. C’est le cƓur historique d’Arkavie. Koryelgrad, la capitale de la Province Ă©tait le tout premier territoire d’Arkavie, autrefois Emirat d’Arakav fondĂ© par les tribues musulmanes ayant fui l’Eurysie. Koryelgrad Ă©tait mĂȘme l’ancienne capitale du pays avant l’expansion du territoire par les Ă©mirs de la dynastie al-VaĂ«rienne. C’est aujourd’hui une Province trĂšs urbanisĂ©e et touristique oĂč on trouve les plus grands marchĂ©s du continent. Koryelgrad est une ville importante qui Ă©tabli un lien commercial entre les pays de la mer de LeucytalĂ©e. C’est une des raisons pour lesquelles la Province de Thalvenar est le cƓur des affaires Ă©trangĂšres.

- L'émirat de Burjalis, à l'Est. C'est une région trÚs touristique, notamment pour ses trÚs nombreuses plages et son patrimoine absolument époustouflant. Pas de laboratoire ici, seulement de grands gratte-ciels, des plages et des terrains multifonctions de haute technologie pour accueillir de grandes événements sportifs ou concert. Ce tourisme joue un rÎle trÚs important dans l'économie d'Arkavie. C'est également à Burjalis qu'on trouve la deuxiÚme plus grande ville du pays : Rymériah.

- La Province de Zarathyn, au sud est. Cette Province est le cƓur des dĂ©veloppements d'Intelligence Artificielles et le centre Ă©conomiques du pays avec ses nombreuses banques et bureaux. C'est Ă©galement dans cette Province que se trouvent les Embassades Ă©trangĂšres, avec un quatrier qui leur est uniquement dĂ©diĂ© dans la ville de ZĂŒrbah.


FrontiĂšres :

Arkavie Ă  l'honneur de partager ses frontiĂšres avec les 6 nations qui sont les suivantes :
- La République de Sovélie à l'est
- La RĂ©publique d’Astraliae (une province au nord et une autre Ă  l'est)
- La Principauté de Grisolia au nord-ouest
- La Sérénissime République de Fortuna au nord-est
- Bharavie Ă  l'ouest
- Et enfin, le Royaume de Finjouri au sud-ouest
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2/ Histoire

Au dĂ©part, Arkavie n’était pas un Etat technocratique indĂ©pendant, mais un en rĂ©alitĂ© un Emirat : l’Emirat d’Arkav.
L’Emirat d’Arkav est fondĂ© au XIe siĂšcle, en 1067 exactement, aprĂšs l’invasion de Koryelgrad et des petits territoires alentours par des peuplades musulmanes d’Eurysie du sud-est, ayant fui le continent en raison des nombreuses guerres de religions qui y avaient lieu. Ces cĂŽtes d’AfarĂ©e, autrefois habitĂ©es par de petites tribus considĂ©rablement plus faibles que les troupes d’Eurysie furent chassĂ©es et massacrĂ©es par les 200 000 hommes du chef de guerre musulman Khalid al-VaĂ«ra Ier. Ce dernier prend possession des villages et de la trĂšs cĂ©lĂšbre forteresse de Koryelgrad. Il fonde sur ces nouvelles terres un nouvel Ă©tat : l’Emirat d’Arkav dont il devient le tout premier Ă©mir. Koryelgrad devient la premiĂšre capitale du pays et le restera pendant un long moment. Un Emirat couvert par des rĂšgles strictes dont la principale est : La religion obligatoire et l’Islam et quiconque s’y oppose se condamne Ă  la mort. Au fil des annĂ©es de nombreuses tribus nomades natives intĂšgrent l’Emirat d’Arkav et se convertissent Ă  l’islam suite Ă  plusieurs dĂ©faites lors de petites batailles.

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forteresse
Forteresse de Koryelgrad (Koryeldgrad, Thalvenar, Arkavie)

C’est ainsi que se fonde la dynastie al-vaĂ«rienne qui dure plus de deux siĂšcles et qui compte 5 Ă©mirs diffĂ©rents. Un des Ă©mirs qui marque l’histoire du pays est Fahri al-VaĂ«ra, le 3Ăšme Ă©mir de la dynastie. Il est l’arriĂšre-petit-fils de Khalid al-VaĂ«ra Ier et devient Ă©mir en 1155. Il joue un rĂŽle majeur dans les dĂ©buts de la laĂŻcitĂ© dans l’émirat grĂące Ă  son DĂ©cret de l’Ordre SĂ©parĂ© qu’il fait entrer en vigueur en 1175. Constatant que certains imams commençaient Ă  exploiter leur autoritĂ© religieuse pour intervenir dans les affaires politiques de l’émirat, l’émir Fahri al-VaĂ«ra dĂ©cide de sĂ©parer clairement la religion du pouvoir politique. Il créé un principe selon lequel les dĂ©cisions politiques doivent ĂȘtre prises sans influence religieuse et sans rĂ©fĂ©rence Ă  l’interprĂ©tation des autoritĂ©s religieuses. Cependant, l’islam demeure la religion d’État, obligatoire pour la population et profondĂ©ment ancrĂ©e dans la sociĂ©tĂ©. À cette Ă©poque, on ne peut donc pas encore qualifier l’émirat d’Arkav de vĂ©ritable État laĂŻc. Malheureusement, l’émir Fahri al-VaĂ«ra est assassinĂ© par l’imam Abdul Rahman al-Malthis en 1178, un imam qui Ă©tait totalement contre ce dĂ©cret. Il fut condamnĂ© Ă  la pendaison la mĂȘme annĂ©e.

La dynastie al-vaĂ«rienne a eu un rĂŽle primordial dans le dĂ©veloppement de l’Emirat d’Arkav au Moyen-Âge, Ă©galement sur le plan gĂ©ographique, Ă©conomique/commercial et culturel. L’émir Thalven al-VaĂ«ra (1178–1195) a Ă©largi le territoire jusqu’à l’actuelle ville de RĂ€ssayvi, ce qui est aujourd’hui l'Ă©mirat de Thalvenar. De mĂȘme pour l’émir Korunth al-VaĂ«ra (1195–1271), un grand guerrier connu pour ses grandes conquĂȘtes de l’ouest (actuel Ă©mirat de Korunthar).

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Korunth al-VaĂ«ra Ă©tait Ă©galement connu pour sa passion pour le commerce et pour les langues. Il a menĂ© de nombreux Ă©changes commerciaux avec l’Eurysie (les premiers) et c’est lui qui a fondĂ© le tout premier marchĂ© de Koryelgrad. On doit Ă©galement Ă  l’émir Korunth al-VaĂ«ra la crĂ©ation de la toute premiĂšre version de la langue arkavienne, Ă  l’époque uniquement parlĂ©e par l’élite tandis que l’arabe Ă©tait la langue du peuple.

AprĂšs son long rĂšgne de 76 ans, l’émir Korunth al-VaĂ«ra meurt de vieillesse sans mĂąle hĂ©ritier et sans femme. Le long rĂšgne de Korunth a stabilisĂ© le pays, mais a aussi créé une stagnation administrative. Les vizirs reprochent Ă  la fin de la dynastie al-vaĂ«rienne un certain immobilisme, un manque de rĂ©action face aux menaces extĂ©rieures croissantes concernant les pilleries de marchandises en mer, vers la fin du XIIIe siĂšcle. AprĂšs 2 mois sans Ă©mirs, sans hĂ©ritier, le conseil des vizirs nomme le vizir NĆ«r ad-DÄ«n comme nouvel Ă©mir. Il prend donc le pouvoir en 1271. NĆ«r ad-DÄ«n place le commerce au cƓur de son rĂšgne. Il dĂ©veloppe des liaisons maritimes avec les États de la Mer de LeucytalĂ©e, Ă©changeant les principales richesses arkaviennes (Ă©pices rares et titane principalement) contre des biens variĂ©s et des esclaves, renforçant ainsi l’économie et l’influence de l’émirat.

Au tout dĂ©but du XIVe siĂšcle, il noue un partenariat commercial avec Slaviensk, un pays d’Eurysie du nord-est. Pendant deux mois, des convois rĂ©guliers relient Rusalka (port principal de Slaviensk) Ă  Koryelgrad, via la Mer BlĂȘme puis l’Empire Bulistanais, pour rejoindre la Mer de LeucytalĂ©e.

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Les Ă©changes sont fructueux et stables jusqu’en 1301 quand les marchandises cessent d’arriver. Les navires disparaissent ou reviennent pillĂ©s. Des pirates, remontent les routes maritimes jusqu’à la capitale arkavienne. Une sĂ©rie d’attaques violentes s’enchaĂźne, menaçant la prospĂ©ritĂ© commerciale et la sĂ©curitĂ© mĂȘme de l’émirat.
L’émirat se rĂ©vĂšle vulnĂ©rable face aux pirates et finit par implorer une aide militaire extĂ©rieure. En 1302, NĆ«r ad-DÄ«n conclut une alliance stratĂ©gique avec l’Empire Bulistanais, scellĂ©e par le mariage arrangĂ© de sa fille, Laylā ad-DÄ«n, avec un prince bulistanais. Les forces bulistanaises dĂ©barquent rapidement sur les cĂŽtes arkaviennes et massacrent les pirates. Ce succĂšs militaire permet Ă  l’émirat de retrouver sa sĂ©rĂ©nitĂ© et de sĂ©curiser Ă  nouveau ses routes commerciales, tout en crĂ©ant un lien militaire Ă  l’étranger.

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La dynastie ad-DÄ«nienne se prolonge jusqu’en 1478 et marque une pĂ©riode clĂ© de l’histoire de l’émirat d’Arkav, qui a connu plusieurs rĂšgnes importants. Parmi eux, l’émir Rashid ad-DÄ«n (1310–1342), succĂ©dant Ă  son pĂšre NĆ«r ad-DÄ«n, il hĂ©rite des sĂ©quelles des attaques pirates du dĂ©but du siĂšcle. DĂ©terminĂ© Ă  ne plus laisser l’émirat vulnĂ©rable il investit massivement dans les matĂ©riaux essentiels Ă  la crĂ©ation d’armes. Il dĂ©veloppe des forges, des ateliers d’armes, 
GrĂące aux relations commerciales Ă©tablies par son pĂšre autour de la mer de LeucytalĂ©e et mĂȘme au-delĂ  il importe les matĂ©riaux stratĂ©giques nĂ©cessaires. Sous son rĂšgne, l’émirat passe peu Ă  peu d’une force dĂ©fensive improvisĂ©e Ă  une puissance militaire. À sa mort en 1342, l’émirat d’Arkav est dĂ©jĂ  cĂ©lĂšbre autour de la Mer de LeucytalĂ©e pour ses armes de qualitĂ©.

Cependant, Rashid ad-DÄ«n meurt sans fils lĂ©gitime ni hĂ©ritier mĂąle. NĂ©anmoins, il avait auparavant adoptĂ© sa niĂšce, NĂ©ova-NĆ«r ad-DÄ«n, fille de sa sƓur aĂźnĂ©e promise au prince bulistanais. Il apparaĂźt donc que la seule descendante survivante et lĂ©gitime de la lignĂ©e ad-dÄ«nienne est cette niĂšce adoptĂ©e. AprĂšs un long dĂ©bat, les vizirs dĂ©cident de la proclamer Ă©mir en 1342 Ă  l’ñge de 21 ans. Elle devient ainsi la toute premiĂšre Ă©mir femme de l’histoire de l’émirat d’Arkav et Ă  ce jour, la seule dirigeante fĂ©minine que le pays n’ait jamais connue. NĂ©ova-NĆ«r ad-DÄ«n devient la plus grande cheffe de guerre que l’émir n’ait jamais eu. Elle tire profit des production d’armes de son oncle pour mener de nombreuses batailles et conquĂ©rir grand nombre de territoires. C’est elle qui obtient les nombreuses terres qui constituent aujourd’hui les Ă©mirats de NĂ©ovara et de VaĂ«ralis. Sa bataille la plus cĂ©lĂšbre et la bataille d’Elivaha (actuelle ville de NĂ©ovar), cette longue guerre qui dure 2 ans (1358–1360) durant laquelle elle prend possession de la ville d’Elivaha et la renomme NoĂ©var, ainsi elle dĂ©crĂšte que NoĂ©var devient la nouvelle capitale de l’émirat d’Arkav.

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La dynastie ad-DÄ«nienne, donc fondĂ©e en 1271, se prolonge jusqu’en 1492. Cette annĂ©e marque la fin de la lignĂ©e avec la mort du dernier Ă©mir, RashÄ«d III ad-DÄ«n. C’est sous son rĂšgne (1475–1492) que s’achĂšve la crĂ©ation dĂ©finitive de la langue arkavienne, aprĂšs des dĂ©cennies de mĂ©lange linguistique. RashÄ«d III impose l’arkavien comme langue nationale unique dans tous les documents administratifs, judiciaires et diplomatiques, relĂ©guant en partie l’arabe au domaine religieux et symbolique et comme deuxiĂšme langue nationale. Cette dĂ©cision, prise en 1488, est considĂ©rĂ©e comme l’un de ses legs les plus durables.

À sa mort donc en 1492, la dynastie ad-DÄ«nienne s’éteint. La mĂȘme annĂ©e, Burja Aj-Mayir, un chef de guerre charismatique est nommĂ© Ă©mir. C’est le dĂ©but de la dynastie aj-mayirienne, qui rĂ©gnera jusqu’en 1742 (plus de 2 siĂšcles).
Cette dynastie est entrĂ©e dans l’histoire comme l’ñge d’or des grands conquĂ©rants arkaviens. C’est la Grande PĂ©riode de l'Elargissement occidental et oriental. Trois figures dominent cette pĂ©riode d’expansion territoriale :
‱ Burja Aj-Mayir (1492–1528) : fondateur de la dynastie, il lance les premiùres grandes campagnes occidentales cîtieres
‱ Zarath Aj-Mayir (1545–1587) : surnommĂ© « le ConquĂ©rant d’acier » car il se battait toujours sans armure. Il mĂšne les guerres Ă  l’Ouest
‱ Soryn Aj-Mayir (1620–1665) : le plus cĂ©lĂšbre des trois, connu comme « Soryn le Grand », il achĂšve l’élargissement oriental par des campagnes simultanĂ©es qui donnent Ă  l’Arkavie sa forme territoriale actuelle (il a conquis les territoires qui constituent acutellement le cƓur des activitĂ©s agricoles du pays)
Sous les Aj-Mayir, l’émirat connaĂźt sa plus grande pĂ©riode d’expansion avec conquĂȘtes militaires rapides, et intĂ©grations de populations par conversion et alliances. C’est Ă  cette Ă©poque qu’Arkavie atteint sa forme actuelle d'un point de vue gĂ©ographique.

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Par la suite, une nouvelle dynsatie vient au poivoire. La dynastie Istishariyyenne a Ă©tĂ© Ă©tablie en 1751 par l'Ă©mir Istishar Ier (1751-1789). On appelle cette dynastie la "dynastie du progrĂšs", car elle est Ă  l'origine de l'introduction des idĂ©ologies technocratiques qui constituent le fondement de la sociĂ©tĂ© arkavienne actuelle. Istishar IerĂ©tait un vizir de haut rang et un stratĂšge. Il ne descend pas d'une lignĂ©e royale classique, mais il est dĂ©signĂ© Ă©mir par un conseil Ă©largi composĂ© de vizirs, de savants et de chefs militaires qui perçoivent en lui la personne apte Ă  « Renouveler l'Ă©mirat » .Et ils visent juste. Son accession marque l’ouverture d’une pĂ©riode appelĂ©e « l’Âge du ProgrĂšs ».

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Istishar Ier (1751-1789)

C’est lui qui fonde Le Conseil central de gouvernance en 1754. Il ne veut plus que le pouvoir soit entre les mains d’un monarque. Il nomme alors des vizirrs, ceux qui formeront ce conseil par rapport Ă  leurs compĂ©tences et non leur rang social ou leur famille. C’est le dĂ©but de la technocratie.

Face Ă  la grandeur du territoire conquis au fil du temps par les anciens monarques, Istishar Ier fait voter en 1752 la rĂ©forme la plus dĂ©cisivie et cĂ©lĂšbre de son rĂšgne : la division de l’unique grand Ă©mirat en plusieurs Ă©mirats secondaires. Cette mesure, dĂ©battue longtemps au sein du conseil et officiellement acceptĂ© en 1753. Il affirmait que le domaine Ă©tait devenu trop vaste, trop diversifiĂ© et trop difficile Ă  administrer depuis une seule capitale.

Istishar Ier dĂ©cide donc de diviser le pays en sept Ă©mirats, dont un Ă©mirat principal, chacun subdivisĂ© en provinces administratives plus petites. Le dĂ©coupage est fait selon des critĂšres et surtout en mĂ©moire des grands souverains du passĂ©. À chaque Ă©mirat, il a donnĂ© le nom d’un Ă©mir en lien avec la zone, afin de mettre en avant l’importance de l’Histoire.
Ainsi sont créés :
‱ l’émirat de NĂ©ovara, Ă©mirat principal, siĂšge de la capitale et nommĂ© en rĂ©fĂ©rence Ă  l’émir femme NĂ©ova-NĆ«r ad-DÄ«n, qui a fondĂ© la capitale actuelle, NĂ©ovar.
‱ l’émirat de VaĂ«ralis, rĂ©gion montagneuse du sud, attribuĂ© Ă  VaĂ«r al-VaĂ«ra, non pas pour une conquĂȘte mais parce qu’il Ă©tait le premier Ă©mir Ă  explorer et Ă  traverser les chaĂźnes montagneuses qu’on y trouve.
‱ l’émirat de Korunthar, rĂ©gion du nord-ouest, dĂ©diĂ©e Ă  la mĂ©moire de Korunth al-VaĂ«ra, le grand conquĂ©rant qui avait Ă©tendu les frontiĂšres orientales au tout dĂ©but.
‱ l’émirat de Thalvenar qui honore Thalven al-VaĂ«ra, dont les conquĂȘtes avaient menĂ©s Ă  la crĂ©ation de ports au nord.
‱ l’émirat de Sorynvel, riche en terres fertiles Ă  l’ouest et qui porte le nom de Soryn Aj-Mayir, les plus grand chef militaire de l’expansion occidentale.
‱ l’émirat de Burjalis, important point maritime, est nommĂ© en hommage Ă  Burja Aj-Mayir
‱ Et enfin l’émirat de Zarathyn, au sud-est, vouĂ© Ă  Zarath Aj-Mayir, le « ConquĂ©rant d'acier ».

Chaque Ă©mirat est placĂ© sous l’autoritĂ© d’un Ă©mir nommĂ© directement par l’émir suprĂȘme de NĂ©ovara, et principalement choisi en fonction de ses compĂ©tences. C’est comme ça que naissent les Emirats Unis d’Arkavie, qui transforme l’ancien grand Ă©mirat en une union de territoires, chacun dirigĂ© par un homme compĂ©tent plutĂŽt que par un hĂ©ritier de sang. Cette rĂ©forme marque le premier point du changement de rĂ©gime politique, posant dĂ©jĂ  les bases de la technocratie.

Cette nouvelle nation, pourtant efficace est fondamentalement oligarchique. Le pouvoir rĂ©el reste entre les mains de vizirs et d’émirs. Sans aucune participation de la population. Les conseils consultatifs n’existaient pas encore, les votes non plus et les citoyens ordinaires restaient exclus.

En 1904, la population ne supporte plus le rĂ©gime oligrachique imposĂ© par la dynastie Istishariyyenne et nourrie par les idĂ©es de dĂ©mocraties provenant d'Eurysie Ă  cette Ă©poque, appelle Ă  la rĂ©volution. Les grands villes comme NĂ©ovar, RymĂ©riah, Koryelgrad et ZĂŒrbah sont secouĂ©es par le mĂ©contentement du peuple qui manifeste et saccage les rues. La RĂ©volution arkavienne dure 2 ans et renverge le rĂ©gime politique en 1906. L’émir Istishar VI est contraint de signer le Manifeste de RymĂ©riah le 17 mars 1906.

Le 1er avril 1906, Ă  NĂ©ovar, le groupe de savants meneurs de la RĂ©volution, philosophes, mathĂ©maticiens et autres intellectuels se rĂ©unissent de l’ancien palais. Au cƓur de cette assemblĂ©e se tient Al-Korath ibn VaĂ«ryn, grand mathĂ©maticien arkavien. C'est le conseil post-rĂ©volution.

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Devant une foule de dĂ©lĂ©guĂ©s et de citoyens rassemblĂ©s, Al-Korath prĂ©sente son projet visionnaire : la crĂ©ation d’un ordre nouveau fondĂ© sur la compĂ©tence et sur la consultation du peuple. Il expose les grandes institutions qui, selon lui, doivent structurer la sociĂ©tĂ© arkavienne. Il créé notamment les conseils consultatifs Ă©miriens, l’assemblĂ©e nationale, et le titre de Premier coordinateur exĂ©cutif tout en gardant dans son programme le Le Conseil central de gouvernance créé par les istishariyyens. Il dit notamment cette phrase qui est aujourd’hui la devise nationale : « l’Ordre fonde le ProgrĂšs. »

La proposition est accueillie positivement par la population arkavienne Ă©puisĂ©e par des dĂ©cennies d’oligarchie. AdoptĂ©e avec acclamation le jour mĂȘme, la rĂ©forme est mise en Ɠuvre dans la mĂȘme annĂ©e. L’État technocratique d’Arkavie est officiellement fondĂ©, et Al-Korath ibn VaĂ«ryn dĂ©sigĂ© comme le pĂšre de cette refondation, devient le tout premier Premier Coordinateur exĂ©cutif du pays.

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Al-Korath ibn Vaëryn

En 1908 est adoptĂ© le drapeau national. Deux ans plus tard, en 1910, l’hymne ArkĂ©n Estra (Ă©crit en moye arkavien) composĂ© par la poĂšte et musicienne Zyrya RĂżlah, est entonnĂ© pour la premiĂšre fois lors de la fĂȘte nationale : le 1er avril 1908. Les frontiĂšres s’ouvrent progressivement ; plusieurs langues rĂ©gionales et Ă©trangĂšres sont reconnues officiellement au sein de l’Etat.

Les anciens Ă©mirs et vizirs de l’oligarchie sont exilĂ©s en 1906, marquant la rupture dĂ©finitive avec l’ancien rĂ©gime. Cependant, dĂšs 1912, le nouveau rĂ©gime dĂ©cide de rĂ©tablir un Ă©mir dans chaque Ă©mirat, mais uniquement dans un but symbolique et historique. Ces Ă©mirs, choisis pour leur exemplaritĂ© et leur attachement aux traditions, n’exercent aucun pouvoir politique, ils reprĂ©sentent leur Ă©mirat et incarne sa culture.

En 1925 sont créés les ministĂšres placĂ©s sous la supervision directe du Premier Coordinateur. À partir de 1930, l’Arkavie fait de la technologie son domaine de prĂ©dilection : investissements massifs, constructions de laboratoire pour la recherche, dĂ©veloppement de nouvelles technologies. Enfin, en 1954, est instituĂ©e la Haute AutoritĂ© des DonnĂ©es.

Aujourd'hui, la technologie fait partie intégrante de la culture du pays.
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3/ Dynasties

Comme vu prĂ©cĂ©demment, avant qu'Arkavie ne devienne une RĂ©publique technocratique qu'elle est aujourd'hui, elle a existĂ© sous deux formes diffĂ©rentes. D'abord l'Ă©mirat d'Arkav pendant trĂšs longtemps, puis les Émirats Unis d'Arkavie par la suite. Des siĂšcles durant lesquels le pays a Ă©tĂ© dirigĂ© par plusieurs dynasties d'Ă©mirs. Les voici :


A) La dynastie al-Vaërienne

Période : 1067-1271
Début : fondée par Khalid al-Vaëra Ier, avec la prise de Koryelgrad en 1067.
Fin : Assassinat de Rashīd II al-Vaëra en 1271




B) La dynastie ad-Dīnienne

PĂ©riode : 1271–1492
Début : fondée par Nƫr ad-Dīn sur à la fin du rÚgne Korunth al-Vaëra sans héritier mùle
Fin : Mort de Rashīd III ad-Dīn




C) La dynastie aj-Mayirienne

PĂ©riode : 1492–1742
Début : fondée par Burja Aj-Mayir, un chef de guerre nommé émir en 1492
Fin : abdication de ErĂżtireth Aj-Mayir en 1742




La situation de l'émirat est critique suite à l'abdication inattendue d'Erÿtireth Aj-Mayir et le territoire se retrouve dirigé par des vizirs dans l'attente de trouver un émir légitime pour gouverner. L'émirat reste dans ce désordre jusqu'en 1751.

D) La dynastie La dynastie Istishariyyenne (ou la dynastie du ProgrĂšs)

PĂ©riode : 1751–1906
Début : établie Istishar Ier qui devient émir aprÚs plusieurs années d'attentes
Fin : Prend fin suite à la Révolution arkavienne (1904-1906)




Voici tous les grands dirigeants du pays avant que ce dernier ne devienne la République Technocratique d'Arkavie et ne soit dirigé par des présidents.
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4/ Politique

Il existe 4 grandes institutions politiques Ă  Arkavie :

- Le Conseil central de gouvernance : C’est l’organe suprĂȘme du gouvernement arkavien. Il est composĂ© d’experts reconnus dans les grands domaines stratĂ©giques (sciences, Ă©conomie, technologie, santĂ©, environnement, droit, gĂ©opolitique, etc.). Ils sont choisis uniquement pour leurs compĂ©tences dĂ©montrĂ©es. Les membres actuels proposent des listes de candidats, qui sont ensuite examinĂ©es et validĂ©es par un processus interne. Chaque membre est nommĂ© pour un mandat de 9 ans, non renouvelable. Pour assurer un renouvellement progressif, un tiers des siĂšges est renouvelĂ© tous les 3 ans : donc Ă  chaque fois, un tiers des membres arrive en fin de mandat d'un tiers d'autres membres et est remplacĂ© par de nouveaux experts sĂ©lectionnĂ©s par ce mĂȘme systĂšme. Ce conseil valide ou refuse les lois proposĂ©es par les AssemblĂ©es consultatives ou par le Premier Coordinateur. Il peut Ă©galement initier des lois, qui doivent alors obtenir l’accord de la majoritĂ© des ReprĂ©sentants GĂ©nĂ©raux lors d’une AssemblĂ©e consultative nationale.

Dans le CCG, il n'y a aucun parti politique, tout simplement car aucun n'a le droit d'y siĂ©ger. C'est un organe strictement non Ă©lectoral : personne n’y arrive par vote populaire, campagne ou appartenance Ă  un groupe idĂ©ologique. Cependant, il est organisĂ© comme un parlement, les experts de mĂȘme grands domaines sont regroupĂ©s entre eux. Voici les 10 grands domaines qui siĂšgent au CCG :
- EF : Économie et finances (Ă©conomistes quantitatifs, experts budgĂ©taires, spĂ©cialistes en commerce [international], analystes, etc.)
- ER : Énergie et ressources (spĂ©cialistes en Ă©nergies renouvelables, gĂ©ologues, experts en gestion de l’eau, etc.)
- II : Industrie et ingénierie (ingénieurs mécaniques, métallurgistes, etc.)
- TNIA : Technologies numériques et IA (informaticiens, ingénieurs en cybersécurité, etc.)
- SM : Santé et médecine (médecins-chercheurs, épidémiologistes, pharmaciens, spécialistes en santé publique, etc.)
- DJ : Droit et Justice (avocats, procureurs, juristes, etc.)
- EC : Environnement et climat (climatologues, écologues, experts en gestion des risques naturels, etc.)
- TI : Transport et infrastructures (ingénieurs civils, urbanistes, spécialistes en transports ferroviaires et maritimes, etc.)
- ER : Éducation et recherche (universitaires, pĂ©dagogues, chercheurs en sciences humaines, sociologues, etc.)
- SD : Sécurité et défense (stratÚges militaires, géopoliticiens, diplomates, etc.)

En voici l'organisation :



- Le Premier Coordinateur exĂ©cutif : C’est le chef d’État d’Arkavie, Ă©lu directement par les citoyens pour un mandat de 6 ans, renouvelable une seule fois. Il doit obligatoirement ĂȘtre diplĂŽmĂ© de l’Institut Central de CompĂ©tences (universitĂ© qui forme aux disciplines valorisĂ©es par la sociĂ©tĂ© et l’État : informatique, technologie, Ă©conomie, histoire, gĂ©opolitique, gestion de donnĂ©es
). Son rĂŽle principal est d’appliquer et de coordonner les dĂ©cisions du Conseil central de gouvernance. Il propose des lois, supervise les ministĂšres (qui peuvent eux aussi initier des propositions), nomme et rĂ©voque les ministres, dirige les agences publiques et reprĂ©sente Arkavie Ă  l’international.

- Les Conseils consultatifs Ă©miriens : C'est une assemblĂ©e qui se rĂ©unit tous les mois. Il y en a un dans chaque Ă©mirat. Ils rassemblent les reprĂ©sentants provinciaux Ă©lus de toutes les provinces administratives de l’émirat, choisis par les citoyens pour un mandat de dix ans. Ces reprĂ©sentants prĂȘtent serment de porter fidĂšlement la voix de leurs citoyens et deviennent de fait coordinateurs de leur province administrative pendant ce mandat. Les Conseils consultatifs Ă©miriens ont un rĂŽle important : ils relaient les avis et prĂ©occupations publiques exprimĂ©s par les habitants. Les membres peuvent proposer des lois ou des mesures Ă  l’échelle de leur Ă©mirat, mais jamais Ă  l’échelle nationale. Toute proposition Ă©mirale doit recevoir l’approbation du Conseil central de gouvernance avant d’entrer en vigueur. À l’échelle nationale, les conseils ne peuvent que dĂ©battre des textes qui seront soumis Ă  l’AssemblĂ©e consultative nationale, oĂč le ReprĂ©sentant GĂ©nĂ©ral de l’émirat (maire de la capitale Ă©mirienne) est tenu de relayer l’avis majoritaire et de rester strictement neutre. L’émir de l’émirat peut assister Ă  ces rĂ©unions Ă  titre purement symbolique et reprĂ©sentatif, sans droit de vote ni parole dĂ©cisionnelle.

- L’AssemblĂ©e consultative nationale : C'est l'AssemblĂ©e nationale qui se tient Ă  NĂ©ovar (la capitale) sur convocation et peut ĂȘtre rĂ©unie Ă  tout moment. Elle est composĂ©e des 7 ReprĂ©sentants GĂ©nĂ©raux, un par Ă©mirat, qui sont obligatoirement les maires des capitales d’émirat et siĂšgent dĂ©jĂ  dans leur assemblĂ©e consultative de l’émirat et en tant que maire pendant une durĂ©e de 10 ans (renouvelable une seule fois). Cette assemblĂ©e nationale est gĂ©nĂ©ralement convoquĂ©e lorsqu’un Ă©mirat souhaite faire adopter une loi Ă  l’échelle nationale (aprĂšs dĂ©bat dans les conseils des Ă©mirats), ou lorsqu’il s’agit de valider une proposition Ă©manant du Conseil central de gouvernance (qui doit Ă©galement alors avoir Ă©tĂ© discutĂ©e au niveau des Ă©mirats). Pour qu'une loi soit acceptĂ©e, il faut qu'au moins 4 des ReprĂ©sentants GĂ©nĂ©raux votent pour.

- La Haute AutoritĂ© des DonnĂ©es : C’est une institution importante qui contrĂŽle l’usage et la fabrication des technologies dans l’enceinte du pays et aux frontiĂšres. Elle fait respecter une charte de l’utilisation et la fabrication des technologies dans l’enceinte d’Arkavie. Arkavie garde un Ɠil trĂšs attentif sur l’Intelligence Artificielle notamment et impose que toute IA dĂ©ployĂ©e dans le pays (publique ou privĂ©e) doit ĂȘtre autorisĂ©e par la HAD. La HAD peut Ă©galement interdire le dĂ©veloppement ou l’utilisation de technologies jugĂ©es trop dangereuses ou qui dĂ©passent les rĂšgles de l’éthique. On fait Ă©galement appel Ă  la HAD pour toute importation de technologie sur le territoire. C’est aussi la HAD qui s’occupe de la protection du pays dans les cybermenaces.
Pour faire rĂ©gner l’autoritĂ©, il y a 2 types d’agent de la HAD : les agents de patrouilles et ceux qui travaillent sur les interfaces numĂ©riques. La Haute AutoritĂ© des DonnĂ©es est dirigĂ©e par un Directeur ou une Directrice. Cette instiution trĂšs puissante a un pouvoir presque absolu dans son domaine et peut suspendre des projets ou mĂȘme imposer de lourdes amendes sans passer par la moindre institution supĂ©rieure. Les bureaux de la HAD se situent Ă  Velkoss, dans le Porvince de VaĂ«ralis.
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