
[Arctivités internes en Casarie] Kazaridə daxili fəaliyyətlər
Posté le : 21 fév. 2026 à 15:58:43
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Kamil Rəşid İmranoğlunun həyatı (1)
La vie de Kamil Rachid Imranoghlu
Rachid naît dans une famille de pasteurs. Il est élevé par sa grand-mère et par sa mère, alors que son père est mort lors de l'attentat sur la tour Krakatoï. De toutes les manières, son père l'avait abandonné lui et sa mère alors qu'il n'avait que 3 ans, alors qu'est-ce que sa mort pouvait provoquer chez lui ? Bref, il grandit là. Passant ses journées à faire paître les troupeaux, il s'approche d'un âge qu'il serait bon d'exploiter (13 ans) ; pour le moment, il n'a aucune éducation, et sa mère pense qu'il serait bon qu'il aille à l'école. Cependant, dans sa campagne, il n'y a pas une seule école dans un rayon de 10 km. C'est pourquoi sa grand-mère a eu l'idée de l'envoyer chez son oncle Hassan, qui vit à Achgabat-ata : là-bas, au moins, il y aura des écoles qualifiés.
C'est ainsi que Rachid va être envoyé chez son oncle Hassan, à Achgabat-ata. Il prendra le cheval (avec sa mère) pour faire la traversée jusqu'à la gare, et ensuite montra dans le train pour Achgabat-ata. Avant de partit, sa mère l'embrassa, puis le recommanda d'être respectueux envers son oncle et de bien travailler à l'école. Celui-ci acquiesça, puis monta dans le train. Le trajet fit 3h, et il arriva à la gare d'Achgabat-ata ; il se fit prendre par son oncle Hassan et emmené en son quartier en bus. Lorsqu'il arriva, il vit un grand immeuble central, sans peinture et assez vieillit, daté de l'époque soviétique. Autour, tout un tas de maison, moins grandes, mais dans le même style et des commerces. Les rues étaient cassées, et les trottoirs étaient investis de commerçants ambulants. Il n'y avait presque pas de fenêtres sur les habitations ; les trous étaient couverts par des tapis ou des tissus, et de nombreuses voitures circulaient. A l'endroit même où se trouvait l'arrêt de bus, il y avait un tas de déchet qui empestaient fortement. Il y avait près de là une boulangerie, dont le pain avait l'odeur des poubelles environnantes. De manière générale, dans l'air, se dégageait une odeur de fumée extrêmement désagréable à l'odorat, notamment pour un homme de la campagne ; c'est là qu'il vivrait désormais.
Arrivé là-bas, il fut inscrit à l'école Zebiemska, à 2km de là, dirigé par un directeur mor ; c'était une école publique. Son premier jour à l'école fut peu agréable, celui-ci était racisé par son origine kazar par les mors, et mal traîté par ses frères kazars, qui ne le considéraient pas en raison de sa provenance campagnarde. Par exemple, lors de la récréation, des groupes d’élèves se moquaient de ses vêtements simples et de ses chaussures usées. Certains le poussaient ou lui lançaient des surnoms dégradants, tandis que d’autres, plus curieux, l’observaient à distance, incertains de comment se comporter avec un garçon venu de la campagne. Rachid, blessé mais silencieux, apprit rapidement à éviter les conflits, à baisser la tête et à marcher avec prudence dans les couloirs bondés.
Pourtant, tout n’était pas sombre. Il y avait une petite poignée d’élèves qui semblaient bienveillants, notamment une jeune fille kazar du nom de Leyla, qui avait grandi en ville mais se souvenait de sa propre enfance à la campagne. Elle s’approchait parfois de lui, lui offrait des conseils et partageait un peu de son déjeuner. Ce soutien, même minime, devint pour Rachid une bouée dans un quotidien qui lui semblait hostile.
Les cours, quant à eux, étaient exigeants. Le directeur, un mor strict et peu tolérant, ne laissait aucune place à l’erreur et attendait des élèves qu’ils respectent les normes de comportement et de performance. Rachid, qui n’avait jamais appris à lire ou écrire correctement avant, se retrouvait perdu dans de nombreuses matières. Il passait de longues heures à copier des notes, à recopier des exercices et à s’entraîner à la maison sous le regard attentif de son oncle Hassan, qui faisait de son mieux pour combler le retard accumulé par son neveu.
Malgré toutes ces difficultés, Rachid ressentait une étrange fierté. Chaque petite réussite à l’école était pour lui une victoire personnelle. Chaque lettre qu’il réussissait à déchiffrer, chaque calcul qu’il réussissait à résoudre, devenait une preuve que, malgré son origine modeste et les préjugés qui l’entouraient, il pouvait apprendre et progresser.
Cependant, la vie à Achgabat-ata n’était pas seulement faite d’école et de moqueries. Le soir, après les cours, Rachid découvrait la ville d’un autre œil. Les marchés bruyants, les odeurs de pain et d’épices, les rues animées par les marchands et les artisans, tout cela éveillait en lui une curiosité nouvelle pour le monde. Il comprenait que cette ville, avec ses problèmes et ses injustices, avait aussi ses richesses et ses mystères. Et peu à peu, un sentiment de détermination naissait en lui : il ne voulait plus être simplement un garçon de la campagne perdu dans la ville. Il voulait trouver sa place, se faire respecter, et, un jour, peut-être changer quelque chose dans ce monde qu’il découvrait.
Les premières semaines à l’école furent les plus difficiles pour Rachid. Les moqueries légères se transformèrent peu à peu en conflits plus directs. Un jour, alors qu’il essayait de s’asseoir à sa place habituelle dans la classe, deux frères kazars le bousculèrent violemment et renversèrent ses affaires par terre. Les autres élèves éclatèrent de rire. Rachid sentit la colère monter, mais aussi une honte qu’il ne voulait plus ressentir. Pour la première fois, il se redressa, ramassa ses affaires et, avec une voix ferme mais tremblante, demanda aux frères de le laisser tranquille. Ce petit acte, presque insignifiant, marqua le début de son apprentissage de l’affirmation de soi. Il ne se laissa plus intimider si facilement, mais choisit ses batailles avec prudence et intelligence.
C’est à ce moment-là qu’il fit la connaissance de Géza Magyar, un brann plus âgé, élève brillant et passionné d’arts et de sciences. Géza avait remarqué le courage discret de Rachid et, intrigué par sa ténacité, décida de le prendre sous sa tutelle. Il l’invita à passer du temps chez lui après l’école, dans un appartement rempli de livres, de peintures et d’instruments de musique. Là, Rachid découvrit un monde qu’il n’avait jamais imaginé : la peinture, la musique, la sculpture, mais aussi des idées et des histoires sur l’histoire des peuples de la Morakhan et au-delà. Chaque jour, il passait quelques heures à travailler avec Géza, qui lui apprenait autant l’école que l’art de penser par lui-même.
En parallèle, Rachid continuait sa vie quotidienne avec son oncle. Tous les samedis, il l’aidait dans sa boutique : il rangeait les marchandises, servait les clients et apprenait les subtilités de la vie commerciale. Ces moments, loin de l’école et de l’univers académique, lui donnaient un sens du travail et de la responsabilité. Le dimanche, il accompagnait son oncle à l’église, un lieu où il se sentait étrangement calme et protégé. La foi, même simple et observée avec sincérité, devint pour lui un repère moral, un espace où il pouvait réfléchir sur la vie et ses choix.
Parallèlement à ces apprentissages, sa relation avec Leyla évoluait doucement mais sûrement. Elle était devenue sa confidente, celle avec qui il partageait ses doutes et ses découvertes. Leyla admirait sa persévérance, sa capacité à rester honnête et attentif malgré l’hostilité de certains camarades. Avec le temps, leur complicité se transforma en quelque chose de plus profond : de petits gestes, des regards qui duraient un peu trop longtemps, des sourires échangés au détour d’un couloir. Rachid commençait à ressentir pour elle ce mélange d’admiration et d’affection que l’on connaît au début d’un amour naissant.
Grâce à Géza, aux cours à l’école, à son travail avec son oncle et à sa relation naissante avec Leyla, Rachid commençait à s’affirmer et à se construire. Il n’était plus seulement le garçon de la campagne, faible et ignoré. Il apprenait à combiner force, intelligence et sensibilité. Et, petit à petit, il comprit que pour survivre et se faire une place dans ce monde complexe, il devait conjuguer ces qualités : affronter les conflits avec courage, apprendre sans relâche, s’ouvrir aux autres et nourrir ses rêves.
Mais la vie à Achgabat-ata n’allait pas rester tranquille très longtemps. Les jalousies, les rivalités et les secrets de la ville allaient bientôt mettre à l’épreuve tout ce que Rachid commençait à construire.