11/04/2019
18:13:27
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[Epslandia / Nosgoth] Rencontre Diplomatique

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L'avion officiel de Nosgoth a commencé sa descente dans le ciel clair au-dessus d'Evrayne, la capitale d'Epslandia. Les pistes privées du quartier diplomatique étaient sécurisées depuis plusieurs heures, selon le protocole d'accueil des chefs d'État.

Aethrik Valcaryn-Kars, le dirigeant de Nosgoth, et Tharvael Mor'Keth, un membre important du Conseil de Nosgoth, étaient à bord. Leur visite avait un but précis : discuter plus en profondeur des engagements stratégiques entre Nosgoth et Epslandia, et bien définir comment régler les accords entre nos deux pays.

Dès que l'avion s'est immobilisé, la qualité des services d'Epsalite a sauté aux yeux. Une passerelle spéciale a été mise en place avec des gardes en uniforme vert foncé et or (les couleurs du royaume) de chaque côté. Tout était impeccable, les gestes précis, sans bruit inutile, juste un accueil efficace pour Nosgoth.

Le Ministre des Affaires étrangères d’Epslandia, Antonio Montana, est venu accueillir en personne les représentants de Nosgoth (Aethrik Valcaryn-Kars et Tharvael Mor’Keth). Après les salutations distinguées, ils ont rejoint ensemble le cortège de la délégation, composé de véhicules de haute sécurité, en direction du complexe principal d’Evrayne, traversant les magnifiques bâtiments aux façades vert émeraude soulignées d’or, sous la lumière froide du climat nivéréen.

Une fois arrivé au complexe réservé aux élites ainsi qu’aux dirigeants, Aethrik Valcaryn-Kars fut conduit à sa suite royale de 130 m², préparée exclusivement pour son séjour. Elle comprend un luxueux salon de haute qualité, un bureau sécurisé, une chambre spacieuse avec un lit deux places, un service de conciergerie privé, ainsi qu’une salle de bain équipée d’un spa balnéo.

Tharvael Mor’Keth disposait quand a lui, d’un appartement proche, garantissant à la fois proximité et indépendance

La première réunion officielle était prévue le lendemain dans un salon diplomatique, où seraient abordées les questions relatives aux engagements en cours entre Nosgoth et Epslandia.

Suite Royal
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Aethtik entras dans sa chambre pour ça première nuit a Epslandia.
Tans qu'a Travel Mor'Keth lui allas dans son appartement respectif.

Dehors, la nuit recouvrait le complexe d'Evrayne, donnant au lieu une impression d'irréalité. Mais derrière les murs épais, les équipes de sécurité d'Epslandia et de Nosgoth continuaient leur travail en silence, vérifiant les accès, ajustant les règles et confirmant les derniers détails.

Quand le jour s'est levé, une brume légère a recouvert la capitale. Les premières lueurs de l'hiver ont éclairé les bâtiments du quartier diplomatique. Devant le bâtiment principal, les drapeaux d'Epslandia et de Nosgoth flottaient ensemble, montrant clairement qu'ils se rapprochaient.

Avec la garde, Aethrik Valcaryn-Kars a traversé les jardins impeccables avant d'entrer dans le salon principal. La salle ronde, grande et silencieuse, était dominée par la table en obsidienne qui reflétait la lumière froide du matin. Autour, les sièges avec les armoiries attendaient, prêts pour une rencontre qui allait marquer les relations entre les deux pays.

Aethrik Valcaryn-Kars est entré et s'est assis calmement, suivi de Travel Mor'Keth. Tout en attendant le Sir Moustachius et son subordonné Antonio Montana, afin de commencer la réunion.

salle
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Les équipes Nosgoth restent dans le hall principal, conformément au protocole établi. Les conseillers et les membres de l'équipe de sécurité se trouvent dans le couloir parallèle . Seules les personnes participant aux négociations ont accès à la zone de négociation.

Seuls dans une vaste salle circulaire, Aethrik Valcaryn-Kars et Tharvael Mor’Keth attendaient depuis quinze minutes, seuls tous deux partageant ce court instant. Ils observaient leurs reflets obscurs sur la table d’obsidienne, leur attention rivée dessus ; ils savaient qu’ils étaient désormais parvenus au moment des négociations où ils pouvaient entamer le processus de conclusion d’un accord acceptable pour les deux parties.

Les lourdes portes s'ouvrirent avec une précision presque théâtrale.

Sir Moustachius entra accompagné de Antonio Montana.

Le commandant de l'armée Epsalite portait une cape d'un blanc immaculé, bordée d'or, jamais portée, sur le sol étincelant. Lorsqu'il pénétra au centre de la salle, personne ne le suivait. La lumière du soleil d'hiver, froid et éclatant, se reflétait sur le masque qui lui couvrait le visage, et laissait deviner le mystère qui l'accompagnait jusqu'au cœur de la salle.

À quelques pas de son homologue nosgothien, il marqua une pause… puis le salua chaleureusement :

« Bienvenue à Evrayne, vieux diable ! »

Un sourire transparaissait dans sa voix.

L'atmosphère s'est rapidement apaisée. Il ne s'agissait pas d'un événement susceptible de diviser les deux pays ; au contraire, c'était la première fois que ces deux dirigeants collaboraient étroitement pour présenter une image d'unité dans un lieu approprié.

Sir Moustachius lui tendit la main.

« J’espère que vous avez bien dormi. Nous avons beaucoup à discuter. »

À une extrémité de la table se trouvait Tharvael Mor'Keth, et aux deux autres extrémités, ces deux hommes. Isolés du monde extérieur par les murs épais et isolants, aucun son ne parvenait à les traverser. Désormais, seules les conditions de leur accord et la manière de les modifier comptaient.

RDV
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Un silence respectueux suivit leurs salutations.

Sir Moustachius prit place lentement, le léger froissement de sa cape résonna brièvement avant que le calme ne reprenne possession de la salle. Ses yeux se posèrent tour à tour sur Aethrik Valcaryn-Kars puis sur Tharvael Mor’Keth, comme s’il évaluait déjà l’équilibre invisible de la négociation à venir.

Aucune précipitation.
Aucun geste inutile.

Seulement la conscience partagée que chaque mot prononcé dans cette pièce aurait des conséquences bien au-delà d’Evrayne.

La lumière hivernale continuait de traverser les hautes fenêtres, dessinant sur la table d’obsidienne des reflets pâles et mouvants. À l’extérieur, la capitale poursuivait son activité ordinaire, inconsciente de l’importance des décisions qui allaient être prises derrière ces murs insonorisés.


Sir Moustachius croisa les mains devant lui.

« Nos deux nations ont longtemps avancé côte à côte, parfois dans l’ombre, parfois sous le regard du monde. Aujourd’hui… il est temps de donner une forme durable à cette coopération. »


Les premiers documents furent disposés sur la table avec une précision méthodique. Cartes énergétiques, accords préliminaires, projections stratégiques : chaque élément venait matérialiser des mois de discussions préparatoires.

Plus personne ne parlait pour combler le silence.

Désormais, chaque phrase devait compter.

Sir Moustachius inclina légèrement la tête.

« Commençons. »

À cet instant précis, la rencontre cessait d’être une simple réunion diplomatique.
Elle devenait une négociation entre deux puissances conscientes que leur avenir commun dépendrait des décisions prises autour de cette table.

Et derrière les portes closes du salon diplomatique d’Evrayne, l’histoire commençait lentement à s’écrire.

salle
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Après avoir posé les mains sur le rebord noir de la grande table d'obsidienne, Aethrik Valcaryn-Kars leva de nouveau les yeux vers Sir Moustachius, dont le visage était grave mais empreint de sincérité. Il lui fallut un long moment pour se décider, car il n'était pas pressé et voulait s'assurer que ses paroles aient du sens. Tharvael Mor'Keth resta immobile, écoutant attentivement les gestes et les expressions d'Aethrik.

« Avant d'aborder les détails techniques… je tiens à réaffirmer un point crucial : Nosgoth n'a pas oublié.»

Un silence pesant s'abattit sur la salle circulaire.

«Depuis de nombreuses années, Epslandia soutient activement notre cause en nous apportant l'aide financière et matériel nécessaire par des voies discrètes et respectueuses. Vous nous avez soutenus, guidés et orientés… et parfois bien plus encore.»

Après un instant de réflexion, Aethrik reprit : « Il semble que vous soyez là pour nous depuis le premier jour. Et puisque nous avons la chance de bâtir notre avenir ensemble, nous devons aussi reconnaître notre passé. Comment Nosgoth compte-t-elle s'acquitter de sa dette envers Epslandia ? »

Bien que ses actes ne trahissent ni faiblesse, ni dette explicite envers elle, il manifestait une volonté de la traiter équitablement.. Le regard inflexible de Moustachius, fixe et inébranlable, se posa sur lui, il considéra sa question non seulement comme courtoise, mais aussi comme un choix stratégique. Un accord tacite évoluait vers une entente plus explicite entre eux.

Sir Moustachius demeura fixe un instant. Puis, un éclat de rire soudain résonna au plafond du salon diplomatique. Les rires résonnèrent contre le lustre qui pendait au-dessus de leurs têtes. Il posa simplement une main appuyée sur la table, restant immobile.

« Mon frère… tu ne me dois rien. Nous ne faisons qu’un. » « Depuis le tout début. »

D’un léger geste, il désigna les deux bannières accrochées derrière eux.

« Nosgoth et Epslandia avancent ensemble, unis par une conviction qui nous dépasse. Nous voulons protéger la terre de Nivérée, préserver nos croyances et nos valeurs, et vivre selon nos convictions en ces temps incertains. Vous ne nous devez rien ; nous avons tissé un lien indéfectible. »

L'atmosphère changea légèrement lorsque Antonio Montana, le bras droit du chef Epsalite, s'inclina légèrement avant de prendre la parole. D'une clarté exceptionnelle, il déclara : « Le Royaume n'exige rien de Nosgoth. Absolument rien. Nous ne souhaitons plus rester séparés ; nous désirons que nos armées respectives fusionnent, unies en une seule entité deux fois plus puissante, afin d'assurer la paix sur toute la Niverée, d'être unies pour sa défense et de partager une vision commune. »

Le silence qui suivit n'était plus une question. Il était fondamental.

Une étape importante a été franchie lors de cette réunion, l'attention s'étant déplacée de l'examen des programmes d'assistance antérieurs à l'établissement de bases solides pour une alliance constructive entre deux pays fermement engagés dans une coopération future, avec pour objectif ultime de s'unir sous un même drapeau.
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La déclaration d’Antonio Montana étais suspendue.

Personne ne parlais.

Même les torches murales brûler plus lentement, leurs flammes vacillant sous le poids de ce qui venait d’être proposé.

Aethrik Valcaryn-Kars ferma les yeux.

Une fusion des armées.

*Pas une alliance.

*Pas un traité.

*Une union irréversible.

Lorsqu’il rouvrit les yeux, son regard ne cherchait plus seulement Moustachius, mais les bannières derrière lui

— celles de Nosgoth et d’Epslandia. Deux symboles distincts… qui ne forme qu’un seul.

Tharvael Mor’Keth ne resta plus immobile.

— « Une armée unifiée implique un commandement unique. »

Sa voix était calme, presque froide.

— « Qui dirige ? »

La question tomba sans agressivité, mais chacun ne comprenais qu’elle représentait le véritable cœur du débat.

Antonio fessa un léger sourire.

— « Voilà précisément pourquoi nous sommes ici. Aucun royaume ne doit dominer l’autre. Nous proposons la création d’un Haut Commandement de Nivérée. Trois sièges permanents :
Nosgoth, Epslandia… et un troisième représentant choisi parmi les nations alliées lorsque le moment viendra. »

Aethrik il fronça légèrement les sourcils.

— « Vous pensez déjà à une expansion. »

— « Nous pensons à l’avenir »,

répondit Moustachius avec douceur.

— « Le monde change. Les anciennes frontières s’effritent. Si nous ne bâtissons pas quelque chose de plus grand… d’autres le feront à notre place. »

Un murmure parcourut les conseillers présents.

Depuis plusieurs mois, des rumeurs circulaient aux frontières nord : des cités abandonnées, des convois disparus, des armées inconnues aperçues dans les brumes de l’Est. Rien d’officiel. Rien de confirmé.

Mais assez pour inquiéter.

Aethrik a poser doucement ses mains derrière son dos.

— « Et si Nosgoth accepte… que devient notre souveraineté ? »

Moustachius ne répondit pas immédiatement. Son regard étais grave.

— « Elle évolue. Elle ne disparaît pas. Nos peuples resteront libres, nos cultures intactes. Mais face aux menaces à venir… nous ne pouvons plus penser comme deux royaumes isolés. »

Un silence respectueux se passais.

Puis Tharvael avançais d’un pas.

— « Vous savez quelque chose. »

Ce n’était pas une question.

Antonio échangea un regard avec Moustachius.

Le chef epsalite inspira profondément.

— « Nos éclaireurs ont franchi la mer de cendres il y a vingt jours. Ils ne sont jamais revenus. »

Les conseillers échangèrent des regards inquiets.

— « Avant leur disparition », poursuivit Antonio, « ils ont envoyé un dernier message. Une armée marche vers la Nivérée. Pas une armée connue. Pas un royaume identifié. »

Il posa un cylindre métallique sur la table d’obsidienne.

Le sceau brisé révélait un parchemin noirci, marqué d’un symbole inconnu : un cercle fendu par une ligne verticale, entouré de runes anciennes.

Aethrik sentit une tension ancienne remonter en lui.

Il connaissait ce signe.

Ou plutôt… il croyait le connaître.

— « Impossible… » murmura-t-il.

Moustachius observa sa réaction.

— « Tu l’as déjà vu. »

Aethrik relevais lentement la tête.

— « Dans les archives interdites de Nosgoth. Avant la chute des Royaumes Premiers. »

Le nom ne fut pas prononcé, mais chacun comprit.

Une menace oubliée.
Une histoire que personne ne voulait voir revenir.

La réunion diplomatique venait de changer de nature.

Ce n’était plus une négociation.

C’était le début d’une mobilisation.

Aethrik inspira profondément, puis déclara d’une voix ferme :

— « Alors nous n’avons plus le luxe d’hésiter. »

Il se tourna vers les deux bannières.

— « Nosgoth accepte l’ouverture des pourparlers pour l’unification militaire. Dès aujourd’hui. »

Antonio inclina la tête.

Moustachius sourit, mais cette fois sans rire.

Au-dehors, les cloches de la cité commencèrent à sonner, portées par le vent de la nuit.

Sans que le peuple ne le sache encore, une nouvelle ère venait de commencer.

Et quelque part, au-delà des frontières connues de la Nivérée… quelque chose venait déjà à leur rencontre.

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Les mots d’Aethrik résonnèrent encore quelques secondes dans la salle après qu’il eut déclaré :

"Nosgoth accepte l’ouverture des pourparlers pour l’unification militaire. Dès aujourd’hui."

Cette fois, personne ne répondit immédiatement, car il n’y avait plus rien à débattre : la décision était prise. Antonio inclina lentement la tête, non comme un vainqueur, mais comme un partenaire, tandis que Moustachius s’avançait et déclara :

"Alors que cela soit consigné. À compter de ce jour, Nosgoth et Epslandia entament officiellement le processus d’unification de leurs forces armées sous l’autorité du futur Haut Commandement de Nivérée."

Les scribes se mirent à écrire, leurs plumes grattant le parchemin avec régularité, transformant les paroles en acte irréversible. Aethrik jeta un dernier regard aux deux bannières suspendues derrière eux, deux emblèmes, deux identités désormais liées par une volonté commune, puis ordonna calmement :

"Les états-majors seront convoqués à l’aube. Que les généraux soient informés avant que les rumeurs ne les précèdent."

Antonio confirma d’une voix posée :

"Les nôtres recevront les mêmes ordres."

Les documents furent rassemblés, le cylindre refermé, et la tension qui pesait sur la pièce se dissipa pour laisser place à la gravité d’une décision historique. Les deux dirigeants échangèrent alors une poignée d’avant-bras, simple et ferme. Aethrik ajouta à voix basse :

"Que cette union soit une force, pas une dépendance."

Antonio répondit sans hésiter :

"Elle sera ce que nous en ferons."

Puis les portes s’ouvrirent sur la nuit paisible. La réunion s’acheva sans fracas ni urgence, seulement avec la certitude qu’en ce soir-là, dans le calme maîtrisé de la cité, deux nations venaient de lier officiellement leur destin, et que la suite appartiendrait désormais à l’Histoire.
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