| L’occitano-velsnien est une langue disparue de la famille des langues rhémiennes occidentales. Résultat d'une divergence locale du rhémien vulgaire à partir, de façon documentée, du IIIème siècle, sa zone d'implantation correspond à la plaine velsnienne actuelle (territoire métropolitain de la Grande République de Velsna). Idiome relativement peu connu par des sources écrites, il constitue la langue dominante du territoire jusqu'à la colonisation fortunéenne qui circonscrit son aire de locution à l'intérieur de la plaine velsnienne. L'ocitano-velsnien s'éteint graduellement, supplanté par le fortunéen classique, puis le velsnien moderne à partir du IXème siècle, période correspondant au début de la dynamique d'expansion de la cité velsnienne sur l'ensemble de son aire de locution. On suppose la langue éteinte au lendemain des grands bouleversements consécutifs aux Guerres celtiques, puis à la Guerre sociale velsnienne (première moitié du XIIIème siècle). Historique La phase d'expansion, puis la désintégration politique de l'Empire rhémien d'occident à partir du IIIème siècle de notre ère favorise le morcellement linguistique des anciennes provinces ayant été "rhémanisées" depuis le IIIème siècle avant notre ère. Si la plaine velsnienne est conquise et rhémanisée dés le Ier siècle, on y distingue guère de divergence linguistique du rhémien local avant cette période, date à laquelle les cités rhémiennes de la région se dotent de gouvernements locaux, dans une tentative d'organiser leur propre défense face aux incursions de plus e plus répétées, et aux mouvements de populations qui viennent secouer la région durant l'antiquité tardive. La constitution d'entités politiques autonomes, appelées plus tard par l'historiographie velsnienne "principautés occitanes" favorisent les conditions d el'émergeance d'un parler local, dans une région qui fait figure de frontière, à partir du Vème siècle, entre le monde germanique et l'aire d'influence latine. Contrairement à ses langues soeurs comme le gallouèsant ou le teylais, l'occitano-velsnien ne subit qu'une très faible pénétration ou pression linguistique des langues germaniques sur son aire de locution, et est relativement épargnée par ces grandes migrations. A compter du Vème siècle, l'occitano-velsnien se développe donc de manière indépendante. Il devient la langue des élites locales, bien que son corpus de textes et d'inscriptions soit très faible De manière générale, on possède peu d'informations attestées quant à la formation de la langue, mais le morcellement politique des principautés occitanes n'a pas été sans favoriser l'émergence de dialectes nombreux, et on pense qu'il n'apparut jamais de standard de la langue occitano-velsnienne. Le VIIIème siècle voit la région de la plaine velsnienne actuelle être sujette à un mouvement de colonisation progressive de colons fortunéens. La cité fortunéenne, en effet, s'attèle à compter de cette période à la fondation de comptoirs commerciaux en vue de contrôler les interfaces d'échanges avec les Principautés occitanes. Ce peuplement nouveau marque le point de départ d'une mise sous pression linguistique de la population occitane, qui ne fait que se renforcer à partir de la fondation de Velsna, à l'origine simple comptoir commercial. La cité velsnienne, très rapidement, se lance dans une unification du territoire de la plaine velsnienne actuelle, au cours d'une série de conflits appelées "Guerres occitanes". Si la langue se maintient plusieurs siècles après la conquête et ne semble faire objet d'aucune politique volontaire d'assimilation, l'occitnao-velsnien cesse alors d'être une langue des élites, qui elles, sont rapidement "velsnianisés" . La langue occitano-velsnienne n'est plus attestée sur les côtés de la plaine velsnienne dés la fin du Xème sècle, et dans la Chôra velsnienne au milieu du XIème siècle (région entourant la ville de Velsna, vallée de la Léandra). Elle se maintient cependant dans les régions éloignées du grand commerce international, comme la Vallée de l'Arna, la passe de Saliera et les frontières orientales de la plaine velsnienne, les monts du Tarsus, et ce jusqu'au XIIIème siècle. La langue a longtemps résisté à la désintégration des diverses communautés autonomes et à l'extension de la langue velsnienne, mais les grands bouleversements politique s du XIIIème siècle (Guerres celtiques, Guerre sociale velsnienne) portent vraisemblablement le coup de grâce à l'occitano-velsnien. En effet, les destructions de ces conflits, conjugué au fait d'une assimilation accélérée site l'obtention par tous les habitants de la région à la citoyenneté velsnienne des suites de la Guerre sociale ont sans doute joué un grand rôle dans sa disparition. Il est à noter que l'occitano-velsnien a perduré un temps au nord de l'île celtique suite à l'implantation de colons occitans durant l Première guerre celtique, et qui donnera une langue-fille, le strombolain, qui y est encore usitée actuellement de manière très marginale. De même, une variante de l'occitan est parlée en Dodécapole fortunéenne, mais sans lien de filiation apparente avec l'occitano-velsnien. | 123 | Pays Velsna Nombre de locuteurs 0 Nom des locuteurs occitanophone Période: IIIème - XIIIème siècle Typologie flexionnelle, accusative, à accent d'intensité Écriture Voir écriture occitane - langues indo-eurysiennes - langues latines - langues rhémiennes - langues rhémiennes occidentales - Occitano-velsnien Extrait de la "table occitane" (tablette en bronze datant du VIIème siècle) : Pis pocapit post post exac comono hafies meddis dat castris loufir en eituas, factud pous touto deiuatuns tanginom deicans, siom dateizasc idic tangineis deicum, pod walaemom touticom tadait ezum. nep fefacid pod pis dat eizac egmad min deiuaid dolud malud. Suae pis contrud exeic fefacust auti comono hipust, molto etan to estud. In suaepis ionc fortis meddis moltaum herest, ampert minstreis aeteis aetuas moltas moltaum licitud. Que chaque magistrat choisisse de tenir une assemblée en attente d'une peine de mort ou d'une amende, laissez le peuple prononcer son jugement, après lui avoir fait jurer d'être juste, car l'avis du peuple est selon toute croyance le meilleur qui soit. Si tout homme empêche une telle assemblée de se tenir, par sa mauvaise conduite ou son obstruction, punissez le par une amende de 2 000 florius. ![]() La plaine velsnienne, zone de locution historique de l'achoso-velsien |
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