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[Finejouri - Arkavie] Rencontre diplomatique

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Rencontre Diplomatique : Royaume de Finejouri et République technocratique d'Arkavie




aéroport

Néovar - Aéroport National
Le 6 décembre 2018, 08h00


Le ciel arbore un manteau orangé au lever du soleil sur la capitale arkavienne. Sur la piste VIP, les balises clignotent faiblement. Les haut-parleurs annoncent l'arrivée imminente de l'avion tactique finejourille.

L'avion atterrit sur le sol arkavien avec maîtrise. Aidés par les services locaux, les véhicules transportés annoncés par le gouvernement du royaume sont sortis de l'engin aérien.

À 08h07, tout le convoi et le personnel prévus sont alignés sur le tarmac. Aucune anomalie n'est détectée, le convoi est validé par les équipes de sécurité arkaviennes.

Le vent fait claquer les drapeaux arkaviens au sommet des mâts. A 08h50, le Premier Coordinateur exécutif de la République, accompagné du Ministre des Affaires Étrangères et des Relations Internationales ainsi que de toutes ses équipes, se tenait prêt au sein du Grand Palais de Néovar, prêt à accueillir comme il se doit l'arrivée de Sa Majesté le roi Louis II.

Le convoi tactique finit par rouler lentement vers la zone d’attente près de la piste principale, pour laisser la place à l’arrivée royale prévue aux alentours de 09h00.
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Le 6 décembre 2018, bien avant le lever complet du jour, la base aérienne royale de Finejouri fut placée sous haute vigilance. Les gyrophares des véhicules officiels découpaient la brume matinale tandis que les équipes de sécurité effectuaient une dernière inspection des appareils. La délégation royale, composée de Sa Majesté le Roi Louis II, de trois proches conseillers diplomatiques, de trois servants et d’un effectif sécuritaire de quinze agents dont six dédiés à la protection rapprochée du souverain arriva de manière échelonnée afin de respecter le protocole établi.

Après les ultimes vérifications techniques, les deux appareils décollèrent successivement de Finejouri selon le plan arrêté. Le vol se déroula dans un silence professionnel, rythmé par les échanges codés entre cockpit et centre de contrôle.

À 8h00 précises , l’avion tactique entama sa descente au-dessus de Néovar et se posa au Grand Aéroport international de Néovar. Dès son immobilisation sur le tarmac, l’équipe avancée descendit rapidement afin de coordonner le dispositif d’accueil avec une reconnaissance des accès, sécurisation des zones réservées, liaison avec les services arkaviens et validation du protocole d’arrivée. Tout devait être prêt dans l’heure suivante.

À 9h00, comme prévu, l’avion royal apparut dans le ciel clair d’Arkavie et amorça son approche finale. L’atterrissage se fit avec une précision parfaite. Alignés sur le tarmac, les drapeaux de Finejouri et d’Arkavie flottaient côte à côte, tandis qu’un détachement d’honneur attendait en position.

Lorsque la porte de l’appareil s’ouvrit et que la passerelle fut installée, Sa Majesté Louis II apparut, droit et impassible. Derrière lui prenaient place les conseillers diplomatiques et les membres de la délégation, encadrés avec discrétion par la sécurité rapprochée. Le souverain descendit les marches avec calme, saluant les autorités venues l’accueillir. A la suite de son arrivé Sa Majesté s'arreta pour faire quelque photo et rentra dans Sa voiture d'escorte en route vers le point de Rendez vous pour discuter avec Son Excellence, le Premier Coordinateur Exécutif .

Après plusieurs minute de route le convois s’arrêta au point de rendez vous. Les agents de sécurité descendis en premier des véhicules puis ouvrit la porte pour laisser place à Sa Majesté Louis II. Sa Majesté descendit de son véhicule et salua la déléguation qui l'attendais et son excellence le premier coordinateur exécutif.
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Grand Palais de Néovar

Néovar – Grand Palais de Néovar
6 décembre 2018, 09h45


Le Premier Coordinateur exécutif, Vaelor Kynstra, s'avança vers Sa Majesté Louis II qui descendait de la limousine. Il s'inclina légèrement puis releva la tête.

« Votre Majesté, »

Il marqua une seconde de silence, laissant le souverain observer le splendide monument qu'était le Grand Palais de Néovar.

« Au nom de la République technocratique d’Arkavie et de tous ses citoyens, je vous souhaite la bienvenue. »

Il fit un geste vers les portes massives du palais, ouvertes au même moment par deux gardes arkaviens.

« Permettez-moi de vous inviter à entrer. Nous serons plus à l’aise à l’intérieur pour poursuivre cet échange. »

Le roi accepta. Les deux dirigeants marchèrent côte à côte sur un long tapis rouge déroulé pour l'occasion.

salle diplomatique du palais

Une fois arrivés dans la grande salle diplomatique du majestueux palais, les deux chefs d'État s'installèrent et le Premier Coordinateur exécutif de la république arkavienne déclara d'un ton solennel :

« Votre Majesté, aujourd’hui n’est pas seulement une rencontre entre deux chefs d’État. C’est le premier pas vers quelque chose de plus durable : une amitié véritable entre nos deux nations.
la République technocratique d'Arkavie et le Royaume Finejouri sont différents dans leur histoire, dans leurs traditions, dans leur façon de gouverner. Mais nous partageons l’essentiel, nous possédons le même vœu profond : une paix durable et une prospérité totale sur notre continent afaréen et dans notre monde. Dans un monde où les tensions sont de plus en plus présentes, Arkavie et Finejouri ont l’opportunité, voire la responsabilité, de montrer qu’un autre chemin est possible.
Nous cherchons simplement à bâtir un espace où tous nos peuples vivent en sécurité, où le commerce circule librement et sûrement, et où les échanges humains renforcent la compréhension et la stabilité entre les nations.
Finejouri et Arkavie ont des histoires différentes, des traditions différentes, et même des façons de gouverner différentes. Mais nous partageons cette volonté commune de paix à l'heure même où sur notre même continent, la République du Moranza est sécouée par la guerre. »

Il marqua une pause.

« C’est pourquoi cette visite est historiquement importante et symbolique. Parce qu’elle est honnête. Nous ne nous rencontrons pas ici et aujourd'hui dans ce majestueux palais pour faire des promesses que le temps effacera. J'ai l'espoir que nous nous rencontrons aujourd'hui pour poser les fondations d’une relation qui survivra à nos périodes en tant que dirigeants de nos pays respectifs, à nos générations, parce qu’elle sera bâtie sur des intérêts communs réels et une compréhension profonde de ce que signifie le fait de gouverner avec sérieux et responsabilité. »
Finejouri a choisi de tendre une main à Arkavie avec une volonté remplie d'espoir. En retour, Arkavie choisit aujourd’hui de la saisir pleinement. Que cette journée marque le début d’une amitié forte et loyale entre nos deux peuples. »
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De l’extérieur, le souverain apparaissait calme, presque impénétrable. Il inclinait légèrement la tête lorsque furent évoquées la paix durable et la prospérité continentale. À la mention de la guerre qui secouait la République du Moranza, son expression se fit plus grave, traduisant une compréhension lucide des enjeux afaréens. Il ne prenait aucune note ; il mémorisait. Ses conseillers connaissaient cette posture, le Roi ne réagissait jamais à la surface des mots. Il en évaluait la structure.

Il analysait le discours avec méthode. La répétition des termes « durable », « responsabilité », « compréhension », n’était pas anodine. Arkavie cherchait à se présenter comme une puissance rationnelle, stabilisatrice, presque architecte d’un nouvel équilibre régional. Lorsque le Moranza fut évoqué, Louis II comprit que le sous-texte était stratégique, Arkavie voulait se positionner comme pôle de stabilité face au chaos. Mais avec quelle profondeur ? Défensive ? Expansionniste ? Influence économique ? Leadership technocratique continental ?

Avant de bâtir une amitié, je dois connaître leur horizon réel, se dit-il intérieurement. La paix peut être un idéal. Elle peut aussi être un instrument. Lorsque le Premier Coordinateur conclut en évoquant la main tendue et l’espoir partagé, un silence dense retomba dans la salle. Tous les regards convergèrent vers le souverain de Finejouri.

La prise de parole de Sa Majesté:

Louis II redressa légèrement les épaules. Il posa ses mains à plat sur la table, geste discret mais affirmé. Puis il prit la parole d’une voix claire, maîtrisée, sans dureté mais sans détour :

« Monsieur le Premier Coordinateur exécutif, je vous remercie pour la clarté et la hauteur de vos propos. Le Royaume de Finejouri partage votre conviction, notre continent afaréen traverse une période décisive. »

Il marqua une courte pause,

« Vous avez évoqué la responsabilité qui incombe à nos nations. Pour que cette responsabilité prenne forme concrète, il est essentiel que nous comprenions avec précision la trajectoire de chacun. »

Son ton demeurait posé, mais la question qui suivit structura immédiatement la réunion.

« Permettez-moi donc de vous interroger directement, quelle est aujourd’hui la position stratégique de la République technocratique d’Arkavie sur l’équilibre régional afaréen ? Et quelles ambitions nourrit-elle, à moyen et long terme, tant à l’échelle continentale qu’internationale ? »

La question était formulée avec respect, mais elle était fondamentale.
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Vaelor Kynstra écouta la question de Sa Majesté Louis II. Il ne détourna pas le regard. Un silence bref s’installa. Puis il répondit d'une voix calme :

« Votre Majesté, merci pour cette question. Elle est totalement légitime et nécessaire. »

Il inclina légèrement la tête, en geste de reconnaissance. Il posa les mains à plat sur la table et reprit calmement et poliment.

« Au sujet de la guerre de Moronza, Arkavie est neutre. Nous ne prenons parti ni pour le gouvernement, ni pour les indépendantistes. Nous ne soutenons aucun camp, nous ne fournissons aucune aide, ni armes, ni argent, ni conseil militaire. Pourquoi ? Parce que nous pensons que la seule chose qui compte vraiment, c’est que la situation redevienne stable. Aucun citoyen, qu’il soit moronzais ou de n'importe quelle autre nationalité, ne mérite et ne désire vivre en guerre et voir son pays en guerre. Nous espérions que les problèmes ne prendraient pas cette empreinte. »

Il marqua un pause.

« Par ailleurs, nous ne voulons en aucun cas devenir une sorte de pays "leader" de notre magnifique continent. Nous n’avons aucunement été vus comme supérieurs à d'autres nations sur un plan hiérarchique ou de créer des zones d’influence. Arkavie ne cherche pas à dominer qui que ce soit. Dans aucune mesure. Notre seul but est d’avoir des relations pacifiques avec tous les pays du continent et même au-delà. Nous voulons parler, mettre en place de échanges commerciaux et coopérer quand cela s'y amène, sans exception.
À moyen et long terme, nos ambitions sont très concrètes : améliorer notre commerce, nos technologies et nous ouvrir à de nouvelles relations diplomatiques. Ce sont des objectifs que nous cherchons à compléter et dans lesquels nous investissons d'ores et déjà. »

Il conclut, toujours sur le même ton clair, mesuré et respectueux.

« La République technocratique d'Arkavie est donc un partenaire égal, Votre Majesté. Ni plus grand, ni plus petit que n'importe quelle nation. Nous ne voulons la paix, la stabilité et des échanges honnêtes. »

Le Premier Coordinateur de la République respira un grand coup puis demanda au roi :

« Votre Majesté, vous avez écouté notre position avec attention et je vous en remercie. Puis-je vous poser la même question en retour ? Quel est l’avis du Royaume de Finejouri concernant la guerre qui touche le Moronza et quelle est aujourd’hui la vision du Royaume de Finejouri pour l’équilibre afaréen à moyen et long terme ? »
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Lorsque le Premier Coordinateur exécutif affirma qu’Arkavie ne souhaitait en aucun cas devenir un « leader » continental, qu’elle ne cherchait ni supériorité hiérarchique ni zones d’influence, et qu’elle se définissait comme un partenaire égal, Sa Majesté Louis II demeura extérieurement impassible. Il conserva cette posture droite et mesurée qui le caractérisait dans les moments stratégiques, les mains posées avec calme sur la table, le regard stable, sans dureté. À l’évocation d’« échanges honnêtes » et d’« ambitions concrètes » centrées sur le commerce et la technologie, il inclina très légèrement la tête, geste discret qui pouvait être interprété comme une marque d’écoute attentive. Mais derrière cette apparente sérénité, son esprit travaillait avec précision. Il savait qu’aucune nation qui investit dans la technologie, qui développe son commerce et qui élargit activement son réseau diplomatique ne reste neutre en influence, même si elle refuse le mot domination. Refuser d’être un leader pouvait être une posture sincère ou une manière intelligente de rassurer ses interlocuteurs tout en construisant une puissance silencieuse.

Le Roi ne percevait ni arrogance ni agressivité dans les propos arkaviens, et cela était en soi un signal positif ; toutefois, il cherchait à mesurer la cohérence entre le discours d’égalité affiché et la réalité future des rapports de force. Dans son esprit, la paix et la stabilité invoquées par Arkavie ne pouvaient être crédibles que si elles s’accompagnaient d’une constance stratégique dans le temps. Il ne ressentait ni méfiance excessive ni enthousiasme naïf seulement cette vigilance lucide propre aux souverains qui savent que les mots fondent des alliances, mais que ce sont les actes qui en dessinent les frontières.


Une fois le Premier Coordinateur exécutif finit de parler Sa Majesté Louis II ce leva est pris la parole tout en marchant dans la pièce:

« Avant de répondre à votre question si vous me le permettez j'aimerai rebondir sur les points que vous venez de dire.

tout d'abord parlons de la guerre du Moronza. Vous me dites que vous souhaitez rester neutre et très sincèrement c'est tout à fait louable et Finejouri c'est aussi construit sur des bases de neutralité mais fautes de constater que la réalité des choses font que la
neutralité est souvent la pire des positions à prendre.
Laisser moi vous expliquer.

Je comprends votre position, et je reconnais qu’il est toujours plus simple, dans un conflit aussi complexe que celui du Moronza, d’adopter une ligne de neutralité. Refuser de fournir des armes, de l’argent ou un soutien militaire est en soi une décision responsable. Je ne la critique pas. Je comprends également votre volonté de ne pas devenir une puissance dominante sur notre continent, de ne pas créer de zones d’influence, de ne pas être perçus comme supérieurs. Cette prudence est respectable.
Cependant, permettez-moi de vous dire avec franchise que vouloir la stabilité ne suffit pas à la faire naître. Vous me dites que vous souhaitez que la situation redevienne stable ; je partage évidemment cet objectif. Mais comment cette stabilité peut-elle émerger si nous ne faisons rien, alors que des hommes, des femmes, des familles entières sont tués, déplacés, blessés, déportés ? Je ne dis pas qu’il faut agir tête baissée. Je ne dis pas qu’il faut soutenir un camp contre un autre. Je dis simplement que, face à une telle réalité humaine, ne rien faire revient, malgré soi, à laisser les événements suivre leur cours sans y opposer la moindre force morale ou diplomatique. Rester neutre ne doit pas signifier rester passif. Car la passivité, dans un conflit de cette nature, laisse trop souvent le sort des innocents entre les mains d’acteurs guidés par la peur, la colère ou l’ambition. Je crains qu’à long terme, une neutralité stricte ne vous éloigne progressivement de la réalité des populations en souffrance. Or ce sont elles, avant tout, qui devraient constituer le premier camp à soutenir, non pas un gouvernement, non pas un mouvement, mais des êtres humains.

Finejouri, pour sa part, a choisi d’envoyer des denrées humanitaires. Oui, elles ont été distribuées avec l’aide des autorités du Moronza, et certains pourraient y voir un soutien implicite au gouvernement. Pourtant, notre intention n’a jamais été de nous positionner politiquement. Nous reconnaissons la souveraineté d’un État, mais notre geste visait avant tout les peuples déplacés, capturés, affamés. Peut-être que ces aides ont aussi bénéficié à des soldats ; mais elles ont surtout permis à des familles de survivre. Nous n’avons pas fermé les yeux. Nous avons agi sans prendre parti.

Je suis ensuite d’accord avec vous aucun peuple ne mérite de vivre dans la guerre et la misère. Mais pour éviter cela, il faut être à l’écoute de la réalité, anticiper, prévenir lorsque c’est encore possible, plutôt que d’attendre d’avoir à guérir des blessures déjà trop profondes. Je ne vous demande pas de renoncer à votre prudence. Je vous invite simplement à réfléchir à la différence entre neutralité et engagement humanitaire, entre absence d’ingérence et présence responsable. Parce qu’à mes yeux, gouverner avec sérieux, c’est refuser la domination mais c’est aussi refuser l’indifférence.

Maintenant, je vais vous répondre concernant vos questions.

Tout d’abord, au sujet de la guerre du Moronza, je vais peut-être me répéter, mais cela est important pour bien comprendre la position de Finejouri. Avant même la recrudescence des conflits, Finejouri a ouvert une ambassade au Moronza. Cette présence diplomatique nous a permis de prendre pleinement conscience des enjeux internes de cet État qui est une pauvreté persistante, des conflits de clans profonds, ainsi qu’un pouvoir que nous reconnaissons comme légitime mais qui fait face à un manque important de moyens matériels. Ce manque de capacité opérationnelle a contribué à la situation actuelle, c’est-à-dire à l’émergence d’un conflit fragmenté entre plusieurs factions, en partie dû à l’incapacité du gouvernement à manœuvrer efficacement.
Jusqu’à présent, Finejouri n’a envoyé que des denrées humanitaires, destinées aux autorités afin qu’elles soient redistribuées en priorité aux populations civiles. Une première mission de ce type a été réalisée après l’établissement de notre ambassade, et une seconde il y a quelques semaines, lorsque les hostilités ont repris. Au-delà de ces actions concrètes, nous estimons que ce conflit, bien qu’il ne menace pas encore directement notre région, peut devenir une source majeure de déstabilisation. D’une part, en raison des mouvements de population vers les pays voisins et vers d’autres territoires plus éloignés par voie maritime, ce qui entraîne non seulement des flux migratoires importants, mais également des vies humaines mises en danger. D’autre part, le Moronza se situe dans une zone historiquement instable, à proximité du Gondo, du Tanin Vodyn et de l’Ouwonlinda. Ce conflit pourrait raviver certaines pratiques passées de la part de ces nations et provoquer un élargissement régional des tensions.
Au-delà de l’aspect géopolitique, la dimension humaine est centrale. Ce conflit, qui ne fait que commencer, tend déjà à devenir un chaos, tant politique qu’humanitaire. À l’heure actuelle, nous estimons que 16 911 militaires, tous camps confondus, ont perdu la vie, qu’un peu plus de 100 civils ont été tués et que 52 000 personnes ont fui le pays. Cette crise est donc profondément humaine. C’est pour cette raison que Finejouri a choisi, dès la reprise des opérations militaires, d’intervenir pour soutenir les populations, sans considération d’appartenance politique. Aujourd’hui, Finejouri envisage d’agir davantage, et pas uniquement sur le plan humanitaire, car nous recherchons la stabilité. Je développerai ce point en abordant votre seconde question.

Concernant maintenant l’équilibre du continent, Finejouri se veut un acteur engagé, notamment par son implication au sein du P.A.S., dont nous détenons actuellement la présidence. Par ce rôle, nous participons à une organisation regroupant une majorité de pays afaréens, ce qui nous permet de porter collectivement une voix commune sur les questions et les décisions qui concernent notre continent. Au-delà du cadre du P.A.S., nous agissons également en notre nom propre sur plusieurs dossiers majeurs.

Nous pouvons citer notre engagement en faveur de la décolonisation, que Finejouri mène activement avec ses alliés, notamment à travers la libération de l’Afarée centrale. Nous intervenons également pour défendre les populations, comme en témoignent nos démarches concernant la Cité du Désert et la question des restrictions d’eau imposées à sa population, situation qui doit cesser. Enfin, l’un des enjeux les plus importants de notre siècle demeure la situation de Cramoisie, nouvellement appelée Kabalie Rouge, qui constitue une menace avérée. Des discussions sont actuellement en cours avec plusieurs États moteur de notre continent afin de définir l’avenir de notre région face à ce risque.

Comme vous pouvez le constater, Finejouri souhaite être un acteur et un moteur, non par quête de gloire, de ressources, de pouvoir ou d’expansion, mais pour les peuples. À travers les actions que je viens d’évoquer, nous pensons qu’à moyen et long terme, l’équilibre afaréen reposera sur l’écoute, le dialogue, la diplomatie, mais surtout sur l’entraide entre les nations et entre les peuples.

Sa Majesté rajouta avant de conclure: Avez vous une ou des questions et que pensez vous de la question de la Kabalie Rouge et de la Kabalie car nous sommes tous la même région des tensions existe et donc j'aimerai savoir votre point de vue je ne demande pas qui vous soutenez ou non mais qu'elles seraient votre approche concernant ces deux états qui ont une histoire commune.
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Vaelor Kynstra se redressa lentement sur son siège. Il laissa passer quelques secondes après la dernière phrase de Louis II.. Puis il parla, d’une voix calme, posée et articulée.

« Votre Majesté,

Je vous remercie d’avoir posé la question. Elle est juste et nécessaire. Elle mérite une réponse directe.

Permettez-moi d’abord de reprendre ce que j’ai dit, en l’expliquant plus clairement.
Arkavie est bel et bien neutre dans le conflit du Moronza. Nous ne soutenons ni le gouvernement central, ni les indépendantistes. Nous ne livrons ni armes, ni fonds à qui que ce soit. Absolument Rien. Et nous n’avons pas l’intention de le faire. Nous ne prenons pas parti, parce que prendre parti dans cette guerre civile-là ne ferait qu’allonger cette dernière, multiplier les morts et aggraver les choses.

Et cela, non pas parce que nous sommes naïfs ou pacifistes par principe, mais parce que nous voyons que chaque jour, ce conflit coûte des vies, détruit des infrastructures et cause d’autres malheurs. Et je le répète, aucun citoyen ne mérite de vivre dans un pays en guerre, et je suis heureux de savoir que vous partagez cet avis qui est tout simplement de l'humanité.

Cependant, notre neutralité sur le plan politique n’est pas de l’indifférence. Nous condamnons toute agression, quelle qu’elle soit. Nous condamnons aussi toute occupation qui transforme une région habitée en champ de ruines. Et nous le déclarons publiquement. Si le gouvernement moronzais a violé les accords de New Maï, nous le déplorons. Si les indépendantistes du Modom ont commis des crimes contre des civils, nous le déplorons aussi, au même titre.

Permettez-moi d’ajouter une précision importante que j'ai sûrement oubliée. Sur le plan politique et militaire, Arkavie est et restera strictement neutre dans le conflit du Moronza. Mais sur le plan humanitaire, notre position est différente et nous refusons de rester inertes face à la souffrance des civils. Des aides humanitaires sont prévues pour être acheminées dans les zones les plus touchées du pays, sans distinction d’appartenance à un camp. Notre neutralité politique dans ce conflit n’implique pas notre indifférence sur le plan humain. Nous voulons aider les Moronzais parce qu’ils sont des êtres humains en détresse.

Par ailleurs, notre position stratégique sur l’équilibre régional afaréen est simple. Arkavie ne cherche ni à dominer un camp, ni à imposer un leadership continental. Nous n’avons pas d’alliances militaires et nous ne soutenons aucun changement de régime par la force. Notre objectif est que l’Afarée reste un continent où chaque État peut exister sans craindre de menace.
Pour y parvenir, Arkavie envisage de demander son adhésion au Conseil du Pacte afaréen de Sécurité, que vous l’avez mentionné. Cette décision est encore en étude, notamment au niveau des éventuels représentants arkaviens. Si cette adhésion a lieu, nous serons mieux placés pour discuter des situations géopolitiques afaréennes avec les autres pays et donc pour agir plus concrètement. Ce serait pour nous le moyen le plus efficace et le plus concret de contribuer à l’équilibre régional.

Concernant la situation entre la Kabalie et la Kabalie Rouge, Arkavie observe les faits avec attention. Notre approche est la suivante : nous avons un avis sur cette situation, contrairement au Moronza, ce sans une intervention militaire ou politique directe de notre part.

Bien qu'il ne soit pas de votre intention de connaître notre position, nous refusons de reconnaître la Kabalie Rouge comme territoire légitime, plutôt comme une occupation illégale soutenue par des acteurs extérieurs, et nous soutenons l’isolement diplomatique de cette entité. Si nous pouvons contribuer à ce que la paix revienne par le dialogue rationnel et la coopération internationale, plutôt que par la force, nous le ferons. Et cette situation pourrait en effet être sujette à des discussions. »

Vaelor se tut.
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Monsieur le Premier Coordinateur exécutif,

Je vous remercie pour ces précisions. La distinction que vous venez d’apporter entre neutralité politique et engagement humanitaire est importante, et je prends note du fait qu’Arkavie ne souhaite pas rester inactive face à la souffrance des populations civiles. Dans un conflit comme celui du Moronza, reconnaître que l’aide aux civils doit rester une priorité est une position que je considère comme essentielle. Les guerres civiles sont toujours complexes, mais elles ne doivent jamais faire oublier que derrière les lignes de front se trouvent avant tout des populations prises au piège de circonstances qu’elles n’ont pas choisies.

Je note également votre volonté de condamner les violences et les abus quels qu’en soient les auteurs. Cette position d’équilibre peut contribuer à maintenir une certaine crédibilité dans la parole diplomatique d’Arkavie, notamment si elle s’accompagne d’actions humanitaires concrètes sur le terrain. Dans ce type de crise, les gestes pratiques comptent souvent davantage que les déclarations, et il sera important que l’aide annoncée parvienne réellement aux populations qui en ont le plus besoin.

Enfin, je considère que la clarté de votre position permet au moins de mieux comprendre la ligne stratégique qu’Arkavie souhaite suivre. Nos approches peuvent parfois différer dans leurs méthodes ou dans leur rythme d’action, mais l’essentiel demeure que le dialogue entre nos nations reste ouvert et franc. C’est précisément par ce type d’échanges que les États peuvent mieux coordonner leurs efforts et éviter que les crises régionales ne s’aggravent davantage.

Maintenant avant mon départ parlons de liens entre nos deux nations.

Sa Majesté fit un geste à son équipe. Une assistante arriva avec deux dossier sous le bras et les tandis à Sa Majesté.

Très chers voici deux dossier pour deux accords. En effet nous aimerions aborder la question d'ouverture d'ambassade et fidèle à ces traditions à la suite d'une demande d'ouverture d'ambassade voici deux accords que nous vous proposons,

Accord international

accord sur l'éducation

Coopération Éducative

Article 1:

Les deux pays signataires, autorisent leurs étudiants respectifs à effectuer des échanges éducatifs vers l'un des deux pays.

Article 2:
Les deux pays signataires, autorisent leurs universités et écoles respectives à accueillir des étudiants d'échange en provenance d'un des deux pays.

Article 3:
Les deux pays signataires, encouragent fortement leurs étudiants respectifs à partir en échange éducatif dans l'autre pays. De plus, les deux états signataires encouragent aussi leurs écoles et universités respectives à accueillir des étudiants de l'un des deux pays.

Commerce

Coopération économique

Article 1:
Les deux pays signataires, déclarent la baisse respective de -50% des droits de douanes pour tout produit provenant de l'une des deux nations.

Article 2:
Les deux pays signataires s'engagent à n'emporte vers l'autre pays que des produits conforment à la législation en vigueur.

Article 3:
Les deux pays signataires, assurent à ne pas produire de la concurrence déloyale et de respecter les produits, producteur et consommateurs locaux.

Article 4:
Les deux pays signataires, certifient de ne jamais se livrer de guerres commerciales, par quelconques moyens que ce soit

Nous restons à l'écoute des modifications que vous voudriez apporter ou des autres accords que vous voudriez que l'on aborde.
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" Votre Majesté,

Je vous remercie pour ces deux propositions d’accords. Elles témoignent d’une volonté claire de votre part de créer un lien fort entre nos deux pays. Permettez-moi de vous faire part de notre première lecture et de notre position.

Sur l’accord de coopération éducative, nous sommes pleinement d’accord. L’échange d’étudiants et l’accueil dans nos établissements correspondent exactement à l’esprit arkavien, d’autant plus que l’éducation est une institution plus que primordiale dans notre pays. Les universités arkaviennes se verront ravies d'accueillir bon nombre de vos étudiants. Il peut être signé tel quel dès que les formalités de présentation des lettres de créance seront accomplies pour ce qui est de l'ambassade.

Concernant l’accord de coopération économique, il sera prêté à une étude approfondie de la part du gouvernement et de nos économistes. Nous vous en remercions.

Enfin, par rapport à l’ouverture de l’ambassade. Nous confirmons que l’ambassade de Finejouri à Zürbah est acceptée de notre côté. Nous serions honorés d’accueillir votre ambassadeur dès que vous le désignerez. L’ouverture officielle des portes de l’ambassade suivra. Par ailleurs, si la mise en place d'une ambassade arkavienne au sein du Royaume de Finejouri vous intéresse toujours, recontactez-nous.

Nous sommes plus qu'heureux de marquer le début de cette amitié entre nos deux nations. "


Vaelor tend la main à Sa Majesté qui la serre solennellement.


Fin de la rencontre.
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