11/12/2018
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Presse Marcheburgeoise.

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Ici rien de nouveau sous le soleil, je présenterai l'orientation des médias d'opinion ici...
20015
Policiers du Falkenberg // Image sortie de la Revue Etude traitant des différences entre la police d'Allemagne et la police française. Sujet très intéressant au demeurant, vous devriez y jeter un coup d'oeil !

« Face au terrorisme fasciste, le gouvernement du Marcheburg se doit d’agir ! » 

Mais que fait le gouvernement ? Mais à quoi sert un État incapable d’assurer la sécurité de nos concitoyens ? Pire encore, comment des terroristes aussi brutaux et aussi violents réussirent à s’établir ici, en Wardonie ? Alors que la Confédération s’enfonce dans le silence, se taisant devant des crimes abominables, que les énarques et les aristocrates de notre gouvernement n’ont rien à dire devant de telles atrocités, que les institutions impériales elles-mêmes restent muettes face à une violence qui dépasse toute notion de raison ; les masses doivent se lever ! Et les élites doivent prendre des mesures pour endiguer un nouveau défi qui nous menace tous. L’ennemi n’est plus uniquement le Rouge, l’ennemi n’est plus uniquement le communiste assoiffé de sang et d’expropriations ; l’ennemi dorénavant s’est réformé ; et cet ennemi n’est rien d’autre que le fascisme.

Depuis le Grammatika ; le gouvernement en exil de la despote absolue Weinel s’est expatrié en Wardonie. Alors que les Kartiens et les Kaulthes l’avaient chassés définitivement de ces terres maudites. Malheureusement, loin de s’être assagie, de s’être racheter un nouveau tailleur et une nouvelle conscience ; elle reste fidèle à elle-même. Loyale à ses principes mortifères et explosifs. Et bien entendu, plus folle que jamais, plus déchaînée que jamais, plus sanguinaire que jamais elle a jeté son dévolu sur la Wardonie. Cette femme, qui est-elle, si ce n’est l’incarnation même du Mal ; elle opprime son propre peuple, elle terrifie les peuples étrangers et surtout, son existence seule réussit à humilier, que dis-je humilier ?! À bafouer les principes mêmes de la civilisation ; la piété, la morale et la bonté lui sont des mots inconnus ! Cette criminelle que l’Histoire a si heureusement décidé de destituer de son rôle de chef d’État s’est reconvertie dans le terrorisme. Et ce sous l’attendri regard d’un gouvernement centriste et mollasson ! Depuis que ces malades se sont installés au Flakenberg, depuis qu’ils ont commencé à pervertir ce pays, à le détourner du droit et bon chemin. Cette sorcière là a réussi un double exploit qui forcent notre respect ; elle a d’une part réussi à faire de l’Oberfelsen un fief du fascisme grammatikan ; après tout, l’intégralités des figures de la haine et de l’orthographisme wardonien sont issus de cette province ; et d’autre part, elle réussit à intimider le gouvernement du Falkenberg. Cette femme a réussi à démontrer à quel point des Assemblées fortes ne valent rien !

Cette femme, a réussi à rappeler à la Wardonie toute entière une chose essentielle, une chose vitale sur le Parlementarisme. Cette doctrine politique n’est rien d’autre qu’un vaste enfumage destiné à aveugler les masses ; loin d’être le salut démocratique, cette blague qui se drape du sérieux d’une philosophie prétendument éclairée n’est rien d’autre qu’un moyen d’enchaîner le peuple. Après tout, le parlementarisme n’annonce t’il pas lui-même l’escroquerie qui se cache derrière ? Parle et mens ; voilà comment nous pouvons résumer toutes ces fadaises ; parle et mens, et surtout ne crains pas ton bilan. Ces politiciens qui se pavanent dans leurs costumes trois pièces, avec leurs belles cravates, leurs chaussures luisantes, leurs belles paroles, leurs discours lisses et leur belle gestuelle ne sont rien d’autres que des menteurs ; des menteurs pathologiques. Les dictateurs sont fous à lier, en revanche les politiciens sont bien trop sérieux pour être entièrement sains d’esprit. Leurs grands gestes, leurs grands mots, leurs grandes positions ne sont rien d’autres que du vent ; et alors que les hommes d’affaires brassent des millions, les politiciens préfèrent brassés une ressource inépuisable ; la crédulité. Ne croyez pas voir en eux des sauveurs, ils peinent déjà à sauver leur honneur. Ne croyez pas voir en eux des hommes engagés, car ce ne sont rien d’autres que des arnaqueurs, des menteurs et des manipulateurs. Ce ne sont rien d’autres que des Scapin qui prennent leurs électeurs pour des Cassandre. Et s’ils réussissent à se perpétuer, à se comporter comme des rois, à pistonner leurs enfants comme des princes, à fonder de véritables dynasties politiques indéboulonnables, c’est parce qu’ils continuent à nous mentir avec aplomb, à s’acheter le soutien des grandes fortunes et à éliminer la concurrence ; qu’elle soit politique, ou intellectuelle.

Le politicien est semblable à cette race de poux qui s’accrochent, qui nous sucent le sang jusqu’au moindre millilitre, à ces teignes qui nous pourrissent la peau. Pire encore, loin d’essayer de nous débarrasser de tels poids, de tels fardeaux, de tels boulets, nous les applaudissons, nous continuons à leur fournir notre sang et notre sueur, nous nous évertuons à nous saigner à blanc pour leur permettre de survivre ; comme si nous entretenions une relation symbiotique avec eux. Seulement, cette apparente symbiose n’est rien d’autre qu’une illusion. Un faux semblant. Un drame. Derrière l’écran de fumée qui se diffuse et qui nous aveugle, ces hommes là, ces politiciens, continuent à braquer la banque, à voler le contribuable et à piller l’État ; et nous autres, pauvres naïfs que faisons-nous ? Rien, si ce n’est regarder avec bienveillance ces gros porcs s’empiffrer à nos frais, les laisser prendre ce qui nous reste sous nos matelas. Cette vérité dérangeante, à la fois dégradante et déplaisante, viole les principes mêmes de la démocratie. Ces énormes Messires, s’engraissant comme les cochons dans des élevages devenus fous où le fermier est offert en sacrifice avec une pomme dans la bouche pour les nourrir. Et pourtant, la fermière applaudit ; intimement persuadée que ce criminel holocauste est nécessaire pour que le monde puisse continuer à tourner ; comme si la Terre exploserait si nos bien-aimés parlementaires disparaissaient… Quelle tragique perte… Ô pitié, notre Père qui êtes aux cieux assurez-nous de garder nos sauveurs en vie ! Le politicien, n’est rien d’autre qu’un parasite qui jouit d’une intelligence hors du commun ; pour abuser tout un peuple, pour abuser du monde entier pendant des siècles il a réussi là où ses amis dictateurs ont échoué ; et sans mentir, ces hommes là sont des manipulateurs, certes, mais des manipulateurs lumineux. Ces hommes là sont des menteurs certes, mais des menteurs brillants. Ces hommes là sont des arnaqueurs, mais des arnaqueurs éblouissants ; si éblouissants qu’ils réussissent à aveugler des peuples entiers pour les abuser.

D’abord parce qu’il a réussi là où tout le monde à échouer ; c’est à dire à pousser l’électeur à garder ses chaînes ; à lui inculquer que c’est même ces dernières qui le rendent libres. En lissant le citoyen, ils ont réussi à en faire un esclave. Un esclave d’autant plus docile qu’il n’a pas conscience de sa servitude ; alors que les serfs étaient attachés à leurs terres, les esclaves d’aujourd’hui sont attachés à leurs partis ; enfin à des hommes guidant des partis comme s’ils guidaient des moutons. Ces hommes là, pasteurs des temps modernes ayant subtilement remplacés les révérends-pères du passé traitent leurs fidèles comme du bétail. Ils le refourgue à leurs successeurs lorsqu’ils considèrent avoir passés assez de temps à mentir et à tromper. Et surtout, lorsqu’ils ont fini de se remplir les poches sous l’œil bienveillant d’un État paternel… Et comme toujours, cette clique de menteurs jouent un jeu digne des meilleurs acteurs ; tantôt les figures sacrées des mouvements populaires, tantôt les héros torturés jurant sur leurs mères qu’ils défendent les intérêts des masses. Ces Shakespeare promettant d’une main de protéger de leur vie le pouvoir d’achat, l’identité ou la diversité bradent de l’autre les intérêts wardoniens aux magnats les plus offrants. Après avoir assassiné leur électorat, après l’avoir manipulé et après avoir abusé de lui comme s’il n’était rien d’autre qu’une traînée, ces Molière se retirent comme si de rien n’était et laissent la place à leurs successeurs. Et bien entendu, sous le regard attendrit d’une foule de brebis bêlant inlassablement ; « il a raison ! ».

Et dans cette mascarade de démocratie ; le temple de ces menteurs n’est rien d’autre que le Parlement. Parle et mens. Et surtout, ne fais rien. Promets d’agir comme un homme intègre, promets de n’avoir en tête que les intérêts de la nation, promets de d’agir pour le bien de tous. Et surtout, parle et mens autant que possible. Aucune occasion n’est assez bonne pour se taire ! Défends la famille devant ta femme et ta maîtresse. Défends l’éthique devant l’électeur et offre des médailles à tes « bienfaiteurs » et à tes clients. Défends la patrie devant le peuple, et pactise avec ses ennemis derrière. C’est comme ça qu’agit le politicien, cette bête immorale que l’or et le pouvoir assoiffent et que l’électeur nourrit à ses dépens. Et le Parlement dans tout ça n’est pas l’autel où l’on sacrifie des enfants ; c’est le temple où l’intérêt supérieur est bradé en quelques secondes au terme d’échanges d’arguments sonnants et trébuchants n’ayant duré que quelques secondes et où l’on continue pourtant à jouer la même pièce, constamment, avec les même trois pièces et les mêmes gestes. Dans des échanges de paroles qui durent des heures et qui concourt à faire croire que ces Messires se préoccupent du Bien Commun. Et le tout accrédité par une flopée d’arguments creux, inintéressants et pathétiques que l’on s’échange devant les caméras après s’être serrés la main autour de mallettes de cashs. Ce cirque ne finira jamais car on affuble ses comédiens du nom de « politiciens engagés », « d’hommes convaincus »… Tandis qu’un battage médiatique permanent et oppressant ne fait que réduire en compote les électeurs ; ces moutons bêlant à qui veut l’entendre que ce Messire là est un « grand homme » sont les produits d’un journalisme abrutit et lui aussi acheté.

Car comprenez que si l’esclave n’a pas conscience de ses chaînes, c’est avant tout parce qu’une clique d’intellectuels brandissant des arguments vieux de plusieurs siècles se pressent autour du peuple pour l’encadrer ; le politicien guide son troupeau tandis que les génies asymptomatiques ne sont rien d’autres que les chiens encadrant les brebis et dévorant celles qui ont le malheur de s’écarter du troupeau. Sous leurs airs respectables ; après tout qui oserait croire que de braves messieurs si intelligents seraient capables de tromper un peuple entier pour quelques kopecks. Après ne sont-ils pas les détenteurs de la vraie véritable et véridique vérité ? Qui oserait se douter que des airs si respectables, des discours si pompeux et des prises de paroles qui se veulent raisonnées, se cachent des escrocs aux diplômes immérités et qui pourtant se prétendent éclairés. Après tout, ce sont des hommes tellement brillants qu’ils ne réussissent pas à illuminer une lanterne. Car ces prophètes de la fin du monde ; annonçant que le progrès est le seul salut pour l’homme, que les traditions ne sont que des carcans, que la religion n’est rien d’autre qu’une prison et que la famille n’est qu’une vaste fumisterie… Et qui derrière, ne se gênent pas pour promouvoir les pires châtiments pour le pire crime qu’un homme ne puisse jamais commettre ; à savoir aimer sa femme et ses enfants et adorer son pays. Tout ces intellectuels, malgré leurs airs de génies torturés qu’un méchant gouvernement conservateur chercherait à faire taire, travaille en vérité avec les parlementaires. Ils sont leurs maîtres à penser, leurs chefs spirituels ; c’est à cause d’eux que tout nos maîtres sont entrés en politique, tandis que les connaissances de Papa ou de Maman les aidaient à monter rapidement les échelons. Et c’est eux, ces lâches se prenant pour des chevaliers blancs purs de tout péchés et incapables de la moindre mauvaise pensée qui guident tels des gourous nos esprits.

Car au fond ces intellectuels de droite ou de gauche concourent tous ensemble à la destruction de ce qui fait une société saine. Comme l’a rappelé un grand homme « laissons nos philosophes se divertir dans leurs écoles, mais qu’ils ne s’évadent pas de leurs prisons pour exploser dans le monde comme un vent d’Est, pour balayer la terre avec la fureur d’un ouragan, briser les veines des sources les plus profondes et à la fin nous en submerger ! » car ces génies des livres sont à l’origine du parlementarisme ! Comme si laisser les clefs de la maison à des politiciens véreux ne pouvait qu’amener à la grandeur de la nation, comme si continuait à hurler des insanités à l’encontre de tout ce qui fait notre monde ne pouvait qu’avoir des conséquences positives. Ces monstres aboyèrent sur la famille, et la voilà qu’elle a disparu du Grand Kah. Ces animaux clamèrent l’universalité de la démocratie, la voilà qui est larguée sur Carnavale. Ces chiens huèrent la tradition, voilà que Messalie s’offre aux fascistes et aux Rouges. À force de dénoncer tout ce qui fait un peuple, à force de confier toujours plus de pouvoir à un Parlement obèse dans tout les sens du terme, voilà que Weinel pose des bombes dans les grandes allées marchandes, tandis que le gouvernement du Falkenberg, centriste (Seigneur, comment un peuple a t’il pu tomber si bas?), négocie et s’incline devant sa nouvelle maîtresse… Quelle honte ! Quelle indignité ! Quel outrage !

Les principaux fautifs dans cette affaire furent ceux qui crurent que l’on peut se permettre de renier la véritable démocratie locale au profit de la « démocratie » centralisée, nationalisée, rationnalisée. Comme si les réalités sociales du Pfalz sont similaires à celles du Marcheburg ! Cette erreur là, de croire que l’on est libre si l’on jouit de libertés inutiles et parfois absurdes, comme le droit de choisir nos maîtres, c’est celles que firent bon nombre de peuples. L’Antérinie, prétendu cœur battant du conservatisme, pactise avec Satan, enfin du moins le Kah. Ce cœur si vigoureux, qu’il s’est arrêté de battre, las de faire tourner un État trop fort et une Assemblée inutile et omniprésente, se faisant passer pour le frère de tout les Antériniens alors qu’elle ne fait que les exploiter et les asservir, comme au Falkenberg. Car ces intellectuels, en étant persuadés que seule la prétendue démocratie universelle ne pouvait que marcher, ils tuèrent la vraie démocratie en rabâchant les mêmes discours, inlassablement. En contaminant les universités. En infectant les médias. En balayant sans la moindre pitié les idées et théories contraires. Non pas par la justesse de leurs arguments, mais en répétant toujours le même mantra ; en accusant l’adversaire d’être un méchant « réactionnaire » ou un méchant « fasciste », tandis que ces mêmes hommes en noirs contaminaient les rues d’Helmbourg. Et suite à ce lavage de cerveau intensif, à répéter la même chose comme un vulgaire perroquet, voilà que l’électeur et contaminé par cette idée de démocratie qui se passerait bien du local ; le voilà qu’il défends avec ardeur et courage, que dis-je ? Avec une héroïque bravoure qui ferait verdir de jalousie Lancelot lui-même ! Les voilà à défendre leurs maîtres, à réclamer plus de chaînes ! Et naturellement, pour ces intellectuels si éclairés, nul n’a trouvé bon d’avertir le public du suicide qu’il s’apprêtait à commettre. Ou du moins, ceux qui avaient l’audace de s’opposer à cette démocratie biaisée étaient mis au ban des médias d’influence, taxés d’ « extrémistes » accusation qui ne fera que les poursuivre. Seul un mea culpa public et une autocritique de plusieurs dizaines de pages permettent de pardonner ce jeune fou qui osait proposer un son de cloche différent.

Ainsi, ces intellectuels élevèrent cet adage au rang de mantra ; « vox populi, vox Dei » ; comme si le peuple était la quintessence de la perfection, et que Dieu n’était rien d’autre qu’un larbin votant pour le maintien de son maître en place… Et naturellement, une fois que l’on s’enferme en jetant les clefs dehors, que l’on établit cette merveilleuse démocratie où l’on érige les parlementaires en héros populaires ; l’Assemblée ne tarde pas à nous enlever tout ce qui pourrait la contester ; ces messires préfèrent régner en Oligarques plutot que d’avoir à partager le pouvoir avec des institutions locales. Et en un clin d’oeil, le temps que l’électeur retourne à son bureau de vote en croyant naïvement sanctionner les mauvais, le voilà dépossédé des moyens capables de le protéger des intrusions du pouvoir politique. Dans ce dépouillement en règles, tout à fait légal, le dindon n’était rien d’autre que le serf qui a cru qu’il pouvait choisir ses maîtres… Mais comme toujours, ses seigneurs changent, de costume et de postures, mais sa terre l’empêche de songer à un avenir meilleur. Les sirènes lui murmurent à l’oreille que seul l’expropriation généralisée, l’érection du vol en système politique et la haine de l’entreprise en modèle moral vertueux. Ainsi naquirent le fascisme et le communisme ; cousins que le clivage gauche droite sépare, mais qui pourtant partagent bien plus en commun qu’on ne voudrait le croire.

Ces deux bâtards, sont les fils maudits du parlementarisme décadent ; incapable de se maintenir lui-même. Le peuple, même s’il est long à la détente, réagit. Et généralement, sa violence n’a aucune limite, sa vindicte non plus. Et les figures visibles ; les têtes d’affiche des partis politiques, les personnalités publiques connues pour leurs vies débauchées sont toujours les premières à être traînées dans la boue, le mépris et à recevoir la haine et les coups. Seulement, en renversant l’ancien système, en écrasant leurs maîtres ; ils n’ont pas brisés leurs chaînes ; le peuple est toujours esclave, mais non plus d’une Assemblée, mais d’un groupe d’hommes d’abord, puis ensuite, après des luttes internes brèves et sanglantes, des purges massives, les voilà devenus l’exclusive propriété du Maître. Nouveau Dieu vivant. Lorenzo n’est t’il pas l’équivalent de Jésus ressuscité sauvant l’individu de la damnation capitaliste ? Et tandis que la nomenklatura étrangère s’étant brutalement découverts « prolétaires » s’écriaient « Alléluia », Lorenzo massacrait son peuple. Et faute d’un pouvoir décentralisé, capable de résister à un pouvoir parlementaire obèse et oppressif, remplacé par une dictature autophage, de nombreux États deviennent les victimes de despotes plus ou moins sains d’esprit. Lograno, Lorenzo, Sattler, c’est toujours les mêmes qui s’emparent du pouvoir ; à la fois trop étendu et trop faible pour se défendre.

Et malheureusement, je crains que le Falkenberg ne connaisse le même sort. En ayant centralisé le pouvoir ; en l’ayant offert en sacrifice à une Assemblée de faiblards centristes incapables d’assumer le véritable poids du pouvoir et en aillant dépouillé les collectivités, l’Église et la Monarchie de toute capacité d’intervention, le Falkenberg s’est livré pieds et poings liés à Weinel. Et la voilà maintenant à poser des bombes et à menacer de les faire exploser si le gouvernement n’accorde pas de fiefs aux othographistes. Dans cette affaire, les élites parlementaristes par leurs insupportables et irresponsables susurrements sont tout autant responsables du chaos ambiant que les centristes incapables de prendre de vraies décisions, de porter leur courage à deux mains et de mobiliser l’armée pour réprimer ce mouvement terroriste qui a fait du Grammatika un État satellite de l’ogre kartien. Et à mon humble avis, ce qui se produira au Falkenberg ne sera pas si éloigné de ce qui s’est passé à Karty ; l’Oberfelsen deviendra autonome et Teyla, Velsna, voire pire la Loduarie, se chargeront de remettre de l’ordre et se feront probablement une joie d’intervenir dans nos affaires internes.

Car voyez-vous, en plus de l’assourdissant silence du gouvernement marcheburgeois, personne ne s’est posée cette question ; pourquoi eux et pas nous ? Simplement car le Marcheburg est un régime décentralisé, une véritable démocratie organique, c’est à dire comme un corps composé d’une multitude d’organes interdépendants n’ayant pas besoin de constamment justifier leurs actions à un maître. Et cette forme de démocratie est la seule qui puisse réellement être appelée démocratie, car une démocratie parlementaire (oxymore) est une vaste escroquerie intellectuelle reposant sur ce simple fait ; les électeurs ne savent pas de quoi on parle. Est-ce que le commun des mortels a rédigé des thèses d’économie ? A t’il une maîtrise totale de l’art de la diplomatie et des relations internationales ? S’y connaît-il sur les grandes questions politiques et sociales ? Non, pas le moins du monde. En revanche, il est capable de pouvoir avoir un impact positif sur sa communauté villageoise. C’est le quotidien qui est en jeu, ce ne sont pas des débats métaphysiques, quasiment ésotériques, qui aiguillent le vote et la parole du villageois mais des questions quotidiennes ayant attraits à la vie courante ; comme les impôts locaux qui bénéficeraient à la construction d’un centre commercial ou à une clinique… Ce genre de considération est bien plus proche de nous que de savoir si oui ou non la famille est une prison, si oui ou non l’État doit avoir plus de fonctionnaires ; alors que l’on sait tous qu’en campagne, personne ne voit de blouses blanches travaillant pour l’État… Car c’est ça l’avantage du local sur le global ; nous savons toujours mieux ce qui se passe à côté de chez nous et ce qu’il faut plutot que de prétendre donné un avis biaisé sur un sujet qui nous apparaît tout de même vague ; un peu trop lointain. C’est pour cela que je considérerai toujours qu’une démocratie est une municipalité qui peut invalider à l’échelle locale des décisions parlementaires. Et c’est ça à mon avis qui est le plus beau dans les régimes libertaires et qui sont malheureusement bien trop oubliés dans les régimes conservateurs, teintés d’un jacobinisme cynique qui abolit plus vite que nécessaire les privilèges et les prérogatives accordées depuis des siècles aux provinces.

Dès lors, en clair et en simple ; notre ennemi n’est pas uniquement le député ; qui ne pratique que deux activités ; parler et mentir. Mais c’est aussi l’intellectuel prétendant exercer le ministère des âmes et guider la pensée de nos concitoyens vers un modèle centralisé, absurde et stupide où à terme l’électeur perds sa liberté en votant pour quelques des beaux-parleurs maniant le style mais incapables de proposer des solutions concrètes. Le seul moyen de lutter contre ces idées centralisatrices mortifères est l’action locale. Décentralisée et cohérente. Ce qui fait la force d’une démocratie est l’action du peuple ; tout est dans le nom, et ce dernier doit agir concrètement pour lui-même plutot que de voter pour quelques demis-habiles bien habillés incapables de penser à la majorité. Si le Falkenberg n’avait pas décidé de devenir un régime parlementariste, probablement que les fascistes du Grammatika auraient dû poser bagages ailleurs. Quant au gouvernement, que va t’il faire ? Prendre les décisions qu’il faut, quitte à intervenir militairement au Falkenberg ou laisser les autres puissances régionales s’ingérer dans nos affaires et faire fi de notre consentement ? Nous voulons des réponses, et est-ce que Hiedebber ou Cielazur-Pfalz vont enfin prendre position ou devrions-nous nous inquiéter de l’inactivité du gouvernement et voir à quel point les parlementaires ne savent décidément faire qu’une seule chose ; parler et mentir. En gardant le silence, en tout cas, le gouvernement le montre ; le silence du Parlement est éloquent, et celui de nos gouvernants l’est encore plus ; devrions-nous donc comprendre maintenant que le Marcheburg n’est rien d’autre qu’une démocratie parlementaire faillie qui a érigé ce leitmotiv en loi ; Parle et Mens ?

Hermann Särren pour le Die Marcheburger Zeitung (la Gazette de Marcheburg).
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