"Il suffit d'ouvrir une carte pour savoir que nos vallées sont constamment en danger." Ses propos ont été tenus par la représentante de l'Armée des Libertaires des Quatre Vallées au sein de la chambre exécutif du Code Communautaire, Arevig Hadjetian, dans le contexte des débats pour l'entrer dans la CSN des Quatre Vallées. Et en effet, elle n'avait pas tort. Positionner en plein milieu du Nazum du Nord, dans une des rares zones où le climat est relativement clément, entourer de montagnes majestueuses, les Quatre Vallées souffrent de cette position stratégique. La proposition ridicule de la SMA pour l'intégration des Quatre Vallées à la Maison avait jeté un froid sur le Code Communautaire. Le pays déjà instable, était désormais isolé diplomatiquement et les anciens amis proféraient désormais des menaces des plus en plus virulentes. Il fallait prendre une décision. Malgré les réticences, de nombreuses communautés, le Code Communautaire avait dû rejoindre la CSN pour survivre à ses menaces existentielles. Finalement, cette intégration n'était qu'une victoire politique de l'Armée des Libertaires des Quatre Vallées et de l'Armée de Libération Communiste face aux deux autres communautés les plus puissantes du pays, la Communauté des nomades saisonniers arméniens de la vallée du Nvart et la Communauté des nomades saisonniers géorgiens de la vallée de l'Alasania...
Quoiqu'il en soit, au fil du temps, la majorité de la population avait trouvé son compte. La stabilité revenait petit à petit et surtout la plupart d'entre eux pouvaient vivre comme ils l'entendaient sans que personne ne leur vienne faire des leçons de morale. Un certain développement économique eux lieu grâce à l'ouverture des frontières avec l'Ouaine et l'Ustia notamment, mais surtout les politiques de socialisation des richesses entamer par le Code Communautaire, bien qu'encore très timides, ont permis à quelques milliers de Lav p'iri de sortir de la pauvreté absolue. Tout ça pour dire, qu'un mouvement positif à l'encontre de la CSN à lieux au sein de la population. Le Code Communautaire en a pris note et cherche désormais à renforcer ses liens avec les pays confédérés. Toutefois, des barrières institutionnelles inhérentes à la CSN bloquent certains rapprochements. Le Code Communautaire pousse alors depuis quelques mois auprès de ses alliés pour une rencontre spéciale cherchant à déterminer de manière plus claire l'avenir de la CSN sur divers sujets, qu'ils soient d'ordre géopolitiques ou d'ordre purement politiques. L'objectif non affiché du Code Communautaire était simplement l'avènement concret de l'Union des Républiques Socialistes Narodopalatiennes...

Le tout nouveau bâtiment diplomatique du Code Communautaire allait pouvoir être inauguré par cette rencontre considérée comme de la plus haute importance pour l'avenir de la région et des Quatre Vallées. Les délégations de la Barvynie, de la Vostokoslavie, du Namarov, de l'Ouaine, de l'Omet, du Yutchun, et de l'Ustia étaient attendues à l'aéroport international de Dzyun Tovli d'où un cortège de la Communauté d'action pour le respect interne du code communautaire allait les escorter jusqu'au palais. La sécurité était loin d'être assurée dans le pays, alors des précautions ont du être prises avec la mobilisation de 1 000 soldats charger de défendre les périmètres allant être emprunté par les délégations précédemment nommées. Les représentants allant participé à la rencontre au nom des Quatre Vallées n'étaient autres que les quatre personnes les plus influentes du pays, Aliji Denizli, Azniv Isagholian, Antog Mechigian et Terenti Jinjikhashvili.

Les quatre protagonistes attendirent gentiment leurs homologues en dehors du bâtiment. Une fois ceux-ci arriver et après une petite conférence de presse organiser par les journaux locaux, ils présentèrent brièvement le hall d'entrée à leurs invités avant de les faire rentrer dans la pièce où allait avoir lieu les discutions. Trois bouteilles de Tchatcha (ჭაჭა) étaient posées sur la table et quelques serveurs servirent tous les protagonistes. Le général Denizli engloutissait d'une traite son shot avant de prendre la parole.
- "Mes chères amis, nous sommes honorer de vous accueillir chez nous en ce beau jour d'hiver. En considérant le nombre important de personne présentent en ce jour, nous vous proposons une méthode pour ne pas se perdre dans les débats. Nous allons listé toutes les questions et tout les points que nous souhaiterions aborder et chaque délégations prendra la parole, à tout de rôle, sur l'ensembles des questions. Une fois le point de vue de chacun exprimer sur toutes les questions. Nous allons pouvoir discuter de manière plus fluide sur les points de dissensus."
Sa collègue, l'estimer Azniv Isagholian, héritière du clan Isagholian enchaina.
- "Voici tous les points que nous souhaiterions aborder."
Elle tendit une fiche récapitulative traduite à tous ses homologues, avant de les énoncés à voix haute en géorgien.
- "Les questions posées et les différents sujets abordés se présente dans l'optique du renforcement du lien qui unit tous les peuples de la CSN et donc l'évolution institutionnelle de la Confédération. Les sujets traités seront :
Le statut de la Confédération.
La création d'institutions communes.
L'avenir du Comité Central du Nazum.
Les nouvelles mesures sur l'implication des décisions militaires.
Les critères d'admission pour les nouveaux pays souhaitant nous rejoindre.
La création de symboles communs."
Elle marqua une petite pause pour récupérer un peu de salive.
- "Et les questions correspondantes seront les suivantes : Est-ce que la Confédération doit évoluer ? Si oui dans quel sens ? Le renforcement des liens entre les pays membres par la création d'institutions communes ou au contraire par l'affirmation d'une souveraineté plus entière des Etats par rapport au projet communiste, anarchiste commun ? Si non, ne répondez pas aux questions suivantes, nous vous inviterons à vous exprimer sur votre refus dans un second temps lors du temps des débats."
Elle arrêta de parler pour laisser la parole monsieur Jinjikhashvili, l'homme de l'ombre, l'humain le plus puissant du pays, le plus craint comme le plus aimer, le plus cruel comme le plus juste, le plus riche comme le plus pauvre. Sa voix grave dénota radicalement des voix plus douces de ses deux amis, si bien qu'elle lança à la fois un froid dans la pièce mais également une énergie permettant de capté plus efficacement l'attention des personnes présentes.
- "Si vous avez répondu favorablement à la première question, alors, doit-on créer des institutions communes ? Si oui dans quels domaines et avec quelles compétences ? Comment décider d'où ses institutions seront présentes physiquement ? Toutes au même endroit ou répartis dans tous nos pays ? Si nous créons de nouvelles institutions communes quand est-il de la CCN ? "
Il laissa de nouveau la place au général Denizli, qui, malgré un deuxième verre d'alcool fort ne semblait pas avoir perdu son sang-froid.
- "Nous avons constaté avec l'exemple du Chandekolza et de la Retsvinie que les décisions d'ordres militaires et leurs prérogatives n'étaient pas claires pour tout le monde. N'y voyez pas une critique inutile et méchante, mais voyez-y une tentative de régler ce problème. Doit-on créer une armée transnationale, confédérale ? Si oui, quelle serait ses compétences ? Dans quel contexte devra-t-elle être mobilisé ? Qui la contrôlerait ? Comment chaque état devra contribuer à celle-ci ? Concernant les armées nationales doivent-elles êtres conserver ? Si oui, est-ce qu'elle peuvent être utilisé par chaque état de manière pleinement souveraine ou est-ce qu'une institution commune devrait régler les potentiels abus et donc nous permettre d'être coordonnée dans nos décisions d'intervention ? La compétence de la CCN, doit-elle être maintenu concernant l'envoi de troupes à l'étranger ? "
Isagholian prit de nouveau la parole.
- "Pour finir sur des questions plus légères, concernant les critères d'admission à la Confédération, doivent-ils être modifié ? Les statuts spéciaux, doivent-ils être maintenus ? Est-ce que la création de symboles communs pour la crédibilité de notre union à l'international vous paraît être une bonne idée (drapeau, hymne, distinctions communes, médailles...) ? "
Jinjikhashvili avait le mot de la fin.
- "Une fois que tout le monde aura exposé son point de vue concernant ses questions, nous pensons que notre projet sera plus clair et plus concret. Si vous avez d'autres sujet à mettre sur la table ou des interrogations n'hésiter pas à nous le dire. Et surtout nous souhaitons que chacun s'écoute avant de rentrer dans le dur des débats. Nous passons la parole à la délégation Namarovienne..."