Nueva Lykania en 5 minutes
Généralités :
Nom officiel : Confédération des municipalités de Nueva Lykania
Nom courant : Nueva Lykania
Gentilé : (Néo) Lykanien.ne.s
Inspirations culturelles : Uruguay, Argentine, Murray Bookchin, penseurs kah-tanais, proletari
Situation géographique :
Langue(s) officielle(s) : Guarani, mapundugun et espagnol
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Basque, autres langues natives
Drapeau :

Devise officielle : Pas de devise officielle mais la phrase la plus populaire reste sans conteste "libertad o muerte".
Hymne officiel :
Pas d'hymne officielle non plus (oui je suis relou mdr), mais les équipes nationales chantent cette chanson très populaire et connue par tous avant les matchs, bien que je répète qu'elle n'ai aucune portée officielle.
Capitale : Pas de capitale "stricto sensu" mais la plus grande agglomération concentrant le plus de personnes et de capitaux est San Patricio. C'est aussi l'ancienne capitale avant la Révolution.
Population : 3,5 millions d'habitants
Aperçu du pays :
Présentation du pays :
Nueva-Lykania est une bande de terre d'environ 1000km de long pour maximum 150 de large blottie à l'Ouest de la péninsule Sud du Paltoterra. Au nord, le climat est subtropical humide caractérisé par des étés chauds et moites et des hivers pluvieux et doux. Plus on descend vers le sud, plus les températures chutent et la partie septentrionale du pays rentre dans la classification du désert froid. Les frontières topographiques à l'Est sont les montagnes de Kimon qui longent toute la partie orientale du pays, dont le plus haut sommet est le Terrado culminant à un peu plus de 4000 mètres. Nueva-Lykania est connue pour sa pampa, biome unique au monde qui constitue une plaine fertile.
Jusqu'à la période de la colonisation, l'actuelle Nueva-Lykania est peuplée par un ensemble de communautés et de peuples avec des langues différentes même si on peut globalement diviser ethniquement le pays entre les Guaranis au Nord et les Mapuches au Sud, sans État centralisé. De par son climat contrasté, les différences de développement pouvaient être importants entre ceux des plaines et des contreforts des montagnes Kimon. Tout change à partir du XVIe siècle. La Youslévie commence à se construire un empire colonial important et va notamment jeter son dévolu sur le Paltoterra du Sud. Après avoir colonisé l'actuel San Youté ou Canossa, les colons youslèves vont ajouter un nouveau territoire à leur tableau de chasse qu'ils nommeront en premier lieu, Arna, en hommage à la dynastie royale youslève.
L'arrivée des Eurysiens est brutale. Quand les Paltoterrans ne sont pas exterminés dans les guerres, ils périssent par milliers du choc microbien. Les Youslèves vont commencer à mettre en place une politique qui fera ses preuves : la Kratoporia. Des esclaves arrivent en masse de la grande colonie de Nali quand un grand nombre de Vasques viennent tenter leur chance dans cette nouvelle contrée, posant donc les bases de la société multiculturelle actuelle.
Mais, la colonie d'Arna ne suivra finalement pas le même chemin. Il faut alors retourner vers la métropole youslève et faire un petit saut dans les temps jusque dans la deuxième moitié du XVIIe siècle. Nous sommes alors en plein dans les années samiennes, une période de trente ans (1657-1690) balisée par les deux guerres opposant les couronnes teylaise et youslève pour le contrôle de Samiens. Ces trois décennies, au delà de ce conflit qui posera les bases de la rivalité teylo-youslève pour les prochains siècles, est aussi une période de bouleversement politique en Youslévie. Le royaume hellène prospère économiquement mais les changements apportés par la colonisation se font ressentir. Une proto-bourgeoisie de marchands et de négociants est en train de naître et aspirent à la même reconnaissance que la noblesse. Cette noblesse justement est elle aussi soumise à deux séismes. Le premier est la fin de la maison Aristandros qui s'éteint brusquement en 1671 avec le Roi Heraldino II, sans que celui-ci n'ai u fournir de descendance et sans frère. C'est donc son cousin, le jeune Heraldino III de la maison Halcyos qui hérite du trône. Problème, sa mère est chrétienne et il n'a pas encore choisit sa foi. Il faut par ailleurs bien comprendre que même si minorisé, le catholagnisme compte de plus en plus de fidèles en Youslévie, dont des seigneurs puissants, comme la maison Galmaereon de Lykania, qui plus est hispanophone.
Mis sous pression de tous les côtés, Heraldino III doit donc proclamer la monarchie parlementaire à suffrage censitaire. Il se met donc du côté de la nouvelle bourgeoisie mais décide de se mettre à dos les catholans hispanophones et de conforter ses soutiens hellènes et reconnaissant l'olympisme comme sa foi et par conséquent celle du Royaume entier. Une guerre prévisible éclate en 1675. La rébellion est menée par les Galmaereon et aidés par certaines des autres puissances catholanes d'Eurysie. Miraculeusement, ce sont le Roi et ses adeptes qui s'impose sans pour autant écraser leurs rivaux. L'édit de Bell-Vill en 1678 consacre la victoire d'Heraldino III et son autorité sur l'empire youslève tout en admettant le droit au catholagnisme d'être loué sur l'ensemble du territoire. Les Galmaereon, vaincus, sont poussés à l'exil mais peuvent s'établir dans la colonie d'Arna et obtiennent le droit d'administrer ce territoire et de propager la foi chrétienne et la culture hispanique. Ils renomment donc la colonie selon le nom que nous connaissons actuellement et dirigent de manière autonome ce territoire aux confins du nouveau monde tout en restant vassalisé à la couronne youslève.
Lors de la Guerre des Empires, opposant la Youslévie à la Sérénissime Fortuna et d'autres empires coloniaux, les Galmaereon se rebellent une fois de plus et soutiennent le camp adverse à celui de leur suzerain. La défaite finale des Youslèves en 1893 acte la perte d'un bon nombre de leurs possessions coloniales, dont Qadishapolis mais aussi de la Nueva Lykania qui devient alors un duché indépendant. Ce régime bascule très rapidement dans une autocratie où la famille Galmaereon règne d'une main de maître sur le pays, rétablissant notamment l'esclavage et accumulant les tentatives d'extermination des populations autochtones par la force ou le métissage forcé. En parallèle, les idéologies communalistes font leur chemin dans les mouvements d'opposition, portées notamment par le Kah et ses penseurs révolutionnaires.
Ce qui devait arriver arrive, aidés par des puissances rouges et noires étrangères, les révolutionnaires réussissent à prendre le pouvoir et à chasser les Galmaereon en 1951 en mettant en place le système communaliste que l'ont connaît aujourd'hui. Ironie du sort, ces derniers partent se réfugier en Youslévie.
Voilà pour les grands évènements historiques du pays. Depuis 1951, Nueva Lykania est dans un état d'autarcie relatif ne communiquant qu'avec des alliées proches. La raison avancée est que la Révolution n'a pas encore atteinte un stade lui permettant d'absorber le choc de son ouverture au monde. Peu à peu tombé dans l'oubli, Nueva Lykania annonce à la surprise générale son entrée dans le concert des nations fin 2018.
Mentalité de la population :
Bien que la "race" n'a plus de place prépondérante dans la Nueva Lykania actuelle, le graphique ci-dessous me semble quand même opportun pour voir la répartition de la population dans le pays. L'appartenance à un groupe ou un autre influence évidemment des notions comme la mémoire ou les habitudes de chacun.
La répartition géographique dans le pays selon l'origine (même ancienne) de ses habitants peut être importante. Les natifs (en rose) sont majoritaires dans l'arrière pays et dans le sud moins peuplé alors que les descendants eurysiens (en bleu) sont répartis sur l'ensemble du territoire mais constituent la majorité des grandes villes. Les afros-descendants, issus des esclaves du continent afaréens sont aussi nombreux en ville et dans certains anciennes bourgades rurales où existaient des ranchs pratiquant l'esclavage. Les métisses sont le fruit du mélange entre deux des trois populations précédentes.
Sur la mentalité globale de la population, on pourrait décrire de manière très rapide et un peu caricaturale un Néo-lykanien comme l'archétype du paltoterran. La vie néo-lykanienne est rythmée par les bals populaires organisés régulièrement. Le maté et le football rythment également la vie sociale du pays. Souvent loués pour leur enthousiasme et leur générosité, les néo-lykaniens ne sont pas tous comme ça. Il est vrai que les citadins sont plus habitués à voir des touristes étrangers alors que les ruraux sont bien plus méfiants. Bien que la Nueva Lykania ne soit pas vraiment un État ni une nation, ses habitants sont très fiers de leur origine et parfois chauvins.
Très en avance sur certains sujets comme le décolonialisme ou les questions de classe, la société lykanienne pêche quelque peu sur les sujets de genre et d'orientation sexuelle.
Place de la religion dans l'État et la société :
La sécularisation est un concept important, voire fondamental, des municipalités néo-lykaniennes. Ce processus a débuté au même moment que la révolution. Aujourd'hui, la totalité des municipalités sont laïques et une bonne partie sont même athées, reléguant les pratiques religieuses au domaine privée. D'ailleurs, les anciennes églises construites pendant la période coloniale, qui ne sont donc plus utilisées dans un but rituel, accueillent aujourd'hui pour la plupart les assemblées municipales.
Malgré tout, la société néo-lykanienne reste emprunte d'une certaine spiritualité. Le vaudouisme est encore extrêmement populaire chez les communautés afro. Arrivé en même temps que les esclaves d'Afarée de l'ouest, le vaudouisme néo-lykanien est un syncrétisme des croyances afaréennes et paltoterranes avec une certaine influence du catholagnisme. Le culte a eu un rôle certain dans la révolution et aujourd'hui encore les rites de possessions sont encore répandus dans certaines communautés, tout comme les carnavals dont le plus connu est sans aucun doute celui de San Patricio, réputé dans le monde entier.
Le catholagnisme, héritage des colons vasques et lykaniens est encore assez pratiqué mais selon une logique différente des autres pays. Sous l'impulsion de prêtres révolutionnaires, une certaine vision du christianisme s'est répandue dans le pays, rendant compatible son culte avec les idéaux révolutionnaires. Il n'y a par exemple aucun archevêché reconnu ni de découpage ecclésiastique dans le pays et les rares offices publics ne sont conduits par aucun prêtre mais par des interventions de différentes personnes.
Le vaudouisme et le catholagnisme à la sauce néo-lykaniennes sont des cultes emprunts d'une très forte violence symbolique où les esprits, les saints ou petites divinités se battent continuellement contre des démons, fantômes et forces du mal représentant les tares que la société libertaire tentent de ne pas voir émerger, comme la recherche du profit ou du pouvoir. Par exemple, dans le vaudouisme, la quête de la richesse personnelle entraîne une malédiction qui pousse l'individu touché à manger les membres de sa famille. Cette malédiction est lancée par les sorciers mangeurs de chairs qui sévissent à chaque génération. Ce mythe constitue donc une forme indirecte de contrôle, rendant mal vu voire dangereux l'enrichissement personnel.
Pour beaucoup de spécialistes, cette cosmologie particulièrement violente est inhérente au bon fonctionnement du processus de pacification sociale de la société, fondée sur le consensus. Cela expliquerai aussi le changement rapide dans les mœurs néo-lykaniens après la révolution, il existait déjà un terreau fertile avec une cosmologie comprenant déjà les fondements d'un contre-pouvoir révolutionnaire voué à devenir la principale forme de pouvoir sociale.
Politique et institutions :
Institutions politiques :
Il faut d'abord bien comprendre que la Confédération des Municipalités de Nueva Lykania n'est pas un Etat à proprement parlé. Bien que la Confédération reprennent les tracés de l'ancienne colonie youslève et son nom elle est, comme son nom l'indique, une association de municipalités indépendantes sur de nombreux points. La sécurité intérieure est régie par des milices populaires gérées par les municipalités. La justice est rendue également au sein des municipalités qui définissent leur propre droit, basé sur la jurisprudence commune. Les municipalités ont aussi un budget indépendant et ce sont les assemblées communales qui en décident, tout comme la levée de l'impôt, même si un système de solidarité intercommunale existe aussi. Les communes sont dépendantes les unes des autres concernant uniquement la sécurité extérieure, la diplomatie ainsi que la création de la monnaie.
On compte environ 320 municipalités. Petite aparté vexillologue, le soleil sur le drapeau de la confédération a 32 branches, chacune d'entre elle correspondant donc proportionnellement à 10 communes. La moyenne de la population pour ces municipalités est donc d'environ 10 000. Certaines sont plus peuplées que d'autres mais la limite minimale est de 3000 alors que le maximum est de 30 000. La taille peut donc varier. Certaines municipalités dans les plus grandes agglomérations concentrent seulement un gros pâté de maison alors que dans les zones rurales la plupart sont larges de plusieurs dizaines de kilomètres carrés.
Principaux personnages :
Il y a très peu de personnages qui se détachent réellement dans la vie politique lykanienne, le système étant justement fait pour écarter toute tentative d'appropriation personnelle du champ politique.
Les Lykaniens et Lykaniennes les plus connus ne sont donc pas des hommes politiques mais des personnages historiques, le plus souvent des révolutionnaires, ou des figures artistiques et sportives. Les seuls personnages politiques sont les commissaires désignés pour s'occuper des relations extérieures.
Politique internationale :
La Nueva Lykania a bien conscience qu'il peut parfois être compliqué d'exister dans un continent où se côtoient des superpuissances libérales comme l'Alguarena ou Sylva. Toutefois, elle ne compte pas pour autant rester muette ou inactive. Elle pourra sans doute compter sur le Grand-Kah, et pourquoi pas les Communes-Unies du Paltoterra Oriental. Toutefois, Nueva Lykania a quelques griefs concernant les Communes Unies car elle estime que ces dernières ne respectent pas tout à fait la doctrine des grands penseurs socialistes, libertaires ou communaliste. Les Lykaniens estiment par exemple que le Kah, en faisant preuve d'impérialisme, reprend un des codes des puissances capitalistes. Elle pourra aussi trouver des alliés au niveau mondial avec le Liberalintern.