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[Latrua-Slaviensk] ☎️​ Appel important

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en-tête
14/12/2018, Bunker du Palais Présidentiel de VraranyBunker présidentiel

Dès la réception de la réponse slavis, Vasiliy descendit les escaliers qui le menaient de son bureau au bunker sous la Palais Présidentiel. La pièce, située 80 mètres sous terre, était modeste. De grands murs blancs et quelques miroirs aux reflets orangés. Une ligne spéciale avait été installée sur la longue table blanche, à côté des dossiers du Président de la République et des habituels crayons rouges, que Vasiliy ne cessaient d'utiliser.

Le Président latruant n'était pas descendu seul : son conseiller diplomatique, son conseiller sécurité et son aide de camp étaient aussi présents dans la pièce. Les ministres des Affaires Étrangères et de la Défense étaient quant à eux en visioconférence, leur visage respectif se dessinant dans l'écran au fond de la pièce. La réunion qui allait se tenir était on ne peut plus importante. La guerre qui avait lieu en Eurysie centrale risquait de durer et ses répercussions pouvaient déstabiliser de manière longue et imprévisible le continent. L'appel que devait avoir Vasiliy avec son homologue slavis avait donc pour but de clarifier la position de son voisin quant à ce conflit et d'imaginer une réponse commune.

Le téléphone sécurisé sonna quelques secondes avant qu'une voix n'en sorte.

Le Président de la République commença :

"Bonjour cher Damir, je tenais tout d'abord à vous remercier pour la rapidité avec laquelle vous avez répondu à ma missive. Je serais donc aussi rapide pour aborder les points qui me préoccupent.

En effet, en prévision d'une possible allocution au peuple latruant concernant la situation à l'Ouest, je consulte les alliés du Latrua pour connaître leur position par rapport à cette guerre et pour envisager une réponse commune, dans les formes resteraient à définir.

Avant que vous ne preniez la parole, je me permets de vous indiquer que je ne suis pas seul dans la pièce, je suis accompagné de mes ministres des Affaires Étrangères et de la Défense ainsi que de deux de mes conseillers et de mon aide de camp."


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Damir Dmitrievitch Ovechkin, Président provisoire du Comité de Volonté Publique


Damir, peut après avoir expédié sa missive aux services du Ministère des affaires étrangères et des Latruants de l'étranger, se prépara à l'appel. Pour cela, il invita le chef d'état-major des armées, le Maréchal Mikhail Girgoryev ainsi que les membres provisoires du Comité de Volonté Publique disponibles. Toutes les personnes conviées se rendirent rapidement au Palais d'Hiver pour participer à l'appel, et commencèrent à discuter de la situation en attendant celui-ci. Soudainement, l'on pu entendre la sonnerie du téléphone fixe utilisé pour avoir une liaison directe avec les alliés de Slaviensk. Tout le monde écoutèrent les paroles du Président de la République du Latrua, avant que le Président du Comité de Volonté Publique ne réponde.
Damir Dmitrievitch Ovechkin : "Votre excellence, je tient aussi à vous remercier, dans mon cas pour avoir pris le soin de prendre en compte la position de votre allié sur la question avant de vous positionner. Sachez que moi même ne suis pas seul, étant accompagné du Chef d'état major des armées de Slaviensk, le Maréchal Mikhail Girgoryev ainsi que quatre des sept délégués des communes fédérées de Slaviensk. Ce sont le délégué provisoire de Savodskaya, dirigeant de la délégation de la commune qui vous est frontalière, du délégué provisoire de Starovsk, dirigeant de la délégation de la commune accueillant la capitale fédérale, le délégué provisoire de Cosaquie, région montagneuse du sud-ouest slavis, ainsi que le délégué provisoire de Transpravie, territoire en extrême orient de Slaviensk.

Donc, ce qui est de la position de la Fédération sur le sujet, bien qu'il n'y ai pas eu de prise de parole de mon gouvernement, je vais répondre en faisant valoir la franchise et l'honnêteté, bienfaits que je peux aisément attribuer à vos diplomates et vous-même, monsieur le Président. Donc, pour notre position sur celui-ci, ce conflit est pour nous une catastrophe tant diplomatique qu'humanitaire, résultant d'un grave échec des discussions que l'on peut attribuer tant à la Loduarie qu'Antares. C'est donc un échec grave qui a vu une escalade des tensions, amenant jusqu'à une guerre illégitime à l'initiative de la Nation Communiste de Loduarie, un régime autoritaire, je vous l'accorde, mais qui n'est pas moins une nation de camarades dans la lutte internationale.

Slaviensk est donc neutre dans ce conflit, ne s'étant pas positionné et ne souhaitant pas se positionner. Notre seule volonté dans cette guerre est que les belligérants puissent résoudre pacifiquement leurs différents, afin de régler par le même temps un risque de scission au sein des forces révolutionnaires, ainsi qu'une crise humanitaire sans précédent en Eurysie occidentale. Mais, malgré les actes répréhensibles de la Loduarie communiste, le récent discours du Président du conseil nous a rendu perplexe, et même pire, il a choqué notre Comité de Volonté Publique. En effet le président du conseil s'est permis de comparer la précédente guerre civile antarienne comme un jeu dont il était l'arbitre, dans la pire des félonie bourgeoise, trahissant son peuple. Sa comparaison nous a fait voir cela comme le signe que le prolétariat antarien n'était considéré que comme de simples pions sur un jeu d'échec. Cet évènement nous empêchant de soutenir d'une quelconque façon le gouvernement de la République d'Antares, et la rabaissant au niveau des envahisseurs Loduariens.

Slaviensk n'a donc pas pour ambition d'ingérer, ni même de prendre parti, et donne à l'allié Latruant toute la marge de manœuvre dont il a besoin, Slaviensk ne représentera en aucun cas une opposition au Latrua sur ce dossier et respectera son choix de positionnement et d'action.

Bien, maintenant que j'en ai terminé avec le positionnement de la Fédération des Communes Slavis, qui reste non-officiel, je vous laisse la parole votre Excellence."
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Le Président de la République avait écouté avec attention l'intervention du Président slavis. Il n'était pas surpris par la position esquissée par l'homme. La neutralité semblait une constante slavis dans sa manière d'aborder la politique internationale. Cette neutralité mettait cependant un frein aux propositions que Vasiliy avait prévu de formuler. Il souhaitait en effet que Slaviensk se positionne en sanctionnant la Loduarie, état agresseur. Il allait donc falloir revoir ses plans et s'adapter à la situation. Il décroisa les bras et commença :

"Je vous remercie, cher Damir, pour cette présentation exhaustive des positions slavis sur la situation antarrienne. Je vous remercie pour votre franchise et votre honnêteté, deux qualités qui caractérisent nos échanges depuis le début du partenariat entre nos deux pays.

Je partage tout d'abord le même constat que vous : la situation qui est celle aujourd'hui de l'Eurysie de l'Ouest est catastrophique. Deux pays sont en guerre, s'affrontent -avec une forme de disproportion qui avantage la Loduarie- et ses combats menacent la stabilité d'une partie de notre continent. Nous ne pouvons décemment pas accepter qu'une partie du monde comme l'Eurysie puisse sombrer dans un cycle de guerres perpétuel, ultra-violent, nous ne pouvons accepter que ce conflit s'étende dans le temps sans qu'il n'y ait de réaction, de discussions.

Je comprends bien évidemment votre choix de neutralité. C'est un choix raisonné et raisonnable, car il protège votre peuple de potentielles représailles. Pour ma part, j'ai prévu de m'adresser prochainement à la nation latruante et de présenter à mon peuple plusieurs dispositions. Dans ce discours, j’annoncerais que mon gouvernement et donc de facto que le Latrua condamnera l'offensive loduarienne. Pour ce faire, nous sanctionnerons la Loduarie en gelant leurs avoirs au Latrua, en bloquant leurs navires stationnant dans nos ports et en empêchant de résidence plus de 50 personnalités ayant cette nationalité.

J'annoncerai aussi que je ne renonce pas à l'éventualité d'intervenir militairement, dans deux cas précis. Le premier, si les intérêts vitaux du Latrua étaient visés, si le territoire national ou si nos ressortissants étaient visés ou menacés. La deuxième éventualité serait si la Loduarie s'attaquait directement à un de nos alliés proches, si des ressortissants de pays alliés étaient tués.

Or, vous n'êtes pas sans savoir que la République Fédérale de Karty, un allié commun, s'est engagé contre la Loduarie et s'expose par conséquence à des représailles militaires. Si, et je le répète, j'ai bien compris votre volonté de neutralité, et je la respecte, dans le cas où Karty serait frappé et que des civils périraient, serait-il envisageable pour vous de mettre en place des sanctions contre la Loduarie, en soutient à une nation amie agressée ?

Enfin, une dernière question, portant sur la défense du Latrua en cas d'engagement militaire de mon pays -même si je ne pense pas que ce soit le scénario le plus probable- ou en cas de représailles militaires de la Loduarie à mes annonces, pensez-vous qu'il serait acceptable et possible pour votre pays de contribuer à la défense latruante en utilisant vos systèmes de défenses anti-missiles. Avant toute réponse de votre part. Je tiens à vous dire que j'imagine les différents enjeux de cette demande et les conséquences qu'elle pourrait. c'est pourquoi je comprendrais bien évidemment un refus de votre part.

Je vous remercie."


Vasiliy but une gorgée et attendit, un peu soucieux, la réponse de son homologue.

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Damir Dmitrievitch Ovechkin, Président provisoire du Comité de Volonté Publique


Damir écouta attentivement la prise de parole de son homologue Latruant. Il s'humecta les lèvres, le téléphone à l'oreille, un grand silence s'imposa dans la pièce du Palais d'Hiver. Non pas un silence pesant, mais un silence de concentration des différents responsables militaires du gouvernement transitoire. Le Président de la République du Latrua s'arrêta de parler, le silence revint dans la pièce pendant quelques brefs instants. Ce silence se brisa par l'intervention de Damir, le Président Provisoire du Comité de Volonté Publique.

Damir Dmitrievitch Ovechkin : "En effet, la neutralité slavis est en place non seulement pour les raisons précédemment évoquées, mais aussi pour ne pas exposer notre pays à des représailles d'un compétiteur comme la Loduarie. Nous exposer à des représailles loduariennes alors même que nous affrontons l'adversaire fascisant en Retsvinie est dangereux et il y aurait des risques d'y perdre des civils. Nous n'avons donc ni intérêt ni raison de nous positionner sur le sujet.

Concernant vos demandes, dans le cas où les Loduariens venaient à s'en prendre à des citoyens de Slaviensk ou du Latrua, Slaviensk prendra toutes les mesures nécessaires pour empêcher l'envahisseur d'agir en Antares et de réduire leurs capacités militaires que nous verrons alors comme une nuisance. Comme vous vous en doutez, nous honorerons nos alliances militaires. Un pays étant avant tout une organisation d'individus entre eux, si les compétiteurs ouest-eurysiens vengeaient votre condamnation sur vos ressortissants nous assurerons alors votre sécurité, au même titre que nous le ferions avec nos concitoyens. Cependant, votre question se concentrait sur des hypothétiques frappes Loduariennes sur le sol kartien. Dans ce cas précis, nous pouvons vous garantir que Slaviensk condamnera diplomatiquement et sanctionnera économiquement les Loduariens, mais nous n'interviendrons pas militairement considérant l'intervention kartienne comme de responsabilité kartienne, bien sûr dans le cas où Karty aurait provoqué le conflit."

Le Président du Comité de Volonté Publique s'arrête quelques petits instants pendant lesquels il souffle quelques mots au Maréchal présent à ses côtés, puis repris assez rapidement.

Damir Dmitrievitch Ovechkin : "Concernant votre dernière question, Slaviensk ne s'engagera pas directement dans un éventuel conflit Latruo-Loduarien dans le cas où le Latrua se rendrais responsable du conflit, conformément au protocole de Vrarany. Cependant, nous serions bien prêt à vous fournir en armement moderne pour combler vos manques, notamment en appareils de défense antiaérienne longue et moyenne portée, dont Slaviensk possède des réserves relativement importantes. Selon la situation au Latrua et en Slaviensk à ce moment, s'il venait à arriver, nous serions prêt à vous en fournir entre 10 et 30 unités. Ces unités seraient évidemment des modèles les plus modernes possible. Enfin, dans le cas d'une intervention directe de la Loduarie sur le sol Latruan -option que nous jugeons peu probable- mes services diplomatiques seront alors disposés à faire la demande à la Grande République de Velsna de forcer la paix par sa présence navale dans le détroit gris, comme elle l'avait fait et le fait encore pour empêcher la propagation du conflit Retsvinien sur ses intérêts dans ce détroit."
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Vasiliy regarda chacun de ses conseillers. Il arborait un petit sourire, mélange de soulagement et de contentement. Le Président de la République sentait qu'il ne lui restait plus qu'à conclure la discussion, ses revendications ayant été pleinement entendues par la partie slavis. Il reprit donc :

"Je vous remercie pour votre réponse Monsieur le Président. Une réponse qui confirme les liens diplomatiques qui unissent nos deux nations. Une réponse qui démontre la solidité de nos alliances, de notre amitié. Je vous remercie aussi d'avoir proposé de nous fournir, en cas d’agression, des systèmes de défense anti-aérienne et j'accepte évidemment cette généreuse proposition.

Enfin, en ce qui concerne l'intervention kartienne dans ce conflit et la menace à laquelle ce pays serait soumis, je comprends bien évidemment votre opposition à toute intervention militaire slavis. Cette position vous honore, car elle se veut protectrice des intérêts de votre nation et de votre peuple. Je salue aussi votre promesse de sanctionner, dans ce cas-là, la Loduarie. Cela enverrait un signal fort, une condamnation importante d'une action criminelle et belliciste inacceptable.

Je vous remercie, Monsieur le Président, pour cette conversation constructive, franche comme à notre habitude, et décisive pour notre action. Si nous n'avons, chacun, plus rien à ajouter, il ne me reste qu'à vous souhaiter une bonne journée et j'espère pouvoir vous reparler très bientôt."



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