30/04/2019
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[à archiver] Karty-Latrua, appel téléphonique

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Gouverneure Angèle Orlovski
AlinéaEn quelques pâles heures, la donne avait été plus que redistribuée. D'abord la Loduarie qui attaque l'Antares, la République Fédérale qui en lance un ultimatum, l'Estalie qui condamne la Loduarie mais déconseille une intervention directe, l'Illirée qui vient ajouter son grain de sel: En bref Angèle en avait par dessus la tête. L'état-major se préparait à une intervention, terrestre, maritime, aérienne, du bluff, personne ne savait réellement. La Commissaire à la Défense Strakhova était introuvable par mesure de sécurité, les mesures s'enchaînaient. Le Capitole, siège de l'exécutif, avait même été évacué en prévision d'une attaque balistique Loduarienne. Et voilà finalement qu'un pays souhaiterait condamner la Loduarie... Le Latrua ? Angèle était à bout de nerfs, réellement. Elle se trouvait quelque part en Karty. Où ? Strictement le moins de personnes le savaient. Elle était dans un bureau, au "calme", une denrée qu'elle qualifiait de précieuse par les temps qui courent. Lorsque la missive Latruante lui parvint, elle en lut les quelques lignes avant de refermer à grande vitesse les classeurs qui jonchaient sur son bureau, les piles de documents et feuilles volantes. Elle saisit la ligne diplomatique, installée pour son arrivée, puis composa le fil Latruant. Le Président de l'Eurysie de l'Est souhaitait un appel dans les plus brefs délais ? Soit.

Gouverneure Angèle Orlovski-"Да ? Gouverneure Angèle Orlovski à l'appareil, République Fédérale Kartienne."
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en-tête
14/12/2018, Bunker du Palais Présidentiel de VraranyBunker présidentiel

La discussion venait à peine de se finir avec le Président slavis que la secrétaire du Président de la République annonça que la Gouverneur Fédérale de Karty était en ligne. Vasiliy eu à peine le temps de reprendre son souffle qu'il entendit la voix de la kartienne. Il sentit, à entendre la voix de la Cheffe d’État, que cette dernière était fatigué et peut-être, un peu excédée. N'ignorant rien de la situation à Karty et des évacuations qui avaient eu lieu commença donc son intervention :

"Bonjour Angèle, j'espère que la situation internationale ne vous fatigue pas trop. J'ai eu connaissance, par mes services, de la situation dans votre pays, et sachez que je vous réitère tous mon soutien.

Si j'ai demandé à ce que cet appel est lieu, c'est en prévision d'une allocution que je donnerais sur la situation en Eurysie de l'Ouest. cette dernière est de plus en plus préoccupante et c'est pourquoi je consulte les différents alliés du Latrua pour connaître leur position par rapport à cette guerre et pour envisager une réponse commune, dans les formes resteraient à définir. Je connais en partie la position de votre pays, mais j'aimerais la connaître plus en détail.

Avant que vous ne preniez la parole, je me permets de vous indiquer que je ne suis pas seul dans la pièce, je suis accompagné de mes ministres des Affaires Étrangères et de la Défense ainsi que de deux de mes conseillers et de mon aide de camp."


PR
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Gouverneure Angèle Orlovski
AlinéaAinsi le Latrua se positionnera, très certainement défavorablement, sur le cas de l'invasion Loduarienne. Qu'il n'y ait que Vasiliy, ou bien quatre autres représentants, peu importait pour Angèle. Elle était seule, pas même un secrétaire. Dame Orlovski avait pris pour habitude de travailler seule dans son bureau, elle se jugeait plus productive. Elle n'était pas tellement dépaysée en réalité, et c'était de loin la première situation crise. Peut-être, cependant, la première fois que Karty flirtait d'aussi proche une guerre potentielle. La crise des missiles du Churaynn en comparaison ? Ridicule. La Loduarie a attaqué un des pays dont Karty est le plus proche, si ce n'est pas même le premier. Quoiqu'il en soit, la Gouverneure devait renseigner un pays allié, l'échange était par ailleurs plus relaxant pour elle que le climat de travail dans lequel elle était.

Gouverneure Angèle Orlovski-"Bonjour, Vasiliy. Je vais donc répondre à votre demande, vous donner la position de la République Fédérale Kartienne sur l'attaque Loduarienne en Antares. Sachez que la République d'Antares nous est une patrie sœur, une alliée. Cela dépasse bien plus la question de stabilité régionale en Eurysie de l'Ouest, pour notre pays. A vrai dire, de part sa politique de neutralité, la République Fédérale n'aurait pas eu pour habitude de se mêler de ces histoires. Cependant, l'Antares nous est alliée. Pis encore, la Loduarie Communiste, de part son idéologie, peut être comparée à notre pays sur le point de vue doctrinal. Je réponds à cela qu'il n'en est rien, puisque la Loduarie est une junte militaire qui se camoufle sous la théorie communiste. Cependant, la proximité théorique est bien présente, la Loduarie sape ouvertement les principes du socialisme et de la stabilité. La République Fédérale Kartienne ne saura tolérer, sous aucun prétexte quel qu'il soit, la prétention de l'expansion d'un espace vital Loduarien. Leur décision relève du pur et simple impérialisme unilatéral. Je ne peux, en l'état, vous communiquer un quelconque scénario de probabilité. Cependant, j'ai bien peu d'espoirs en la diplomatie Loduarienne pour résoudre le tout d'une quelconque voie pacifique. Quel pays diplomate envahit son voisin en prétextant le stabiliser ? Ce n'est pas sans rappeler que la Loduarie, il y a de cela deux ans, a abattu un convoi commercial Kartien, perdant la vie de plus d'une quinzaine de citoyens. La Présidence Fédérale, et je ne cache pas appuyer formellement son avis, ne croit pas possible une résolution diplomatique. Cette dernière relèverait du miracle, comprenez que nous ne pouvons miser là dessus. Nous sommes actuellement en discussion avec de nombreux pays influents, avec l'Antares cela va de soi, ou les membres de l'Union Libertaire par exemple. Je ne peux, hélas, guère vous en dire plus. En bref, Vasiliy, je vous dirais ceci. La République Fédérale Kartienne ne tolérera jamais l'asservissement des citoyens Antariens sous le joug Loduarien, ce peuple nous est lié par la culture. Nous sommes prêts, si le cas l'impose, à agir militairement contre la Loduarie Communiste. Nous sommes, finalement, en contact avec cette nation, qui nie le caractère belliciste de l'intervention."
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Vasiliy avait écouté avec attention l'intervention de la Gouverneure Fédérale. Cette dernière avait dressé un tableau plutôt complet de la situation, permettant ainsi à Vasiliy de mieux visualiser les tenants et les aboutissants des affrontements se déroulant à l'Ouest. L'implication kartienne, bien que minime pour le moment, préoccupait le Président de la République. Bien qu'il connaisse les capacités militaires de la puissance kartienne, son nombre d'hommes, sa possession d'aéronefs et de bâtiments navals modernes et puissants, il ne pouvait s'empêcher de craindre une riposte sur Volkingrad et une déstabilisation de cet allié important, vital, pour le Latrua. Vasiliy reprit donc :

"Je vous remercie chère Angèle pour les éléments que vous venez de nous présenter. Je ne peux que vous réitérer mon soutien, à vous, à votre gouvernement, à votre pays et au peuple kartien dans ces moments difficiles, où l'on pourrait s'en prendre militairement à votre souveraineté et s'attaquer de manière inconsidérée à la nation kartienne. c'est pourquoi, je tenais à vous annoncer les dispositions suivantes.

Tout d'abord, j'ai prévu, comme je l'ai dit précédemment, de m'adresser au peuple latruant. Dans ce discours, j’annoncerais que mon gouvernement et donc de facto que la Latrua condamnera l'offensive loduarienne. Pour ce faire, nous sanctionnerons la Loduarie en gelant leurs avoirs au Latrua, en bloquant leurs navires stationnant dans nos ports et en empêchant de résidence plus de 50 personnalités ayant cette nationalité.

J'annoncerai aussi que je ne renonce pas à l'éventualité d'intervenir militairement, dans deux cas précis. Le premier, si les intérêts vitaux du Latrua étaient visés, si le territoire national ou si nos ressortissants étaient visés ou menacés. La deuxième éventualité serait si la Loduarie s'attaquait directement à un de nos alliés proches, si des ressortissants de pays alliés étaient tués. C'est pourquoi, je m'engage aujourd'hui à penser l'idée d'entrer dans le conflit si des citoyens kartiens venaient à mourir suite à des frappes loduariennes.

Enfin, dans l'optique de cette intervention, le Latrua souhaiterait passer une commande exceptionnelle auprès de vos services. Une commande massive d'armes, de blindés, d’aéronefs et avant tout de bateaux de guerre. Cette commande sera le meilleur moyen de prouver la solidité des dispositions prises par le traité signé à Vrarany."


PR
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Gouverneure Angèle Orlovski
AlinéaSurprenant. C'est ce que devenait l'appel, surprenant. En de bons termes, mais aussi en de moins agréables. Si Angèle pouvait se réjouir de l'éventuel soutien Latruant, aussi infime qu'il pouvait être, elle en vint à se demander si son interlocuteur comprenait vraiment la situation. La République Fédérale était au bord d'entrer en guerre contre la Loduarie, la dernière chose qu'elle pouvait faire, c'était bien fournir en armements d'autres nations. S'il y avait un moment où les lignes de productions d'armements devaient être à production nationale, c'était bien maintenant.

Gouverneure Angèle Orlovski-"Votre gouvernement est souverain, je n'ai pas à interférer au sein de vos décisions. Si la République Fédérale se réjouit d'entendre votre soutien, et votre condamnation, les méthodes de sanction sont de votre ressort. Simplement, je me dois de vous dire ceci. Vous dites être disposés à entrer en guerre contre la Loduarie, le cas échéant d'une attaque sur notre sol, par exemple. Une décision qui, au demeurant, prouve la véracité de notre alliance. Cependant, le risque n'est pas faible. Non bien au contraire. Si la Loduarie Communiste ne plie pas à nos exigences, à noter l'arrêt sans condition de la guerre en Antares, nous répondrons par les armes. Miser sur la diplomatie Loduarienne relèverait de la folie, je pourrais même affirmer sans grand doute que ma patrie sera en guerre avec la Loduarie, la prochaine fois que nous nous parlerons. En somme je vous dis ceci, la production de l'Ordre Oruzhiya nous est nécessaire pour soutenir ce futur effort de guerre. Aussi puissantes que soient nos forces armées, notre pays n'est pas invincible. Ainsi, le moment serait plutôt inopportun pour choisir d'entamer si grosses commandes, me comprenez-vous ? Les capacités de l'Ordre sont telles que nous pourrons sans doute assurer une partie de vos demandes, cependant c'est le caractère massif de ces dernières qui m'interroge. Vasiliy, pourriez-vous préciser cette commande ? "
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Vasiliy sentait qu'Angèle était réticente à l'idée d'une large commande latruante. Il fit un signe à son conseiller militaire et ce dernier lui fit glisser un papier bleu où était inscrite une liste, plus ou moins longue. Vasiliy reprit rapidement la conversation.

"Je vous remercie Angèle pour votre clarification. Je comprends totalement l'attention que vous portez à la sécurité de mon pays, et ce en connaissance de nos capacités militaires, aujourd'hui encore balbutiantes. La menace loduarienne est claire. Les propos que le pouvoir communiste a tenus à l'égard de votre nation sont inacceptables. C'est pour cette raison que je vous ai proposé, en cas d'atteinte grave à votre souveraineté, en cas d'atteinte à la vie de vos concitoyens, de penser la possibilité d'entrer dans le conflit.

Cette proposition n'engage que moi et mon gouvernement, ne fait pas loi et doit, le cas échéant, être validé par notre Parlement. Au vu de vos explications, et de vos inquiétudes, légitimes, qui vous honore, cette décision ne sera prise qu'en cas d'extrême urgence, si la stabilité de votre régime politique, de votre pays était mise en péril, si votre vie était mise en danger. Dans cette hypothèse, je vous propose d'ors et déjà, dans le cas où les Loduariens chercheraient à vous tuer, l'asile politique au Latrua. Mon pays ne peut en aucun cas se permettre de perdre une alliée telle que vous.

Sachez que je comprends la situation, celle de votre nation et celle du monde. Je me dois avant tout de défendre ma patrie des attaques extérieures et mes concitoyens de toute atteinte militaire. C'est pourquoi je ne me précipiterais pas à entrer en guerre, mais je n'exclus pas cette possibilité pour soutenir un allié acculé.
Je comprends aussi que ma demande de commande militaire puisse paraître un peu incongrue, voir totalement hors-sol. Je comprendrais que vous décidiez de ne pas y répondre dans son intégralité. Permettez-moi de vous lire la liste du matériel que le Latrua souhaiterait acquérir."


Le Président de la République lu la liste posée devant lui et attendit ensuite la réponse de son interlocutrice.

Présidence de la République du Latrua a écrit :
Armes

  • 50 000 armes légères première génération
  • 50 canons antiaériens mobiles de première génération
  • 10 missiles balistiques de deuxième génération
  • 1 porte-avion de première génération
  • 10 hélicoptère d'attaque de première génération
  • 20 hélicoptères de transport moyens de première génération
  • 20 hélicoptères de transport lourds de première génération
  • 5 bombardiers furtifs de première génération
  • 1 sous- marins d'attaque de première génération
  • 10 000 mitrailleuses lourdes de première génération
Coûts en unités internationales

  • 5 000
  • 5 000
  • 12 000
  • 30 000
  • 2 000
  • 4 000
  • 6 000
  • 15 000
  • 20 000
  • 1 000

TOTAL : 100 000

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Gouverneure Angèle Orlovski

AlinéaFuir ? Fuir... Fuir ? Angèle crut d'abord mal entendre, mais non. Fuir. C'était la proposition Latruante. Fuir, si la Loduarie tentait d'atteindre Karty. Une pratique, si tantôt pourrait-on réellement qualifier ce faible terme ainsi. Non, une traîtrise. Angèle Orlovski qui fuit Karty, le fin de tout une doctrine. La fin de toute une pensée, une insulte à toutes les cultures. Des bords des germains aux italiens jusqu'aux slaves, cette valeur était prônée. Une valeur que tout le monde avait en son sang, l'honneur. Et fuir son pays, ce crime contre la patrie le plus impardonnable, signerait la fin de toute une gloire. Réellement, que le Président Latruant ait pu ne serait-ce qu'avoir en pensée cela irritait Angèle, elle d'habitude si calme, et avec cet homologue si amicale. Fuir.

Gouverneure Angèle Orlovski-"Si la Loduarie se met en tête d'atteindre à ma personne, nous répondrons par le centuple. Si la Loduarie porte atteinte à nos citoyens, ce sera une guerre ouverte sur toutes les échelles. Les missiles pleuvront par centaines, qu'aucun Loduarien ne puisse s'estimer en sécurité si son gouvernement ose toucher notre sol. Cette proposition d'asile, peut-être bien fondée sur le principe, est déclinée d'avance. Sachez que je préfère perdre la vie dès maintenant plutôt que de fuir mon pays face à ces sauvages, jamais la République Fédérale ne se pliera à leurs pressions. Jamais. En tant que dirigeante Kartienne, il en relève de mon devoir pour cette patrie qui m'est chère. Si je dois périr, alors je périrais. Mais si cela doit arriver, ce sera la tête haute.
Outre fait, Vasiliy, je vous répète ceci: Ma patrie est amenée à la guerre, nos lignes de production d'armements nous sont nécessaires. C'est pourquoi une pareille demande à tel instant ne pourra être réalisée en entièreté. Je vous communique ci-joint une contre-proposition qui se base sur vos demandes.
"

Contre-proposition a écrit :
  • 10 000 armes légères d'infanteries de huitième génération->3500 unités internationales.
  • 50 canons antiaériens mobiles de première génération->5000 unités internationales.
  • 10 missiles balistiques de troisième génération->14000 unités internationales.
  • 10 hélicoptères d'attaque de première génération->2000 unités internationales.
  • 10 hélicoptères de transport moyen de première génération->2000 unités internationales.
  • 10 hélicoptères de transport lourd de première génération->3000 unités internationales.
  • 3 bombardiers furtifs de première génération->9000 unités internationales.
Total arrondi:38 000 unités internationales.

Gouverneure Angèle Orlovski-"Je vous prie, finalement, d'excuser la vive réaction qui s'est accompagnée, toutefois sincère. Je ne peux me résoudre à quitter ma terre natale, que ce soit par obligation ou par choix personnel. Pour ce qui est de la commande militaire, voyez que la République Fédérale tend un geste vers vous. Malgré la période de grave crise qui s'annonce, nous honorons nos accords du mieux que possible. J'espère que vous trouverez échos à cette proposition."
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Vasiliy eut un mouvement de recul. La voix de son interlocutrice était soudainement devenue plus véhémente, porteuse d'une colère froide. Une colère qui lui était inhabituelle, Angèle étant connue pour son calme à toute épreuve et son ton posé, toujours mesuré. Cette incartade, cette soudaine fureur, le Président de la République ne l'avaient pas anticipé. Il se doutait bien que la dirigeante kartienne n'accepterait pas aussi facilement l'idée d'un asile, cependant, il ne s'attendait pas à cette réaction vive, épidermique.

Passé le choc, il écouta avec attention la contre-proposition kartienne. Si elle réduisait grandement les demandes latruantes, omettant ce qui comptait le plus pour Vasiliy, à savoir le porte-avions et le sous-marin, elle restait pour autant. Les Kartiens avaient en effet procéder à des remontées technologiques, principalement pour les missiles balistiques et pour les armes d'infanterie. C'était donc une proposition qu'il ne pouvait refuser. Lorsque Angèle eut fini de s'exprimer, sur un ton plus posé qu'au début de son intervention, il répondit :

"Chère Angèle, permettez-moi de vous tutoyer quelques secondes. Avant toute réaction de ta part, permets-moi de dire que je me doute que ce changement de pronom soit une incartade aux règles diplomatiques. Excuse-moi pour ce qui est peut-être, pour toi, une forme d'irrespect. Sache au contraire que ce choix est pour moi un moyen de te montrer mon respect. Mon respect pour ta personne, pour ton pays et pour ton peuple.

C'est ce respect, et le profond attachement du Latrua à tous les Kartiens, qui m'a poussé à te proposer l'asile politique en cas d’atteinte claire à ta personne. Je comprends bien évidemment ta réaction et je tiens à m'excuser pour ma proposition, qui était certainement déplacée. C'est tout à ton honneur de vouloir de battre, de vouloir défendre ta patrie jusqu'au dernier moment. De la protéger des menaces et des attaques d'une autre nation. Je respect cette décision, cet engagement, et je ne peux qu'être admiratif face à une telle abnégation, face à un tel amour pour son pays. Cet amour pour notre nation respective, nous le partageons, et je pense que, si les mêmes menaces venaient à toucher le Latrua, je prendrais la même décision.

En ce qui concerne ta contre-proposition relative à l'achat d'armes par ma nation, je l'accepte et je te suis gré d'avoir formulé une proposition aussi avantageuse pour ma nation. Je suis conscient que votre industrie militaire doit, en ces temps d'incertitude, produire avant tout pour votre défense. c'est donc un geste fort que vous faite à l'égard du Latrua en acceptant de partager vos lignes de production. Ta proposition t'honore et ne peut décemment pas être refusée.

Sache Angèle, que mon pays soutiendra toujours Karty et qu'il ne pourra jamais en être. Sache aussi, que je te soutiendrais toujours et qu'il ne pourra jamais en être autrement."


Vasiliy s'affala dans son fauteuil en attendant la réaction de la Gouverneure Fédérale.

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Gouverneure Angèle Orlovski
AlinéaFinalement, la situation redescendit, et fort heureusement. Peut-être cela portait le signe de la profondeur des relations Latruo-Kartiennes, Angèle l'interprétait ainsi. Quoiqu'il en était, que Vasiliy emploie le tutoiement n'était pas un manquement au règlement, pensa Angèle. A vrai dire, elle pensait bien que la proposition d'asile était une bien plus grave insulte. Cependant, le tout était clôturé, et l'appel tendait à se terminer.

Gouverneure Angèle Orlovski-"Je ne vais pas tenir compte de ce tutoiement Vasiliy. En l'état, ta proposition d'asile, fondée toutefois sur de bonnes intentions et c'est ce que j'en retiens, constitue une plus grande gravité sur l'échelle diplomatique, à mes yeux. Mais, encore une fois, cette proposition t'honore, elle omet simplement la vision Kartienne de la souveraineté, et de la gloire patriotique, si je puis nommer cela ainsi. Pour ce qui est de la commande d'armements, je suis simplement dans l'obligation de t'informer d'un élément. L'ensemble des marchandises demandées ne pourront vous parvenir d'une seule traite. Même si notre logistique est largement capable de l'assumer en une seule fois, ce qui m'inquiète plus serait l'attaque sur convoi d'un autre pays. C'est pourquoi nous privilégierons discrétion et sécurité, plusieurs trajets en somme. La République Fédérale Kartienne se tiendra toujours à tes côtés, tant que vous en faites de même."

Le silence commençait à planer, et si Vasiliy n'avait rien à ajouter, alors ce serait la fin de l'appel.
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