Création de pays : Norland
Généralités :
Nom officiel : États-Unis de Norland / United States of Norland / Norlands Forenede Stater
Nom courant : Norland
Gentilé : norlandais, norlandaise (ou) norlandois, norlandoise
Inspirations culturelles : Empire britannique, USA, Danemark
Situation géographique :Langue d'état : Sydsprog (danois)
Langues officielles : Kentois
Drapeau :
Devise officielle : Born under the northern stars !
Hymne officiel :Monnaie nationale : la Guldmønt
Capitale : Windsdale-Vinddal (568 000 habs)
Population : 4 910 000 habitants
Aperçu du pays :
Présentation du pays :En début 2019, les élections générales approchent. Margrethe Vestergaard ainsi que sa coalition de gauche Norland to the People dirigent le pays depuis 2016, prenant la relève d'une droite au pouvoir depuis 20 ans ayant très largement déçu l'opinion publique, surtout depuis l'éclatement de la dépression économique de 2015 sous le statsminister Clyde Nicol (qui s'est éventuellement suicidé deux mois après sa défaite électorale en 2016) dont les conséquences pèsent encore lourd sur l'ensemble de l'économie norlandaise.
Ces trois ans de mandat Vestergaard furent révélateurs des plus grands problèmes que le pays doit affronter : un taux de chômage de plus en plus élevé (11% de la population fédérale) et une économie encore très largement fragile, une profonde fracture entre les deux nations et un désintérêt de plus en plus grand envers la fédération, une violence de plus en plus grande de groupes indépendantistes révélant le manque de moyens accordés aux dispositifs de défense et de sécurité de la fédération.
Cette situation profite très largement à la gauche norlandaise d'essence sydlandoise, très hostile à la droite d'essence potomonque qui est désormais considérée comme l'initiatrice de cette crise et du séparatisme croissant. La statsminister à un boulevard devant elle afin d'asseoir la domination du champ politique par la gauche, et elle peut décider de suivre deux chemins : le chemin modéré ou elle s'assurera simplement d'essayer de résoudre les crises que le pays traverse tout en conservant la fédération, ou le chemin radical, affermir de plus en plus le pouvoir fédéral au détriment des nations et profiter de la crise pour éventuellement centraliser la fédération autour de Sydlande.
Histoire du pays :430 - 1250 :
Peuplades proto-sydlandaisesDes traces d'habitation proto-sivulliq datées du début cette période sont exhumés le long de la côte du passage de Barthélémy : tombes et sanctuaires, bijoux et armes de chasse sont exhumés, on pense que ces populations nomades ont quitté les lieux aux alentours du début du 2nd millénaire. Dans le même temps, au sud de Sydlande (côtes du sud de Norland), des peuplades venues depuis l'autre côté de l'Océan d'Espérance (très probablement des explorateurs venus de Skarnnland) s'y installent à la fin du Xe siècle sans que la raison ne soit véritablement connue et s'organisent en cités états. Au final, en 1250, le Jarl de Vinddal Knut Langskæg (1232-1256) réussit à unifier les 13 cités états du sud extrême de la région de Sydlande en royaume Langskæg.
Années 1250 - 1650 :
Royaumes Langskæg, de Sydlande et contacts extérieursÀ partir de 1250, le royaume s'étend progressivement dans les terres, s'éloignant des côtes, il suit aussi le cours du passage de Barthélemy avec l'établissement des colonies encore peuplées aujourd'hui de Trehorn et de Nye Vinddal (au point le plus au nord de Sydlande. Du à l'absence de rencontres avec l'extérieur hormis avec des peuples sivulliq, le royaume vit dans une paix relative pendant au moins 200 ans et sa culture prend une tournure plus éloignée des vikings et plus imprégnée des rencontres avec les autochtones. À partir de 1358, l'histoire du royaume et son administration est entièrement écrite, nous faisant sortir d'une ère à l'histoire, culture et loi mystifiée et supposée par manque d'informations. EN 1463, la dynastie Langskæg entre en crise, la mort du haut-jarl Haakun II (1439-1463) provoque une guerre civile entre les deux fils jumeaux Ragnar et Erik, qui finit remportée par le Jarl de Lilleby Thorfin Haakunsen, manœuvrant habilement jusqu'à liguer tous les jarls du pays contre les jumeaux et se hisser à la tête du royaume en 1466. À partir d'ici nous considérons un changement, passant du royaume de Langskæg au royaume de Sydlande, ce changement est visible dans les administrations locales, le statut des jarls grandement réduit au rôle d'une simple assemblée élective élisant le haut-jarl, balayant le fonctionnement dynastique de la succession. Au cours des années 1466 - 1650, nous avons une représentation plus forte des femmes, déjà respectées et vues dans la culture sydlandaise comme les égales de l'homme, dans l'administration que celle des hommes, avec un plus grand nombre de hautes-frues, de frues et d'intendantes. Les sivulliq descendant au sud sont chaudement accueillis dans le royaume et des terres peu ou non habitées leurs sont donnés. Dans les années 1640, les premiers contacts avec les Caratradais sont effectués, s'ils sont au départ amicaux, avec une certaine compréhension mutuelle du à la proximité inattendue des langages respectifs, ils deviennent très vite très hostiles, les ~2000 caratradais venant s'installer en Sydlande le font de manière brutale, expropriant de leurs terres les sujets de la haute-frue Hildgarde Livsdatter et exploitant les terres agricoles aux alentours de la nouvelle colonie de Midburgh (en 1647). Si la haute-frue répond fermement en envoyant son ost personnelle de 1000 hommes assiéger Midburgh, la différence de technologie joue vite en défaveur des sydlandais. À la bataille de Midburgh en 1647, 350 caratradais tuent 400 soldats sydlandais avec seulement 20 pertes et font fuir l'Ost royale. Devant cette nouvelle, la haute-frue perd rapidement son pouvoir au profit des jarls qui font globalement ce qu'ils veulent, certains s'allient aux caratradais, d'autres se liguent contre eux, préparant la guerre de colonisation de Sydlande (1650 - 1676).
Années 1650 - 1810 :
Colonisation caratradaise et libérationEn Sydlande, les gouverneurs nommés par sa Majesté mènent une expansion extrêmement agressive et rapide. En effet, 16 ans de guerre et le pillage ainsi que la destruction de plus de 200 sites habités furent nécessaire aux caratradais renforcés par des garnisons venues du Caratrad eurysien et de nouveaux colons pour venir à bout d'un royaume divisé. La richesse des colonies Sydlandaises une fois sous la coupe caratradaise venait de ses exploitations de chanvre et de sa production de bières revendues à leurs maîtres. Rapidement, les colons élaborent un nouveau projet de colonisation : un foyer de peuplement purement culturellement colon, sans influences sydlandaises ou sivulliq.
Ainsi, est fondée en 1683 la ville de Boonemooth (à la source du fleuve Potomonca), capitale de la colonie du Potomonca. En 1676, elle atteint les frontières qu'on lui connaît aujourd'hui et devient vite riche d'exploitations minières d'or notamment plus loin des les terres et les montagnes. À partir du village de King of Limbs, fondé en 1672 au point le plus au sud de Potomonca en ce temps, s'établit un réseau de commerce mutuel entre Potomonca et Sydlande, faisant la prospérité commune des deux colonies. Cette prospérité commune favorise un développement d'idées nouvelles et de la naissance d'une culture véritablement potomonque chez les colons. La distance entre le Caratrad continental, les métissages culturels entre peuples locaux et caratradais honteux d'être jugés indésirables par leur propre royaume et la richesse de ces colonies servent de terreau extrêmement propice à la formation d'idéaux indépendantistes. Ces idées se développent au cours de plusieurs évènements, dont un secoue même le Sydlande : le Colloque de Bolt College (1743-1745) ou le mot 'indépendance' fut premièrement prononcé par le penseur Fitzgerald Cullens (1709-1786) et à l'issue duquel le club nouvellement formé des Norlandais fait imprimer un pamphlet incendiaire remettant en question leur statut colonial et avançant que Sydlandais et Potomonques ont leur propre nation commune. Ce pamphlet est difficilement contenu par les autorités coloniales et se retrouve traduit en Sydlande ou il finit par provoquer de multiples rébellions entre 1750 et 1770.
Ainsi, suivant leurs voisins du futur Tuktuqivik, les potomonques prennent les armes contre le colonisateur en 1791 : le Congrès de Boonemooth, ayant vu le jour en 1789 sous l'impulsion de Jeremiah Hamilton (1749-1820), mène la rébellion et choisit son chef de guerre : Perseverance Goodwin, un ancien colonel de garnison charismatique et audacieux qui rassemble en décembre 1791 près de 14 000 miliciens. Au Sydlande avant 1791, des rébellions éclatent de manière assez régulière mais ne bouleversent cependant pas la gouvernance coloniale à Midburgh d'apparence solide. Cependant, derrière la garnison fraîche et entrainée du Sydlande et la richesse de la colonie, les sydlandais de souche contiennent de moins en moins bien leur mécontentement face à une allégeance étrangère et la tension entre les colons et sydlandais sont palpables, d'autant plus que l'insurrection générale en Potomonca fait très grand écho en Sydlande. En mai 1792, le pasteur Esben Sommer est tué à Midburgh par un soldat colonial après un discours enflammé sur l'identité sydlandaise, ce qui déclenche une émeute et l'assassinat du soldat colonial et de toute sa patrouille, dans la foulée la maison du gouverneur est incendiée et le gouverneur John-Edward Northo, particulièrement haï, est trainé à travers tout Vinddal. Les émeutes de mai 1792 marquent le début de l'implication des sydlandais dans la guerre d'indépendance. Plusieurs milices émergent et luttent bordéliquement contre les garnisons coloniales, jusqu'en 1794 ou ils reçoivent l'aide de Perseverance Goodwin, qui unit les milices, joint les Sydlandais à sa cause et mène une série de campagnes victorieuses contre les caratradais. Grace au support sydlandais, les milices grimpent à 30 000 hommes, avec des batteries d'artillerie, une cavalerie légère et lourde et une discipline inspirée des caratradais. Il meurt en 1807 à la bataille de Nye Vinddal, tué d'une salve de mitraille alors qu'il menait une charge de cavaliers sur l'artillerie coloniale. Mais le colonel Sebastian Bjerregaard (1769-1836) s'impose, prend immédiatement la relève et assène plusieurs coups mortels aux garnisons coloniales à l'incendie de King of Limbs (1798), au siège de Boonemooth (1798) et au siège de Lysgård en 1799. Les caratradais assène cependant aussi des défaites aux indépendantistes comme à la bataille de Mount Frysgard en 1798, ou la milice indépendantiste dirigée par Peter Lauthson (la plus grande en nombre) finit dispersée pendant près d'un an. Finalement en 1800, après un dernier baroud d'honneur à Midburgh des forces loyalistes, Caratrad fut contraint de signer le traité de Hildgardesby (29 septembre 1800), garantissant l'indépendance de Potomonca et Sydlande contre des concessions économiques sur les cultures de chanvre et de bois industriel accordées sur 99 ans au royaume Eurysien. Ainsi, Potomonca et Sydlande sont enfin indépendants.
Années 1800-1863 :
Vers l'unionEn 1800, il y a un certain flottement, la partie du Congrès de Boonemooth suivant Sebastian Bjerregaard s'attend à ce que les deux colonies s'unissent, de quelconque manière, mais ses espoirs sont déçus dès que Peter Lauthson ainsi que ses partisans déclarent la création de la République Potomonque le 7 octobre 1800. Le Congrès de Boonemooth disparaît donc dans la foulée avant qu'un Sebastian Bjerregaard déçu proclame la naissance de la République du Sydlande le 15 novembre 1800. Si Peter Lauthson, élu 1er président potomonque démocratiquement (suffrage censitaire), est l'architecte d'un régime démocratique dont la fédération Norlandaise héritera, Bjerregaard lui proclame un régime autoritaire pour endiguer l'urgence de la situation avec les jarls : en effet cette classe politique gagne de plus en plus de pouvoir étant donné qu'ils sont aussi seigneurs de guerre et beaucoup refusent que leur pouvoir passe aux mains de Vinddal, cela mène inévitablement à la Guerre Jarlique (1801-1807) que Vinddal remporte de justesse grâce à l'aide des potomonques à partir de 1805. Cependant, encore rancunier, Bjerregaard n'adresse qu'un remerciement formel à Potomonca avant de couper toutes relations. Cette situation contribuera à de nombreux troubles entre Sydlande et Potomonca tout au long de cette histoire. Potomonca entre ainsi en contact avec l'état de Geal-mhara, les échanges sont relativement amicaux, le commerce prend doucement place, mais il n'y a aucune amitié durable. Sydlande lui voit sa classe politique entièrement purgée : les jarls rebelles sont exécutés et les jarls loyaux (qui ne sont pas beaucoup) se voient confier - non plus des villes ou bien des domaines - mais des régions. Fort de son pouvoir nouvellement acquis, Sebastian se proclame roi de Sydlande le 3 mars 1810, son règne sera de courte durée : la population de Vinddal, excédée par près de 20 ans de guerre et refusant la présence d'un roi, le lynche dans son palais. Au cours de la Révolution de Mars (mars 1810 - janvier 1811), les jarls loyaux sont renversés et un comité de salut public est proclamé comme gouvernement de transition, la révolution s'achève sur la division du pays en 6 états et leurs gouverneurs élus au suffrage universel masculin et féminin le dirigent de manière collégiale pour une durée de 5 ans. Les jarls en sont ainsi réduits à la fonction de président de communes et élus démocratiquement pour une durée de 3 ans. Sydlande et Potomonca se voient donc contraints d'établir des contacts mutuels une fois leurs états stabilisés. Si ils sont d'abord houleux, avec des épisodes d'affrontements éparses jusqu'aux années 1830, leurs rapports s'apaisent et, alors que la révolution industrielle débarque en Potomonca à partir de 1840 avec l'arrivée de la machine à vapeur, King of Limbs devient un point de commerce important entre les deux pays : Sydlande fournit le charbon pour faire fonctionner l'industrie potomonque et Potomonca exporte son fer. Des traités commerciaux sont signés, des chemins de fer sont construits, dont le fameux réseau Midburgh-Vinddal-King of Limbs-Hopetown, le plus long réseau ferroviaire de la fédération encore en service aujourd'hui. Ce commerce mène au traité d'amitié de Boonemoooth de 1854. En 1856, un écrit de Sebastian Bjerregard publié de manière posthume en 1815 devient célèbre en Potomonca et Sydlande : c'est un discours de 60 pages en faveur de l'unification des deux pays vers une fédération. Cette idée trouve de plus en plus de sympathie parmi les classes bourgeoises, intellectuelles et dirigeantes des deux pays. À partir de 1860, les deux états entrent en discussion afin de discuter du bien fondé de cette idée et de la mener à bien. En 1863, après plusieurs prototypes de chartes d'unification insatisfaisant, la Charte de 1863 est ratifié le 16 février. Les États-Unis de Norland, une fédération de deux nations héritant du fonctionnement politique potomonque avec le suffrage sydlandais dont l'administration est basé à Vinddal, renommé Windsdale-Vinddal pour l'occasion. L'architecture de l'état actuel date donc de cette année.
À partir de 1863 :
États-Unis de NorlandLe premier président de cette nation est l'architecte Lawrence Fox, un potomonque qui promulgue le Sydsprog comme langue d'état. Au fil des années, la monnaie sydlandaise, la Guldmønt, s'impose, comme l'idée d'une banque centrale régulant la monnaie. Un motif se dessine : Sydlande concentre l'influence politique et Potomonca concentre l'influence économique, et les deux lorgnent l'un sur l'autre. Birgitte-Agnete Dam-Villadsen, première femme présidente (1892-1903) ouvertement de gauche anti-bourgeoise lance une première vague de nationalisation touchant sur les compagnies de chemins de fer : la State's Jernbaner (SJb) prend le contrôle des liaisons ferroviaires sur tout Norland et promulgue le Code Birgitte sur les droits du travailleur, fixant un salaire minimum et des horaires 8/5 (8h de travail par jour sur 5 jours) par exemple, réduisant les pouvoirs entrepreneuriaux. Elle promulgue aussi la Déclaration des Droits du Peuple Norlandais (hommes, femmes et enfants). Son successeur Llewelyn Patterson (1903-1906) ouvre la voie à l'aviation, à la privatisation de ce secteur exporté d'Eurysie qu'il juge prometteur, signe des contrats gouvernementaux avec des entreprises minières et est mis en cause pour corruption lors de l'affaire des Norlandic Funds (plus grande banque d'investissement privée norlandaise encore aujourd'hui), entachant l'intégrité gouvernementale. Tout au long du XXe siècle, le Norland poursuit un certain développement économique, entièrement libre des concessions économiques accordées à Caratrad, la pèche devient un secteur de plus en plus important : le saumon et flétan péché ainsi que le fiskebrun (garum) produit est massivement exporté vers l'Empire du Nord. Le commerce avec l'Empire du Nord, le Tuktuqivik et l'Uuqtinut à partir des années 20 (voisins directs vers lesquels le Norland exporte du charbon, du fer, du blé et de l'orge) rend le Norland riche. Norland semble d'ailleurs baigner dans la chance car il découvre en 1929 au large des côtes sud sydlandaises des grands champs d'hydrocarbures rapidement exploités et exportés vers l'Empire du Nord.
Cependant, le commerce de pêche et d'hydrocarbures prenait beaucoup d'importance et devenait stratégique aux yeux de l'Empire du Nord et cela coïncide avec le basculement de ce dernier vers le fascisme : en septembre 1935, afin de s'approprier les champs d'hydrocarbures, les champs de pêche et les minerais extraits du sol fédéral, la Marine nordiste bombarde Windsdale-Vinddal et Boonemooth, la présidente de l'époque Minerva There (1933-1935) ainsi que tout le conseil d'état meurt dans ces bombardements. Le Corps Expéditionnaire Nordiste (CEN) est divisé en deux : la division nord débarque à Boonemooth et la division sud débarque au village de Targa (Sydlande). L'armée fédérale n'est clairement pas prête et se rend en deux mois d'affrontements après la bataille de Trehorn. En novembre 1935, Norland est entièrement soumis et la grande majorité des ressources produites ici sont exportées à 2 500 kilomètres au sud par delà l'océan d'Espérance. Un gouvernement d'occupation militaire est mis en place. Cependant, malgré l'occupation militaire présente et importante, une grande partie de la population norlandaise n'accepte pas l'occupation et résiste. Si la répression était forte et éprouvante pendant les premières années et si elle pouvait compter sur une frange de la population bourgeoise qui coopère pour protéger ce qu'ils peuvent de leur richesse, la résistance s'organise, commet de plus en plus d'attentats, assassine de plus en plus de hauts gradés : de 1935 à 1941, des résistants étaient pendus aux arbres de l'avenue Esben Sommer à Vinddal, après 1941 c'était des soldats nordistes qu'on retrouvait à ces arbres. L'acte le plus flamboyant de résistance est la destruction de la caserne de Targa en 1942 : 40 soldats nordistes tués, 60 blessés et 10 disparus contre seulement 3 résistants attrapés et exécutés. Finalement de 1943 à 1944 se déroula la période dite de la 'Storjagt' = Grande chasse. Sans renforts, constamment harcelés, contraints par le climat nettement plus froid chaque année qui passe depuis 1938, le CEN se voit acculé par de véritables armées de résistants les prenant à parti dans les villes, les campagnes, sabotant leurs lignes de communication, pillant leurs armureries et perdent entièrement le contrôle de Windsdale-Vinddal en juillet, ou la grande leader de la résistance Lisbeth Everdeen proclame l'état libre de Norland. La résistance pousse finalement le CEN à quitter en août 1944 le Norland.
En 1947, Lisbeth Everdeen est élue présidente de Norland et passe ses deux mandats à réparer les relations entre le Norland et un Empire du Nord tout juste débarrassé de son régime fasciste meurtrier, ces deux nations s'entraident dans la reconstruction de leurs pays, ils s'échangent du personnel, des ressources et installent un système de bons : ces bons émis par la banque centrale d'un des deux pays vers l'autre remplacent l'argent, ils servent à financer des achats internes ou entre Norland et Empire du Nord, ils valent une certaine somme d'argent qui devra être remboursée lorsque l'état en a la capacité, ces bons aident grandement les deux pays à se reconstruire. Dès la fin des années 50, Norland est enfin rétabli malgré le traumatisme de l'occupation fasciste. En 1971, le gouverneur de Potomonca Arnold Gale émet des doutes à la télévision sur la pertinence de la fédération et dénonce une quasi omniprésence de sydlandais dans la classe politique fédérale, il dit notamment "Cela fait presque 170 ans que nous ne sommes plus colonisés, et les potomonques ne sont plus colons ni fils de colons. Il est temps de cesser cette méfiance à l'égard des kentophones ou risquer notre départ." Cette citation fait l'effet d'une bombe dans une société encore sous tension et révèle au grand jour les tensions internes que la fédération arrivait jusque la à bien cacher. De 1972 à 1981, le Norland vit 'les temps de la poudre' ou des milices indépendantistes potomonques se sont formés, ont organisés une série d'attentats dans tout le Sydlande, ont livré des affrontements avec les forces fédérales dans un contexte de loi martiale. Arnold Gale est démis de ses fonctions et arrêté en mai 1973 sur ordre de la cour suprême norlandaise (CCN). Potomonca est quand à lui touché par une vague d'attentats de groupuscules sydlandais suite au fameux attentat au lycée Kenneth Hartmann par le groupe potomonque "FREE P!" le 15 mai 1974. Le président Asbjørn Ludvigsen, jusque là réticent, obtient l'accord du Senat et de la CCN d'employer l'armée en 1977 pour rétablir l'ordre en Norland. Ce qui est fait en 1979. Juste après cette période, ce même président nationalise 75 % des champs d'hydrocarbures de la Guldbugten, jusque là exploités par des entreprises nordistes.
À partir de 1996, la vague bleue commence : 20 ans de pouvoir à la droite ininterrompue, les Liberals et les Højristes acquièrent le pouvoir à tour de rôle est mènent des programmes toujours plus capitalistes et libéraux, en 2004, le gouvernement signe des contrats avec le conglomérat 'NF&7' dirigé par le Norlandic Funds afin de privatiser de nombreux secteurs : dont la pharmaceutique, le minerai, l'énergie et les hydrocarbures (dont les entreprises nationalisées de la Guldbugten). Cette concentration d'actions aux mains de NF&7 rend cette entreprise surpuissante (20% des revenus du pays proviennent du conglomérat en 2014), sous Clyde Nicol cependant (qui est d'ailleurs ancien PDG de Norlandic Funds de 1997 à 2012), une série de mauvais investissements commis par NF&7 provoquent en 2015 une perte de confiance massive envers le conglomérat à la bourse de Boonemooth, provoquant la faillite de nombreuses entreprises que le gouvernement ne peux redresser financièrement, le pays entre donc en dépression économique : -3,4% de croissance économique, plus de 150 000 personnes perdent leurs emplois et la moitié perdent leurs maisons. Cette désillusion soudaine provoque une victoire en 2016 de la gauche norlandaise qui met au pouvoir Marghrethe Vestergaard, présidente actuelle du Norland.
Mentalité de la population :Sydlandais et Potomonques entretiennent des rapports différents envers la fédération et sa politique.
Chez les Sydlandais, nation prévalente en tous points et tous chiffres dans la fédération depuis 1863, on retrouve une certaine idée de suprématie sur la fédération. C'est un peuple qui se voit comme le gardien de cette fédération et, plus insidieusement et discrètement, comme moralement supérieure face à ses congénères, ce qui génère des tensions dans la fédération. Leur rapport envers leur propre nation n'est pas bien différente, même si ils prônent des valeurs d'humilité, d'ouverture d'esprit et de tolérance, ils conservent une fierté qui leur est héritée de leurs ancêtres (Skarnners) cependant bien cachée. Les Sydlandais sont généralement politiquement de gauche.
Chez les Potomonques, l'héritage caratradais fait qu'ils ont gardé coincé entre la gorge le fait de ne pas occuper la place du Sydlande. Les descendants des colons caratradais ont une histoire de méfiance envers l'union, qu'ils considèrent comme plus comme un moyen de domination sydlandaise sur le Norland que comme un moyen d'exercer une unité entre trois nations sur un pied d'égalité. Leurs rapports face à leur nation est teintée de chauvinisme, de fierté affichée et exacerbée qui peut parfois pencher vers une forme d'intolérance envers tout ce qui n'est pas potomonque. Ils sont généralement marqués à droite sur l'échiquier politique norlandais.
Dans ces deux nations, une frange de la population de plus en plus grande rejette l'idée d'une fédération et des groupes indépendantistes, pacifiques ou violents, se montrent de plus en plus, ce qui n'est plus arrivé depuis les années 70.
Place de la religion dans l'État et la société :Les États-Unis de Norland telle qu'on la connaît aujourd'hui n'a jamais eu de religion d'état, le pragmatisme démocratique des différents statsministers depuis la Charte de 1863 a permis le respect absolu de la laïcité jusqu'à aujourd'hui. La majorité de la classe politique est athée ou agnostique et, même si l'expression de la foi est permise sur la place publique, la religion et son expression dans les établissements d'administration et dans l'éducation publique est strictement interdite.
Près de la moitié de la population est athée. 59% de la population est athée, 10% est agnostique. Chez les 31% de religieux, 24% sont chrétiens (sans tenir compte des différentes dénominations chrétiennes) et les 12% restants sont soit de confession Sydsilvanienne (polythéiste) ou autres. La place de la religion est donc presque dérisoire dans la société Norlandaise. L'exemple le plus connu de cette déchéance est la transformation de la cathédrale Saint-Theresa of Falthesley en salle de concert ou se produisent régulièrement des groupes d'indie-rock ou de metal.
Politique et institutions :
Institutions politiques :Le Conseil d'État/StatsrådetDirigée par la présidente (élue au suffrage universel lors des élections générales se déroulant tous les 3 ans), le conseil assure la gouvernance au niveau fédéral sur des affaires de gouvernement autour desquels les nations n'ont pas de pouvoir : la diplomatie et le commerce, la justice, la guerre et défense nationale, le trésor, budget et ligne économique fédérale, la culture et éducation publique, les ressources publiques (énergie, gaz et eau) et enfin les services sociaux et le travail. Le pouvoir fédéral est aussi propriétaire de certaines terres nationales (bases militaires, parcs nationaux).
L'assemblée royale/Den kongeligen ForsamlingL'assemblée royale est l'appareil législatif de Norland à l'échelle fédérale. Il est divisé en deux : la Populær et le Senat.
Le premier organe se charge d'une représentation à l'échelle provinciale : chaque province est divisée en 3 cantons, sa capitale et deux communes subordonnées, chacun à un représentant à la Populaire élus tous les 3 ans, il y a donc 176 représentants (les capitales des nations n'ont qu'un représentant à la Populaire). Son rôle est de voter des lois soumises par le conseil d'état ou proposées par un représentant ainsi que le budget et le président.
Structure politique à la populaire
Majorité gouvernementale = Left Union, Socialradikale, Norlands Venstre (parti présidentiel), Norlandsk balance, dans la coalition "Norland to the People"
Opposition officielle = "Right Union" Liberals (parti du président de l'oppostion), Højre
Mouvements de bascule (n'étant ni clairement dans l'opposition officielle, ni sympathisants du pouvoir) = The Middle Way, True Right et indépendantsLe Senat lui offre une représentation à une échelle plus nationale. Afin d'offrir une représentation égale à chaque nation, chacune d'entre elles sont divisées en 30 cantons sénatoriaux afin de constituer un sénat de 60 représentants élus tous les 6 ans. La notion de parti n'est pas importante car au Sénat, les représentants seront rassemblés selon la nation qu'ils représentent (ceci est d'ailleurs un grand défaut). Son rôle est de voter la guerre, valider les traités signés et demander des comptes tout au long du mandat au gouvernement et, s'il le faut, le révoquer lui et son conseil d'état.
Les nationsLa fédération est constitué des nations de Potomonca (nord) et de Sydlande (sud). Ces deux nations, unies en fédération depuis 1863 et disposant de leur propre assemblée nationale, ont la capacité de s'autodéterminer en terme de sécurité avec les Gardes, de budget et trésor national, d'infrastructures, de loi propre à la nation (non déterminée par la Charte), de la gestion de leurs territoires et ont théoriquement le droit de faire sécession de la fédération lorsqu'ils jugent la fédération irrespectueuse de leur souveraineté.
Chacune a une particularité. Au Sydlande, les provinces sont administrés et représentés à l'assemblée sydlandaise par des jarls (ils sont cependant élus, et non plus au pouvoir par hérédité) et les familles nobles existent toujours. En Potomonca, les lobbys des entreprises ne sont pas vu comme un outil d'ingérence, au contraire, la gouverneure de Potomonca a même un secrétaire aux relations avec les entreprises.
Cour Suprême NorlandaiseC'est le plus haut tribunal de Norland, ultime recours concernant toute décision judiciaire et garant du respect de la Charte par le gouvernement. Il est, avec la Populaire, un des deux contre-pouvoirs contre l'exécutif, pouvant d'un jugement révoquer tout décret ou contraindre le gouvernement à respecter une décision de la Populaire et du Sénat en cas d'obstruction du gouvernement. Son pouvoir le plus puissant est le protocole zéro : devant être proclamé à l'unanimité, il met en place un protocole de soumission des gardes nationales et fédérale et exécute une refonte complète de l'exécutif et du législatif, ce protocole est généralement enclenché en cas de risque avéré de bascule vers l'autoritarisme ou de suppression de la fédération. Les juges de la cour suprême sont au titre de neuf, élus par l'ensemble des juges du pays tous les 15 ans et le gouverneur de la cour suprême est désigné par vote au sein de ces neuf juges.
Principaux personnages :Présidente Margrethe Vestergraad
Statsminister Henning Brandt, représentant du président à l'étranger
Porte-parole Lawrence Thulde
Ministre de l'économie, de l'industrie et du commerce Henriette Bjerregaard
Ministre à la défense Diana Storgaard
Ministre à l'éducation et à la culture Frederick Willis
Gouverneur de la Cour Suprême Norlandaise Pierre-Nicolas Favreau
Présidents à la kongeligen Forsamling Valdemar Nikolajsen à la Populær et Viggo Kildmann au Senat
Gouverneurs des nations Matilda Richardson au Newestshire, Sebastian-Emil Philipsen au Sydlande
Chefs d'opposition Nicholas Feathers des Liberals, Chris Lister de la True Right, Catherine Oathhill de The Middle Way et l'indépendant Emil Nyborg
Politique internationale :La Fédération de Norland n'est nullement fermée aux contacts avec l'étranger, elle entretient par exemple des liens cordiaux avec le Tuktuqivik, l'Uuqtinut et l'Empire du Nord. En revanche, il est inscrit dans la Charte qu'en "nul cas le Norland ne s'impliquera dans des affaires étrangères ; aucune alliance, aucun conflit, aucune initiative coloniale ni même aucun positionnement diplomatique en faveur de quelconque nation n'intéressent la Fédération et sont méritant du bouleversement de sa paix intérieure. Le Norland est factuellement neutre."
Ce principe est cependant remis en question à la fois par la droite de Nicholas Feathers (Liberals) et par la gauche de Margrethe Vestergaard (Norlands Venstre). Seuls les centristes de Markus Kjærsgaard (Norlandsk balance), pourtant de la majorité présidentielle, affirment être en accord avec le principe de neutralité diplomatique.