30/12/2018
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đŸš«Notre Talaristan - ComitĂ© associatif anticommuniste du Talaristan (CAAT)

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Logotype officiel de l'Association anticommuniste du Talaristan
COMITÉ ASSOCIATIF ANTICOMMUNISTE DU TALARISTAN
(CAAT)
ASSOCIATION ANTICOMMUNISTE DU TALARISTAN


Si l’on peut dire que l’histoire du Talaristan a Ă©tĂ© marquĂ©e par de violents conflits Ă  caractĂšre ethnique et religieux, notamment vers la fin du XXᔉ siĂšcle, la fin du communautarisme absolu, l’évolution du contexte politique et la situation de la nation talare dans le nord du Nazum ont progressivement dĂ©placĂ© cette violence autrefois physique vers une expression davantage politique. C’est ainsi qu’en plus de l’apparition d’une riche diversitĂ© d’associations, de fĂ©dĂ©rations et d’organisations idĂ©ologiques jouant dĂ©sormais un rĂŽle sur la scĂšne politique nationale, on a Ă©galement vu Ă©merger leurs Ă©quivalents d’opposition, qu’ils soient rĂ©actionnaires ou rĂ©volutionnaires.
C’est ainsi qu’en rĂ©action Ă  l’autorisation par l’État du Parti communiste du Talaristan vers la fin des annĂ©es 1990, l’Association anticommuniste du Talaristan (en talar cyrillique : ĐąĐ°Đ»Đ°Ń€ĐžŃŃ‚Đ°Đœ Đ°ĐœŃ‚ĐžĐșĐŸĐŒĐŒŃƒĐœĐžŃŃ‚Đ»Đ°Ń€ Đ°ŃŃĐŸŃ†ĐžĐ°Ń†ĐžŃŃĐ” / Talarstan antikommunistlar assotsiatsiĂ€se) fait son apparition. D’abord mineure, elle rĂ©ussit Ă  s’attirer les faveurs de nombreux groupes qui ne disposent d’aucune existence lĂ©gale dans le milieu politique : religieux extrĂ©mistes, monarchistes ou autres mouvements communautaristes. Elle bĂ©nĂ©ficie Ă©galement du soutien de grands mĂ©cĂšnes, comme la famille Ashar, qui jouera un rĂŽle central dans l’imposition du mouvement sur la scĂšne publique.
En dĂ©pit de plusieurs tentatives de s’intĂ©grer rĂ©ellement Ă  la scĂšne politique et de propositions de fĂ©dĂ©ration avec les diffĂ©rents partis libĂ©raux, ces derniers ainsi que l’État se sont toujours opposĂ©s, par l’intermĂ©diaire de l’autoritĂ© Ă©lectorale, Ă  toute prĂ©sentation de candidature du mouvement lors des diffĂ©rentes Ă©lections. L’association est souvent jugĂ©e, en raison de ses nombreuses actions militantes, comme trop extrĂ©miste, trop extravagante et trop « visible », y compris par certains de ses propres soutiens. Toutefois, personne ne peut nier aujourd’hui l’importance et l’influence de l’organisation, qui a pris en 2011 le nom tout aussi Ă©vocateur de « ComitĂ© associatif anticommuniste du Talaristan » (en talar cyrillique : ĐąĐ°Đ»Đ°Ń€ĐžŃŃ‚Đ°Đœ Đ°ĐœŃ‚ĐžĐșĐŸĐŒĐŒŃƒĐœĐžŃŃ‚ĐžĐș Ò—Ó™ĐŒÓ™ĐłĐ°Ń‚ŃŒ ĐșĐŸĐŒĐžŃ‚Đ”Ń‚Ń‹ / Talarstan antikommunistik cĂ€mĂ€ÄŸĂ€t komitetı), gĂ©nĂ©ralement dĂ©signĂ© par son sigle international CAAT. Elle demeurre souvent appelĂ© par son ancien nom dans les divers mĂ©dias talars.
Si la majoritĂ© des partis dits « de centre-droite et de droite » nient encore aujourd’hui tout lien avec les anticommunistes du CAAT, un nombre important d’adhĂ©rents de ces partis seraient Ă©galement des soutiens discrets mais prĂ©sents de l’association (donnĂ©e non sourcĂ©e), ce qui entraĂźne parfois des conflits internes aux formations politiques ainsi que des scandales mĂ©diatiques rĂ©currents.


Historique

Créée dans la dĂ©cennie suivant la fin de la Seconde Guerre civile, les dĂ©buts de l’Association anticommuniste sont chaotiques. En effet, beaucoup voient dans l’idĂ©ologie socialiste — et communiste par extension — une porte de sortie aux divers conflits ethniques, religieux et sociaux qui ont bouleversĂ© la vie des habitants du Talaristan durant plus d’un siĂšcle. L’idĂ©ologie promue par les diffĂ©rents mouvements civiques sympathisants communistes, notamment du PCT qui existe alors depuis 1974, n’aide pas Ă  la diffusion de la « peur rouge », comme la nomment les adhĂ©rents de l’association.
Entre 1997 et la fin de l’annĂ©e 1999, diverses factions de l’association commencent Ă  s’engager dans la « lutte par la violence » et prennent Ă  partie les diffĂ©rents hommes et femmes politiques s’approchant trop de l’idĂ©ologie socialiste et communiste. L’apothĂ©ose de cette pĂ©riode survient avec l’incendie et la mise Ă  sac du siĂšge du Parti communiste par des membres de la « Jeune gĂ©nĂ©ration », la section radicale de l’association. La direction finira par exclure ses membres, qui seront par ailleurs condamnĂ©s par la justice Ă  plus de dix ans de prison.
Une manifestation de la branche dite « légale » de l'association anticommuniste à Buzkent, en 1991
Une manifestation de la branche dite « légale » de l'association anticommuniste à Buzkent, en 1991

Au tournant des annĂ©es 2000, l’association, qui reste alors un ensemble disparate et chaotique d’anticommunistes de tous bords — rĂ©publicains, monarchistes, religieux et autres communautaristes — commence Ă  s’ordonner et Ă  se structurer plus efficacement sous la gouverne d’une nouvelle direction, notamment prĂ©sidĂ©e pendant plus de dix ans par Ertam Ashar, l’un des membres fondateurs de l’organisation. Si les actions deviennent moins violentes et se tournent davantage vers une forme de militantisme lĂ©gal et d’éducation politique, les anticommunistes du Talaristan continueront pendant plusieurs annĂ©es Ă  souffrir d’une rĂ©putation entachĂ©e par les violences de la fin du siĂšcle prĂ©cĂ©dent.
En 2011, l’association — qui a alors adoptĂ© son nom actuel — perd son statut d’« organisation Ă  tendance extrĂ©miste » qui lui avait Ă©tĂ© attribuĂ© par le ministĂšre de la SĂ©curitĂ© nationale. Elle entame alors une lente remontĂ©e dans les sondages et dans l’opinion publique, s’attachant Ă  vĂ©hiculer une image moderne, consciente de la rĂ©alitĂ© du terrain et souhaitant agir en « protecteur » d’un peuple talar qui ne serait pas pleinement conscient de la « menace communiste ».
En 2018, le CAAT joue un rĂŽle significatif dans le plaidoyer adressĂ© Ă  l’autoritĂ© Ă©lectorale de la RĂ©publique du Talaristan afin de la pousser Ă  dissoudre le Parti communiste, ce qui sera finalement fait le 6 mars 2018.


Actions et engagements

Le ComitĂ© associatif anticommuniste du Talaristan (CAAT) est une association non gouvernementale Ă  but non lucratif de droit talar dont le siĂšge national se trouve Ă  Buzkent, l’ancienne capitale du Talaristan. Elle se dĂ©finit comme une fĂ©dĂ©ration de divers mouvements et associations autonomes ayant des objectifs communs et souhaitant, par l’unitĂ©, disposer d’une rĂ©sonance plus forte sur la scĂšne nationale et internationale. Dans les faits, bien que le CAAT dispose bien d’antennes locales, il agit davantage comme un pouvoir central que comme une fĂ©dĂ©ration d’associations dĂ©centralisĂ©es.
De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, le ComitĂ© associatif anticommuniste du Talaristan est associĂ© Ă  la « lutte contre le communisme au Talaristan ». Depuis la reprise de l’association par Elevira Ashar, l’organisation a pris une tournure plus rĂ©gionale et entend « lutter contre l’expansion et l’influence du communisme au Talaristan et au Nazum ».
Selon ses statuts associatifs, le Comité associatif anticommuniste du Talaristan défini son rÎle comme étant :
  • Combattre l’expansion et l'influence du communisme ;
  • Organiser des confĂ©rences et Ă©changes sur les dangers du communisme ;
  • Participer Ă  la crĂ©ation d'un rĂ©seau international de lutte contre le communisme ;
  • Promouvoir la dĂ©mocratie, la propriĂ©tĂ© privĂ©e, le libre marchĂ© et la souverainetĂ© nationale.

Pour atteindre ses objectifs, et depuis l’abandon de la lutte armĂ©e au dĂ©but des annĂ©es 2000, le CAAT privilĂ©gie des actions non violentes telles que les manifestations d’opposition pacifiques, les dĂ©bats publics et les interventions de sensibilisation dans les Ă©tablissements scolaires privĂ©s (les Ă©coles publiques leur refusant l’accĂšs). Toutefois, en dĂ©pit d’une volontĂ© rassurante de « non-violence » et de « promotion pacifique » affichĂ©e par la direction, des actions violentes et des dĂ©bordements publics restent assez frĂ©quents, ce qui ne manque pas de provoquer rĂ©guliĂšrement des scandales entourant l’ensemble de l’association.
Le CAAT est souvent considĂ©rĂ© comme proche du journal nationaliste talar Hakiqat (en talar cyrillique : хаĐșыĐčĐșать, que l’on peut traduire par « [la] VĂ©ritĂ© »), notamment en raison de sa ligne Ă©ditoriale pro-libĂ©rale et anticommuniste. Toutefois, les deux structures ne revendiquent officiellement aucun lien organisationnel ni de membres communs. L’association disposait Ă©galement, durant les annĂ©es 1990, de sa propre revue mensuelle, Nazum LibĂ©rĂ©e (en talar : Азат ĐĐ°Đ·ŃƒĐŒ / Azat Nazum), aujourd’hui disparue.


« Tout le Talaristan crie vive Ashar ! »

Figure incontestable de la naissance du mouvement, Ertam Ashar est considĂ©rĂ© comme « le principal artisan de l'introduction des idĂ©es libĂ©rales au Talaristan » durant le dernier quart du XXᔉ siĂšcle. Fils d'un pĂšre tashmir et d'une mĂšre altaryk, ses parents appartiennent alors Ă  la bourgeoisie mondaine de Buzkent, alors capitale du Talaristan. De par son statut aisĂ©, il voyage en Eurysie oĂč les idĂ©es libĂ©rales (qui sont surtout prĂ©sentes sur le sol talar dans leur aspect Ă©conomique, et non politique) l'inspirent profondĂ©ment. Durant la guerre civile, il s'engage dans les forces d'autodĂ©fense de la communautĂ© de Buzkent, l'un des rares groupes armĂ©s multiethniques et pluriconfessionnels, ce qui lui vaudra, aprĂšs la victoire du colonel Mirza Arsam, futur prĂ©sident, de devenir l'un de ses hommes de confiance pour la reconstruction du pays.
Si la privatisation et le capitalisme avaient déjà leur place depuis bien longtemps au Talaristan, le libéralisme politique, avec l'instauration d'une démocratie pluraliste et la fin des inégalités raciales et religieuses, n'intervient qu'à la fin de ce conflit. Durant cette période nommée officiellement « reconstruction nationale », Ertam Ashar devient un homme d'affaires important et dispose d'une aura notable en politique, avec son adhésion au parti libéral-démocrate du président Arsam. Toutefois, à partir des années 2000, il s'engage de maniÚre plus radicale dans le milieu associatif militant, et notamment dans l'Association anticommuniste du Talaristan dont il est l'un des membres fondateurs.
Ce militantisme cause des fractures dans le camp libĂ©ral-dĂ©mocrate entre les partisans du libĂ©ralisme modĂ©rĂ© du prĂ©sident Arsam et les radicaux d'Ashar, qui sont pour une lutte plus active contre les communistes. Ces tensions atteignent leur apogĂ©e lorsque l'association, dont il est entre-temps devenu prĂ©sident, commence Ă  se positionner sur la scĂšne internationale comme un acteur de la lutte contre la prolifĂ©ration des rĂ©gimes et des idĂ©es communistes et socialistes dans le nord du Nazum. À la suite de plusieurs discours jugĂ©s « trop extrĂ©mistes », Ashar est exclu du parti libĂ©ral-dĂ©mocrate en 2009 avant de dĂ©cĂ©der en 2014.
Elevira Ashar
Elevira Ashar, actuelle présidente d'honneur du Comité associatif anticommuniste du Talaristan

Toutefois, l’Ɠuvre politique d’Ashar n’est pas morte et continue de s’incarner en la personne de sa fille : Elevira Ashar a en effet repris le flambeau laissĂ© par son pĂšre et demeure, aprĂšs avoir Ă©tĂ© secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale du mouvement, la prĂ©sidente d’honneur du ComitĂ© associatif anticommuniste du Talaristan. Elle est notamment trĂšs prĂ©sente dans la sphĂšre rĂ©gionale Ă  travers ses nombreux discours sur la nĂ©cessitĂ© de la lutte des nations libĂ©rales et des peuples turciques contre l’hĂ©gĂ©monie communiste qui s’est emparĂ©e du nord du Nazum et qui constituerait, selon ses propres mots, « [...] une menace civilisationnelle pour les pays libres du Nazum ».
Bien que son rĂŽle ne soit pas aussi central que celui de son pĂšre au sein de l’association, elle demeure une figure publique de premier plan et affiche une image moins « extrĂ©miste » et plus « frĂ©quentable » que son aĂŻeul. Selon un rapport de la commission d’enquĂȘte sur les mouvements politiques extrĂ©mistes de l’AssemblĂ©e suprĂȘme, cette stratĂ©gie lui aurait permis de gagner environ « 20 Ă  30 % d’opinions favorables auprĂšs des citoyens talars », tout en conservant un important rĂ©seau de soutiens dans les sphĂšres politiques, culturelles, sociales et religieuses.

Outre sa fille, l’hĂ©ritage d’Ertam Ashar est surtout prĂ©sent dans l’imaginaire collectif comme celui d’un concurrent non officiel au pouvoir politique du prĂ©sident Mirza Arsam, « qui l’aurait marginalisĂ© pour le faire taire ». Les fervents partisans du CAAT n’hĂ©sitent pas Ă  le prĂ©senter, ainsi que sa fille, comme des personnalitĂ©s inspirantes, des patriotes d’un Talaristan unifiĂ© qui n’auraient voulu que combattre pour la dĂ©fense de la libertĂ© et de la souverainetĂ© de leur pays.
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