12/02/2020
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🚫Notre Talaristan | Comité associatif anticommuniste du Talaristan (CAAT)

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Logotype officiel de l'Association anticommuniste du Talaristan
CAAT
COMITÉ ASSOCIATIF ANTICOMMUNISTE DU TALARISTAN
ТАЛАРИСТАН АНТИКОММУНИСТЛАР АССОЦИАЦИЯСЕ


Si l’on peut dire que l’histoire du Talaristan a été marquée par de violents conflits à caractère ethnique et religieux, notamment vers la fin du XXᵉ siècle, la fin du communautarisme absolu, l’évolution du contexte politique et la situation de la nation talare dans le nord du Nazum ont progressivement déplacé cette violence autrefois physique vers une expression davantage politique. C’est ainsi qu’en plus de l’apparition d’une riche diversité d’associations, de fédérations et d’organisations idéologiques jouant désormais un rôle sur la scène politique nationale, on a également vu émerger leurs équivalents d’opposition, qu’ils soient réactionnaires ou révolutionnaires.
C’est ainsi qu’en réaction à l’autorisation par l’État du Parti communiste du Talaristan vers la fin des années 1990, l’Association anticommuniste du Talaristan (en talar cyrillique : Таларистан антикоммунистлар ассоциациясе / Talarstan antikommunistlar assotsiatsiäse) fait son apparition. D’abord mineure, elle réussit à s’attirer les faveurs de nombreux groupes qui ne disposent d’aucune existence légale dans le milieu politique : religieux extrémistes, monarchistes ou autres mouvements communautaristes. Elle bénéficie également du soutien de grands mécènes, comme la famille Ashar, qui jouera un rôle central dans l’imposition du mouvement sur la scène publique.
En dépit de plusieurs tentatives de s’intégrer réellement à la scène politique et de propositions de fédération avec les différents partis libéraux, ces derniers ainsi que l’État se sont toujours opposés, par l’intermédiaire de l’autorité électorale, à toute présentation de candidature du mouvement lors des différentes élections. L’association est souvent jugée, en raison de ses nombreuses actions militantes, comme trop extrémiste, trop extravagante et trop « visible », y compris par certains de ses propres soutiens. Toutefois, personne ne peut nier aujourd’hui l’importance et l’influence de l’organisation, qui a pris en 2011 le nom tout aussi évocateur de « Comité associatif anticommuniste du Talaristan » (en talar cyrillique : Таларистан антикоммунистик җәмәгать комитеты / Talarstan antikommunistik cämäğät komitetı), généralement désigné par son sigle international CAAT. Elle demeurre souvent appelé par son ancien nom dans les divers médias talars.
Si la majorité des partis dits « de centre-droite et de droite » nient encore aujourd’hui tout lien avec les anticommunistes du CAAT, un nombre important d’adhérents de ces partis seraient également des soutiens discrets mais présents de l’association (donnée non sourcée), ce qui entraîne parfois des conflits internes aux formations politiques ainsi que des scandales médiatiques récurrents.


Historique

Créée dans la décennie suivant la fin de la Seconde Guerre civile, les débuts de l’Association anticommuniste sont chaotiques. En effet, beaucoup voient dans l’idéologie socialiste — et communiste par extension — une porte de sortie aux divers conflits ethniques, religieux et sociaux qui ont bouleversé la vie des habitants du Talaristan durant plus d’un siècle. L’idéologie promue par les différents mouvements civiques sympathisants communistes, notamment du PCT qui existe alors depuis 1974, n’aide pas à la diffusion de la « peur rouge », comme la nomment les adhérents de l’association.
Entre 1997 et la fin de l’année 1999, diverses factions de l’association commencent à s’engager dans la « lutte par la violence » et prennent à partie les différents hommes et femmes politiques s’approchant trop de l’idéologie socialiste et communiste. L’apothéose de cette période survient avec l’incendie et la mise à sac du siège du Parti communiste par des membres de la « Jeune génération », la section radicale de l’association. La direction finira par exclure ses membres, qui seront par ailleurs condamnés par la justice à plus de dix ans de prison.
Une manifestation de la branche dite « légale » de l'association anticommuniste à Buzkent, en 1991
Une manifestation de la branche dite « légale » de l'association anticommuniste à Buzkent, en 1991

Au tournant des années 2000, l’association, qui reste alors un ensemble disparate et chaotique d’anticommunistes de tous bords — républicains, monarchistes, religieux et autres communautaristes — commence à s’ordonner et à se structurer plus efficacement sous la gouverne d’une nouvelle direction, notamment présidée pendant plus de dix ans par Ertam Ashar, l’un des membres fondateurs de l’organisation. Si les actions deviennent moins violentes et se tournent davantage vers une forme de militantisme légal et d’éducation politique, les anticommunistes du Talaristan continueront pendant plusieurs années à souffrir d’une réputation entachée par les violences de la fin du siècle précédent.
En 2011, l’association — qui a alors adopté son nom actuel — perd son statut d’« organisation à tendance extrémiste » qui lui avait été attribué par le ministère de la Sécurité nationale. Elle entame alors une lente remontée dans les sondages et dans l’opinion publique, s’attachant à véhiculer une image moderne, consciente de la réalité du terrain et souhaitant agir en « protecteur » d’un peuple talar qui ne serait pas pleinement conscient de la « menace communiste ».
En 2018, le CAAT joue un rôle significatif dans le plaidoyer adressé à l’autorité électorale de la République du Talaristan afin de la pousser à dissoudre le Parti communiste, ce qui sera finalement fait le 6 mars 2018.


Actions et engagements

Le Comité associatif anticommuniste du Talaristan (CAAT) est une association non gouvernementale à but non lucratif de droit talar dont le siège national se trouve à Buzkent, l’ancienne capitale du Talaristan. Elle se définit comme une fédération de divers mouvements et associations autonomes ayant des objectifs communs et souhaitant, par l’unité, disposer d’une résonance plus forte sur la scène nationale et internationale. Dans les faits, bien que le CAAT dispose bien d’antennes locales, il agit davantage comme un pouvoir central que comme une fédération d’associations décentralisées.
De manière générale, le Comité associatif anticommuniste du Talaristan est associé à la « lutte contre le communisme au Talaristan ». Depuis la reprise de l’association par Elevira Ashar, l’organisation a pris une tournure plus régionale et entend « lutter contre l’expansion et l’influence du communisme au Talaristan et au Nazum ».
Selon ses statuts associatifs, le Comité associatif anticommuniste du Talaristan défini son rôle comme étant :
  • Combattre l’expansion et l'influence du communisme ;
  • Organiser des conférences et échanges sur les dangers du communisme ;
  • Participer à la création d'un réseau international de lutte contre le communisme ;
  • Promouvoir la démocratie, la propriété privée, le libre marché et la souveraineté nationale.

Pour atteindre ses objectifs, et depuis l’abandon de la lutte armée au début des années 2000, le CAAT privilégie des actions non violentes telles que les manifestations d’opposition pacifiques, les débats publics et les interventions de sensibilisation dans les établissements scolaires privés (les écoles publiques leur refusant l’accès). Toutefois, en dépit d’une volonté rassurante de « non-violence » et de « promotion pacifique » affichée par la direction, des actions violentes et des débordements publics restent assez fréquents, ce qui ne manque pas de provoquer régulièrement des scandales entourant l’ensemble de l’association.
Le CAAT est souvent considéré comme proche du journal nationaliste talar Hakiqat (en talar cyrillique : хакыйкать, que l’on peut traduire par « [la] Vérité »), notamment en raison de sa ligne éditoriale pro-libérale et anticommuniste. Toutefois, les deux structures ne revendiquent officiellement aucun lien organisationnel ni de membres communs. L’association disposait également, durant les années 1990, de sa propre revue mensuelle, Nazum Libérée (en talar : Азат Назум / Azat Nazum), aujourd’hui disparue.


« Tout le Talaristan crie vive Ashar ! »

Figure incontestable de la naissance du mouvement, Ertam Ashar est considéré comme « le principal artisan de l'introduction des idées libérales au Talaristan » durant le dernier quart du XXᵉ siècle. Fils d'un père tashmir et d'une mère altaryk, ses parents appartiennent alors à la bourgeoisie mondaine de Buzkent, alors capitale du Talaristan. De par son statut aisé, il voyage en Eurysie où les idées libérales (qui sont surtout présentes sur le sol talar dans leur aspect économique, et non politique) l'inspirent profondément. Durant la guerre civile, il s'engage dans les forces d'autodéfense de la communauté de Buzkent, l'un des rares groupes armés multiethniques et pluriconfessionnels, ce qui lui vaudra, après la victoire du colonel Mirza Arsam, futur président, de devenir l'un de ses hommes de confiance pour la reconstruction du pays.
Si la privatisation et le capitalisme avaient déjà leur place depuis bien longtemps au Talaristan, le libéralisme politique, avec l'instauration d'une démocratie pluraliste et la fin des inégalités raciales et religieuses, n'intervient qu'à la fin de ce conflit. Durant cette période nommée officiellement « reconstruction nationale », Ertam Ashar devient un homme d'affaires important et dispose d'une aura notable en politique, avec son adhésion au parti libéral-démocrate du président Arsam. Toutefois, à partir des années 2000, il s'engage de manière plus radicale dans le milieu associatif militant, et notamment dans l'Association anticommuniste du Talaristan dont il est l'un des membres fondateurs.
Ce militantisme cause des fractures dans le camp libéral-démocrate entre les partisans du libéralisme modéré du président Arsam et les radicaux d'Ashar, qui sont pour une lutte plus active contre les communistes. Ces tensions atteignent leur apogée lorsque l'association, dont il est entre-temps devenu président, commence à se positionner sur la scène internationale comme un acteur de la lutte contre la prolifération des régimes et des idées communistes et socialistes dans le nord du Nazum. À la suite de plusieurs discours jugés « trop extrémistes », Ashar est exclu du parti libéral-démocrate en 2009 avant de décéder en 2014.
Elevira Ashar
Elevira Ashar, actuelle présidente d'honneur du Comité associatif anticommuniste du Talaristan

Toutefois, l’œuvre politique d’Ashar n’est pas morte et continue de s’incarner en la personne de sa fille : Elevira Ashar a en effet repris le flambeau laissé par son père et demeure, après avoir été secrétaire générale du mouvement, la présidente d’honneur du Comité associatif anticommuniste du Talaristan. Elle est notamment très présente dans la sphère régionale à travers ses nombreux discours sur la nécessité de la lutte des nations libérales et des peuples turciques contre l’hégémonie communiste qui s’est emparée du nord du Nazum et qui constituerait, selon ses propres mots, « [...] une menace civilisationnelle pour les pays libres du Nazum ».
Bien que son rôle ne soit pas aussi central que celui de son père au sein de l’association, elle demeure une figure publique de premier plan et affiche une image moins « extrémiste » et plus « fréquentable » que son aïeul. Selon un rapport de la commission d’enquête sur les mouvements politiques extrémistes de l’Assemblée suprême, cette stratégie lui aurait permis de gagner environ « 20 à 30 % d’opinions favorables auprès des citoyens talars », tout en conservant un important réseau de soutiens dans les sphères politiques, culturelles, sociales et religieuses.

Outre sa fille, l’héritage d’Ertam Ashar est surtout présent dans l’imaginaire collectif comme celui d’un concurrent non officiel au pouvoir politique du président Mirza Arsam, « qui l’aurait marginalisé pour le faire taire ». Les fervents partisans du CAAT n’hésitent pas à le présenter, ainsi que sa fille, comme des personnalités inspirantes, des patriotes d’un Talaristan unifié qui n’auraient voulu que combattre pour la défense de la liberté et de la souveraineté de leur pays.
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CAAT
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ТАЛАРИСТАН АНТИКОММУНИСТЛАР АССОЦИАЦИЯСЕ


КОММУНИСТКА ҮЛЕМ!
« MORT AUX COMMUNISTES ! »

« MORT AUX COMMUNISTES ! »

НАЗУМ АЗАТ!
« NAZUM LIBRE ! »
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АЛАР КИЛӘЛӘР!
« ILS ARRIVENT ! »

« ILS ARRIVENT ! »

САРЫ ШӘҺИТЛӘРЕН ИСКӘ АЛЫЙК!
« SOUVENONS-NOUS DES MARTYRS DE SARÏ ! »
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RÉFÉRUNDUM EN OUAINE (CSN) :
LA DISPARITION DES DERNIERES TRACES DÉMOCRATIQUES

Ouaine, Mokhaï... Qui seront les prochains ?

La Confédération Socialiste du Nazum nous avait déjà habitués à beaucoup de choses, mais la « République populaire démocratique » de l'Ouaine vient, en ce début d'année, de battre tous les records en matière d'autoritarisme propre aux dérives de leur socialisme d'État : à la faveur d'un référendum, la population ouainienne s'est prononcée en majorité en faveur de l'abolition des dernières normes démocratiques et de l'adoption pleine et entière d'un système à parti unique où la contestation n'est plus possible et où le pouvoir est désormais totalement verrouillé par les membres de la nomenklatura locale. Nous n'avons même pas pris la peine de mener une enquête approfondie pour constater le dirigisme absolu et le terrorisme d'État menés par les princes rouges de l'Ouaine afin d'obtenir un résultat favorable, et il est bien entendu évident qu'en plus de cela, les résultats ont sûrement été arrangés, voire tout simplement truqués.

Dans le large spectre que constituent les nations se revendiquant du socialisme dans le Nord du Nazum, la République populaire démocratique d'Ouaine présentait en effet la particularité de ne pas avoir encore totalement basculé dans le communisme et laissait encore une certaine autonomie aux partis ne prônant pas la politique et les idées de la nouvelle bourgeoisie rouge. Après la « transition du communisme vers le communisme » opérée par la République socialiste de Barvynie en mai 2018, le dernier rempart démocratique du Nord est désormais tombé et les grands camarades sont désormais les seuls maîtres de la Confédération Socialiste du Nazum, organisation anarchique de conglomérats pseudorévolutionnaires se revendiquant du populaire, du démocratique et du social, mais mettant à mal les libertés les plus élémentaires de l'homme au profit d'une idéologie étrangère à nos cultures.

Qu'en est-il pour le Talaristan et le peuple talar ? Notre gouvernement fait la sourde oreille face aux malheurs des Barvyniens, des Nénètses, des Tchouktches, des Aléoutes, des Vostokoslaves, des Namaroviens et désormais des Ouainiens, tout en prétendant défendre les notions de liberté, de justice, de paix et de stabilité sur la scène internationale. Pire encore, l'ancienne anticommuniste Asmina Akmyradowa, qui dirige le cabinet et les Affaires étrangères des Talars, semble s'être ralliée aux choix irréfléchis, que l'histoire condamnera, du président Arsam consistant à « s'ouvrir au monde socialiste » et à normaliser ses relations avec la Confédération des magouilleurs et des bandits.

En tant qu'association issue du peuple et représentant les aspirations au changement d'une frange conséquente de notre population, le Comité associatif anticommuniste du Talaristan condamne avec la plus grande fermeté la disparition de la démocratie en Ouaine dans un silence médiatique insupportable et appelle les nations libres du Nazum ainsi que nos frères turciques à enfin réagir contre le despotisme et le totalitarisme qui règnent dans le Nord du Nazum, et qui écrasent désormais totalement le peuple de l'Ouaine sans qu'aucune contestation ne soit possible. La Communauté des États Nazumis, sous couvert de réunir les États du Nazum, ferme les yeux sur les agissements des États socialistes qui se multiplient sur tout notre continent, à l'image également du renversement du régime fédéral au Mokhaï, sans que, une nouvelle fois, la communauté internationale ne s'en émeuve.

Madame la Première ministre, Monsieur le Président de la République, vous avez le devoir moral de défendre les valeurs intrinsèques de notre démocratie dans vos politiques diplomatiques et au sein de vos autres réseaux d'État. L'histoire jugera avec une grande sévérité ceux qui ont laissé l'internationale révolutionnaire se développer en paix tandis que les démocraties libérales prouveront leur échec à endiguer cette crise rouge. Après les tragiques attentats qui ont touché la ville de Sarï et qui ont visé directement nos locaux sur place, causant la mort de plusieurs de nos membres, martyrs de la liberté, il en va de l'honneur que la République du Talaristan prenne enfin des mesures concrètes contre les régimes autoritaires socialistes du Nord du Nazum et favorise la mise en place d'une entente commune entre les États libres du Kirkuzaï et de tout le continent.

Le Comité associatif anticommuniste du Talaristan, s'exprimant au nom du peuple talar, présente ses plus sincères regrets au peuple ouainien, qui assiste, impuissant, à la disparition de son droit de parole au profit des volontés idéologiques de la caste rouge dirigeante et de ses « grands leaders ». Que la flamme de la liberté ne vous quitte jamais !


Elevira Ashar
Elevira Ashar, actuelle présidente d'honneur du Comité associatif anticommuniste du Talaristan

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