15/05/2019
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APN - Agence de Presse Norlandaise

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Le quotidien n°1 de Norland | Éditeur en chef : Léon Duguémény | 0,75 guldmønt

Le cadeau de GMN à King of Limbs
gmn
Bureaux abandonnés de l'ancien quartier d'affaires ouest de King of Limbs, aujourd'hui interdit d'accès au public.
L'entreprise installe deux sites de productions de voitures à King of Limbs.


La ville potomonque, autrefois centre richissime du commerce entre Potomonca et Sydlande, se retrouve aujourd'hui en situation de faillite. En effet, la fermeture annoncée de la gare de King of Limbs d'ici milieu 2019 risque de mettre un cran d'arrêt définitif à l'économie de la ville souffrant le plus du chômage . De cette gare, troisième point de transit le plus important de la fédération, dépend toute une série d'entrepôts autour d'elle et de plus de 3 000 emplois. Si cette gare ferme, c'est car elle est jugée par la Société du Transport Marchand, pas encore nationalisée, comme plus couteuse que profitable. Elle ferme aussi pour des raisons de simplification de transit ferroviaire : la STM ne fera plus passer ses trains-cargos par la ville et fera fermer sa ligne de transit Wilkinstown-King of Limbs-Hadersgård (W-KL-H) et la State's Jernbaner a fermé sa ligne civile W-KL-H depuis 2015.

Des manifestations ont eu lieu depuis l'annonce de la fermeture de la gare, leur pic a été atteint en mai 2018. Grace à ces manifestations, la Statsrådet a pu se pencher sur le problème et est entré en pourparlers avec la STM pour conserver cette ligne de transits, jusqu'à même proposer des contrats gouvernementaux fort avantageux pour l'entreprise, sans réponse favorable. En conséquence, la ministre de l'économie, du commerce et de l'industrie Henriette Bjerregard a annoncé en octobre le début de la saisie de 50% des actions de la STM par le gouvernement dans le but de la nationaliser. Jamais dans l'histoire de Norland un gouvernement ne fut aussi agressif envers les entreprises - c'est d'ailleurs en partie ceci qui fait la popularité du gouvernement Vestergaard parmi les classes populaires.

Depuis octobre 2017, General Motors Norland, le premier conglomérat automobile de Norland, est possédé à hauteur de 75% par le gouvernement fédéral norlandais. Ainsi, en réaction à la crise que traverse la ville nichée au cœur du cirque des Helm Hills, fut conclu le 12 juin 2018 entre GMN, le Ministère de l'économie, du commerce et de l'industrie et la ville de King of Limbs un contrat gouvernemental à durée indéterminée garantissant l'installation de deux complexes d'assemblage de véhicules Holmtrucks (marque de camions de GMN) et Gimmler (voitures régulières). Ces sites de production sont donc en construction et devraient être achevés d'ici mars 2019.

Maintenant, parlons des retombées d'une telle arrivée dans King of Limbs. L'arrivée de l'entreprise dans la ville pourrait sécuriser un nombre estimé de 3 500 emplois dans l'entreprise, et la construction de ces sites mobilisent 900 ouvriers qui pourraient trouver un emploi stable dans la maçonnerie. L'arrivée de GMN pourrait aussi pousser la STM à reconsidérer la fermeture annoncée de la ligne marchande W-KL-H. Pour la ville, en déficit d'un demi-million de guldmønts et sur le point d'être placé en redressement administratif financier, les recettes acquises par la venue du conglomérat pourraient suffire à elles-mêmes pour combler le déficit de la ville.

Ca serait cependant une erreur de se reposer uniquement sur cette arrivée miraculeuse. La ville entreprend en parallèle d'ouvrir l'ancien quartiers d'affaire ouest de la ville au public et même d'en faire un point touristique. Le conseil d'administration de la ville a voté le financement de la réhabilitation de l'immeuble Cinna en Musée de l'Histoire de King of Limbs.

Écrit par : Johannes Lauritsen
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Tout sur la politique fédérale | Éditrice en chef : Hillary Coolidge | 2,30 guldmønt

Mme Patterson vise l'Uglendspalads
Zemmour en femme
Photo officielle du 4ème mandat sénatorial de Mme Patterson (2016).
La sénatrice potomonque annonce officiellement sa candidature pour les générales de 2019.


Ruth Patterson, actuelle sénatrice de la représentation potomonque pour la circonscription sénatoriale de Laughterset, a une longue histoire politique. Née à Bulton en 1937, en pleine occupation fasciste et âgée de 81 ans, elle entre en politique en 1966 - c'est-à-dire à ses 29 ans - en tant que membre du parti d'extrême droite indépendantiste potomonque River Front, elle devient en 1969 unique élue de ce parti à la Populaire, représentante du courant pacifiste de ce parti. Les temps de la poudre la poussent à prendre ses distances avec le River Front pour rejoindre en 1982 le parti de droite radicale True Right. À partir de la, elle devient partisane de la fédération et se fait même élire au canton de Crafton (#13035-02). Elle ne fait cependant qu'un mandat.

À partir de 1986, elle adopte des positions de plus en plus isolationnistes, devient très critique du commerce avec les nations sivulliq (envers qui elle développe un racisme de plus en plus poussé) et une ardente opposante au maintien des relations avec l'Empire du Nord contre qui elle garde une rancune tenace pour l'occupation fasciste de 1935-1944. Sa xénophobie et son langage de plus en plus trash fait d'elle une femme populaire dans les populations industrielles du nord extrême de Potomonca, tant et si bien que, lorsqu'elle se présente pour la première fois en 1995 aux générales pour la True Right, elle arrive en troisième position avec 15% des voix. Finalement, elle est élue à une majorité écrasante aux élections sénatoriales de 1998 pour le Laughterset, aujourd'hui encore elle est sénatrice du Laughterset.

Plus le temps passe, plus elle s'affermit, plus elle devient xénophobe, traitant les sivulliq de 'nabots consanguins' et les nordistes de 'fascistes dissimulés dont la diaspora invasive fait la honte de la fédération'. Au Senat, elle multiplie les propos polémiques sans jamais être complètement mis au banc de la politique par sa popularité dans le nord de Potomonca et est systématiquement contre tout traité conclu avec l'étranger. Certains de ses collèges sénateurs lui attribuent le surnom de 'bouledogue de Laughterset', considéré comme une insulte au départ, Ruth aujourd'hui le revendique fièrement. Sa dernière déclaration sur le traité commercial Norlando-Aykhanide lui vaut d'être condamné par l'ensemble de la classe politique mais acclamée par son électorat. Aussi, sur ses réseaux, elle affiche clairement ses ambitions présidentielles avec son hashtag accompagnant tous ses posts depuis le 25 décembre 2018 #RuthPattersonPrésidente.

Le matin du 3 janvier, elle publie une vidéo sur NorVids annonçant sa candidature aux élections générales de 2019 dans un discours aux relents populistes, clairement raciste (surtout envers les Yözids) et prônant l'isolationnisme et le protectionnisme avant tout. C'est un programme complètement déconnecté des problèmes actuels du pays qui plaît néanmoins à son électorat conservateur, pauvre et industriel. À l'occasion, elle déclare officiellement quitter la True Right et faire sécession avec les élus de la True Right Blair Cox, Lou-Ann Christa et Stephen Crow. Elle créé ainsi le Norland Only Movement (NOM). Ce mouvement est difficile à classer sur l'échiquier politique, c'est un parti attrape-tout, mélange confus de populisme et de xénophobie indigeste que la Cour Suprême Norlandaise pourrait bien classer au même rang que les indépendants.

Si il est difficile à croire qu'elle gagnera les élections générales en 2019, il est néanmoins difficile de douter qu'elle n'obtiendra pas non plus un score quasi inexistant. Des sondages n'existent pas encore pour évaluer son importance dans les élections, mais on sait qu'elle est très influente dans les milieux industriels. Elle surfe sur les difficultés que rencontre l'industrie norlandaise et simplifie les causes de ces difficultés en une chose simple : ces entreprises veulent se barrer à l'étranger et le Norland les soutient, que ce soit à gauche ou à droite. Cette rhétorique simplifiée à l'excès fonctionne.

Elle est la seconde candidate à présenter officiellement sa candidature aux élections générales, avec Margrethe Vestergaard de la Norlands Venstre.

03/01/2019
Rédigé par :
Russ Wessel.
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Revue critique n°1 en Potomonca | Éditeur en chef : Belisarius Feltstove | 4,70 guldmønt

Budget fédéral 2019-2020, le braquage politique de la gauche
Le pauvre
Lennart Kirk, président de Højre, sortant de la Populaire l'air défait, 12/01/2019.
L'administration Vestergaard a asséné ce qui semble être un coup fatal à l'ensemble de la droite du Norland.


Cette photo signe la fin de la carrière de Lennart Kirk, président du second plus grand parti de droite du pays déjà impliqué dans un scandale de corruption avec les lobbys pétroliers d'Action Guldbugten et de Petroleum Friendship. Il y est vu en train de sortir du Clinton Hall, bâtiment de la Forbundsforsamling, complètement rincé et visiblement énervé. Lorsque nos journalistes ont voulu l'aborder, ils ont été reçus par une copieuse quantité d'injures telles que "vautours", "dégagez bande d'abrutis", ou même "enculés". Nos reporters se sont pris la totale.

Il faut dire que la droite norlandaise s'est mangée une belle baffe, dont seuls nos pères pensaient avoir le secret, lors de la séance sur le budget fédéral. Un commentateur politique viral, Ebend Krøhe, a affirmé "avoir sacrément mal au derrière en tant que højriste".

Pour comprendre en quoi ce budget est une sacrée raclée pour la droite, il faut s'intéresser à ce qu'il propose.
90 000 000 000 guldmønts investis. (Je considère qu'un milliard = 1 unité de développement.)
40 000 000 000 dans le civil : 10 000 000 000 seront investis dans la nationalisation des plus grands atouts du Norland et dans de larges investissements de gain de pouvoir économique, notamment énergétique et dans la rénovation industrielle, au nord de Potomonca notamment ou la crise de 2015 est la plus intense. 20 000 000 000 attribués aux subventions annuelles des nations, afin qu'elles puissent elles aussi fournir un effort de résolution de la crise. 5 000 000 000 dans le social et la santé, le plus haut montant jamais investi jusqu'à présent, milliards incluant l'éducation publique et la culture, afin notamment de subventionner des programmes éducatifs et des séminaires sur la fédération et espérer diminuer le séparatisme. 10 000 000 000 dans le programme gouvernemental de 'Réanimation', un large programme de subventions adressées aux villes et villages en grave difficulté financière, mais aussi dans la construction de nouvelles infrastructures de transport routier et dans l'investissement sur le transport en commun, avec le but de le rendre entièrement public à partir de 2025 et d'autres dans d'autres domaines.

Ceci est le vaste programme que Mme la présidente promettait dans son adresse à la fédération du nouvel an, afin de remettre le chien fou du libéralisme en laisse et lui enfiler une muselière. Aussi, ce qui peut choquer est le montant absolument exorbitant accordé aux nations, le plus haut montant depuis la création même de la fédération, qui envoie un message très fort de la part de Windsdale-Vinddal : le gouvernement fédéral soutient et aide grandement à relever ses nations. Mais ce n'est pas tout.

25 000 000 000 dans la recherche et l'innovation : 16 000 000 000 investis dans la construction de complexes de recherche. 5 000 000 000 investis dans un fond de financement de recherche scientifique géré par un Ministère à l'innovation et à la recherche, dont la mise sur pied coutera 1 000 000 000. 3 000 000 000 seront investis pour la création d'une académie fédérale dans le domaine de l'ingénierie et de la science.

25 000 000 000 dans le militaro-industriel : 20 000 000 000 seront investis dans la création d'un conglomérat d'entreprises de production d'armements et de véhicules en tout genre destiné à l'armée ainsi que dans son infrastructure de production, bien entendu nationalisé. 5 000 000 000 seront dépensés dans la construction d'infrastructures à portée militaire ainsi que dans la formation militaire, le recrutement et dans l'établissement d'une Journée Scolaire en Milieu Militaire (JSMM).

20 000 000 000 dans l'étranger, et c'est la que les dents grincent. 1 000 000 000 destiné au remboursement de la dette envers l'Empire du Nord. 11 000 000 000 mis dans un fond destiné à l'aide au développement : Fonds Monétaire Norlandais (NMF). 8 000 000 000 destiné à l'achat de matériel militaire.

C'est un programme de gauche sans une seule mesure de droite - sauf pour l'armée, même les gouvernements de droite du XXe siècle ne sont pas allés aussi loin dans le réarmement. Scénario catastrophe de tout le bord droit de la Forbundspopulær, qui a vu impuissant la coalition gouvernementale passer de manière si insolente, si facile un budget si radical, en faisant même l'affront de semer les graines de la zizanie dans l'opposition officielle en ralliant le vote - étonnant d'ailleurs - des Liberals.

Les conséquences immédiates se font ressentir.
La Norlands Venstre annonce la seconde investiture de Margrethe Vestergaard en tant que candidate officielle du parti et les partis Left Union et Socialradikale entrent en réunion : il ne fait aucun doute que ces partis réaffirmeront leur appartenance à la coalition présidentielle et annonceront leur ralliement à la candidature de la présidente. Højre est entré en réunion de crise alors que des rumeurs concernant une éventuelle démission de Lennart Kirk en tant que président de la droite sydlandaise sont de plus en plus bruyantes et sont même arrivées aux couloirs de la Statsrådetshus.

La droite norlandaise en général est aussi en train de perdre sa base populaire. Des commentateurs politiques et podcasteurs de ce bord politique : des 'grands' noms tels que Ebend Krøhe, Madeline Stewart ou encore le tout jeune Chris Benth, fustigent l'abandon de la Right Union par les Liberals et affirment que l'ère de la Droite est officiellement terminée.

Reste à voir comment la droite gèrera cette énième crise qui les frappent. Tirer sur l'ambulance n'a, en effet, jamais été aussi tentant.

12/01/2019
Par Lewis Lowe
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Revue critique n°1 en Potomonca | Éditeur en chef : Belisarius Feltstove | 4,70 guldmønt

Attentats terroristes lors de la visite de la présidente dans le Laughterset
Vestergaard à Walters
La présidente Vestergaard visée devant la Maison de la Gouvernance de Potomonca de Boonemooth.
Dans le but de promouvoir l'action gouvernementale, la présidente s'est rendue sur le terrain électoral de Mme Patterson, mais y fut accueillie par de multiples coups de feu à Walters et à Boonemooth.


L'atmosphère fut tendue dans la province du Laughterset, cœur fédéral de l'industrie du train et terrain quasiment scellé par la droite radicale, lorsque la présidente de la fédération se rendit dans la ville de Walters. Elle y est persona non grata. Pourtant, c'est pas la peur qui étouffe la présidente, qui s'y est rendue du 5 au 9 février malgré la menace posée sur sa vie par le groupe terroriste d'ultradroite indépendantiste "Laughterset's Guard". Cette visite à Walters est une visite conjointe avec la gouverneure de Potomonca, Matilda Richardson. Le but de cette visite était de promouvoir la politique conjointe entre la Statsradet et la Gouvernance Potomonque de relance de l'économie nationale. Et le lieu est stratégique, la province a extrêmement pâti de la faillite en 2015 de la société d'assemblage et de réparation de trains Cooft, appartenant à NF&7.

Le budget fédéral 2019-2020 prévoit 20 000 000 000 de guldmønts de subventions aux nations de la fédération et, afin de faire respecter le principe d'équitabilité entre le Sydlande et Potomonca, la moitié reviendra à la nation kentophone. Habituellement, l'argent des subventions est soumis à un certain contrôle du Trésor Fédéral : ce dernier avait, jusqu'à cette année, le pouvoir d'imposer des restrictions ou des obligations (par exemple, 60 % des subventions allouées aux infrastructures obligatoirement ou interdiction de verser ces subventions dans la garde nationale). Par décret présidentiel le 21 janvier, le Trésor n'a plus ce pouvoir.

Mme Vestergaard et Mme Richardson (respectivement des partis Norlands Venstre et Liberals) se sont donc rencontrées pour se mettre d'accord sur une mesure bipartisane : en plus des 10 000 000 000 de subventions accordées, avec une focalisation proclamée par Mme Richardson sur l'aide au développement des vallées de Cloudhornfoot, fortement fragilisées par la dépression ayant explosée 3 ans et demi plus tôt, suite aux souhaits exprimés par Mme Vestergaard de voir des subventions accordées à cette région. En plus des 10 000 000 000 allant tout droit dans les coffres nationaux, un décret fut signé par la gouvernance potomonque pour placer sous tutelle financière de la nation l'entreprise Cooft et faire redémarrer ses activités. De son côté, le gouvernement a déposé le 4 février à la Chambre Fédérale du Commerce et de l'Industrie (la FHIk) la société Weaponry Norland, gérée par le Ministère à la défense et à l'intérieur, et a exprimé ses souhaits d'installer les premiers complexes industriels dans le Cloudhornfoot, à Walters précisément, ou un terrain abandonné a été acheté par le gouvernement.

Le programme de la visite fut simple : le 5 janvier, la présidente de la fédération et la gouverneure se rencontrent à la Maison de la Gouvernance, domicile de la cheffe de la nation, lieu de travail de son cabinet et de l'assemblée nationale potomonque. Le 6, les deux hautes dignitaires vont tenir toute la journée une conférence sur le programme de subventions 2019 pour répondre aux questions de la presse nationale et à celles des citoyens. Le 7, elles visitent Walters. Le 8, elles se rendent sur la ZAC est de Walters afin de rendre compte du début des travaux et d'observer le terrain qui sera exploité. Enfin, le 9, à la Maison de la Gouvernance, la présidente et Matilda Richardson vont tenir une conférence de presse finale pour répondre à toutes questions éventuelles de la presse et surtout pour donner un avant-goût de ce à quoi va ressembler la coopération fédérale et potomonque, deux institutions brouillées dans des histoires de balance de pouvoir et de représentations inégales au sein de la fédération depuis des dizaines d'années. Un peu d'unité ferait du bien.

Cependant, la virée va se transformer en cauchemar pour la cheffe d'état du Norland.
Dans les deux jours précédant la visite, les services secrets fédéraux annoncent l'arrestation d'une dizaine d'hommes appartenant à la Laughterset Guard en possession d'armes lourdes probablement obtenues depuis le marché noir international. Ces arrestations, loin de refroidir notre présidente, la conforte au contraire dans l'idée de devoir s'y rendre : ces gens arrêtés ne pourront lui faire de mal depuis la prison.
Ainsi, le 5 février, elle arrive à la Maison de la Gouvernance accueillie par Mme Richardson, une explosion retentit au beau milieu de l'évènement mais seul la garde rapprochée présidentielle semble s'en inquiéter. Quoi qu'il en soit, la journée commence pour les deux femmes, qui finissent par être forcées dans la Maison par leurs gardes du corps. Il est plus tard révélé dans la journée qu'il s'agit d'une voiture ayant été sabotée pour exploser derrière le bâtiment, dans la rue Harry Dexley, sans faire aucun mort ni blessé grave.
Plus loin dans le voyage, alors que la présidente accompagnée de la gouverneure parle à un citoyen kentophone dans un échange visiblement tendu, trois coups de feux sont tirés en sa direction, on ne relate aucune victime si ce n'est la gouverneure, qui fut blessée au bras. Mme Vestergaard fut quand à elle saine et sauve. L'auteur est Floyd Linning, un haut placé dans la hiérarchie de la Laughterset Guard et officier de la Garde Nationale Potomonque, il fut appréhendé et est aujourd'hui en détention le temps qu'un avocat lui soit assigné et une date de procès trouvée.
C'est une présidente visiblement sonnée par l'évènement précédent qui assume le lendemain la visite, seule, de la ZAC de Walters. La gouverneure elle est restée à la Maison de la Gouvernance, son âge relativement avancé ne lui offre plus la vitalité nécessaire pour assumer de longues visites avec une blessure.
Le 9 février, les images de la matinée nous montre une relation plus que cordiale entre la cheffe du gouvernement fédéral et la cheffe du gouvernorat potomonque. L'après-midi, une conférence de presse et donc tenue, selon le plan de la visite, le seul incident relaté fut lorsqu'une reporter du journal Clever Owl fut poussée involontairement à terre par un garde du corps de la présidente, pour qui cette dernière lui a adressée des excuses. Lorsque vient le moment pour cheffe de la Statsradet de quitter la Maison pour monter dans sa voiture, un homme l'interpelle et lui tire un chargeur entier de fusil d'assaut dessus. Deux gardes du corps s'interposent et perdent la vie, mais le tireur, identifié comme étant Ewen Jackast (toujours affilié à la Laughterset Guard), est abattu sur le champ par la sécurité des lieux.

Malheureusement, la présidente est grièvement blessée dans cette attaque. Des images prises sur les lieux nous montrent des impacts dans le torse et à l'épaule gauche. L'hôpital de Boonemooth-Merryn prend actuellement en charge Mme Vestergaard mais son pronostic vital est engagé et sa survie n'est pas certaine.

10/02/2019
Par Michael Strickland
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Le Real Right Deal se range derrière Mme Patterson
mouvements de droite
La cheffe de parti lors d'un débat télévisé sur l'impact de la diaspora Nohord sur la société norlandaise.
C'est annoncé, la candidature de Mme Patterson est une candidature commune suivie par la True Right et la Højre.


On assiste à un moment lunaire, la Højre de Mme Klitgaard prête allégeance à la candidate du plus petit parti de tout le pays. Le 28 février au soir, un meeting s'est tenu à l'hôtel Stetson de Merryn. La présidente de Højre, le président du RRD Silas Ovesen, Mr Kirk ou encore le député star de la droite radicale sydlandaise Lou Castel chauffent la salle pour accueillir la vedette du jour : la bouledogue du Laughterset, s'étant complètement appropriée ce surnom, la patriote suprême Ruth Patterson (NOM). Devant 6 000 personnes en délire, elle monta sur scène avec un grand sourire aux lèvres et agitant frénétiquement sa main en guise de coucou envers ses fidèles. Elle en profite ainsi pour déblatérer sa haine des pays étrangers, désigne le vote fédéral de confiance au gouvernement de 'honte dont seul le Norland a le secret' et développe ses idées économiques favorisant le développement des petites entreprises, ou elle évoque même l'idée de 'start-up nation', sous les applaudissements discontinus de la foule agitant nombres de drapeaux norlandais et sous les regards approbateurs des hauts cadres de la Højre.

Après tout, les idées de la droite radicale ne sont pas totalement décédées en 2015 et 2016... Non, c'était plus une lente période d'agonie. Les idées prônées par cette frange politique ne tentait plus grand monde : le patriotisme exacerbé est devenu ringard et la n'était plus un temps ou n'importe qui pouvait se lancer dans le business. Il faut aussi dire que la xénophobie latente de Mme Patterson fait grandement grincer des dents le public large. Mais elle a trouvé son public, et a très bien perçu l'intérêt de l'étendre avec le Real Right Deal.

Sa candidature séduit. C'est une outsider de la vie politique, constamment à contre-courant. Sa rhétorique brutale et sa franchise sont rafraichissantes, même si elles dégoulinent de populisme. Elle bénéficie de son ancienneté en politique et se pose avantageusement en doyenne, les gens du Laughterset ont grandi avec ses clips de campagne et ses apparition régulières à la télé, l'ont vu vieillir et se sont pris d'affection avec celle que les gens du bassin industriel potomonque appellent la 'vieille carne'... Je sais, notre définition habituelle d'affection peut avoir tendance à vaciller lorsque l'on fréquente le nord de Potomonca.

Ce meeting à l'hôtel Stetson est historique, la vieille garde modérée incarnée par Lennart Kirk n'est plus, elle est remplacée par une nouvelle génération radicale qui n'a aucune barrière éthique ni aucune réserve concernant les bas fonds de la droite populiste de la Populær. Ce parti se retrouve si affaibli dans le RRD que son nombre de députés ne lui suffit plus à assurer sa suprématie dans l'opposition alternative. Non, c'est le plus petit parti qui impose ses règles et sa vision car il est le plus impactant, le plus bruyant, le plus séduisant pour les marges de la population. La TR, elle, s'en trouve enthousiasmée, son objectif a toujours été de provoquer la déchéance de la Højre, aujourd'hui, ce sont les rejetons de la True Right qui imposent leur volonté au plus grand parti de la droite sydlandaise.

Le rapport de force dans l'opposition alternative à la présidentielle est donc tel : David domine sur Goliath. De plus, la droite alternative profite d'un avantage énorme sur la droite d'opposition officielle : leur candidate, en plus d'être sacrément impactante dans les médias, est connue. C'est tout bête, mais le Common Sense Caucus n'a toujours aucun nom à proposer pour rivaliser, et avec la gauche au pouvoir et prête à y rester, et avec la droite alternative son ennemi juré. Des rumeurs courent pourtant : Chris Lister est de plus en plus effacé au sein du CSC par la présence de Mme Magnussen, la véritable vedette phobique de la droite radicale et au langage aussi cru que celui de Mme Patterson, il se pourrait que lors des primaires du caucus - dont la date n'est par ailleurs toujours pas annoncée - le match soit très serré entre le président des Liberals et la meneuse des Republican-Democrats.

01/03/2019
Rédigé par :
Silas Lickert
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Le réseau de la Laughterset Guard
terroriste
Image de l'attentat terroriste de Walters, le 7 février 2019.
Dossier sur la pieuvre de la terreur potomonque.


Le terrorisme indépendantiste est malheureusement en plein boom - sans mauvais jeu de mot - et a survécu aux temps de la poudre. La nouvelle génération des militants de l'indépendance du Potomonca ont déjà accompli un haut fait d'armes : viser la présidente, qui a failli y laisser la vie. Le dernier article sur le terrorisme du Clever Owl précise que les deux terroristes mis hors d'état de nuire lors de la série d'attentats ayant suivi le sillage de la présidente de la République et de la gouverneure de Potomonca étaient affiliés à la Laughterset Guard : organisation, dont le statut juridique indiquant leur nature de suspicions terroristes est fortement remis en question au sein de la justice fédérale, existant depuis 1969.

Pourquoi ce questionnement juridique ? Si la Laughterset Guard a bel et bien été impliquée dans les temps de la poudre, si elle y a même pris part activement, elle a aussi contribué à mettre fin, en agissant comme négociateurs au service de l'armée fédérale norlandaise afin de recueillir la reddition et l'arrêt des activités de la plupart des groupes indépendantistes armés et Potomonques, et Sydlandais. Peut-être par remords (non), ou bien par simple question d'élimination de la concurrence (plus probablement), en tout cas cette action a permis au groupe d'entreprendre des actions en justice pour ne pas se voir dissoute. La Cour Suprême Norlandaise rend ainsi en 1975 son verdict : la Laughterset Guard est autorisée à participer à la vie publique en tant que "organisation suspectée de terrorisme" - statut inventé juste pour eux - et peut continuer à exister, même à s'étendre en façades civiles, sous très haute surveillance des forces de gardes nationales et d'intelligence fédérale... Normalement, ce qui n'est pas toujours le cas, on reviendra sur ce point à la fin de l'article.

Ainsi, elle est probablement la plus puissante de tout le pays : 30 000 d'adhérents déclarés, revendiqués et connus, un organisation et une discipline de ses hommes de mains digne d'une force professionnelle, une absence de lien absolue entre les soldats et leurs chefs. Ses membres sont bien implantés dans la société kentophone : certains sont employés d'administration, businessmen, professeurs, scientifiques, la plupart sont même dans la Garde Nationale Potomonque (à partir de maintenant, on va simplifier pour GNP). Dont les façades civiles, le Walters Youth Institution et le North's Voice Party, justifie l'indissolubilité de cette organisation. C'est aussi dans son simple statut de pouvoir exister qu'il exerce sa plus grande influence.

De part leur organisation interne, il est impossible de recouper tout attentat depuis 1990 à la hiérarchie de la Laughterset Guard. Ce qui semble absurde, 12 attentats sur 14 depuis la fin des temps de la poudre furent commis par des membres de cette organisation, sans qu'ils soient revendiqués par cette dernière. Un de ces attentats (la voiture explosive du 5 février 2019) n'est revendiqué par aucun membre de la LG, ni même par personne à vrai dire tant son impact fut insignifiant, mais son modus operandi n'est pas sans rappeler la méthode préférée de la LG des temps de la poudre. Seulement voilà, cela ne prouve rien, l'intelligence norlandaise est incapable d'obtenir quelconque preuve d'une culpabilité avérée de l'organisation en elle-même. Cela ne prouve que l'imprévisibilité de ses adhérents.

Comme dit précédemment, cette société est imbriquée dans la vie potomonque comme une pièce dans un puzzle. La Laughterset Guard a pour obligation de tenir une liste de ses adhérents en ligne, en permanence et actualisée, ainsi, elle nous révèle que certains noms comme J.B. Cliff et Matt Snyder, journalistes au Potomoncan Daily, sont membres de la LG, Philip Wittson est professeur chercheur en droit fédéral à l'Académie d'État Violette. Encore plus choquant : certains noms comme Johanna Hanson, conseillère nationale potomonque à l'infrastructure, ou Socrates Carlson, gouverneur délégué du Trésor de la Technopole de Callum, sont dans l'administration nationale potomonque et fédérale. Côté business, le PDG de l'entreprise de produits électroniques et de réseau mobile ActiveTech, Parry Cartworth, et Saul Hamilton, PDG de Hamilton Trust, second plus grande banque d'investissements indépendante en Norland, qui concurrence aisément NF&7, sont des membres, financiers et fournisseurs actifs de la LG.
On pourrait débattre longtemps de la légitimité des membres de cette organisation à détenir des postes si stratégiques et si sensibles, et on aurait raison, car cette question est elle même débattue depuis quelques mois au sein de la cour suprême fédérale, même si elle semble parfaitement incapable de légiférer sur cette question sans toucher à la Charte de 1863. Ces adhérents font preuve d'une adaptabilité et d'une intégration extraordinaire, voire même préoccupante.

Mais quand on parle de la LG, ce qu'on s'imagine aujourd'hui, c'est un collectif d'indépendantistes kentophones dont la mission serait de rendre à leur nation la dignité qu'elle a perdu et son indépendance qu'elle a donnée pour au final une supposée position minable dans la fédération. Position qui justifierait EVIDEMMENT le massacre de près de 400 civils, de professionnels des forces de l'ordre et de terroristes de l'autre camp (sydlandais, ce qui renvoie à un élément intéressant : la rhétorique révolutionnaire indépendantiste) au cours de la décennie des temps de la poudre. Pourtant, aujourd'hui, c'est assez contestablement plus le cas. La LG se comporte aujourd'hui comme service d'ordre soumettant ses services (contre monnaie sonnante et trébuchante évidemment) aux partis politiques lorsqu'ils ont besoin de gens pour ne pas faire dégénérer leurs meetings, au encore, mais de manière plus centrée sur le Laughterset et particulièrement à Walters et Week, villes jumelles des terres du rire, comme service de vigilance et de protection accordée aux nouveaux commerces. Ceci aujourd'hui ne contribue pas à faire descendre leur popularité grandissante dans cette région de la nation kentophone.

Parlons de la Walters Youth Institution, première façade civile appartenant au conseil d'administration de la LG. C'est un institut privé de formation professionnelle et d'internat pour les jeunes en difficulté, financé en grande partie par la LG, connu pour sa discipline militaire mais aussi pour son taux d'obtentions d'ACC (Agrégation de Capacité Citoyenne = BAC) élevé pour la région, soit 87% d'obtentions (le taux national étant de 93%). L'objectif étant de munir la jeunesse potomonque en difficulté de toutes les armes pour que leur vie professionnelle soit stable. L'avantage de l'académie étant que le cursus est abordable, cependant, les jeunes étant issus de la WYI ont une certaine tendance à en sortir membres de la LG. Une raison hypothétique serait le cursus scolaire - non assumé par la direction académique - conçu pour exalter une fierté nationale et met en action une distorsion subtile de la manière d'enseigner les temps de la poudre afin de minimiser les crimes commis par les orgas terroristes : dont la Laughterset Guard, et de diaboliser les actions des forces fédérales, sans qui pourtant le pays serait effectivement tombé dans une guerre civile complète. Ce cursus implique aussi une énorme présence de l'éducation sportive dans la vie éducative des internes : 2 heures par jour, les 5 jours de la semaine scolaire. Ce cocktail éducatif est révélé lors d'une enquête de 2017 menée par la Garde Nationale Potomonque, mais elle n'est pas allé plus loin pour des raisons encore inconnues, laissant des questions cruciales en suspens comme : "Y a t'il un lien entre l'intégration publique de la LG et la recrudescence du terrorisme depuis les années 90 ?" ou bien "Le lien entre le cursus éducatif WYI et hausse continuelle des recrutements au sein de la LG est il avéré ?".

Le sujet de la North's Voice Party se pose aussi sur la table, et révèle un lien pour le moins troublant... C'est un parti indépendantiste à l'échelle régionale présent au Sénat du Potomonca, représenté par 2 sénateurs sur 30, qui se revendique 'ouvertement populiste' dans leur manifeste, ce terme pour eux n'est pas un gros mot. C'est un parti attrape-tout dont les dirigeants sont Saul Kent, Frederick Moon et Gladys Johnson, tous trois fonctionnaires potomonques et tous trois inscrits sur les listes de la Laughterset Guard. Sur le plan politique, ils ne sont pas particulièrement influents : jamais cités au plan fédéral, absents des quotidiens d'information à l'échelle fédérale, n'ayant d'ailleurs aucun siège à la Forbundsforsamling ni la volonté d'en gagner. Cependant, ils sont à l'échelle potomonque très présents : possédant leur propre journal relais de leurs idées (et par extension celles de la LG), le Northerner, ayant 5 600 adhérents et militants et faisant front commun au sénat potomonque avec le groupe NMO de Mme Patterson, rassemblant 3 députés, très régulièrement.
Aussi, lorsqu'on s'intéresse à la comptabilité du parti, on trouve dans les organes financiers du parti des choses intéressantes. La LG et sa comptabilité font état de 20% de fonds venus de l'état, ce qui est jusque là normal, de 50% venant de la sphère entrepreneuriale entourant la LG, ce qui est suspect mais coule de source concernant son administration directement liée à la Laughterset Guard, enfin, 15% viennent de donateurs et les 15% restants viennent d'un compte d'une banque ont l'identité du détenteur est protégée et anonyme... J'apporte cependant une correction, il était anonyme jusqu'à notre enquête, à Morgenstar.

Il s'avère que ce compte est détenu par une association d'ultradroite 'Save Norland !', dont les grandes figures sont Will Bigot, conférencier connu pour ses performances en débat franchement médiocres, suintant la mauvaise foi et... Ruth Patterson, candidate aux élections générales de 2019, présidente du Norland Only Movement et cheffe de file du Real Right Deal. Les résultats de notre enquête démontrent aussi que le premier don fut envoyé en 2000 et deviennent réguliers à partir de 2010, quelques jours avant que le North's Voice Party (NVP) se retire des élections sénatoriales pour la province du Laughterset en 2010, retrait renouvelé en 2016. On découvre par ailleurs que Ruth Patterson est une donatrice généreuse de la Walters Youth Institution à travers sa propre maison d'édition Loudmouths. Elle est ainsi financière active de la Laughterset Guard et affiliés, malgré le virage anti-indépendantiste opéré dans sa jeunesse politique pendant le temps de la poudre et sa rhétorique de protection de la fédération face à la désunion et l'étranger. Nous sommes donc en droit de nous questionner sur toute sa ligne politique et ses intentions une fois à la présidence.

Il y a un point que j'ai déjà abordé auparavant dans cet article qui aurait du vous interpeller, si ce n'est pas déjà le cas : la forte présence des adhérents à la Laughterset Guard dans la sphère politique potomonque (déjà étayée) et dans la sphère sécuritaire fédérale et nationale. Si les adeptes de la LG sont interdits d'emploi aux postes sensibles de l'armée fédérale et d'emploi tout court au gouvernement fédéral et agences affiliées, il n'y a néanmoins aucune régulation concernant les gardes nationales et sydlandaise et potomonque, ainsi, on trouve des guardistes autant chez les gardes de grades communs que chez les officiers, eu même dans l'état-major : Lawrence Waskins, porte-parole de la GNP, est un membre de la LG au même titre que la colonelle Frida Kilv de la GNP. Concernant l'enquête de 2017, elle fut justement mis en arrêt suite à un refus de la part de la moitié de la GNP de coopérer avec cette enquête. La participation de la GNP était pourtant cruciale car l'armée fédérale, bras armé de la fédération, n'était pas en mesure d'assurer le bon déroulement de cette enquête. Cette décision fut justifiée par Mr Waskins par la croyance dans le fait que cette enquête contre cette institution - dont la mission est pour l'instant un succès - et plus généralement contre la LG qui est désormais suivie de près par les renseignements fédéraux est "tout bonnement abusive" et que la GNP refusait de gaspiller des ressources, de l'argent et de l'énergie pour une "enquête de nature persécutrice menée par le gouvernement fédéral, faisant fi des principes institutionnels d'exercice des droits de réunion, d'opinion et d'entreprendre". Au cours d'un bras de fer d'un mois entre la GNP et les gouvernements de Windsdale-Vinddal ainsi que de Boonemooth, ces derniers durent contraindre la NHM de cesser leur enquête après une grève générale des gardes nationaux d'une semaine. Cela soulève encore une question, sur la fiabilité de notre appareil sécuritaire en cas de réveil généralisé des milices terroristes indépendantistes, en cas d'un retour dramatique à cette ère de la poudre qu'on croyait révolue.

Dans ce que nous avons dévoilé, il y a qu'une seule chose de réellement condamnable : les liens entre la sénatrice Patterson et le NVP. La candidate de l'ultradroite pourrait être traduite en justice pour faits de corruption dans le but de manipuler des résultats électoraux. Seulement, si chute de la LG devait advenir, devait advenir, ce seul élément ne serait clairement pas suffisant pour pouvoir justifier un tel démantèlement de cette pieuvre de la terreur par le gouvernement fédéral. En tout cas, le gouvernement fédéral fut élu sur une promesse notable de regain de souveraineté sécuritaire, la République de Duve a déjà envoyé au Statsministeriet une proposition d'aide policière qui fut refusée, cependant, pour effectuer ce regain de souveraineté il faudrait probablement purger les freins à cet objectif, les éléments gênants.

Écrit par : Johannes Lauritsen
20/03/2019
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𝑴𝑶𝑹𝑮𝑬𝑵𝑺𝑻𝑨𝑹
Le quotidien n°1 de Norland | Éditeur en chef : Léon Duguémény | 0,75 guldmønt

Le grand retour de la présidente
mme vestergaard
La présidente prise en photo pour son meeting du 8 avril 2019.
A l'abri des médias depuis sa tentative d'assassinat, elle fait son grand retour au cours d'un meeting.


Notre miraculée à reprise ses fonctions le 26 mars dernier, et bien qu'elle soit restée relativement à l'abri des médias, elle n'a pas été inexistante. Le 1er avril, elle a passé en revue la garde républicaine au parvis de l'Uglenspalads. Le 3 avril, elle a visité la technopole de Callum et le jour suivant, a approuvé un chèque de 2 000 000 000 de guldmønts destiné à un site de raffinerie pétrolière sur le site de la nouvelle ville d'Alexandersbugt et à une aide au développement de cette même nouvelle ville. Enfin, hier au soir, le 8 avril 2019, elle fait son grand retour sur la scène médiatique en organisant un grand meeting sur la même scène ou, un jour plutôt, est né le premier parti d'extrême gauche.

Ce n'était pas spécialement un meeting à sa gloire, mais un à la gloire de la coalition NP. Elle passait en dernier : après des personnalités du style Henriette Bjerregaard, Thorkild Boysen, ou même la star de la Left Union, Johanna Manson. Puis, alors que le meeting battait déjà son plein avec un public enjoué et des apparitions toutes plus saluées, les unes que les autres, nulle autre que la cheffe de l'exécutif norlandais, Margrethe Vestergaard, fait son entrée en scène de manière énergique. Ainsi, celle que la gauche norlandais a présentée comme martyr des attentats d'extrême droite, celle qui recueille même du soutien jusqu'au Grand Kah, salue son public, complètement encensée par un même public acquis à sa cause.

En tout pragmatisme, la présidente ne pouvait rêver mieux comme occasion d'assurer un bon démarrage dans les sondages pour les élections de 2019. C'est une femme politique dont le bilan satisfait une majorité des norlandais. Dont la façade humaine, emplie de compassion et souriante, facilite un attachement émotionnel entre elle et ses administrés. S'attaquer à Vestergaard ne peut que desservir les autres camps. Ainsi, suite à l'attaque sur la présidente, les liens entre Mme Patterson et la Laughterset Guard (organisation dont, nous le rappelons, faisait partie le terroriste) furent révélés et firent souffrir au Real Right Deal une chute de popularité assommante dans les premiers sondages d'opinion : passant de 20% des intentions de vote en début mars à 12% en ce début avril, selon Polls Institution.

Ainsi, sur scène, elle fit ce qu'on peut appeler son numéro : habillée en costume de norlandaise socialiste (tel qu'on le voit sur la photo d'illustration) avec la rose, symbole de la Norlands Venstre et des Socialradikale, elle livre un discours empli de passion, tel que l'on attendrai d'une femme de convictions ayant commencé sa carrière politique dans les milieux militants de la Left Union. Elle dresse un bilan optimiste de son action, vantant notamment les mérites de ses mesures qu'elle qualifie elle même de 'sévères' contre les grandes entreprises norlandaises. Elle déclare notamment "Nous avons choisi de prendre le pari que nous allions réussir à remettre le chien libéral fou en laisse et lui appliquer une muselière. Eh bien non seulement l'avons nous fait, mais nous lui avons aussi préparé une cage dans laquelle nous allons l'enfermer !" Aussi, elle fixe ses priorités futures : rétablissement de la taxe Vestergaard en tranches, moyens considérables accordés à l'armée et surtout à la marine ou encore nationalisation complète du système hospitalier d'ici 2022.

Enfin, elle s'exprime sur la violence d'ultradroite. S'appuyant sur la tribune de la citoyenne Kah-tanaise Meredith, de la PNN, et sur l'enquête de Morgenstar concernant la Laughterset Guard et ses liens avec la politique norlandaise, elle déclare vouloir "désarmer le fascisme". Margrethe Vestergaard, on le sait, n'a jamais aimé la LG. Elle a déclarée publiquement, notamment lors de sa campagne en 2016, qu'elle "saisirait la première occasion pour dissoudre ces terroristes et les mettre hors d'état de nuire", ce qui lui a d'ailleurs valu une plainte pour diffamation qui n'a pas aboutie, car élue présidente des EUN avant la date du procès. Elle tient aujourd'hui son occasion, et l'a affiché très clairement. Elle annonce donc vouloir opérer un vrai crackdown du mouvement qu'elle qualifie de "cellule dormante remplie de fascistes" : harcèlement des locaux des façades civiles, mise sous surveillance des membres les plus importants, refonte de la catégorisation des métiers stratégiques afin de mettre à l'écart la LG socialement et aboutir à la dissolution complète de l'organisation.

C'est donc un retour marquant d'un véritable juggernaut. Personnellement, je pense que la campagne est faite avant même son début officiel : non seulement le mouvement Norland to the People a réussi à garder son emprise sur sa base de gauche et ses électeurs, mais elle attire aussi la jeunesse, les nouveaux votants, par son aspect optimiste et énergique. La droite accumule quand à elle les casseroles et les sérieux retards, elle pourrait devenir un mouvement très minoritaire dans le pays et son incapacité à agir en tant qu'opposition sérieuse peut mettre en danger la démocratie et instaurer une tyrannie de la majorité.

Écrit par : Anne-Marie Ladefoged
09/04/2019
5371
ᴘᴏʟɪᴛɪᴄᴀɴᴀʟʏᴛɪᴄꜱ
Tout sur la politique fédérale | Éditrice en chef : Hillary Coolidge | 2,30 guldmønt

Le coup d'état de Mme Magnussen dans le CSC
magnussen
La cheffe de parti lors du meeting de la fondation du Common Sense Caucus.
La présidente des Republican-Democrats, Sophie Magnussen, déclare avant la primaire être la candidate aux générales du CSC.


Au soir du 25 avril 2019, Sophie Magnussen est invitée sur le plateau de journal télévisé de TV1 (chaîne d'état principale à l'échelle fédérale) afin de parler de la situation que vit la coalition d'opposition principale. Cela fait en effet depuis janvier qu'elle existe et elle n'a toujours pas tenu de primaire afin de déterminer son candidat. Le Common Sense Caucus souffre réellement d'un manque d'organisation et de compréhension entre les différentes composantes de la coalition.

L'ancienne cadre est donc en direct sur le plateau de TV1 Evening. Les questions étaient inquisitrices, le présentateur ainsi que les chroniqueurs l'interrogeaient à tour de bras sur la supposée obsolescence immédiate de la coalition, sur la flagrante mésentente dans la formation et, plus simplement, l'absence de dates de primaire dévoilant au grand jour l'incompétence des cadres des partis unis. En réponse, la ou beaucoup auraient dénoncé un acharnement et perdu leur calme, Mme Magnussen reste digne et répond calmement à toutes les questions. Puis, une surprise sort de la bouche de Mme Magnussen :
Lorsque le présentateur lui adresse cette remarque "Mais, pour l'instant, le Caucus n'a toujours aucun candidat, cela vous disqualifie complètement des générales..." La présidente des Republican-Democrats l'interrompt "Pas forcément, moi je suis candidate, j'ai déposé cet après-midi à la Cour Suprême Norlandaise ma candidature aux générales avec les signatures requises et le soutien d'une grande partie du Caucus, nous ne sommes pas hors de piste."

Ses déclarations, ayant choqués les hôtes de l'émission jusqu'au silence, sont avérées. La CSN a annoncé au moment même de l'émission la validation de la candidature de Sophie Magnussen. Le 26 avril, les Republican-Democrats annoncent à l'unanimité leur soutien à leur présidente. Le 27 avril, le parti TMW annonce son soutien à travers la personne de Catherine Oathhill. Le 28 et le 29 de ce même mois, près de la moitié des Liberals accordent leur soutien à Mme Magnussen, malgré des rumeurs parlant d'un Chris Lister maudissant Mme Magnussen et préparant la sortie des Liberals du Caucus.

Nous avons donc mené une petite enquête et un informateur au sein de la coalition nous a raconté ceci ainsi que tout ce qui va suivre : ce qu'il s'est passé au sein du Caucus est un véritable coup d'état de la part des RDs.

Lorsque les Liberals ont vu la Rights Union s'effondrer et lorsqu'ils ont composé une nouvelle alliance à la Populaire, ce fut un véritable désaveu de toute leur politique depuis une vingtaine d'années, leur plus grande défaite. Et lorsque le nouveau parti des Republican-Democrats a intégré l'alliance, les dynamiques de pouvoir se sont presque inversées. Car au sein d'une coalition, on peut observer deux types de suprématie : la suprématie par le nombre et la suprématie par l'impact sur le public. Chez le Real Right Deal déjà on observe que le NOM gouverne l'alliance via ce second type de suprématie. Les Libs perdent eux progressivement du terrain sur le domaine de l'impact sur le public, ils se feront moins bien entendre et leurs décisions perdront en légitimité au sein de l'alliance ; ils pourront exercer leur suprématie du nombre, mais cela signifierai une perte de popularité autant chez les cadres que dans le public. C'est dans cette situation que les partis dominants des coalitions de droite se retrouvent sous la coupe des nouveaux, au grand dam des nombreux anciens.

"Mr Lister est austère, il n'inspire que l'ennui aux électeurs et maintient trop bien l'ordre dans son parti... Les cadres souhaitent son départ depuis longtemps, il n'est donc pas étonnant que la moitié du parti saute sur l'occasion pour hâter sa chute." Ceux-ci furent les mots de notre source dans le CSC. Et il est vrai, c'est un Liberal de la vieille garde, très déconnecté des méthodes modernes de communication, un bourgeois à l'origine de plusieurs moments de déconnexion bizarre qui entachent son image. Si, de l'extérieur il a l'air d'un riche absolument pas fun et complètement fermé sur les vraies issues touchant les classes populaires, à l'intérieur du parti, il est presque tyrannique. A la tête du parti depuis presque 3 ans (depuis la démission de la tête du parti et le suicide de Clyde Nicol), il refuse la critique : il a déjà organisé une purge de masse en décembre 2016, après qu'un tiers des Liberals aient exigé sa démission même pas deux mois après sa victoire au congrès du parti et entretient soigneusement un entourage de cadres et élus qui lui sont fidèles et isole ceux qu'il n'aime pas. Un climat de toxicité parmi les libéraux est donc entretenu par Mr Lister.

D'après notre source, si ces révélations ne le poussent pas à la démission, son propre parti s'en chargera. À force de pousser les réfractaires à l'isolation, ils vont se retrouver plus nombreux que les fidèles et s'organiser entre eux. Suite à la disgrâce de deux élus au parlement, jartés du cercle rapproché de Mr Lister au mois de mars 2019, un mouvement de colère est né au sein des Liberals et cette nouvelle a atteint les RDs. Le coup d'état se déclenche donc ainsi : Sophie Magnussen obtient secrètement la nomination de son parti en tant que candidate, rallie The Middle Way et contacte les réfractaires du parti libéral. Elle est au cours de ces tractations informée qu'une procédure de destitution contre Mr Lister allait être lancée par les cadres du parti. Ainsi, au sein des Liberals, le chef devient de plus en plus haï et lui même isolé, et la cheffe des Républicains-Démocrates se retrouve avec plus de pouvoir sur ce parti que lui... Car en effet, si Lister décide de mener une procédure de retrait de son parti du CSC, il devra la jouer démocratiquement, au vote, ou directement risquer de se faire virer par les cadres libéraux à l'unanimité. Le voici donc impuissant face à Sophie Magnussen au sein de son propre parti. Et voici donc comment Sophie Magnussen a réussi à s'imposer comme unique candidate de la CSC aux générales de 2019.

29/04/2019
Rédigé par :
Silas Lickert
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