20/05/2019
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Ministère de la Guerre

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Ministère de la guerre


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Bâtiment et siège du ministère de la guerre.

Le ministère de la guerre est l’organe central chargé de l’administration civile des forces armées du despotat de Georgiplios, c’est un des ministères centraux du gouvernement du despotat en raison de l’histoire conflictuelle qu’a connue le despotat de Georgiplios mais également en raison des tensions et des instabilités régionales qui ont donné à ce poste un rôle central au sein des différents gouvernements.

Le ministère de la guerre est l’organe chargé de définir, en coopération avec le premier ministre, les orientations politiques et militaires liées à l’armée, notamment le budget de l’armée, l’acquisition de matériels militaires, l’organisation et la gestion des forces armées et également, en coopération avec l’état-major interarmées des forces, le premier ministre et le conseil de sécurité nationale, ils définissent les orientations défensives, les opérations militaires et les engagements militaires du despotat.

Constitutionnellement, le commandement suprême des forces armées est délégué à l’ensemble du gouvernement responsable devant le sénat mais, en principe, le commandement en chef est exercé par le ministre de la guerre qui le délègue, en cas de conflit ou de guerre, au premier ministre du despotat.

Les forces armées de la fédération se composent de l’armée de terre (Myrmidon), la marine nationale (Thalassa), l’armée de l’air nationale (Aethér) et les services de gardes-côtes nationaux (Proteus, généralement placés sous le contrôle du ministère de la sécurité intérieure).

L’actuelle ministre de la guerre du despotat est Valentinos Xeniades du gouvernement Makaros.
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Stratégie nationale de sécurité du Despotat de Georgiplios
Pour répondre aux besoins et aux exigences de sécurité nationale et de la défense des intérêts nationaux du despotat

(Document stratégique du Conseil national de sécurité)

Mot du premier ministre :
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Parce que le monde est à un tournant mais est aussi à un point de bascule, et parce que notre pays doit tout faire pour être au rendez-vous de son histoire et non un spectateur de l’histoire qui s’écrit devant nos yeux, il est nécessaire de se doter d’une feuille de route pour l’avenir.

L’année 2018 est marquée par de profonds bouleversements politiques, diplomatiques et militaires, mais plus profondément que tous, elle marque le retour de la guerre et de la violation de la souveraineté des États par des puissances bellicistes.

Le despotat de Georgiplios doit, dans ce cadre, se préparer à faire face à ces évolutions géopolitiques et au retour de la guerre et des tensions. Son environnement géographique, situé à la fois sur l’isthme de l’Afarée mais aussi au Nazum, est un environnement particulièrement instable : entre l’Afarée, foyer de déstabilisation et de tensions, notamment avec la guerre au Gondo qui n’en finit plus, le Nazum qui ces dernières années s’est vu être au cœur de profondes crises diplomatiques et militaires à l’instar de l’invasion du Chandcolza par des puissances bellicistes jashuriennes, xin et velsniennes, les tensions autour du conflit ratsvinien mais aussi actuellement, de manière plus préoccupante, la déstabilisation de l’environnement régional par le conflit Ninchi.

L’Eurysie est aussi un continent profondément marqué par des tensions régionales exacerbées. On se souviendra du conflit libertarien contre la confédération de Kresetchnie, de la guerre que mène l’Organisation des Nations Démocratiques (OND) contre la principauté de Carnaval.
Finalement, il est possible de constater que le despotat de Georgiplios se positionne dans un environnement régional en constante recomposition et transformation, soumis à une fréquence rapide de changement de l’ordre géopolitique régional.

Face à ce constat, il est nécessaire, pour préparer la défense de la nation, pour préserver la souveraineté nationale mais aussi pour anticiper toute future violation de notre indépendance, de se préparer militairement, technologiquement et scientifiquement.

Le despotat de Georgiplios est à la croisée de son histoire. Les récentes évolutions technologiques doivent être saisies par le despotat et mises au service de son armée pour assurer son indépendance et la défense de ses intérêts les plus vitaux. Les retards dans les recherches scientifiques et technologiques militaires constituent une faiblesse que le despotat doit rapidement supprimer pour se placer au rang d’une puissance militaire et technologique malgré la relative petite superficie de son territoire, sa faible population et le peu d’intérêt géopolitique que représente le despotat actuellement sur la scène internationale.

Préparer et penser la défense, la stratégie et l’armement du despotat requiert patience et savoir-faire. Ce livre de la stratégie militaire du despotat, développé par l’état-major des forces armées, le ministère de la Guerre, la direction du bureau du Premier ministre, le département central de l’armement, constitue l’aboutissement de cette pensée stratégique. Il est là pour préparer la défense de la nation face aux évolutions géopolitiques régionales rendues instables et incertaines.

Il faut investir et s’engager dans la défense de notre pays. Les moyens dont nous disposons sont certes limités, mais ils sont là, et sont destinés à augmenter et à se renforcer dans le futur. À terme, le despotat possédera donc des ressources économiques et technologiques mais aussi humaines considérables. Ce ne sont donc pas les ressources qui manquent mais la prise de risque, la prise de décision et l’engagement.

Il faut s’engager dans la défense de la nation et de ses intérêts. J’ai pris donc, en tant que Premier ministre de notre pays et au nom de notre gouvernement, cette responsabilité historique.

Pour être indépendant, il faut être craint, et pour être craint il faut être puissant, et ceci ne passera que par la disposition d’une importante puissance militaire et technologique digne de ce nom pour notre pays.

Préparons donc le despotat de demain.

Theodoros Marakos
Mot du ministre de la guerre :

Il est possible de constater que le monde évolue et avec lui les rapports de force entre les puissances et les États. Le despotat de Georgiplios ne peut rester spectateur de ces évolutions mais bien au contraire il doit se saisir de toutes ses forces et préparer son plan de défense pour demain.

Parce que l’intérêt supérieur de la nation est un enjeu fondamental qui nécessite la mise en œuvre d’importants moyens et ressources pour assurer sa défense, la mise en œuvre de ce livre de la stratégie nationale du despotat de Georgiplios répond à cet impératif défensif et militaire mais aussi technologique, scientifique et économique.

À l’avenir, les conflits militaires comme les actuels conflits et guerres au Carnaval, en Kabalie, à Ninchi risquent de s’aggraver et de s’envenimer. Il sera alors nécessaire pour le despotat d’être prêt militairement mais aussi de posséder une doctrine solide qui organise la défense nationale, prépare et organise les troupes et met des moyens en œuvre pour assurer la défense des intérêts supérieurs de la nation que sont la défense de la souveraineté nationale, assurer l’indépendance du pays et le protéger de toute agression étrangère, qu’elle vienne d’autres États ou de groupes paramilitaires et terroristes qui visent à affaiblir la nation ou même à la détruire.

Il est constaté par les services de renseignement nationaux du despotat que notre pays n’est pour l’instant que sommairement épargné par les conflits et que dans l’avenir il risque d’être impliqué dans des conflits régionaux plus violents et sans merci, où la puissance technologique et militaire sera déterminante mais aussi la possession d’une supériorité technologique dans les armes et dans les hommes.
L’objectif de repenser et de préparer la défense de la nation est donc un élément vital qui permet à notre pays de s’assurer qu’il dispose d’un plan de route cohérent permettant de savoir où nous en sommes et où nous allons, de connaître nos forces et nos faiblesses et de savoir comment y remédier intelligemment.

Pour créer une stratégie de défense cohérente et fiable, il faut comprendre l’étendue de nos forces et de nos talents. Il faut auditionner l’état des finances, vérifier le niveau de formation des hommes de la défense à savoir les militaires mais aussi les techniciens, ingénieurs, ouvriers et toutes autres personnes qui participent à la construction de la défense nationale. Enfin, il faut aussi connaître la force et les faiblesses de notre base industrielle et technologique et de ses composantes : les entreprises, sociétés et corporations.

Une fois tout ceci résolu, il sera possible de construire une puissance militaire digne de ce nom. La stratégie de la défense s’inscrit donc dans le long terme. Elle n’a pas vocation à se réaliser à court terme d’ici 1 à 5 ans mais bien au-delà, avec l’acquisition d’armements sophistiqués et de technologies de dernier cri, des hommes formés pour la défense du pays et des entreprises puissantes capables de subvenir et d’assurer l’indépendance de l’approvisionnement militaire du despotat.

Il faut construire la défense de notre pays et nous devons donc à tout prix tout mettre en œuvre pour y arriver. Ce sera possible mais long.

Minos Zappatos
I- L'environnement géopolitique de Georgiplios

1) Une position géographique exposée à des menaces diverses et variées

A) un environnement régional dégradé

L’environnement géopolitique régional du despotat est fortement dégradé depuis quelques années avec le retour de conflits, de crises, de guerres et de tensions qui participent à créer un environnement régional instable et sous tension, l’environnement régional du despotat est donc à ce titre devenu une véritable poudrière qui risque d’exploser à tout moment et face auxquelles il faut se préparer.

L’isthme de l’Afarée là où se trouvent la métropole et les centres stratégiques de la nation à savoir ses grands centres urbains comme la capitale Leitagios, ses centres industriels et technologiques, ses centres militaires et scientifiques mais aussi ses centres de population et ses centres économiques sont exposés à des menaces diverses et variées.

La première de ces menaces est les tensions géopolitiques entre les États, le déploiement de troupes par la république fédérale de Tanksa rejoint par la Youslévie illustre cette hausse des tensions dans la région, pourtant le territoire reste un axe important pour le commerce international permettant de relier le Nazum à l’Eurysie occidentale et rapidement à l’Aleucie, mais ce territoire est confronté à la hausse des tensions causée par des acteurs étatiques belliqueux qui participent à déstabiliser la région et son environnement.

Une autre menace régionale directement liée au despotat est la perturbation des axes commerciaux maritimes qui représentent 80 % des routes commerciales du despotat, le pays est donc fortement dépendant des voies maritimes pour échanger et faire du commerce, sa situation géographique extrêmement favorable favorise cette situation de dépendance aux axes commerciaux maritimes internationaux. Mais il se trouve que ces axes maritimes sont menacés par la surmilitarisation de la mer par les puissances maritimes comme la grande république de Velsna, le Grand Kah ou encore la république des deux océans le Jashuria, ces actions perturbent la sûreté des axes commerciaux dont dépend fortement le despotat pour échanger et commercer, des mesures seraient nécessaires mais l’état des forces maritimes nationales rend impossible de s’opposer aux grandes puissances qui utilisent les routes commerciales maritimes comme leurs jardins. De plus ces axes commerciaux sont de plus en plus confrontés aux actes de piraterie menés par des pirates sans scrupules qui arraisonnent les convois maritimes, cette hausse de la criminalité maritime met en danger les routes commerciales et par là même la capacité du despotat de s’approvisionner en ressources mais aussi à commercer librement.

B) Le retour des guerres inter-étatiques : un danger pour le pays

Le retour de la guerre est une réalité sérieuse à prendre à la plus haute importance, le despotat possède un environnement régional devenu instable et violent, la hausse des conflits interétatiques c’est-à-dire des guerres qui opposent les États entre eux à l’opposé des guerres intra-étatiques qui se déroulent dans les États. On peut noter par exemple les conflits entre la Karty et l’empire de Churyann qui ont déstabilisé la région et qui ont même obligé la république fédérale de Tanksa à déployer des troupes dans la région et à la Youslévie d’augmenter ses troupes dans la région.

Si les conflits en Eurysie sont les plus marquants par l’importance médiatique qu’ils représentent et qu’ils occupent sur la scène nationale notamment en raison de la situation géographique du despotat, ils restent tout de même pour l’état-major des forces armées largement inférieurs aux intérêts qui sont portés pour le Nazum par l’état-major des forces armées.

Il est tout à fait possible d’observer de manière objective que ce continent longtemps réputé être un « jardin paisible » est devenu un théâtre de conflits quasiment permanents, des guerres entre les États émergent souvent et s’exportent rapidement sur ce continent, le premier de ces conflits est sans aucun doute le plus marquant et le plus récent qui est celui de l’invasion du Chandcolza par la grande république de Velsna, une puissance étrangère au continent et seconde puissance mondiale, la république de Jashuria qui s’est imposée comme la puissance du continent garante de la paix et de la stabilité du continent et aussi par l’empire Xin qui a connu un développement économique, militaire, technologique et scientifique exceptionnel ces dernières années.

La guerre du Chandcolza est pour l’état-major des forces armées un tournant dans la vision de la défense du despotat, il est apparu pour la première fois sur la scène internationale que des puissances peuvent ingérer dans les affaires internes d’un pays, l’envahir et déposer son régime politique pour le remplacer par un autre régime et sous l’indifférence générale de la communauté internationale. Ce danger constaté par l’état-major des forces armées et signalé comme étant un élément prioritaire a obligé le gouvernement du despotat de prendre en considération cet état des faits et les évolutions liées à ce nouveau statut qu’occupe le droit international dans la régulation des relations entre les États.

Un autre théâtre de déstabilisation dans le Nazum est sans aucun doute la confédération socialiste, l’émergence de cette confédération d’États communistes, socialistes et apparentés a considérablement chamboulé l’ordre géopolitique international, il est selon le département du renseignement militaire et selon l’état-major des forces armées que la confédération est en partie responsable de l’invasion du Chandcolza, en effet, le déploiement massif de troupes militaires de la confédération vers des bases louées au Chandcolza a été considéré et vu comme une agression par la Jashuria ce qui aurait en grande partie motivé l’invasion du pays et la guerre qui s’en est suivie.

2) Des menaces contemporaines à la sécurité nationale :

Outre ces conflits précédemment cités, le despotat de Georgiplios est confronté à des menaces de nature nouvelle ou ancienne disparue et qui émergent sur la scène internationale. La nature nouvelle de ces conflits oblige le despotat à se réinventer et à s’adapter pour faire face, la réponse militaire ne sera pas la seule réponse attendue et espérée dans cette situation mais elle ne sera qu’une composante qui appelle et oblige à recourir à d’autres moyens et forces.

Le premier de ces menaces émergentes est sans aucun doute le retour du terrorisme bozyurte à la frontière du despotat, le territoire de Laion est un territoire qui dispose d’une administration spéciale longtemps démilitarisée depuis la guerre bozyurte vs Georgiplios des années 1980, le despotat n’y entretient plus aucune force militaire mais seulement une force de défense n’appartenant pas au corps militaire officiel du despotat. Le retour du terrorisme dans ce territoire considéré comme étant pourtant disparu est une menace unanimement constatée et partagée par la communauté du renseignement georgipliote et qui a prévenu les forces militaires et le gouvernement de la menace existentielle que pourrait représenter le terrorisme pour le despotat.

Le groupe terroriste Bozkurts est le plus connu, son caractère international et lié de manière plus ou moins officielle au grand béylicat Aykhanides rend cette organisation particulièrement dangereuse pour le despotat, en outre de son caractère anti-chrétien, anti-grec, anti-étrangers et anti-georgipliote clairement assumé les rend particulièrement dangereux pour le despotat. L’organisation réputée être éteinte ou anéantie par les forces du despotat lors du conflit bozyurte vs Aykhanides dans les années 1980 est de retour et semble déjà selon les forces de renseignement disposer de bases et d’assises sur le territoire bozyurte profitant de la corruption régnant dans le gouvernement de la république quasiment faillie.

Le risque de conflit entre l’organisation terroriste et les forces georgipliotes est non seulement réel mais aussi réputé être inévitable par la communauté du renseignement georgipliote, les capacités d’action et de manœuvre de l’organisation connues historiquement mais rendues inexactes par la modification de l’organisation après ces années de disparition et aussi le placement sous espionnage constant par les forces de renseignement permet de rendre compte des risques sécuritaires liés à cette organisation et la nécessité de la neutraliser rapidement.

L’autre force est plus dangereuse idéologiquement en raison de son caractère fanatique et religieux, le groupe Kemgollah (défense d’Allah) est une force terroriste islamiste historiquement connue par le despotat pour ses attentats sur le territoire national ayant causé des milliers de morts, de blessés et de traumatisés. Le constat est clair, comme pour la communauté du renseignement du pays comme pour le monde politique, la menace représentée par ce groupe extrémiste et terroriste est à prendre avec sérieux.

D’autres menaces sont plus cachées et plus invisibles, en raison de leur nature elles apparaissent comme étant plus dangereuses car moins faciles à appréhender et à neutraliser, ces menaces de nature nouvelle appellent le despotat à toujours plus investir dans ses moyens de défense et dans la recherche et le développement pour être à la pointe en matière de technologie et de la maîtrise de l’armement. La menace nouvelle représentée par ces groupes qui ne se battent plus seulement sur la terre physique, le réel et le concret mais dans de nouveaux espaces comme l’internet, l’espace et ou le domaine sous-marin entend faire du despotat un futur acteur majeur dans ces domaines s’il souhaite continuer à rester un acteur compétitif et puissant capable d’assurer la défense de ses intérêts et de sa souveraineté.

Ces menaces sont donc numériques avec l’émergence du terrorisme électronique, l’explosion des pirates du numérique, le renforcement des guerres électroniques qui sont devenues de nouveaux champs de bataille entre les États et les puissances, conflits qui dans un avenir proche risquent de s’aggraver, la dotation en facteurs de combat réguliers comme les fusils ou encore les chars ne sont plus suffisants pour assurer la défense du despotat dans ces domaines mais appellent à l’innovation scientifique et technologique pour lutter contre ces nouveaux pirates de l’informatique et du cyberespace. La menace que représentent cette guerre électronique et ces pirates est concrète, piratage, vols de données sensibles, exploitation de faits numériques et affaiblissement de la sûreté nationale par des puissances étrangères qui souhaitent détruire le pays.

L’espace est un nouveau lieu de conflictualité et de rivalité, des grandes puissances économiques comme la république fédérale de Tanksa, le grand duché de Sylva ou encore la première puissance mondiale : l’Alguarenna se sont lancées dans la course à l’espace, il faut se dire que l’espace est devenu un lieu de confrontation et d’affirmation de puissance, la maîtrise de l’espace est un enjeu fondamental de puissance et dans cette course à l’espace le despotat a pris énormément de retard par rapport à ses rivaux qui eux se sont renforcés dans ce secteur et affirment chaque jour qui passe leur domination dans le secteur.

Les développements scientifiques et technologiques en cours au sein du despotat permettront certainement de réduire ce retard mais à un prix fort : celui d’un investissement massif de la part des autorités politiques. L’espace est un enjeu fondamental de sécurité nationale notamment pour la circulation de l’information et des données, la domination de l’espace permet donc à un État de s’affirmer comme une superpuissance mondiale qui domine les réseaux de télécommunications et de transmission de l’information via les satellites. L’espace est aussi un enjeu militaire, il permet l’observation via les satellites de sites stratégiques nationaux, d’obtenir du renseignement militaire sur l’ennemi et les rivaux mais aussi de les utiliser pour des attaques informatiques ou directement militaires à travers des armes embarquées sur les satellites. Cette guerre de l’espace sera une guerre du futur auquel le despotat devra participer grâce à des révolutions technologiques et scientifiques majeures.

II- Des intérêts fondamentaux de l’État à préserver et à défendre

1) La cohésion sociale et territoriale

Le premier intérêt fondamental pour le despotat est d’assurer sa cohésion sociale et territoriale face à la recomposition de l’ordre géopolitique mondial et à l’évolution des rapports entre les puissances, le despotat ne peut être spectateur au risque de se voir entraîné dans le flux de l’histoire qu’il ne maîtrise pas.

Pour la cohésion sociale, il faudra que la communauté nationale georgipliote reste unie à travers des valeurs communes partagées entre les différentes composantes de la société georgipliote. Les dissensions et les divisions ne seront que des armes que les ennemis de la nation utiliseront pour affaiblir la nation. Ainsi l’existence de rivalités entre les différents groupes composant la communauté nationale georgipliote devra être réduite à travers des politiques éducatives, des investissements culturels gouvernementaux mais aussi par l’armée.

En effet, le despotat de Georgiplios est une terre de confluence, située sur l’isthme de l’Afarée elle voit depuis l’Antiquité des flux importants de population qui sont soit de passage soit venus s’installer durablement sur le territoire, ces mouvements de population peuvent être enregistrés comme étant les muslimani ensuite les Turcs et enfin les protestants, les muslimani population arabe et musulmane venue de l’Afarée reste la plus grosse minorité ethnique, religieuse et culturelle du pays (25 % de la population) elle est connue comme étant très intégrée à la communauté nationale du pays grâce à des politiques historiques qui vont en ce sens et qui ont favorisé cette intégration, ainsi on peut observer des muslimani dans toutes les couches de la population georgipliote en allant du haut de la sphère sociale et politique au plus bas de l’échelle sociale.

Les Turcs constituent la deuxième communauté du pays après les muslimani, cette minorité principalement nazumienne est au contraire peu intégrée à la communauté nationale du despotat en raison de variables historiques qui ont empêché cette intégration, c’est là une grosse faiblesse pour la cohésion nationale du despotat que l’ennemi pourrait utiliser à l’instar de la république bozyurte ennemie historique du despotat.

Enfin la communauté protestante aux côtés de la communauté juive est peu intéressante à noter puisque ces populations sont très fortement intégrées au tissu social et économique, la seconde toutefois, la communauté juive pourrait à terme représenter un enjeu important pour la cohésion nationale sous l’influence de la république de Juda qui pourrait les utiliser comme relais d’influence et de déstabilisation.

Pour renforcer cette cohésion nationale, l’armée est l’élément le plus utile après la politique éducative. En effet, l’état-major du despotat milite pour un retour du service militaire autrefois obligatoire pour tous hommes et femmes âgés de plus de 18 ans et service qui a été rendu optionnel par les différents gouvernements après les années 1996. Le service militaire au sein de l’armée joue un rôle fondamental pour la cohésion nationale puisqu’elle rassemble tous les hommes et femmes quel que soit leur ethnie, religion et appartenance linguistique dans un même lieu et dans un même objectif : celui de la défense de la nation contre ses ennemis. Le retour du service militaire est donc un enjeu fondamental de cohésion nationale qui devra être remis à l’ordre du jour.

Georgiplios possède ensuite un territoire relativement difficile à défendre par sa situation géographique très désavantageuse, d’une part sa métropole se situe sur l’isthme de l’Afarée un territoire relativement dur à défendre et soumis à la présence d’une multitude de grandes puissances internationales, son rôle de catalyseur de flux entre l’Afarée le Nazum et l’Eurysie la place dans une situation particulièrement inconfortable.

Le territoire métropolitain de Georgiplios possède une topographie difficile montagneuse en outre avec peu de place disponible, la concentration des centres économiques, politiques, technologiques et urbains sur le littoral est une faiblesse évidente puisque qu’en cas de conflit avec une puissance étrangère, ce sont ces objectifs vitaux qui seront visés en premier. Il est donc primordial d’assurer la défense de ces territoires, des projets gouvernementaux sont donc en cours notamment le projet Aigis (Égide) pour Adaptive Integrated Geostrategic Interception System (AIGIS) un système de protection aérien pour assurer la défense de la métropole avec des systèmes antimissiles et antidrones chargés de la défense du territoire et qui reposerait sur trois couches : le premier est le Korys pour Kinetic Orbital Response and Yield System spécifiquement chargé de la défense de centres vitaux et des villes des attaques mineures et de moindre mesure, le deuxième niveau est Astra pour Advanced Surface-to-air Tactical Response Array et enfin le troisième niveau est HOPLON pour High-Orbit Protection and Long-range Observation Network, l’objectif d’Aigis est d’assurer la défense du territoire national des attaques extérieures et de permettre par là même d’assurer la sécurité collective de la nation et du territoire mais aussi permettre la cohésion territoriale.

La cohésion territoriale sera renforcée avec la nécessité d’assurer le développement économique et militaire de Laion territoire du despotat situé au Nazum, ce territoire enjeu de rivalité avec la république bozyurte et depuis le traité de Nicopolis devenu territoire spécial sous juridiction georgipliote est confronté à de graves fractures avec la métropole, la nécessité d’assurer une cohésion avec ce territoire est un enjeu fondamental.

1) La stabilité politique : assurer la sécurité des institutions démocratiques

La stabilité politique est un enjeu important pour tout État puisque sans stabilité politique la prise de décision permettant d’assurer le bon fonctionnement de la nation et la direction du pays devient impossible, il sera donc nécessaire d’assurer la stabilité des puissances politiques lors des conflits militaires afin de s’assurer que le despotat lui-même survit.

En cas d’invasion par une puissance étrangère, celle-ci cherchera par tous moyens soit à capturer les dirigeants politiques situés à Leitagios soit à les anéantir, ce constat partagé par la communauté du renseignement georgipliote, l’état-major des forces armées et le gouvernement du despotat pose une question sérieuse sur la concentration des centres décisionnels à Leitagios capitale politique mais aussi sur la macrocéphalie de cette dernière.

La présence du palais du despote, celle du Premier ministre mais aussi des bureaux des ministres et le palais du sénat tous situés à Leitagios intra-muros rend difficile la survie de ces derniers en cas d’attaque de la part d’une puissance étrangère et ce qui a d’ailleurs motivé la création d’un système de défense l’Aigis encore en projet, l’exemple d’Estham est un exemple remarquable en la matière puisque la capitale vitrifiée de l’empire du nord par les attaques balistiques carnavales aurait dû couper la tête de l’empire et la faire chuter, mais la déconcentration des centres décisionnaires dans le reste des grandes villes de l’empire du nord a permis la survie des têtes décisionnaires impériales.

Le despotat se trouve donc confronté à la même problématique, en cas d’agression de la part d’une puissance balistique, le despotat serait-il capable d’assurer la survie de ses pouvoirs démocratiques ?

En réponse il semblerait que non, l’hyperconcentration des pouvoirs politiques centraux à Leitagios est une faiblesse évidente, la volonté gouvernementale de décentraliser le territoire et les pouvoirs publics centraux s’inscrit dans cette perspective ainsi nombre de ministères et d’organes de l’administration centrale devront être déplacés et réinstallés dans les autres centres et villes du despotat.

La survie du gouvernement et du sénat est un enjeu majeur, de leur survie dépend l’avenir du pays en cas de conflit. Mais le despotat doit également se doter d’armements si destructeurs pour faire savoir à l’ennemi ou à tout potentiel agresseur qui chercherait à s’en prendre aux intérêts vitaux du despotat que les conséquences seraient plus grandes et catastrophiques que les gains potentiels de l’adversaire agresseur. Le cas de Chandcolza est un exemple en la matière, l’incapacité du régime à disposer de moyens de dissuasion suffisants pour assurer sa défense face à des nations étrangères belliqueuses a causé la chute du régime face à l’invasion de puissances étrangères.

La dispersion des pouvoirs décisionnaires centraux qu’ils soient politiques, économiques ou militaires est donc importante pour assurer la survie du régime.

1) La stabilité économique et énergétique

L’autre plus grand enjeu du despotat est la stabilité économique et énergétique.

Certainement le despotat de Georgiplios dépend des ressources et des matières qu’il importe des autres pays du monde par voie maritime, les mers et océans représentent à l’aube de 2020 près de 90 % des flux commerciaux internationaux, Georgiplios dépend de manière stratégique à ces flux maritimes pour son approvisionnement.

Mais il apparaît que les déstabilisations de ces routes commerciales, les actes de pirates mais aussi les guerres perturbent de manière considérable ces routes commerciales vitales au despotat, ainsi dans l’avenir le despotat doit devenir un acteur majeur de la stabilité de ces flux commerciaux pour assurer la sécurité économique de ses approvisionnements en ressources et en énergie.

L’action d’États agissant en puissances impérialistes dans le pourtour de la mer Blême mais aussi de la mer de Leucytalée à l’instar de la grande république de Velsna qui agit comme un « gendarme du monde » ou encore la république de Tanksa afin d’officiellement lutter contre la piraterie et les actes de déstabilisation de la région sans la concertation et l’échange avec les puissances régionales montrent un grand mépris, le despotat de Georgiplios doit donc devenir une puissance majeure dotée suffisamment en ressources militaires pour d’une part assurer elle-même la défense de ses intérêts vitaux et d’autre part peser contre les tentatives d’ingérence étrangères.

L’approvisionnement énergétique est un enjeu fondamental pour le despotat, l’absence de ressources naturelles sur l’isthme comme du pétrole ou du gaz rend le pays complètement dépendant des routes de l’énergie et du gaz pour s’approvisionner, la découverte récente de pétrole et de gaz près du territoire de Laion renforce l’attractivité de ce territoire mais augmente aussi les tensions autour de son contrôle et de la domination de ce territoire notamment vis-à-vis de la république turque bozyurte. L’avantage massif que disposerait le despotat en prenant possession de ces exploitations pétrolières et gazières et en les exploitant est massif puisqu’elle permettrait pour les années à venir d’assurer l’indépendance énergétique du despotat.

suite a venir selon les disponibilités et mon envie …

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