04/10/2019
12:24:39
Index du forum Continents Aleucie Valtern

đź“° Groupe de presse

Voir fiche pays Voir sur la carte
1044
Hey, enchanté de te recevoir sur le
Groupe de presse "on gère"
de la République de Valtern

Deux journaux, une seule certitude : on gère.

Rien de grave (sauf peut-être la bière)
Le journal qui prend rien au sérieux… sauf la qualité de la mousse.
Articles légers, titres qui font rougir les correcteurs, enquêtes bidon
sur les sujets les plus cruciaux de la vie (est-ce que le chat du voisin
est un agent double ?), critiques absurdes, articles parodiques et
horoscopes écrits à l’envers.

Toute excuse est une raison
Le journal qui ne s’excuse pas d’être sérieux.
Enquêtes fouillées, analyses sans complaisance, reportages de fond,
portraits sans retouche, décryptages qui font mal. On ne vous vend
pas du rêve : on vous vend la réalité.

Les articles publiés :

Il est évident que plusieurs articles sont publié quotidiennement,
cependant, seulement ceux ayant une utilité rp ou ceux rédigés au
plaisir du joueur sont consultables ici.


Code journal[indent=10%][indent-right=10%][center][size=2][color=#FFFFFF][b]GROUPE DE PRESSE « ON GERE »
- NOM DU JOURNAL[/b][/color][/size][/center]

[center][size=1.8][b]***[/b][/size][/center]

[size=1.5][color=#FFFFFF][b]***[/b][/color][/size][/indent-right][/indent]
3325
GROUPE DE PRESSE « ON GERE »
- Toute excuse est une raison

La 100ᵉ édition du Recensement Terre-Mer-Ciel : un festival historique pour célébrer notre nature et notre unité !

Rivemaude / Place du 17 Octobre - La République Démocratique Socialiste de Valtern s'apprête à vivre un moment exceptionnel. Pour marquer le centenaire de sa campagne annuelle de recensement Terre-Mer-Ciel, un pilier de notre engagement écologique depuis 99 ans, le Ministère de l'Environnement et de l’Écologie organise un festival gratuit et ouvert à tous sur trois jours, du vendredi au dimanche, sur la mythique Place du 17 Octobre, cœur battant de notre capitale. Inspiré par les savoirs ancestraux, ce festival célèbre non seulement le recensement participatif qui cartographie notre biodiversité (Terre, Mer, Ciel), mais aussi la Doctrine de Protection Vitale inscrite dans notre Constitution depuis 2015. Venez découvrir, redécouvrir et vous engager pour un Valtern toujours plus vert, plus uni, plus vivant !
Programme détaillé : trois jours de fête, de découverte et d’action écologique

Jour 1 - Vendredi : ouverture festive (dès 14h30)

  • 14h30 - 18h00 : grand marchĂ© ouvert avec des vĂŞtements en matières naturelles, plantes rĂ©gĂ©nĂ©ratrices, peintures et objets issus de savoirs traditionnels. EntrĂ©e libre.
  • 18h00 - 20h00 : restauration locale et de saison (poissons, lĂ©gumes, viandes). Repas Ă  prix bas (5 Ă  10 Valtar).
  • 20h00 - 21h30 : concert « Les Racines de Bois », dont les membres usent d'instruments en bois fabriquĂ©s artisanalement. EntrĂ©e libre.
  • 21h30 - 23h00 : concert « Échos des Collines », acoustique et engagĂ©. EntrĂ©e libre.

Jour 2 - Samedi : immersion et célébration collective (dès 10h)

  • 10h00 : ouverture officielle avec discours rappelant notre histoire commune.
  • 10h30 - 12h00 : ateliers participatifs (rituels, charpente, rĂ©sultats prĂ©liminaires du recensement). Gratuit.
  • 12h00 - 14h00 : restauration sur place (prix libre).
  • 14h00 - 18h00 : spectacles de danses et chants par les Ă©coles du pays, ateliers de plantation, exposition d’œuvres naturelles sauvegardĂ©es. EntrĂ©e libre.
  • 18h30 - 20h00 : dĂ®ner festif (entrĂ©e Ă  5 Valtar + le prix du repas choisi).
  • 20h00 – 22h00 : grand concert « Voix Unies » avec les danseurs de l'Ă©cole de Rivemaude. EntrĂ©e libre.
  • 22h30 – tard : After « Nuit des Collines » dans un champ des collines verdoyantes avec un grand feu de camps, des musiques acoustiques et une garantie zĂ©ro dĂ©chet. EntrĂ©e libre (covoiturage ou navette Ă©co encouragĂ©e).

Jour 3 - Dimanche : clôture à la Bibliothèque Nationale (dès 10h)

  • 10h00 - 12h00 : concert d’ouverture « MĂ©moire des Vents ». EntrĂ©e libre.
  • 12h00 - 13h30 : pause restauration lĂ©gère prix bas (5 Ă  10 Valtar).
  • 13h30 - 19h00 : immersion « 99 ans de recensement » avec la projection d’archives, stations audio, exposition interactive sur l’évolution Ă©cologique, sons d’ambiance. EntrĂ©e libre pour le parcours principal ; visite guidĂ©e premium (1h, groupes de 15 max) : 15 Valtar (inclut un livret commĂ©moratif et un plant d’espèce locale).
  • 19h30 - 21h00 : concert de clĂ´ture + discours final du Ministère annonçant les premières Ă©tapes du 100ᵉ recensement. EntrĂ©e libre.

Bonus exclusifs (sur candidature préalable via le site du Ministère) :

  • Visites guidĂ©es de chantiers de recensement en cours (groupes limitĂ©s, respect strict des milieux) : gratuit mais inscription obligatoire.
  • Stages terrain pour Ă©tudiants (immersion active) : gratuit + indemnitĂ© repas pour les sĂ©lectionnĂ©s.

Venez nombreux !

Ce festival n’est pas seulement une fête : c’est un acte collectif de gratitude envers notre terre, nos mers et notre ciel. Que vous soyez valternien confirmé ou touriste curieux, rejoignez-nous pour écrire ensemble la suite de notre histoire écologique. L’entrée est majoritairement gratuite car protéger la nature, c’est l’affaire de tous, pas d’un billet cher.
Pour plus d’infos, inscriptions et mises à jour : contactez le Ministère de l’environnement et de l’écologie ou suivez les annonces officielles.

Parole de Valternien : ensemble, nous protégeons ce qui nous unit.
4633
GROUPE DE PRESSE « ON GERE »
- Toute excuse est une raison

Le Championnat National de Boxe 2019 débarque enfin ! Un record historique de 220 boxeur·euse·s, cinq catégories qui cassent les codes internationaux et un calendrier qui va nous tenir en haleine tout l’hiver. Parole de valternien, ça va cogner fort.

Valterniennes, Valterniens, accrochez-vous bien, parce que voilà : le Championnat National de Boxe de la République Démocratique Socialiste de Valtern est sur le point de démarrer. On n’est plus dans le « bientôt », on est dans le « c’est pour tout de suite ». Du 7 janvier au 22 février, l’Arena de Rivemaude et quelques salles délocalisées vont vibrer comme jamais. Et cette année, on bat un record historique : 220 participant·e·s inscrits. Oui, vous avez bien lu. Deux cent vingt. Et ici, on va tout vous expliquer comme on le fait toujours chez nous : clair et direct, sans chichis. Parce qu'ici, à Valtern, la boxe c’est pas juste une histoire de coup bien placé. C’est un sport, national, c’est de la science, de l’égalité, et surtout du dépassement de soi. Alors on reprend les règles officielles, on vous rappelle pourquoi on a fait cinq catégories bien distinctes, on vous dit combien de boxeur·euse·s par catégorie, et surtout, on vous annonce le calendrier complet pour que vous puissiez déjà bloquer vos week-ends et préparer vos banderoles « Allez la région ! ».

Mais d’abord, un petit rappel historique rapide (parce que la boxe à Valtern, ça date pas d’hier). Le premier Championnat National a eu lieu en 1987, juste après la grande réforme socialiste qui a tout changé dans le sport. À l’époque, on avait seulement trois catégories : hommes, femmes, et une catégorie « ouverte » qui était déjà un peu mixte. Avec le temps, on a vu que les gens voulaient plus de transparence sur le dopage, plus d’égalité réelle, et surtout plus de possibilités de repousser ses limites sans finir à l’hôpital. D’où les cinq catégories actuelles. C’est pas une mode, c’est une évolution logique de notre pensée collective.

Les cinq catégories officielles
Cette année, on a gardé la même philosophie que d’habitude, mais on l’a poussée encore plus loin pour que ça colle parfaitement à nos valeurs égalitaires :
  • CatĂ©gorie Mixte (sans dopage)
La star du show. Hommes et femmes dans le même tableau, mêmes règles, mêmes gants, même pesée. Zéro produit, zéro excuse. Contrôles anti-dopage tous les jours, médical obligatoire, et on assume que la mixité, ça se vit sur le ring. C’est la catégorie qui fait le plus parler, parce qu’elle dit tout haut ce qu’on pense tout bas à Valtern : l’égalité, c’est pas des mots, c’est des uppercuts.
  • CatĂ©gorie Sous Dopage fĂ©minin
Pour celles qui veulent pousser la machine encore plus loin, mais dans un cadre médicalisé et transparent, suivi par des médecins d’État, doses encadrées, analyses publiées. On n’est pas là pour juger : si tu veux tester tes limites, fais-le proprement, sous contrôle, et on te soutient.
  • CatĂ©gorie Sous Dopage masculin
Pareil que pour les femmes, mais chez les hommes. Même transparence, même encadrement. On assume que le dopage médicalisé, c’est une voie scientifique, pas une tricherie de bas étage.
  • CatĂ©gorie Sans Dopage fĂ©minin
La pure, la dure, la traditionnelle. Rien que le talent, l’entraînement et la volonté. Contrôles stricts, zéro tolérance. Beaucoup de nos championnes historiques viennent de là.
  • CatĂ©gorie Sans Dopage masculin
Idem pour les hommes.
Chaque catégorie a ses propres tableaux, ses propres finales, ses propres règles de poids (on garde les catégories classiques : poids plume, léger, moyen, lourd, etc., mais on vous les détaillera dans les prochaines lignes). Et attention : la Catégorie Mixte reste 100 % sans dopage pour des raisons évidentes de sécurité et d’équité.

Combien de boxeur·euse·s exactement ?
On a 25 régions qui ont toutes joué le jeu et présenté des candidat.e.s. Chaque région avait le droit d’envoyer jusqu’à 10 combattant·e·s au national : 2 en mixte sans dopage, 2 en sous dopage féminin, 2 en sous dopage masculin, 2 en sans dopage féminin et 2 en sans dopage masculin. On a fini à 220 enregistrés ; un record absolu.

Le calendrier
Tout le mois de janvier et presque tout février sont occupés. Pas de précipitation, pas de fatigue inutile, on respecte les corps et les esprits des combattant·e·s. Voici le programme officiel, jour par jour pour que vous puissiez déjà organiser vos soirées devant la télé ou vos trajets en train vers Rivemaude.

Janvier : Phase qualificative et poules (7 janvier au 1er février)
  • Mercredi 7 janvier : Ouverture officielle Ă  l’Arena de Rivemaude. PesĂ©e gĂ©nĂ©rale, tirage au sort en direct, discours de la ministre des Sports et premiers combats d’exhibition en mixte.
  • Week-end 1 (8-11 janvier) : Focus catĂ©gorie mixte et sans dopage (femmes et hommes). Premiers combats.
  • Week-end 2 (14-18 janvier) : Gros focus sur les catĂ©gories sous Dopage (fĂ©minin + masculin). Un week-end qui promet des choses impressionnantes.
  • Week-end 3 (21-25 janvier) : Poules et huitièmes de finale pour toutes les catĂ©gories.
  • Week-end 4 (28 janvier au 1er fĂ©vrier) : Quarts de finale.

  • FĂ©vrier : Phase finale (du 4 au 22 fĂ©vrier)
    [list]
  • 4 au 7 fĂ©vrier : Demi-finales toutes catĂ©gories. L’Arena va ĂŞtre pleine, rĂ©servez dès maintenant vos places !
  • 13 fĂ©vrier : Finales sans dopage fĂ©minin + masculin + finale de la CatĂ©gorie Mixte.
  • 14 fĂ©vrier : Finales sous dopage fĂ©minin + masculin.
  • 21-22 fĂ©vrier : Grande cĂ©rĂ©monie de clĂ´ture, remise des mĂ©dailles, fĂŞte, concert, food trucks des rĂ©gions, stands Ă©co-responsables. La ministre sera lĂ , et on finira par un feu d’artifice.

Entre chaque phase, des jours de repos sont obligatoires.
205
République Démocratique Socialiste de Valtern a écrit :Résultat officiel : Candidater à une organisation internationale aux valeurs proches de Valtern Liberalintern/Internationale Libertaire
67,93% ont voté POUR

République Démocratique Socialiste de Valtern a écrit :Résultat officiel : Programme Albatros avec la Poëtoscovie
58,79% ont voté POUR
14937
GROUPE DE PRESSE « ON GERE »
- Toute excuse est une raison

La journée nationale : un succès incontestable pour la République Démocratique de Valtern.

image

Il y a des jours qui ne se contentent pas d’exister sur un calendrier. Ils pèsent. Ils appellent. Ils obligent. Le 9 juillet est de ceux-là. Dans la République Démocratique Socialiste de Valtern, ce jour n’est pas une simple commémoration. Il est un rituel annuel où le pays entier s’arrête pour se regarder dans les yeux et se demander : qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Et surtout : où allons-nous ensemble ? Mais avant de plonger au coeur de cette célébration, il faut d’abord comprendre ce qu’est vraiment une fête nationale. Car Valtern n’invente rien : elle hérite, transforme, et porte à son paroxysme une pratique aussi ancienne que les premières communautés humaines.

Qu’est-ce qu’une fête nationale ?

Une fête nationale est, au sens le plus simple, le jour où un peuple se donne rendez-vous à lui-même. C’est la date choisie pour honorer l’identité collective. Au-delà de l’événement historique qu’elle commémore, la fête nationale remplit toujours les mêmes fonctions anthropologiques et politiques profondes. La fête nationale est l’un des rares moments où une société entière bascule collectivement dans le temps sacré. On cesse de produire, de consommer, de courir. On se rassemble. On regarde en arrière. On regarde en avant. On chante, on danse, on mange ensemble. Ce jour-là, le temps n’est plus une ressource à optimiser : il est un lieu où l’on se retrouve. Dans un pays de plusieurs millions d’habitants, l’unité ne peut pas être réelle au sens physique, personne ne connaît tout le monde personnellement. La fête nationale est le moment où l’on rend cette unité visible et sensible : drapeaux aux fenêtres, hymne chanté en même temps par des millions de voix, repas partagé, défilés, discours. Elle dit : « Nous ne sommes pas seulement des individus juxtaposés ; nous formons un nous. » Même quand ce nous est fracturé le reste de l’année, la fête nationale le répare symboliquement le temps d’une journée. En parallèle, il s’agit de considérer la fête nationale comme une opération de réécriture du passé. Elle choisit un moment fondateur et en fait un récit positif, même si l’événement réel était violent, ambigu ou tragique. Elle transforme la douleur en fierté, la défaite en leçon, la lutte en héritage. Elle dit aux citoyens : « Regardez ce que nous avons traversé ensemble ; regardez ce que nous pouvons encore accomplir. » Pour les sociétés inégalitaires ou sous tension, la fête nationale est aussi un exutoire autorisé. On laisse sortir la colère, la joie, la nostalgie, la fierté. On crie l’hymne, on agite le drapeau, on boit, on danse, et le lendemain, on retourne au travail. De plus, les fêtes nationales sont aussi des révélateurs : quand une partie de la population se sent exclue, comme dans certains pays que nous tairons, elle boycotte, conteste ou crée ses propres contre-fêtes. À l’inverse, quand la fête est inclusive et sincère, elle renforce le sentiment d’appartenance.

Dans la République Démocratique Socialiste de Valtern, le 9 juillet n’est pas la célébration d’une victoire militaire, d’une indépendance arrachée ou d’un roi couronné. C’est la célébration d’un pacte, celui qui, selon la tradition officielle, a vu les quatre peuples (colons eurysiens, autochtones, guerriers des hauts-plateaux et Cow Boys) accepter de vivre ensemble, non par contrainte, mais par choix conscient de survie et de dignité partagée. Le 9 juillet est donc moins une fête de la victoire qu’une fête de la persévérance. Il dit : nous avons survécu à la violence coloniale, à la Grande Fièvre, à la famine, aux hivers sans fin, aux divisions internes. Nous avons choisi, et nous choisissons encore, de ne pas nous déchirer. Nous avons choisi de construire, ensemble, une république où personne n’est laissé sur le bord du chemin. C’est pourquoi la célébration est à la fois sobre et joyeuse, solennelle et populaire.

Dans une société qui a connu tant de ruptures, le 9 juillet est le jour où Valtern se rappelle qu’elle n’est pas condamnée à répéter ses fractures. C’est le jour où l’on enseigne aux enfants que l’unité n’est pas donnée : elle se construit, se défend, se répare. C’est le jour où les musées deviennent gratuits non pas pour faire du tourisme, mais pour que chaque citoyen puisse toucher du doigt les objets, les documents, les traces qui prouvent que cette unité a été arrachée à la violence et à la peur. C’est aussi le jour où l’hymne national est chanté non pas comme un devoir scolaire, mais comme une affirmation volontaire. Quand des milliers de voix se mêlent sur les places et devant les mairies, nous parlons davantage d’un serment renouvelé. À Valtern, cette fête reflète parfaitement les trois piliers de la Constitution : solidarité, démocratie participative, protection vitale. Ce jour-là, personne ne mange seul. Les associations, les coopératives, les quartiers organisent des repas collectifs gratuits ou à prix libre. On partage le pain, le poisson fumé, les baies, la bière artisanale. On refuse que quiconque soit exclu de la fête. Il n’y a pas de défilé militaire imposé d’en haut. Les habitants décident localement comment célébrer : certains villages choisissent des feux et des chants, d’autres des marchés d’échange, d’autres des conférences-débats. La fête est décentralisée. Et même dans la célébration, on n’oublie pas la terre. Les lanternes sont biodégradables, les déchets triés, les feux contrôlés. On chante l’hymne, mais on plante aussi un arbre symbolique dans chaque commune, geste discret mais constant de soin envers le sol qui nous porte. Contrairement à certaines fêtes nationales qui misent sur la grandiloquence (défilés militaires, parades géantes, feux d’artifice coûteux), le 9 juillet valternien reste étonnamment sobre dans sa forme. Pas de chars, pas d’avions qui passent, pas de discours de trois heures retransmis en direct. La fête est horizontale : elle se passe dans les rues, sur les places, dans les parcs, autour des tables. Elle est faite par les citoyens, pas pour eux. C’est cette simplicité qui la rend si puissante.

Elle ne cherche pas à impressionner, elle cherche à rassembler. Et elle y parvient. Chaque année, malgré les distances, malgré les emplois du temps chargés, des millions de valterniens se retrouvent pour chanter, manger, parler, rire, se souvenir et se projeter. Le 9 juillet n’est pas une parenthèse dans l’année. C’est le jour où l’on se rappelle pourquoi l’année existe. Ce qui s’est passé ce jour-là, dans des centaines de villes et de villages, était plus discret que du spectacle coûteux offert par la république, plus profond qu’une parade militaire, plus valternien : des gens qui sortent de chez eux, se rejoignent devant la mairie, chantent, mangent ensemble, et repartent un peu plus fiers d’être là où ils sont.

Le 9 juillet est un jour férié depuis 1952. Pas un jour chômé au sens administratif strict, mais un jour où le pays entier s’autorise à ralentir, à sortir, à se rassembler. Les écoles sont fermées, les administrations tournent au ralenti, les usines et coopératives tournent avec des effectifs réduits. Ce n’est pas une obligation de fête, c’est une permission collective : permission de ne pas courir, de ne pas produire, de ne pas performer. Permission de se souvenir, de se parler, de se toucher, de chanter.

À Rivemaude, le jour férié commence dès le matin. Les rues sont plus calmes que d’habitude. Les transports publics tournent au ralenti, les cafés ouvrent tard, les habitants prennent le temps. Vers 18h, la ville commence à se remplir doucement. Les quais du lac Miskawa sont les premiers à s’animer. Des familles arrivent avec des paniers, des étudiants avec des guitares, des retraités avec leurs chaises pliantes. La Place de l’Oranger se couvre de tables sorties des maisons, des associations, des écoles. À 19h45, un message est diffusé dans toute la ville : « À 20h, chant collectif de l’hymne valternien devant la mairie et sur les quais. Repas partagé ensuite. Venez comme vous êtes. » À 20h pile, le silence tombe. Pas un silence imposé, mais un silence naturel, celui de milliers de personnes qui choisissent en même temps de se taire pour écouter. Puis une voix isolée lance la première note. Deux autres reprennent. Dix. Cent. Mille. L’hymne valternien monte depuis les quais. Les voix ne sont pas synchrones à la seconde près. Certaines sont fausses, d’autres hésitent, des enfants chantent plus fort que les adultes, des personnages agées commencent une mesure en retard. Mais c’est cette imperfection qui rend le moment si fort. Personne ne cherche à briller. On chante parce qu’on est là, parce qu’on est ensemble. À cet instant, on ne pense plus à soi. On pense à « nous ». Quand les dernières notes s’éteignent, il y a un silence de dix secondes, puis les applaudissements éclatent. Devant la mairie et sur les quais, les associations locales (coopératives de quartier, clubs sportifs, groupes de parents, chorales, collectifs citoyens) ont installé des tables sur tréteaux. Tout est gratuit ou à prix libre, financé par des dons volontaires, des subventions municipales et des contributions spontanées. On trouve des repas variés, adapté à tout le monde : soupes aux légumes et gibier, pains au levain cuits le matin même, poissons fumés, fromages, beignets fourrés, hydromel chaud et bières artisanales. Les gens s’assoient où ils peuvent : sur les bancs, sur les marches, sur l’herbe, debout autour des tables. On parle à ses voisins de table, on échange des assiettes, on raconte des anecdotes, même s’il y a cinq minutes on ne se connaissait pas encore. Il n’y a pas de protocole. Un ministre peut se retrouver à côté d’un pêcheur, un étudiant à côté d’un retraité. On mange, on rit, on trinque. Vers 22h, les scènes s’allument. Des groupes locaux jouent des reprises de chants traditionnels revisités, des mélodies modernes, des airs folk. À minuit, la fête ne s’arrête pas : elle se disperse doucement. Certains rentrent chez eux, d’autres continuent sur la plage du lac. Le lendemain, il n’y aura pas de déchet par terre. C’est une règle non écrite : on fait la fête, mais on laisse l’endroit plus propre qu’on ne l’a trouvé.

À Mistford, le jour férié commence plus tôt. Les pêcheurs finissent leurs sorties matinales à 15h au lieu de 18h. Les brasseries ouvrent leurs terrasses dès 16h. Les habitants descendent des quartiers hauts en manteau épais, bonnet sur la tête, thermos à la main. À 19h30, la mairie diffuse un message simple : « Chant collectif à 20h devant l’hôtel de ville. Repas partagé ensuite. Venez comme vous êtes. » À 20h, la foule est déjà là. Pas de sono géante, pas de chef de chœur. Juste une voix isolée qui lance la première note de l’hymne valternien, puis deux, puis dix, puis des centaines. Après l’hymne, les tables s’installent. Les associations de pêcheurs, les coopératives artisanales et les clubs sportifs ont préparé filets de saumon grillé sur planche de cèdre, soupe de poisson aux herbes, galettes de pommes de terre et fromage, bières locales et hydromel chaud. On mange debout, assis sur les bollards, sur les bancs, sur les marches. On parle fort pour couvrir le bruit des vagues. On rit des histoires de tempêtes, on trinque à la santé des bateaux, on partage des assiettes avec des inconnus. Vers 22h, des musiciens sortent leurs guitares et accordéons. Pas de scène officielle : juste des cercles spontanés autour des feux contrôlés. On chante des airs traditionnels, des reprises modernes, des chansons inventées sur le moment. À un moment, quelqu’un lance « L’Hymne des Vagues », un chant local qui parle de la mer qui donne et qui reprend. Toute la place reprend en chœur. La fête se prolonge jusqu’à 2h du matin. Puis elle se disperse doucement. Les derniers restent pour ranger, nettoyer, discuter autour des braises mourantes. Le lendemain, le port est impeccable.

Ce n’est pas une démonstration de force. C’est une démonstration de présence. Le 9 juillet 2026 a prouvé une fois de plus que Valtern sait faire la fête sans avoir besoin de spectacle grandiose. Il suffit d’une place, d’une mairie, de tables sorties des maisons, de voix qui se trouvent, et de la volonté de dire : nous sommes là, et nous restons ensemble.

Le 9 juillet, les portes des musées de Valtern ne s’ouvrent pas seulement au public : elles s’ouvrent à la mémoire. Cette année encore, tous les musées historiques, ethnographiques, scientifiques et locaux du pays ont levé leurs barrières tarifaires pour la journée. L’entrée était gratuite, les guides volontaires nombreux, les expositions temporaires spécialement préparées. Mais au-delà des chiffres, ce qui frappe, c’est la façon dont les gens se sont approprié ces lieux. Ils n’y sont pas allés pour « voir des vieux trucs gratuitement ». Ils y sont allés pour toucher du doigt ce qui les relie à ceux qui les ont précédés. Pour poser des questions, pour murmurer des souvenirs, pour expliquer à leurs enfants pourquoi ce pays existe tel qu’il est aujourd’hui.

Situé au cœur de la capitale, à deux pas des quais du lac Miskawa, le Musée National de l’Unité (inauguré en 1960, rénové en 2018) a accueilli plus de 85 000 visiteurs en une seule journée. L’exposition temporaire de l’année occupait les trois étages principaux. On y voyait notamment la réplique grandeur nature de la peau de bison du Pacte de 1821, avec des annotations manuscrites des négociateurs (prêt exceptionnel des archives nationales), des objets de la Grande Fièvre de 1853 (masques en tissu, fioles de remèdes ancestraux, carnets de soignants improvisés), des uniformes et outils des premières coopératives agricoles des années 1950 ET des films d’archives restaurés montrant les premières élections socialistes de 1952. Mais ce qui a marqué les visiteurs, ce n’était pas seulement les objets. C’était les interactions. Dans la salle du Pacte, des familles entières se sont assises en cercle autour de la peau de bison pour écouter une conteuse expliquer comment, selon les récits oraux, les premiers mots échangés étaient simples : « Nous avons faim. Nous avons froid. Partageons. » Au deuxième étage, un espace interactif permettait aux visiteurs d’écrire un « vœu pour demain » sur des cartes blanches. À 18h, toutes les cartes ont été rassemblées et accrochées sur un mur géant. À 20h, quand l’hymne valternien a retenti dans les haut-parleurs du musée, les visiteurs se sont spontanément mis à chanter. Les gardiens ont éteint les lumières principales, ne laissant que les spots sur les vitrines. L’hymne a résonné dans le silence, porté par des centaines de voix. Quand il s’est terminé, quelqu’un a crié « Pour Valtern ! » et la salle a applaudi pendant deux bonnes minutes.

À Paythide, le Musée des Alliances Côtières, installé dans un ancien bastion, a battu son record avec 42 000 entrées. L’exposition vedette : « La Mer et Nous : 300 ans de relations avec la côte ». On y voyait des outils de pêche autochtones (harpons en os, filets tressés) datant du XVIIIe siècle, des cartes marines tracées à la main par les premiers colons eurysiens, des photos des années 1950 montrant les premières coopératives de pêcheurs et une installation interactive d’un aquarium virtuel où l’on pouvait « suivre » les migrations des saumons et voir l’impact des choix humains (surpêche vs protection). Les visiteurs ont particulièrement aimé la salle des récits oraux : des casques audio permettaient d’écouter des pêcheurs retraités raconter leurs souvenirs de tempêtes, de prises miraculeuses, de partages de poisson quand les filets étaient vides. À 20h, l’hymne a été chanté sur le quai devant le musée. Les fenêtres ouvertes laissaient passer les voix à l’intérieur : les visiteurs qui n’avaient pas pu sortir ont chanté depuis les salles. Après l’hymne, les associations locales ont servi un repas sur les quais : soupe de poisson, pain noir, hydromel chaud. Les tables étaient installées entre les bateaux, avec vue sur les falaises.

À Nordheim : exposition sur les outils des guerriers d’autrefois et les premières coopératives agricoles. 400 visiteurs, soit presque tout le village. À Vallée-Rouge : reconstitution d’une ferme des années 1920 avec objets de la famine. Petits et grands ont pu moudre du grain à la main et cuire du pain.

Plusieurs villes ont proposé aux enfants des ateliers « Fabrique ta coopérative » : ils devaient imaginer une petite entreprise collective (brasserie, ferme, atelier, etc.) et rédiger ses règles de fonctionnement. Les meilleurs projets ont été affichés sur un mur.

Et cette année encore, cette célébration a prouvé une chose : les musées ne sont pas des tombeaux du passé. Ce sont des lieux où le passé vient toucher le présent. En ouvrant gratuitement leurs portes, Valtern n’a pas seulement donné accès à des objets. Elle a donné accès à une mémoire commune, à une fierté partagée, à un avenir que l’on se doit de mériter.

Mais alors, qu’est-ce que nous emportons vraiment du 9 juillet ?

Pas les chiffres, pas les images, pas même les mots. Ce que nous emportons, c’est autre chose. Quelque chose de plus léger et de plus lourd à la fois. Quelque chose qui ne se pèse pas, qui ne se photographie pas, qui ne se résume pas en article de presse. C’est une sensation. La sensation que, pendant quelques heures, le pays a tenu parole. Il a tenu parole envers ceux qui sont partis trop tôt, ceux qui sont encore là et ceux qui viendront après. Le 9 juillet n’est pas une parenthèse enchantée qu’on referme le lendemain matin. C’est une piqûre de rappel : nous savons encore faire quelque chose de rare dans ce monde qui court, qui divise, qui calcule tout : nous savons nous arrêter ensemble. C’est peu de chose, dira-t-on. C’est tout, répondra Valtern. Le 9 juillet, Valtern désobéit à la vitesse universelle que le monde d’aujourd’hui oblige. Chaque année, cette célébration est une répétition générale de ce que pourrait être toute société si elle choisissait, vraiment, la solidarité plutôt que la compétition, le partage plutôt que l’accumulation, le rire plutôt que le cynisme, le chant plutôt que le silence.
114
GROUPE DE PRESSE « ON GERE »
- Rien de grave (sauf peut-être la bière)

Elodie Trembley aperçue ce jour !

Image
Photo prise par un citoyen anonyme
6466
GROUPE DE PRESSE « ON GERE »
- Rien de grave (sauf peut-être la bière)

Un camion se renverse, un liquide rouge comme le sang se répand sur la chaussée

Rien, absolument rien, ne laissait présager l’incident. La circulation était fluide, des camions chargés roulaient à vitesse régulée, des voitures familiales aux toits chargés de bagages, de tentes et de glacières multicolores filaient vers les sites de baignade ou les sentiers de randonnée des Hauts-Plateaux, des cyclistes solitaires ou en petits groupes profitaient des larges voies d’accotement aménagées. Le camion semi-remorque, immatriculé dans la province 712, transportait une cargaison ordinaire pour un jour d’été valternien : des palettes entières de bière artisanale. Ces bières rousses, aux arômes complexes de malt torréfié, de baies, de houblon et d’une pointe d’épices, étaient particulièrement prisées lors des festivals d'été. Le conducteur, un homme d’une soixantaine d’années que nous nommerons Thomas, au visage buriné par le grand air, aux mains larges marquées par des années de travail, avait respecté à la lettre toutes les règles routières : vitesse réglementée, pause obligatoire de quinze minutes toutes les deux heures, chargement arrimé selon les normes strictes. Sa cabine était propre, ornée d’une petite statue d'une femme nue et d’une photo de sa famille. Rien ne laissait présager le drame, ou plutôt ce qui allait, l’espace de quelques minutes terrifiantes, ressembler à un drame absolu.

Le virage de la côte de Rivemaude-Sud, connu des locaux pour sa légère inclinaison descendante et ses vents descendants parfois capricieux qui descendent des collines, approchait. Le camion roulait à vitesse constante. Soudain, un claquement sec, comme un coup de tonnerre lointain mais parfaitement net, retentit dans l’air. Le pneu avant droit venait d’éclater. La remorque oscilla un instant dans un mouvement lent, puis tout bascula. Le semi-remorque fit une embardée, sa cabine se coucha sur le flanc dans un fracas métallique étouffé par la végétation dense environnante, bloquant net les deux voies en direction nord. Le bruit fut sourd, suivi d’un silence presque religieux qui dura quelques secondes à peine, immédiatement rompu par les premiers appels des témoins, le crissement strident des freins des véhicules qui s’immobilisaient derrière et les premiers cœurs qui s’emballaient.

Et alors le liquide commença à se répandre.

Une rivière épaisse, d’un rouge profond, presque sanguin, s’écoula lentement de la remorque éventrée. Elle se déversa sur la route, formant des flaques luisantes, brillantes, qui reflétaient le ciel bleu, les nuages blancs et les silhouettes des pins noirs. La couleur était si vive, si troublante, si terriblement proche de celle du sang humain frais, que plusieurs automobilistes arrêtés sur le bas-côté crurent un instant à un drame terrible. Du sang. Du sang partout sur la route. Une mare rouge qui s’élargissait, sinueuse, suivant les déclivités de la chaussée comme une veine ouverte. Des exclamations étouffées fusèrent. Une femme d’une cinquantaine d’années, sortie de sa voiture, porta la main à sa bouche, les yeux agrandis par l’horreur : « Mon Dieu, c’est un massacre… » Un jeune homme, téléphone déjà en main, filmait avec des gestes tremblants, murmurant d’une voix blanche : « C’est pas possible… y en a des litres… ça coule comme si… comme si quelqu’un avait saigné à mort là-dedans. » Plus loin, un couple de randonneurs qui descendait des collines s’arrêta net. L’homme, un ancien prêtre, fronça les sourcils et déclara d’une voix grave : « C’est un signe, camarades. Un signe. La terre saigne. Après notre entrée sur la vaste planète internationale, voilà que le sang coule sur nos routes. Les esprits des quatre peuples fondateurs nous parlent. » Sa compagne, plus pragmatique mais tout aussi ébranlée, ajouta : « Ou alors c’est la nature qui nous avertit. Regardez comme c’est rouge… on dirait du sang frais, encore chaud. » L’odeur, cependant, mit quelques longues secondes supplémentaires à dissiper l’illusion collective. Sucrée, maltée, légèrement houblonnée. Mais sur le moment, dans la panique première, personne ne la remarqua vraiment. La rivière rouge continuait de s’étendre, formant des ruisseaux qui serpentaient entre les roues du camion couché, s’infiltrant dans les fissures, teintant les accotements herbeux d’une couleur presque irréelle.

Lorsque les premiers secours arrivèrent, le paysage était déjà celui d’un tableau vivant. Le camion gisait sur le côté, sa cabine légèrement surélevée contre le talus herbeux. Le liquide rouge continuait de s’écouler lentement, formant des ruisseaux sinueux qui suivaient les déclivités naturelles de la route avant d’être absorbés par les accotements ou de s’infiltrer dans les caniveaux spécialement conçus pour protéger les nappes phréatiques. Une jeune secouriste descendit du premier véhicule d’intervention. À peine trente ans, cheveux blonds retenus en chignon, elle portait un uniforme de service aux couleurs du drapeau valternien. Elle s'approcha du conducteur, encore dans la cabine : « Tu es avec nous, camarade ? Pas de fracture apparente à première vue. Respire avec moi. Lentement. On va te sortir de là doucement, sans précipitation. » Autour d’elle, les gestes étaient précis et coordonnés. Des cônes orange furent disposés avec méthode, des barrières légères et modulables installées par les équipes routières arrivées en renfort. Des citoyens qui observaient la « rivière de sang » avec un mélange de peur et de fascination se portèrent naturellement volontaires pour diriger la circulation sur la voie restante encore ouverte. Des milliers de litres se répandaient encore, formant une mare rougeoyante qui, vue du ciel par le drone des services d’urgence, ressemblait à une blessure ouverte sur le bitume gris. Pourtant, la panique initiale commençait déjà à se fissurer. Un témoin, encore sous le choc, s’écria : « Mais… ça sent la fête ! C’est pas du sang, c’est… de la bière ?! » Des rires hésitants fusèrent, puis s’amplifièrent. Des rires francs emplirent l’air, allégeant l’atmosphère comme une brise descendue des Hauts-Plateaux. La jeune secouriste esquissa elle-même un sourire discret tout en vérifiant les constantes vitales de Thomas. Ce dernier, une fois extrait de sa cabine avec précaution par les équipes, s’assit sur le talus herbeux, les mains encore légèrement tremblantes. Il contempla sa cargaison perdue avec une résignation teintée d'ironie. « Toute une production de la brasserie du Canyon Rouge… Les camarades vont m’en vouloir pendant quelques jours, c’est sûr. » Des navettes gratuites furent dépêchées depuis la commune la plus proche pour évacuer les automobilistes bloqués qui le souhaitaient. Les services écologiques prirent rapidement le relais pour contenir le déversement. Des boudins absorbants biodégradables furent déployés avec efficacité, des pompes mobiles mises en place pour récupérer le maximum de liquide avant qu’il ne s’infiltre trop profondément dans les sols. Un ingénieur en combinaison verte forêt, regard vif et précis de scientifique, expliquait calmement à un petit groupe de curieux et à un journaliste local, tout en contenant un sourire : « Le produit est entièrement naturel, fermenté, sans additifs chimiques dangereux. Il ne va pas empoisonner les sols ni menacer la vie aquatique du ruisseau tout proche. Mais nous traitons quand même avec le même sérieux que s’il s’agissait d’une matière sensible. » La route sera dégagée d’ici quelques heures. Les équipes techniques travaillent déjà avec méthode. La circulation reprendra, fluide et joyeuse comme avant. L’odeur de houblon, de malt et de baies flottera encore plusieurs jours sur cette portion de l’A47.
2364
GROUPE DE PRESSE « ON GERE »
- Toute excuse est une raison

Candidat au Jury Officiel

Par un vote populaire et socialiste exemplaire, Elias Karlsen, connu sous le surnom de « L’Ours », a été choisi pour représenter la République Démocratique Socialiste de Valtern au sein du jury du Festival des Anges. Avec 42,8 % des voix, il devance nettement les autres candidats et portera le regard valternien lors de cet événement international majeur.

Après une campagne de délibération de 72 heures sur la plateforme citoyenne et dans les mairies, les résultats définitifs sont les suivants :

Elias « L’Ours » Karlsen : 42,8 %
Sophia Moreau : 28,4 %
Lena Bélanger : 16,7 %
Thomas Rivière : 8,9 %
Jean-Philippe Dumont : 3,2 %

À 48 ans, Elias Karlsen incarne une trajectoire artistique singulière qui reflète profondément l’esprit valternien. Né dans une petite communauté des contreforts des Hauts-Plateaux, il débute sa carrière au début des années 2000 dans le cinéma érotique valternien : un cinéma libre, respecté et considéré au même niveau que les autres genres cinématographiques. Il passe ensuite au rôle de cadreur sauvage pour de nombreux documentaires tournés dans les conditions les plus extrêmes du pays : tempêtes de neige, expéditions polaires, canyons du Sud, plongées sous glace. Sa caméra se distingue par sa proximité physique radicale avec les sujets, captant la respiration, la tension musculaire et la vitalité animale des corps confrontés aux éléments. À partir de 2011, il réalise une quinzaine de longs-métrages, tous caractérisés par un engagement physique et sensoriel extrême. Spécialiste reconnu du « cinéma extrême valternien », Karlsen tourne dans des conditions souvent limites, exigeant de lui-même et de ses équipes le même abandon total du confort qu’il demande aux acteurs à l’écran. Son œuvre la plus emblématique reste Peaux de Neige (2017), qui lui a valu plusieurs distinctions nationales. Le film suit un groupe d’hommes et de femmes, homosexuels et hétérosexuels, lors d’une expédition hivernale dans les Hauts-Plateaux. La fameuse séquence de quarante-cinq minutes, tournée par -38 °C, est entrée dans la légende du cinéma valternien. Karlsen lui-même a terminé le tournage avec des engelures légères, un rire tonitruant et une caméra endommagée par le gel. Karlsen a également marqué les esprits par son traitement sensible et décomplexé de l’homosexualité dans des contextes nordiques extrêmes. Professionnel rigoureux, technicien exceptionnel, maître de la lumière naturelle et du son direct, Elias Karlsen est respecté par ses pairs pour son exigence autant que pour sa capacité à rire de ses propres excès. Son surnom « L’Ours » lui vient autant de sa carrure puissante que de cette légende tenace selon laquelle il aurait « mangé plus de caméras gelées que de steaks de caribou ».
17157
GROUPE DE PRESSE « ON GERE »
- Toute excuse est une raison

Miss et Mister Valtern 2019 sont et resteront...

Ce soir, sur la Place du 17 Octobre à Rivemaude, sous notre beau drapeau, nous sommes rassemblés comme une grande famille. Vous le savez tous, chez nous à Valtern, nous n’aimons pas les concours qui tournent seulement autour d’un miroir ou d’un sourire parfait. Nous préférons ceux qui font bouger les mains, qui font réfléchir la tête et qui font grandir le cœur collectif. C’est pour cela que nous avons créé, il y a déjà plusieurs années, ce Concours Miss Valtern et Mister Valtern. Un concours différent. Un concours à notre image. Un concours où l’on ne vient pas pour briller seul, mais pour porter quelque chose de plus grand que soi : un projet concret et utile, qui aide à faire avancer notre république dans le sens de la solidarité, de la justice sociale, de la protection de la nature et de l’unité entre tous les peuples qui nous composent.

Et ce soir, après tout ce travail, nous sommes prêts. Nous sommes prêts à vous dire qui, parmi toutes ces belles candidatures, a été choisi pour porter pendant l’année à venir les couleurs de notre engagement valternien. Pas pour être admiré, pas pour poser sur des photos, mais pour aller dans les écoles, dans les festivals, dans les villages les plus reculés, dans les réunions des conseils régionaux, et pour dire à chaque valternien et à chaque valternienne : « Regardez, c’est possible. Regardez, on peut agir. Regardez, nos idées peuvent devenir réalité si on y met du cœur et de la constance. » Car c’est cela, le vrai rôle de Miss Valtern et de Mister Valtern dans notre république. Ce n’est pas un titre honorifique. C’est une mission. C’est une responsabilité.

Alors, ce soir, la Place du 17 Octobre retient son souffle. Les caméras de la télévision tournent, les téléphones sont levés, les enfants sont sur les épaules de leurs parents, et même les plus anciens ont fait le déplacement. Parce que nous savons tous que ce moment est important. Il montre qui nous sommes vraiment. Il montre que Valtern continue à croire en ses valeurs. Il montre que l’engagement n’est pas réservé à quelques-uns, mais qu’il appartient à tout le monde.
Et maintenant, après ces semaines de travail, après ces débats sincères, après ces candidatures magnifiques qui nous ont tous rendus fiers, le moment est venu.

Citoyennes, citoyens,
Le jury a rendu son verdict.

Miss Valtern 2019 est et restera... Marie-Jeanne Ouellet.

87 ans bien sonnés, elle s'est imposée comme une femme qui a traversé presque tout le siècle dernier avec nous, qui a connu les années difficiles après la Grande Fièvre, qui a vu la transition de 1952 se faire sous ses yeux, et qui continue encore aujourd’hui, à son âge, à se lever chaque matin pour aller s’occuper du petit jardin collectif de son quartier comme si c’était la chose la plus naturelle du monde.

Quand sa candidature est arrivée, je vous le dis franchement, beaucoup au jury ont été surpris. Pas parce qu’elle avait 87 ans, non. Mais parce que la simplicité et la force qui sortaient de sa vidéo étaient vraiment impressionnantes. Elle n’avait pas fait de grandes mises en scène. Elle s’était simplement assise sur sa vieille chaise en bois près de la fenêtre, avec son châle en laine grise sur les épaules, et elle avait parlé calmement, comme elle parle toujours aux enfants ou aux voisins, dit-elle. Deux minutes et quarante-sept secondes exactement. Pas une de plus. Et pourtant, en si peu de temps, elle avait réussi à raconter toute une vie au service des autres. Marie-Jeanne est née dans une petite ferme reculée dans les collines reculées de Rivemaude. À cette époque, on parlait encore beaucoup de la famine qui avait marqué les esprits entre 1900 et 2000. Elle a grandi en entendant les histoires de ses grands-parents sur la Bataille des Pins Noirs, sur le Pacte de 1821, sur ces moments où les peuples ont décidé de vivre ensemble au lieu de continuer à se battre. Dès toute petite, elle a compris une chose très simple : ici à Valtern, on ne s’en sort pas tout seul. On s’en sort parce qu’on se tient les uns les autres. À 18 ans, elle est devenue institutrice dans l’école du village voisin. Pendant plus de quarante ans, elle a appris à lire et à compter à des centaines d’enfants, mais surtout elle leur a transmis quelque chose de plus important : le respect, le goût du partage, et la fierté d’être valternien. Elle a élevé ses trois enfants presque seule après que son mari soit mort dans un accident de bûcheronnage. Même après sa retraite à 65 ans, Marie-Jeanne n’a pas arrêté. Au contraire, elle s’est engagée encore plus. Elle a participé à la création du premier jardin partagé de son quartier en 1998. Elle a été présente à presque toutes les éditions du recensement Terre-Mer-Ciel. Jusqu’à ses 82 ans, elle marchait encore plusieurs kilomètres dans la forêt pour noter les observations sur les oiseaux et les plantes. Elle a aidé à installer des panneaux solaires sur plusieurs écoles de sa région. Elle a organisé des ateliers pour transmettre les vieux savoirs : comment reconnaître les herbes qui soignent, comment tresser les paniers avec les fibres végétales, comment faire les conserves pour passer l’hiver sans rien gaspiller. Et surtout, elle n’a jamais lâché les tout-petits. Même maintenant, à 87 ans, on la voit souvent à la petite bibliothèque du village, assise par terre avec les enfants de 3 ou 4 ans, en train de leur lire des histoires ou de leur expliquer comment les plantes poussent.

Le jury a été profondément touché par cette honnêteté. Par cette façon qu’elle a de ne jamais se mettre en avant, mais de toujours parler des autres en premier. Par cette vie entière passée à servir sans jamais demander de reconnaissance. Et surtout par la clarté et la force de l’idée qu’elle veut porter si elle est choisie. Marie-Jeanne Ouellet n’est pas une exception. Elle est simplement une valternienne comme il en existe beaucoup chez nous : discrète, travailleuse, attachée à la terre et aux gens. Une femme qui a traversé les épreuves de l’histoire de notre république sans jamais perdre confiance dans la solidarité et dans l’entraide. Une femme qui croit encore, après toutes ces années, que chaque génération doit transmettre ce qu’elle a reçu et préparer le chemin pour ceux qui arrivent.

C’est exactement cela qui fait la beauté de cette candidature. Marie-Jeanne Ouellet ne se présente pas comme quelqu’un d’exceptionnel. Elle se présente comme un maillon de la grande chaîne valternienne. La chaîne qui relie ceux qui ont signé le Pacte en 1821 à ceux qui naissent aujourd’hui. La chaîne où chaque génération a sa part de responsabilité : protéger, transmettre, construire. À 87 ans, elle incarne ce que notre République a de plus solide : la continuité, la résilience tranquille, la conviction que l’engagement n’a pas d’âge et que tant qu’on respire, on peut encore servir.

Ce soir, Valtern a choisi d’honorer une vie entière de dévouement discret et sincère. Une vie qui n’a jamais cherché les honneurs, mais qui les mérite aujourd’hui plus que beaucoup d’autres.

Maintenant que vous connaissez un peu mieux Marie-Jeanne, il est temps de vous parler de ce qu’elle veut porter. Parce que ce concours, vous le savez bien, ce n’est pas seulement une histoire de titre ou de reconnaissance. C’est surtout une histoire de projet concret, d’idée qui peut changer les choses pour de vrai dans notre vie de tous les jours. Et le projet que Marie-Jeanne a présenté est à la fois simple et profondément valternien. Elle l’a appelé : « Crèches au plus près de la nature ». Un réseau de crèches 100 % nature, où les tout-petits vivraient leur première année presque entièrement dehors, en contact direct avec la terre, les arbres, le vent, la pluie et les saisons.

Dans sa vidéo, elle a expliqué ça avec sa voix calme et posée, en disant simplement : « Les enfants d’aujourd’hui naissent souvent entre quatre murs. Ils voient plus d’écrans que d’arbres. Pourtant, chez nous à Valtern, nous savons depuis longtemps que la nature n’est pas un décor. Elle est notre maison. Elle est notre mère. Elle est ce qui nous apprend à vivre ensemble, à respecter, à observer, à sentir. Pourquoi attendre qu’ils aient 6 ans pour leur faire découvrir ce qui est le plus important ? Pourquoi ne pas commencer dès le premier jour ? » Marie-Jeanne propose donc la création progressive d’un réseau de crèches entièrement repensées. Pas des crèches classiques avec des salles chauffées et des jouets en plastique. Non. Des crèches où l’extérieur devient l’intérieur. Où les enfants dorment dehors une grande partie de l’année, protégés par des abris naturels ou des structures légères en bois. Où ils mangent dehors, jouent dehors, apprennent dehors, grandissent dehors. Elle imagine des petits groupes de 8 à 10 enfants maximum, accompagnés par des éducateurs formés spécialement à cette approche. Des éducateurs qui ne seraient pas seulement là pour surveiller, mais pour accompagner, pour observer, pour laisser les enfants découvrir par eux-mêmes les cycles de la nature. Le matin, les tout-petits arriveraient et commenceraient par une petite marche dans le bois ou dans le jardin. Ils toucheraient la terre, ils sentiraient les odeurs différentes selon les saisons, ils écouteraient les oiseaux, ils observeraient comment les feuilles changent de couleur. Pour l’alimentation, tout serait issu des jardins et des fermes régénératives proches. Les repas seraient préparés avec les enfants quand c’est possible : ramasser des baies, couper des légumes racines, sentir les herbes fraîches. Pas de plastique, pas de contenants jetables. Seulement des bols en bois, des cuillères en corne, des tissus lavables.

Elle veut aussi que ces crèches soient ouvertes à tous, sans distinction de revenus. Parce que dans notre république socialiste, l’éducation et le soin des tout-petits ne doivent pas être un luxe. L’État prendrait en charge la plus grande partie du coût, comme il le fait déjà pour la santé et l’école. Les parents paieraient selon leurs moyens, jamais plus que ce qu’ils peuvent vraiment donner. Et les régions, les communes, les coopératives locales seraient encouragées à participer à la construction et à l’entretien de ces espaces. Marie-Jeanne Ouellet ne s’arrête pas à l’idée générale. Elle a déjà réfléchi à beaucoup de détails pratiques. Elle propose que chaque crèche soit installée sur un terrain d’au moins un hectare, avec une partie boisée, une partie prairie, une petite mare ou un ruisseau sécurisé, et un potager que les enfants pourraient cultiver eux-mêmes. Les structures seraient légères : des yourtes ou des cabanes en bois pour les moments de grand froid ou de forte pluie, mais jamais comme refuge permanent. L’idée est que l’extérieur reste la règle, et que l’intérieur soit seulement une aide temporaire. Elle veut commencer petit. Pas tout le pays d’un coup. Elle propose de lancer d’abord cinq crèches pilotes, une dans chaque grande zone géographique : une près de Rivemaude, une sur la côte, une dans les hauts-plateaux, une dans les plaines centrales, et une dans la région canyonnère du nord. Pendant un an, on observerait, on ajusterait, on écouterait les parents, les éducateurs, les enfants eux-mêmes. Ensuite, selon les résultats, on pourrait étendre le réseau progressivement, région par région, en impliquant les conseils locaux et les assemblées citoyennes.

Dans sa vidéo, Marie-Jeanne a terminé en disant quelque chose qui a beaucoup touché le jury : « Je n’ai plus beaucoup d’années devant moi. Mais si je peux aider à ce que les enfants de Valtern grandissent en aimant vraiment la nature, en se sentant chez eux dehors, en apprenant la patience, l’observation et le respect dès leur plus jeune âge, alors je partirai tranquille. Parce que je saurai que j’ai transmis ce que nos ancêtres nous ont donné. »

Ce soir, en choisissant Marie-Jeanne Ouellet comme Miss Valtern, nous ne choisissons pas seulement une femme remarquable. Nous choisissons aussi de porter avec elle cette belle et grande idée : remettre les tout-petits au plus près de la nature, pour qu’ils grandissent en harmonie avec elle, pour qu’ils apprennent à l’aimer, à la protéger, et à vivre en paix avec elle.

Mister Valtern 2019 est et restera...

Alexandre Lévesque. Il vient tout juste d’avoir 18 ans et il habite dans les Hauts-plateaux, là-haut sur les montagnes du nord-ouest, là où le vent est parfois très fort et où les forêts paraissent sans fin.

Quand on regarde sa vidéo de candidature, on comprend tout de suite pourquoi le jury a été touché. Alexandre n’est pas du genre à en faire des tonnes. Il s’est présenté sans détour, avec une honnêteté assez rare pour son âge. Alexandre est un jeune homme transgenre. Il l’a dit clairement dans sa vidéo, sans tourner autour du pot, mais sans non plus en faire quelque chose de dramatique. Il a expliqué qu’il avait traversé un parcours parfois compliqué pour pouvoir vivre pleinement en accord avec lui-même, mais a souligné le soutien de sa famille dans les moments difficiles, mais aussi de la force qu’il en avait tirée. Il a dit que cette expérience l’avait rendu plus sensible à toutes les situations où quelqu’un se sent exclu ou obligé de se cacher. Et c’est justement pour ça, a-t-il ajouté, qu’il voulait s’engager : pour contribuer à faire de Valtern un pays où tout le monde peut vraiment être soi-même, sans avoir peur.

Il est né dans une famille tout à fait ordinaire. Son père travaille comme chirurgien, sa mère tient une petite épicerie. Depuis quelques années déjà, Alexandre s’implique dans la vie de son quartier et de sa région. Il fait partie d’un club écologique à l’école, il participe aux recensements Terre-Mer-Ciel quand il le peut, surtout pour suivre les oiseaux et les petits mammifères, et il aide régulièrement au potager collectif du quartier où ils distribuent une partie des légumes aux familles qui en ont besoin. Ce qui marque chez lui, c’est sa maturité. À 18 ans, il ne parle pas pour parler. Quand il s’exprime, on sent qu’il a vraiment réfléchi. Il n’est pas venu au concours pour se faire remarquer ou pour briller. Il est venu parce qu’il croit sincèrement que les jeunes ont aussi leur place dans l’engagement citoyen de notre république.

Quand son nom a été annoncé ce soir sur la Place du 17 Octobre, il y a eu d’abord un petit silence, puis les applaudissements sont montés, francs et chaleureux. Alexandre est monté sur scène un peu ému, mais il est resté droit. Il a salué la foule d’un geste simple, presque timide, et il a souri. On voyait bien qu’il comprenait la responsabilité qu’il allait devoir porter pendant toute une année, mais qu’il était prêt à la prendre. Alexandre Lévesque représente cette nouvelle génération de valterniens qui grandit avec nos valeurs tout en voulant les faire vivre à sa manière. Il a grandi avec la Doctrine de Protection Vitale, avec l’idée que l’écologie et la justice sociale vont forcément ensemble, et avec la conviction profonde que notre socialisme doit rester humain, ouvert et inclusif. À seulement 18 ans, il incarne à la fois la jeunesse, une certaine détermination tranquille, et cette volonté de continuer à bâtir un pays où chacun, peu importe son histoire personnelle, peut trouver sa place et apporter sa pierre à l’édifice collectif.

Maintenant que vous connaissez mieux Alexandre Lévesque, notre Mister Valtern 2019, il est temps de vous parler avec le cœur du projet qu’il a choisi de porter pendant toute son année de mandat. Parce que, vous le savez bien, ce concours n’a de sens que si celle ou celui qui est choisi apporte avec lui une idée concrète, quelque chose qui peut vraiment faire avancer notre pays.

Alexandre a décidé de s’attaquer à un sujet qui le touche profondément et qui, malheureusement, touche encore trop de jeunes partout dans le monde : la lutte contre le harcèlement sous toutes ses formes. Il a donné à son projet un nom simple et fort : « Ensemble, on se protège ». Dans sa vidéo de candidature, il en a parlé avec beaucoup de sincérité et sans détour. Il a expliqué qu’il avait vu, autour de lui à l’école, dans son quartier et même parfois sur les réseaux, des jeunes qui souffraient en silence. Des moqueries qui commencent doucement et qui finissent par devenir lourdes. Des messages blessants envoyés en privé. Des exclusions dans les groupes. Des humiliations qui laissent des traces profondes, parfois pendant des années. Il a dit que trop souvent, les victimes se sentent seules, honteuses, et qu’elles n’osent pas toujours en parler, même dans notre république qui met pourtant la solidarité et le respect au centre de tout. Alexandre ne veut pas seulement dénoncer le problème. Il veut agir de manière concrète et durable.

Son idée est de créer, dans chaque région, des « Cercles de parole et de protection ». Des espaces sécurisés, chaleureux et bienveillants, où les jeunes qui subissent du harcèlement, ou même ceux qui en sont témoins, peuvent venir parler librement, sans peur d’être jugés ou moqués à leur tour. Il imagine ces cercles installés un peu partout : dans les écoles, dans les maisons de quartier, dans les bibliothèques, et parfois même en pleine nature quand le temps le permet. Des lieux où on n’arrive pas pour accuser ou pour punir tout de suite, mais d’abord pour écouter, pour comprendre ce qui se passe, et surtout pour trouver ensemble des solutions. Alexandre répète souvent que le but n’est pas uniquement de sanctionner, mais de guérir, de prévenir, et de changer la culture dans laquelle on grandit. Un des piliers de son projet, c’est la formation de « Jeunes Ambassadeurs contre le harcèlement ». Il veut sélectionner et former plusieurs centaines de jeunes dans les 27 régions du pays. Ces ambassadeurs seraient ensuite présents dans leurs établissements et leurs communautés pour repérer les situations difficiles, écouter ceux qui en ont besoin, les accompagner vers les bonnes personnes, et surtout créer autour d’eux une atmosphère où le respect devient la règle et non pas l’exception. Il veut que ces ateliers ne soient pas des cours magistraux ennuyeux. Il veut des moments vrais, vivants, où les jeunes peuvent vraiment échanger sur ce qu’ils vivent. Des discussions sur le poids des mots, sur l’impact du harcèlement, sur ce que ça fait d’être du côté de celui qui subit, mais aussi sur ce que ça fait parfois d’être du côté de celui qui harcèle sans même s’en rendre compte. Il insiste beaucoup pour que ces ateliers soient animés en grande partie par des jeunes pour des jeunes, parce qu’il sait que le message passe souvent mieux quand il vient de quelqu’un du même âge. Alexandre a aussi beaucoup réfléchi à la dimension numérique, qui est devenue très importante aujourd’hui. Il propose la création d’une plateforme simple, sécurisée et accessible, gérée principalement par des jeunes et supervisée par des professionnels. Sur cette plateforme, on pourrait signaler anonymement une situation de harcèlement, poser des questions, trouver des ressources, ou simplement être écouté à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Il veut que cette plateforme soit disponible même dans les régions les plus reculées, pour que personne ne se sente isolé.

Alexandre est conscient que changer les mentalités prend du temps. Il ne promet pas de miracle en un an. Mais il est convaincu que si Miss Valtern et Mister Valtern portent ce sujet ensemble, avec l’appui des institutions, des écoles, des familles et surtout des jeunes eux-mêmes, on peut faire bouger les choses de façon réelle et durable. Dans sa vidéo, il a terminé en disant ces mots qui ont particulièrement marqué le jury : « Je ne veux pas que dans quelques années, on continue à dire “c’est normal, les jeunes sont durs entre eux”. Je veux qu’on puisse dire que Valtern a décidé de ne plus accepter ça. Que chez nous, quand quelqu’un souffre, on ne regarde pas ailleurs. On tend la main. On écoute. On protège. On agit vraiment. » Ce projet « Ensemble, on se protège » est à la fois ambitieux et profondément humain. Il touche au cœur même de ce que nous défendons dans notre République Démocratique Socialiste : la solidarité réelle, la protection des plus vulnérables, la justice sociale vécue au quotidien, et cette conviction forte que nous sommes tous responsables les uns des autres.

Ce soir, en choisissant Alexandre Lévesque comme Mister Valtern, Valtern envoie un message clair : nous croyons en notre jeunesse. Nous lui faisons confiance pour porter des combats importants. Nous refusons de laisser le harcèlement continuer à faire des ravages en silence dans nos écoles, dans nos villages et sur nos écrans.

Mesdames et Messieurs, Miss et Mister Valtern 2019 sont et resteront Marie-Jeanne Ouellet et Alexandre Lévesque.
2670
GROUPE DE PRESSE « ON GERE »
- Toute excuse est une raison

Festival des Anges : les œuvres primées du cinéma national au cœur de la rencontre internationale

La République Démocratique Socialiste de Valtern s’apprête à faire connaître, dans le cadre du Festival des Anges, une sélection rigoureuse et représentative de sa culture cinématographique. Toutes les œuvres présentées ont été distinguées lors du Festival du cinéma national, manifestation annuelle qui constitue le principal creuset de la création valternienne. Cette mise en lumière n’est pas fortuite : elle reflète la volonté collective de faire rayonner, au-delà des frontières, une production qui incarne la philosophie valternienne. Le Festival des Anges devient ainsi le prolongement naturel du travail accompli lors du Festival du cinéma national. Là où ce dernier récompense la création sur le territoire, le Festival des Anges la projette dans un dialogue international, tout en maintenant fermement l’ancrage dans les valeurs qui nous définissent. Chaque œuvre sélectionnée a traversé le filtre exigeant des jurys composés de professionnels, de citoyens tirés au sort et de représentants des conseils de travailleurs du secteur culturel. Cette gouvernance partagée garantit que le cinéma valternien reste un bien commun, jamais réduit à un produit marchand ni à une propagande univoque.

Cette édition du Festival des Anges sera marquée par la présence d’une délégation représentative de la vitalité culturelle et médiatique du pays. Le groupe de presse national « On gère », pilier de l’information publique et indépendante, enverra une délégation de huit journalistes et critiques spécialisés. Elias Karlsen, candidat au Jury Officiel du Festival des Anges, sera également présent. Le Ministre de la Culture, Laurent Moreau, conduira officiellement la délégation. Sa présence témoigne de l’importance stratégique accordée par la République à la diplomatie culturelle. Seront également présents plusieurs professionnels du cinéma dont les parcours incarnent la diversité des talents valterniens, ainsi que les réalisateurs et délégations des studios de production. Cette présence collective (presse, critique, ministre, créateurs) n’est pas une simple délégation protocolaire. Elle incarne la manière valternienne de porter sa culture : ensemble, sans hiérarchie rigide, dans une superposition de compétences et de sensibilités qui renforce l’ensemble sans effacer les individualités.

Le Festival des Anges devient ainsi bien plus qu’une simple vitrine. Il est le lieu où Valtern affirme que sa culture n’est pas un ornement mais une composante essentielle de son identité politique. Les œuvres primées au Festival du cinéma national ne viennent pas conquérir une place dans le paysage international ; elles viennent proposer, avec humilité et assurance, une autre manière de filmer le monde. Car chez nous, le cinéma ne s’arrête pas à la projection : il commence vraiment lorsqu’il devient matière à penser ensemble, à superposer nos regards, à enrichir notre compréhension commune de ce que signifie être valternien aujourd’hui.
Haut de page