20/05/2019
21:49:12
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🎊 RĂ©cit de festivals

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930
Quel plaisir de t’avoir sur la page du
Recencement des festivals
de la République de Valtern

À Valtern, la fĂȘte n’est pas un luxe, ni une rĂ©compense : c’est une nĂ©cessitĂ©
vitale, un réflexe aussi naturel que respirer.

Ces revues ne sont pas une simple liste d’évĂ©nements, ici, tu trouveras des fragments
de vie. Ces chroniques sont ouvertes, vivantes, en perpĂ©tuelle Ă©criture. Elles s’enrichissent
chaque année, au fil des pas, des chants et des rencontres. Elles appartiennent à tous ceux
qui, un jour, ont dansĂ© Ă  l'occasion d'une fĂȘte valternienne, ou qui rĂȘvent de le faire un jour.

Les revues déjà accessibles en ligne :


code festival[indent=10%][indent-right=10%][center][size=2][color=#FFFFFF][b]REVUE DU JOUR - ÉDITION SPÉCIALE FESTIVAL & ACTUALITÉ VALTERNIENNE[/b][/color][/size][/center]
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[size=1.5][color=#FFFFFF][b]đŸŽ€ Focus musique : [/b][/color][/size]
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[size=1.5][color=#FFFFFF][b]⭐ Question accrocheuse du jour : [/b][/color][/size]
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[size=1.5][color=#FFFFFF][b]🧠 Zoom politique : [/b][/color][/size]
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[size=1.5][color=#FFFFFF][b]đŸ‘€ Les citoyens ont parlĂ© : [/b][/color][/size]
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[justify]Et maintenant, passons au cƓur de l’actualitĂ© : [/justify]

[center][size=2][color=#FFFFFF][b]***[/b][/color][/size][/center]
[center][size=1.8][b]Agence valternienne *** (AVIE)[/b][/size][/center]
[center][size=1.3]République de Valtern - ***[/size][/center]
[center][size=1.2]*** au *** : [/size][/center]

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[size=1.6][color=#FFFFFF][b]***[/b][/color][/size]
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[size=1.6][color=#FFFFFF][b]Bilan global[/b][/color][/size]
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[center][size=1.4][i]Fin du rapport[/i][/size][/center]
[center][size=1.3]Correspondant spécial - Agence Valternienne ***[/size][/center][/indent-right][/indent
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REVUE DU JOUR - ÉDITION SPÉCIALE FESTIVAL & ACTUALITÉ VALTERNIENNE
En avant les harengs !

đŸŽ€ Focus musique : les United, le girls band qui unit contre les discriminations
Au centre de l’actualitĂ© musicale depuis plusieurs semaines, un nouveau groupe haut en couleur Ă©merge sur la scĂšne valternienne. Celles qui se font appeler les “United” ne cessent de faire parler d’elles. Avec une identitĂ© affirmĂ©e, des sonoritĂ©s pop mĂȘlĂ©es d’influences urbaines et Ă©lectro, et une Ă©nergie exemplaire, Mary, Isabella et Charlotte s’imposent comme l’une des rĂ©vĂ©lations de l’annĂ©e. ProfondĂ©ment engagĂ©es dans la lutte contre toutes les formes de discriminations, elles portent un message puissant : celui de l’unitĂ©, de la confiance en soi et de la libertĂ© d’ĂȘtre. Elles comptent dĂ©jĂ  Ă  leur actif un premier single, “Dans mon monde”, avec plus d’un million d’écoutes, et un deuxiĂšme tout juste sorti, “Pour toi”, qui dĂ©passe dĂ©jĂ  les quatre-cent mille Ă©coutes. Mais au-delĂ  des chiffres, c’est leur discours assumĂ©, en phase avec son Ă©poque, qui sĂ©duit et pourrait bien les installer durablement dans le paysage musical actuel.
N’attendez plus : “Dans mon monde” et “Pour toi” n’attendent que vous !
⭐ Question accrocheuse du jour : comment créer un potager sur toit quand on vit en ville ?
CrĂ©er un potager sur le toit, en ville, c’est possible ! Oui oui, vous avez bien entendu, mĂȘme en pleine capitale.Depuis bien des annĂ©es, nous oeuvrons pour que nos villes soient vertes et Ă©cologiques : panneaux solaires, jardins ouverts, espaces verts en tout genre. Malheureusement, les conditions mĂ©tĂ©orologiques ne permettent pas Ă  tout le monde d’avoir un toit plat, rendant ainsi plus compliquĂ© l’adoption d’un jardin sur toit. Mais n’ayez crainte, il vous est dĂ©sormais aussi possible de monter au monde vos belles plantations.
Vous avez un toit plat ? Pas de soucis, l’installation de votre potager ne vous coĂ»tera pas cher et sera facilement rĂ©alisable. Installez des gardes-corps et une Ă©chelle, placez vos jardiniĂšre suffisamment loins de celles-ci, les brises-vents et les haies vĂ©gĂ©tales sont conseillĂ©s pour protĂ©ger vos plantations des fortes rafales de vent que nos automnes peuvent connaĂźtre, et pensez Ă  l’arrivĂ©e d’eau. 

Amis au toit en pointe, nous ne vous oublions pas ! À Valtern, l’impossible devient possible. Plus coĂ»teux cependant, l’installation d’un potager n’est pas impossible, et mĂȘme fortement recommandĂ©e. Faites appel Ă  nos entreprises spĂ©cialisĂ©es, celles-ci vous proposerons un plan architectural pour l’amĂ©nagement de votre toit pointu en un potager idĂ©al. Vous ne voyez toujours pas comment cela est possible ? Laissez moi vous expliquer. Tout d’abord, une porte-fenĂȘtre de toit sera installĂ©e, les tuiles seront ĂŽtĂ©es et remises en mĂȘme temps que les jardiniĂšres, crĂ©es sur mesure, seront placĂ©es. Dans un second temps, un dispositif semblable Ă  celui de l’escalade sera utilisĂ©, vous permettant de vous dĂ©placer sur l’entiĂ©retĂ© de votre toit en toute sĂ©curité ; grĂące Ă  ce mĂ©canisme d’exception, vous pourrez monter et descendre sans problĂšme. À l’image des toit plat, des brises-vents ou des serres seront recommandĂ©s. 

Si vous ĂȘtes en location, renseignez-vous d’amont auprĂšs de votre propriĂ©taire afin d’obtenir son accord et une partie de sa finance. Assurez-vous de l’étenchĂ©itĂ© et de la force de votre toit afin qu’il n’y ai pas de dangers. 

🧠 Zoom politique : rupture au sein du parti maütre de la droite valternienne “Nation”
Coup de théùtre ce matin au sein du principal parti de la droite valternienne, “Nation”. Vous n’ĂȘtes pas sans savoir la relation amoureuse qui unissait la prĂ©sidente du parti Ă  son plus fidĂšle alliĂ© et second. Lors d’une rĂ©union ordinaire, le mari de la prĂ©sidente a fait irruption et l’a embrassĂ©e langoureusement devant tout le monde. Son second n’a pas attendu d’explications : Ă  l’instant mĂȘme, il a proclamĂ© la crĂ©ation de son propre parti et quittĂ© la salle sous les regards stupĂ©faits.
Affaire à suivre de trùs prùs

đŸ‘€ Les citoyens ont parlĂ© : l’écologie, ça dĂ©monte !
Cette semaine encore, nos bĂ©nĂ©voles ont sillonnĂ© les rues de la capitale pour interroger les habitants sur leurs gestes Ă©colos au quotidien. Voici quelques rĂ©ponses spontanĂ©es :Journaliste : Bonjour ! Est-ce que vous faites attention Ă  votre impact environnemental au quotidien ?Passante 1 : Oui, beaucoup. Je me dĂ©place quasiment uniquement Ă  vĂ©lo ou en transports en commun, je trie mes dĂ©chets et j’achĂšte surtout en vrac. Dans ma famille, c’est devenu presque une coutume.Journaliste : Et vous monsieur, l’écologie, c’est important pour vous ?Passant 2 : Bien sĂ»r. J’ai installĂ© des panneaux solaires chez moi, on a rĂ©duit notre consommation d’énergie, et on mange moins de viande. Je pense que chacun doit faire sa part si on souhaite que les choses restent ainsi.Journaliste : Et au niveau de votre consommation ?Passante 3 : J’essaie d’acheter local et de saison, mĂȘme si parfois c’est compliquĂ©. C’est bon pour l’environnement, et pour les producteurs aussi.Journaliste : Bonjour, est-ce que vous avez certaines habitudes pour l’écologie ?Passant 4 : HonnĂȘtement
 pas vraiment. Je sais que c’est important, mais entre le travail et la vie quotidienne, je n’y pense pas trop. Je fais le tri quand j’y pense, mais sans plus.Journaliste : Merci pour votre sincĂ©ritĂ©. Un dernier mot pour conclure ?Passante 5 : Je trouve que notre pays est vraiment en avance sur ces questions. MĂȘme si tout le monde n’agit pas encore, la prise de conscience est lĂ , et ça donne de l’espoir.
Et maintenant, passons au cƓur de l’actualitĂ© : la centiĂšme Ă©dition de la campagne Terre-Mer-Ciel bat son plein ! Trois jours de festival sur la Place du 17 Octobre et Ă  la BibliothĂšque Nationale, avec marchĂ© naturel, concerts engagĂ©s, ateliers participatifs, danses des Ă©coles, after et immersion historique sur 99 ans de recensement.
Un moment fort pour célébrer notre engagement écologique collectif, notre histoire partagée et notre avenir vert. Rapport détaillé à venir trÚs prochainement.
Festival du centiĂšme recensement Terre-Mer-Ciel
Agence valternienne d’Information Écologique (AVIE)
République de Valtern - Place du 17 Octobre et BibliothÚque nationale de Rivemaude
Vendredi au dimanche : centiÚme édition de la campagne Terre-Mer-Ciel


L’évĂ©nement s’est dĂ©roulĂ© selon le programme officiel. Les observations portent sur l’organisation, les contenus artistiques, les stands, les prestations musicales, les discours, les repas proposĂ©s, les interactions du public et le respect des principes Ă©cologiques. Aucune dĂ©viation n’a Ă©tĂ© relevĂ©e.
Jour 1 - Vendredi : Ouverture festive dÚs 14h30
À 14h30, l’ouverture du grand marchĂ© a eu lieu sur la Place du 17 Octobre. Les stands prĂ©sentaient une variĂ©tĂ© d’articles issus de matiĂšres naturelles et de savoirs traditionnels transmis par les peuples du pays. Nous avons pu relever plusieurs types de vĂȘtements en laine filĂ©e, fibres vĂ©gĂ©tales tressĂ©es, coton rĂ©gĂ©nĂ©ratif, des tuniques brodĂ©es de motifs naturel, des Ă©charpes en poils de bĂȘtes et des chapeaux tressĂ©s Ă  la main. Mais Ă©galement des semis de lĂ©gumes rĂ©sistants au climat nordique, des herbes mĂ©dicinales sĂ©chĂ©es selon les mĂ©thodes anciennes, des jeunes arbres fruitiers greffĂ©s. Plus artistique maintenant, des pigments naturels extraits de terres colorĂ©es, des baies Ă©crasĂ©es ou minĂ©raux broyĂ©s, des pinceaux en poils naturels ou fibres vĂ©gĂ©tales, des sculptures en bois recyclĂ©, des paniers tressĂ©s, des bijoux en os ou coquillages polis ou encore des savons artisanaux Ă  base d’huiles vĂ©gĂ©tales locales. L’entrĂ©e Ă©tait libre. Les visiteurs circulaient librement entre les Ă©tals, posaient des questions sur les techniques de fabrication et l’origine des matĂ©riaux. L’ambiance Ă©tait calme et curieuse, avec de nombreux Ă©changes entre artisans et acheteurs. Pour les plus jeunes, des ateliers de crĂ©ation Ă©taient proposĂ©s sur certains stands.
À 18h00, la restauration locale et de saison a pris le relais. Les plats mettaient en valeur les produits du territoire : filets de poisson fumĂ© pĂȘchĂ©s durablement, saumon grillĂ© avec herbes sauvages, lĂ©gumes racines rĂŽtis issus des cultures rĂ©gĂ©nĂ©ratrices, viandes sĂ©chĂ©es ou braisĂ©es provenant des troupeaux Ă©levĂ©s en libertĂ©, pains au levain cuit au feu de bois et sauces Ă  base de baies locales. Les portions Ă©taient servies dans des contenants compostables ou rĂ©utilisables, Ă  prix bas entre 5 et 10 Valtar selon le choix. Les files se formaient de maniĂšre ordonnĂ©e ; la consommation se faisait sur place, debout ou assis sur les bancs installĂ©s, sans gĂ©nĂ©ration visible de dĂ©chets. Le respect de l’environnement Ă©tait au centre de la festivitĂ©.
À 20h00, le concert « Les Racines de Bois » a commencĂ©. Le groupe, composĂ© de cinq musiciens, utilisait exclusivement des instruments fabriquĂ©s artisanalement en bois local. Leur rĂ©pertoire mĂȘlait des mĂ©lodies lentes inspirĂ©es des rituels anciennes, des rythmes percussifs Ă©voquant les danses rythmĂ©es des gardiens ancestraux des Hauts-Plateaux et des harmonies vocales Ă  plusieurs voix cĂ©lĂ©brant l’union des peuples. À 21h30, le concert « Échos des Collines » a pris le relais sans interruption. Ce duo acoustique proposait des chansons engagĂ©es sur la prĂ©servation de la nature et l’environnement, accompagnĂ©es Ă  la guitare en bois sculptĂ© et Ă  l’harmonica fabriquĂ© Ă  partir de roseaux locaux. Les textes parlaient de cycles naturels, de respect des riviĂšres et de la mĂ©moire des anciens. Quelques spectateurs chantaient doucement les refrains connus, crĂ©ant une atmosphĂšre intime malgrĂ© la foule.
Jour 2 - Samedi : immersion et célébration collective dÚs 10h
À 10h00, l’ouverture officielle a eu lieu avec un discours prononcĂ© par un reprĂ©sentant du MinistĂšre de l’Environnement et de l’Écologie. Le discours, d’une durĂ©e d’environ douze minutes, a rappelĂ© l’histoire commune du pays :

« Citoyennes, citoyens,

Nous nous retrouvons aujourd’hui sur la Place du 17 Octobre pour cĂ©lĂ©brer ensemble la centiĂšme Ă©dition de notre campagne de recensement Terre-Mer-Ciel. Cent annĂ©es de travail discret et collectif : des relevĂ©s quotidiens, des observations partagĂ©es, des cartes enrichies annĂ©e aprĂšs annĂ©e par des milliers de mains. Chaque participant, chaque observateur, a contribuĂ© Ă  mieux comprendre et Ă  mieux prĂ©server cette terre qui nous abrite. Avant de nous laisser emporter par ces trois jours de musique, d’ateliers, d’expositions et de retrouvailles, il est important de se remĂ©morer le parcours qui nous a conduits jusqu’ici. Notre attachement Ă  la nature n’est pas une dĂ©cision rĂ©cente : il naĂźt d’une histoire longue, marquĂ©e par des Ă©preuves, des ruptures, des retrouvailles et une solidaritĂ© construite pas Ă  pas.

À ses dĂ©buts, la cĂŽte de Valtern n’était qu’une ligne sauvage, exposĂ©e aux vents constants. Des falaises ornĂ©es de conifĂšres descendaient vers une mer d’un bleu profond, enveloppĂ©e de brumes salines. C’est en 1712 que commence vĂ©ritablement l’histoire de ce que nous appelons aujourd’hui la RĂ©publique DĂ©mocratique Socialiste de Valtern.

Les premiers navires venus du « Vieux pays » ne formaient pas une simple expĂ©dition, mais une suite d’arrivĂ©es dispersĂ©es, entre dĂ©sir de dĂ©couverte et lutte pour la survie. Les colons accostĂšrent avec l’enthousiasme de ceux qui croient poser le pied sur une terre vierge. Ils installĂšrent de petits campements sur des bandes de sable ; peu nombreux, fatiguĂ©s par la traversĂ©e, ils Ă©taient portĂ©s par un mĂ©lange d’espoir et de dĂ©termination, imaginant des richesses infinies et une existence libĂ©rĂ©e des privations du passĂ©. Ils ne savaient pas encore que cette terre avait dĂ©jĂ  ses gardiens depuis des millĂ©naires : les peuples autochtones. Les premiers Ă©changes furent rĂ©servĂ©s mais relativement apaisĂ©s : troc de fourrures, d’outils, de provisions, gestes prudents entre deux univers qui s’observaient. Pourtant, dĂšs que les colons commencĂšrent Ă  Ă©tendre leurs installations, Ă  abattre des arbres, Ă  Ă©riger des palissades et Ă  revendiquer les terrains de chasse, l’harmonie fragile se brisa. Les tensions naissantes explosĂšrent durant l’hiver 1738, lorsque des colons pĂ©nĂ©trĂšrent trop profondĂ©ment dans des territoires sacrĂ©s. S’ouvrit alors un siĂšcle de confrontations violentes : escarmouches, raids nocturnes, reprĂ©sailles sanglantes, villages incendiĂ©s, campements effacĂ©s par le feu. Les colons renforcĂšrent leurs dĂ©fenses, passant de simples palissades Ă  de solides bastions de bois hĂ©rissĂ©s de meurtriĂšres. MalgrĂ© leur parfaite connaissance du terrain, les nations autochtones furent progressivement submergĂ©es par l’afflux constant de nouveaux arrivants et par les maladies venues d’ailleurs, qui firent plus de victimes que les combats eux-mĂȘmes. Le paroxysme arriva en 1780 avec la Bataille des Pins Noirs : une semaine entiĂšre de combats acharnĂ©s, de hurlements et de deuils, oĂč les autochtones, unis pour la premiĂšre fois sous une mĂȘme banniĂšre, livrĂšrent leur rĂ©sistance la plus intense. Les colons subirent de lourdes pertes, mais les renforts venus par mer firent pencher la balance.

Au dĂ©but du XIXe siĂšcle, les affrontements s’espacĂšrent, non par une paix vĂ©ritable, mais par un Ă©puisement partagĂ©. Les colons avaient imposĂ© leur contrĂŽle sur le territoire, tandis que les nations autochtones, trĂšs affaiblies, se repliĂšrent vers les zones intĂ©rieures et montagneuses. La cĂŽte devint la « porte d’entrĂ©e » officielle du pays, un littoral modelĂ© par le commerce mais construit sur des blessures encore fraĂźches. Vers 1815, une lettre isolĂ©e apporta la nouvelle : le pays d’origine des colons avait Ă©tĂ© ravagĂ© par une guerre dĂ©vastatrice, ses villes rĂ©duites en cendres, ses habitants dispersĂ©s. Pour les colons de Valtern, il n’y avait plus de retour possible. Ils Ă©taient devenus, d’un coup, les gardiens dĂ©finitifs de cette terre nouvelle. Au printemps 1821, les chefs autochtones descendirent des forĂȘts. Les anciens colons, venus du rivage dans leurs manteaux rĂąpĂ©s par les hivers, les rejoignirent au bord d’une riviĂšre claire. Le Pacte de non-agression fut consignĂ© sur une peau de bison : fin dĂ©finitive des hostilitĂ©s, partage Ă©quitable des terres, entraide mutuelle en cas de disette ou de catastrophe, et dĂ©cision commune sur l’avenir de Valtern. Les premiĂšres annĂ©es restĂšrent fragiles, la confiance Ă  reconstruire. Dans les annĂ©es 1830, alors que la paix timide prenait racine, un troisiĂšme peuple fut dĂ©couvert : les guerriers des hauts-plateaux du nord-ouest, groupe montagnard austĂšre, vivant de bĂ©tail, de chasse et de rites anciens. Ils acceptĂšrent finalement de s’associer au projet commun. Le 17 octobre, au croisement d’un grand lac et de collines verdoyantes, les trois peuples fondĂšrent Dawnshore la PremiĂšre : une citĂ© sans hiĂ©rarchie, sans souverain, oĂč chaque famille, chaque groupe, chaque culture vivait librement sous le principe d’entraide absolue. Celle-ci mĂȘme qui devenu, plus tard, notre douce capitale, Rivemaude. En 1853, la Grande FiĂšvre frappa sans distinction. Plus de la moitiĂ© de la population disparut. Dawnshore la PremiĂšre devint une ville silencieuse, hantĂ©e par les survivants qui enterraient les leurs. Sur ces ruines, les rescapĂ©s dĂ©cidĂšrent de repartir, mais cette fois en cherchant un sens plus grand. Ils se tournĂšrent vers les livres de priĂšres apportĂ©s par les colons. En 1881, Valtern devint une rĂ©publique chrĂ©tienne fondĂ©e sur la solidaritĂ©, la justice, le pardon, la reconstruction morale et la fraternitĂ© entre les peuples.

Entre 1900 et 2000, une longue famine marqua les mĂ©moires : rĂ©coltes perdues une annĂ©e sur deux, tempĂȘtes dĂ©vastatrices, troupeaux qui diminuaient. Au milieu de cette vulnĂ©rabilitĂ©, le Sud rĂ©vĂ©la les Cow Boys. AprĂšs des escarmouches puis un affrontement dĂ©cisif prĂšs d’un canyon, les trois peuples l’emportĂšrent. Le PrĂ©sident de la RĂ©publique chrĂ©tienne, homme paisible plus proche du berger que du combattant, choisit le dialogue : il posa son arme et proposa de construire ensemble. De cette rencontre naquit la RĂ©publique socialiste. Les dĂ©cennies suivantes furent marquĂ©es par la pauvretĂ©, mais aussi par un essor dĂ©mographique et une fusion des savoirs : expertise du bĂ©tail et des chevaux, discipline des guerriers, savoirs agricoles et rituels de respect de la nature, compĂ©tences administratives et artisanales. Une culture solide Ă©mergea, oĂč la collectivitĂ© primait sur l’individu.

Au tournant des annĂ©es 2000, la RĂ©publique affirma pleinement son caractĂšre dĂ©mocratique et socialiste. Les citoyens, issus de peuples autrefois sĂ©parĂ©s, se reconnurent simplement comme citoyens de Valtern. Une conviction s’imposa : la nature n’est pas un simple cadre, elle est notre socle. Le virage Ă©cologique s’amorça : rĂ©serves vastes, sanctuaires marins, nationalisation encadrĂ©e des mines, meilleure gestion des feux. Entre 2005 et 2015, les filiĂšres Ă©cologiques gagnĂšrent en importance. En 2015, la Doctrine de Protection Vitale fut inscrite dans la Constitution : dĂ©fendre les ressources naturelles devint un devoir d’État aussi fondamental que l’éducation ou la santĂ©.

C’est cette histoire que nous honorons aujourd’hui. Le recensement Terre-Mer-Ciel n’est pas qu’une sĂ©rie de chiffres : c’est notre façon collective d’écouter la terre, de respecter nos ancĂȘtres et de prĂ©parer un avenir oĂč la survie passe par la protection mutuelle. Que ces trois jours soient un hommage Ă  notre unitĂ©, Ă  notre mĂ©moire et Ă  notre dĂ©termination. Que la musique, les danses, les plantations et les Ă©changes nous rappellent que Valtern est avant tout un pacte vivant entre ses peuples et sa nature.

Parole de Valternien : ensemble, nous protégeons ce qui nous unit.

Vive la République Démocratique Socialiste de Valtern !
Merci. »

À 10h30, les ateliers participatifs ont dĂ©butĂ© (gratuits) :des dĂ©monstrations de fumigation d’herbes sacrĂ©es et d’offrandes symboliques ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©es, des assemblage de structures en bois sans clous mĂ©talliques ont Ă©tĂ© enseignĂ©s et des explications sur les Ă©volutions de la biodiversitĂ© ont Ă©tĂ© apportĂ©es.

À 12h00, la restauration sur place Ă  prix libre a proposĂ© des plats similaires : soupes aux lĂ©gumes, galettes de cĂ©rĂ©ales locales farcies de poisson ou de viande, salades de baies et herbes, le tout servis dans des bols rĂ©utilisables. Les contributions volontaires variaient selon les moyens de chacun, mais chaque repas a rapportĂ© de l’argent.
À 14h00, les spectacles de danses et chants par les Ă©coles du pays ont commencĂ©. Des groupes d’enfants et d’adolescents issus des diffĂ©rentes rĂ©gions ont prĂ©sentĂ© des danses aux pas rythmĂ©s par des chants anciens. ParallĂšlement, des ateliers de plantation (les participants plantaient des arbustes ou fleurs dans des pots fournis) et des expositions d’Ɠuvres naturelles sauvegardĂ©es (plantes rares, Ă©corces gravĂ©es, minĂ©raux, coquillages) ont Ă©tĂ© organisĂ©.
À 18h30, le dĂźner festif a dĂ©butĂ© avec une entrĂ©e fixe Ă  5 Valtar additionnĂ©e au prix du repas choisi : ragoĂ»t de gibier, poisson grillĂ©, plats vĂ©gĂ©tariens de lĂ©gumes et cĂ©rĂ©ales, dans une ambiance festive, animĂ©e par des orchestres et groupe de danseurs.
À 20h00, le grand concert « Voix Unies » a rĂ©uni des chanteurs reprĂ©sentant les quatre peuples, avec des danses synchronisĂ©es exĂ©cutĂ©es par les Ă©lĂšves de l’école de Rivemaude. À 22h30, l’After « Nuit des Collines » s’est tenu dans un champ des collines verdoyantes. Un grand feu de camp central a servi de point de rassemblement, entourĂ© de cercles de participants assis sur des couvertures. La musique acoustique proposait des reprises et improvisations autour du feu, avec guitares, flĂ»tes et percussions. La garantie zĂ©ro dĂ©chet a Ă©tĂ© maintenue grĂące Ă  des points de collecte et des consignes rappelĂ©es rĂ©guliĂšrement.
Jour 3 – Dimanche : clîture à la Bibliothùque Nationale dùs 10h
À 10h00, le concert d’ouverture « MĂ©moire des Vents » a eu lieu dans la grande salle. Le groupe proposait des piĂšces instrumentales et vocales avec des arrangements pour cordes en bois et vents naturels.
À 12h00, la pause restauration lĂ©gĂšre offrait des options Ă  prix bas entre 5 et 10 Valtar : sandwiches aux lĂ©gumes frais, fruits secs locaux, infusions d’herbes.
À 13h30, l’immersion « 99 ans de recensement » a ouvert ses portes. Le parcours principal libre incluait la projections d’archives montrant les cartes historiques du recensement depuis ses dĂ©buts, un arrĂȘt Ă  la stations audio diffusant des tĂ©moignages enregistrĂ©s d’anciens recenseurs racontant leurs expĂ©ditions en forĂȘt ou en mer, l’exposition interactive avec Ă©crans tactiles prĂ©sentant l’évolution des populations d’espĂšces protĂ©gĂ©es (oiseaux migrateurs, mammifĂšres des plateaux, plantes cĂŽtiĂšres) et des sons d’ambiance immersifs reproduisant les cris d’oiseaux, le bruit des vagues contre les falaises et le vent dans les conifĂšres.
À 19h30, le concert de clĂŽture a prĂ©cĂ©dĂ© le discours final du MinistĂšre. Le discours, d’environ quinze minutes, a annoncĂ© les premiĂšres Ă©tapes concrĂštes du 100e recensement :

« Citoyennes, citoyens,

Nous voici au terme de ces trois jours intenses, riches en Ă©motions, en musique, en partages et en souvenirs. Le Festival du centiĂšme recensement Terre-Mer-Ciel touche Ă  sa fin, mais ce qu’il a rĂ©veillĂ© en nous ne s’éteindra pas avec la derniĂšre note du concert de clĂŽture. Ce centiĂšme recensement n’est pas seulement un jalon dans notre histoire : c’est le point de dĂ©part d’une nouvelle phase de notre engagement collectif. Aujourd’hui, au nom du MinistĂšre de l’environnement et de l’écologie, je suis fier d’annoncer les premiĂšres Ă©tapes qui dĂ©buteront prochainement :
  • le dĂ©ploiement renforcĂ© d’équipes sur le terrain, particuliĂšrement dans les zones reculĂ©es, pour que aucune parcelle de notre biodiversitĂ© ne reste dans l’ombre,
  • l’intĂ©gration progressive de nouvelles technologies de suivi non invasif : capteurs solaires, drones Ă  faible impact, applications citoyennes de signalement, tout cela au service d’une observation plus prĂ©cise sans perturber les Ă©quilibres naturels,
  • les partenariats renforcĂ©s avec les Ă©coles de tout le pays, pour former dĂšs maintenant la prochaine gĂ©nĂ©ration : des modules d’initiation dĂšs le plus jeune Ăąge, des stages terrain pour les plus grands et les Ă©tudiants, afin que le recensement Terre-Mer-Ciel devienne une tradition vivante transmise de main en main.
  • enfin, l’extension ciblĂ©e de nos rĂ©serves existantes en nous appuyant sur les donnĂ©es prĂ©cises collectĂ©es ces derniers mois et celles qui continueront d’affluer dans les semaines Ă  venir.
Ces mesures ne sont pas des promesses lointaines : elles sont dĂ©jĂ  en cours de planification et de financement. Elles traduisent notre volontĂ© de passer de la cĂ©lĂ©bration Ă  l’action, de la mĂ©moire Ă  la protection active.

Avant de nous sĂ©parer, je tiens Ă  adresser mes plus sincĂšres remerciements Ă  chacun d’entre vous. Merci aux artistes qui ont fait vibrer cette place, aux producteurs locaux, aux Ă©coles qui ont ouvert leurs stands, partagĂ© leurs savoirs et nourri nos corps et nos esprits avec des produits issus de notre terre, aux bĂ©nĂ©voles, aux recenseurs de longue date, aux familles venues avec leurs enfants, aux Ă©tudiants qui ont plantĂ©, Ă©coutĂ©, observĂ© et posĂ© des questions. Merci Ă  tous ceux qui ont fait le chemin jusqu’ici, qui ont dansĂ© autour du feu dans les collines verdoyantes, qui ont marchĂ© dans les allĂ©es de la BibliothĂšque Nationale pour revivre 99 annĂ©es d’histoire Ă©cologique. Votre prĂ©sence, votre enthousiasme, votre attention ont transformĂ© ce festival en un moment vivant de notre identitĂ© collective.

Mais surtout : merci de continuer, au-delĂ  de ces trois jours. Continuez Ă  observer, Ă  noter, Ă  signaler, Ă  protĂ©ger. Continuez Ă  transmettre aux plus jeunes le respect des cycles naturels que nous ont lĂ©guĂ© nos ancĂȘtres. Continuez Ă  faire vivre la Doctrine de Protection Vitale dans chaque geste quotidien.

Car Valtern n’est pas seulement un pays : c’est un pacte renouvelĂ© chaque jour entre nous et la nature qui nous entoure.

Vive la République Démocratique Socialiste de Valtern !
Merci à vous tous. »

Le concert de clÎture a repris des thÚmes des jours précédents, concluant la soirée à 21h00.

Bilan global
Le festival a vu une participation soutenue et ordonnĂ©e, avec un respect constant des principes Ă©cologiques et une mise en valeur fidĂšle des Ă©lĂ©ments du programme : stands riches en produits traditionnels et naturels, repas locaux variĂ©s et accessibles, prestations musicales authentiques et engagĂ©es, discours historiques et prospectifs, activitĂ©s participatives inclusives. L’évĂ©nement a pleinement rempli son rĂŽle de cĂ©lĂ©bration et de sensibilisation autour du recensement Terre-Mer-Ciel.
Fin du rapport
Correspondant spĂ©cial - Agence Valternienne d’information Ă©cologique
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REVUE DU JOUR - ÉDITION SPÉCIALE FESTIVAL & ACTUALITÉ VALTERNIENNE
La fĂȘte c’est nous !

đŸŽ€ DJ Barkhwin, l’arrivĂ©e prĂ©maturĂ© d’une star.
Hier soir, tout le monde parlait de lui avant mĂȘme qu’il n’arrive. DJ Barkhwin Ă©tait prĂ©vu pour clĂŽturer la soirĂ©e de l’une des plus cĂ©lĂšbre boĂźte de nuit de Valtern. Mais il est arrivĂ© bien plus tĂŽt que prĂ©vu, vers minuit trente, alors que son collĂšgue venait de s’installer. Il est descendu d’une voiture banalisĂ©e, capuche sur la tĂȘte, sac Ă  dos sur l’épaule. En moins de dix minutes, la nouvelle avait dĂ©jĂ  fait le tour du Soleil. Les gens se sont mis Ă  crier son nom, certains couraient pour aller le voir de plus prĂšs. Barkhwin a juste souri, a serrĂ© quelques mains, a fait une petite accolade Ă  des amis qu’il a reconnus dans la foule, puis il est montĂ© directement sur scĂšne sans passer par la loge, remplaçant Ă  la hĂąte son prĂ©dĂ©cesseur. Pas de show, pas d’entrĂ©e en fanfare, pas d’annonce ampoulĂ©e. Il a juste branchĂ© son matos, a lancĂ© un « Salut Rivemaude » bien calme dans le micro, et il a commencĂ© Ă  mixer. AprĂšs son set, il est restĂ© un bon moment sur le cĂŽtĂ© de la scĂšne Ă  discuter avec des gens, Ă  prendre des photos, Ă  rigoler avec des jeunes qui lui disaient que c’était grĂące Ă  lui qu’ils avaient commencĂ© Ă  mixer. Pas de star attitude, pas de garde du corps qui repousse tout le monde. Juste un homme de chez nous qui sait qu’il a enflammĂ© la piste de danse.
⭐ Question accrocheuse du jour : Comment devenir célÚbre ?
À Valtern, cette question revient souvent, surtout chez les jeunes qui rĂȘvent de musique, d’art, d’écriture ou de toute forme d’expression publique. Mais contrairement Ă  ce qu’on voit ailleurs, devenir cĂ©lĂšbre ici n’est ni rapide ni facile. C’est mĂȘme plutĂŽt rare. Et c’est probablement mieux comme ça. La cĂ©lĂ©britĂ© ne tombe pas du ciel aprĂšs une vidĂ©o virale ou un coup de chance : elle se construit lentement. Elle repose sur du travail sĂ©rieux, de la constance et surtout sur une forme de respect que les gens donnent naturellement.

Si tu veux vraiment tenter ta chance, voilĂ  ce que beaucoup de valterniens qui ont rĂ©ussi Ă  se faire un nom diraient : d’abord, travailler vraiment. Pas juste pour ĂȘtre vu, mais pour ĂȘtre bon. Que ce soit en musique, en Ă©criture, en peinture ou dans n’importe quel domaine, les valterniens ont un radar trĂšs fin pour dĂ©tecter le superficiel. La diffĂ©rence se voit, se ressent, et elle compte Ă©normĂ©ment. Ensuite, rester simple. C’est sans doute le conseil le plus important et le plus difficile Ă  suivre. La vraie reconnaissance vient quand les gens disent : « Il est connu maintenant, mais il est toujours le mĂȘme. » C’est ça, la cĂ©lĂ©britĂ© valternienne : elle ne te transforme pas en quelqu’un d’autre. Elle met simplement plus en lumiĂšre. Sois patient. TrĂšs patient. La notoriĂ©tĂ© ne se construit pas en quelques mois, elle se construit sur plusieurs annĂ©es. Il faut accepter de jouer dans de petites salles, de publier sans que personne ne commente, de continuer mĂȘme quand les retours sont rares. Ceux qui rĂ©ussissent sont souvent ceux qui ont continuĂ© Ă  crĂ©er longtemps aprĂšs que l’envie de gloire soit passĂ©e. Enfin, respecter son public et son pays. Ne jamais mĂ©priser son appartenance, ne jamais jouer un rĂŽle. Les valterniens sont attachĂ©s Ă  la sincĂ©ritĂ© et Ă  l’humilitĂ©.

Devenir cĂ©lĂšbre Ă  Valtern est possible. Mais ce n’est pas un objectif en soi. C’est plutĂŽt une consĂ©quence. La consĂ©quence d’un travail honnĂȘte, d’une attitude droite et d’une envie rĂ©elle de partager quelque chose qui a du sens. Et si jamais ça n’arrive pas ? Ce n’est pas grave. Beaucoup de gens font des choses magnifiques sans jamais devenir connus. Et ils sont tout aussi respectĂ©s.

🧠 Zoom politique :
Plusieurs milliers de personnes, principalement adeptent de l’extrĂȘme gauche, ont dĂ©filĂ© cette semaine pour rĂ©clamer un renforcement socialiste et dĂ©noncer ce qu’ils appellent « le tournant tiĂšde du gouvernement ». Du cĂŽtĂ© du gouvernement, la rĂ©action a Ă©tĂ© mesurĂ©e. Le MinistĂšre de l’IntĂ©rieur a saluĂ© le caractĂšre pacifique de la manifestation, la PrĂ©sidente n’a pas rĂ©agi publiquement pour l’instant.
đŸ‘€ Les citoyens ont parlĂ© :
Selon les donnĂ©es recueillies par le MinistĂšre de l’IntĂ©rieur aprĂšs le Carnaval d’Hiver, prĂšs de 78 % de la population valternienne a participĂ© Ă  la fĂȘte cette annĂ©e. Parmi les participants : 42 % ont cĂ©lĂ©brĂ© en famille, 31 % avec des amis ou un groupe d’amis et 27 % ont participĂ© seuls.
Et maintenant, passons au cƓur de l’actualitĂ© : le Carnaval d’Hiver. Cette cĂ©lĂ©bration figure parmi les plus attendues et les plus vivantes de l’annĂ©e en Valtern. Cependant, lorsqu’on Ă©voque le Carnaval d’Hiver Ă  l’échelle du pays, un nom revient presque systĂ©matiquement : celui de Mistford. Mistford ne propose pas simplement un carnaval parmi d’autres ; elle organise le carnaval, celui que l’ensemble du pays observe, attend avec impatience et qui, pendant quelques heures, devient le centre vivant de la nation. Cela Ă©tant, le reste du pays ne reste pas en retrait. Au contraire, toutes les villes et tous les villages organisent leur propre Ă©dition. Certains petits villages voisins choisissent de rĂ©unir leurs rues pour crĂ©er un parcours commun plus vaste, tandis que d’autres prĂ©fĂšrent conserver une fĂȘte plus intime sur leur place principale. Partout, le mĂȘme esprit anime ces manifestations : on sort de chez soi, on se dĂ©guise, on danse et on rit, refusant collectivement de laisser l’hiver l’emporter. Le carnaval est prĂ©sent sur tout le territoire, mais lorsqu’on parle du Carnaval d’Hiver, c’est presque toujours Ă  Mistford que l’on pense en premier, car c’est lĂ  que la fĂȘte atteint une ampleur tout Ă  fait exceptionnelle.
Carnaval d’Hiver
Agence valternienne de la culture valternienne (AVC)
République de Valtern - Mistford
Premier dimanche de fĂ©vrier : cĂ©lĂšbre Carnaval d’Hiver


À Mistford le Carnaval d’Hiver est un art total, un spectacle vivant, une Ɠuvre collective parfaite dans son chaos organisĂ©. DĂšs le dĂ©but de l’aprĂšs-midi, les rues du centre sont fermĂ©es Ă  la circulation et la ville entiĂšre se transforme en une immense scĂšne Ă  ciel ouvert. Des centaines de chars commencent Ă  se rassembler sur le Vieux-Port et dans les rues adjacentes. Il y en a plus de cent vingt cette annĂ©e, chacun plus impressionnant et plus soignĂ© que le prĂ©cĂ©dent. Certains chars sont gigantesques, des constructions de plusieurs mĂštres de haut montĂ©es sur des camions ou des remorques renforcĂ©es, d’autres sont plus modestes mais tout aussi crĂ©atifs, faits avec des matĂ©riaux recyclĂ©s, des tissus colorĂ©s, des lumiĂšres LED et une imagination sans limite. Les chars reprĂ©sentent toutes les inspirations possibles : des paysages imaginaires, des animaux fantastiques, des rĂȘves d’enfant, des cauchemars, des mondes futuristes, des mondes anciens revisitĂ©s avec humour et audace. On voit un char en forme d’énorme vague, avec des lumiĂšres bleues qui ondulent comme la mer ; un autre en forme de forĂȘt enchantĂ©e, avec des arbres qui bougent et des oiseaux mĂ©caniques qui battent des ailes ; un autre encore en forme de ville miniature avec des gratte-ciel qui tournent sur eux-mĂȘmes et des petits personnages qui dansent sur les toits. Chaque char est une Ɠuvre d’art collective, rĂ©alisĂ©e par des groupes d’amis, des familles, des associations, des Ă©coles ou des quartiers entiers. Rien n’est laissĂ© au hasard, tout est parfait dans les dĂ©tails, les couleurs, les lumiĂšres, les mĂ©canismes et les costumes. Les dĂ©guisements sont tout aussi impressionnants. Ils ne sont pas simplement des costumes, ils sont des crĂ©ations. Des milliers de personnes dĂ©filent dans les rues avec des tenues incroyablement travaillĂ©es. On voit des crĂ©atures avec des ailes, qui s’illuminent au rythme de la musique, des personnages faits de miroirs qui reflĂštent la foule et les lumiĂšres, des costumes en tissu qui changent de couleur selon l’angle des projecteurs, des masques Ă©laborĂ©s avec des plumes, des perles, des LED et des mĂ©canismes qui font bouger les yeux ou la bouche. Les couleurs sont vives, intenses, parfois presque agressives : rose fluo, vert Ă©lectrique, bleu profond, rouge sang, orange soleil, violet profond. Les textures sont variĂ©es Ă©galement, usant de velours, paillettes, fourrure, synthĂ©tique, tissus brillants, plastique transparent, mĂ©tal peint. Chaque costume est unique, chaque dĂ©tail est pensĂ©, chaque mouvement est rĂ©pĂ©tĂ© jusqu’à la perfection. Les gens qui portent ces dĂ©guisements ne marchent pas, ils dansent, ils posent, ils jouent, ils deviennent le personnage qu’ils incarnent pour quelques heures.

Le carnaval Ă  Mistford est un art et tout est parfait.

La parade elle-mĂȘme dure plusieurs heures. Elle commence vers 16h, mais ne s’arrĂȘte vraiment qu’aprĂšs 20h. Les chars avancent lentement, dans un ordre prĂ©cis. La musique est omniprĂ©sente, puissante et moderne. Du techno, du hardcore, du boum boum qui fait vibrer les poitrines et trembler les pavĂ©s ; les DJ connus, venus de tout le pays, remixent en direct des chansons valterniennes anciennes : ils accĂ©lĂšrent des mĂ©lodies folk, transforment des chants traditionnels en drops puissants, font danser la foule sur des airs que tout le monde reconnaĂźt mais qu’on n’a jamais entendus comme ça. La musique est forte, entraĂźnante, elle est joyeuse et faite pour faire bouger les corps, pour faire sauter les gens, pour faire vibrer la ville entiĂšre. Les chars sont accompagnĂ©s de groupes de danseurs, de percussionnistes, de personnes qui lancent des confettis ou des bulles de savon gĂ©antes. Tout le monde est impliquĂ© tout le monde fait partie du spectacle. Quand la parade arrive enfin Place de l’Oranger, vers 20h30, l’ambiance atteint son paroxysme. Les chars se garent en cercle autour de la place, formant une immense scĂšne Ă  ciel ouvert. Les moteurs sont coupĂ©s mais la musique continue encore plus fort. Les DJ prennent le relais sur une scĂšne centrale spĂ©cialement montĂ©e pour l’occasion. Les basses sont si puissantes qu’on les sent dans le ventre, les lumiĂšres balaient la foule, les lasers dessinent des formes dans le ciel, les fumigĂšnes montent dans l’air froid, les gens dansent sans s’arrĂȘter jusqu’à 21h et souvent bien aprĂšs. Certains chars restent ouverts et deviennent des mini-scĂšnes oĂč les danseurs continuent Ă  performer. Les costumes brillent sous les lumiĂšres, les masques reflĂštent les flashs, les ailes lumineuses battent au rythme de la musique. La place entiĂšre devient un seul grand corps qui bouge, qui saute, qui rit, qui vit. C’est beau, c’est puissant, c’est parfait.


Bilan global
Le Carnaval d’Hiver Ă  Mistford n’est pas seulement un Ă©vĂ©nement, c’est une Ɠuvre d’art collective, une performance vivante, une cĂ©lĂ©bration totale oĂč chaque dĂ©tail est pensĂ© et oĂč chaque participant donne le meilleur de lui-mĂȘme. C’est pour ça que quand on parle de carnaval en Valtern, c’est presque automatiquement Ă  Mistford que l’on pense. Parce que lĂ -bas, le carnaval atteint une ampleur, une crĂ©ativitĂ©, une perfection que nulle part ailleurs on ne retrouve avec la mĂȘme intensitĂ©. Le carnaval est partout, et Mistford en est simplement le plus grand et le plus spectaculaire exemple.
Fin du rapport
Correspondant spécial - Agence Valternienne de la culture valternienne
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REVUE DU JOUR - ÉDITION SPÉCIALE FESTIVAL & ACTUALITÉ VALTERNIENNE
Le sport et Nous

đŸŽ€ Focus musique :
Cette semaine, on parle sport et musique avec le nouveau morceau qui tourne en boucle dans tous les clubs de Valtern : « Uppercut du CƓur » du groupe folk-rock. Un titre qui mĂ©lange guitares, rythmes de sac de frappe et paroles qui parlent de rupture amoureuse. Le refrain « On cogne, on tombe, on se relĂšve ». Le clip a Ă©tĂ© tournĂ© dans un gymnase communal avec des jeunes de tous Ăąges, et au centre, une dispute simulĂ©e.
⭐ Question accrocheuse du jour :
Et toi, quel est le sport qui t’a le plus appris sur la vie ? Celui qui t’a fait comprendre qu’on est plus fort Ă  plusieurs que tout seul, que l’effort paie mĂȘme quand ça fait mal, ou que parfois la plus belle victoire c’est d’aider son adversaire Ă  se relever ? Que ce soit la boxe, le soccer, le ski de fond, le volleyball ou mĂȘme la randonnĂ©e en montagne, viens nous rencontrer mercredi prochain pour nous parler de ton sport de cƓur et la leçon qu’il t’a donnĂ©e. Parce que chez nous, le sport, c’est pas juste transpirer, c’est grandir ensemble.
🧠 Zoom politique :
Gros coup de chapeau au MinistĂšre des Sports et de la Jeunesse cette semaine. La ministre a officiellement lancĂ© la rĂ©forme « Sport pour Tous dĂšs 6 ans », un vrai programme ambitieux et 100 % dans l’esprit de notre rĂ©publique dĂ©mocratique socialiste. ConcrĂštement, ça veut dire que dĂšs la rentrĂ©e prochaine, chaque enfant de 6 Ă  12 ans aura droit Ă  deux sĂ©ances gratuites par semaine dans le club de son choix (boxe, natation, hockey, danse, escalade, peu importe), avec du matĂ©riel fourni par l’État et des Ă©ducateurs formĂ©s Ă  la pĂ©dagogie inclusive. Plus de « je peux pas parce que mes parents n’ont pas les moyens » ou « y a pas de club prĂšs de chez moi ». Le ministĂšre va aussi crĂ©er des « mini-pĂŽles sportifs » dans les villages les plus reculĂ©s et former 450 nouveaux Ă©ducateurs spĂ©cialisĂ©s dans le sport pour les tout-petits, avec un accent fort sur le plaisir et la santĂ© mentale. La ministre l’a dit clairement lors de la confĂ©rence de presse : « On ne forme pas des champions Ă  tout prix, on forme des citoyens Ă©panouis, solidaires et en bonne santĂ©. » C’est concret, c’est financĂ© par le budget participatif, et ça va toucher des milliers de familles.
đŸ‘€ Les citoyens ont parlĂ© :
Cette semaine on a demandĂ© aux citoyens ce qu’ils pensaient de l’accĂšs au sport pour les enfants, et les retours ont Ă©tĂ© massifs et super positifs. Marie-Ève nous Ă©crit : « Enfin ! Mes deux filles vont pouvoir faire de la boxe et du patinage sans que ça nous ruine. C’est exactement ce qu’on attendait d’un gouvernement qui parle de solidaritĂ©. » Thomas, coach bĂ©nĂ©vole, ajoute : « Avec cette rĂ©forme, on va pouvoir ouvrir nos portes Ă  tous les gamins, pas seulement ceux qui ont dĂ©jĂ  les bases. Ça va changer la dynamique dans les clubs. » Bien sĂ»r, il y a toujours des voix qui demandent Ă  ce que ça soit suivi dans le temps et que les clubs de petite taille soient vraiment soutenus, mais globalement l’enthousiasme est lĂ . Merci Ă  tous ceux qui ont pris le temps de rĂ©pondre, vos paroles comptent et elles arrivent directement sur le bureau de la ministre. Continuez Ă  nous dire ce que vous vivez sur le terrain, c’est comme ça qu’on avance ensemble.
Et maintenant, passons au cƓur de l’actualitĂ© : le Championnat National de Boxe de la RĂ©publique DĂ©mocratique Socialiste de Valtern.

Cette annĂ©e, on bat un record historique : 220 participant·e·s venus des 25 rĂ©gions, tous prĂȘts Ă  en dĂ©coudre dans cinq catĂ©gories bien distinctes qui reflĂštent parfaitement qui nous sommes : la catĂ©gorie mixte sans dopage oĂč hommes et femmes montent sur le ring ensemble, les catĂ©gories sous dopage fĂ©minin et masculin encadrĂ©es mĂ©dicalement, et les catĂ©gories sans dopage fĂ©minin et masculin pour ceux et celles qui veulent tout donner avec juste leur talent et leur volontĂ©. Pendant tout le mois de janvier et jusqu’au 22 fĂ©vrier, l’Arena de Rivemaude et quelques salles dĂ©localisĂ©es ont vibrĂ© au rythme des combats, des phases de poules, des quarts, des demies et des grandes finales.

Championnat National de Boxe de la République Démocratique Socialiste de Valtern
Agence valternienne du Sport (AVS)
République de Valtern - Rivemaude
21 février 2019


Si vous n’étiez pas lĂ  le soir du 21 fĂ©vrier Ă  l’Arena de Rivemaude ou si vous aviez suivi ça depuis votre salon, laissez-moi vous dire que la Grande cĂ©rĂ©monie de clĂŽture du Championnat National de Boxe de la RĂ©publique DĂ©mocratique Socialiste de Valtern restera gravĂ©e dans les mĂ©moires collectives de tout le pays pour un sacrĂ© bout de temps. Quand on parle de remettre les mĂ©dailles aprĂšs des semaines de combats acharnĂ©s dans les cinq catĂ©gories officielles,on parle surtout de transformer l’endroit en une vraie fĂȘte oĂč tout le monde se sent chez soi, d’avoir les food trucks de nos vingt-cinq rĂ©gions qui embaument l’air avec des odeurs de sirop d’érable grillĂ© et de poissons fumĂ©s, et surtout d’avoir la ministre des Sports et de la Jeunesse aux cĂŽtĂ©s de notre prĂ©sidente Élodie Tremblay qui est montĂ©e sur scĂšne comme une vraie Valternienne. Ce n’était pas juste la clĂŽture d’un Ă©vĂ©nement sportif, c’était un moment oĂč la solidaritĂ©, l’égalitĂ© et le dĂ©passement de soi se mĂ©langeaient avec des rires, des larmes de fiertĂ© et des applaudissements qui faisaient trembler les gradins, et tout ça dans une ambiance oĂč personne n’était laissĂ© de cĂŽtĂ©, oĂč les familles avec leurs enfants sur les Ă©paules cĂŽtoyaient les anciens combattants rĂ©gionaux qui racontaient leurs propres histoires d’il y a trente ans, et oĂč mĂȘme les boxeur·euse·s encore un peu amochĂ©s des finales de la veille circulaient dans la foule en serrant des mains comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. Parce qu’à Valtern, on sait que le ring c’est une chose, mais que la vie aprĂšs le gong c’en est une autre et qu’il faut cĂ©lĂ©brer les deux avec la mĂȘme intensitĂ©. Et ce soir-lĂ , l’Arena n’était pas juste un bĂątiment en bĂ©ton et en acier, c’était devenu le cƓur battant de tout le pays avec ses banderoles aux couleurs des rĂ©gions qui flottaient au-dessus de la piste centrale transformĂ©e pour l’occasion en un immense espace ouvert oĂč les projecteurs doux Ă©clairaient les visages sans Ă©blouir personne, et quand les premiers laurĂ©ats ont commencĂ© Ă  monter sur le podium pour la remise des mĂ©dailles, on sentait dĂ©jĂ  cette vague d’émotion qui montait du public, des cris de soutien pour la championne de la CatĂ©gorie Mixte sans dopage qui avait fait un combat d’anthologie contre un homme des rĂ©gions sud. Des sifflets admiratifs pour les vainqueurs des catĂ©gories sous dopage fĂ©minin et masculin qui avaient poussĂ© la science et leur corps jusqu’aux limites tout en restant encadrĂ©s par les mĂ©decins d’État, et bien sĂ»r les ovations pour les puristes du sans dopage qui avaient tout donnĂ© avec juste du talent et de la volontĂ©. Et la ministre qui lisait les palmarĂšs avec une voix claire et posĂ©e en insistant sur chaque nom pour que personne ne soit oubliĂ©, en rappelant que ces 220 participant·e·s venus de partout reprĂ©sentaient pas juste des athlĂštes mais l’ñme mĂȘme de la rĂ©publique dĂ©mocratique socialiste oĂč l’on ne forme pas des stars isolĂ©es mais une communautĂ© qui avance ensemble. Et pendant que les mĂ©dailles en or, argent et bronze passaient de main en main avec des accolades sincĂšres et des petits mots murmurĂ©s Ă  l’oreille, les camĂ©ras du groupe de presse national capturaient tout sans jamais braquer trop fort pour respecter l’intimitĂ© de ces moments. La prĂ©sidente Élodie Tremblay qui Ă©tait assise au premier rang avec son manteau aux couleurs du drapeau valternien, hochant la tĂȘte Ă  chaque fois qu’un nom Ă©tait appelĂ©, parce qu’elle avait suivi le championnat de prĂšs depuis le dĂ©but, en assistant mĂȘme Ă  quelques combats en janvier, et lĂ  Ă©tait prĂȘte Ă  prendre la parole pour clore la soirĂ©e comme il se doit.

Mais ce n’était que le commencement de cette grande soirĂ©e, parce qu’aprĂšs les derniĂšres mĂ©dailles remises et les applaudissements qui n’en finissaient plus, la fĂȘte a vraiment pris son envol dans un tourbillon de couleurs, de saveurs et de musiques qui a transformĂ© l’Arena en un immense village itinĂ©rant oĂč chaque rĂ©gion avait apportĂ© un bout d’elle-mĂȘme, et les food trucks alignĂ©s le long de la piste latĂ©rale Ă©taient devenus le centre nĂ©vralgique de cette cĂ©lĂ©bration. Et au milieu de tout ça, le concert a dĂ©marrĂ© pour de bon avec des groupes qui enchaĂźnent des reprises folks et des morceaux originaux qui font depuis tous temps vibrer les arĂšnes, et la foule s’est mise Ă  chanter en chƓur, les bras levĂ©s, les corps qui se balançaient au rythme, avec des enfants qui dansaient entre les jambes, des adultes et des anciens qui tapaient du pied en souriant, et la ministre des Sports et de la Jeunesse qui avait quittĂ© son siĂšge officiel pour se mĂȘler Ă  la foule, un verre Ă  la main, en discutant avec des coachs rĂ©gionaux et en riant de bon cƓur, tandis que la prĂ©sidente Élodie Tremblay observait tout ça depuis la scĂšne principale. Cette derniĂšre confia, plus tard dans la soirĂ©e, que c’est cette ambiance qui lui rappelait pourquoi elle s’était engagĂ©e en politique : pour des soirĂ©es comme celle-ci oĂč le pays se retrouve uni dans la joie aprĂšs l’effort. La fĂȘte continuait Ă  monter en intensitĂ© avec les food trucks qui ne dĂ©semplissaient pas, les odeurs de pain frais et de sirop qui se mĂ©langeaient Ă  l’air frais qui entrait par les portes ouvertes, les stands qui distribuaient des sacs remplis de brochures sur les clubs de boxe pour les jeunes et des Ă©chantillons de produits locaux. Et petit Ă  petit, on sentait que la soirĂ©e prenait une dimension encore plus grande, plus chaleureuse, plus collective, oĂč chaque rire, chaque bouchĂ©e et chaque note de musique renforçait ce lien invisible qui unit les valterniens.

Et quand les derniĂšres notes du concert se sont doucement Ă©teintes et que l’Arena semblait avoir atteint son point culminant de chaleur humaine, la soirĂ©e a encore trouvĂ© une nouvelle respiration, comme si Valtern refusait de laisser partir ses citoyens sans leur offrir un dernier cadeau collectif qui allait marquer les esprits bien aprĂšs que les lumiĂšres se soient rallumĂ©es, parce que la prĂ©sidente Élodie Tremblay, aprĂšs avoir observĂ© longuement la foule depuis le bord de la scĂšne, a finalement repris le micro. Pas de grand discours prĂ©parĂ© Ă  l’avance, juste des mots qui venaient du cƓur et qui parlaient directement Ă  chaque valternien prĂ©sent ou connecté : elle a rappelĂ© que ces 220 boxeur·euse·s n’avaient pas seulement combattu pour des mĂ©dailles mais qu’ils avaient incarnĂ© pendant tout le mois de janvier et fĂ©vrier l’esprit mĂȘme de notre rĂ©publique dĂ©mocratique socialiste, oĂč l’on apprend Ă  se dĂ©passer tout en respectant l’autre, oĂč l’on accepte la science du corps sans jamais oublier l’humain, et oĂč la mixitĂ© sur le ring n’est pas une exception mais une rĂšgle vivante.


Bilan global
L’annĂ©e 2019 restera gravĂ©e comme celle oĂč le Championnat National de Boxe avait battu tous les records, non seulement en nombre de participants mais surtout en qualitĂ© de moments partagĂ©s, et que cette soirĂ©e de clĂŽture avec sa remise des mĂ©dailles, sa fĂȘte, son concert qui avait fait vibrer les Ăąmes, ses food trucks qui avaient nourri les corps, ses stands Ă©co-responsables qui avaient nourri les consciences, et ce feu d’artifice final qui avait illuminĂ© le ciel, resterait comme un Ă©talon pour toutes les futures Ă©ditions, parce qu’à Valtern on ne fait pas les choses Ă  moitiĂ©, on les fait avec le cƓur, avec la tĂȘte et avec le respect de tout ce qui nous entoure, parole de valternien, et mĂȘme en rentrant chez soi tard dans la nuit, beaucoup d’entre nous ont gardĂ© ce sourire aux lĂšvres, ce petit quelque chose en plus dans la poitrine qui nous dit que demain on va continuer Ă  bĂątir ce pays ensemble, un uppercut aprĂšs l’autre, une cĂ©lĂ©bration aprĂšs l’autre, une victoire collective aprĂšs l’autre, jusqu’à ce que chaque Valternien se sente vraiment chez lui dans cette grande aventure qu’est notre rĂ©publique.
Fin du rapport
Correspondant spécial - Agence Valternienne du Sport (AVS)
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