10/10/2019
08:33:42
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Visiophonie afaréenne [Althalj - Finejouri - Kabalie(s)]

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Grâce à l'application Lunette©, les dirigeants afaréens peuvent communiquer de façon cryptée en toute sécurité.

- Allo, vous me voyez ? Allo ?

- PDG-Protecteur il faut que vous allumiez la caméra.

- Ici ?

- Non ça c'est le filtre chien PDG-Protecteur.

- Allo ? Allo ?

- Attendez je vais dans les réglages.

- Excusez nous, la visio va commencer dans un instant.

- ... je change le périphérique d'entrée... voilà je crois que c'est bon...

- Ah oui on voit mieux. Merci Thimothésée.

Visiophonie

- Mesdames et messieurs, je vous remercie d'avoir répondu présent à notre demande de contact. Vous le savez : l'heure est grave et décisive pour l'Afarée de l'ouest. Le Churaynn et l'Azur ont abusé des traités signés avec le Royaume du Finejouri pour lancer une offensive militaire contre la Kabalie rouge sans l'accord de ce-dernier. Je remercie le Finejouri d'avoir immédiatement réagit en immobilisant les troupes étrangères sur son sol et en ouvrant une enquête contre les officiers azuréens, malgré les pressions bien connues que tentent d'exercer ces deux nations sur lui. Aujourd'hui, l'Azur ment ouvertement pour dissimuler son agression. Elle ment à son peuple, elle ment à ses alliés. C'est un serpent dont il faut se méfier absolument.

L'heure est grave. Des pays de l'Afarée de l'est, la dictature coloniale du Churaynn, connue pour ses multiples provocations et avoir été en guerre avec plusieurs pays du monde, menace aujourd'hui notre région. Homologues, nous ne pouvons laisser la question militaire ingérer ainsi dans notre région, poussée par un agendas belliciste et impérialiste. Nous devons faire bloc pour réaffirmer la nécessité absolue de régler nos différents par la diplomatie, afin de préserver la paix.

Depuis plusieurs mois déjà la Kabalie rouge progresse dans ses négociations avec sa voisine, la Kabalie de l'ouest, avec l'Althalj et, plus récemment, le Finejouri. Devant des résultats diplomatiques encourageants, l'Azur et le Churaynn ont fait le choix d'accélérer leur agendas militaire afin de couper l'herbe sous le pied des négociations et nous précipiter collectivement dans la guerre. Nous devons nous montrer extrêmement ferme sur ce sujet et faire front. Malgré nos différents, malgré les questions qui nous opposent encore aujourd'hui, il est inacceptable que des pays qui n'ont rien à faire dans la région tentent d'y semer le chaos et d'y apporter une guerre qui ne sera pas la leur. Le Churaynn et l'Azur ont tenté de forcer la main au Finejouri, sachant pertinemment qu'une escalade des tensions serait dommageable pour le Royaume et non pour eux. Je me félicite que nous ayons pu clarifier la chose à temps avec le Royaume, dont je remercie et salue la réactivité diplomatique, évitant ainsi à nos deux pays de nous retourner l'un contre l'autre.

Sur cette base de coopération minimale, nous pouvons avancer. Je vois dans le regain des tensions pilotées par l'Azur une opportunité pour nos nations de nous rapprocher et d'établir un cadre de dialogue et de travail commun, qui nous permettra d'éviter les guerres qui ne sont pas les notres.

Je ne souhaite pas monopoliser la parole, aussi vais-je vous proposer quelques bases de travail pour cette réunion, qui me semblent nécessaire afin d'empêcher ce type d'évènements de se reproduire :

  • Premièrement : comme l'ont déjà fait la Kabalie rouge et le Finejouri, nous partageons les uns aux autres nos doctrines défensives afin de savoir à quoi nous en tenir mutuellement les uns les autres en cas d'agression,
  • Deuxièmement : communiqué commun réitérant notre attachement à la paix et à la stabilité dans la région, refus de la guerre et volonté de régler nos différents entre afaréens de l'ouest, par la diplomatie et des accords bilatéraux,
  • Troisièmement : création d'un organe de discussion commun où nous pourrons, à quatre voix, trouver des solutions diplomatiques à nos différents. Tout autre organisation ou institution cherchant à s'ingérer en Afarée de l'ouest sera refusée et déclarée illégitime,
  • Quatrièmement : condamnation de l'agression azuréenne contre la Kabalie rouge et renvoie chez eux de tous les militaires Churaynn et Azuréens, aucune présence étrangère hostile et ingérable ne peut être tolérée en Afarée de l'ouest,
  • Enfin, cinquièmement : établissement de protocoles de défenses mutuels en cas d'agression étrangère contre l'un de nos pays. La Kabalie rouge s'engagera solennellement à apporter son aide au Finejouri, à l'Althalj et bien entendu à la République de Kabalie en cas de menaces ou d'agressions proférées par le Churaynn, l'Azur, ou tout autre nation qui n'est pas elle-même d'Afarée de l'ouest.

Chacun de ces points est appelé à être discuté mais ils sont, aux yeux de la Kabalie rouge, un espoir que nous pouvons régler nos différents par la voix diplomatique, et non comme tentent le faire l'Azur et le Churaynn, par l'agression et la provocation militaire.

Par ailleurs, j'ai le plaisir de vous proposer officiellement d'élargir la proposition faite à l'Althalj de laisser ses aéronefs stationner en Kabalie rouge, à des fins défensives et de protection du territoire. Si le Finejouri et la République de Kabalie souhaitent participer à cette architecture de défense commune, nous serons heureux d'accueillir leurs avions, tout comme nous serons heureux d'envoyer les notre chez eux afin de protéger leurs frontières. Unie, l'Afarée de l'ouest peut devenir un roc, un espace de prospérité économique sécurisé et mis au service de la défense des peuples et de leurs droits.
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Sa Majesté le roi Louis II prend la parole avec calme et gravité. Après cet battu avec ce logiciel de malheur....

« Je vous remercie pour cette prise de parole et pour l’initiative de cette rencontre. Le Royaume du Finejouri partage pleinement l’idée que l’heure est grave pour l’Afarée de l’Ouest et que notre responsabilité collective est d’éviter que notre région ne bascule dans une spirale de confrontation. Depuis le début des récents événements, le Finejouri agit avec une seule priorité, préserver la stabilité régionale et empêcher que notre territoire ou nos alliances ne soient instrumentalisés pour déclencher une guerre que personne ici ne souhaite voir éclater. C’est précisément dans cet esprit que nous avons pris des mesures immédiates afin de clarifier la situation sur notre sol et d’éviter toute escalade. Je souhaite toutefois rappeler une chose essentielle, le Finejouri n’est l’instrument d’aucune puissance et ne se laissera entraîner dans aucune logique de blocs. Notre position est claire et constante : nous privilégions la diplomatie régionale et le dialogue direct entre nations afaréennes. C’est d’ailleurs dans cet esprit que nous avons accepté de participer à cette rencontre aujourd’hui.

Les propositions que vous venez d’énoncer contiennent plusieurs éléments qui vont dans le sens d’une désescalade, notamment l’idée de renforcer les mécanismes de dialogue entre les nations d’Afarée de l’Ouest et de réaffirmer notre attachement commun à la paix. Le Finejouri soutient pleinement toute initiative visant à renforcer la transparence entre nos États, à mieux comprendre nos doctrines défensives respectives et à créer des espaces permanents de discussion diplomatique afin de prévenir les crises plutôt que d’y réagir dans l’urgence. En revanche, je dois également être très clair sur certains points. Le Finejouri ne participera pas à une condamnation unilatérale qui transformerait cette réunion en tribunal politique. Notre objectif ici n’est pas d’alimenter les divisions mais de réduire les tensions. Si nous voulons avancer, nous devons regarder vers l’avenir et non transformer cette discussion en prolongement des accusations qui circulent déjà ailleurs. De la même manière, le Finejouri ne soutiendra pas la création d’un bloc fermé dirigé contre d’autres nations. Notre ambition est de construire une architecture de sécurité régionale stable, mais celle-ci doit rester défensive, équilibrée et ouverte à la diplomatie. Elle ne doit pas devenir un instrument d’affrontement.

Concernant les propositions de coopération militaire et de stationnement d’aéronefs, le Royaume considère qu’il s’agit de questions extrêmement sensibles qui nécessitent des garanties claires et une confiance solide entre partenaires. À ce stade, la priorité du Finejouri reste la désescalade et la consolidation du dialogue politique. Toute discussion sur des dispositifs militaires communs devra donc intervenir dans un second temps, lorsque nous aurons établi un cadre de confiance suffisant et des garanties concrètes pour la stabilité de la région.

Ce que le Finejouri attend aujourd’hui de la Kabalie Rouge est simple, des engagements clairs en faveur de la stabilité régionale, une transparence sur ses intentions militaires (même si cela nous a été parvenu le réitérer ici serait gage de bonne fois envers l'ensemble des perssones réunis ici) et une volonté réelle de poursuivre les négociations engagées avec ses voisins. Si ces conditions sont réunies, alors oui, nous pourrons progressivement construire entre nous une relation plus stable et plus constructive.
Le Finejouri continuera donc d’agir comme il l’a toujours fait, avec prudence, avec indépendance et avec la conviction que l’avenir de l’Afarée doit être décidé par les peuples de l’Afarée eux-mêmes, autour de la table des négociations et non sur les champs de bataille. »

Sa Majesté marque une courte pause avant de conclure :

« Si nous sommes réunis aujourd’hui, c’est précisément pour prouver que la diplomatie n’est pas morte. Alors prouvons-le, et cela doit passer tout d’abord par des gages de la Kabalie Rouge. Lors d’une rencontre très constructive avec l’Althalj, nous avons demandé des éclaircissements et ceux-ci ont été apportés. Cependant, sur ce point, il ne faut pas se leurrer. Si aujourd’hui nous souhaitons que la désescalade se fasse, la Kabalie Rouge doit elle aussi montrer cette intention. Vous savez déjà ce que nous vous demandons de faire, et cela a déjà été plus que débattu lors de nos échanges de missives. Mais aujourd’hui, c’est la seule solution pour montrer au Churaynn, à l’Azur, aux autres nations en général et donc au P.A.S. qu’aujourd’hui, pour la stabilité régionale et la paix, vous êtes prêts à faire des compromis. Je ne dis pas ici qu’il faut être la victime du continent et se laisser faire. C’est précisément pour cela que le Finejouri, si vous acceptez tout d’abord de signer PFC-ADM et le TNP-ADM, engagera sa position au sein du P.A.S., mais aussi son poids militaire, afin de protéger le nord-ouest afaréen et votre nation. Mais cela ne se fera uniquement que si vous acceptez de signer ces traités.

Enfin, et l’Althalj en est déjà informé, à l’heure d’aujourd’hui les menaces pesant sur la stabilité de notre région proviennent de deux nations qui, pour l’instant, agissent indépendamment mais qui risquent de créer un bloc. Les autres nations du P.A.S. n’ont pour l’instant pas rejoint ce mouvement, mais cela ne devrait pas tarder, car nous ne pourrons pas continuer à bloquer toute initiative indéfiniment. Nous laissons donc deux mois pour trouver, et surtout mettre en place, un accord de paix afaréen où des engagements de chaque partie seront demandés. Pour cela, nous comptons sur la bienveillance et surtout sur le sens des responsabilités de chacun pour permettre à cet accord d’émerger. Nous ferons également pleinement confiance au regard de l’Althalj qui, comme dit lors de notre entrevue, sera la clé du dialogue entre notre région, le reste du continent, et entre la Kabalie Rouge et le P.A.S.

Pour finir, le Finejouri tient à exprimer une fois de plus son appréciation pour l’initiative de la Kabalie Rouge d’avoir mis en place cette rencontre qui, nous l’espérons, aboutira en faveur de la paix. Ici, le Finejouri vient en tant que nation, nation souveraine, nation afaréenne, et non au nom d’une quelconque organisation ou en tant que délégué d’une quelconque nation. »
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Tout en attendant la prise de parole de l'Althalj, d'autres nations d'Afarée de l'ouest furent invitées à se joindre à la discussion.
Tidou... Tidou... L'appel sonne creux pendant quelques instants du côté Fortunéen après que les invitations matérielles de l'appel aient été émises. Finalement après quelques secondes d'attentes il y a du mouvement. Un sonore signal comme quoi deux comptes viennent de rejoindre la conversation et où l'on entends d'un côté des discussions à semi voix en Fortunéen tandis que quelqu'un s'affaire vraisemblablement à opérer quelques réglages de dernière minutes. De l'autre, du grec sur un ton des plus autoritaires semble résonner comme si l'appel se déroulait dans une basilique ou une autre bâtisse des plus imposantes.

Finalement après quelques instants les caméras s'allument laissant entrevoir d'un côté ce qui semble être une étude de travail où siège un petit groupe d'hommes et de femmes en costards ainsi que ce qui semble être un haut gradé des forces armées, il ne faut pas longtemps pour réaliser que ce dernier n'est autre que le Custodes Deria qui engoncé dans un fauteuil un peu plus imposant que ceux de ses comparses fait danser ses doigts sur les bordures du bureau en chêne qui lui fait face. A ses côtés au sein de l'assemblée d'officiels Fortunéens, l'on remarquera aussi il Signore Maugréo di Manfredi qui est le référant officiel de la Torre Bianca en ce qui concerne les affaires de l'afarée occidentale. Sur la seconde caméra, une femme encastrée des des soieries et des chefs d'oeuvres de joaillerie Rhêmiens à la mode il y a quelques siècles auparavant est engoncée dans un trône surélevée patientant presque avec ennuis afin que tout le côté technique s'achève. L'Impératrice de Lykaron Irène IV Crysionos semble avoir trouvé un moyen de s'inviter, probablement en justifiant que Lykaron même se trouve "techniquement" dans la frange occidentale de l'Afarée.




Deria mais sur Skype Irène mais sur Skype


Après quelques péripéties, les techniciens des deux côtés donnent le feu vert mais pendant un instant le silence continu alors que Deria et Irène se sont mutuellement remarqués et s'adressent mutuellement des regards assassins, quoique ce soit moins sûr du côté de Deria à cause de ses lunettes teintés, mais les mouvements de dents grinçants ainsi que les poings se serrant laissent peu de doutes.

Finalement après un sourire malsain de l'Impératrice et ce qui semble être un juron en Latin à voix basse du Custodes à l'attention de sa "comparse", Deria se détourne de cette dernière afin de jauger le reste des participants à la conversation, adressant finalement quelques mots.

Francisco di Deria - << Salutations... Je ne vais pas passer par quatre chemins... Oubliez immédiatement les flagorneries et autres insipides politesse visant à tourner en rond de ma part, mon temps est précieux et cette réunion avec invitation "à la sauvage" assez suspicieuse et... Pesante... *Il dévisage un instant Balsilek* sans que l'on ai besoin de la rallonger à grands renforts de tournures stériles et autres rodomontades ou que sais-je...

Et tant que j'y suis, je vais être très clair sur un autre point... L'unique raison pour laquelle j'accepte de participer à cette petite... "Conférence" improvisée... Se trouve être la présence de nos estimées collaboratrices d'Icemlet à qui nous vouons le plus grand respect... Cela et les pleurnicheries de Manfredi que en bon prince je ne pouvais laisser seul dans ce dossier... "épineux"... Vous voyez à quoi je fais allusion... Balsilek c'est cela ?

Enfin... Dites ce que vous avez à dire, tous et chacun... Vous avez mon attention pour l'heure et celle de Fortuna, mais celle ci n'est pas acquise ad vitam aeternam... >>


Sur ces mots, il se réhaussa dans son fauteuil, joignant ses mains devant lui sur le bureau devant lui pendant que le reste de son assistance se complaisait dans un silence de mort, Manfredi de même quoique celui ci avait émis quelques grimaces après le commentaire du Custodes. Vint ensuite la voix, toujours aussi résonnante de l'Impératrice qui officiait de toute évidence de sa salle du trône.


Irène IV Sil Crysionos - << J'ose espérer toutefois que la base de travail évoquée ne se contentera pas uniquement de s'enfermer dans des discussions orientés qui feront l'impasse sur d'autres éléphants dans la pièce alors qu'ils sont de multiples à menacer de faire s'effondre la demeure à tout moment...

La stabilité est quelque chose d'importante... Toutefois... Rien ne sert de discuter pour seulement déposer une bassine sous la fuite alors que la citerne se vide de toute part via diverses fractures... Le Roi Louis doit le savoir fort bien de son côté en tant qu'observateur au plus proche des affaires en cours, si les problématiques de fonds ne sont pas abordées et des solutions et engagements apportés... Ma foi... Il serait plus rapide de réserver un créneau fixe pour chaque mois voir semaine afin de gagner du temps lorsque les maux s'enchaîneront ou reviendront même au fur et à mesure que la discorde s'enracine tel un poison jusque dans la terre même.

Le cycle de la haine est quelque chose de fascinant, mais il ne se tarit jamais de lui même après tout... >>


De toute évidence, il n'y avait que peu, pour ne pas dire aucune amitié concrète, à peine du pragmatisme et peut être un peu de curiosité qui expliquait la présence des deux individus, toutefois une espèce de gêne ou de malaise subsistait quand à toute interaction avec l'entité de Kabalie Rouge, assurément dû aux multiples controverse intrinsèque à son "histoire récente". Pour autant les portes n'étaient pas fermés... Restait à voir si cette ouverture demeurerait... Tout dépendrait sans doute de ce qui se dirait et des... Actes de bonne foi.
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Visiophonie

- Impératrice, Patrice, je vous remercie d'avoir répondu à notre appel. Si cela peut vous rassurer, je ne suis pas un courtisan, nous irons donc droit au but. Icemlet ne m'en voudra pas si je réponds précisément aux interrogations du Royaume du Finejouri.

A l'heure où je vous parle, l'Azur vient une fois de plus de passer un cap dans la provocation et l'escalade des tensions. Ce pays, qui n'a aucun droit sur l'Afarée de l'ouest, prétend y faire régner sa loi avec l'aide de ses alliés : l'Empire colonial islamique du Churaynn et la dictature d'Antérinie. Il est inacceptable que l'alliance des pires dictatures d'Afarée mette en danger l'équilibre que nous travaillons par ailleurs à bâtir avec le Finejouri et l'Althalj. Ce blocus prouve que l'Azur est prête à tout pour faire avancer son propre agendas et nous imposer sa temporalité. Il faut refuser ce droit au Califat. Les Afaréens de l'ouest doivent rester maîtres de leur destin et avancer au rythme de la diplomatie et non des menaces. Le Pape noir, avec ma permission, a formellement averti le Califat que ses provocations devaient cesser sous une semaine. Après avoir violé notre espace aérien, après avoir tenté d'infiltrer nos infrastructures pharmaceutiques pour les saboter, après avoir lancé des opérations sous faux drapeaux pour instiguer la haine raciale au sein de notre pays, le Califat intercepte désormais nos navires de pêche dans les eaux internationales.

Cela doit cesser immédiatement. La Kabalie rouge a le droit de se défendre.

Si j'en ai appelé à vous aujourd'hui, c'est pour que nous bâtissions ensemble cette architecture de défense régionale qui permettra, non pas de régler nos dissensions internes, mais de poursuivre le travail diplomatique engagé sereinement, sans avoir à craindre les provocations de l'Azur et de ses alliés.

Le Royaume du Finejouri a posé des demandes, je vais y répondre :

  • Pour la stabilité régionale, nous renouvelons publiquement ici face à vous notre attachement à la paix et la désescalade. La Kabalie rouge travaille à se reconstruire et se réparer et aspire à le faire avec la bienveillance et l'aide de ses voisins. Je crois sincèrement qu'un accord de défense mutuel entre les pays de la région serait une chose souhaitable et même nécessaire pour laisser sa chance à la diplomatie. L'Azur n'osera plus violer notre espace aérien ou arrêter nos navires si le Finejouri, l'Althalj et Fortuna se portent garante de notre sécurité. Par ailleurs, tant que la Kabalie rouge sera laissée seule à se défendre, nous risquons l'escalade avec le Califat. Renforcée de garanties militaires, nous pourrons nous contenter d'ignorer les rodomontades azuréennes et churaynn.
  • Nos intentions militaires sont claires et n'ont pas changé depuis le coup d'Etat luciférien : prospérité régionale grâce à la paix avec nos voisins. Respect de la souveraineté nationale de la Kabalie rouge et de son territoire. Le monde n'a rien à craindre de nous mais les agressions azuréennes et les menaces du Churaynn qui nous a officiellement déclaré la guerre doivent cesser définitivement ou la paix demeurera impossible. La Kabalie rouge n'encaissera pas indéfiniment les coups sans se défendre. Il faut trouver une sortie de crise par la diplomatie et avec votre aide ne pourront y parvenir.
  • Enfin, négociations avec nos voisins : elles sont en cours et nous seront heureux d'y convier les nations d'Afarée de l'ouest qui le souhaiterons.

Passons maintenant à la question épineuse des traités sur les armes chimiques et bactériologiques héritées de Carnavale. Soyons clairs : l'arsenal de la kabalie rouge est la seule chose qui empêche aujourd'hui l'Azur, le Churaynn et leurs amis dictateurs d'envahir notre pays. La dissuasion est notre bouclier. Nous ne pouvons donc pas abandonner cette dissuasion sans des garanties absolues que notre souveraineté sera respectée une fois que nous l'aurons faites. Cette responsabilité vous incombe, j'en ai peur, car si les nations d'Afarée de l'ouest ne s'engagent pas pour protéger notre intégrité politique et territoriale, nous ne pourrons en retour avancer sur le chemin du désarmement.

Voici donc notre proposition : la Kabalie rouge acceptera de renoncer à sa capacité de dissuasion chimique et bactériologique en adhérant à ces deux traités, à l'unique condition d'obtenir de la part de ses voisins des garanties politiques et militaires défensives claires et contraignantes.

Premièrement, les nations ici présentent signeront un traité militaire défensif. Si l'un de nous se fait attaquer, les autres devront se porter à son aide. Si un pays nous déclare la guerre, tous les autres devront se porter à son secours. Cela vaut dans les deux sens et la Kabalie rouge sera heureuse de venir en aide à ses voisins grâce à son aviation si d'aventure l'un d'entre eux devait être menacé. Les agressions dont nous aurons à nous défendre comprennent les déclarations de guerre, comme c'est le cas du Churaynn, mais aussi les opérations de coercition et d'entrave au commerce que mène actuellement l'Azur. En tant que nation membre de l'ONC, nous espérons que la Sérénissime de Fortuna se montrera sensible à cet argument.

Deuxièmement, et je le dis à l'adresse toute particulière du Finejouri et de la Kabalie de l'ouest, nous ne pouvons accepter des troupes en guerre déclarée avec notre pays à nos frontières. Les forces du Churaynn et de l'Azur doivent se retirer. J'ai toute confiance dans le Royaume du Finejouri, mais ces deux pays nous ont prouvé qu'ils étaient prêts à outrepasser leurs missions et contrevenir aux ordres de leur hôte en frappant sur notre sol sans autorisation. Cette situation n'est pas acceptable et ne pourra que mener à une augmentation des tensions et des incidents à la frontière. Si nous voulons la paix, aucune présence militaire agressive et hostile à la Kabalie rouge ne doit être autorisée en Afarée de l'ouest.

Troisièmement, la Kabalie rouge doit pouvoir s'armer librement. A ce jour, la dissuasion balistique est notre principal bouclier face aux ingérences churaynnes et azuréennes. Si nous y renonçons, nous devons pouvoir constituer une force militaire autonome, en mesure de protéger notre territoire. Les pays ici présents devront sanctuariser ce droit non seulement en renonçant à toute forme de blocus sur notre territoire, mais également en s'engageant à lutter contre les tentatives de détournement, de piraterie ou d'attaque contre nos convois, à proximité des côtes de l'Afarée de l'ouest. Je travaille activement à constituer en kabalie rouge une force militaire composée en partie de natifs du désert afin d'équilibrer les rapports de force internes et l'asymétrie démographique entre natifs carnavalais et natifs kabaliens.

Quatrièmement, l'autodétermination politique de la Kabalie rouge doit être sanctuarisée. Nous seuls décidons de notre avenir, de l'évolution de nos institutions et de notre régime politique. Cela se fera selon les modalités que nous aurons choisi. Il en va de même pour le processus de justice et de réparation engagé en Kabalie rouge : ce sont aux Kabaliens de décider librement la façon dont ils veulent que se déroule le reconstruction du désert. A ce jour, une majorité de natifs se rangent derrière moi. Il n'en sera peut-être pas de même demain et alors nous ferons à nouveau évoluer l'organisation de notre pays. Aucune nation ne doit décider à la place des Kabaliens.

Si ces quatre engagements sont pris sous la forme d'un traité contraignant, et non une simple déclaration d'intentions, alors la Kabalie rouge acceptera de renoncer à sa dissuasion bactério-chimique. Sans cela, notre pays se retrouverait vulnérable aux agressions de l'Azur et du Churaynn, ce que nous ne pouvons accepter. Bâtir une architecture de défense commune est le premier pas nécessaire vers la paix dans notre région, car si nous enchevêtrons nos armées par des traités de défense mutuelle, alors non seulement nous ne pourrons pas nous faire la guerre entre nous, mais nous pourrons également nous protéger des menaces extérieures.
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Sur l'écran, le canal shuh s'ouvre, le lien a été ouvert de façon automatique et la première chose à s'afficher est le pin cendré (que probablement personne ne connaît dans l'assistance) qui symbolise le logiciel Huyalsun, qui sert à l'interopérabilité entre logiciels d'appels, de visioconférence, et de streaming, entre différents logiciels, un logiciel open source typique des développements des communautés de libristes shuhs, un des nombreux moyens dont l'Enclave volcanique s'adapte à l'Internet très fragmenté qui caractérise ces terres, et qui s'est rapidement avéré indispensable aux administrations publiques shuhes, qui ne peuvent pas se baser sur un logiciel standard dans des contextes géographiques et sociaux divers et variés. Le canal shuh affiche ensuite l'écran de rebond, que seuls des gens qui connaissent le logiciel savent repérer, et qui indique en substance : "Nous ne trouvons personne pour répondre dans l'Enclave volcanique car la tempête hivernale est assez puissantes pour empêcher les communications satellitaires, nous redirigeons vers un autre point du réseau situé ailleurs". Des signes en cantonnais s'affiche, indiquant une redirection d'un point hohhothaïen vers d'autres points d'entrée de réseau, et c'est finalement un visage dans le vent, qui a l'air d'avoir été surpris au milieu d'autre chose qui ouvre la communication, il transmet le lien à d'autres personnes, et deux autres écrans s'ouvrent bientôt.

Le premier est le maire actuel de Tumgao, qui sert de porte-parole pour la région, Kwairanga Sukai, qui s'est arrêté dans une arrière-cour pour répondre à l'appel. Toute la complexité de la négociation apparait directement à l'image : l'air est saturé de poussière rouge clairement venue de Cramoisie, l'arbre derrière le visage masqué est à l'ombre légère d'un filet dressé au-dessus de lui, suspendu aux immeubles qui entourent la cour pour le protéger des retombées toxiques, sur le mur derrière, sont suspendus des tapis typiques de ceux que l'on trouvait dans le pays des Trois Lunes, rappelant qu'une bonne partie de la communauté kabale a atterri à Tumgao, plongeant la crise migratoire de la ville, déjà accentuée par le tsunami, à des niveaux jamais atteint, ce que l'on voit en haut de l'image : l'adaptation à cette crise qui empire, les robots constructeurs, pilotés par des constructeurs formés, une bonne partie venant de l'Enclave volcanique, qui constituant de nouvelles communautés en ville, utilisés pour construire un immeuble par-dessus l'immeuble, pour loger, plus rapidement que jamais.

Kwairanga Sukai, succédant à Ansong Okyere, lui aussi d'origine Pèlèe, il était dirigeant d'un iegen (clan) nomade et a été propulsé comme maire de Tumgao suite à des négociations tendues entre les groupes historiques de la ville, les nouveaux groupes venus de Kabalie pour se réfugier à Tumgao, et les gens venus de la région de Hohhothaï et de l'Enclave volcanique pour aider la ville à gérer la multicrise dans laquelle elle se trouve plongée actuellement, il s'est avéré être la personne qui a pris le temps de poser tous les problèmes sur la table et de proposer un plan un peu solide pour que tout le monde puisse au moins bénéficier de conditions de vie dignes, tout en s'attelant à la gestion à plus long terme des problèmes

Le second écran est un groupe de gens, celleux qui représentent les peuples kabaliens shuhs (ayant intégré l'union, et donc l'ensemble des accords les liant aux autres peuples shuhs), iels sont regroupés dans une salle de conférence à la mairie de Tumgao, baignée dans une lumière du Soleil rendue rougeâtre par les poussières et tamisée par de léger rideaux aux grandes fenêtres à la droite de l'image.

Le troisième écran, montre une personne que le PDG-protecteur a des chances de connaître, Yagyu aon Chimeg, émissaire de l'Enclave verte, qui n'a pas été directement impliqué·e dans les projets écosystémiques de la Kabalie, mais qui connaît très probablement le sujet. Iel est installé·e dans une haute pièce en pierre sculptée d'inspiration gothique située au village d'Aiguilles, la salle est utilisée pour des réunions et la table est encore jonchée de papiers liés à des discussions sur les choix de constructions à faire prochainement au sein de la vallée pour accueillir la population grandissante de l'Enclave verte tout en continuant les autres missions qui lui étaient dévolues (voire en s'y investissant encore plus au vu des changements récents qui affectent la vallée), la maquette d'un quartier en projet est même visible sur la table, à gauche de Yagyu.

Yagyu aon Chimeg, invité·e non pas par le maire, mais par un·e des chef·fe kabales impliqués, iel reste lié·e à l'Ahak encore aujourd'hui, iel est aussi connu·e pour ne probablement pas être neurotypique, certain·es aurait même repéré plusieurs personnalités en ellui

Les Shuh·es on l'air de suivre les échanges silencieusement. Avec politesse pour Kwairanga, intérêt net pour les Kabales, et avec beaucoup de calme, mais animé de nombreuses pensées pour Yagyu. L'ensemble échange par d'autre canaux, notamment par messages sur un forum à part. On peut voir les Kabales parler entre elleux à micro coupé dans la salle de réunion. Et finalement, quand quelqu'un décide de parler dans le canal, c'est Yagyu

"Bonjour à vous, je suis heureuxe de vous rencontrer (la phrase a l'air d'avoir été apprise, comme une personne qui tente de parler de la pluie et du beau temps sans en avoir tous les codes sociaux). J'aimerais demander quelque chose à Balsilek Ishak, si vous le voulez bien, mais... Pourrions-nous mettre la main sur des données météo de Cramoisie et de Kabalie ? Les relevés de pollution chimique aussi. Autant de données que possible depuis le bombardement, le plus, le mieux. J'ai des hypothèses à vérifier"

LOUIS II:

Tout d'abord bienvenu à se qui vienne de nous rejoindre,

Avant toute chose, permettez-moi de vous dire que le Royaume du Finejouri considère cette initiative comme prometteuse. Nous voyons, pour la première fois depuis longtemps, une base de discussion qui dépasse les simples accusations mutuelles et qui tente d’aborder concrètement les questions de sécurité, de stabilité et de coexistence régionale. Et cela, nous pensons qu’il faut le reconnaître.Cependant, vous comprendrez aussi que certains points doivent encore être réajustés afin de mieux concorder avec la réalité actuelle du terrain et avec l’objectif même de désescalade que nous cherchons collectivement à atteindre.

Concernant tout d’abord le pacte de défense mutuelle, le Finejouri est prêt à s’impliquer dans un mécanisme régional de sécurité. Nous comprenons parfaitement votre besoin de garanties dans le contexte actuel. Mais nous pensons également qu’un tel dispositif ne peut être pensé comme une structure permanente dès aujourd’hui. Si notre objectif commun est réellement de parvenir à une stabilisation durable, alors ce mécanisme doit être conçu pour répondre à une période de crise précise. C’est pourquoi nous proposons qu’il soit limité dans le temps, avec possibilité de renouvellement si la situation l’exige encore. Car si nous réussissons collectivement à construire une paix durable, alors il faudra aussi savoir sortir progressivement des logiques exceptionnelles mises en place pendant cette période de tension.

Concernant ensuite les troupes de pays actuellement en conflit déclaré avec vous, je tiens à rappeler très clairement que les forces concernées présentes sur le territoire finejourien ont déjà été renvoyées vers leurs territoires nationaux respectifs. Cette décision n’a pas été prise sous pression, mais parce que le Finejouri refuse que son territoire puisse devenir un facteur d’escalade régionale. Nous avons toujours défendu une ligne de retenue et de médiation, et nous continuerons à le faire.

Sur la question de l’armement libre maintenant, nous devons être honnêtes, le Finejouri émet certaines réserves. Nous comprenons votre volonté d’assurer votre sécurité et votre défense. Toutefois, dans une période où nous essayons justement de réduire les tensions, lancer un processus de réarmement trop large risquerait d’envoyer un signal extrêmement négatif à l’ensemble de la région et de la communauté internationale. Cela pourrait donner l’impression que chacun se prépare déjà à l’échec de la diplomatie. Et je pense sincèrement que ce serait une erreur. Cela ne veut pas dire que cette question ne pourra jamais être discutée. Mais aujourd’hui, il nous semble nécessaire de revoir ce point ensemble et de définir précisément quels types d’armements pourraient être considérés comme acceptables dans un cadre strictement défensif et cohérent avec la désescalade en cours.

Enfin, concernant l’autodétermination politique, le Finejouri souhaite être très clair, nous n’avons jamais contesté le droit de la Kabalie Rouge à décider de son avenir politique, institutionnel ou social. Ce n’est pas l’objectif de notre démarche. Les peuples afaréens demandent simplement à pouvoir observer, constater et comprendre. La mission d’observation actuellement en préparation ne vise pas à dicter un avenir à la Kabalie Rouge, mais à établir des faits, à vérifier des informations et à permettre à chacun de juger sur des bases objectives de la réalité de la situation.

Notre volonté reste la même depuis le début, empêcher l’Afarée occidentale de basculer dans un conflit régional incontrôlable. Et pour cela, chacun devra probablement faire certains compromis. Le Finejouri est prêt à prendre ses responsabilités pour faire avancer cette voie.
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Le pin cendré s'afficha un instant sur la fenêtre d'icemlet et l'écran afficha immédiatement une table en bois rare et ancien. Travaillée avec élégance et une expertise toute Althaljir, un napperon en dentelles d'Acilmum l'habillait en son centre où une théière argentée fumait encore un peu. Tout autour, quatre personnes étaient assises et regardait l'écran avec intérêt.
Au centre la Qari Ijja Shenna vêtue de blanc, comme à l'accoutumée, et portant un voile soyeux laissant poindre sa coiffure. A ses côtés, la représentante de la Sororité, voilée elle aussi et habillée tout de noir. Son visage était partiellement masqué par les ombres de cette pièce de la Maktaba. Les membres de la Sororité ne dévoilaient que rarement leur visage, leur identité restant secrète depuis des générations.
De chaque côté, à gauche, la qari Baya ibn Ifilku, porte parole Althaljir au FCAN et à droite, proche de la Qari, la qari Sofines Berek, en charge de la gestion Althaljir de la crise de l'Ecarlate.
En arrière plan, à quelques mètres seulement de la table, un immense étendard blanc et bleu emplissait l'ensemble de l'écran.

Icemlet n'avait pas encore pris la parole.
L'observation et la réflexion étaient des approches conventionnelle pour les Althaljirs, même lors d'entrevues, débats ou négociations.

Le Royaume du Finejouri faisait preuve d'un pragmatisme dans lequel l'Althalj se retrouvait.
La Sérénissime République de Fortuna avait rejoint la conversation, un geste grandement apprécié par Icemlet, qui voyait en Fortuna un partenaire incontournable depuis des siècles.
Les Shuhs étaient aussi de la partie et la qari Baya ibn Ifilku ne put empêcher un sourire de satisfaction à voir des éminences du FCAN formuler un intérêt dans cette résolution de la crise.

Les représentants et dirigeants avaient raison en leur sens. L'Althalj devait rassurer.
Les salutations se firent avec convenance et la Qari Ijja Shenna entra immédiatement dans le vif du sujet. Son charisme n'était plus à faire, toutefois certaines dans cette visio, qui la connaissaient de longue date, sauraient déceler un niveau d'énergie lié à une vieillesse irrémédiable.


Nous reprenons et paraphrasons, toutefois elle est importante que nous explicitions notre vue sur la situation actuelle afin de donner du contexte à la suite.
Je comprends que certaines souhaiteront corriger ou ajuster l'échelle de temps si cela donne plus ample contexte et valeur ajoutée aux discussions de ce jour.
Ce rappel est informatif principalement.

La Cramoisie est créée dans l'horreur.
L'Afarée et la communauté internationale s'est émue et reste touchée géographiquement, matériellement et émotionnellement par ce traumatisme.
Face à l'effondrement de ce qui fut, le naturel de la recherche de la contenance s'est imposé et le Pacte Afaréen de Sécurité a soumis des conditions, à la direction Cramoisienne, de son existence.
Le FCAN, quant à lui, entrevit une nécessaire compréhension de la situation, des desseins avant toute action contingente, malgré et du fait des atrocités.
La Cramoisie changea sa direction et son paradigme devint approchable.

C'est alors que la possibilité d'une réelle voie diplomatique s'est dessinée.
Les Plans du PAS semblent inapplicables ou coercitifs à, dorénavant, la Kabalie Rouge.

La Kabalie Rouge fait face à de multiples difficultés :

  • Son image actuelle est ternie par la création de la Cramoisie.
  • Les échanges avec le PAS ont braqué deux nations qui ont, avec maladresse ou sciemment, engrangé une spirale d'agression dangereuse.
  • Les attentes internationales afin de rassurer sont multiples :
  • La cessation des massacres sur les populations autochtones et sahrannes et le respect de la Femme (Homme pour outre-Afarée).
  • Le jugement et la condamnation des responsables des horreurs de la Cramoisie.
  • La compréhension des desseins de la Kabalie Rouge,
  • Et la pérennisation en Afarée de l'Ouest, économiquement et aussi, avec une grande importance, sur le plan environnemental.
  • La Maison Dalyoha, actionnaire et corporation fortement impliquée dans les nécessités d'équipement et de santé des Kabales peut être un point de rupture diplomatique.

Sur les attentes internationales, les missions d'observations du Royaume du Finejouri et des Tamurt n Althalj suivent leur cours.
Pour les autres points, la compréhension du changement de paradigme et de la direction Kabale devraient être entendues par les actrices de la crise actuelle. Nous escomptons sur la clairvoyance des unes et des autres lorsque les missions d'observations auront apporté plus amplement clarifications sur les points de difficultés et de communication précédents.


Dans ce contexte, certains membres du PAS souhaitent continuer dans l'application du Plan R qui posera d'autres difficultés et tensions à la Kabalie Rouge.
La volonté d'user de la force afin d'accélérer le long processus en cours sera contre productive, nous en convenons toutes.

Icemlet a demandé à toutes les participantes et actrices de faire preuve d'une retenue militaire totale.
La voie diplomatique est celle de la frustration. Elle adhère néanmoins à la mise en place d'une communication et de solutions pérennes de la situation actuelle.
Les Tamurt n Althalj seront fortement déçues si cette voie n'est pas respectée, avec les conséquences qui en découleraient.

La Qari prit un verre de thé et sirota délicatement. Toutes avaient compris qu'elle n'avait pas fini, souhaitait cette pause sciemment avant de reprendre la parole.

Avant de répondre à la demande de garantie de sécurité, et le sujet du réarmement,

J'ai personnellement demandé à la mission d'observation de rester sur les objectifs, que j'ai mentionnés, visant à répondre aux attentes internationales immédiatement.
J'ai aussi omis un sujet complexe qui fait sûrement partie intégrante de l'éléphant rappelé par notre confrère Fortunéen.

PDG Protecteur, quelles sont les avancées des discussions avec la République de Kabalie ?
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