14/06/2019
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NJ4 - Empire Rhêmien de Théodosine

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HRP : ce projet de NJ, comme l'indique son nom, est une reprise du projet d'Empire Rhêmien ayant survécu jusqu'à nos jours. Ainsi, de nombreux éléments sont malheureusement des copiés-collés d'éléments déjà nommés/cités/expliqués dans les anciennes NJs. Veuillez, je vous prie, ne pas m'en vouloir pour cela.

Création de NJ4 : Empire Rhêmien de Théodosine


Généralités :



Nom officiel : Empire Rhêmien de Théodosine, Empire Rhêmien
Nom courant : Rhême, Théodosine
Gentilé : Rhêmiens, Rhêmiennes

Inspirations culturelles : Empire Byzantin, Empire Romain, Empire de Nicée, Empire de Trébizonde

Situation géographique :

Langue(s) officielle(s) : Grec moderne, Latin
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Grec ancien, Turc, Bulgare

Drapeau :
Drapeau de l'Empire Rémien

Devise officielle : "Rema Æterna" -> "Rhème éternelle"

Hymne officiel :

Monnaie nationale : Drachme impérial (Đi)

Capitale : Théodosine

Population : 23 500 000 habitants


Aperçu du pays :



Présentation du pays :

HRP : la présentation est en partie copiée de l'histoire déjà rédigée par le précédant joueur de Théodosine. Certaines parties de l'histoire ne sont aussi pas détaillée faute d'une harmonisation avec des états concernés.

Antiquité

Avant la naissance de Rème, de nombreux peuples sémitiques ont su prospérer dans l'Isthme de Théodosine, construisant des cités-états ou des entités politiques bien loin de ce qu'est aujourd'hui l'Empire Rhêmien de Théodosine. Aux alentours du VIe siècle avant Jésus-Christ, un de ces royaumes va s'illustrer en dominant la région : le "Royaume de Juda" (Pour plus d'infos). Il sera attesté plus tard, au IIIe siècle avant Jésus-Christ, de l'installation de colonies helléniques qui vont progressivement supplanter les populations sémitiques présentes, formant alors une mosaïques de cités-états indépendantes des unes et des autres. Elles seront intégrées dans le jeune empire rhêmien après ses premières conquêtes réalisées en orient vers le IIe siècle avant Jésus-Christ.

Phare dans le chaos eurysien, la civilisation rémienne subsiste depuis plus de deux milles ans envers et contre tout. La postérité éternelle de cette civilisation glorieuse marque de son impact l’histoire du monde. Née selon la légende sur l’île de Rhème (actuelle Catholagne), elle est le fruit d’une intervention divine dans la mythologie hellénique. En effet, selon la légende, Kràtos, le roi des dieux, aurait sauvé deux jeunes pêcheurs de la noyade en les guidant vers l’île sous la forme d’un aigle. Sur cette île si riche en ressources, les deux frères décidèrent de fonder une cité qui allait un jour devenir le symbole d’une civilisation conquérante. Toujours selon le mythe, les deux frères Rémus et Romulus se seraient rapidement disputés à propos du pouvoir, Rémus aurait alors tué son frère de sang froid afin de devenir l’unique maître de la cité. Au fil du temps, des naufragés, des migrants fuyants les guerres helléniques noviriennes se seraient installés sur l’île formant ainsi le premier peuple rémien.

Pendant l’antiquité, la jeune cité de Rhème va au départ poursuivre son assimilation hellénique et profiter de la prospérité grâce au commerce entre l’Occident et l’Orient. Profitant de la chute de plusieurs royaumes helléniques, les légions rémiennes vont montrer une ingéniosité exceptionnelle sur le terrain pour l’époque propulsant alors l’île comme une force militaire de premier plan. Très vite, l’influence rémienne va s’étendre en Occident en soumettant les nombreuses tribus locales. L’Empire s’étendra ensuite jusqu’en Orient grâce aux conquêtes de l'isthme et des régions avoisinantes, ainsi que des territoires d'afarée du nord-est. La suprématie culturelle rémienne est alors sans égale, l’empire construit des routes, des temples, des aqueducs et des tribunaux, sa marque est visible de partout autour de la Leucytalée.


A partir du Ve Siècle et du VIe Siècle après Jésus-Christ, les instabilités politiques provoquées par des coups d'état et des révoltes au sein de l'Empire provoque la perte des provinces occidentales de l'Imperium. L'Empire Rhêmien se cantonne alors dans ses territoires orientaux, tout en conservant l'île de Rhème et de rares enclaves occidentales, qui seront perdues avec le temps.

En 761, l’épisode du Grand Incendie de Rhème ravage l’île-cité alors déjà surpeuplée. Devant la gravité de ce drame, l’Empereur Théodose Ier décide de migrer avec sa cour impériale vers l’Est où il entend construire une nouvelle capitale flambant neuve sur les ruines d’une colonie hellénique. C’est ainsi qu’il fonde Théodosine qui deviendra la capitale rémienne jusqu’à nos jours. Les historiens Rhêmiens utilisent souvent cette date comme le marqueur de la fin de l'antiquité et le début du Moyen-âge.

Moyen-âge

Lors du règne de l'empereur Konstantin IV durant vers le IXe et le Xe siècle, l'île sainte de Rhème est définitivement perdue. Cette perte aura l'effet d'une véritable bombe au sein de l'Empire Rhêmien, et qui provoquera par ailleurs la chute de Konstantin IV au profit de son frère Justinien VI, et l'apparition de nombreux usurpateurs et indépendantistes.

En 1234, Théodosine est pillée et conquise lors de la Quatrième croisade, qui a été détournée pour financer cette dernière. l'Empereur Rhêmien du moment, Demetrios II, est tué, tandis que sa famille s'enfuit à Erythréa et fonde l'Empire Rhêmien d'Elassénie. Les croisés, eux, fondent l'Empire Croisé de Théodosine. Les chefs catholagnistes ayant survécu à la croisade élisent Adalbert Ier de Gottburg-Susmechtzen (un seigneur kaulthe ayant réalisé la croisade pendant que l'empereur kaulthe ne l'a pas fait) comme le premier empereur. A cette date, de nombreux territoires rhêmiens déclarent leur indépendance.

En 1282, Théodose IV, Empereur Rhêmien d'Elassénie, réalise une campagne militaire afin de reprendre Théodosine aux mains des derniers croisés. Il parvint à mettre fin à l'état croisé et restaure l'Empire Rhêmien, bien que fortement affaiblit. Il tentera de reprendre certains territores autrefois rhêmiens, bien que souvent toutes ces tentatives se révèlent être des échecs.

Le reste du moyen-âge et des temps qui vont suivre seront marqués de fortes périodes d'instabilités et de guerres qui marqueront profondément le territoire. Le pays va progressivement se cantonner aux domaines contrôlés aujourd'hui, perdant ainsi la gloire d'antan. De plus, pendant un certain temps, Théodosine devra même subir la domination de puissances étrangères (Empire Bulistanais (à harmoniser notamment au niveau des dates)).

Epoque contemporaine

L'époque contemporaine pour l'Empire Rhêmien est parsemée de conflits et d'usurpations du pouvoir. En témoigne, le règne d'Alexis III Klàton, dernier souverain de la dynastie du même nom, de 1940 à 1959, durant lequel il sera assassiné par le stratège du Thème de Trézibonde, Julienos, qui s'autoproclame empereur en Septembre de la même année avec l'aval du Patriarche de l'époque, Basile XIV. Cela entraine alors une période de trouble durant laquelle le despote d'Erythréa, Demetrios, s'autoproclamera également empereur sous le nom de Demetrios III.

C'est alors que s'ouvre les années des deux empereurs, au cours de laquelle des affrontements mineurs vont éclater, de part les distances qui séparent Théodosine d'Erythréa. Au final, vers Janvier 1960, Julienos parvint à s'emparer de Théodosine et de ses territoires environnants, tandis que Demetrios III parvint à s'emparer de l'ensemble de l'Elassénie.

Néanmoins, la garde prétorienne, à Théodosine, étant mécontents de l'inaction de Julienos face à ce qu'ils appelaient "l'usurpateur Demetrios", décident de retourner leur veste jusqu'alors favorable au tueur d'Alexis III. Au cours du mois de Mars 1960, ils empoisonnent Julienos, et placent leur dirigeant, le préfet du prétoire, connu sous le nom de Keminos. Il instaure alors des mesures afin de préparer l'unification de l'ensemble des territoires rhémiens sous Alexis III.

Cependant, après avoir appris la nouvelle de la mort de Julienos, Demetrios III proposera alors un marché au préfet du prétoire (qui s'était autoproclamé empereur, néanmoins sans l'accord du patriarche Basile XIV, qui fuira à Erythréa et couronnera officiellement Demetrios III comme l'empereur légitime de Rhême). Il lui donnera l'occasion de se repentir en arrêtant son usurpation du trône de Théodosine, en échange de quoi la garde prétorienne serait graciée et lavée de tout ses actes conspirationnistes, tout en recevant une prime pour leur rattachement derrière la bannière de Demetrios III.

Contre toute attente, Keminos refusera, et tentera de lancer un débarquement sur Erythréa, mais qui échouera. Face à cette défaite, et au soutien de plus en plus important à Demetrios III, grâce à ses actions favorisant une petite industrialisation de l'Elassénie, et ainsi à une légère augmentation du niveau de vie, le nouveau stratège du Thème de Trézibonde, un certain Scapios, fera sécession de l'autorité de Keminos et rejoindra Demetrios III. Face à cette nouvelle des plus inquiétantes, les gardes prétoriens, voyant le vent tourner en leur défaveur, finirent par tuer l'usurpateur Keminos le 25 Avril 1962, et se soumirent au seul empereur légitime, Demetrios III.

Après cette énième guerre civile, Demetrios III fonda ce qui fut appelée la "Dynastie Demetriarque", qui est encore aujourd'hui la lignée dont sont issus les empereurs Konstantin XII et Justinien X.

Aujourd'hui

Le principal évènement qui a bouleversé l'histoire rhêmienne actuelle est sans nul doute le coup d'état de Maurice III le 20 Juin 2004. L'Empereur du moment, Konstantin XII, est alors tué par la garde prétorienne, en échange d'une solde donnée par l'usurpateur. Le fils du défunt empereur, Justinien, va alors se cacher et comploter afin de regagner son trône légitime. Après deux ans de règne, faute d'une absence de la solde promise par Maurice III, et d'un mécontentement de la part du sénat, l'usurpateur est tué par le chef de la garde prétorienne, Macrin Julien Agathos, le 12 Décembre 2006. Justinien X est alors nommé empereur, acclamé par le peuple et le sénat. Afin d'avoir le sénat et la garde prétorienne dans sa poche, le nouvel empereur donnera la fameuse solde promise sous Maurice III, et considérera avec intérêt l'un des plus grands sénateurs de Théodosine, Severus Alexis Pelatos.

Depuis lors, L'Empire Rhêmien de Théodosine connait une véritable période de stabilité et une progressive modernisation, qui amèneront, selon les souhaits de Justinien X, à la reformation d'une puissante Rhème au sein de la Leucytalée. De plus, les naissances des deux enfants de l'empereur sont alors devenus des gages de stabilité et une garantie de la transmission du pouvoir après la mort de Justinien X.

Mentalité de la population :

Nostalgiques pour beaucoup des temps antiques durant lesquels Rhême était la plus grande puissance d'Eurysie, la culture rhêmienne a de facto tendance à être arrogante envers les autres états, mes considérant parfois comme inférieurs à la culture Rhêmienne, qui représente la perfection, l'excellence et le raffinement. Par ailleurs, l'architecture, l'art et la littérature sont des éléments primordiaux de la culture de Théodosine, amenant à créer des esprits instruits pour ceux qui peuvent s'acheter une bonne éducation. Néanmoins, il arrive que des dissensions éclatent entre le peuple et l'élite aristocratique et les sénateurs, ces deux derniers étant nettement plus riches que les premiers.
Aussi, une certaine forme d'individualisme est devenue importante parmi les classes aisées : on cherche avant tout son bonheur et seulement le sien au bonheur collectif, qui est ainsi une des raisons des affrontements entre le peuple et l'élite.

Place de la religion dans l'État et la société :

La religion est un élément indissociable de la société de Rhême. En l'état, la religion officielle de l'Empire reste le Christianisme Orthodoxe, avec le Patriarcat œcuménique de Théodosine, qui dirige l'une, si ce n'est la plus grande église orthodoxe du monde. Le Patriarche couronne notamment l'Empereur lorsqu'il en vient à accéder au pouvoir, au nom de Dieu. Néanmoins, les dernières années ont vu la recrudescence de la religion antique rhêmienne, autour du panthéon des divinités rhêmiennes, qui s'oppose de plus en plus avec l'église Chrétienne. Cela est notamment dû au sentiment de nostalgie de l'Empire Rhêmien qui, à son apogée, à une époque où le christianisme débutait son histoire, était glorieux et invincible. Le Christianisme, pour ces néo-polythéistes, est donc vu comme l'origine des maux de l'Empire et la raison de la déchéance de Rème. . Aussi, il existe de nombreuses minorités religieuses comme les musulmans ou catholiques.


Politique et institutions :



Institutions politiques :

Conseil Impérial (Palais Impérial) : Siège du gouvernement impérial sous la direction de l’Empereur qui nomme les ministres.

Sénat Impérial (Palais Rémanus) : Siège législatif du pays, les sénateurs sont les représentants élus du peuple. Le pouvoir du Sénat ne peut toutefois pas interférer avec la prédominance régalienne de l’Empereur comme écrit dans la sacro-sainte Constitution Impériale. Néanmoins, le sénat, depuis l'accession au pouvoir de Justinien X, a regagné une certaine forme d'importance dans la politique de Théodosine.

Conseil Porphyrogénète (Palais d’Aurèle) : Littéralement le conseil de « ceux qui sont nés dans la pourpre ». Ce cabinet rassemble la famille impériale étendue (les femmes comprises) et il est en charge de l’établissement du protocole impérial ainsi que de la gestion des biens de la famille impériale.

Assemblée d’Apamée (Palais Konstantinos) : Convocable seulement par l’Empereur, l’assemblée d’Apamée rassemble la noblesse d’Apamée et les maires des principales communes. Il concerne généralement des questions de sécurité nationale.

Tribunal Suprême (Palais d’Herodote) : Siège de la magistrature judiciaire rémienne, l’institution descend directement de la période antique et est donc empreinte d’un important prestige et d’une influence qui s’étend même jusqu’au pouvoir impérial. Les juges suprêmes sont élus à vie.

Administration impériale (Palais de Trezibonde) : Situé dans la ville de Trezibonde, le siège de l’administration impériale est la colonne vertébrale du complexe fonctionnement de la société rémienne. Un conseil de très hauts-fonctionnaires impériaux tente d’imposer un ordre dans la multitude des services de l’état.


Principaux personnages :

-> Justinien X

Il est l'empereur de Théodosine depuis le 16 Décembre 2006, après son coup d'état contre l'usurpateur Maurice III. Ayant autrefois eu un caractère favorisant la débauche, la fête et la dépravation, il a prit conscience, après le coup d'état de Maurice III le 20 Juin 2004, qui a renversé son père Konstantin XII, que son avenir ainsi que celle de sa famille était en danger. De ce fait, il a comploté à l'aide de sénateurs et de membres de la gardes prétoriennes mécontents du nouvel empereur, et a réussi à retrouver son trôle légitime en 2006. Aujourd'hui, il est devenu l'incarnation d'un empereur froid, calculateur, et conscient des risques et périls qu'encoure l'Empire Rhêmien. De ce fait, il dirige d'une main de fer le pouvoir impérial, et ne sors que très rarement du territoire de Théodosine, si ce n'est jamais, pour éviter les tentatives d'assassinats de l'étranger. Il lui arrive parfois d'être brutal ou violent, même si cela lui arrive que peu fréquemment.
-> Arcadius Justinien Konstantin, dit "Arovakus"

Il est le fils ainé de l'empereur Justinien X, et de facto, son héritier. Il est d'un tempérament calme et joueur, ayant à peine 10 ans. Néanmoins, il suit une éducation stricte et complète afin de se préparer à succéder un jour à son père. Son surnom, Arovakus, fait directement référence aux ambitions que nourrit Justinien X pour son fils, c'est à dire de reconquérir l'Arovaquie, occupée depuis plusieurs années par la Kaulthie.
-> Majorien Justinien Konstantin

Il est le plus jeune fils de l'empereur Justinien X, et ainsi le petit-frère de l'héritier Arcadius. Ayant environ 8 ans, il est d'un tempérament aventurier et un petit passionné de l'histoire de sa patrie. Malgré son éducation plus maigre que pour son frère ainé, il s'entraine déjà à l'art du combat et de la stratégie, étant prédestiné à devenir un glorieux général des armées rhêmiennes.
-> Severus Alexis Pelatos

Membre influent parmi le sénat rhêmien, il est l'une des oreilles de l'empereur et lui donne également certains conseils pour l'aider dans sa tâche de gouverner l'Empire. Issue d'une famille patricienne/aristocratique, il est d'un tempérament calme, froid, et prudent. Pour beaucoup, il est considéré comme un homme dangereux pour tout ceux tentant de comploter contre Justinien X.
-> Macrin Julien Agathos

Commandant de la Garde Prétorienne, il est l'un des soutiens de Justinien a avoir renversé l'usurpateur Maurice III, et aurait lui-même tué ce dernier. Assurant la sécurité de l'Empereur, il lui est totalement dévoué, tant que sa besace est remplie convenablement. Il éduque aux armes le jeune prince Majorien Justinien Konstantin, et espère faire de lui un candidat plus légitime qu'Arcadius dit "Arovakus".
-> Léon Andronic Demetrios

Stratège du Thème de Trézibonde, il est le cousin de l'empereur Justinien X. Placé à ce poste par l'empereur Justinien X lui-même après la fin de l'usurpation de Maurice III, il est un loyaliste et soutien de l'empereur. Néanmoins, il conserve une certaine rancoeur à l'égard de ce dernier à cause de l'assassinat de son père, Andronic Demetrios d'Erythréa, qui aurait pu être un rival pour le trône revendiqué par Justinien X. De ce fait, certain à la cour le considère comme un candidat idéal pour la succession, ou tout simplement pour le trône impérial de Théodosine...
-> Nicéphore III Georgios dit "Nicéphore d'Erythréa"

Catépan d'Erythréa et d'Elassénie de ce fait, il a été placé au pouvoir par Justinien X à la suite de sa prise de pouvoir en 2006. Reprenant les domaines historiques de la Dynastie Demetriarque, il dispose d'un pouvoir important qui lui assure une place de choix à la cour impériale. En l'état il soutient l'empereur car la situation comme telle lui est favorable, mais il est certain que si un contrat plus juteux peut lui être donné à voir, il pourrait retourner sa toge...
Politique internationale :

Sur la scène internationale, l'Empire de Théodosine se considère à tout point de vue comme l'unique héritière de l'Empire Rhêmien. Les despotats de Lykaron et de Georgoplios sont ainsi considérées comme des provinces rebelles qu'il convient de mater par la force ou de réintégrer par la diplomatie au sein du glorieux et éternel empire rhêmien légitime.
L'ouverture du canal de Théodosine aux navires étrangers permet tout de même à l'Empire de conserver des liens étroits avec certaines puissances et certains états, assurant ainsi une place intéressante dans l'économie régionale ainsi que la politique leucytaléenne.
Aussi, elle cherche à reconquérir l'Arovaquie, territoire aujourd'hui intégré au sein de la Kaulthie, et occupée par cette dernière depuis des années.
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HRP : ce projet de NJ, comme l'indique son nom, est une reprise du projet d'Empire Rhêmien ayant survécu jusqu'à nos jours. Ainsi, de nombreux éléments sont malheureusement des copiés-collés d'éléments déjà nommés/cités/expliqués dans les anciennes NJs. Veuillez, je vous prie, ne pas m'en vouloir pour cela.

Création de NJ4 : Capétanat de Sicanie-Messembrie (province impériale)


Généralités :



Nom officiel : Capétanat de Sicanie-Messembrie
Nom courant : Sicanie
Gentilé : Sicaniens, sicaniennes

Inspirations culturelles : Empire Byzantin, Sicile rurale (à la fois inspirations de la Sicile antique et de la Sicile du XIXème siècle)

Situation géographique :

Langue(s) officielle(s) : Grec moderne, latin (administration et élites)
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Parler sicilien (majorité de la population)

Drapeau :
Drapeau de l'Empire Rémien

Devise officielle : Aucune

Hymne officiel :
Aucun

Monnaie nationale : Drachme impériale (Đi)

Capitale : Syrakousai

Population : 3 millions d'habitants


Aperçu du pays :



Présentation du pays :

HRP : j'ai choisi d'aborder l'Histoire du pays, sa géographie et la mentalité de sa population par un récit à la première personne qui sera utilisé en RP


Le pays des sicaniens a écrit :

Le pays des sicaniens

Par son excellence le sénateur Timo Zonta (2019)


Les anciens rhémiens et héllènes disaient de lîle des sicaniens qu'elle était la perle de la Leucytalée, l'endroit dans ces eaux, où l'herbe était la plus verte, où les fruits étaient les plus mûrs, et où les blés comptaient le plus d'épis. On qualifia ses habitants autochtones de "sicaniens", des peuplades vivant dans les collines de l'île, en communautés villageoises simples, qui les distinguait du monde urbain des cités héllènes. Ces Sicanes formaient un peuple agricole qui occupait donc, sur toute l’île, des bourgs et des petits fortins sur des lieux élevés, pour se garantir contre les brigands. Il n'y avait point de patrie sicane que celle du clan et de l'enchevêtrement des structures familiales entre elles. Leurs différentes tribus n’obéissaient point à un même roi, car chaque ville avait son seigneur. On dit des sicaniens qu'il parlaient un langage appossible à décrire, qui ne ressemblait ni à celui des latins, ni à celui des héllènes. Ces gens , ainsi, furent probablement les premiers habitants de l'île, et leur présence ne peut être attestée autrement que par des traces de foyers gravés dans le sol et dans la roche.

On ignore comment les sicaniens appelèrent leur île, ou eux-même, car ce sont les colons héllènes qui les seconds, foulèrent le sol de l'île durant la plus haute des antiquités, et baptisèrent ainsi son peuple et ses rivages à la fois. Par des dons et achats de terre, par les mariages, par la guerre, les grecs y fondèrent à leur tour des cités, ne s'aventurant que rarement loin des côtes, car ils ne voulurent dans un premier temps, qu'y exploiter ses rivages et ses plaines côtières fertiles. Les sicaniens, eux, furent repoussés dans les terres, pour ceux qui ne furent pas intégrés à ces cités, et y continuèrent d'y posséder des petites chefferies jusque tard, lors de la conquête rhémienne. L'île devint rapidement le grenier à blé de la Leucytalée, et une île intégrée au monde héllénistique, au centre des enjeux qui furent propres à cet univers. Là encore, jamais aucune des cités fondées par ces derniers ne fut en mesure d'unifier l'île en une entité politique unique. Qu'il s'agisse de Syrakousai, la plus grande et la plus belle de toutes, Lysistrata, sa rivale, ou encore le plus discrète Eryx, qui bien souvent, arbitrait les conflits entre les deux premières. De la fin de l'âge du bronze jusqu'à la conquête rhémienne, la situation politique de l'île varia au rythme des guerres incessantes ayant lieu sur son sol. On dit ainsi des sicaniens et des grecs de Sicanie, qu'ils partageaient depuis cette époque la culture de la querelle futile et de la guerre.

La conquête de la Sicanie par Rhême, n'arrêta point ces atermoiements, loin de là. Les rhémiens s'y imposèrent lors des Guerres de Sicanie, procédant à la mise au joug progressive des cités en jouant les unes contre les autres, alternant les alliances sincères, les trahisons honteuses et la destruction de cités bien plus anciennes que la leur. La rhémianisaton de l'île ne fut que partielle: si les sicaniens furent assimilés, laissant place bien plus tard à un parler typique de l'île, la langue des grecs tirait sa force de la position sociale de ses élites, qui dans la plupart des cas, perdurait entre les deux époques. Le modèle de la cité rhémienne s'imposa en même temps que sa tutelle, mais il est raisonnable de penser que ceux ci furent conquis par leur propre conquête, abasourdis par le degré de sophistication de la langue des anciens savants, des artistes, des Hommes de lettre et de la bonne pensée. Le grec s'imposa rapidement auprès des élites rhémiennes, ce qui permis très probablement sa plus grande sauvegarde dans les lieux où il fut parlé avant la conquête. Ainsi, la présence héllène sur l'île de Sicanie a perdurée de ces temps jusqu'à nos jours, malgré toutes les vagues de migration successives que celle-ci a connu.

La paix rhémienne possédait de grands avantages certes, qui permis un développement urbain important, s’accompagnant d'un grand nombre de changements, jusqu'à affecter la topographie de l'île. En effet, si nous connaissons aujourd'hui une île clairsemée, et dont la couverture forestière est rare, elle était avant la conquête couverte d'un massif forestier important en son centre, et en certains points des côtes. En cause de cela, la Sicanie devint un point de contrôle vital des échanges dans une Leucytalée sous domination de la cité rhémienne, ainsi qu'une base navale indispensable. Si Rhême avait soumis toutes les nations, elle ne pouvait satisfaire l’appétit des Hommes du tout venant, et la paix rhémienne n'était avant tout que l'expression d'un ordre républicain, puis impérial, qui fut perturbé par la piraterie, qui pullula dans toute la Leucytalée jusqu'à la fin de l'Empire. Encore aujourd'hui, les rivages de l'île abritent rochers et cachettes utiles à la contrebande et au trafic, accepté par une population qui se tient toujours prête à échanger par ces moyens illégaux avec le monde entier, à tel point qu'on a parfois pu surnommer la Sicanie "l'île des mauvais payeurs".

La Sicanie, parmi toutes les provinces impériales, a été balancée d'occident en orient au fil de l'Histoire, sans que celle ci n'eut jamais clairement choisie, ou du moins, qu'elle ne fut confrontée à une situation lui imposant ce choix. La fin de la période de la paix rhémienne fait intervenir de nouveaux troubles dans la région, mais la Sicanie ne se situa pas sur la plupart des grands axes des migrations de l'antiquité tardive. Lorsque l'Empire des rhémiens se partitionna, la Sicanie fut comprise dans sa partie occidentale dans la théorie, mais rapidement reprise par le pouvoir impérial de Théodosine lorsque la partie occidentale de l'Empire disparut. Considérée comme une province ordinaire jusqu'aux conquêtes venues de l'Afarée (Hégire, voir harmonisation), l'île, excentrée du reste de l'Empire et vulnérable, acquis à partir du VIIIème siècle un statut relativement autonome, avec la nomination d'un Capétan à la tête de l'île, devant composer avec un pouvoir local de plus en plus influent au fur et à mesure que Théodosine s'affaiblit. L'île connu une courte discontinuité du pouvoir impérial, avec l'installation d'une principauté musulmane éphémère, qu plus fort de l'extension du monde arabe, tandis que Théodosine entrait dans une période de crise politique et religieuse permanente, jusqu'à un regain économique et territorial à partir du IXème siècle.

Encore une fois, avec l'apparition de nouveaux pouvoirs en occident, les cités-états de Fortuna et de Léandre en tête, l'île se trouva à la confluence des mondes latins et héllénistiques, et l'enjeu d'une lute permanente entre ses différentes composantes. En parallèle à une crise surable que l'Empire de Théodosine traverse à partir du XIVème siècle, avec l'apparition de plusieurs prétendants, les cités de Fortuna et de Léandre s'emparent progressivement du bassin leucytalien occidental, tout en s'infiltrant de plus en plus dans les affaires du monde héllénistique, obtenant des privilèges commerciaux sur le territoire sous autorité de l'empereur. Tout comme dans le reste de l'Empire, on vit ainsi l'apparition de cette nouvelle "race" de marchands-vautours, obtenant des privilèges ayant des conséquences funestes sur l'économie de l'île, et se constituant en avantages déloyaux vis à vis des négociants locaux. Cette vampirisation des routes commerciales par les cités-états fortunéennes et landrines provoque l'appauvrissement progressif des élites de l'île, de même que celles du reste de l'Empire, qui entre dans une longue phase de déliquescence territoriale qui dure de cette époque, jusqu'aux dernières décennies de l'ère contemporaine.

En parallèle, la Sicanie est prise entre deux feux durant les guerres landrines, une très longue et couteuse série de conflits entre les rivales fortunéennes et landrines, et qui voient durant le courant du XVème siècle, la destruction de Léandre. Si les différents capétans et fonctionnaires impériaux de l'île ne prennent pas part aux hostilités, ces guerres provoquent une période de chaos économique en Leucytalée, et la disparition de l'un des deux princpaux acteurs économiques du bassin leucytelien, conduit à un monopole fortunéen de fait, qui ne fut en rien une bonne opération pour la Sicanie. Se retrouvant seule en plein bassin occidental de la Leucytalée face à Fortuna, la cité des polémarques, pourtant, ne procède jamais à la conquête de l'île, mais qui devient une dépendance économique de facto, où des gouverneurs locaux théoriquement toujours sous tutelle impériales, sont dans les faits tributaires de la cité fortunéenne.

Cette stuation d'isolement s'aggrave avec la querelle dynastique suscitée par la division de l'Empire de Théodosine en deux couronnes impériales distinctes: la cour de Théodosine, toujours indépendante dans la théorie, et la capitale impériale de Lykaron, fief d'une cour parallèle ayant revendication de préséance, mais dans les faits, obligée de la cité fortunéenne. L'île de Sicanie, de par sa situation centrale, devient un lieu d'affrontement entre les deux pouvoirs, changeant de mains un certain nombre de fois depuis le XVIIIème siècle.

C'est cette situation si particulière, à la lisière de l'Empire rhémien et tiraillé entre différents pouvoirs, qui explique le comportement et les attitudes propres aux sicaniens, que l'on peut encore parfois observer de nos jours. Ainsi, la défiance vis à vis de toute autorité tutélaire, détentrice d'un pouvoir tout aussi lointain que théorique, est chose persistante chez des sicaniens ayant appris, de la plus dure des manières, que ni l'autorité de Théodosine, ni celle de Lykaron, ni celle de Fortuna, était pleinement consciente de leurs interêts. La société sicanienne, de fait, évolue toujours dans cette dichotomie à deux vitesses: celle des rives cosmopolites et héllénophones, ouvertes vers Théodosine et Lykaron, et une population sicane plus fermée, régie par des logiques claniques qui se sont constituées en contre pouvoirs, face à une autorité bien souvent nominale. Une population hostile à ses suzerains de fait, et qui pratique une forme d'économie souterraine en commerçant avec le tout venant.

La révolution industrielle et la mondialisation, somme toute limitée de l'île, à partir du XIXème siècle, n'a fait que renforcer ce fait, et permis à la population sicane un accès alternatif à l'éducation, à la culture, à la consommation, ainsi qu'à des idées politiques nouvelles qui n'auraient pas eu leur place dans le carcan impérial. La Sicanie est donc à la fois un vieux peuple et une jeune population, dont l'unité politique n'a jamais été permise par l'autorité impériale. Ce cadre a été particulièrement propice à l’émergence, à partir du XVIIIème siècle, d'autorités para-étatiques remplissant le rôle d'un Etat qui n'existe que dans les grandes villes. Ainsi, à l'instar d'autres parties du monde italophone, des sociétés criminelles occultes ont depuis bien longtemps fait leur nid, remplissant à la fois un rôle de service auprès de la population, tout en faisant reposer sur lui sa base de pouvoir, par le biais d'une économie propre constituée de racket et de trafics, grevant ainsi une part notable des capacités de revenus fiscaux que l'île pouvait apporter à l'Empire. Ces sociétés sont depuis lors en lien permanent avec d'autres orgnaisations étrangères semblables, à Fortuna, Velsna, Manche Silice et autres régions italophones, mais sont également en lien avec pirates pharosi, et depuis peu, kotiotites.

C'est dans ce contexte d'une population hostile à toute forme de pouvoir central que le personnage central de notre récit a fait son entrée par la grande porte de l'Histoire, ou tout du moins par l'ouverture la plus grande qu'il eut été en capacité de le faire. Trente ans après un putsch mené par les prédécesseurs de l'impératrice de Lykaron sur l'île, ayant conduit à la prise de pouvoir d'un Capétan fidèle à la "seconde capitale impériale", l'empereur Justinien X de Théodosine signifia par chrysobulle impériale à Meleinos Notaras, logothète du genikon de la cour impériale, et stratège du thème de Messembrie, petite province située au sud de la capitale, de reprendre l'île par ses propres moyens. Justinien X était de ces empereurs croupions qui n'eut guère pour lui une armée, tout en ayant des ambitions démeusurées, et Notaras agissait là en sa qualité de fidèle exécutant d'un fonctionnaire impérial, dont la loyauté n'était guère à prouver. L'Homme avait été choisi précisément par ce fait de fidélité, ainsi qu'en son aptitude naturelle à amasser, à thésauriser et à diriger un argent qui manquait cruellement à la couronne impériale. Ainsi, il se fit connaître tout d'abord, non en tant que soldat, mais en tant que percepteur d'impôts efficace, issu d'une famille modeste et qui ne tirait aucune gloire ou prestige de ses origines. Cet "Homme nouveau" était ainsi parfait aux yeux de l'empereur, car dénué de toute apparente ambition propre à un Homme d'un rang aristocratique, pendant que sa fortune toute entière était due à son impérial protecteur.

Zélé, il puisa dans des deniers propres afin de lever une armée de quelques milliers de conscrits dans son thème de Messembrie, et tout en y laissant Isaakios, son jeune frère, prendre en tête l'administration du thème, mit sur pied une expédition aussi audacieuse que sans le sous, en juin 2014. Profitant du chaos relatif régnant dans le monde fortunéen, Notaras posa le pied, de nuit, sur une plage adjacente à la ville d'Erys, qu'il prit sans combat. La population, déjà en révolte ouverte contre le Capétan Niketas Phokas, nommé par l'impératrice de Lykaron, rejoignit la minuscule armée de Notaras, et la plupart de ses cités se soumirent à ce dernier dans la semaine suivant le débarquement. Assiégé à Syrakousai, la capitale de l'île, Notaras permit à Phokas d'évacuer vers Lykaron, lui laissant le goût d'une défaite humiliante par un simple intendant des finances, avec le soutien d'une population révoltée.

Mais une fois la victoire passée, Notaras dû faire face à la réalité politique d'une île qu'il peine toujours à comprendre. Les partisans de Lykaron ne lui ont pas laissé un "joyau" de la Leucytalée, mais un champs de ruines, politique, social et économique. Le but de la conquête fut de rapidement générer des recettes fiscales destinées à la couronne de Théodosine. Il n'en fut rien dans l'instant, en raison de l'état avancé de délitement de l'appareil fiscal et répressif de l'Empire. Dans les faits, et toujours aujourd'hui, le Capétanat ne contrôle réellement que les grandes cités hélléniques des rivages de l'ile. L'intérieur des terres échappe de facto à toute forme d'autorité étatique, et est le territoire des grads propriétaires terriens, ce que l'on appelle les gabelotti, ainsi que des structures claniques traditionnelles dont les sociétés criminelles secrètes tirent leur force.

Son excellence le Capétan de Sicanie est Homme compétent, loin s'en faut, mais qui se retrouve confronté à une multitude de problèmes propres à l'administration d'une conquête récente: une population défiante, un appareil politique défaillant et archaïque, une armée davantage occupée à la répression des bandes de criminels arpentant une île qu'ils connaissent mieux qu'eux... Ces dernières années ont été marquées par l'obsession du Capétan Notaras de remplir les exigences fiscales de l'empereur de Théodosine. Malgré les embuches, celui-ci a déjà débuté une série de réformes dans ce sens. Acceptant le fait que l'île ne couterait davantage qu'elle rapporterait pour plusieurs années encore, Notaras a partiellement répondu aux revendications des locaux afin d'éviter de finir comme son prédécesseur, chassé du pouvoir par cette même population. Notaras a dû se résoudre au fait que les sicaniens apprécient la sécurité donnée par Notaras, mais aiment plus encore leur propre liberté. L'administration du Capétanat a donc été profondément réformée, suivant un modèle plus proche de la manière fortunéenne de diriger un pays que de la manière théodosienne.

En échange d'une reconaissance de jure de sa suzeraineté sur l'ensemble de l'île Notaras a accepté l'idée d'un partage de pouvoirs avec les divers clans familiaux du centre de l'île, ainsi que leur soutien en cas d'attaque de l'île par une puissance étrangère. Notaras a ainsi temporairement renoncé aux prélèvements fiscaux sur une partie de l'île, concentrant ainsi son autorité dans les zones urbaines et les agglomérations, dont il a confié l'adminsitration à des préfets, devant superviser les garnisons militaires locales. Ces villes sont donc théoriquement sous administration militaire, se substituant à un pouvoir civil existant, mais qui a perdu ses pouvoirs de prélèvement fiscal, dont les préfets ont la charge. En parallèle, plutôt que de lutter contre les trafics et l'économie souterraine, le Capétan Notaras entend ainsi "faire avec", capter ainsi une partie des bénéfices de ces échanges qui passaient autrefois hors de portée du pouvoir impérial. Prenant fait et cause de l'attractivité de l'île, par ses trafics nombreux, Notaras a décrété la cité d'Erys comme "ville franche", et ouverte à un commerce sans taxe de douane, et où l'implantation des entreprises est aisée. Si ces mesures ne se traduisent pas par une hausse immédiate des revenus du Capétanat, Notaras escompte à long terme le développement d'une île qui en a le plus grand besoin.






Politique et institutions :



Institutions politiques :

Le Capétanat, en tant que province impériale, ne bénéficie pas d'une indépendance dans les faits. Cependant, elle dispose d'un gouvernement propre. La Sicanie-Messembrie est dans les faits constituée de deux provinces impériales, toutes deux des circonscriptions militaires sous le contrôle de la famille Notaras:
  • Le thème de Messembrie: Province d'origine des frères Notaras, dont le contrôle impérial est fort, et qui sert de base de pouvoir aux deux frères, ainsi qu'à financer les frais suscités par la conquête de la Sicanie par l'empereur de Théodosine. La province est dotée d'un conseil militaire, sous l'autorité d'Isaakios Notaras.
  • Le Capétanat de Sicanie proprement dit: Province récemment conquise par Maleinos Notaras, elle est appelée à devenir la future base de pouvoir de la famille, et tout comme le thème de Messembrie, elle est dirigée de fait par un Conseil militaire. Toutefois, celui-ci reconnait en parallèle l'existence de pouvoirs locaux, incarnés par les adinsitrations des cités héllènes de l'île, ainsi que par des conseils claniques situés dans les terres, qui agissent avec une relative autonomie dans tous les domaines, excepté ceux de la défense et de la fiscalité en ce qui concerne les cités.
En parallèle de l'administration de ces deux provinces, le Capétan Maleinos Notaras dispose d'un siège au Conseil de l'empereur, à Theodosine, en sa qualité de Logothète du Genikon, le premier administrateur fiscal du pays. Il dispense ainsi ses conseils budgétaires à Justinien X, et a mis sur pied une administration fiscale plus en accord avec ce dont on attend d'un fisc impérial modernisé, et apte à entrer dans le XXIème siècle. Notaras, par le biais de ses agents fiscaux, dispose ainsi d'un réseau d'informateurs efficace, dont il se sert afin de servir les interêts de l'empereur, mais aussi parfois les siens... Outre son autorité sur le bureau du Génikon, il dispose d'un certain nombre de distinctions honorifiques plus symboliques.



Politique internationale :

Sur la scène internationale, il y a de fortes chances que le Capétanat de Sicanie-Messembrie soit le plus souvent aligné sur les vues de Théodosine. Notaras ne tolère que très peu les principautés et provinces impériales dirigées par ce qu'il pense être des "chevaux de troie" de Lykaron, e d'autres puissances étrangères. Il est ainsi partisan d'une idée unitaire de l'Empire, et se révèle un agent efficace des ambitions d'un Justinien X, en quête de restauration de l'autorité impériale.

A ce titre, Notaras sera presque systématiquement opposé aux ambitions de la cour impériale de Lykaron, qu'il considère comme n'être qu'une lignée d'usurpateurs, tandis qu'il tient en méfiance toute idée autonomiste au sein de l'Empire. Notaras n'aura de cesse de se servir de sa base de pouvoir, en Messembrie et en Sicanie, afin de renforcer l'empereur de Théodosine, à qui il doit sa position et sa fortune.

Notaras, toutefois, est un individu pragmatique, et a conscience que cette position est fragile. La province sur laquelle il règne repose sur une autorité récente et fragile.? Tout comme en matière de relations internes, le Capétan sera prompt à des accords de avec toute puissance étrangère, à partir de l'instant où celui-ci se fait dans une optique de renforcement à long terme de l'autorité impériale. Notaras pourrait signer avec le diable, à partir de l'instant où cela profiterait à Théodosine d'une manière ou d'une autre.
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