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[Latrua-Alloumni] ☎️​ Appel important

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en-tête
27/12/2018, Bunker du Palais Présidentiel de VraranyBunker présidentiel

La nuit était tombée sur Vrarany, plongeant la capitale latruante dans l'obscurité. Vasiliy descendit les marches qui menaient au bunker présidentiel. Contrairement au précédent appel, le Président de la République était beaucoup plus entouré. Il avait en effet décidé de réunir un conseil de sécurité nationale. La Constitution l'obligeait donc à inviter le Chef d’État Major ainsi que la Première Ministre.

Lorsqu'il entra dans la pièce, tous les membres du conseil se levèrent. Vasiliy les regarda les uns après les autres puis les invita à s'asseoir. On le mit en communication avec la capitale alloumnaise. Après quelques minutes d'attente, le Président de la République entendit la voix de son homologue alloumnien. Il lança la conversation :

"Bonsoir cher Adrian, je tenais tout d'abord à vous remercier pour la rapidité avec laquelle vous avez répondu à ma missive. Je serais donc aussi rapide pour aborder les points qui me préoccupent.

En effet, en prévision d'une possible allocution au peuple latruant concernant la situation à l'Ouest, je consulte les alliés du Latrua pour connaître leur position par rapport à cette guerre et pour envisager une réponse commune, dans les formes resteraient à définir.

Cependant, pour Alloumni, je connais la position qui est la vôtre. Je me permettrais de vous présenter les mesures qui seront prises par le Latrua à l'encontre de la Loduarie. Tout d'abord, dans mon discours, j’annoncerais que mon gouvernement et donc de facto que le Latrua condamnera l'offensive loduarienne. Pour ce faire, nous sanctionnerons la Loduarie en gelant leurs avoirs au Latrua, en bloquant leurs navires stationnant dans nos ports et en empêchant de résidence plus de 50 personnalités ayant cette nationalité. Je voulais, par cet appel, vous inviter à faire de même, pour que nous puissions plus largement toucher l'économie loduarienne.

J'annoncerai aussi que je ne renonce pas à l'éventualité d'intervenir militairement, dans deux cas précis. Le premier, si les intérêts vitaux du Latrua étaient visés, si le territoire national ou si nos ressortissants étaient visés ou menacés. La deuxième éventualité serait si la Loduarie s'attaquait directement à un de nos alliés proches, si des ressortissants de pays alliés étaient tués.

Or, vous n'êtes pas sans savoir que la République Fédérale de Karty, un allié commun, est aujourd'hui menacée par des frappes loduariennes visant ses infrastructures et ses civils. Pour préparer une possible intervention dans la région et pour sécuriser les possibles futurs convois de rapatriements, j'aimerais pouvoir stationner, de manière momentanée et exceptionnelle, 10 appareils de la chasse latruante sur une base alloumnaise.
Cette décision ne vous engagerait en rien dans le conflit, ce choix ne pouvant être qu'une décision souveraine de votre nation, mais serait un message envoyé à l'agresseur, un moyen d'intensifier, peut-être, les pourparlers diplomatiques.

Je crois profondément en les vertus de la diplomatie et de la discussion. Je pense que ce conflit ne pourra être réglé que par la voie diplomatique et que nous devons, Alloumni comme Latrua, être au service de cette institution pacificatrice. Et je pense, enfin, que nos nations doivent toujours être guidées par cet objectif de paix par la parole et par les traités, plus que par la guerre et les armes."


Il but une gorgée d'eau et ajouta :

"Avant que vous ne preniez la parole, je me permets de vous indiquer que je ne suis pas seul dans la pièce. J'ai en effet convoqué, pour cette discussion et dans l'optique d'un possible déploiement des forces armées latruantes, je suis accompagné de mes ministres des Affaires Étrangères et de la Défense, de la Première Ministre du Latrua, du Chef d’État Major des armées, du Chef d’État Major particulier ainsi que de deux de mes conseillers et de mon aide de camp."

PR
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ALLOUMNI

Adrian Voriane, Président de la République d’Alloumni, se penche légèrement vers le micro une fois que Vasiliy es terminé.
Son visage est ferme, sérieux, mais assez maîtrisé.

Il joint ses mains devant lui et prend la parole :

"Bonsoir, Monsieur le Président.
Je vous remercie tout d’abord pour votre transparence, mais aussi pour la confiance que vous accordez à Alloumni en nous associant à une réflexion de grande importance.
Je tiens également à saluer votre position. La situation dans la région est grave, et elle exige de nous un sang-froid, et une responsabilité."


Il marque une pause courte, puis jette un regard vers ses conseillers et le Chef d’État Major Alloumnien, puis reprend :

"Concernant la Loduarie, la position d’Alloumni, comme vous l’avez évoqué, est déjà établie. Nous condamnons fermement et froidement toute offensive visant des civils, des infrastructures essentielles ou la souveraineté d’un État.
Votre décision de sanctionné économiquement est une mesure que nous considérons légitime. Le gel des avoirs, les restrictions maritimes et les limitations de circulation pour certaines personnalités sont des leviers efficaces dans le cadre d’une pression diplomatique renforcée."


Il prend une gorgé de son café :

"Alloumni est prête pour s’inscrire dans une dynamique similaire. Nous annoncerons, dans les prochains jours des mesures efficace.
Cependant,"


Il appuie légèrement sur ce mot :

"nous tenons sincèrement à ce que ces actions restent dans une logique claire; celle d’une désescalade par la pression, et non une escalade incontrôlée."

Le Président se redresse sur son siège :

"Concernant la République Fédérale de Karty, la situation nous préoccupe autant que vous. Karty est un partenaire important, et les menaces qui visé sur ses civils et ses infrastructures sont inacceptables.
Toute atteinte directe à un État allié est un signal grave, que nous ne ignorerons pas."

Un silence s’installe, un peu plus lourd cette fois :

"Concernant votre demande de stationnement de 10 appareils de chasse latruants sur notre territoire"

Tous les regards dans la salle se tournèrent vers Voriane :

"Je comprends parfaitement la portée stratégique et symbolique de cette présence.
Alloumni doit agir avec la plus grande prudence, attend donné que nous nous sommes placé en URGENCE 2, nos civils pourrait s’inquiète d'avantage si cet mesure sont brusque."


Il croise les mains sur la table :

"Mais nous autorisons le stationnement de vos appareils de chasse sur notre territoire."

Il enchaine :

"Nous devons tous envoyer un message de fermeté, mais également un message de responsabilité.
Je partage votre conviction, Monsieur le Président, la solution à ce conflit ne peut être que diplomatique.
Les sanctions, postures militaires, et les démonstrations de force, tout cela ne doit être qu’un moyens pour ramener les acteurs autour d'une table des négociations."


Il hoche ensuite la tête :

"Alloumni reste engagée dans cette voie. Nous sommes prêts à participer à n'importe quel initiative diplomatique conjointe, bilatérale ou multilatérale, tant quel vise à mettre fin au conflit."

Adrian conclut, d’une voix plus engagée :

"Nos décisions, aujourd’hui, auront des conséquences durables, des risques de répercussions ne sont pas totalement à prendre à la légère.
Alloumni fera les siennes avec détermination, et avec volonté de préserver la paix."


VORIANE
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Le Président de la République était resté silencieux durant toute l'intervention du Président alloumnais. Il mordillait son stylo rouge lorsque que le Président Vorane fini de parler. Vasiliy se releva alors dans sa chaise, jeta un rapide coup d’œil à ses notes et reprit la parole :

"Je vous remercie Monsieur le Président pour cette intervention complété et constructive. Je partage, comme vous, la conviction que seule la diplomatie peut triompher et la volonté de préserver la paix.

Les décisions que nous prenons aujourd'hui ont ce simple mais néanmoins clair objectif de maintien de la paix et de retour à la diplomatie. Je salue votre décision de sanctionner les actifs loduariens. Ce geste, tout pacifique soit-il, démontre la fermeté de votre nation à l'encontre de cette agression. Autre décision d'importance et pour lequel je vous remercie : c'est le stationnement sur votre territoire de dix appareils de la chasse latruante. Cela illustre le fait que nos nations sont capables de se mobiliser tout en montrant la solidité des liens qui nous unissent. Cette mission de sécurisation est aussi un préambule à nos actions futures au sein de l'ADI.

Je vous remercie Monsieur le Président pour cette conversation constructive et emplie de franchise. Si nous n'avons, chacun, plus rien à ajouter, il ne me reste qu'à vous souhaiter une bonne soirée et j'espère pouvoir vous reparler très bientôt. "



PR
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