22/06/2019
18:36:00
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Championnat de F1 FISCA - Essais de pré-saison, Falkenring (RP ouvert aux écuries et journalistes)

Championnat de F1 FISCA

Essais de pré-saison, Falkenring



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Le Falkenring ne pardonne pas l'erreur...



Le début de la prochaine saison de F1 FISCA approche à grands pas, et les écuries, parmi celles déjà inscrites, sont sur le pied de guerre afin de finaliser les derniers préparatifs à accorder à leurs monoplaces à al nouvelle réglementation, tout en profitant de chaque portion de vide laissée par cette dernière, pour laisser place à un torrent d'innovations technologiques, tel que celui que l'on attend d'une compétition de catégorie-reine automobile.

En vue de la première épreuve de la saison, il a été choisi par la FISCA de réaliser les tests d'avant-saison sur le tracé du Falkenring de Rasken, avec l'accord des promoteurs du circuit. Le choix s'explique par plusieurs facteurs: le caractère relativement complet du Falkenring, qui vient solliciter la plupart des éléments et aspects performance de la monoplace, ainsi que d'être un tracé tout autant technique qu'il soumet à une grande pression les composants d'usure. Car oui, ce ne sont pas seulement les monoplaces qui sont mises à l'épreuve, mais également le manufacturier pneumatique Venturi, pour qui ces trois journées complètes sont l'occasion d'un test grandeur nature.

Pour les écuries, le but n'est pas tant de courir après le chrono que d'effectuer le plus de roulage possible. De collecter les données permettant de déduire forces et faiblesses de la voiture, et de commencer à travailler à des débuts de solution concernant tous ces problèmes en vue de la livraison du premier pack d’amélioration de la saison. Mais également, il s'agit aussi pour les compétiteurs de commencer à dévoiler leurs cartes tout en gardant sous le coude de quoi prendre de court la concurrence lors de la manche inaugurale. Si cet évènement est sur base de la participation, il est donc chaudement recommandé d'y participer, et toute absence serait considérée comme un très mauvais signal envoyé à tous les observateurs et sponsors gravitant autour du championnat. Une saison commence: elle sera longue et difficile pour tous les ingénieurs de toutes les équipes, le sommeil sera court, et il n'y aura d'yeux que pour le chrono, la seule obsession, la seule priorité. Le besoin de vitesse.

Le film est à chier mais la BO est bien quand même...

Toutes les écuries inscrites sont invitées sont exception.



HRP: Bienvenue à la séance d'essais d'avant-saison du championnat de F1 FISCA. Sur ce topic, vous pourrez signaler votre présence à cette séance, présenter votre monoplace, mais avant tout enchaîner les chronos pour récolter des données. Vous êtes également encouragés à dévoiler les innovations techniques dont vos monoplaces sont dotées, et qui expliquent leurs statistiques actuelles (à moins que vos dispositifs soient illégaux, auquel cas vous devriez faire profil bas). Sachez le aussi, que ce topic aura également une fonction de test pour le système de jeu du championnat. Chaque écurie qui se présente sera testée sur ses performances par rapport au tracé du Falkenring. Ce n'est donc pas seulement vous qui récoltez des données en RP, c'est également moi en hrp.
Scuderia Strama-Garibaldi



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Paula Di Salvi au volant de la SG2019


"La voiture est comme sur des rails, mais je manque de puissance..."



Les équipes de la Scuderia arrivent dans un paddock vite à la levée du jour, sous les coups de 7h du matin. S les essais débutent officiellement à 8h, et que les monoplaces sont autorisées à prendre la piste à 8h20, le team principal Christiano Dangelo a tenu à faire de cette journée un point de référence absolu quant aux performances réelles de la monoplaces, la SG2019, qui pour le moment n'a été testée qu'en soufflerie et sur le banc d'essai. Mais par dessus tout, Dangelo est conscient que la monoplace conçue par le team Strama effectue ses tests sur un circuit où sa conception même la défavorise.

En effet, avec la connaissance du retard de la Scuderia sur la concurrence raskenoise ou encore icamienne dans tout ce qui a attrait au département moteur, les velsniens ont axé une grande partie de leur développement d'avant-saison sur une monoplace dotée d'un appui considérable, au détriment de la performance pure. Le châssis de la SG2019 est le reflet d'une approche radicalement différente de Fang Motorsport ou de Steiner quant à la course automobile: le châssis doit être construit en premier lieu, et le moteur ensuite, non l'inverse. Dangelo a été on ne peut plus élogieux concernant sa conception, la comparant à "une toile de grand artiste". Reste plus qu'à confirmer ces dires sur la piste.

Betoldo Cavaliero et la jeune Paul DI Salvi arrivent depuis le motorhome Strama sur la paddock vers 8h10. Cavaliero, son harnais et son casque rouge-sang bien en place, venant écraser ses cheveux en bataille après, probablement, une nuit de beuverie à la capitale impériale, s'élance vers 8h20, après la conclusion des derniers réglages propres à la piste exigeante du Falkenring.

Radio a écrit :

Bernie, tu me reçois bien ? Fais chauffer tes pneumatiques, prépare toi pour le tour lancé.
5 sur 5 tête de pine

Après plusieurs tours de chauffe et de réglages, Cavaliero s'élance sur l'interminable ligne droite du Falkenring, la plus longue du championnat, à même de tester toute la puissance du V6 Strama.


Radio a écrit :

Je manque un peu de puissance. C'est normal ?
A priori tout est normal de notre côté Bernie, tu devrais être dans les temps sur le premier secteur. Donne tout.
Bien reçu.


Le premier secteur est à l'image de ce que Dangelo attendait de sa monoplace: un léger déficit en ligne droite, et dont le pack d'amélioration prévu en début de saison prochain sera censé corrigé si tout se passe pour le mieux. A défaut de se consacrer à de très couteuses et longues améliorations moteur, le team Strama a prévu de compenser quelque peu ce gap prévu entre Strama et Steiner par un travail de l'aérodynamique permis par une plage de développement de la monoplace prévue comme devant être importante.

Les choses cependant de manière radicale à compter de la partie sinueuse et rapide des secteurs 2 et 3. Placé sur les côtés de la piste, les photographes, travaillant soit pour les grandes revues sportives, soit directement pour les écuries, prennent la SG2019 sous toutes les coutures, sous tous les angles. Celle-ci aborde les virages rapides, parfois flat-out, le tout avec un appui impressionnant, comme il avait été prévu par Dangelo. Le sous-virage est inexistant: la monoplace paraît être sur un rail. La voiture patine, presque pas en sortie de virage, ce qui lui permet de compenser un léger déficit de puissance en sortie à la remise des gaz.


Radio a écrit :

Très bon deuxième secteur Bernie.
Merci, c'est surtout grâce à moi !
Oui c'est ça: tu peux surtout dire merci au système de freins directionnels.

Les photographes et petits espions des autres écuries ne s'y sont pas trompées: quelque chose cloche avec la SG2019. Outre l'aisance surnaturelle de la monoplace dans les virages, les observateurs ont vite fait de remarquer que les freins de la monoplace ont un comportement pour le moins...spécifique. Le disque de frein chauffé et rougi est chose commune à voir...mais sur la Strama, les freins semblaient s'actionner selon un schéma spécifique à chaque virage: un coup l'arrière gauche: les ingénieurs de la Scuderia avaient doté la monoplace d'un système de freinage additionnel et alternatif à l'existant qui venait alimenter les deux disques avant et arrière. Cavaliero n'avait pas une pédale de frein, il en avait deux. Quand ce dernier arrivait dans un virage à gauche, il appuyait ainsi sur la pédale de freins normale, ce qui activait les quatre freins à disques, avant et arrière. À partir du point de corde, la voiture avait naturellement tendance à sous-virer. Pour contrer ce phénomène, Bertoldo appuyait alors sur une pédale additionnelle de son pied gauche qui n’actionnait que le frein arrière gauche. Un mécanisme ressemblant trait pour trait au système directionnel des véhicules chenillés, et dont Dangelo a sans doute été inspiré.

Radio a écrit :

Tour parfait Bernie, rentre aux stands: la piste est abrasive, les pneus sont morts. On va faire sortir Paula.
Bien reçu.

Les observateurs venaient d'assister à la première innovation notable pouvant potentiellement distinguer la monoplace de la Scuderia de ses homologues. Mais ce n'était pas forcément la fin du festival. A la moboplace de Bernie s'est substituée celle de Paula Di Salvi, la jeune talent brut de l'équipe, mais la configuration générale de la voiture paraissait telle que l'on aurait pu penser à une autre monoplace, plus particulièrement à l'arrière. Non seulement Di Salvi était équipée du système de freins directionnels, mais l'arrière train de sa SG2019 présentait une architecture totalement différente de celle de son compatriote. Une différence notable: les évacuations d'air de son diffuseur paraissaient multiples.

Radio a écrit :

Ok championne, on va tester le double-diffuseur en grandeur nature. Je veux que tu donnes tout ce que t'as, fais moi un tour qualif.
Comme d'habitude Chris..

Si comme pour pour son coéquipier, le premier secteur ne fut pas des plus transcendants, la partie sinueuse, encore une fois, fut l'endroit où commença à s'opérer la magie d'un châssis dont l'appui permit d'améliorer les temps déjà impressionnants de Cavaliero dans les secteurs 2 et 3. Au centre des observations, le point le plus crucial de l'architecture de cette Strama, la pièce chargée sur un monoplace, de la plus grand part de la création du phénomène d'appui: le diffuseur.

Le diffuseur est le plus grand créateur d'appui aérodynamique sur une voiture de F1. Il fonctionne ainsi en élargissant la zone de flux d'air à l'arrière du fond plat par rapport à la zone de flux d'air sous le centre de la voiture. Cette expansion fait que l'air sous la voiture se déplace à une vitesse plus élevée, ce qui diminue la pression sous la voiture et crée de l'appui aérodynamique. Plus vous pouvez cette expansion prend de l'ampleur, plus la vitesse de l'air sous la voiture est grande et plus l'appui aérodynamique est important. Cependant, il y a deux problèmes pour ceux qui seraient tentés de réaliser un grand diffuseur en suivant cette logique. Si la zone de flux d'air augmente trop rapidement, le flux se séparera du fond plat de la voiture, ce qui entraînera le décrochage du diffuseur et son inefficacité.

Pour maximiser l'efficacité du diffuseur, les ingénieurs Strama ont donc fait le choix d'un diffuseur prenant la plus grande partie du fond plat à la verticale, en créant un simple trou dans les parois de celui-ci, créant de ce fait un diffuseur secondaire, qui démarre à mis chemin du démarrage du diffuseur et de son évacuation vers l'arrière, qui vient davantage plaquer la monoplace au sol, et créer un appui aérodynamique supplémentaire.

Non seulement l'aisance de la Strama dans les freinages est remarquable de par le système de freins directionnels, mais la monoplace semble ainsi littéralement collée au sol, le tout sans l'aide d'un appui aérodynamique d'origine mécanique.

Ces deux innovations, malgré le fait qu'il semble clair que la Scuderia ne paraît pas avoir tout dévoiler, semble constituer deux arguments massue expliquant le degré de maniabilité de la monoplace, et sa perte de temps quasi nulle dans les freinages et les virages.

Lorsque Paula Di Salvi et Bertoldo Cavaliero retrouvent le team principal, ceux-ci font état d'une monoplace particulièrement agréable à piloter, bien que manquant de puissance, et dont l'appui aérodynamique considérable de la voiture explique en partie ce fait, peut-être autant que la philosophie même de la monoplace, qui a privilégié le poids le plus faible possible au détriment de la taille de la cylindrée.

Dans l'ensemble, la journée de tests s'est déroulée sans accroc ou avarie particulière, ce qui constitue un bon signe pour la fiabilité générale des pièces.

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F1
Marc Klemm au volant de sa monoplace s’élançant sur le Falkenring pour écrire l’histoire

Il était 8 heures du matin quand l’écurie Steiner arriva sur le Falkenring, pensant arriver première, elle s’était finalement fait devancer par l’écurie Strama dont la monoplace venait de se présenter sur la ligne de départ pour le premier tour de la journée d’essais. Cependant, ce n’était pas n’importe quel essai car ce n’était pas n’importe quel circuit, il s’agissait du mythique Falkenring, le circuit raskenois le plus connu que ce soit dans le pays ou à l’international.

Que ce soit sa longue ligne droite de 3 km, ses nombreux virages ou sa longueur totale, tout faisait que le circuit ne pouvait qu’être mythique. Mais au-delà d’être mythique, c’était un terrain de chasse pour ni plus ni moins Marc Klemme de l’écurie Steiner, bien que considéré comme légèrement moins bon que son frère, il ne lui avait jamais concédé la victoire sur ce circuit. L’équipe Steiner était arrivée derrière celle de Strama au Falkenring, il fallait changer ça, Marc monta alors dans sa monoplace prêt à chasser, mais également prêt à écrire l’histoire.

Écrire l’histoire ? Oui, car Steiner n’était pas venu les mains vides, cette saison, l’écurie la préparait depuis longtemps, bien que lourde, la monoplace pouvait compter sur son V12 dont l’architecture 6 temps parfaitement optimisée crachait près de 1050 chevaux. Mais au-delà du moteur, Steiner n’était pas venu les mains vides, amenant avec elle son lot d’innovations, permis par le règlement généreux de la FISCA.

Avant de partir pour son premier tour, la monoplace de Marc était dans le paddock entourée d’une armée d’ingénieurs faisant des tests avant le départ, lors d’un de ces tests, Marc remarqua quelque chose, quelque chose de problématique.

Marc Klemme – Le moteur est malade ou quoi ? Pourquoi la puissance ne dépasse pas les 1037 chevaux, il est censé en faire 1050.

Theodor Kriegs – Ah ça, ne t’inquiète pas, la voiture est un peu allégée, du coup on doit brider la puissance, on te rajoutera du poids après, rien d’extraordinaire, t’inquiète, c’est juste un élément qu’on a retiré pour voir comment se comporte la voiture.

Marc Klemme – Je vous fais confiance mais quand même retirer un élément d’une F1, c’est pas quelque chose d’anodin.

Theodor Kriegs – Comme je te l’ai dit, c’est un élément fait exprès, ça te permettra de mieux tourner, mais là on veut voir comment la voiture se comporte sans, mais surtout, aujourd’hui c’est l’occasion de tester notre nouvel aileron.

Marc Klemme – Bon ça va.

Theodor Kriegs – Allez en piste, mets-toi en chasse, on joue à domicile, on n’a pas le droit à l’erreur.

Marc Klemme – Bien reçu.

Les derniers réglages étant terminés et le tour de Strama venant de prendre fin, ce fut la monoplace de Steiner qui se présenta sur la ligne de départ, moteur tournant, régime optimal, il ne manquait plus que le feu vert soit donné pour s’élancer. Il était 9 h, Marc était assis dans sa monoplace, concentré à la limite de l’état de transe, finalement, après une seconde qui parut une éternité, il s’élança, les 12 cylindres crachant les plus de 1000 chevaux dont ils avaient été chargés de développer.

La monoplace s’arrachant du sol, elle plaqua par la même occasion Marc au siège à cause de l’accélération, tous deux s’élancèrent alors vers le premier virage du Falkenring, le fameux virage relevé. Sortant du premier secteur, Theodor, avec qui il avait discuté avant de partir, le recontacta.

Theodor Kriegs – C’est bien Marc, tu as 0.7 secondes d’avance sur la voiture de Strama, continue comme ça.

Marc Klemme – Rien de fou, c’était une partie rapide donc normal, par contre je vois très bien que ma monoplace n’est pas aussi agile que celle de Strama.

Theodor Kriegs – T’inquiète, c’est normal, comme je t’ai dit, on a enlevé un élément pour voir comment s’en sort la voiture, j’arrête de te déranger, continue de bombarder.

Marc Klemme – Reçu.

Obéissant aux ordres venant d’en haut, Marc enfonça la pédale d’accélérateur, durant la partie sinueuse du virage 5 à 13, il dut cependant mettre véritablement de sa personne pour garder sa monoplace sur la piste. Était-ce un manque d’appui aérodynamique de la monoplace ou simplement le fait que Marc avait le pied lourd sur l’accélérateur, personne ne le sait, ce qu’on sait en revanche, c’est que la monoplace de Steiner n’avait rien à envier à celle de Strama. Peut-être plus lente dans les virages mais la reprise était bien meilleure grâce aux 1050 chevaux, ou plutôt 1037 dans le cas présent.

Approchant du virage 21, il put voir une armée de journalistes, camions de retransmission et autres photographes présents sur le bord de la piste attendant le bon moment pour capturer la plus belle image de la Steiner RC019. Malheureusement pour certains, la monoplace ne fit que passer et certains la ratèrent, se rassurant sur le fait qu’elle repasserait dans quelques minutes.

Arrivant à l’avant-dernier virage du circuit, le numéro 33, Theodor reprit contact avec le pilote, pas pour discuter, mais pour lui donner une simple consigne.

Theodor Kriegs – Marc, à partir de maintenant flat out.

Marc Klemme – Ahah, bien reçu.


Ayant déjà le pied lourd, Marc enfonça encore plus la pédale, le moteur hurla et la voiture prit de la vitesse, sortant du virage 34 à 180 km/h, il ne lui restait plus que 3 km devant lui à rester pied au plancher. Arrivant à 320 km/h, Marc ressentit quelque chose, l’accélération commençait à faiblir, rien de dramatique, un observateur extérieur ne le remarquant sûrement pas, mais Marc, lui, le ressentit. Cependant, arrivant à 330 km/h, quelque chose se passa, quelque chose qui ne devrait pas se passer normalement, l’accélération de la monoplace repartit à la hausse, Marc ne le vit pas, mais il s’était effectivement passé quelque chose et ce quelque chose, les photographes ne le ratèrent pas.

F1

L’aileron de Steiner s’était retourné, pas juste comme un DRS ne faisant que s’ouvrir, l’aileron arrière était véritablement retourné, mais ça, Marc ne le savait pas encore car la première chose qu’il entendit, ce fut Theodor.

Theodor Kriegs – Marc… 408 km/h, t’es un champion.

Marc Klemme – Vous êtes sérieux ? 408 km/h ? C’était donc ça que j’ai ressenti, à la moitié de la ligne droite la F1 a repris en accélération.

Theodor Kriegs – Yes exactement, on t’a collé une aile d’avion, c’est normal.
Marc Klemme – Quoi ?

Theodor Kriegs – T’inquiète, on t’expliquera plus tard, fais un deuxième tour puis on envoie ton frère.

Marc Klemme – Ça marche.

Par la suite, comme demandé, Marc entama son deuxième tour, celui-ci se passa de manière assez similaire au premier à la seule différence qu’il ne put atteindre que les 407 km/h cette fois-ci. Une fois rentré au stand, ce fut son frère Viktor qui s’élança sur la piste, montrant des performances similaires.

Dans les paddocks, Marc se rapprocha de Theodor et lui demanda des explications.

Marc Klemme – Bon, explique-moi, comment ça marche ta magie là.

Theodor Kriegs – Tu vois le DRS ?

Marc Klemme – Oui, l’aileron s’ouvre à haute vitesse pour réduire la traînée et augmenter la vitesse, c’est ça ta magie ?

Theodor Kriegs – Presque, un DRS classique réduit la traînée mais ne l’annule pas, notre aileron à nous tourne sur lui-même, ainsi, à la place de juste réduire la traînée, notre aileron n’en donne pas, voire il donne de la portance, comme pour une aile d’avion. Là où un DRS réduit la traînée de 15 %, le nôtre monte jusqu’à 25 % de réduction.

Marc Klemme – Mais c’est pas interdit par la FISCA ?

Theodor Kriegs – Et non, parce que ce n’est ni un moteur, ni de l’électronique ou une action extérieure qui actionne l’aileron, mais un banal ressort, nous on règle juste la résistance pour que l’aileron ne s’ouvre qu’à une certaine vitesse, pour le Falkenring c’était réglé pour 330 km/h.
Hollenfeur et sa HF-TDI-19

F1

15h, Falkenring, nombre d’écuries avaient déjà pris d’assaut le circuit pour les essais, avec notamment Steiner et Strama, maintenant, c’était au tour du garage Hollenfeur de se lancer. Le Falkenring n’était pas n’importe quel circuit alors les équipes du préparateur Raskenois étaient quelque peu tendues, qui plus est quand on sait que la monoplace du garage est une anomalie sur la grille. Mais cela n’allait pas les arrêter pour autant, le préparateur était là pour innover (ou s’amuser selon le point de vue) et les pilotes vivaient un rêve, surtout Raffaela Strauss qui avait attendu pendant des années pour participer à sa première course avec Steiner, course qui n’était jamais arrivée.

Il était donc 15h sur le Falkenring, dans le stand d’Hollenfeur, les mécaniciens du préparateur Raskenois faisaient les derniers ajustements avant de démarrer la monoplace à 15h30, tout était prêt, l’électronique était calibrée et le moteur était enfin paré à partir. Cependant, quand la monoplace démarra, toutes les écuries présentes se tournèrent vers le stand d’Hollenfeur, pas parce que quelque chose de grave venait de se produire, mais parce que ce qu’ils entendaient maintenant n’était pas du tout naturel. Ce qu’ils entendaient, ce n’était pas une F1, c’était un groupe électrogène sur roues, en fermant les yeux, on ne se sentait plus sur un circuit de course, mais aux abords d’un chantier alimenté en électricité par un groupe électrogène. En réalité, ce qui perturba le plus les curieux, ce fut la fréquence, car pour une F1 classique, le régime de ralenti descend difficilement en dessous des 4 ou 5000 tours par minute, là, la monoplace d’Hollenfeur tournait sans aucun problème à 1500 tours par minute, un régime où n’importe quelle F1 aurait calé depuis longtemps.

Le moteur étant en marche, la monoplace commença à se mouvoir pour s’aligner sur la ligne de départ, à ce moment-là, le directeur d’écurie contacta Raffaela pour lui donner les dernières instructions.

Josua Seiden – Raffaela c’est Josua, avant de partir, 2/3 consignes, on est là pour faire des essais,
évite de trop brutaliser la voiture.

Raffaela Strauss – Ça va tu me connais.

Josua Seiden – Oui justement… Bref, évite de nous éclater un bloc avant le début de la compétition.

Raffaela Strauss – Mais faut bien le tester, vaut mieux que le moteur éclate ici qu’en course.

Josua Seiden – Raffaela je déconne pas !

Raffaela Strauss – Ah attends je t’entends mal, répè … Krrr–tchhh–ksshh … Krrr–tchhh–ksshh

Josua Seiden – Arrête bordel.

Ce fut leur dernière interaction avant que Raffaela et sa monoplace ne s’arrachent du sol en ignorant complètement les consignes de Josua. Mais cela, les observateurs ne le surent pas eux, ce qu’ils virent, ce fut une fumée noire digne d’une centrale à charbon s’échapper de l’échappement de la F1, troublant certes, mais quoi de plus normal pour un moteur diesel dont tous les organes antipollution ont été retirés. À mesure que la monoplace gagna en vitesse, le son de groupe électrogène fit progressivement place à une sorte de son de turbine, encore une fois, quoi de plus normal quand on sait que les deux turbos du moteur apportent près de 3 bars de suralimentation relative soit 4 bars absolus.
Passée une certaine vitesse, la fumée noire devint progressivement plus transparente, ne laissant plus que le bruit de turbine, enfin non, un autre détail pouvait la différencier d’une autre F1, le régime moteur. Là où la majorité des monoplaces tournent à 15 000 RPM voire presque 20 000 dans le cas de Strama, la monoplace du préparateur Raskenois elle ne dépasse pas les 8000 RPM, la faute à son architecture diesel, devant compenser cela par un couple bien supérieur pour rester compétitive.

Hollenfeur n’est pas un constructeur, en cela, il ne dispose pas des ressources financières qui vont avec, et cela se vit dès le premier virage, Raffaela devant le prendre bien plus lentement que les écuries du haut du panier. Compensant cependant cela, grâce au couple monstrueux de la monoplace, lui octroyant une bonne accélération en sortie du virage.
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