17/11/2019
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[Culturel] Musée des Beaux Arts de Volkingrad

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1929
Musée des Beaux Arts de Volkingrad

AlinéaLe Musée des Beaux Arts de Volkingrad demeure la plus grande infrastructure culturelle du pays, facteur insatiable de rayonnement à travers le monde. Pour une puissance, il est bien nécessaire de rayonner par autre chose que ses forces armées: Cela s'appelle la culture. Dirions-nous même que dans quelques cercles Kartiens, les habitants se différencient aisément de l'immondice Loduarie par ceci. Les deux ont une armée, oui. Mais l'un des deux n'a pas de culture, c'est ainsi qu'est vue le pays ocre, comme disent les Antariens.

Au delà, le musée en question, l'infrastructure, ne se trouve pas directement dans la capitale. Volkingrad est capitale, mais aussi une des quarante provinces à travers le pays. Le Musée des Beaux Arts de Volkingrad, province donc, se trouve dans la banlieue très éloignée au Sud. Il paraissait nécessaire de ne pas centraliser tous les éléments strictement en un seul lieu.

Le musée en lui-même est une œuvre titanesque, l'une des plus grandes jamais réalisée pour les Kartiens. Une œuvre immense qui en conserve d'autres plus petites, c'est la définition de ce musée. Une architecture très moderne, pour des jardins qui le sont encore plus: La République Fédérale Kartienne songerait même à inscrire l'infrastructure dans un équivalent de patrimoine mondial pour la protéger. D'accoutumée, les autorités Kartiennes, ou même le peuple, ne sont pas particulièrement friands des acteurs internationaux. Mais il s'agit d'une exception, une exception qui pourrait porter le patrimoine Kartien à travers frontière.

Aussi ce musée n'est-il pas simplement un musée, la grande tour centrale se voit réservée l'Académie et Bibliothèque de Volkingrad.


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Je remercie Valentin pour le design du sommaire dont je me suis inspiré
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Oficer palący fajkę


Oficer palący fajkę

Auteur: Hans Osprey.
Date de réalisation: 1991.
Date de représentation du tableau: Seconde moitié du XXème siècle.
Titre & Traduction: Oficer palący fajkę, Officier fumant la pipe.
Informations générales: Un des tout premiers tableaux de l'artiste d'actuelle grande renommée en Karty, Hans Osprey. Il représente un officier militaire du premier empire, son uniforme de parade laisse penser à la période du règne du Kaiser Von München.
264

Skrzydlaty jeździec


Skrzydlaty jeździec

Auteur: Hans Osprey.
Date de réalisation: 2003.
Date de représentation du tableau: XVIIème siècle.
Titre & Traduction: Skrzydlaty jeździec, le Cavalier ailé.
Informations générales: Représentation d'un hussard, unité d'élite sous le Royaume de Karty du XVIIème.
279

Sala tronowa


Sala tronowa

Auteur: Hans Osprey.
Date de réalisation: 2004.
Date de représentation du tableau: XVIIème siècle.
Titre & Traduction: Sala tronowa, la Salle du trône.
Informations générales: Représentation du Roi Guillaume XI, souverain ayant défait l'Empire Kaulthe suite à ses invasions sur le territoire Kartien.
186

Szturm


Szturm

Auteur: Hans Osprey.
Date de réalisation: 2003.
Date de représentation du tableau: XVIIème siècle.
Titre & Traduction: Szturm, l'Assaut.
Informations générales: Représentation des cavaleries d'hussards.
258

Les trois empires


Les trois empires

Auteur: Hans Osprey.
Date de réalisation: 2018.
Date de représentation du tableau: 1909-2017.
Titre & Traduction: Les trois empires.
Informations générales: Représentation métaphorique de la période de succession de trois régimes impériaux à Karty, de 1909 à 2017.
217

Steppes enneigées


Steppes enneigées

Auteur: Hans Osprey.
Date de réalisation: 2009.
Date de représentation du tableau: XVIIIème siècle.
Titre & Traduction: Steppes enneigées.
Informations générales: Représentation d'un cliché de paysage Kartien.
246

Le dernier jeu


Le dernier jeu

Auteur: Inconnu.
Date de réalisation: XVIème siècle.
Date de représentation du tableau: Moyen-Âge.
Titre & Traduction: Le dernier jeu.
Informations générales: Tableau d'auteur anonyme représentant une partie d'échecs entre le diable et un malheureux inconnu.
255

Gloire du cheminot


Gloire du cheminot

Auteur: Friedrich Hanzer.
Date de réalisation: XXème siècle.
Date de représentation du tableau: Révolution Industrielle.
Titre & Traduction: Gloire du cheminot.
Informations générales: Tableau retraçant les nouveaux moyens de la Révolution Industrielle.
254

La saxophoniste


La saxophoniste

Auteur: Gloria Odélia.
Date de réalisation: 2018.
Date de représentation du tableau: Contemporaine.
Titre & Traduction: La saxophoniste.
Informations générales: Représentation d'une saxophoniste italienne, s'ancrant dans la nouvelle culture populaire Kartienne.
221

La patrouille


La patrouille

Auteur: Hans Osprey.
Date de réalisation: 2017.
Date de représentation du tableau: 1960.
Titre & Traduction: La patrouille.
Informations générales: Tableau représentant un militaire patrouillant dans la toundra enneigée de Karty.
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Paravent rouge


Paravent rouge

Auteur: Oskana.
Date de réalisation: 13 septembre 2018.
Date de représentation du tableau: 2018.
Titre & Traduction: Paravent rouge.
Informations générales: Oskana est une jeune artiste au nom inconnu, sans doute s'agit-il d'un nom d'emprunt (Type Banksy en vrai). Cette affiche représente sa vision, et plus globalement celle de Karty et, elle l'espère de la communauté internationale, de la guerre de l'Ouest rouge.
237

La grande vague de Buchta


La grande vague de Buchta

Auteur: Gloria Odélia.
Date de réalisation: 2018.
Date de représentation du tableau: Contemporaine.
Titre & Traduction: La grande vague de Buchta.
Informations générales: Représentation de la tradition du Festival des surfeurs.
682

Holocauste


Holocauste

Auteur: Oskana.
Date de réalisation: 13 septembre 2018.
Date de représentation du tableau: 2018.
Titre & Traduction: Holocauste.
Informations générales: Le terme holocauste vient du grec ancien "holos kaustos", signifiant respectivement "tout" et "brûler". Ce tableau résulte de la vision Kartienne de ce qu'il se déroule en Loduarie: La mise un place d'un génocide discret à l'encontre des peuples Antarien et Corvun afin de spolier leur souveraineté et s'accaparer leur territoire. En outre, les quatre soldats en uniforme gris sont identifiables comme Loduariens. Cette vision relève encore une fois de la vision populaire, le peuple Kartien voyant le soldat Loduarien comme une troupe froide et sanguinaire qui n'écoute que la destruction, vide d'âme, d'où le gris.
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Bêtise Akaltienne
Bêtise Akaltienne est un essai réalisé par la philosophe Kartienne Askinia Meldovara
Akinia Meldovara


Sommaire
Incipit, introduction et préambule
Un monde de frontières.
Une incarnation de souveraineté.
Une enfant de l'Empire.
Du monde vers l'Akaltie.
L'Empire aux cités brisées
Une machinerie Akaltienne.
Une frontière dans l'âme.
Une asphyxie institutionnelle.
De l'extrémisme à l'interventionnisme.


Incipit, introduction et préambule

Un monde de frontières.
AlinéaLa surface de notre globe est bien peuplée de plus de frontières que de poèmes, un bien triste résultat. En ces temps de savoirs tendant à la technocratie, une pratique prétendument pacifique et socialisatrice, le paradoxe de l'apologie à la haine est devenue une bien triste et pâle réalité. Il suffit de lever vos yeux, regardez ces cartes et planisphères, voyez le carnage de ces crayons. Le monde n'a jamais été des plus divisés qu'aujourd'hui, les couleurs se touchent, s'affrontent et guerroient mais ne s'embrassent jamais. Une infinité de nations, reconnues par certains et blâmées des autres, une question persiste. Aussi doté par son intellectuel que soit l'Homme, comment a-t-il fait pour avoir tant de séparations ?

Il est le travail manifeste, créature splendide, dotée de vertus parmi celles que sont la mémoire, la pensée et le rêve. Lui qui a su nommer les astres, lui qui a théoriser la magnificence de notre univers, lui qui a tant exploré l'infiniment petit que l'infiniment grand, lui qui a parcouru contrées et plaines. Et pourtant c'est ce même Homme, qui verse le sang de son frère comme s'il purgeait l'eau d'un puit. Un être divin qui s'est lui-même perverti, tombé par la joyeuseté du carnage. Les conflits ne sont plus un facteur à plaindre non, ils sont devenus la réalité de ce monde. Ce ne sont plus des accidents, ce sont biens des outils réguliers qui assouvissent la perfidie et l'envie de ces quelques gens. La guerre, il ne faut guère plus la remettre en question, mais bel et bien s'interroger sur la façon dont elle est si facilement tolérée. La guerre est le malheur de ceux qui la subissent, elle est le bonheur de leurs instigateurs et des vendeurs de sang1. La guerre, pour terminer, est devenue une saison que l'on attend, tel l'hiver rude dont on est obligé de se parer par le feu des cheminées.

Au sommet de ce désormais système que l'on nomme société, la grande et réduite tablée des monarques. Ainsi marche le monde, pris et coincé de son propre piège. Des puissances qui s'épient, d'autres qui sourient par intérêts et d'autres qui brandissent un poignard aiguisé derrière leur devanture. Dans ce théâtre livide de faux semblants, règnent ces institutions que l'on nomme pays. Parmi eux, certains essaient de s'opposer, d'autres s'ancrent et d'autres profitent. Ces derniers hurlent plus fort que les autres, non pour clamer vérité mais pour rependre le tissu de leur propre imbécilité. L'Akaltie est de ceux-là, mais avant d'y venir, il faut comprendre qui sommes-nous. Nous, Kartiens ?

1. Vendeur de sang. Référence aux marchands d'armes.
Une incarnation de souveraineté.

AlinéaIl fut un Royaume conversé d'un Empire, sous les stèles de son tout premier monarque, Friedrich Ier. Comme à toute nécessite d'identité nationale, Karty possède sa propre histoire, une qui épouse les marches militaires aux gloires culturelles. Par les flammes des révolutions des trois peuples1, la citoyenneté Kartienne s'est soulevée face à cette jadis ère d'absolutisme despotique2. Par la déclaration impériale de l'an 1909, un nouvel Etat naquit. Par la phase de transition démocratique, une patrie s'est transformée. Et enfin par le suffrage, accédant le Tsar Stanislas I, le Saint Empire de Karty prévaut.

Ultérieurement de cette période autocratique, précédemment de cette autre et actuelle période démocratique, le Kaisorat3 fut cette étape transitoire. En tout et pour tout, quatre Empereurs germaniques4 se succédèrent, répondant au nom des Von Flitch5, de Von München et Von Blonski. Prenons donc le dernier des Kaisers, mort d'un survivant rouge6 en l'an 2015. Ce fut cet homme qui ouvrit les frontières de sa patrie, "la force d'un état ne réside point dans ses accomplissements passés mais potentiels"7. La diplomatie Kartienne fut finalement ouverte au monde, ses premiers contacts suivants, tout en particulier avec les nations Assadiennes et Antériniennes. Stanislas Valaski vint par le travail des foules clôturer celui de son prédécesseur, assassiné des mouvements rouges Kartiens. En bref, le Saint Empire de Karty est une patrie née de la révolution, ancré tel un code génétique.

Dans cette même idée, réside un ressentiment clair envers un mouvement, un qui déchira cette patrie. L'exemple le plus concret parmi l'ensemble présent, serait sans nul doute la guerre du Comecon. Précédée d'une guerre civile interne, les communistes défaits se sont retirés à l'arrière pays en déclarant l'autonomie de certaines provinces, déclarant de cette occasion l'Etat du Comecon. Ces événements s'ancrent dans le contexte monarchique, et se perpétuent sous le Kaisorat. Il a fallu attendre de nombreuses années avant le lancement d'une guerre de réunification, redéfinissant les réelles frontières Kartiennes. C'est durant cette même période belliqueuse que l'art se développa considérablement, celui musical tout en particulier. Le paradoxe est par conséquent clair, la guerre est porteuse d'inspirations pour l'Homme. Aujourd'hui, la musique de la guerre est devenue folklore, sans doute les Kartiens eux-mêmes se rappellent les dérives belliqueuses passées. La beauté a su se glisser dans l'horreur, telle fleur poussant sur tombe. La guerre n'est plus seulement un fait, elle en est une nécessité, une ivresse dont on se délecte par maintes8. C'est le cas du chant Polyushko-Polye, repris des brigades blindées Kartiennes.

1. Trois peuples. Référence aux trois cultures Kartiennes, slave, germaine et italienne.
2. Absolutisme despotique. Référence à la période historique de 389 à 1909 de monarchie absolue continue et permanente.
3. Kaisorat. Référence à la période historique dite de transition entre la dictature monarchique et la démocratie impériale.
4. Empereur germanique. Référence aux Kaisers.
5. Des Von München. Référence au père et son fils qui se sont succédés dans un laps de temps assez court, raison de la succession.
6. Survivant rouge. Référence aux communistes-Kartiens qui ont outrepassé la guerre du Comecon.
7. La force d'un état [...] mais potentiels. Référence au Kaiser Von Blonski.
8. Par maintes. Référence à une expression ancienne signifiant à nombreuses reprises.

Une enfant de l'Empire.
AlinéaA la présente, ces quelques points historiques à la multiple facette amenés, le choix d'une autobiographie introductive me semble fort nécessaire. Je me nomme Askinia Meldovara, philosophe de renommée nationale selon les dires de mes pairs. Ces mêmes personnes s'accordent à nommer mon principal raisonnement intellectuel, dont je prendrais le temps d'en résumer les fondements ci-dessous, le courant du Meldovarisme. Bien que peu recherchée, cette nomination se suffit et illustre bien son autrice, évidemment. Les débuts de ma reconnaissance, d'un ordre national tout du moins, furent largement dus à une interview sur les plateaux de La Nouvelle, journal indépendant et principal du Saint Empire de Karty.

J'en viens donc à ce courant dit du Meldovarisme, dont je serais l'autrice. En écourtant le raisonnement, tout individu, tout système ou toute institution n'est point maître de ses propres choix. Non, réellement, le résultat de la réflexion de ces trois acteurs émergent d'une influence de leur environnement. Ce même raisonnement semblerait s'appliquer à toutes les échelles, en passant de la simple personne au grand groupe du pays. Je prends l'exemple d'un fait, l'anticonstitutionnalité du communisme en Karty, dont ma personne a par ailleurs théorisé l'inefficacité par un total de quatorze thèses. Si ce mouvement fut interdit à la représentation par la voix même des citoyens1, une volonté populaire donc, elle n'en est que l'intermédiaire de l'histoire. De fait, si le peuple a tranché par la défaveur, c'est bel et bien par les actions passées du communisme en Karty, se mêlant véritablement au terrorisme ainsi qu'à l'ingérence. Ainsi, cette décision ne fut point porteuse d'un raisonnement sur le fonctionnement réel du communisme, non, elle fut porteuse de l'analyse simple de ce qu'il en est sorti, à savoir des dizaines de milliers de morts2.

J'ai, encore et tout du long de ma carrière dans les matières dites de réflexion, cherché à expliquer les fonctionnements du système Kartien. Parmi eux, mon principal travail demeure à prouver et attester de la réelle démocratisation impériale. S'il faut avouer que le Saint Empire de Karty s'est fondé sur une monarchie absolue, et que le régime le suivant n'est guère plus réjouissant, il en résulte tout de même d'une amélioration. L'actuel et troisième régime, à savoir le Saint Empire, se construit encore. Cependant, il est clair que la démocratisation est un fait, je prendrais par conséquent le temps d'en communiquer les faits.

Tout d'abord, le Saint Empire de Karty se veut antimonarchiste, à l'étonnement parfois général. En effet, si la révolution de 1909 s'est déroulée, ce fut bel et bien pour détrôner un tyran nommé roi. J'ai moi-même eu l'occasion de jouir de correspondances avec une philosophe de la République d'Antares, dénommée Petra Scudier. Lorsque le public entend République, il l'entend d'égal à démocratie. Nonobstant il n'en est rien, la République n'est-elle pas que seulement une forme de démocratie parmi tant d'autres ? Lorsque le public entend Autocratie, il pense nécessairement à dictature, et pour cause. Lorsque le public entend Empire, il y voit une sorte d'entre-deux aux dérives autoritaristes. Ayant donc conversé longuement avec l'Antarienne Scudier, il en est la preuve fondamentale d'un monde aux multiples visages, où plusieurs formes de démocratie peuvent cohabiter, en Antares et en Karty par exemple.

Voici par extension des exemples, bien moins abstraits et des plus factuels. La personnalité du Tsar tout d'abord, Empereur de Karty. Si ce dernier siège théoriquement à vie de son rôle, il est nécessaire de rappeler qu'il en a été choisi par le peuple via l'intermédiaire de ses députés. Des élus qui par ailleurs, changent tous les premiers de l'an afin de respecter la volonté populaire et la pluralité politique. Le Tsar n'est pas même détenteur absolu du pouvoir exécutif, il se le voit scindé avec le rôle du Chancelier. Chancelier qui se voit, comme le désirent nos chartes3, d'un parti autre que celui du dirigeant, respectant encore une fois de plus la pluralité. Sous ces jours, dame Angèle Orlovski demeure en ce rôle de Chancelière, elle qui fut choisie sous des combats électoraux.

1. La voix même des citoyens. Référence à la décision des neuf consuls/magistrats du Conseil Constitutionnel, élus au suffrage.
2. Morts. Référence à l'assassinat du Kaiser Von Blonski, tué par le Vice-Président du Parti Communiste Kartien.
3. Chartes. Référence à la constitution.

Du monde vers l'Akaltie.
AlinéaLe monde géopolitique résumé, les fonctionnements du Saint Empire de Karty expliqués ainsi que ma personne présentée, il est fin temps d'entrer dans le cœur du sujet. Il convient de se pencher sur cet Etat précédemment évoqué sans l'être franchement, celui nommé Akaltie. Il est réellement nécessaire de se pencher sur ce morceaux d'histoire, dans le lieu où la réalité touche au tragique. Le travail de philosophie se veut éclairer les individus, je m'en remets donc à ma plume afin de vous communiquer ces analyses. Ce pays est une faille, un paradoxe, une ineptie, une énigme, un mensonge, il est tant de choses à la fois. Passons donc, et sans détour, au cas du Pays Toucan1.

1. Pays toucan. Référence au dialecte Kartien, signifiant Akaltie.
L'Empire aux citées brisées

Une machinerie Akaltienne.
AlinéaOfficiellement dénommé Union et Empire des cités d'Akaltie, le pays toucan se forme sur une arche politique d'une remarquable complexité, digne de mathématiciens qui en sont sûrement à l'origine. Au fil des siècles et par maintes, le régime subissait de nombreux changements, modifications qui n'ont guère simplifiées ce même régime. Au trône de ce Empire-Union, le Conseil des Ministres, qui régit comme une sorte d'institution suprême. Ce dernier est présidé classiquement d'un Premier Ministre, changeant toutes les quatre années. Les citoyens votent pour le programme du parti qui leur conviendrait, le parti en tête choisit les ministères à constituer, leur attribution se réglant aux résultats électoraux. Chaque ministère devient donc un outil, une enclave politique façonnée par la vision du parti qui l'a obtenu.

Il est clair que ce système donne la main mise sur le pouvoir exécutif, en assurant théoriquement la pluralité par l'équilibre électoral. Afin de contrebalancer cette prise sur l'exécutif, un second ministre du parti opposé est nommé, toutefois il en demeure nécessairement moins imposant. Au nombre total de douze, les ministères sont disséminés dans tous les recoins de l'Akaltie, au sein des cités les plus influentes dit-on. Nous observons donc une première dérive notable, la non-centralisation des institutions. Ce qui à première vue peut paraître un bon facteur, si l'on y réfléchit, le risque de coup d'état en est que des plus réduits. En effet, les infrastructures étant dispersées, il est difficile de toute les prendre d'assaut. Nonobstant, cette sécurité se fait au détriment de l'efficacité. Effectivement, le temps de réaction des différents ministères doivent être anormalement élevés, le temps de se coordonner notamment. La question est donc la suivante, choisir entre sécurité et efficacité, choisir entre décentraliser et centraliser. Lorsque le Saint Empire de Karty opte pour centraliser ses pouvoirs à Volkingrad1, l'Akaltie elle choisit de disperser ses infrastructures.

Le pouvoir exécutif présenté, il est de nature de passer au législatif, le Parlement des Cités. Comptabilisant 967 sièges, il se voudrait représentatif des disparités démographiques de ses 41 cités. De surcroît, le vote des députés est fort particulier, la deuxième dérive Akaltienne. En effet, si la plupart des pays opte pour un système électoral se basant sur la géographie de ses citoyens, l'Akaltie opte pour l'équité démographique. Chaque quartier de 20 000 habitants élit son député, un système d'autant plus complexe. Ladite réforme s'est effectuée sous le mandat du Premier Ministre Ibach Ajtzac, redéfinissant clairement les dessins de sa géographie.

Vient enfin le pouvoir judiciaire, qui n'est point détenu par une institution de l'échelle d'Etat. Non, l'Akaltie se veut un pays fédéral sur ce point, chaque cité ayant son propre fonctionnement. Chacune dispose de sa gouvernance, parfois proche de l'autonomie complète pour quelques unes d'elles. C'est la troisième dérive Akaltienne. Lorsque la plupart des nations du globe optent pour une justice commune, l'Akaltie laisse l'embarras du choix à ses institutions systémiques2.

1. Volkingrad. Référence à la capitale Kartienne, qui concentre très majoritairement les pouvoirs politiques.
2. Institutions systémiques. Référence aux cités.

Une frontière dans l'âme.
Alinéa Empire et Union, deux Akalties en une seule. Ce ne sont point deux entités géographiques, ce sont bel et bien deux visions de souveraineté sur un même territoire. Evidemment l'Union se réfère aux cités, facteur point remis en question au sein de la patrie toucan. L'Empire cependant, approuvé par la majorité parlementaire mais critiquée par les cités elles-mêmes. L'Akaltie s'est fendue de deux bords distincts. Une frontière bien que non bordées de barbelés, elle sillonne l'allée des institutions, les discussions et pensées. C'est sous ces optiques où le schisme s'observe, certaines cités partisanes et d'autres révolutionnaires. Kintan ou encore Jeklum, toutes deux favorables à l'essor impérial, prêtant le serment à Itotia 1ère. Napalawie ou encore Xamanac, toutes deux largement opposées à l'Empire, revendiquant le fonctionnement passé de l'Union.

La séparation s'explique géographiquement, mais aussi politiquement au sein même du Parlement. Le Renouveau Akaltien demeure le parti avec une quasi majorité absolue, fort de ses 454 sièges. Face à lui, une sorte d'alliance entre tous les partis restants, coordonnés par le Parti de l'Entente, fort de ses 235 sièges. Bien que le RA soit seul face à une alliance de partis, il en demeure majoritaires à l'assemblée nationale. A la tête du parti majoritaire se trouve Itotia Neztli, cumulant les rôles d'impératrice et de Première Ministre.

La séparation est par conséquent géographique et politique, mais aussi symbolique par ce personnage controversé de l'impératrice-ministre1. Les provinces républicaines refusent catégoriquement d'afficher ne serait-ce qu'un pâle portrait de cette femme, tandis que les territoires impériaux brandissent sa bannière comme une idolâtrie. Une figure controversée mais aussi paradoxale, une impératrice autoproclamée qui n'est que reconnue par une partie de son peuple. C'est ce paradoxe qui mine les fondations, les socles et bâtisses de l'Akaltie.

1. Impératrice-ministre. Référence à la dirigeante Akaltienne, qui cumule paradoxalement deux titres.
Une asphyxie institutionnelle.
AlinéaLa démocratie, un bien beau concept, avancée indéniable de nos philosophes aux travers des Âges. Dans sa définition des plus pures, elle consiste en l'exercice du pouvoir par le peuple selon les règles qu'il s'est lui-même données. Essentiellement, nous ne pouvons retirer ce facteur à l'Akaltie, le vote s'y exerce, le pouvoir est légitimé par ses élections. Comme présenté, ces élections sont encadrées selon les lois, le principe de démocratie est par conséquent théoriquement respecté. Derrière cette façade, se terrent de biens plus sombres vacillements. La transformation impériale fut certes validée par le Parlement, aucunement par les cités elles-mêmes. La loi prévoyait d'écouter le Parlement sur ce point, la légalité est donc respectée, la volonté ne l'est guère. C'est une blessure juridique qui cautérise l'arche légale, mais qui infecte la volonté populaire, y réside le quatrième paradoxe Akaltien.

Le point culminant du ridicule réside dans le système électoral lui-même, dans sa pleine impossibilité. Dit-on qu'un élu représente 20000 êtres, comment ciel un quartier peut-il garantir telle exactitude ? Que devient l'institution lorsque sa population explose d'un sens ou l'autre, qui cartographie au jour le jour un travail qui demanderait des années, qu'il faudrait pourtant actualiser au rythme des nouveaux et jeunes électeurs. Par dessus, comment répartir tel ou tel individu à telle circonscription ? Nous nous heurtons au cinquième paradoxe Akaltien, le découpage des circonscriptions. Etant donné qu'un nid électoral1 est d'obligation de 20000 habitants, qu'advient-il de ces mêmes territoires si la population s'accroît ou descend ? Nécessairement il faut redéfinir régulièrement ces circonscriptions, offrant le réel choix du pouvoir à ceux qui les définissent. Dit-on que certains s'accordent à prier avant les élections, ces mêmes systèmes qui s'apparentent désormais à des découpages et lancés de dès plus qu'au réel suffrage. voilà le mode opératoire que nos bons amis anglophones nomment "gerrymandering1".

Le Renouveau Akaltien s'est glissé aux rênes du pouvoir par l'intermédiaire de ce système frauduleux, bien que démocratique en apparence. Seul parti qui clame les louanges de l'Empire, il est vecteur de la majorité au Parlement. Nonobstant comment en sommes-nous arrivés à ce cas présent d'Empire, si la population elle-même y est majoritairement contre par l'intermédiaire de ses cités ? Finalement, le RA est couronné d'un extrémisme politique par les institutions Akaltiennes elles-mêmes. Chauvinisme, souverainisme, interventionnisme et impérialisme, rien ne manque à l'appel de l'extrême droite. Lorsqu'un pays est malade, l'extrémisme vient à son chevet, nonobstant, ce n'est pas pour prendre de ses nouvelles3.

1. Gerrymandering. Référence à l'anglais, se traduisant littéralement en charcutage électoral. Ne peut être résumé en quelques mots, demeure un principe de manipulation des circonscriptions en faveur d'un parti et défaveur d'un autre.
2. Nid électoral. Référence à la circonscription.
3. Lorsqu'un pays est [...] de ses nouvelles. Référence au discours d'un ex-militaire Kartien.

De l'extrémisme vers l'interventionnisme.
AlinéaLe régime et les machinations Akaltiennes résumés, l'extrémisme du parti au pouvoir mis à la lueur du jour, il est fort temps de se pencher sur la doctrine diplomatique Akaltienne. Une qui par maintes a su faire virer au ridicule, des pays Aleuciens oui mais pas seulement. L'idiotie Akaltienne est de tout continent, impactant jusqu'aux Eurysiens lointains. L'ultra interventionnisme1, voilà le fin mot de la doctrine Akaltienne.

1. Ultra interventionnisme. Référence à la doctrine diplomatique Akaltienne qui consiste à se glisser dans chaque affaire internationale dès qu'elle en a l'occasion.
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