16/02/2019
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République des Cités unies [COMPLET]

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Création de pays : République des Cités unies


Généralités :



Nom officiel : République des Cités unies
Nom courant : Cités unies
Gentilé : Septin.iennes, Unicien.ennes.

Inspirations culturelles : Empire britannique, New-York City (Cités aleucéennes), Vancouver (Cité aleucéenne du nord), Scandinaves (Cité du nord eurysiennes), Paris-La Défense (Cités d'Eurysie de l'ouest)
Situation géographique :

Langue(s) officielle(s) : Anglais, Français
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Dialectes locaux issus de l'anglais : franglais, norwenglish (fusion de l'anglais et du norvégien)
Drapeau :
Bannière étoilée
La Bannière étoilée est le drapeau officiel de la République des Cités unies.

Devise officielle : « United in diversity, strong in freedom » / « Unies dans la diversité, fortes dans la liberté »
Hymne officiel :
ParolesLes Sept grandes Cités

Sur les flots et les terres lointaines,
Nos ancêtres ont marché sans peur,
Guidés par l’étoile des plaines,
Cherchant une terre pour notre peuple.

Across the seas, through endless skies,
Our forebears wandered, bold and free,
Seeking the land where hope will rise,
A home for all, our unity

République des Cités Unies,
United in our unity,
Nous chantons l’avenir et chérissons le passé,
Standing together, for eternity !

Sept cités unies par nos mains,
Chacune chante sa vérité,
Nos langues, nos couleurs et nos liens,
Tissent notre force et liberté

From northern lands to western shores,
Seven cities rise as one,
Each voice for the whole, each heart for a soul,
Our strength lies in our diversity.

République des Cités Unies,
United in our unity,
Nous chantons l’avenir et chérissons le passé,
Standing together, for eternity !

Monnaie nationale : L'Unité (Ʉ), 1Ʉ ≈ 1,7$US. Code international : UNT
20 unités de la République
Billet de 20 unités de la République soit ≈ 34$US

Capitale : Cité de la République

Population : 8 millions de septiens à travers les 7 cités unies, principalement anglophones.


Aperçu du pays :



Présentation du pays :
La République des Cités Unies est une confédération unique, formée de sept cités indépendantes mais unies, chacune conservant sa propre identité culturelle tout en participant à un projet commun. On pourrait la comparer à un archipel de cités-états, où chaque ville est à la fois autonome et solidaire de ses sœurs. Cette confédération républicaine s'étend sur des territoires répartis sur deux continents (Aleucie et Eurysie). Cette spécificité particulière de dispersion des territoires remonte au XVe siècle, où un peuple, les exvaliens (explorateurs de vallées), atteint les limites continentales de l'Eurysie. Ces explorateurs, ni entièrement pêcheurs ni complètement commerçants, étaient des voyageurs et bâtisseurs, fascinés par les horizons lointains et par la découverte de nouvelles terres dans l'espoir d'y établir des villages prospères. Par la soif de franchir les mers et de trouver des territoires propices à la vie et à la prospérité, ils construisirent une flotte d’armadas de navires robustes, capables de naviguer sur les mers et au-delà. Cette théorie des "nouvelles terres au-delà des océans" est issue d'une vieille croyance perdue depuis.

Afin de pouvoir venir au bout de leur quête, leurs voyages étaient organisés : chaque navire portait des familles et des artisans, avec l’objectif de fonder des colonies. Cependant, au cours d’une expédition décisive, une tempête terrible dispersa la flotte, faisant sombrer plusieurs navires et isolant des groupes de navigateurs dans des régions lointaines. Certains atterrirent sur les côtes de ce qui deviendra l’Aleucie du Nord, d’autres s’installèrent dans des terres nordiques reculées et d’autres rebroussèrent chemin pour regagner l’ouest de l'Eurysie. Cette séparation brutale que les ancêtres appelèrent "la grande division" rendit impossible le maintien de la communication entre les colonies. Les différentes colonies se sont progressivement acclimatées à leur environnement. Les groupes isolés ont dû s’adapter aux climats, aux ressources et aux sociétés voisines, ce qui a influencé leurs modes de vie, leurs traditions et leur langue. Malgré la distance et la perte de contact entre les cités, les colons ont préservé un dialecte commun, dérivé de l’anglais ancien parlé par leurs ancêtres explorateurs. Ce dialecte (dans sa forme anglophone moderne), sert encore aujourd’hui de langue de référence et de culture partagée entre les cités, même si chaque cité a développé ses particularités. Les échanges avec les populations voisines ont introduit des influences latines et scandinaves donnant naissance à des variantes hybrides : dans la cité eurysienne de l'ouest, on parle un franglais (mélange d’anglais et de français) et de racines scandinaves.

Ces colonies devenues villages puis des villes témoignent par leur noms de leurs acclimatations : Cité d'Auralis (nord de l'Aleucie), Cité de Nordhaven (extrême nord de l'Aleucie), Cité d'Alvaris (rebaptisée New-Ocean) (Aleucie du centre-est), Cité d'Elvidia (Aleucie, cité la plus grande et la plus peuplée, rebaptisée « Cité de la République » lors de la réunification), Cité de Ville-Libre (Eurysie de l'ouest), Cité de Virelle (nord de l'Eurysie) et enfin la Cité de Nordfjell (extrême nord de l'Eurysie). Cette diversité culturelle et linguistique dérivée, symbolise l’unité dans la pluralité qui caractérise la République des Cités Unies. Le peuple fondateur, les exvaliens (nom donné aux explorateurs et premiers colons), a ainsi laissé un héritage culturel vivant, mêlant tradition, adaptation et ouverture. Cependant les colons n’avaient pas oublié leurs racines communes. Des décennies après la dispersion, alors que chaque cité poursuivait son développement et forgeait sa propre identité, un jeune et ambitieux amiral, Pierre Andringan (originaire de la Cité d’Elvidia) prit la tête d’une flotte d’explorateurs déterminés à retrouver les autres cités. Bercé par les histoires transmises par les anciens ayant vécus « la grande division », les signes codés de l’ancienne flotte et des cartes, Pierre navigua d’abord vers les côtes de son continent, retrouvant en premier la Cité d’Auralis, proche et semblable à la sienne. Puis, au fil de longues années d’expédition, il atteignit les terres lointaines : la Cité d'Alvaris, et enfin la Cité de Nordhaven, confirmant l’unité des colonies nord-aleucéennes. Avant de poursuivre son exploration vers l’Eurysie, Pierre Andringan entreprit de réformer les cités retrouvées, en mettant en place des gouverneurs (un par cités) et une administration commune. Partout, les cités accueillirent l'Amiral chaleureusement comme un frère. Il apportait avec lui des preuves tangibles de leur origine commune : des artefacts, des registres en exvaliens et des récits codifiés qui confirmaient leur héritage partagé. Grâce à sa diplomatie, son courage et sa persévérance, les sept cités acceptèrent de former une confédération, posant ainsi les fondations de ce qui deviendra la République des Cités Unies. Cette fédération n'est pas seulement politique celle-ci prend en compte les différences et les spécificités linguistiques et culturelles de ceux que l'on appelle désormais les septiens ou les uniciens. Grace à son exploit et son courage Pierre Andringan fût nommé Gouverneur de la Cité d'Elvidia puis premier Gouverneur-général de la République des Cités unies (poste qu'il occupera jusqu'à sa mort). Personnage légendaire, il est encore cité aujourd'hui comme le père de la République et le jour où il a retrouvé la première colonie est devenu le jour de la fête nationale.

Aujourd’hui, les sept cités de la République des Cités Unies sont des métropoles contemporaines, entièrement réinventées par leurs habitants au fil des siècles. L’héritage des exvaliens a été transformé en une quête constante de confort, d’efficacité et de beauté, et les cités ont été reconstruites et optimisées à chaque génération pour répondre aux besoins d’une population urbaine et cosmopolite. Les villes sont composées de gratte-ciels modulaires, tours flottantes et avenues ouvertes, intégrant des espaces verts verticaux et des infrastructures intelligentes. Chaque tour est conçue pour évoluer avec la ville. Les modules peuvent être ajoutés ou retirés selon la croissance démographique, les besoins commerciaux ou culturels. Ces gratte-ciels intègrent des bureaux, logements et commerces, formant de véritables mini-écosystèmes verticaux. Certaines cités, notamment celles proches des côtes d'Aleucie ou des fjords, ont développé des tours et des îles artificielles, ancrées par des structures permettant d’exploiter l’espace maritime pour le logement, les loisirs et les laboratoires de recherche. Les rues principales sont larges et modulables, pouvant accueillir piétons, vélos, véhicules électriques et drones de livraison. Les avenues intègrent des parcs verticaux, jardins suspendus et bosquets qui filtrent la pollution, régulent la température et apportent un espace de détente dans un environnement urbain dense. Les façades utilisent des matériaux intelligents, qui s’adaptent à la lumière et à la température, tout en produisant de l’énergie grâce à des panneaux photovoltaïques intégrés et des surfaces éoliennes miniatures. Chaque cité possède un réseau de transport intégré, pensé pour relier tous les quartiers et garantir un déplacement rapide et efficace, avec des métros automatisés, des tramways silencieux et des voies réservées aux véhicules électriques garantissant une fluidité optimale dans toutes les zones urbaines. Toutes les cités exploitent des ports intelligents, capables de gérer simultanément les navires commerciaux, les ferries inter-cités (principalement en Aleucie) et les Aéroboat (les dirigeables emblématiques de la République). Par ailleurs ces dirigeables et navettes légères permettent de connecter les cités entre elles, mais aussi de relier les quartiers en hauteur dans les territoires montagneux ou côtiers en se posant sur de ports aériens verticaux, intégrés aux gratte-ciels, qui servent de plateformes de dépose et de stockage. Tous les moyens de transport sont connectés à un réseau central (par cités), permettant de planifier les trajets, d’optimiser les flux et de réduire l’empreinte carbone. Les cités fédérées exploitent le solaire, l'éolien, la marémotrice et la géothermie et les bâtiments produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment, rendant la ville quasi-autonome sur le plan énergétique. Cependant, dans un souci de progrès et de confort maximal, toutes les traces d’anciennes constructions ont été remplacées ou intégrées dans des structures contemporaines, créant un paysage urbain et moderne.

Aeroboat
L'Aeroboat est le symbole du développement des Cités en termes de transport. Celui-ci vole au-dessus des fjords dans les Territoires de la Cité de Nordfjell.


Mentalité de la population :
La population de la République des Cités Unies est répartie sur deux continents (et influencée par les cultures de leur continent), créant une société très hétérogène (entre l'Aleucie qui est un cœur économique, et l'Eurysie principalement agricole). Cette diversité crée des frictions et des chocs culturels (les différences linguistiques et culturelles peuvent provoquer des malentendus dans les affaires ou la vie quotidienne), mais elle contribue aussi à une culture du compromis et de la négociation. Il est bien difficile de donner des caractéristiques comportementales typiques aux septiens, ceux-ci ne dérogeant pas aux soucis des sociétés mondiales : les inégalités économiques et sociales restent un défi majeur entre les cités mais également entre les habitants. En effet, la reproduction sociale est très marquée : deux enfants sur trois suivent la trajectoire de leurs parents, permettant l’émergence de classes aisées, voire bourgeoises, dans certaines citées et quartiers. Ces écarts économiques alimentent des tensions et rendent visible la fracture sociale au sein de la République. Face à cette réalité, de nombreuses associations et syndicats se mobilisent pour défendre les citoyens, protéger les emplois précaires et promouvoir une forme de justice sociale. Ces mouvements participent à la création d’un espace de dialogue et de solidarité, et influencent la mentalité générale des habitants : si les Septiens sont confrontés aux défis économiques et aux inégalités, ils développent également un sens aigu de la solidarité, de la vigilance citoyenne et de la négociation collective. Cependant, cette politique du dialogue n'aboutit pas systématiquement. Les frictions sociales peuvent dégénérer et se traduire par des grèves qui paralysent les cités, des manifestations de grande ampleur ou de longs blocages qui perturbent la vie quotidienne dans les cités fédérées.Les uniciens apprennent donc à naviguer entre coopération et conflit : si la négociation est valorisée, la contestation reste un outil incontournable pour faire entendre certaines voix et défendre des intérêts particuliers, qu’il s’agisse de travailleurs précarisés, de syndicats ou de communautés marginalisées.

Parlons sécurité. Les différentes cités de la République des Cités Unies appliquent des politiques sécuritaires variées, adaptées aux spécificités culturelles, économiques et démographiques propres à chacune. Il serait faux, voire mensonger, de qualifier ces cités de lieux exempts de criminalité. Même au cœur économique de la République, dans les Cités aleucéennes, la situation est contrastée. Si certaines zones reflètent la prospérité et le confort, de nombreux quartiers populaires accueillent des habitants à faibles revenus, confrontés à une qualité de vie moindre. Ces contextes socio-économiques fragilisés peuvent favoriser la délinquance, en particulier juvénile, ainsi que d’autres formes d’infractions liées à la précarité. Pour encadrer cette réalité, les gouverneurs des cités disposent d’un pouvoir de police et sont à la tête de leur Garde métropolitaine, constituée d’agents de police professionnels, armés ou non, dont la mission principale est de maintenir l’ordre public. Cependant, la Garde métropolitaine fait parfois l’objet de critiques, notamment en Aleucie, pour ses méthodes jugées violentes et pour ses débordements lors de manifestations ou de mouvements sociaux. En parallèle, la Garde fédérale, placée sous l’autorité du Bureau du Gouverneur général, constitue un contre-pouvoir aux gouverneurs des cités. Elle peut intervenir dans n’importe quelle cité, sur demande du Gouverneur général, via le fameux « Insurrection Act », afin de rétablir l’ordre en supplément ou en remplacement des Gardes métropolitaines locales. La Federal Guard constitue également une force de police judiciaire, capable de mener des enquêtes ayant une portée nationale. Elle dispose d’une primauté sur les Gardes métropolitaines : lorsqu’une affaire dépasse le cadre local ou présente un impact potentiel sur l’ensemble de la République, la Federal Guard peut se saisir de l’enquête, en coordination ou là encore en substitution des forces locales.


Place de la religion dans l'État et la société :
Dans les cités nord-aleucéennes, la religion est quasi inexistante dans la sphère publique. La société y valorise avant tout la science, la technologie et la rationalité, reléguant les questions spirituelles au second plan, voire à la sphère strictement privée. Cette évolution s’inscrit dans un contexte de domination des logiques économiques et scientifiques, où la foi est souvent perçue comme une affaire individuelle qui ne doit en aucun cas déborder sur le collectif. Bien qu'il existe des mouvements religieux (notamment catholiques et protestants) dans certains quartiers, leur influence reste marginale et n’impacte que très peu le fonctionnement global de la société ou les décisions publiques. À l’inverse, dans les cités eurysiennes, la religion conserve une influence plus perceptible, souvent liée à l’histoire locale et aux traditions culturelles. Sans être dominante, elle reste présente dans le quotidien de certains habitants, en particulier dans les petites communautés ou les quartiers historiques où les lieux de culte jouent encore un rôle social. La participation aux offices religieux persiste, mais elle tend à être modérée et ne constitue pas un facteur structurant de la vie politique ou institutionnelle. La pratique religieuse, dans l’ensemble de la République, se cantonne souvent à la célébration de rites saisonniers, de fêtes traditionnelles ou de cérémonies familiales qui, eux, occupent une place importante. Les Cités unies maintiennent par ailleurs une séparation nette entre religion et institutions. Le système légal comme le système éducatif reposent sur des principes strictement laïques, garantissant la neutralité de l’État et l’égalité entre les citoyens, indépendamment de leurs croyances


Politique et institutions :



Institutions politiques :
Le fonctionnement des institutions de la République des Cités Unies repose sur un principe fondamental : une large autonomie accordée aux cités fédérées. Chaque cité constitue une entité politique à part entière, disposant de ses propres institutions et de son propre exécutif. À ce titre, chaque cité est dirigée par un gouverneur, élu au suffrage universel pour un mandat de quatre ans par les habitants de leur cité. Ce gouverneur incarne l’autorité exécutive locale et dispose de compétences étendues, notamment en matière de sécurité, de développement économique, d’éducation ou encore d’organisation dans la gestion des services publics. Afin de gouverner efficacement, les gouverneurs s’entourent d’un organe exécutif local : le Bureau du gouverneur (équivalent à un gouvernement). Ces membres peuvent être désignés comme administrateurs, commissaires, secrétaires ou encore conseillers exécutifs, chacun étant responsable d’un domaine spécifique (sécurité, infrastructures, affaires sociales, etc.), et ceux-ci sont soumis à l'approbation du corps législatif local. Cet exécutif local permet d’adapter les politiques publiques aux réalités propres à chaque cité, renforçant ainsi la diversité institutionnelle au sein de la République. Une exception notable existe cependant : la Cité de la République, qui ne dispose pas de gouverneur propre et est directement rattachée à l’autorité du Gouverneur général. Cette cité, souvent considérée comme le centre politique et institutionnel du pays, est le symbole de l'autorité du Gouverneur général sur l'ensemble de la République. En effet, au niveau fédéral, le pouvoir exécutif est incarné par le Gouverneur général, élu pour un mandat de six ans, renouvelable une seule fois. Il joue un rôle central dans la coordination entre les cités, la gestion des affaires d’intérêt national et la préservation de l’unité de la République. Il dispose également de prérogatives importantes, notamment en matière de sécurité, comme la possibilité de mobiliser la Garde fédérale ou d’intervenir dans les cités en cas de crise majeure. Le Gouverneur général dispose également d’un rôle central dans la gestion des ressources financières de la République. Il décide de la répartition des fonds fédéraux alloués aux différentes cités, en fonction de leurs besoins, de leur poids démographique et de leurs priorités économiques ou sociales. Ce pouvoir budgétaire constitue un levier majeur d’influence, lui permettant de soutenir certaines politiques locales, de réduire les inégalités entre les cités ou encore d’intervenir en cas de crise économique. Cependant il peut être source de tensions : certaines cités, notamment les plus riches ou les plus dynamiques économiquement, peuvent contester une redistribution jugée excessive, tandis que les cités plus fragiles dépendent fortement de ces financements pour assurer leurs services publics et leur développement.

D’un point de vue législatif, les gouverneurs des cités ne disposent pas d’un pouvoir absolu et sont encadrés par leurs Assemblées métropolitaines respectives. Chaque cité possède ainsi sa propre assemblée, composée de 100 représentants élus pour un mandat de deux ans au suffrage universel. Ces assemblées jouent un rôle central dans la vie politique locale : elles proposent et votent les lois applicables à la cité, contrôlent l’action du gouverneur et constituent un véritable contre-pouvoir institutionnel. Ce pouvoir est notamment marqué par sa prérogative de sanction politique important. Les assemblées métropolitaines peuvent engager une procédure de destitution (impeachment) à l’encontre du gouverneur en cas de faute grave, de dérive autoritaire ou d’incapacité à gouverner. Ce mécanisme renforce la responsabilité politique du gouverneur devant les représentants des citoyens. Mais cela complique également le fonctionnement des cités, puisque le gouverneur élu doit impérativement se constituer une majorité au sein de son Assemblée métropolitaine. Sans cette majorité, son action est fortement limitée, et il s’expose à des blocages institutionnels, voire à une remise en cause de sa légitimité. Dans les faits, cela favorise les alliances politiques, les compromis et les négociations constantes entre les différentes forces représentées, mais peut aussi limiter drastiquement le champ d'action de l'exécutif. Dans les situations les plus critiques, notamment en cas d’échec répété à former une majorité stable ou de paralysie durable des institutions locales, le Gouverneur général peut intervenir. Il dispose du pouvoir de placer temporairement une cité sous administration fédérale directe, afin d’assurer la continuité des services publics et le fonctionnement minimal des institutions. Cette mesure appelée « Emergency Governance Act » reste strictement encadrée : elle ne peut excéder une durée de six mois et douze jours, afin de préserver le principe d’autonomie des cités et d’éviter toute centralisation excessive du pouvoir. En cas d’échec réitéré au-delà de la période maximale de six mois et douze jours d’administration fédérale directe, le Gouverneur général peut recourir à une mesure exceptionnelle. Avec l’approbation de l’Assemblée fédérale, il est en mesure de nommer un Gouverneur pro tempore, chargé de diriger la cité jusqu’à l’expiration du mandat en cours, en attendant le retour à un exécutif élu démocratiquement. Ce Gouverneur pro tempore exerce l’ensemble des fonctions exécutives locales, mais son mandat reste par nature transitoire et encadré. Il doit prioritairement rétablir le fonctionnement institutionnel, stabiliser la situation politique et permettre, à terme, l’émergence d’une majorité viable au sein de l’Assemblée métropolitaine. Cette situation est souvent assimilée à celle d’un gouvernement technique, dans lequel la compétence et la gestion priment sur la légitimité électorale directe. Toutefois, une telle mesure demeure particulièrement sensible sur le plan politique. Elle est régulièrement perçue par une partie de la population comme une remise en cause de l’autonomie des cités et du principe démocratique, ce qui alimente des critiques, des contestations et des mobilisations de l’opposition.

À l’échelle fédérale, le fonctionnement institutionnel reprend en grande partie les principes appliqués dans les cités, avec toutefois une portée nationale. Le Gouverneur général constitue l’autorité exécutive centrale et nomme un Bureau fédéral, équivalent d’un gouvernement. Celui-ci est composé d’administrateurs, de commissaires, de secrétaires et de conseillers exécutifs. Cependant, afin de garantir un équilibre des pouvoirs, ces nominations ne sont pas discrétionnaires : chaque membre du Bureau fédéral doit être soumis à l’approbation de l’Assemblée fédérale. L’organe législatif suprême de la République est précisément cette Assemblée fédérale, que j'ai évoquée à plusieurs reprises. Elle est composée de 147 représentants, répartis équitablement entre les cités à raison de 21 représentants chacune. Cette représentation égalitaire est issue de la volonté de préserver un équilibre entre les territoires, indépendamment de leur poids démographique ou économique. L’Assemblée fédérale exerce des fonctions similaires à celles des Assemblées métropolitaines : elle propose et vote les lois à l’échelle nationale, contrôle l’action du Gouverneur général et peut s’opposer à certaines décisions exécutives. Elle dispose également de mécanismes de mise en cause politique et vote le budget fédéral. Dans un cas particulier où l’Assemblée fédérale ne parvient pas à se mettre d’accord pour allouer les fonds nécessaires au fonctionnement du Bureau fédéral, la République peut entrer dans une situation de blocage institutionnel majeur. Dans ce contexte, le Gouverneur général est contraint de suspendre partiellement ou totalement l’activité du Bureau fédéral : c’est ce que l’on appelle un « shutdown ». Ce mécanisme a des conséquences immédiates sur le fonctionnement de l’État fédéral : les administrations non essentielles cessent leurs activités, les fonctionnaires fédéraux peuvent être mis à l’arrêt ou travailler sans rémunération temporaire, et certaines infrastructures stratégiques, comme les ports ou les aéroports fédéraux, peuvent être fermées ou fortement perturbées. Face à une telle situation, la pression politique et populaire devient généralement très forte, poussant les représentants à reprendre les négociations afin de rétablir rapidement le fonctionnement normal de l’État. À ce jour, le plus long shutdown de l’histoire de la République des Cités Unies a duré six mois, sous le Bureau fédéral Beauregard, en poste de 1997 à 2003.

Concernant la branche judiciaire, chaque cité de la République des Cités Unies dispose de sa propre Haute Cour, composée de quatre juges et d’un président élu par ses pairs. La nomination des juges est partagée : la moitié sont nommés par le Gouverneur de la cité, et l’autre moitié par l’Assemblée métropolitaine, ce qui garantit un équilibre entre l’exécutif et le législatif locaux. Cette structure permet à chaque cité de disposer d’une autorité judiciaire capable d’interpréter et d’appliquer les lois locales tout en respectant le principe de séparation des pouvoirs. Au niveau fédéral, la République dispose également d’une instance supérieure : la Cour de justice fédérale, composée de sept juges, un par cité, chacun étant choisi par le gouverneur de sa cité respective (elle constitue l’ultime autorité judiciaire du pays). Le président de cette Cour est nommé à vie par le Gouverneur général et doit être âgé d’au moins 60 ans, assurant ainsi une continuité et une expérience considérable au sommet de la justice fédérale. Les juges fédéraux sont élus pour des mandats de dix ans, ce qui leur confère une indépendance relative par rapport aux cycles politiques des gouverneurs ou de l’Assemblée fédérale. La Cour de justice fédérale est compétente pour trancher les affaires d’importance nationale, les litiges inter-cités, ainsi que les questions relatives à la constitution et à la légalité des lois fédérales et locales. Elle représente donc l’autorité suprême de la branche judiciaire et assure l’unité et la cohérence du système juridique à l’échelle de l’ensemble de la République.

Principaux personnages :

Charles Johansen (48 ans),
Gouverneur général de la République des Cités unies
Gouverneur ex officio de la Cité de la République.

Pierre Justin (50 ans),
Gouverneur de la Cité de Ville-Libre.

Marion Sénéchal (40 ans),
Gouverneure de la Cité de Virelle.

Arthur Fyjstøre (61 ans),
Gouverneur de la Cité de Nordfjell.

Alexander McFletcher (56 ans),
Gouverneur de la Cité de Nordhaven.

Hannah Sakatchen-Howe (47 ans),
Gouverneure de la Cité de New-Ocean.

Paul Segovia (69 ans),
Président de la Cour de justice fédérale.

Devon Walter-Hanryon (44 ans),
Président de l'Assemblée fédérale.

Portrait officiel du Gouverneur général
Son excellence Monsieur Charles Johansen, Gouverneur général de la République des Cités unies.

Politique internationale : Economiquement parlant, la République des Cités Unies se distingue par une politique internationale libérale mais encadrée (poursuite de la théorie keynesienne de la spécialisation). Elle se présente comme un État favorable à l’initiative privée et à l’implantation de sociétés étrangères, tout en maintenant un contrôle prudent sur les secteurs stratégiques. Son système fiscal est pensé pour encourager l’investissement et l’implantation de multinationales étrangères. Bien qu’elle soit considérée comme un « paradis fiscal », l’État assure une régulation afin d'éviter les abus, le blanchiment et l’évasion fiscale. Membre actif des grandes organisations économiques et financières, elle bénéficie d’une réputation de « hub financier » qui lui permet de peser dans le concert des nations.
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