Idéologies ustiennes
351
4793
En 1929, Sergei Oulianov ; ouvrier étant né dans le sud et ayant migré vers le nord pour fuir la misère paysanne, fonde, avec d'autres ouvriers de son usine, et principalement Sandaman Tuygunovich qui prendra le surnom de Leon Strotsky ; le Parti Ouvrier Clandestin (POC). Au début, ce parti organise des actions d'éveil du prolétariat et lutte contre l'élite noble qui opprime les ouvriers et profitent de la fermeture du Parlement pour exploiter au maximum les ouvriers. Malgré leurs actions, les rangs du POC s'agrandissent très faiblement, il y a même une grande majorité des ouvriers qui sont favorables au PIU ce qui fait que le POC est menacé par le pouvoir mais aussi par les ouvriers. Pourtant, en 1933, tout change pour le POC en effet, l'Accident de Garyuz donne une réalité concrète au discours du POC qui reçoit une grande vague d'adhérent. Cette forte adhésion, emmène à une divergence d'opinion au sein du POC. En effet, Oulianov disait qu'il fallait imposer une dictature du prolétariat dont il serait le dirigeant suprême car il est le seul apte à œuvrer pour le bien commun. En face, Tuygunovich est partisan de la création de Soviet révolutionnaires qui représenteraient la volonté populaire. Profitant de la Révolution, Oulianov a mené une véritable purge au sein du POC. Tuygunovich avait réussi à fuir vers les Armées Libertaires du Sud avant la purge, il a ainsi échappé à la mort que lui réservait les partisans d'Oulianov. Une fois la Révolution terminée, Oulianov possédait une véritable hégémonie sur le nord et y instaura donc la dictature dont il rêvait. Pendant 40 ans, il fut le dictateur de la République Populaire d'Ustia (RPU). Malheureusement pour son successeur seul Oulianov était en capacité de représenter "l'Oulianovisme", idéologie qu'il avait théorisé avant la fondation du POC et affinée au fur et à mesure qu'il exerçait le pouvoir.
Idées majeures et vision du Monde :
Selon l'Oulianovisme, le Monde se divise en 2 catégories, le prolétariat et la bourgeoisie. D'après l'Oulianovisme, qui s'inscrit dans une logique marxiste, sont prolétaires toutes les personnes qui travaillent pour enrichir une autre personne sans être eux même enrichis par le travail d'une autre personne. Par exemple, un ouvrier agricole est un prolétaire alors qu'un contremaître n'en est pas un. Par opposition, sont bourgeois toutes personnes n'appartenant pas au prolétariat.
Selon l'Oulianovisme, l'idéal d'égalité ne peut être atteint qu'en passant par une dictature permanente du prolétariat. Toujours selon cette idéologie, le prolétariat est trop facilement influençable par les marques de sympathie que peuvent lui montrer la petite bourgeoisie et, ainsi, il faut donc que le dirigeant de la nation soit désigné par un parti car il a reçu une formation plutôt que d'être élu par un prolétariat qui pourrait faire l'erreur de choisir un bourgeois comme dirigeant. C'est pourquoi, pendant toute la durée de la RPU, Oulianov a appliqué une politique totalitaire sur les habitants de la RPU. Dans la logique Oulianoviste, les ouvriers doivent être mis sous surveillance pour les protêger des tentatives de corruption et de complot que pourraient ourdir la bourgeoisie réactionnaire contre le régime prolétarien. Ainsi, les Oulianovistes encouragent la formation d'une police politique et d'un fort outil de propagande afin de lutter contre les complts bourgeois en amont.
L'Oulianovisme ne vise pas l'abolition du système de classes ni de l'Etat. Au contraire, il considère que les classes sociales sont justifiables par l'utilité dans la société prolétaires. C'est pour ça que dans la RPU, il était plus facile d'avoir une voiture ou un appartement quand on était conseiller d'un ministre que lorsqu'on était un ouvrier basique. Cela était justifié par Oulianov car, selon sa vision, le conseiller aidait le ministre à prendre des décisions favorables au prolétariat. Comme il considère que les ouvriers sont obligatoirement satisfait des décisions qui sont prises pour eux, il n'y a aucune raison de continuer la lutte des classes, c'est pourquoi Oulianov a, dès son arrivée au pouvoir, interdit le syndicalisme et les manifestations. Comme Oulianov considère qu'il est le seul à pouvoir comprendre les problèmes et les revendications du prolétariat, toute opposition interne est soldée par une exécution presque immédiate. De plus, Oulianov se sachant mortel, il a écrit un manuel portant les besoins intemporels du prolétariat que le nouveau dirigeant devait obligatoirement lire dès sa prise de fonction pour être un bon dirigeant.
Pour l'Oulianovisme, la révolution internationale est impensable et irréalisable. Oulianov a ainsi promu un nationalisme et a déclaré que les Ustiens du nord étaient les seuls réellement prêt à entrer dans le Monde idéal qu'il avait théorisé. En parallèle, Oulianov a entrepris une forte militarisation du pays qui a pu, en grande partie, fonctionner grâce aux industries déjà présentes au nord. Ainsi, Oulianov considérait que le prolétariat devait travailler pour le bien de l'Etat et que l'ouvrier était heureux de servir sa population. Comme il considérait que les étrangers étaient indignes de l'état qu'il avait fondé, il avait fait fermer toutes les frontières et particulièrement celles avec le sud d'Ustia qu'il considéraient comme dangereux pour le prolétariat.
Parti portant cette idéologie :
Le PCAU est aujourd'hui le seul parti porteur de l'Oulianovisme en Ustia. Pourtant, certains membres commencent à se désolidariser de certaines actions d'Oulianov, notamment sur les nombreuses purges internes et sur la totalitarisation exercée par Oulianov sur les citoyens du RPC.
Posté le : 29 mars 2026 à 17:09:43
4195
En 1929, Sandaman Tuygunovich fait partie des membres fondateurs du Parti Ouvrier Clandestin (POC) au côté de Sergei Oulianov et d'autres ouvriers de son usine. Contrairement à Oulianov, Tuygunovich est né dans le nord, a reçu une éducation philosophique et littéraire grâce à ses parents qui étaient membres d'un syndicat clandestin. Toujours grâce à ses parents, il se syndiqua, voyagea dans d'autres pays et put se convaincre de l'internationalisme de la lutte ouvrière. C'est pourquoi, lorsqu'en 1933 se produisit l'accident de Garyuz, et que la côté de popularité du POC explosa, Tuygunovich prit très rapidement une place importante au POC en réussissant, grâce à sa culture littéraire et à ses qualités oratoires, à se hisser à la deuxième place du Parti lors du Congrès de Salaskoye en 1933, Congrès qui ouvrit la Révolution. De plus, la faction internationaliste, ceux qui soutenaient Tuygunovich, obtinrent la majorité des sièges du Conseil Exécutif du Parti. A ce moment, Tuygunovich était vraiment la figure phare du POC, cependant, trois mois après le Congrès de Salaskoye, alors que la Révolution était bien entamée, Tuygunovich proposa au Conseil Exécutif de faire un rapprochement entre les libertaires du Sud et le POC pour mener une révolution plus efficace. La proposition fut accepté à la majorité, une petite majorité. Quelques jours seulement après le départ de Tuygunovich pour s'allier à l'Armée Libertaire, Oulianov, vexé par les résultats du dernier vote, entama la première purge interne en faisant assassiner tous les membres internationalistes du Conseil Exécutif. En apprenant cela, Tuygunovich prit peur pour sa vie décida de prendre le surnom de Lev Strotsky, de plus il demanda la protection de l'Armée Libertaire qui la lui accorda. Ayant réalisé la Révolution au côtés de l'Armée Libertaire, Strotsky se rendit compte que la dictature du prolétariat n'était pas incompatible avec le pluralisme d'opinion, c'est pourquoi il devint partisan de la décentralisation du pouvoir et de la démocratie interne au sein du Parti. En 1965, Strotsky prit la décision d'entrer illégalement dans la République Populaire d'Ustia (RPU). Ayant réussi, il s'installa à Vortst où il fonda, dans la plus grande discrétion, le Parti Communiste Démocratique d'Ustia (PCDU). Finalement, il mourut quelque jours après Oulianov lors du Printemps de Vortst, semaine qui a déclenché la Révolution du Nord.
Idées principales et visions du Monde :
Pour les Strotskystes, le Monde se divise en deux catégories, le peuple et les dominants. Selon le Strotskysme, la première catégorie regroupe toutes les personnes oppressées par le système capitaliste, c'est pourquoi Strotsky considère que les paysans et les petits bourgeois sont des camarades de lutte. Par opposition, sont dominants toutes les personnes qui profitent du système capitaliste et monarchiste pour s'enrichir.
Les Stroskystes pensent que l'idéal d'égalité peut être atteins par une dictature du prolétariat. Pourtant, ils sont également des défenseurs d'une démocratie. C'est pourquoi ils proposent une dictature élective. C'est à dire une dictature dans laquelle le dirigeant est élu par le prolétariat parmi différents candidats qui appartiennent au Parti Communiste Unifié (parti dirigeant dans un pays Strotskyste idéal). Ces candidats représentent les différentes mouvances internes du communisme. En plus d'un dirigeant central élu plus ou moins démocratiquement, les Strotskystes sont partisans de la décentralisation du pouvoir, pour cela, ils préconisent l'instauration de Soviets locaux, notamment dans le cadre de l'Armée, qui représentent la mouvance communiste majoritaire dans une région donnée.
Le Strotskysme vise l'abolition du système de classe mais pas de l’État. Par contre Strotsky préconise un État décentralisé et la présence de contre-pouvoir limitant son autorité. D'après Strotsky, un État vise intrinsèquement à refuser l'égalité et à oppresser les populations. C'est pourquoi Strotsky prévoyait que le pouvoir des syndicats sur les lois en rapport avec le travail soit égal à celui du dictateur. De plus, chaque usine était obligé de posséder au moins un syndicat sur lequel l’État n'a aucune autorité autre que la loi. Dans le même genre, le Strotskysme prévoyait que l’État créé un syndicat des Armées qui possède le même pouvoir que le ministère de la Défense. De plus, dans l'optique d'une lutte des classes éternelles, le Strotskysme soutient l'idée de la formation de milices populaires qui doivent défendre le peuple des abus de l’État et de la bourgeoisie. Certains disent que le Strotskysme se résume par cette phrase : "La Révolution se doit d'être permanente !"
Parti portant cette idéologie :
Le PCDU et le PSU sont aujourd'hui porteur du Strotskysme en Ustia. Même si ces deux partis sont porteurs de la même idéologie, ils sont en désaccord sur le statut qu'Ustia doit posséder au sein de la CSN.
5588
En 1912, le Congrès d'Ishibna fonde le Parti Communiste Libertaire d'Ustia (PCLU), parmi les membres fondateurs il y a Aldan et Aykhana Dobunovna, un couple d'ouvriers agricoles de l'est d'Ishibna. Assez rapidement, les deux vont devenir les délégués de leur commune au Parti. De ce fait, ils voyagent beaucoup à l'intérieur, et à l'extérieur, du pays car le PCLU était considéré comme illégal par les autorités royales. Pendants tous leurs voyages ils ont emmenés leurs deux enfants, leur ainée Sandara et leur cadet Okuy, à qui ils ont transmis les idéaux libertaires. En 1932, Sandara devient majeure et part à Ishibna pour faire son entrée officielle au Parti. Lorsqu'elle revient dans son village, celui-ci est complètement détruit et tous les habitants ont été tués sans distinction. Ce jour, Sandara avait perdu toute sa famille. Elle se rendit compte que des traces de pas partaient vers le sud-est, en direction d'un autre village. Soucieuse d'éviter qu'un nouveau massacre soit perpétré, Sandara s'élance à travers les steppes en passant par des raccourcis. Lorsque la nuit arriva Sandara vit un campement de soldats arborant les couleurs du royaume. Elle s'approcha discrètement et entendit les soldats se vanter d'avoir tué les habitants de son village. Elle contourna le campement et courut jusqu'au village que voulait atteindre les soldats royalistes. Elle arriva à ce dernier au milieu de la nuit et réveilla immédiatement le délégué local du PCLU et lui expliqua la situation, il réunit immédiatement les membres du PCLU qui étaient dans le village afin d'organiser la défense de ce dernier. Lorsque les armées royales arrivèrent elles s'attendaient à surprendre un village sans défense mais ils se retrouvèrent face à une forteresse défendue par des volontaires. L'armement des villageois était bien inférieur, en effet là où l'armée possédait des armes faites pour combattre les villageois possédaient, pour les plus armés, des carabines et sinon c'était des fourches, des haches et autres armes dans le même genre. Pourtant, malgré ce désavantage, les villageois ont réussi à remporter une victoire éclatante sur les armées royales. Certains disent que c'est à ce jour qu'a commencé la Révolution. Après avoir été défait, les insurgés ont récupéré les armes que les soldats ont laissé sur le champ de bataille. Jusqu'à Garyuz, la Révolution resta cantonné aux alentours de ce village. Après, lorsque la Révolution s'étendit et que l'Armée Libertaire se créa, les délégués du PCLU devinrent des coordinateurs de lutte. Ils étaient chargés de coordonner les actions de l'Armée Libertaire au nom du PCLU. Voyant cette organisation très verticale, Sandara craignit que le Parti ne centralise trop la Révolution et, pour cette raison, elle se fit élire coordinatrice de son village avant de créer, avec d'autres coordinateurs, des Soviets locaux et autonomes vis-à-vis du PCLU. Pour remplacer ce dernier, Sandara créa, toujours avec les autres coordinateurs, le Grand Soviet des Armées Libertaires. Une fois ce système mis en place, le PCLU en apprécia la teneur qui permettait d'éviter une centralisation des pouvoirs. Ainsi, les quelques légions qui étaient restés sous les ordres du PCLU intégrèrent, à la demande de celui-ci, le système des Soviets. Au sortir de la Révolution, lorsqu'il a fallu construire un système politique libertaire de toute pièce, de nombreuses personnes ont proposé d'adapter le système des Soviets de l'Armée Libertaire à la politique. Sandara a accepté de participer à la construction du système politique Ustien. C'est comme ça que naquit le Dobunovnisme politique.
Idées principales et vision du Monde :
Le Dobunovnisme, contrairement à d'autres idéologies, ne sépare pas le Monde en classes sociales mais en système politique, il y a d'un côté le système verticale bourgeois et monarchistes et, d'un autre, le système vertical libertaire qui permet le véritable épanouissement du peuple car celui-ci est libre. C'est pourquoi les Dobunovnistes ont, dès l'Armée Libertaire, que des petits bourgeois soient des camarades de lutte.
Le Dobunovnisme s'inscrit dans une mouvance libertaire et vise donc à l'abolition de l’État central. Pourtant, comme le Dobunovnisme a, au départ, été pensé pour l'Armée qui a besoin d'un minimum de hiérarchie pour fonctionner, il ne pense pas que l’État puisse être aboli mais pense qu'il peut être dilué et remmené en dessous des lois. Cette vision d'un État faible est à l'origine du fonctionnement actuel de la RFCLU. En effet, comme les Dobunovnistes pensent qu'on ne peut pas abolir entièrement l’État, ils disent qu'il faut baisser son pouvoir tout en augmentant celui du peuple, pour cela, les Dobunovnistes préconisent la création de Soviets locaux en charge d'une seule province et d'un Soviet national qui serait composé de représentant élus qui prendraient des décisions à l'échelle nationale.
D'après le Dobunovnisme, l'idéal d'égalité entre les humains ne peut être atteint qu'en diluant l’État. En effet, d'après cette idéologie la destruction totale de l’État entraînera un chaos libertarien et profondément capitaliste. Pour les Dobunovnistes, la seule fonction que doit posséder un État est celui d'empêcher le capitalisme de se développer. De cette manière, posséder un État faible permet de laisser des libertés au peuple tout en empêchant le capitalisme de se développer et ainsi de fonder une nation idéale.
Le Dobunovnisme vise l'abolition du système de classes. En effet, il considère que les classes sociales sont injustifiables d'une quelconque manière que ce soit. C'est pour ça que dès les débuts de la RFCLU, le Makhno Soviet prit la décision de détruire l'ancienne monnaie pour en fonder une autre qui fut partagée équitablement entre les habitants de la RFCLU. Ceci permit de détruire les capitaux accumulés pendant la période royale et de rétablir une égalité au sein de la population Ustienne. Les Dobunovnistes prennent cet exemple lorsqu'ils doivent expliquer pourquoi l’État doit être conservé dans une forme faible.
Pour les Dobunovnistes la Révolution doit être étendue dans le reste du Monde. C'est pourquoi pendant la Révolution les membres de la Milice des Rouges et Noirs se sont rapprochés des Dobunovnistes pour qu'ils les aident à étendre la Révolution dans les pays avoisinants. Finalement, une fois la Révolution terminée, les Dobunovnistes avaient trop de travail de reconstruction du pays à faire pour étendre la Révolution en finançant des soulèvements.
Parti portant cette idéologie :
Les factions modérées du PCLU et du PCAU.
3255
En 1912, le Congrès d'Ishibna fonde le Parti Communiste Libertaire d'Ustia (PCLU). Jusqu'à ce que la Révolution débute, il y avait une unité idéologique au sein du PCLU. Avec le début officiel de la Révolution et la création de l'Armée Libertaire, le Comité Central du Parti commence à prendre une place plus importante sur les délégués locaux. Par peur d'une centralisation du pouvoir, certains délégués ont, sous l'impulsion de Sandara Dobunovna, créé le système des Soviets locaux pour les armées. Lorsque ce système fut adopté par le Conseil Coordinateur (CC) du PCLU, un grand soulagement envahit le rang des libertaires qui craignaient en secret une centralisation de l'Armée Libertaire par le CC. Ainsi, grâce au système des Soviets, l'Armée Libertaire réussit à remporter la Révolution. Suite à la Révolution, lorsqu'il fallut construire un système politique libertaire de toute pièce et que les libertaires se tournèrent, en majorité, vers le système des Soviets, certains libertaires radicaux s'y opposèrent mais perdirent la bataille idéologique lors de l'adoption de la Constitution Libertaire. Ces membres "radicaux" restèrent malgré tout dans le PCLU mais s'installèrent à la gauche des Polé(e)s Dobunovnistes et affichèrent ouvertement leur objectif de détruire le système politique Ustien représentatif. Ces membres ont décidé, lors du 24ème Congrès d'Ishibna, en 1936, de fonder le Club Radical Libertaire qui accepta de rester au sein du PCLU mais qui continua à s'opposer à la ligne Dobunovniste majoritaire au sein du Parti.
Idées principales et vision du Monde :
En tant que courant libertaire, l'Anarchisme Pur veut l'abolition pure et dure de toute forme d’État, de plus, contrairement aux Dobunovnistes, les Anarchistes Purs (abrégés les Purs) considèrent que cet idéal est atteignable et réaliste. Les membres les plus radicaux considèrent même que le Makhno Soviet est un outil d'oppression qui doit être renversé par la révolution tout comme l'a été la monarchie.
L'Anarchisme pur considère que les luttes sociales et politiques ne se résument pas à des classes sociales mais à des visions de l’État. En effet, les Purs considèrent que toutes personnes souhaitant abolir l’État afin de forger une société libertaire et égalitaire est un allié et ce peu importe son milieu social. Par contre, ils ont une vision très bipolaire du Monde. Il y a les libertaires qui veulent l'abolition totale de toute forme d’État et les autocrates qui veulent maintenir cet État. Ainsi, d'après les Purs, les Dobunovnistes sont des autocrates au même titre que les Oulianovistes et les monarchistes du PIU.
Les Anarchistes purs considèrent que l'abolition de l’État entraînera obligatoirement l'abolition du système de classes ce qui est un objectif de l'Anarchisme au sens large. Contrairement aux Dobunovnistes, les Purs considèrent que c'est l’État, même dilué, qui permet le capitalisme et que c'est en l'abolissant que le capitalisme s’effondrera.
Pour ce qui est de l'économie, les Purs soutiennent l'idée de l'autogestion et encouragent le pluralisme syndicale ainsi que la fédéralisation des différents syndicats qui doivent jouer un rôle de contre-pouvoir face à l’État mais, une fois l’État aboli, les différentes sections devront se séparer du Conseil national pour prendre leur autonomie.
Les Purs rejoignent les Dobunovnistes sur un autre point, ils sont eux aussi favorables à l'extension de la Révolution à l'International mais eux, contrairement aux Dobunovnistes, ne mettent pas en place de "priorités" en disant qu'il faut commencer par les nations communistes qui sont en bonne voie pour devenir libertaire mais dit que toutes les populations ont le même potentiel révolutionnaire libertaire.
Partis portant cette idéologie :
Les factions "de gauche" du PCLU et du PAU.
1849
En 1912, le Congrès d'Ishibna fonde le Parti Communiste Libertaire d'Ustia (PCLU). Jusqu'à ce que la Révolution débute, il y avait une unité idéologique au sein du PCLU. Avec le début officiel de la Révolution et la création de l'Armée Libertaire, le Comité Central du Parti commence à prendre une place plus importante sur les délégués locaux. Par peur d'une centralisation du pouvoir, certains délégués ont, sous l'impulsion de Sandara Dobunovna, créé le système des Soviets locaux pour les armées. Lorsque ce système fut adopté par le Conseil Coordinateur (CC) du PCLU, un grand soulagement envahit le rang des libertaires qui craignaient en secret une centralisation de l'Armée Libertaire par le CC. Ainsi, grâce au système des Soviets, l'Armée Libertaire réussit à remporter la Révolution. Suite à la Révolution, lorsqu'il fallut décider si la toute jeune RFCLU devaient étendre la Révolution et que les libertaires se tournèrent, en majorité, vers la Révolution Libertaire internationale, certains libertaires s'y opposèrent mais perdirent la bataille idéologique lors ce que les Rouges et Noirs firent scission avec le Parti afin d'étendre la Révolution. Ces membres restèrent dans le PCLU et s'installèrent à la droite des Polé(e)s Dobunovnistes et affichèrent ouvertement leur objectif de maintenir la Révolution au sein des frontières Ustiennes. Ces membres ont décidé, lors du 24ème Congrès d'Ishibna, en 1936, de fonder le Club National Libertaire qui accepta de rester au sein du PCLU mais qui continua à s'opposer à la ligne Dobunovniste majoritaire au sein du Parti.
Idées principales et vision du Monde :
Les Anarchistes nationaux (abrégés les Nationaux) se divisent en deux parties. D'un côté, il y a les Dobunovnistes Nationaux et de l'autre les Purs Nationaux. En fonction de la partie à laquelle ils appartiennent soit les idées Dobunovnistes soit les idées des Purs. A un principe prêt qui regroupe les Nationaux. Pour eux, le peuple Ustien est le seul qui soit digne de la Révolution Libertaire, les autres peuples sont trop peu ouvert pour l'accepter.
Partis portant cette idéologie :
Les factions "de droite" du PCLU et du PAU