10/07/2019
14:53:42
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[Akaltie/Costa S.] Tensions sur les frontières de la bande de Lahunkal

C'était trop calme...

Un patrouille akaltienne qui se promène le long de la frontière...

Alors qu'un groupe de soldats akaltiens effectue sa ronde habituelle sur la frontière sud-est de la bande de Lahunkal, le point le plus proche de la capitale éponyme de ce petit territoire contesté, ils entendent du mouvement dans les buissons. Alors qu'ils s'attendent à voir un capybara ou un autre gros animal sortir des fourrés, il s'agit en fait d'un soldat. Après quelques instants d'hésitation, ils aperçoivent le drqapeau sueñolejos sur son uniforme et lui hurlent de lever les mains en l'air et de jeter ses armes à terre.

Ne tente pas un geste ! Que faisais-tu ici ? Sais-tu que tu es en territoire akaltien ?

En effet, si la frontière est entourée de barbelés et autres défenses sommaires qui permettent de ralentir de potentielles attaques, ceux-ci se trouvent à l'intérieur, côté akaltien, parfois à plusieurs centaines de mètres de distance de la véritable frontière politique, sans même compter les obstacles naturels qui ont forcé plus d'un pan du mur à zigzaguer dans la nature. Le soldat sueñolejos ne savait donc visiblement pas qu'il avait franchi cette ligne invisible, imaginée par les Hommes mais ignorée par la nature, lorsqu'il s'était éloigné quelques minutes du reste de sa patrouille pour aller satisfaire un besoin urgent dans les feuillages.

L'homme ne répond pas Soudain, un coup de feu est tiré en l'air. Le chef de la troupe akaltienne se retourne vers ses soldats pour savoir qui a fait ça. Ils lui pointent les broussailles auxquelles ils font face ; le coup venait d'un point situé derrière. Dans la surprise, le "prisonnier" sueñolejos, qu'on avait pas encore eu le temps de menotter, s'enfuit dans la direction du bruit. Il s'agissait probablement de l'un de ses camarades qui avait réussi à distraire suffisamment les akaltiens pour qu'ils arrêtent de surveiller leur otage.

Par réflexe, l'un des soldats akaltiens tire vers le sueñolejos, et semble l'atteindre à la jambe. Pas le temps pour le chef de lui hurler de baisser son arme que des tirs éclatent de l'autres côté : les autres répliquent, croyant qu'ils sont réellement attaqués. Une akaltienne est touchée à l'épaule droite, pendant que les autres de la troupe tentent d'apercevoir les sueñolejos au milieu des plantes tropicales.

Repli ! On retourne à la base !

Ils partent en courant de la zone, jusqu'à ne plus entendre le moindre tir. Ils devront faire leur rapport à la commandante, qui risque de ne pas apprécier cet incident de frontière dans sa juridiction...
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/!\Musique obligatoire /!\

Heigh-ho, heigh-ho, On rentre du boulot !


Ils étaient sept miliciens guillerets rentrant bras dessus, bras dessous de leur patrouille le long de la frontière en chantant une petite comptine apprise dans les dessins-animés de leur tendre enfance. Une enfance pas si lointaine en vérité, ils n'avaient qu'entre 16 et 21 ans et étaient tous restés étonnement innocent dans un pays où cette vertu n'est pas exactement la norme. Ils s’appelaient Porfirio, Tiago, Antonio, Joao, Simao, Domingo et Günther et avaient été appelés, il y'a tout juste deux semaines, pour faire leur service dans la Milice de l'État de Puertallora pendant tout le mois de Février, service qui consistait essentiellement à patrouiller le long de la frontière avec la Bande de Doscientos, erronément appelée Bande de Lahunkal par ses habitants, sous la supervision de leur formateur, le Caporal Mamadou, affectueusement surnommé "Blanche-Neige" par ses hommes.
Cependant, ce jour là, Blanche-Neige s'était absenté en raison d'une migraine causée par une gueule de bois subséquente à une beuverie dans un bar résultant de sa volonté de fêter sa troisième victoire aux championnats régionaux de lancer de fléchettes sur cible mouvante en porcelaine face à Eusebao Baobab, vainqueur de la compétition en 2017 et 2018 autrefois connu sous le pseudonyme du "Massacreur de Sylvois" pendant sa carrière de catcheur semi-professionnel dans les années 80 en Paltoterra avant de devoir se retirer suite à une perte de mobilité de 40% du genou gauche après avoir été percuté par un tamanoir lors d'une balade en cyclomoteur dans les environs de Maracaillbosse, récupérant ainsi son titre perdu en 2014 avec un respectable score de 17 à 12. Il n'a, de ce fait, pas été en mesure de les accompagner pour cette excursion.

Cela n'a pas vraiment été un problème au début. Les jeunes gens se sont même plu de cette situation qui leur permettait d'éviter le travail et de s'adonner à des activités plus agréables comme un pique-nique au cours duquel ils ont pu déguster des sandwich poulet-fromage à la mayonnaise et des chips à l'oignon ou bien une partie de pêche dans une rivière qui s'est achevée lorsque Joao a cassé sa canne, non sans avoir attrapé un superbe brochet d'un kilogramme auparavant. Le problème ne s'est présenté qu'en fin de journée, lorsque les patrouilleurs étaient sur le chemin du retour : en effet, pour une raison inconnue, leur matériel avait été mal préparé et leur carte de la région avait été maladroitement échangée avec un plan de la ville d'Opango, capitale de l'Ouwanlinda située à 12 000 km de là et réputée pour ses crocodiles sauvages et son réseau d'eau potable. Ils se perdirent donc sur le chemin du retour et traversèrent, sans le savoir, la frontière internationalement reconnue entre la Costa Sueñoleja et l'Akaltie, aucun panneau ni aucune barrière physique ne l'indiquant sur cette portion isolée.
De plus, Joao, qui avait des troubles du transit intestinal depuis plusieurs jours, fut frappé d'une terrible et fulgurante envie de déféquer et dû s'éloigner quelques minutes du reste du groupe pour aller fertiliser les buissons.

Joao, cherchant un buisson où couler un bronze

À partir de là, tout s'accélère ! Alors qu'il était en train d'assouvir ses besoins vitaux les plus primaires, le jeune soldat se retrouva soudainement entouré de plusieurs individus armés qui lui criaient dessus dans une langue qu'il ne comprenait qu'à moitié, mais néanmoins suffisamment bien pour en déduire qu'ils ne lui étaient pas particulièrement amicaux et n'étaient pas venus l'inviter à venir boire un coup avec eux. Ainsi, le pantalon sur les genoux et le cul dans les fougères, il s'attelait à rassembler ses maigres connaissances en sakkin tout en hésitant entre remonter son froc à un niveau plus décent et lever les mains en abandonnant toute forme de dignité humaine lorsqu'un coup de feu retentit dans son dos. Profitant de la confusion que cela provoqua chez les étrangers, il se mit à courir en direction de l'origine du tir, qui se trouvait être Antonio. Malheureusement pas assez vite, sans doute gêné par son futal encore à moitié baissé, pour éviter d'être touché par un tir à la cuisse. Croyant à une invasion à grande échelle de leur pays, les sueñolejos encore debout, terrifiés, ouvrirent le feu au hasard en direction de l'origine du tir, vidant une bonne dizaine de chargeurs complets avant de réussir à récupérer, sans trop savoir comment, leur camarade blessé, qui aurait fini criblé de leurs propres balles s'il ne s'était pas brutalement effondré face contre terre à cause du choc et de la douleur, et à quitter la zone de combat (et, sans s'en rendre compte, le territoire akaltien) en le trimbalant sur leur dos comme un sac à patates jusqu'à un village indigène proche où un vieillard les accueilli dans une langue plus familière et rassurante, bien qu'il ne l'avait apparemment pas pratiquée depuis longtemps.

La situation du brochet est pour l'heure un mystère...


Les autorités locales, prévenues des événements, n'ont pas tardées à réagir à cet acte odieux, preuve manifeste d'une tentative d'invasion massive de la Costa Sueñoleja par la dictature totalitaire et suprématiste akaltienne afin de renverser brutalement le régime sueñolejo démocratique, libéral et progressiste pour le remplacer par une junte militaire et génocidaire qui massacrerait ses habitants et brûlerait les églises pour contraindre les quelques survivants réduits en esclavage à la polygamie, la zoophilie et le cannibalisme comme cela est si courant chez les peuples barbares et non-catholiques de l'autre côté du détroit. Tentative heureusement mise en échec par l'intervention héroïque d'une poignée de vrais patriotes armés seulement de leur volonté de fer et de leur courage à toute épreuve mais qui ne sera vraisemblablement que le prélude à d'autres attaques encore plus lâches et pernicieuses de la part d'un peuple de voleurs compulsifs et agressifs, comme le prouve l'annexion brutale et illégitime de la Bande de Doscientos au détriment de sa population il y'a seulement deux-cent ans, un événement encore vif dans les mémoires qui n'a jamais été pardonné et ne le sera certainement pas de sitôt.

Ainsi, le Gouvernement du Puertallora, présidé par le national-catholique Edmundo Gontrán del Pozosifòn y Cascador, a décidé de mettre en place l'état d'urgence sur tout le territoire de l'État et de déployer près de 80% de ses forces (environ 800 hommes et une douzaine de pick-up civils de la marque Steiner repeints en vert par un artiste de rue payé 10$ par véhicule) le long de la frontière afin de couper court à toute nouvelle tentative. De son côté, Guillermo Duende, Gouverneur du Cerveza, État lui aussi frontalier de la soi-disant "Bande de Lahunkal", a déclaré ne pas prévoir des mesures aussi strictes que son comparse mais a tout de même ordonné la mobilisation de 40% des effectifs locaux (approximativement 240 miliciens et une mitrailleuse gatling de 1861 tout droit sortie du musée de l'armement où elle était rangée depuis la fin de la Guerre Civile en 1922).
Cependant, bien conscients que, malgré leur évidente supériorité intellectuelle et physique, les braves miliciens sueñolejos seraient bien incapables de repousser une horde de plusieurs centaines de millions d'emplumés assoiffés de sang qui fonderaient sur la Costa Sueñoleja en une masse grouillante de chair et de sang, l'État de Puertallora prit la décision rationnelle de déléguer la défense de ces citoyens à plusieurs sociétés militaires privées et groupes paramilitaires véreux accusés de se livrer à des activités criminelles et autres trafics illicites et d'être à l'origine de plusieurs crimes contre l'humanité parmi lesquels le massacre de masse et le trafic d'êtres humains. Des accusations que le Gouverneur del Pozosifòn a qualifié de "mensonges éhontés propagés par des concurrents corrompus (probablement liés d'une manière ou d'une autre au gouvernement crapuleux de Kintan) pour nuire à leur immaculée réputation et ainsi écarter les capacités défensive d'un pays qui en dépend pour sa sécurité" lors d'un discours publique encadré par les Fuerzas de Defensa Patrióticas et rediffusé sur la chaîne d'information en continu SueñolejaLive : En direct de la Costa.

Les choses auraient pu en rester là (c'est à dire déjà trop loin) si le Ministère de la Défense n'avait pas considéré cet événement comme l'une des agressions armées les plus graves jamais portées à l'encontre de la República Federal de Costa Sueñoleja depuis des siècles et comme devant nous faire nous interroger sur l'avenir du monde libre et démocratique alors que les régimes national-bolcheviques et anarcho-fascistes comme le régime akaltien se multiplient partout sur la planète et que la Costa Sueñoleja est l'un des derniers bastions de liberté à leur tenir tête aussi ouvertement. Aussi, pour toutes ces raisons et pour éviter que les akaltiens ne viennent violer leurs maisons et brûler leurs femmes, réduisant les sueñolejos au communisme et à l'homosexualité comme des animaux sauvages, le Président Javier Eeyore, en accord avec le Commandant en Chef des Armées Manolo Solera, a déclaré procéder à une mobilisation générale de l'Ejército Federal de Costa Sueñoleja le long de la frontière sous le commandement du Général Césario el Burrico, lequel s'est notamment illustré en 1974, alors âgé de sept ans, lors de la célèbre Bataille du lampadaire devant Chez Vito à laquelle il a pris part armé d'un crayon de couleur vert et d'une boîte de cigares de la marque Bueno Cáncero. Rappelons que cette bataille s'était conclue, au prix de trois morts dont une demi-pizza pepperoni, par une victoire de l'école primaire San-Diego da Cunha sur les forces bolcheviques. Césario el Burrico avait été récompensé pour cet exploit par la Médaille du Mérite Exceptionnel, la plus haute distinction honorifique du pays, de même que la pizza qui a reçu cette distinction a titre posthume et dont la dégustation avec trois bouteilles de bière et un reste de steak-haché Chacal avait fait l'objet d'une commémoration publique réunissant près d'une centaine de personnes.

Bien qu'encore en vie, Joao s'est lui aussi vu décerner la Médaille du Mérite Exceptionnel à titre posthume des mains du Président de la République aux côtés de ses six autres compagnons pour leur courage et leur action héroïque qui a permis d'empêcher l’annihilation complète de leur pays et, plus généralement, de la race humaine. Dans un article de La Prensa Libre titré "Rendez nous le brochet bande de bâtards !", Joao, interrogé par le journal le plus lu de toute la Costa Sueñoleja, a prononcé ces mots déjà très célèbres et repartagés "J'ai mal au cul, putain.". Un témoignage bouleversant qui nous laisse mieux appréhender la gravité de la situation que la nation aleucienne libre et démocratique est en train de traverser avec crainte mais assurance.

Effectifs déployés le long de la frontière
Frontière Puertallora-Lahunkal :
  • 800 miliciens de Puertallora (HRP : conscrits)
  • 12 000 mercenaires et paramilitaires (HRP : réservistes)
  • 18 000 soldats de l'Ejército Federal (HRP : professionnels)
  • 800 armes légères d'infanterie de cinquième génération
  • 30 000 armes légères d'infanterie de sixième génération
  • 400 mitrailleuses lourdes de deuxième génération
  • 300 lance-roquettes de première génération
  • 20 véhicules de combat d'infanterie de deuxième génération
  • 20 chars légers de première génération
  • 50 camions de transport de troisième génération
Frontière Cerveza-Lahunkal :
  • 240 miliciens de Cerveza (HRP : conscrits)
  • 4 000 mercenaires et paramilitaires (HRP : réservistes)
  • 8 000 soldats de l'Ejército Federal (HRP : professionnels)
  • 240 armes légères d'infanterie de cinquième génération
  • 12 000 armes légères d'infanterie de sixième génération
  • 400 mitrailleuses lourdes de deuxième génération
  • 100 lance-roquettes de première génération
  • 10 véhicules de combat d'infanterie de deuxième génération
  • 10 chars légers de première génération
  • 30 camions de transport de troisième génération

Le réalisateur réputé Miguel Bahía s'est également porté volontaire pour accompagner les forces armées avec son smartphone Samsoul afin d'enregistrer des images de ce que l'on appelle déjà la Guerre du Caca, en référence à l'événement qui en est à l'origine, pour les intégrer dans son futur film La cyber-invasion des cosmo-chimpanzés du futur 4 : la revanche de space-Mohamed, le remake de sa comédie-dramatique sur le rôle des bérets rouges dans la Guerre Civile Velsnienne sortie l'année dernière.
Le champs de tir
La clef du champs de tir...

Le moment pour un déclenchement des hostilités était particulièrement mal placé à la base de commandement locale de Lahunkal. Il se trouve en effet que sa commandante, une militaire d'expérience avec une parfaite maîtrise de ses troupes et d'elle-même en toutes circonstances, était justement partie pour une semaine complète. En vacances sur le navire de croisière icamien MS Costa Sueñoleja, là où elle était sûre et certaine d'être à des centaines, et même milliers de kilomètres de tout conflit et de tout tir de balle. Batailles navales comprises.

C'est donc temporairement le nouvel officier, tout juste sorti de l'école militaire, qui la remplace. Il n'a pas la moindre expérience réelle, mais après tout, qu'est-ce qui pouvait arriver en tout juste une semaine et demi d'absence de la commandante ? Strictement rien, tout serait parfaitement calme et il n'aurait pas à mener d'autres opérations que celle de déboucher les toilettes de l'aile ouest du camp, qui sont décidément la zone la plus sinistrée de toute la Bande de Lahunkal.

À défaut de meilleures options, c'est donc au jeune Manik Acan, qui pas plus tard qu'il y a deux jours avait retourné tout le camp à la recherche de la "clef du champs de tir" qu'on lui avait demandée, que les pilotes de reconnaissance viennent faire leur rapport.

« Il semblerait que les sueñolejos amassent plusieurs milliers d'hommes près de la frontière, voire dizaine de milliers, mon commandant. Nous ne savons pas s'ils comptent attaquer ou simplement nous impressionner, mais il serait bon de préparer nos troupes au pire et de prévoir un plan d'évacuation des civils dans le cas où tout ça dégénèrerait.

- Très bien, mais il ne faut pas informer les civils tout de suite, nous devons réfléchir plus longuement à tout ça avant d'improviser ça ou ce sera ingérable.
»

Et c'est à cet instant qu'en déplaçant un gros classeur sur le côté de son bureau, il appuie par mégarde sur le micro des alertes générales. Un réseau de haut-parleurs installés dans toutes les villes et villages de la bande de Lahunkal, destinés à rapidement pouvoir faire des annonces à la population en cas de guerre, et qui se manipule directement depuis le bureau de la commandante des forces de la bande, que remplace Manik. Il n'a pas fait attention au voyant rouge qui vient de s'allumer, signalant que le micro retransmet actuellement ce qui se dit dans la pièce, et continue.

« ... donc pas d'annonce aux civils. Je ne veux pas qu'ils apprennent trop violemment que des dizaines de milliers de soldats ennemis nous encerclent et peuvent à tout moment nous envahir, nous devons nous préparer d'abord. C'est compris ?

- Euh, mon commandant, quelque chose clignote sur le coin de votre bureau là, ce ne serait pas le micro des alertes ?

- Qu'est-ce qu- ÉTEIGNEZ ÇA TOUT DE S-
»

Les habitants de Lahunkal n'ont plus qu'à finir tranquillement leur journée, en ayant entendu cette annonce pour le moins rassurante.


Le Toucan du Soir - N°53 du 24/04/2019
N°53 du 24/04/2019
Lahunkal s'affole
Il y a quelques heures à peine, les habitants de Lahunkal (la cité ainsi que les autres villes de la bande) ont été témoins d'un spectacle très étrange, et surtout affolant. On ne dispose encore que de trop peu d'informations sur ce qu'il se passe en ce moment même dans la bande de Lahunkal, mais il semblerait que les militaires qui la protègent contre l'impérialisme sueñolejos aient jugé bon de faire une annonce, au risque de causer des paniques massives de la taille des villes. L'annonce n'était pas très claire et grésillait, puisqu'il semblerait que le militaire qui en est à l'origine ne se tenait pas suffisamment proche du micro du système pour être parfaitement compris par les habitants, mais plusieurs dizaines de témoins insistent sur le fait qu'ils ont clairement entendu des mots peu rassurants tels que "plusieurs dizaines de milliers", "soldats ennemis" et "encerclent". Il semble donc que la bande soit cernée par des forces de la Costa Sueñoleja voisine, qui aurait décidé de passer à l'action. Après plus de deux-cents ans de statu quo, peut-être la paix est-elle finie pour Lahunkal.

Il est cependant primordial de ne pas s'affoler, car c'est probablement ce que recherchent les sueñolejos et surtout que cela n'apportera rien de bon. Vider les supermarchés de leurs produits créerait des pénuries artificielles, partir précipitamment risquerait de créer un blocage sur les vols ou départs de ferries à destination des territoires voisins, et plus généralement, céder à la panique causerait trop de troubles à l'ordre public. Nous vous demandons donc de garder votre calme et d'attendre les consignes du gouvernement et des militaires de la base de Lahunkal.

Le Toucan du Soir se tiendra à l'affut pour vous prévenir de toute évolution de la situation !


Frontière de Lahunkal : encore la faute des chrétiens ? - EN DIRECT : Tonaltl Tlonp expulsé du Tuktuqivik par la force, l'Akaltie devrait-elle se préparer à envahir Norland en représailles ?
L'émission s'ouvre sur Hanounatl, le célèbre présentateur aux positions natives extrémistes (bien qu'il conteste cela et qualifie plutôt ses discours de "réalistes" et "empreints de bon sens").

Le sujet du jour : la frontière de Lahunkal ! Encore un truc causé par ces salet- ces chrétiens de la Costa Suetruc, même pas capables d'avoir un nom de pays simple et parfaitement lisible et prononçable comme Láunkal ChoᏍ, ᎠᎧᏱ ou je ne sais quel nom civilisé bien de chez nous. C'est à se demander s'ils sont humains, ces sauvages ! Enfin bref, l'important, c'est de savoir que ces chrétiens qui se disent pacifique et prônent l'amour ou je ne sais quoi, ont réagit au quart de tour à... Eh bien à une escarmouche qu'ils ont délibérément provoquée d'après les faits totalement objectifs dont j'ai obtenu le détail via des sources des plus sûres sur Echo International.

Je n'ai encore reçu aucun chiffre précis sur le nombre de soldats qu'ils amassent autour de la bande de Lahunkal (et je salue nos téléspectateurs sakkins au passage) mais il ne faudrait pas s'étonner qu'ils soient 200.000 ! Ces tarés qui gouvernent cette dictature blanche en seraient parfaitement capable, et même d'aller rafler des jeunes dans leurs bidonvilles, leur donner un bâton et un uniforme et les enrôler dans l'armée. Mais il y a heureusement une certitude dans cette histoire, c'est que nos armées à nous sont très puissantes, grâce au mandat d'Itotia Neztli (et pas du tout de ses boulets gauchistes de prédécesseur et successeur qui ne s'appliquent strictement qu'à une unique chose : détruire notre pays du mieux qu'ils le peuvent avec leurs politiques pro-chrétiennes). Je suis donc sûr et certain que tous les jeunes de notre glorieuse patrie seraient prêts, si l'État-major le leur demandait, à prendre les armes, même les bouts de bois les plus rudimentaires, et à défendre chaque centimètre carré de notre terre.
C'est dommage, j'aurais voulu être réserviste moi aussi, mais à cause de mes problèmes de dos, je me suis dit qu'il ne valait mieux pas…

Surtout, restez sur Aleucie1 pour continuer à entendre la liberté d'expression, la vraie, et des choses que les autres médias ne laissent pas passer parce qu'ils sont trop christiano-wokes !


Le Toucan du Soir - N°54 du 26/04/2019
N°54 du 26/04/2019
L'inauguration du pont-tunnel de Lahunkal reportée
L'inauguration du grand pont-tunnel qui relie Lahunkal à l'Icamie devra attendre ! L'annonce vient d'être faite : ce chantier, qui venait enfin de se terminer après des années de retards dans les travaux et des milliards d'imas de dépenses imprévues ajoutées depuis l'annonce conjointe du projet par les autorités akaltiennes et icamiennes, devra malheureusement encore attendre avant de pouvoir être traversé par des véhicules.

L'entreprise et les pouvoirs publics ont conjointement annoncé bloquer le pont à cause du conflit qui semble se profiler dans la bande de Lahunkal et qui, s'il dégénère, risquerait de fragiliser dangereusement tout ou des parties du pont-tunnel. Dans le cas où cela arriverait, il ne faudrait pas que des automobilistes ou qui que ce soit ne se trouve dessus et chute ou subisse un effondrement. Les barrières resteront donc fermées jusqu'à nouvel ordre, et même les agents d'entretiens seront consignés au continent et devront continuer les traversées du détroit par ferry.

Une section du pont-tunnel, avec un passage en hauteur qui permet aux navires de ne pas avoir à contourner toute la section du pont pour traverser le détroit.
Une section du pont-tunnel, avec un passage en hauteur qui permet aux
navires de ne pas avoir à contourner toute la section du pont pour traverser le détroit.


La clef du champs de tir - Partie II

Pendant que les civils de la bande de Lahunkal ne savent que trop peu de choses sur ce qui arrive autour des frontières, lesm ilitaires s'activent. Les sueñolejos semblent amasser un grand nombre de troupes sur la frontière, ce qui signifie que l'Akaltie doit en positionner au moins autant dans le cas d'une véritable invasion. La dizaine de milliers de soldats stationnés sur le territoire ne suffira probablement pas, et des troupes napalawiennes doivent être appelées en renfort. Dans l'immédiat, les troupes suivantes ont pu être mobilisées et mises en état d'alerte tout au long des frontières nord et sud de la bande de Lahunkal :

Pour manier les engins et défendre directement la frontière :
  • 10.000 soldats professionnels
  • 10.000 armes légères d'infanterie NIVEAU 11
Pour défendre les espaces aériens et maritimes (juste dans le doute) :
  • 5 canons antiaériens mobiles NIVEAU 10
  • 5 vedettes NIVEAU 2
Pour permettre le déplacement rapide de troupes du nord au sud de la bande :
  • 130 autobus NIVEAU 11
  • 1 hélicoptère de transport lourd NIVEAU 8
  • 2 avions de transport tactique NIVEAU 9
Pour surveiller les mouvements de troupes sueñolejos :
  • 2 véhicules radar NIVEAU 10
  • 5 avions de chasse NIVEAU 10
  • 1 drone de reconnaissance NIVEAU 8
Pour couper (si besoin) les communications radio entre le nord et le sud :
  • 1 avion de guerre électronique NIVEAU 8

Des consignes ont été données afin que les troupes aériennes coupent toutes les communications radios entre le nord et le sud du territoire sueñolejos dès la première attaque. Cela devrait permettre de rendre les échanges difficiles entre les deux territoires et de les empêcher de s'organiser correctement.
Des troupes napalawiennes se tiennent également prêtes à embarquer pour la bande de Lahunkal si la situation dégénère. Des troupes du territoire principal se préparent également, bien que cela soit par pure sécurité.

Il est cependant à espérer que le conflit ne dégénèrera pas, les seules victimes pour l'instant connues du côté akaltien étant la sergente Atuq Huancahuari qui a reçu une balle dans le bras gauche, et le caporal Kianto Yaotl qui a glissé sur un poisson arrivé là dans des circonstances des plus troubles en courant se mettre hors d'atteinte des tirs sueñolejos et s'est ainsi fait une entorse à la cheville droite en plus d'être tombé dans un buisson de ronces.
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