
Ouverture du procès du Kasen-sho en cassation contre la magistrature sur la décision du 29/12/2019
Le Kasen-sho requiert qu'au regard des conclusions qui ont été portées, la jurisprudence du 29/12/2019 ne corresponde pas à l'application normale du droit et relève d'une révision non consentie par la Constitution. La question de droit est la suivante :Dans quelle mesure la décision du 29/12/2019 doit-elle être cassée au regard des conséquences et des droits mobilisés qu'elle entraîne ?Comme l'a suggéré notre bon ami Basile, le droit applicable de l'article 64 doit être entendu comme l'unique expression d'une protection du Drovolski contre lui-même, et non comme une voie qui disqualifie la paix. Dans son entendement strict, le droit de l'Empire ne prévoit pas ce motif à cet article.
Kasus Bonvasar, président du Kansen-sho
La magistrature demande à l'avocat général de récuser le qualificatif d'« ami » concernant Monsieur Basile d'Estalie au motif que ce n'est pas un élément pertinent à cette question de droit. L'article 64 doit être entendu, en l'espèce, comme le fait que l'Altrech a modifié la portée et l'application du traité signé avec le Drovolski, alors que ce dernier prévoit la dissolution des capitaux engagés par celui-ci. De fait, en modifiant unilatéralement le traité comme l'a fait l'Altrech, celui-ci est devenu illégal et constitue donc un motif de rupture avec la paix. Sur ce fondement, l'article 64 constitue bien la motivation concernant un traité ne remplissant plus ses obligations constitutionnelles.
Eugène, 1er Magistrat
La questure disqualifie cet argument de droit : la perte de capitaux ne constitue pas un démembrement au sens de la Constitution. S'il y a bien une modification unilatérale du traité unissant l'Altrech et le Drovolski, cela n'engage pas de perte territoriale pour l'Empire.
Eudes, Consul de QuestureConformément aux principes fondamentaux du droit, la mention de la territorialité du démembrement n'est pas prévue et peut donc être rejetée sans fondement. Par cette voie, l'article 64 demeure la voie légale appropriée pour un traité entraînant la destruction de capitaux nationaux et, de fait, constitutif d'une rupture avec la paix par son caractère illégal.
Eugène, 1er Magistrat
La cassation admet l'argument sur la qualité jurisprudentielle de savoir si un démembrement doit être entendu comme territorial ou plus largement entendu.
Eudes, de CasseL'annulation portée par l'Altrech est recevable sur le fondement de l'article 66. Les modalités que notre Constitution prévoit sont précisément les accusations que nous portons contre ce pays. À cet entendement, et par cohérence comme le prévoit notre droit, nous ne pouvons admettre une telle fragilité de cohérence.
Eudes, Consul de QuestureLa magistrature rejette cet argument sur la forme. L'Altrech a rompu avec un traité sur la base du droit ordinaire, comme le mentionne la décision du 29/12/2019. L'article 66 est une disposition constitutionnelle établie et stable depuis 1980 ; en droit, il est supérieur à un traité, ce que ne sont pas les éléments opposés par l'Altrech. Sur le fondement de la hiérarchie des normes, cet argument n'est pas recevable. D'aucune façon le droit ordinaire n'est comparable au droit constitutionnel, tant en norme qu'en application.
Eugène, 1er Magistrat
La cassation admet l'argument pour vise de forme. La loi ordinaire et constitutionnel n'ont pas la même norme, un état de fait attesté par la première pièce du dossier. L'article 66 de notre constitution répond du droit constitutionnel alors que le droit opposé par l'Altrech répond du droit ordinaire, ils n'ont donc pas les mêmes capacités contre le droit conventionnel. Il n'y a là , aucun contradiction dans le droit.
Eudes, de CasseLes dispositifs de la politique coercitive ont été court-circuités par l'application directe du quatrième principe : ni ultimatum, ni avertissement. De fait, sans respecter les dispositions que prévoit notre politique coercitive, l'attaque menée par le Drovolski ne répond pas à son droit le plus élémentaire.
Eudes, Consul de QuestureLa magistrature récuse l'argument. L'Altrech a déjà reçu par le passé tous les niveaux de coercition sans y répondre. Conformément au cinquième dispositif, aucune forme d'excuse ou de réparation n'a été formulée. Sur ce fondement, nous sommes tout à fait disposés à maintenir dans le temps l'ultimatum posé contre l'Altrech, quand bien même les événements seraient anciens. Les éléments portés au dossier du 29/12/2019 attestent de ces échanges et de la montée en puissance du dispositif jusqu'au quatrième.
Eugène, 1er Magistrat
La questure demande l'annulation de ce discours au regard du caractère non recevable des pièces attestant de l'ultimatum. L'État averti n'est plus celui qui a subi un dommage de notre marine. De fait, nous ne pouvons qualifier cette action de respectueuse des procédures de non-escalade, étant donné qu'aucun avertissement n'a été prononcé.
Eudes, Consul de QuestureComme formulé précédemment, notre droit ne prévoit pas d'annulation par la fin d'un régime ou d'un autre événement. L'alinéa B du cinquième dispositif prévoit que seul un accord permet l'annulation des représailles. Ce faisant, rien dans le droit de Mesolvarde ne permet de disqualifier le quatrième dispositif contre l'Altrech, quand bien même celui-ci aurait changé de régime. Ce dernier ne nous a jamais réparés, ne s'est jamais excusé et n'a jamais cherché d'accord. Sur cette base de fait, le cinquième dispositif ne permet pas d'annuler le quatrième, l'Altrech ayant déjà outrepassé ce dernier précédemment.
Eugène, 1er Magistrat
La Cour de cassation valide l'argument de la magistrature. Notre droit ne prévoit pas de personnalisation des peines. Nos principes fondamentaux n'y font pas allusion ; dès lors, prétendre à la nullité par la modification d'une personne morale ne répond pas à l'objet des offenses ni aux actes passés.
Eudes, de CasseAu regard des conséquences potentiellement très importantes pour le Drovolski, la décision du 29/12/2019 ne répond pas au principe de proportionnalité des principes fondamentaux du droit. Les conséquences apportées par cette décision sont bien plus importantes que le gain qu'elle procure ; ce faisant, il existe une incohérence dans l'application du droit. Le quatrième principe de la politique coercitive est inférieur aux principes fondamentaux ; dès lors, le choix préférentiel de la politique coercitive ne convient pas au légalisme de cette Cour. Le Laboratoire Henri Ventafalle doit déjà payer des primes de risque sur ses assurances en Kartvélie du fait de ses liaisons avec l'Estalie. Nous ne pouvons prétendre qu'une décision conduisant à la destruction de notre intégration commerciale soit proportionnée, toujours conformément aux principes fondamentaux du droit.
Eudes, Consul de QuestureLa magistrature oppose l'antériorité des événements : il est impossible de soulever un tel argument a posteriori, une fois les conséquences connues. Présenter un argument de cohérence sur une décision pas encore appliquée ne peut être reçu.
Eugène, 1er Magistrat
La questure demande l'annulation de l'argument de la magistrature au motif que Basile avait signalé ces manquements et que la Cour n'a pas souhaité les prendre en compte. Cette décision revient à considérer que les corrections apportées à la proportionnalité des actes judiciaires ne sont pas respectées. Une interception sans destruction aurait été recevable au titre du quatrième dispositif de la politique coercitive.
Eudes, Consul de QuestureLa cassation rejette l'argument de la magistrature et admet un défaut de proportionnalité dans la décision du 29/12/2019.
Eudes, de CasseSi la proportionnalité de la décision du 29/12/2019 est remise en cause, alors des réparations doivent être envisagées pour répondre à ce dommage, comme le prévoit l'alinéa A du cinquième dispositif de politique coercitive et comme le suggère Basile. C'est une question de droit qui se pose en raison du non-respect, par l'État, de sa Constitution.
Eudes, Consul de QuestureLa magistrature rejette la réparation automatique au motif que l'article 10 de la loi Statu prévoit que la réparation due aux personnes morales est réalisée sur leur demande expresse, ce qui n'a pas été fait. Sur ce fondement, nous ne requérons pas de réparation.
Eugène, 1er Magistrat
La questure requiert que cette disposition relative à la réparation des personnes morales ne réponde donc pas, de fait, à l'article 10 pour les personnes physiques. Si l'État d'Altrech est définitivement coupable, les personnes ayant subi notre politique coercitive peuvent être réparées en l'état, comme le prévoit le droit à l'alinéa A du cinquième dispositif de politique coercitive.
Eudes, Consul de QuestureLa cassation admet l'argument de la questure, la réparation des personnes physiques peut être entrepris sans enfreindre l'article 10 de la Loi du Statu conformément à l'alinéa A du cinquième dispositif.

Eudes, de CasseLe Ken-sho demande, sur le fondement de l'article 5, que l'opposition formulée par les libertés de l'article 88-1 de la Constitution constitue un défaut d'unicité du droit et, par cette voie, la nullité de la décision du 29/12/2019.
Kasus Bonvasar, président du Kansen-sho
La cassation rejette cet argument. Les articles 5 et 88-1 poursuivent des intérêts contradictoires mais ne s'excluent pas mutuellement et, étant de même norme, ils doivent nécessairement être admis ensemble. Les libertés permises par l'article 88-1, étant prévues par le droit constitutionnel lui-même, ne viennent pas écorner les principes disposés à l'article 5. L'article 88-1 ne révoque pas la souveraineté nationale prévue par l'article 5 cela au terme que la libre administration ne se prévaut pas de la politique. De même, toute liberté, même fondamentale est nécessairement réduite par des droits opposables légitimes (liberté d'expression, interdiction d'injure).
Eudes, de CasseLa cassation casse et remplace la décision du 29/12/2019 sur le fondement qu'elle prévoit un traitement disproportionné en cas de manquement à la déclaration. Il sera admis que, pour passer le détroit, il est nécessaire de déclarer le transport lorsqu'il y a un bâtiment militaire, mais que la réponse naturelle à ce manquement doit être une intervention et un examen afin de régulariser la situation ou, le cas échéant, de demander le retour. Cela quand bien même l'état serait l'objet d'un quatrième dispositif déjà initié au regard des conséquences que cela porte.
Je vous demande de bien vouloir recevoir les conseils de Basile d'Estalie que j'appel Ă la barre.
Eudes, de CassePièce versé au dossier :
Position des Teylais sur la question du droit ordinaire - Le droit ordinaire est venu modifier un droit conventionnel, ce que l'article 66 ne fait pas, Ă savoir un droit constitutionnel contre un droit conventionnel.