28/07/2019
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[Nazum] Sommet de Haijing pour la stabilité du Nazum

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Sommet de Haijing pour la Stabilité du Nazum
En date du 13/03/2019, soit le 2169年2月7日 dans le calendrier lunaire baïshanais


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    La capitale du Baïshan n'avait pas connu une telle effervescence depuis des années, et pour cause, le pays du Dragon de Jade n'avait pas reçu d'évènement politique international majeur depuis bien longtemps. Pour l'occasion, toute la ville s'était organisée : les rues avaient été nettoyées dans le plus grand soin, fallût-il convoquer tous les agents d'entretien du pays ; les grandes artères avaient été sécurisées et la police nationale stoppait la circulation des routes perpendiculaires au passage des voitures diplomatiques. Sur les larges trottoirs de la capitale, les passants saluaient les véhicules : l'on n'y retrouvait pas seulement la fierté des baïshanais d'accueillir un tel sommet, mais aussi témoin de la rareté de tels évènements. Beaucoup de baïshanais n'avaient jamais vu d'étrangers.
    Le sommet se tenait au Palais de l'Harmonie, un grand bâtiment du complexe politique du Baïshan. Un lieu assez symbolique par son nom et par son histoire : c'est là que la constitution actuelle avait été signée après la chute de la monarchie, il y a presque 40 ans. Devant le bâtiment s'étalait un jardin asiatique dont l'allée centrale menait à son entrée. Pour l'occasion, en son long, de grands drapeaux flottaient pour chacun des pays nazumis participants. Sous ces drapeaux, formant une allée d'honneur, des enfants du pays agitaient les mêmes drapeaux en petite taille. Tous ignoraient quel pays ils avaient dans les mains, mais c'était le geste qui comptait. Derrière eux, des soldats au garde-à-vous saluaient les délégations à leur entrée, droits comme des colonnes grecques, et décorés des symboles nationaux, dont le dragon vert de Haijing. Une fanfare sonnait les cuivres au fur et à mesure des arrivées et contribuait à cette cérémonie d'accueil festive.
    Les délégations étaient alors conduites le long de cette allée jusqu'à l'entrée du bâtiment où deux gardes présidentiels semblaient servir de cale-portes et se mettaient au garde-à-vous aux passages des invités. Ces derniers étaient ensuite conduits jusqu'à la salle des négociations, où se dressait une table circulaire. Des petits drapeaux nationaux indiqués les positions de chaque représentant : ceux de la République Populaire du Baïshan et de l'Empire Xin côte-à-côte, en position d'organisateurs, et les autres Nations réparties tout autour. Des petites oreillettes étaient placées sur les pupitres pour communiquer avec les traducteurs.

    Une fois toutes les délégations placées, un silence s'installa dans la salle. Le Premier-Secrétaire aux Affaires Étrangères Wei Jianlong, chef de la diplomatie du Baïshan, prit la parole.
    « Mesdames et Messieurs les représentants,
    Au nom de la République Populaire du Baïshan et de l'Empire Xin, je vous remercie d'avoir répondu à cette invitation et vous souhaite la bienvenue au Palais de l'Harmonie de Haijing. Votre présence aujourd'hui témoigne d'une volonté partagée à privilégier le dialogue là où notre isolement aurait pu mener à une influence extérieure au Nazum et à une escalade incontrôlable.
    Les évènements récents ont rappelé à chacun la fragilité des équilibres dans notre région. Mais ils ont également mis en lumière une responsabilité commune : celle de préserver la stabilité du Nazum. Ce sommet n'a pas vocation à imposer une vérité, ni à désigner des vainqueurs et des vaincus. Il a pour but de créer un cadre de dialogue clair et structuré dans lequel chaque Nation pourra s'exprimer pour faire valoir ses intérêts et contribuer à l'émergence de solutions durables.
    Dans cet esprit, il nous paraît nécessaire d'initier nos travaux pas une clarification de nos objectifs communs. Avant d'aborder les questions liées aux évènements en cours, nous vous proposons d'engager une première discussion autour de ces problématiques : quelles sont les priorités immédiates que nous devons collectivement dresser ? et quelles conditions doivent être réunies pour permettre une désescalade effective et progressive ?
    La parole vous est dès à présent ouverte.
 »

    Un silence bref s'installa, attendant qu'une première personne intervienne. Le sommet venait officiellement de commencer.
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Avant de commencer, j'aimerai remarquer un fait qui m'a beaucoup attristé. Au hasard d'échanges diplomatiques avant certaines des nations présentes à ce sommet, on nous a rapporté des informations mensongères et insultantes à l'égard d'une précédente opération militaire au Ninchi, l'Opération X-01. Cette opération n'a eu pour seul but d'exfiltrer le Sultan du Ninchi de son pays à la suite de la chute du Sultanat, pour lui épargner d'être menacé par les factions rebelles qui ont le pouvoir aujourd'hui encore. Cette opération a été préparée avec la collaboration du Sultan lui-même et a bénéficié de son plein aval. Or durant nos échanges diplomatiques avec certains pays du continent, on nous a affirmé que cette opération consistait en un enlèvement en règle, loin du droit international. Loin de blâmer les diplomates qui ont pu évoquer cette méprise avec les services diplomatique milathien, je tenais à rappeler à tous l'importance de vérifier ses sources, et, si vous savez qui est l’entité qui répand ces fausses rumeurs, à prendre garde à la véracité des faits qu’elle évoque. Sur ce, fermons là cette parenthèse, et expliquons pourquoi le Dyl’Milath a mené des frappes préventives au Ninchi.

Ces frappes, malgré ce que certains pensent, ne sont en rien une opération militaire destinée à interférer avec les intérêts ninchois, ou à placer des intérêts favorables à notre gouvernement à la tête du Ninch. Cette opération était destinée uniquement, j'appuie sur la nature unique de l'objectif, à détruire définitivement les armes chimiques ninchoises connues sous le nom de “Super Anthrax”, qui représentaient une menace existentielle pour le Nazum Médian.
Vous vous demanderez pourquoi cela n'a pas été effectué par la diplomatie. La diplomatie a été tenté par de nombreux pays, dont le nôtre, pour endiguer ce fléau, lors de l'annonce de celui-ci par le Sultanat de Ninchi. Le Jashuria et l’Empire Xin, pour ne citer qu'eux, ont appliqué leur poids diplomatique pour faire cesser le projet. L'ancienne République Impériale de Karty, l'Empire de Slaviensk et la Deuxième République de Dyl’Milath ont tenté de mettre en place une médiation pour régler la question par le dialogue, mais rien n'y a fait. Les officiels ninchois se sont contentés de déclarations fallacieuses, et le Sultanat a continué ses petites affaires dans son coin, à l'abri des regards, et a même inclus dans son programme l'État génocidaire de Cramoisie. Pendant ce temps, le Sultanat est tombé, et les armes de destruction massive sont passées aux mains d'une entreprise obscure, dont la propension à l'autoritarisme peut faire douter du caractère dissuasif d'armes de destruction massive en leur possession. Face à ce risque, nous avons décidé d'agir vite. Certes, au mépris du droit international coutumier, mais il le fallait, dans un objectif d'efficacité, car la solution diplomatique nous aurait exposé au même scénario que la dernière crise du Super Anthrax. Si une réunion stratégique avait été réunie dans ce but, il y a fort à parier que les intéressés l'auraient su, et seraient partis dans des contrées lointaines, hors d'atteinte de tout moyen nazumis, concrétiser leur funeste projet. Et pas non plus question d'attendre des preuves de la mise en service des armes pour agir, car à ce moment-là il aurait été trop tard : la menace de frappes de représailles, telles que celles commises par Carnavale a Estham, aurait été trop grande. A partir de là, la frappe militaire de précision devenait non pas un choix délibéré, mais une nécessité si nous voulions transmettre à nos enfants un Nazum sûre, sans souillure d'un agent bactériologique terrifiant ni menace de l'arrivée de celui-ci pesant sur leur tête. L'opération Aldébaran constitue certes une déstabilisation de l'ordre régional, mais notre République assure, devant vous, qu'elle prendra ses responsabilités dans la reconstruction de la paix régionale, et fera tout ce qui est en son pouvoir pour que le Nazum devienne un continent plus en paix.
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A l’occasion de cette rencontre officielle entre les différents Etats du Nazum, la diplomatie jashurienne avait décidé de faire une entorse à son propre protocole et proposé la présence du Premier Ministre Nantipat Sisrati. A quelques mois de la fin de son mandat, qui serait probablement le dernier, le Premier Ministre de la Troisième République du Jashuria, d’ordinaire si débonnaire, affichait la mine sérieuse qu’on lui connaissait en temps de crise. Son pays avait besoin de lui à nouveau, et c’était un exercice auquel il se prêtait volontiers, bien que son rôle, en tant que Premier Ministre, soit assez limité. Il n’en restait pas moins qu’en tant que politicien le plus expérimenté de la salle, et figure connue des Etats de Jashurie, sa voix comptait.

Accompagné de sa délégation et plutôt sobre dans son complet gris clair affublé d’un nœud papillon bleu clair, le Premier Ministre de la Troisième République du Jashuria, représentant élu du Cercle Intérieur, prit la parole :

« Mesdames, messieurs, vos Excellences, chers amis,

Il m’est agréable de vous retrouver tous ici malgré les circonstances qui nous poussent à nous réunir. D’aucuns pourraient y voir une situation de crise, causée par l’irresponsabilité de deux pays du Médian ; alimentant par là-même l’idée du verre à moitié vide. Pour notre part, je vois le verre à moitié-plein pour une raison très simple. La simple vue de ce parterre de diplomates m’emplit d’une fierté profonde : celle du fait qu’après une décennie de dialogue, la Troisième République du Jashuria ait réussi à faire en sorte que des nations aux positionnements si variés, puissent accepter de se réunir pour discuter de leurs problèmes et les régler, sans que les nations extérieures au continent ne viennent y mettre leur grain de sel. Vous tous, présents autour de cette table, êtes le plus grand accomplissement de nos efforts diplomatiques depuis une décennie et nous vous remercions chaudement et sincèrement pour votre présence.

Ces remerciements étant faits, permettez-moi de reprendre le fil de la conversation afin de replacer les évènements dans le bon ordre … »


Le Premier Ministre détailla pas à pas l’ensemble des évènements chronologiques qui avaient mené les différents pays à cette conférence. Tout avait commencé par l’annonce du Sultanat du Ninchi du développement du Super Anthrax. Inquiètes, les nations voisines avaient signifié leur réprobation à l’égard des autorités du Ninchi et de leur tentative de développer des armes bactériologiques. Le Sultanat avait répondu qu’il s’agissait d’une « blague » destinée à faire réagir les nations voisines. Puis il s’était avéré que le Sultanat du Ninchi développait réellement du Super Anthrax … puis non, puis oui, puis non … Au final, au bout de quelques mois, plus personne n’avait prêté attention aux tentatives du Ninchi d’exister sur la scène internationale et le sujet était resté lettre morte.

Le Premier Ministre insista sur le déroulé des évènements et la tragi-comédie de la diplomatie ninchoise, incapable de présenter une ligne claire et s’aliénant l’ensemble des nations voisines. Il décrivit aussi les menaces du Ninchi à l’encontre des citoyens jashuriens et leur expulsion du territoire ninchois à la suite d’interrogations des autorités jashuriennes à l’égard des immenses exercices militaires ninchois dans la région.

C’était cependant sans compter la guerre civile la plus incohérente de l’histoire du Nazum. Sans préavis, et sans qu’aucun service de renseignement ne soit averti en avance, le Ninchi était tombé sous les coups de la Grande Armée Révolutionnaire et de la Compagnie de Nanquo, deux groupes politiques totalement opposés, qui par le plus grand des hasards, décidèrent de s’allier quelques jours après avoir renversé le gouvernement légitime du Ninchi. Inconnus jusqu’alors, ces deux groupes se partagèrent le Ninchi et … ne firent rien de plus.

Alors que le Jashuria déployait sa flotte pour récupérer ses ressortissants coincés au Ninchi, les services secrets jashuriens furent contactés par la République Fédérale de Karty. Cette dernière avait été contactée par les services secrets du Dyl’Milath, qui avait réussi à récupérer les représentants du Sultanat, pour mener des opérations visant à s’assurer de la présence ou non d’armes bactériologiques au Ninchi. Le Jashuria avait spécifié à l’époque de ne pas intervenir, du moins, le temps que les citoyens jashuriens n’étaient pas à l’abri et avait plaidé pour une rencontre stratégique entre les voisins du Ninchi et le Jashuria pour décider un plan d’action, chose que le Dyl’Milath avait accepté.

« Quelle ne fut donc pas notre surprise lorsque nous apprîmes que le Dyl’Milath se décidât à frapper le Ninchi avec son armée de l’air, au mépris de ses engagements auprès de nous. Sous prétexte de détenir des informations avérées au sujet du maintien du programme du Super Anthrax, chose qui ne faisait que peu de doute, le Dyl’Milath s’est parjuré et a mené des frappes aériennes illégales sur le territoire du Ninchi. Bien que le Dyl’Milath dise avoir frappé les installations scientifiques liées au projet, il ne s’est pas contenté que de ça et a frappé les défenses antiaériennes et l’aviation ninchoise, privant un pays frappé par la guerre civile de toute possibilité de défense contre la moindre attaque. Cette action dépasse largement le simple fait de détruire les recherches liées au Super Anthrax. De plus, le déploiement de parachutistes laisse à penser que le pays ne s’est pas contenté de frapper les installations, mais s’est aussi débrouillé pour en récupérer les plans et les recherches… »

Le Premier Ministre réorganisa ses fiches et rechaussa ses lunettes à grosse monture.

« Sous prétexte d’efficacité, la Seconde République de Dyl’Milath s’est parjurée sous les yeux de toute la communauté internationale. Elle s’est parjurée face au Jashuria, face à la Communauté des Etats du Nazum et elle a frappé illégalement un pays déjà frappé par la guerre civile. Rien ne justifie un tel comportement. Même au plus fort de la guerre civile ramchoure, de telles actions n’ont jamais été entreprises par un pays du Nazum ! Les actions du Dyl’Milath sont tout bonnement inacceptables et doivent être sévèrement sanctionnées. Les tentatives du pays de gérer la question ninchoise en Karty et ainsi, de se passer de la représentation des Etats du Nazum devrait à elles seules nous montrer la duplicité de sa démarche. De plus … comme le Dyl’Milath nous l’a lui-même rappelé, le pays abrite désormais le gouvernement légitime du Ninchi à sa demande … Les gouverneurs du Ninchi, ceux qui sont à l’origine du projet du Super Anthrax, vivent tranquillement au Dyl’Milath. Comment apporter le moindre crédit à un pays qui non content de bombarder son voisin au mépris du droit international, accueille en grande pompe les responsables du développement d’une arme bactériologique ?

Mesdames et messieurs les représentants. A l’heure où nous parlons d’établir les cadres de la toute première Communauté des Etats du Nazum, les actions de la République du Dyl’Milath jette l’opprobre sur l’ensemble de la communauté. Nous ne pouvons tolérer qu’un pays agisse tel un cheval fou et se permette d’attaquer son voisin, tout en accueillant sur son sol les responsables du développement d’une arme bactériologique et en négociant avec des puissances extérieures au continent pour gérer la situation comme si de rien n’était.

La Troisième République du Jashuria, qui a protégé les Etats du Nazum des influences étrangères et de leurs tentatives de prédations, ne peut tolérer de la part du Dyl’Milath de tels comportements. C’est pourquoi la Troisième République du Jashuria demande :

  • L’emprisonnement immédiat du gouvernement en exil du Ninchi
  • L’ouverture d’une enquête relative au développement du Super Anthrax et de sa menace réelle ou supposée et par conséquent, la transmission immédiate par le Dyl’Milath des éléments constitutifs de ses opérations clandestines au Ninchi
  • La mise en examen immédiate de toutes les personnalités ayant donné leur accord à l’Opération Aldébaran
  • Le démantèlement d’une partie de l’arsenal militaire du Dyl’Milath, en particulier ses dispositifs de frappes aériennes et balistiques à titre de prévention
  • L’exclusion du Dyl’Milath de la Communauté des Etats Nazumis pour rupture des principes de la Charte

La Troisième République du Jashuria ne peut tolérer qu’un pays se comporte comme un cheval fou qui erre dans la nuit. Tôt ou tard, de telles actions, non contentes de faire passer l’ensemble de la communauté nazumie pour inconstante, finiront par apporter leurs lots de conséquences funestes. Nous demandons donc à ce que le Dyl’Milath soit préalablement sanctionné. Ensuite, nous pourrons nous occuper de la crise ninchoise … mais il est hors de question que le Dyl’Milath, en tant qu’agresseur, reste impuni."


Le Jashuria ne pouvait laisser de tels agissements impunis. De plus, la situation était totalement ubuesque, puisque le Dyl'Milath avait consenti à sauver le gouvernement légitime du Ninchi, qui désormais pouvait couler des jours heureux et libres à l'abri des Ninchois ... alors que ce même gouvernement était responsable du développement du Super Anthrax. Pouvait-on trouver situation plus ubuesque ? Pire encore, le gouvernement du Dyl'Milath entendait négocier avec Karty, Slaviensk et le Baïshan avec les autorités ninchoises légitimes ... celles qui étaient à l'origine de toute cette situation ? Mais quelle farce ! Il fallait immédiatement arracher la mauvaise herbe avant qu'elle ne prenne racine. Le Dyl'Milath devait être sanctionné.
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Rixil Grassin, après avoir écouté attentivement la prise de parole du représentant du Jashuria, pris lui même la parole pour lui répondre.

Monsieur Sisrati.
Je comprends parfaitement vos préoccupations quant au danger que représente l’Opération Aldébaran. Je le dis une dernière fois, ces préoccupations sont également nôtres, même si les récentes actions militaires de notre pays ne vont pas dans ce sens, croyez le. Vous avez déjà entendu les justifications des frappes milathiennes, je ne reviendrai donc pas dessus. Cependant, Monsieur Sisrati, je ne puis honnêtement me rappeler à quels engagements de notre part vous faites référence. Une action militaire, ou son absence, n’ont jamais été évoqué dans les échanges diplomatiques entre nos deux états, et je ne vois donc pas comment un quelconque engagement à ce sujet aurait pu être pris. De plus, il aurait été certes pertinent d’évoquer ce sujet lors d’une réunion diplomatique sur la question du Ninchi, mais nous n’avons jamais été tenu informé du déroulé de cette réunion, et n’avons par conséquent pas pu y participer. A notre connaissance, elle n'a même jamais eu lieu.
Vous faites ensuite mention de parjure, et d’action illégales. Mais que dire… Le Jashuria ne serait pas, par hasard, la pire nation actuellement présente pour évoquer cela. N’est ce pas votre armée qui a déployé 13 milles hommes dans une invasion à grande échelle du Chandekolza ? N’est ce pas elle, qui maintenant reproche au Dyl’Milath de tenter d’exporter cette médiation en Eurysie, qui a invité la Grande République de Velsna à participer à l’Opération Clôture de Jardin ? Vous avez envahi, littéralement, un pays, sans aucun prétexte claire, sans en parler à quiconque, même après les événements, et lorsque nous attaquons le Ninchi pour détruire une menace existentielle pour le Médian, en prenant soin d’en avertir les états voisins, notre action est détestable, insensée et constitue une parjure. L’invasion du Chandekolza, si on applique le raisonnement que vous appliquez en ce moment à l’Opération Aldébaran, est infiniment plus condamnable, et constitue bien plus en un affront à la face du Nazum tout entier. Et je me souviens, durant le Forum des Etats Nazuims, de Madame Mathai qui traitait Drano Enagi, Conseiller aux Affaires Étrangères du Dyl’Milath, d'hypocrite.
Nous avons certes détruit les capacités de défense du Ninchi, mais cela n’est pas la première étape, élémentaire, d’un raid aéroporté? Nous avons renoncé aux bombardements à haute altitude, ou via des missiles de croisière, alors que nous en avions les moyens. Nous avons envoyé nos soldats désarmés pour éviter de tuer des scientifiques innocents. Vous n’espériez quand même pas qu’en plus de tout cela, nous envoyons nous hélicoptères sans préalablement détruire les défenses anti aériennes ennemies ? Cela aurait été du suicide. Peut-être cela vous aurait-il arrangé, que l’opération aldébaran rate lamentablement ? J’ose espérer que ce n’est pas le cas. Oui, nous avons détruit les capacités de défense anti aériennes ninchoises, comme vous l’avez fait, si cela était nécessaire, au Chandkolza. Comme l'a fait l'Organisation des Nations Démocratiques lors de la première attaque contre la Pirncipauté de Carnavale. Comme toute nation en ayant la capacité l’aurait fait à notre place. Cependant, conscients des conséquences de nos actes, nous sommes prêts à fournir, s’il le faut, et de manière non-permanente, le matériel permettant au Ninchi de subvenir à ses besoins de défense anti-aérienne, et ce sous supervision directe de la Communauté des Etats Nazumis évidemment.
Pour parler des parachutistes dont vous faites mention, je vous le confirme. Les plans des armes chimiques ninchoises ont été récupérés, et pour deux bonnes raisons. Premièrement, de manière évidente, cela a été réalisé dans le but d'empêcher les scientifiques ninchois de recommencer leurs projets à l’aide des plans, chose qu’ils auraient faite si les plans étaient toujours en leur possession. La deuxième raison est la suivante : à coup sûr, si nous n’avions récupéré les preuves de l’utilité de notre intervention, le Jashuria, ou une autre nation du Nazum, nous aurait logiquement, et de manière tout à fait normale, accusés d’avoir monté ce prétexte de toute pièce. Cependant, si vous faites mention d’une réutilisation de ces plans par nos services de renseignement, ce que je préfère ne pas imaginer, je ne peux que vous blâmer pour votre malveillance et votre méfiance vis à vis d’un acteur géopolitique qui a pourtant très clairement annoncé ses intentions, d’ailleurs contraire au principe d’arme de destruction massive, et qui s’interdit moralement et constitutionnellement l’usage d’armes pouvant impacter à coup sûr et très fortement des populations civiles, dont les armes bactériologiques font partie.
Effectivement, jamais la Ramchourie n’a souffert de frappes militaires illégales. Mais la Ramchourie a-t-elle tenté de fabriquer, et avec la ferme intention de s’en servir ensuite, des armes bactériologiques ?
De plus, nous avons pu vous communiquer les raisons de notre proposition pour une médiation kartienne de la question ninchoise. La première proposition d’un dialogue diplomatique pour parler de l’Opération Aldébaran a été la vôtre. Mais puis-je vous rappeler que celle-ci prit la forme d’une commission d’enquête ? A partir de cet instant, il ne fut plus possible d’imaginer une médiation nazumi qui soit impartiale, d’où l’idée de la délocaliser en Karty. Nous regrettons que cette proposition ait pu faire penser que le Nazum est incapable de régler seul ses problèmes, ce n’était pas le message envoyé. Pour évoquer rapidement la question du gouvernement Ninchois, nous tenons simplement à rappeler qu’en sa nature de seul possibilité de gouvernement légitime du Ninchi, il aurait été peu judicieux de le mettre en prison, ou de le voir exécuté par les révolutionnaires, si nous voulions replacer des institutions légitimes à la tête de l’Etat. Par ailleurs, le Sultan et sa suite n’ont pas été accueilli “en grande pompe”, mais comme réfugiés diplomatiques.

Permettez moi également une petite digression sur vos vantardises à outrance. Vous vous vantez d’être à l’origine de ce sommet, mais permettez moi de vous rappeler que c’est la République Populaire du Baishan qui l’a initié, et que vous vous êtes, en tant que “première puissance diplomatique du Nazum”, contentés de mettre en place des sanctions contre notre pays et de le discréditer sur la scène diplomatique, comme en témoigne votre allusion à peine dissimulée comme quoi nous tenterions de nous approprier le “Super Anthrax”. De plus, vous vous vantez également de “protéger les Etats du Nazum des influences étrangères et de leurs tentatives de prédations”, pourriez vous me rappeler qui a convié la Grande République de Velsna, sans motif valable, à la prédation sans motif du Chandekolza, et au Forum des États Nazumis ?
Mais passons.

Votre raisonnement, selon lequel il est plus important de sanctionner le Dyl’Milath que de résoudre les tensions au Ninchi, ne me semble pas tenir la route. Le Dyl’Milath n’a, pour l’instant, aucun risque de sombrer dans le chaos, contrairement au Ninchi, je suggère donc que les tensions dans ce pays soient réglées, puis qu’on s’occupent ensuite de sanctionner qui de droit. Nous serons toujours prêts à respecter ces sanctions, même si elles se précisent dans un lointain futur.

Discutons maintenant des sanctions que vous proposez. L’emprisonement du gouvernement en exil au Ninchi ne peut plus se réaliser, car pour l’instant ledit gouvernement se trouve sous protection diplomatique, et reste donc intouchable en vertu du Pacte International relatif aux normes diplomatiques, que nous avons ratifié. Cependant, nous pouvons mettre fin, si la communauté le demande, à son statut diplomatique, dans le but qu’il puisse être pénalement poursuivi. En revanche, nous refusons, en raisons des risques de justice partiale qui planent, et de vos récentes prises de positions, d’extrader qui que ce soit au Jashuria, car nous tenons à ce que ces personnes soient jugées par une justice nazumi, et non d’un seul pays. La même remarque s’applique à la demande de commission d’enquête envers les responsables de l’Opération Aldébaran. N’existant, à ce jour, et à cause de votre opposition, aucune instance de justice nazumis, nous n’estimons pas que le Jashuria, ou toute autre entité diplomatique excepté le Dyl’Milath, ait une quelconque légitimité à mener une mise en examen sur des personnalités politiques milathiennes, ce que le parlement milathien n’a pas sollicité à ce jour. Nous sommes disposés à mener un dialogue diplomatique à ce sujet, mais en aucun cas une mise en examen ou un jugement.
Concernant la demande d’une démilitarisation de notre armée, nous nous y opposons par principe, estimant que cela serait une entrave à notre capacité défensive et dissuasive, que vous défendez pour le Ninchi. La constitution milathienne, et le Code du Combattant interdisent la destruction ou la cessation de capacités militaires sans raison valable, et votre demande de démilitarisation n’en est pas une. De plus, les Accords de Karménie, passés avec la République Fédérale de Karty, nous obligent à activement renforcer notre capacité militaire de défense et de projection pour pouvoir à terme assurer une protection bilatérale entre Karty et le Dyl’Milath. En conclusion, nous ne pouvons en aucun cas accéder à cette demande.
En revanche, une enquête sur les réelles menaces présentées par le Super Anthrax est parfaitement légitime, et nous nous ferons une joie de pouvoir vous transmettre tous les documents à notre disposition.
Quant à l’exclusion de notre état de la Communauté des Etats Nazumis, je propose de reporter le sujet à plus tard, et d’en parler le moment venu, quand les tensions se seront apaisées.

Merci de votre attention.
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    Le Premier-Secrétaire aux Affaires Étrangères Wei Jianlong s'empressa de reprendre la parole à la suite des interventions de ses homologues.

    « Messieurs,

    Je vous remercie pour vos interventions.
 »

    Le secrétaire attendit un peu que le calme se fasse et se tourna vers le Premier-Ministre jashurien.

    « Monsieur Sisrati,

    Merci pour ce récapitulatif de la situation nécessaire à la remise au contexte de notre réunion. Vos inquiétudes sont légitimes et de nombreuses Nations présentes au Sommet s'accorderont sur le fait que les interventions milathiennes au Ninchi sont condamnables et illégales au regard du droit international et de la morale nazumi que nous essayions d'établir tous ensemble.

    Toutefois, il semble y avoir un malentendu sur la tenue de nos échanges. Le Sommet n'a pas pour but d'imposer quelconque sanction commune à la Seconde République du Dyl'Milath, mais d'établir un dialogue constructif visant à la désescalade et à la stabilisation régionale dans le contexte de cette crise.
    La République Populaire du Baïshan s'interroge à ce titre sur vos propositions de sanction et émet un doute sur leur capacité réelle de favoriser une entente régionale. Au contraire-même, nous avons l'impression d'une réelle polarisation qui ne saurait être propice à un rapprochement entre nos Nations.
    Nous pensons que les mesures qui doivent être prises aujourd'hui doivent favoriser une reconstruction commune du Nazum médian et une protection de la région.

    À ce titre, nous sommes favorables à :
    
  •  L'ouverture d'une enquête sur le Super Anthrax et de la transmission immédiate par le Dyl'Milath des éléments constitutifs de ses opérations militaires au Ninchi.
  •  L'organisation d'un vote des États de la CEN quant à l'exclusion du Dyl'Milath.
        
    Et nous nous positionnons fermement contre toute forme de sanction contraignante pouvant porter atteinte à la population milathienne ainsi qu'au développement de leur Nation.
    La RPB s'inquiète également de la détention de la connaissance et d'échantillons du Super Anthrax par la Seconde République du Dyl'Milath. Nous aimerions nous aligner, tous ensemble, sur un accord de démilitarisation du continent en matière d'arme bactériologique et la destruction des produits existants et de l'historique des recherches présentes au Dyl'Milath et au Ninchi, organisé par un collectif transnational nazumi.
 »

    Le secrétaire se tourna dorénavant en direction du diplomate milathien.

    « Monsieur Grassin,

    Nous vous remercions pour l'écoute attentive des interventions de vos confrères et pour les efforts que vous prenez en la participation au dialogue visant à la pacification de notre région. Nous aimerions tout de même rappeler que la bonne tenue d'un sommet visant la paix ne peut se faire dans l'escalade des accusations. La RPB souhaiterait ainsi recadrer les discussions à la résolution de la crise du Ninchi et rappeler la nécessité d'un dialogue apaisé et de nos efforts en terme de diplomatie.

    Pour revenir sur vos prises de paroles, le Baïshan tient à souligner l'honnêteté intellectuel de votre Excellence quant à la reconnaissance de ses responsabilités dans la crise actuelle et l'instabilité qu'elle a engendrée dans la région.
    Nous aurions toutefois quelques questionnements à vous soumettre.
    Vous reconnaissiez à l'instant l'illégalité de votre intervention. Dans ce contexte, nous aimerions une clarification sur votre réaction aux condamnations exprimées par les États Nazumis : relèvent-elles selon vous d'une incompréhension de votre position, ou estimez-vous qu'elles traduisent une inquiétude légitimes quant au respect des normes communes ? Et, par conséquent, votre gouvernement anticipe-t-il d'éventuelles conséquences diplomatiques ou politiques, et comment souhaite-t-il y répondre ?
    J'aimerais ensuite citer Votre Excellence : l'intervention que vous avez menée s'est faite, selon vos propres mots, "au mépris du droit international coutumier". À cet égard, comment votre gouvernement définit-il le conditions permettant un tel recours ? Doit-on comprendre que la Seconde République du Dyl'Milath se réserve le droit d'intervenir militairement à chaque échec diplomatique ? Plus largement, considérez-vous que ce type de décision peut constituer un précédent applicable par d'autres Nations du Nazum ?
    Enfin, vous dîtes vous-même vous positionner en faveur d'un stabilité et de la paix dans la région, et vouloir garantir un avenir serein pour les futures générations. Dans la perspective de ces objectifs, considérez-vous les conséquences de l'opération Aldébaran comme une réussite ou un échec ? Quant aux perspectives de paix futures, la RPB ne se contentera pas de simples affirmations : concrètement, quels sont les engagements que votre gouvernement est prêt à prendre pour contribuer activement à un processus de désescalade et de stabilisation durable de la région ?

    Nous vous remercions par avance pour les éclaircissements que vous pourrez apporter à ces différentes questions, espérant que vous compreniez la nécessité de votre implication active dans ce processus de paix et de prise de vos responsabilités dans cette crise.
 »
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Pays représenté : Empire du Grand Ling
Nom de l'interlocteur : CHEN Hu

Sceau de l'Empereur

La guerre, la guerre ne change jamais. Encore une fois, elle n'avait pas changée. Encore une fois, une nation s'était arrogée le droit d'être le sauveteur du monde sans respect pour le droit international coutumier, sans respect pour ses potentiels alliés ni voisins qui auraient pu, qui pourraient subir les représailles des terroristes ninchois. Le Cabinet de Sa Majesté, actuellement en pleine action militaire dans le détroit de Tahoku pour limiter la folie militaire milathienne, avait jugée bon d'envoyer une délégation dirigée par le secrétaire d'État en personne. Monsieur CHEN Hu était rompu à l'exercice pour avoir participé à une quantité assez folle de visites diplomatiques et autres sommets en tout genre durant sa longue carrière qui touchait à présent à sa fin.

La délégation lingoise écouta patiemment et attentivement, puis le moment venu, elle intervint.

Déclaration de Son Excellence CHEN Hu, secrétaire d'État du Grand Ling.

« Estimés Représentants, Excellences,

L'Empire du Grand Ling remercie cordialement la République Populaire du Baïshan pour son invitation et son souhait de participer au rétablissement de la paix et de la stabilité dans le Médian aux côtés des puissances démocratiques et libérales que nous représentons avec la Troisième République du Jashuria, entre autres.
De ce sommet, nous l'espérons, découlera des sanctions justes et proportionnées pour la Seconde République du Dyl'Milath comme pour les rebelles illégitimes du Ninchi. Car dans les faits, malgré les discours, nous sommes là pour cela.
Il serait, aujourd'hui, extrêmement naïf de croire que l'heure n'est qu'à chercher comment co-exister avec des organisations terroristes qui se revendiquent continuité de l'État dysfonctionnel ninchois ; tout autant qu'il serait extrêmement naïf de croire que le Dyl'Milath pourra échapper aux sanctions pour son acte absolument ubuesque, disproportionné et hautement précipité.

Nous avons écouté avec attention toutes les parties présentes s'étant exprimée sur la question et nous remercions la Troisième République pour son propos liminaire contextuel. Il apporte des éclaircissements qu'il est de bon ton de rappeler et qui nous ont directement conduit à être tous ici réunis.
Nous vous avions dit d'annuler votre opération. Nous vous avions informé qu'il y aurait des conséquences malgré toutes vos tentatives de vouloir vous justifier comme quelqu'un de ayant des choses à se reprocher et ayant peur des conséquences.
Vous ne nous avez pas écoutés. Vous avez préféré multiplier les actes hostiles, précipités sous couvert de justifications intenables. Et lorsque vous avez enfin compris que nous n'étions pas là pour plaisanter ; vous avez voulu déporter le conflit en Eurysie en manifestant la supposée neutralité d'une nation communiste qui cherche à en détruire une autre.

Vous vous comportez indignement, vous serez traités indignement.
Pour, vous êtes rendus coupables de collusion avec le gouvernement en exil du Sultanat du Ninchi, dont l'implication totale sur la question du Super Anthrax n'est plus a démontrée ; pour avoir voulu lancer un holocauste par vos actes hostiles irréfléchis et précipité sur le territoire du Ninchi ; pour avoir cherché à tromper les délégations concernant but réel de votre opération qui semble ne pas être autre chose que celui de récupérer les moyens de produire le Super Anthrax ; pour avoir cherché à déstabiliser la région et ensuite exporter son conflit en Eurysie ;
L'Empire du Grand Ling, que je représente, annonce par la présente soutenir l'intégralité des mesures proposées par la Troisième République du Jashuria.

Nous serons particulièrement vigilants à ce que le Dyl'Milath et le Sultanat de Ninchi ainsi que ses terroristes autoproclamés successeurs du Gouvernement, ne représentent plus aucunes menaces pour la stabilité et la paix dans le Médian tout autant qu'au Nazum. Si cela doit passer par un désarmement partiel le temps de prouver votre bonne foi, alors qu'il en soit ainsi.

Merci pour votre attention, je vous rends la parole.
»


Son Excellence CHEN Hu
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En ces temps, tout le Nazum essaye tant bien que mal de se débarrasser des groupuscules envahisseurs et de l'instabilité interne. Tout? Non. Une petite partie du continent résiste encore à leurs obligations diplomatiques. Cependant, ceux qui sont les plus problématiques, ce sont bien ces entités qui, au lieu de chercher à atténuer le feu, cherchent à l'alimenter. Que ce soit fait dans un but de nuire ou simplement d'assouvir à des désirs égoïstes, c'est le cas du Dyl'Milath. Il faut le dire, que Dieu vienne en aide à ceux qui cherchent par la diplomatie à rétablir la paix, car lui seul sais sans doute à quel point c'est une tâche ardue. Aujourd'hui aucune partie du continent connu pour sa stabilité et sérénité n'est concerné par les hostilités croissantes. Le plus gros soucis avec une action hostile, c'est qu'elle en entraîne d'autres avec elle.

Le Grand Beylicat Aykhanide ne cherche nullement, malgré sa position légitime à agir, à utiliser une quelconque forme de force brute pour combattre ces menaces. Ces derniers sont du genre salissantes, en tentant de régler l'un par la force un autre surgit en réaction ailleurs. Cette ténacité les Aykhanides l'ont saisis. Leur approche est ainsi différente. On ne nettoie par son linge sale devant les autres, ni ne voulons qu'ils nous aident à nous en débarrasser. En revanche, lorsqu'il s'agit directement de saletés jetés dans un voisinage, tous les voisins doivent se mettre à l'œuvre pour nettoyer leur quartier et faire punir les coupables. Un voisin ne peut, par exemple, tenter d'aller jeter ses débris dans le jardin d'un autre. On ne peut pas pour autant non plus, en tant que voisin, aller chercher à détruire les biens de son voisin causeur de trouble en espérant que cela fera cesser les nuisances qu'il cause. Nous sommes dans une situation où toutes ces choses se sont produites, dans ce cas il devient naturelle pour les voisins ayant la tête sur les épaules de régler ensemble la situation autour d'une discussion civilisé et sur un pied d'égalité.



Alper Kamar Agha se lève de son siège. Son regard croise celui de monsieur Sisrati, en guise de salutation discrète il exprime un grand sourire et penche légèrement sa tête en avant. De suite après, il marche quelques pas afin de prendre la parole devant les délégations diplomatiques. Son expression devient moins joviale, il tente de regarder tout les représentants présent dans les yeux. Il finit par baisser un instant le regard et de souffler. Son regard se tourne vers le fond de la salle, ça ne se remarque sûrement pasn mais c'est pour éviter de viser qui que ce soit dans le discours qu'il va prononcer.

Alper Kamar Agha
Alper Kamar Agha :

" Excellences, bien-aimés représentants des nations libres du Nazum,

Je transmet auprès de vous également, à nos hôtes comme à vous tous, de cette initiative nécessaire pour rétablissement de la paix. Cela étant fait, permettez moi d'entrer dans le vif du sujet. Un proverbe yözid dit : Lorsque l'un bouffon entre dans un palais : ce n'est pas le bouffon qui devient un Roi, mais le palais qui devient un cirque. Messieurs dames, les affaires du Médian ne concernent pas directement, du moins pas autant que les peuples et nations du médian, le Grand Beylicat Aykhanide. Cependant, la paix et la stabilité sont deux choses pour lesquels nous nous battons depuis bien longtemps. Notre ancêtre nous a appris que la paix dans le pays signifiait la paix dans le monde. Ainsi, lorsqu'un nation pacifique est menacé par la paix, il est de notre devoir en tant qu'habitants de ce grand continent de lui venir en secours. Au contraire, il est de notre devoir aussi de faire tout pour arrêter et punir les nations qui menacent la stabilité au sein de notre continent. Le Premier Ministre Jashurien, monsieur Sasriti, a très bien résumé la situation. Alors, je ne vais pas ici prendre trop de votre temps à répéter des choses qui ont déjà été dites. Il y a cependant des points sur lesquels nous aimerions insister. Des points, qui nous concernent plus directement et qui nous semblent plus importante pour l'ensemble du continent.

Concernant votre réponse, cher hôte et estimé collègue. Nous aimerions être sûr d'une chose... étant les principales concernés, les nations, ou plutôt leur représentants ici présents, ne sont-ils pas ceux qui orientent la direction des échanges que nous avons ici? C'est en suivant cette logique et la marge qui nous donnera l'opportunité de régler la situation que nous, Aykhanides, sommes venus ici. Ainsi, nous aimerions que ce soit clair. Les actions du Dyl'Milath, une nation par sa culture très belle et propre, ont eut des répercussions terribles et salissantes sur les préventions que le Jashuria, la Yözidie et les autres partenaires de la paix ont pris ensemble concernant le Ninchi. Dans cette mesure, nous considérons les demandes de la Troisième République du Jashuria, en particulier concernant l'adhésion à la CEN et le démantèlement d’une partie de l’arsenal militaire du Dyl’Milath, comme étant des sujets essentielles à discuter et sur lequel se mettre d'accord pour agir. Nous sommes persuadés que les représentants du Dyl'Milath ici présent assumeront une faille dans leur organisation et dans leur capacité quant à avoir pu prévenir l'opération Aldébaran. Concernant ensuite le gouvernement en exil du Ninchi. Nous exigeons qu'en tant qu'Etats respectueux du droit international, mais surtout soucieux de la stabilité pour le peuple ninchois, que soit tenu au sein du territoire ninchois dans un but de rétablir un sentiment de sécurité juridique, un tribunal international publique. Ainsi, nous pourrons légitimement rendre la justice au peuple Ninchois, afin de leur permettre dans les meilleurs conditions de constituer et mandater démocratiquement leur prochain régime et son gouvernement.

Ce sont les sujets qui pour nous sont les plus sensibles. En revanche, je demande respectueusement à nos hôtes de prendre en considération tous les besoins nécessaires au rétablissement de la paix que mes collègues et représentants ont pu énumérés avant moi. Je vous remercie."
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Drapeau national de la République du Talaristan
Prise de parole de la délégation talar au sommet de Haijing

L'estimé Tahir Marat, chef de la délégation, prend la parole :

Messieurs et mesdames les représentants des délégations,
Chers confrères, chers amis,

En premier lieu, nous tenons à remercier chaleureusement nos hôtes de la République populaire du Baïshan pour leur accueil lors de ce sommet historique à Haijing. Votre hospitalité fait honneur à votre peuple, et la République du Talaristan se présente ici en amie sincère du peuple baïshanais et en partenaire résolu de la paix et de la stabilité du Nazum.

Il était, du point de vue du Talaristan, assez regrettable d’en arriver à organiser un second sommet international au Nazum alors même que nous tentons de réunir les États qui composent notre continent au sein d’une communauté internationale solidaire, fondée sur la paix, la sécurité et la coopération des peuples et des nations. Toutefois, la crise ninchoise et ses multiples rebondissements ne pouvaient être ignorés alors que nos délégations continuent, à Khydan, de débattre sur la définition exacte de tel ou tel article. Si ce sommet ne doit pas être vu — et n’est pas perçu — comme une conséquence de la lenteur administrative du Forum des États nazumis, il doit toutefois constituer une mise en garde sérieuse quant à l’avenir de la communauté que nous sommes en train de bâtir.

De par mes fonctions de ministre des Affaires étrangères durant toute la première phase du dossier ninchois, j’ai joué un rôle déterminant dans le positionnement de la République du Talaristan face à cette nouvelle crise. Nous avons su répondre avec détermination, tout en restant dans le strict respect du droit international, sujet aujourd’hui central. Si mon gouvernement n’a pas remis en question les intentions de la Seconde République de Dyl’Milath, sa gestion expéditive de la question ninchoise ne nous permet pas, comme nous l’avons déjà exprimé, de la soutenir sur ce dossier — bien au contraire.

Si nous souhaitons dépasser les limites de nos frontières pour construire ensemble une communauté, c’est par la confiance et l’effort commun que nous y parviendrons, et non par l’action isolée d’une nation qui se drape ensuite dans sa propre vertu. Vos réponses trop évasives sur certains points vous ont valu le retrait de la confiance des nations présentes à ce sommet, et nous voyons désormais la Seconde République de Dyl’Milath, jadis engagée dans l’effort commun du continent pour la paix et la stabilité, reléguée au rang d’États tels que celui du Ninchi.

Mon intervention n’a pas pour but de répéter ce qui a déjà été dit : la République du Talaristan s’est déjà positionnée en faveur de la Troisième République de Jashuria sur la question du Dyl’Milath et du Ninchi. Son Excellence le Premier ministre Sisrati a effectivement bien résumé la situation, mais nous rejoignons également nos partenaires de la délégation aykhanide sur la nécessité d’établir un tribunal international pour le Ninchi, neutre et indépendant, afin que le peuple ninchois puisse obtenir justice.

Enfin, nous tenons à apporter une précision importante : en l’état actuel, aucune nation n’a officiellement signé et ratifié la charte de la Communauté des États nazumis, qui demeure encore à l’état de projet. Si nous ne contestons pas le fait que la Seconde République de Dyl’Milath ne dispose pas, à ce stade, d’un positionnement compatible avec les valeurs et les principes de cette charte, elle n’en est pas membre, et il serait juridiquement contestable d’exclure le gouvernement milathien d’une organisation à laquelle il n’a pas adhéré. Nous proposons donc plutôt d’établir l’incapacité temporaire de la Seconde République de Dyl’Milath à signer la charte et à intégrer les futures institutions communautaires, et ce jusqu’à ce qu’un accord soit trouvé entre l’ensemble des parties.

Messieurs et mesdames les représentants des délégations,
Chers confrères, chers amis,

Je vous remercie.

Tahir Marat
Ambassadeur, ex-Ministre des affaires étrangères,
Chargée des négociations au Sommet de Haijing

Tahir Marat
Tahir Marat, chef de la délégation talar.
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Raja Hendri Susman



<< Excellences,

Dans les jardins qui entourent ce Palais de l'Harmonie, j'ai observé ce matin les pins anciens, dont les racines s'accrochent à la pierre et à la terre avec une patience millénaire dans une lente dynamique inexorable. Les vents les plient, parfois les malmènent, mais jamais ne les déracinent. Car ils ne cherchent pas à résister par la force seule, mais par l'équilibre et la stabilité. C'est dans cet esprit et par cette analogie que la République de Myaikho souhaite s'exprimer aujourd'hui. Nous remercions en préambule nos hôtes du Baïshan pour l'organisation de ce sommet, et saluons l'ensemble des délégations présentes. Dans une époque où les tempêtes politiques se lèvent plus vite que les hommes ne prennent le temps de les comprendre, votre présence ici est un acte de responsabilité et de sagesse qui va dans le sens des choses.

Le Nazum ressemble aujourd'hui de moins en moins au jardin auquel nous aspirons, mais à une mer intérieure agitée. Les courants contraires s'y croisent, parfois violemment, et certains navires, pris dans la brume, confondent vitesse et direction, et sombrent inévitablement. Il me semble que la crise du Ninchi est l'une de ces tempêtes. Le Ninchi, et le Dyl'Milath, sont de ces navires trop pressés et prêts à sombrer. Elle n'est pas née bien entendu d'un seul vent, mais de la convergence de plusieurs dérives regrettables : instabilité politique, faiblesse du pouvoir central, imprévisibilité stratégique, ingérence extérieure, appétits égoïstes et surtout, l'ombre menaçante des armes de destruction massive. Je tiens à rappeler que ces armes ne sont pas des instruments de puissance, mais bien des poisons que l'on verse dans la source même à laquelle tous les peuples s'abreuvent. Et lorsqu'une source est empoisonnée, nul ne peut prétendre rester indemne, pas même celui qui croyait en contrôler le débit. La gestion des armes de destruction massive ne saurait être laissée aux mains de décisions solitaires, ni guidée par l'urgence. Ces armes sont une insulte aux peuples millénaires de ce continent, et nous devrions tous souhaiter qu'elles soient bannies à jamais du sanctuaire nazumi. Le feu peut parfois être utilisé pour contenir l'incendie, mais celui qui joue avec les flammes sans précautions finit toujours par brûler la maison qu'il prétend protéger. À ce titre le Dyl'Milath est devenu pyromane.

Les événements récents nous ont montré deux écueils également dangereux : D'un côté, l'inaction face à une menace grandissante ; de l'autre, l'action précipitée, détachée du cadre collectif. Entre ces deux falaises, il existe un passage étroit, et s'il est plus complexe à emprunter, il est celui dont l'issue est la plus sûre et prévisible. C'est celui de la coordination, de la transparence et de la légitimité. C'est ce passage que Myaikho appelle les nations du Nazum à emprunter.

Nous avons entendu les paroles fermes, mais justes de la Troisième République du Jashuria. Nous avons entendu les explications de la Seconde République du Dyl'Milath. Et nous avons également pris acte et apporuvé de la position responsable de l'Empire du Grand Ling. La République de Myaikho a souhaité à concourir à cette entreprise de sécurisation collective, et par son déploiement naval. Mais comme l'ont justement perçu les autorités baïshanes, il est un temps pour tout et le temps du dialogue devait venir pour résoudre cette crise dont les conséquences nous impactent tous lorsque des armes de destruction massive sont en jeu. Car une vérité demeure : un continent ne se stabilise pas par la seule punition, pas plus qu'il ne se stabilise par le pardon aveugle. Il se stabilise par la construction d'un cadre que tous respectent, y compris lorsque cela contraint leurs propres intérêts immédiats, et il me semble que c'est dans ce sens que nous avons tous souhaité nous diriger par le sommet international sur le Forum des États Nazumis. Nous avions choisi la coopération, la transparence et la médiation. Les principes fondateurs ont malheureusement, à mon plus grand regret, été bafoués lors de l'opération Aldébaran.

Permettez-moi de vous le dire, estimés représentants du Dyl'Milath, la puissance d'une nation ne se mesure pas uniquement à sa capacité d'agir, encore moins solitairement. Elle se mesure à sa capacité à agir de manière prévisible et fiable pour ses partenaires et ses voisins. Force est d'admettre que vous avez à cela échoué et ternis durablement votre image et crédibilité internationale. Dans les arts anciens, on enseigne que le maître ne frappe pas le premier parce qu'il connaît déjà l'issue du combat et cherche à l'éviter en empruntant d'autres voies. Si vous souhaitez adopter une position et une stature de nation candidate à la puissance, je crois intimement qu'il vous faille comprendre que la force est la dernière solution. Notre Cité aspire à être une puissance constante, lisible, fiable. Et dans cette ambition, nous trouvons des convergences naturelles avec des nations qui, comme l'Empire du Grand Ling, le Talaristan et la Troisième République du Jashuria, qii œuvrent à structurer un ordre régional fondé sur des principes durables.

C'est pourquoi nous apportons notre pierre à l'édifice de cette conférence afin d'exprimer notre accord ou nos propositions par les points suivants, en réclamant :
- L'établissement d'un mécanisme multilatéral de supervision du démantèlement des armes de destruction massive ninchoises ;
- La création d'une commission d'enquête indépendante, dont la légitimité reposera sur sa reconnaissance collective et non sur l'autorité d'un seul État, au sujet de ces armes de destruction massive et de l'action militaire inconsidérée du Dyl'Milath ;
- L'engagement réaffirmé de communiquer et coopérer avec les autres nations nazumies lorsque des situations relevant de la sécurité collective du continent surviennent ;
- L'engagement irréversible de bannir les armes bactériologiques sous peine d'exclusion du Forum des États Nazumis et de sanctions collectives.

Je vous remercie pour votre attention. >>
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Il est toujours malaisant de voir plusieurs personnes se prosterner devant une seule en public. Encore plus si ces personnes font cela contre toute logique. Imaginez donc la stupeur de Rixil Grassin quand il observa tour à tour quatre pays souverains embrasser, au mépris du bon sens le plus élémentaire, les idées du Jashuria, et le soutenir inconditionnellement ! Il lui fallut une courte seconde pour se remettre de cette vision étrange. Mais, en homme politique compétent, il se ressaisit bien vite et répondit aux délégations qui le fustigeaient.

Monsieur Jianlong.
Nous comprenons parfaitement votre souhait de voir ce sommet se dérouler dans le calme et sans montagne d’accusations inutiles. Je répondrais à vos questionnements pertinents dans un court instant, mais permettez moi, d’abord, de répondre brièvement aux prises de paroles et aux accusations infondées des représentants de l’Empire du Grand Ling.

Monsieur CHEN Hu,
Nous prenons acte de votre soutien à la volonté du Jashuria, et ne pouvons qu'espérer que la raison vous amènera à juger par vous même que cela n’est en rien pertinent. Cependant, laissez moi éclaircir certains points. Jamais, au grand jamais, la Deuxième République de Dyl’Milath n’a souffert d’un affront tel que celui que vous commettez ! Jamais !
Comment osez vous prétendre, contre toutes les informations à votre disposition et contre tout votre bon sens, que notre nation a pour but de produire des armes de destruction massive ? Jamais cela n’a été envisagé, jamais cela n’a été juridiquement, constitutionnellement, moralement ou matériellement permis, et jamais cela n’arrivera tant qu’un gouvernement sain aura la tête de mon pays ! Nous pensions avoir fait de manière assez convaincante preuve de notre bonne foi, mais vraisemblablement cela n’a pas suffit ! Les accusations mensongères de la Troisième République du Jashuria ont donc fini par supplanter la réalité dans votre vision du monde actuel ? Nous ne pouvons tolérer cela, d’aucune manière !
Quant aux autres accusations, je ne saurais que regarder avec dépit la bétise dont vous faites preuves ! Sauriez vous, par hasard, la réelle définition de ce qu’est un holocauste ? Si vous le saviez, vous n’auriez jamais proféré de telles accusations. Un holocauste, pour votre gouverne, est un massacre de masse organisé à dessein par un état. J’ose espérer que vous avez parlé en connaissance de votre mensonge éhonté, sans quoi vous n’êtes sûrement pas apte à prendre part à la gouvernance de votre pays. Rien, et je dit bien rien, parmi les multiples opérations militaires que le monde moderne a connu, ne saurait être plus éloigné de la réalité que ce que vous avez dit ! Mais j’ai déjà expliqué en quoi, je ne reviendrai donc pas dessus.
En évidement, il falait que vous parliez de la propositions de régler cette affaire en Karty. Evidement, vous avez compris une explication à cette proposition, loin de la réalité, et il ne vous est pas venu à l’esprit de vous renseigner sur les motifs de cet acte. Non, nous n'avons pas voulu déstabiliser la région, nous avons voulu détruire une menace existentielle pour le Dyl’Milath, pour le Ninchi, mais également pour le Baishan, la Ramchourie, Maret, l’empire du Grand Ling et j’en passe. Donc, et j’espère ne plus avoir à le redire, si nous avons proposé que ce sommet se tienne en Karty, c’est pour plus d’impartialité, et non pour exporter le conflit où que ce soit. De toute façon, cela n’aurait été pour notre pays d’aucun avantage.

Bien.
Cela étant dit, je me prononcerai rapidement sur les propositions formulées par les états ici présent.
Nous soutenons l’initiative de monsieur Kamar Agha vers la création d’un tribunal ninchois dans le but de régler les problèmes internes auquel le Ninchi est actuellement confronté.
  • Le principe d’un mécanisme multilatéral de supervision du démantèlement des armes de destruction massive ninchoises, évoqué par monsieur Susuman, nous paraît également une bonne solution pour régler définitivement la question des armes de destruction massive. A ce titre, nous la soutenons.
  • De même, les initiatives visant à clarifier la situation, comme une commission d’enquête indépendante et interétatique, nous semble intéressante, au même titre que le bannissement définitif et irrémédiable des armes de destruction massive pour les futurs états membres de la CEN.
  • Je me pencherai cependant plus en détail sur les précisions de monsieur Marat concernant l’adhésion à la CEN. Nous comprenons qu’en l’état, la Deuxième République de Dyl’Milath ne puisse pas intégrer cette communauté, mais cependant il est important de savoir quand, et dans quelles conditions, cette intégration sera à nouveau possible. Egalement, j’aimerais souligner que, en appliquant la même jurisprudence à l’ensemble des états souhaitant signer la charte, il apparaît qu’en raison de leur implication dans l’invasion du Chandekolza et de l’expulsion sans motif des occupants des différents bases militaires présentes dans le pays, qui je le rappel à mené au massacre de l’entièreté des forces Achosiennes présentes durant le siège de Pell Lawn, la Troisième République du Jashuria et l’Empire Xin ne peuvent, eux non plus, adhérer à la charte.
Monsieur Jianlong, revenons vos questions.
Les accusations formulées par les différents états ne sont pas toutes résultantes du même phénomène. Celles de la Cité Etat de Myaikho, de la République du Talaristan, du Grand Beylicat Aykhanide, de l’Empire Xin, et les votre, sont parfaitement justifiées. Nous y avons déjà répondu. Celles de l’Empire du Grand Ling, à leur genèse, l’étaient aussi. Cependant, nous avons constaté une réelle incompréhension grandissante chez nos interlocuteurs lingois, au fur et à mesure de l’évolution de la situation. Elle est sûrement en partie dûe aux fausses informations relayées, possiblement à dessein, par la Troisième République du Jashuria. Cependant, nous ne la comprenons pas entièrement, et j’invite donc Monsieur CHEN, si cela semble important, à clarifier la situation. Cependant, les accusations de la Troisième République du Jashuria nous semblent parfaitement infondées, et relèvent manifestement d’une trop grande habitude à contrôler la situation par un impérialisme menaçant. Les vantardises de Monsieur Sisrati quant au rôle hypothétiquement majeur du Jashuria dans l’édification de ce sommet, alors qu’en réalité les services jashuriens s’y sont opposés depuis le début, n’en sont que trop la preuve. Vraisemblablement, certains tenteront, comme le Jashuria, de discréditer le Dyl’Milath sur la scène diplomatique internationale, mais nous y sommes préparés.
Quant à la considération d’illégalité, cette phrase n’a pour objectif que d’admettre nos torts, et de reconnaître l’illégalité de nos actes. La situation nous a paru telle que la violation du droit international s’est faite nécessaire, mais en aucun cas cela n’a pour but d’être une justification pour une autre violation de ces droits.

[suite en court d'écriture]
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Le représentant diplomatique du Tsarat parlementaire du Khardaz, Magomed Melnyk, était venu sous les ordres du Tsar afin de prendre la parole en cas de besoin mais surtout pour observer. Le Nazum du Sud était en train d'exploser, le Ninchi et le Dyl’Milath se tapaient dessus à coups de bâton de bois et de lance-pierre. Le Dyl'Milath attaquait son pays voisin car il possédait des armements chimiques, mais il accueillait aussi en exil le gouvernement coupable de la possession d'Anthrax. Le Ninchi était en guerre civile lorsque le Dyl’Milath l'a attaqué ? Attendez, qu'est-ce que c'est que ce bordel ? Il était venu ici pour comprendre la situation au Nazum du Sud et l'instabilité au Ninchi, mais là, ce serait dur de faire un rapport clair et qui répondrait à toutes les questions que l'on pourrait lui poser à son retour. Il était assis à côté du représentant du Grand Beylicat Aykhanide, Alper Kamar Agha, ce dernier semblait plus à l'aise avec le sujet, au point qu'il s'était permis de prendre la parole. En résumé, la majorité des États présents, dont le grand beylicat Aykhanide, désiraient une dissolution partielle des armées du Dyl'Milath et l'exclusion du Dyl'Milath du Comité des États du Nazum. Il glissa un mot discret à son voisin.

Magomed Melnyk a écrit :Ils vont s'insulter pendant longtemps encore les pakpak ?
Les deux hommes échangèrent un regard complice retenant un rire. Le sommet continua, les pakpaks diplomates du Jashuria et du Dyl'Milath s'insultant toujours, le khardazien en silence tenta de mettre au clair l'histoire.
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Les organisateurs du Palais de l'Harmonie avaient prévu beaucoup de choses mais ils n'avaient certainement pas prévu ça. La nouvelle était arrivée par les canaux habituels, mais avec une inhabituelle sécheresse, même venant de l'Empire Burujoa, qui souhaitait « prendre part aux travaux du Sommet, conformément à ses responsabilités de puissance structurante du Nazum ». Le message, transmis moins de douze heures avant l'heure prévue de l'arrivée de la délégation, avait semé une certaine agitation, dans les coulisses du Palais. Les assistants du Premier-Secrétaire Wei Jianlong s'étaient consultés à voix basse dans les couloirs lambrissés, échangeant des regards embarrassés au-dessus de leurs tablettes et de leurs chemises cartonnées. On avait vérifié le protocole des dizaines fois. Il n'y avait rien de prévu pour ce cas de figure, tout simplement parce que personne, dans toute la longue chaîne des préparatifs diplomatiques, n'avait sérieusement envisagé que l'Empire Burujoa se présente à un sommet auquel il n'avait pas été convié.

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Le chef du protocole, un homme d'une cinquantaine d'années dont la carrière entière avait été bâtie sur l'anticipation de ce genre de situations, avait blêmi en lisant le message. La question qui flottait dans l'air, et que personne n'osait formuler directement, était simple : pouvait-on refuser ? Juridiquement, protocolairement, diplomatiquement… pouvait-on reconduire à la frontière la directrice des affaires étrangères d'une puissance nazumie majeure qui avait fait le déplacement jusqu'à Haijing ? La réponse, après dix minutes de conciliabule tendu, avait été NON.

On avait donc procédé dans la hâte et l'improvisation, deux états d'esprit que le protocole des Etats nazumis abhorrait par-dessus tout. Un siège supplémentaire avait été ajouté à la table circulaire du même modèle que les autres, heureusement, mais livré sans le petit drapeau national qui ornait chaque pupitre. Un attaché avait été envoyé au pas de course dans les réserves du Palais pour voir si, par le plus grand des hasards, un étendard burujois y traînait depuis une précédente visite. Il n'y en avait pas. On avait finalement posé sur le pupitre vide une petite plaque de laiton gravée à la main, en caractères moins soignés que les autres : Empire Burujoa. C'était ce qu'on pouvait faire de mieux. Wei Jianlong lui-même, en apprenant la nouvelle, avait simplement dit à son assistant : « Prévoyez un invité supplémentaire. »

La délégation de l'Empire Burujoa arriva à l'heure qu'elle avait elle-même fixée. Elle ne pouvait donc être ni en avance, ce qui aurait trahi une forme d’empressement, ni en retard ce qui serait indigne de la réputation burujoise. À l'heure exacte, ce qui dans les circonstances relevait d'une certaine forme d'insolence.

Les voitures s'immobilisèrent devant le jardin du Palais. Les portières s'ouvrirent. Les attachés descendirent les premiers, quatre hommes en livrée sombre. Puis les deux plus proches conseillères de la princesse, serviettes en cuir frappées du sceau impérial serrées sous le bras. Et enfin, après tout ce beau monde, la Princesse Keiko Burujoa.

Elle posa le pied sur le pavé du jardin, avec un sourire des plus chaleureux. Elle était vêtue d'un ensemble blanc cassé, d'une coupe ajustée, marquant bien la taille, sans trop laisser paraitre le poids pris au fil des ans. Comme tous les vêtements portés par un membre de la famille Burujoa, il est d'excelennte facture, et cela se voit au premier coup d'oeil. Il faut dire que la famille impériale burujoise n'achète jamais ses vêtements dans le commerce, mais se reposent encore sur une importante équipe de couturières xinemanes hautement qualifiée. Une seule concession à la sobriété : une broche en étoile, portée au revers gauche et des boucles d'oreilles sobres, à peine perceptibles.

Les enfants baïshanais agitaient leurs petits drapeaux de part et d'autre de l'allée. Il n'y avait pas de drapeau burujois parmi eux. Elle ne parut pas le remarquer, ou plutôt, elle parut choisir de ne pas le remarquer, ce qui n'est pas tout à fait la même chose. Elle adressa aux enfants un sourire bref mais véritablement sincère, puis son regard se porta vers l'entrée du Palais. Les soldats au garde-à-vous la saluèrent avec leur raideur irréprochable. La fanfare, prise de court sur l'hymne impérial, entama quelques mesures hésitantes avant de s'éteindre dans une confusion discrète. Keiko Burujoa ne ralentit pas le pas, toujours par politesse.

Dans la salle des négociations, les réactions à l'annonce de son arrivée avaient été, pour qui savait les lire, parfaitement révélatrices. Le Premier-Ministre Sisrati n'avait pas bougé un sourcil, mais la commissure de ses lèvres avait esquissé quelque chose de bref, la satisfaction d'un joueur qui voit une pièce se placer exactement là où il l'espérait sans l'avoir demandé. Son Excellence Chen Hu avait posé son stylo et regardé l'entrée avec une attention soudaine. Dans le camp de ces deux délégations, quelque chose s'était légèrement détendu. Rixil Grassin, lui, avait lu la note qu'on lui avait tendue, l'avait reposée, et avait pris quelques secondes. Son expression était indéchiffrable. Ce qui, chez un diplomate, est rarement un signe d'indifférence.

Keiko Burujoa entra dans la salle. Elle balaya l'assemblée d'un regard circulaire, non pas le regard scrutateur du diplomate qui juge, mais le regard tranquille de celle qui inventorie. Elle s'arrêta un instant sur le siège ajouté à la hâte, sur le léger décalage, sur la petite plaque de laiton gravée à la main. Quelque chose passa sur son visage, pas de l'offense. Quelque chose de beaucoup plus tendre, comme on regarde un enfant qui a fait de son mieux. Elle s'installa, posa sa chemise devant elle et croisa les mains, attendant qu'on la présente.

« Votre Altesse Impériale, nous... nous sommes honorés de votre présence parmi nous », dit Wei Jianlong, avec la formule correcte, la seule possible.

Elle inclina la tête. Le minimum que le protocole acceptait comme courtoisie, pas un degré de plus.

« Premier-Secrétaire. » Un silence trop long d’une seconde pour ne pas être volontaire.

« Mesdames et messieurs, mes chers collègues, mes chers amis.

L'Empire Burujoa a entendu les justifications de la République du Dyl'Milath, dont nous comprenons la logique sans pouvoir en approuver la méthode. Nous avons écouté la République Populaire du Baïshan, dont la sagesse dans la conduite de ces débats mérite d'être saluée. Et nous comprenons nos amis du Jashuria et de l'Empire du Grand Ling, dont les positions, permettez-moi de le dire sans détour, rejoignent largement les nôtres.

La République du Dyl'Milath a reconnu elle-même l'illégalité de ses actes. C'est une franchise que nous saluons, parce qu'elle est rare. Mais la franchise ne constitue pas une absolution, et la reconnaissance d'une faute ne dispense pas d'en assumer les conséquences. L'Empire Burujoa s'associe donc pleinement à la condamnation des frappes menées au Ninchi dans le cadre de l'Opération Aldébaran. Une intervention militaire unilatérale sur le territoire d'un État tiers, aussi périlleuse qu'ait été la menace invoquée, ne saurait constituer un précédent acceptable pour notre continent. Si nous tolérons aujourd'hui qu'une nation s'autorise à frapper son voisin au nom de sa propre évaluation du danger, nous ouvrons une porte que nous aurons, demain, toutes les peines du monde à refermer.

À ce titre, l'Empire soutient la nécessité d'une commission d'enquête indépendante sur l'Opération Aldébaran, ainsi que la transmission par le Dyl'Milath de l'ensemble des éléments relatifs à ses opérations au Ninchi. Nous soutenons également la proposition d'un mécanisme multilatéral de supervision du démantèlement des armes de destruction massive, proposition formulée par nos amis de Myaikho, avec la rigueur qui les caractérise. Ces armes n'ont pas leur place au Nazum. Elles n'y ont jamais eu leur place. Et si ce sommet doit accoucher d'un seul accord ferme et irréversible, que ce soit celui-là.

Cependant.

Il serait d'une naïveté que je ne puis me permettre de croire que la crise du Ninchi est une affaire purement nazumie qui s'est développée en vase clos, sans regard extérieur, sans appétit extérieur, sans main extérieure pour en attiser les braises. L'Empire Burujoa observe depuis longtemps les mouvements qui s'opèrent aux marges de notre continent. Il observe les intérêts qui s'y projettent, les influences qui s'y installent, les entités qui trouvent dans notre instabilité une opportunité qu'elles n'auraient pas si nous étions capables de régler nos affaires nous-mêmes.

Le Jashuria rappelle souvent, avec justesse, que les nations du Nazum peuvent, et doivent, se réunir sans que des puissances étrangères au continent ne viennent y mettre leur grain de sel. C'est vrai. Et c'est précisément cette vérité que l'Empire Burujoa tient à défendre ici aujourd'hui, peut-être plus que toute autre. Car qu'adviendra-t-il si nous échouons à résoudre cette crise par nous-mêmes ? Qui se proposera pour nous y aider ? Et à quel prix ?

L'Empire exige donc, en sus des mesures déjà évoquées par ses alliés, que tout accord issu de ce sommet comporte une clause explicite d'exclusivité nazumie dans la gestion de la crise ninchoise et de sa reconstruction. Aucune puissance extérieure au continent, aucune organisation internationale dont les membres majoritaires seraient étrangers au Nazum, ne devra se voir confier un rôle de supervision, de médiation ou de reconstruction dans la région du Ninchi. Le Nazum règle les affaires du Nazum. Ce principe n'est pas négociable pour l'Empire Burujoa, il ne l'a jamais été, et il ne le sera jamais.

Je vous remercie de votre attention. »

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    Pour info/rappel :
    Des invitations ont été envoyées aux pays dont nous avions connaissance de leur implication dans la crise du Ninchi, et dont la présence nous paraissait être le plus pertinent. Le sommet n'a pas pour vocation de réunir tout le Nazum.
    À ce titre, des oublis Hors RP ont pu avoir lieu. N'hésitez pas à prendre contact avec moi si c'est le cas pour voir si une invitation aurait pu être envoyée avant la tenue du sommet. C'est plus pratique et ça évite l'interprétation RP. C'est dommage que des éléments Hors RP engendrent des prises de liberté et des incohérences sur le comportement de la délégation baïshanaise, alors 👉 communiquons !
    Merci pour votre compréhension ~


🐉

    Le Premier-Secrétaire, après quelques instants de consultation avec les diplomates baïshanais qui l'entouraient, pris la parole.

    « Nous remercions chaque intervenant qui a pris soin de détailler le point de vue de sa délégation sur la crise et les attentes de ce sommet. Nous aimerions rappeler une nouvelle fois l'importance que ces débats se déroulent dans la recherche d'un accord pacifique et dans un principe de désescalade. Nous nous désolons de voir que certaines délégations nuisent à la construction d'une paix régionale en amenant dans les négociations les tensions d'autres conflits régionaux qui ne sont pas le sujet du jour.

    Nous entendons son Excellence Chen Hu de l'État du Grand Ling et son Altesse Impériale Keiko Burujoa dans leur soutien à la République du Jashuria quant au souhait d'une justice plus punitive et dissuasive. Notre délégation se dit prête à coopérer dans ce sens sous certaine condition.
     Les mesures qui doivent être pris à la fin de ce Sommet doivent être les garantis d'une nouvelle ère de coopération et de paix entre nos Nations. Aucune mesure constructive ne peut être prise si elle implique de rendre vulnérable la population milathienne, ou quelconque autre population. Nous devons garantir que la solution de cette crise ne soit pas le terreau d'une autre crise ailleurs.

     Monsieur Rixil Grassin,
     Nous remercions votre délégation pour sa prise de parole qui permet d'éclaircir certains points. Nous vous prierons de bien rester dans le cadre du débat, dont le sujet est la crise au Ninchi. Nous entendons les arguments apportés à l'encontre de la République du Jashuria, mais la résolution du conflit actuel ne peut se faire dans cet escalade de tension et la sur-accusation. Votre délégation s'est dite prête à coopérer dans un processus de pacification de la région, nous attendons de votre discours un alignement avec ces perspectives.
    Comme l'ont rappelé les délégations burujoises et Myaikhosiennes, l'intervention du Dyl'Milath relève d'une grave entrave à la paix dans la région. Si nous comprenons les inquiétudes qui ont mené à cette intervention, nous pensons que l'initiative d'un seul État ne peut être la solution. C'est à des fins d'encadrer cette pratique que des mesures doivent être prises. La violation de la souveraineté d'un pays ne peut se décider seul, car cela ouvre la porte à des conflits de plus en plus grands.

    Nous nous alignons avec la Cité de Myaikho sur les mesures suivantes, qui rejoignent les dernières que j'ai moi-même énoncées plus tôt :
  • L'engagement des États à bannir les armes bactériologiques sous peine de sanctions collectives.
  • La création d'une enquête indépendante au sujet de l'action militaire menée par le Dyl'Milath.
  •  Le démentèlement des armes de destruction massive ninchoises.

    Afin de dissuader toute escalade dans la région, et à des fins préventives, nous ajoutons ces points qui vont dans le sens d'une justice nazuméene :
  •  Le blocage et l'arrêt de production de toute armement offensif lourd du Dyl'Milath, ainsi que l'engagement de son gouvernement à cesser toute opération militaire offensive en dehors de son territoire.
  •  L'ouverture d'un fond d'aide au développement pour le Ninchi, avec une participation obligatoire du Dyl'Milath à hauteur de 3% de son PIB, en vue de réparer les dommages causés par son intervention.
  •  Comme l'a précisé monsieur Tahir Marat, le Dyl'Milath n'étant pas membre du CEN, nous proposons l'impossibilité de le rejoindre en tant que membre actif.
    Ces mesures ne pourraient contribuer à la paix régionale si elles duraient dans le temps et engendraient un poids considérable pour la population milathienne. C'est pourquoi, nous aimerions que ces mesures prennent fin d'ici 5 ans.

    Enfin, nous rejoignons son Altesse Impériale dans la nécessité de s'assurer que le Nazum règle ses problèmes seuls et que le conflit ne soit pas propagé à l'extérieur du continent. Afin de garantir la paix régional, nous pensons aussi que chacun d'entre nous doit s'engager sur le long terme. Les efforts doivent être collectifs. Ainsi, nous ajoutons les points suivants, à destination de tous :
  •  La reconstruction du Ninchi et la gestion de la crise du Ninchi sont une affaire Nazumie à part entière. Les États s'engagent à garantir l'exclusive représentation du Nazum dans les organismes œuvrant à ces tâches.
  •  Les États s'engagent à respecter la souveraineté des Nations signataires de l'accord via un pacte de non-agression.

    La République Populaire du Baïshan espère que ces mesures proposées contribueront à un compromis acceptables en faveur d'une paix et d'une reconstruction durable de la région. C'est en coopérant tous ensemble que nous parviendrons à faire naître l'harmonie dans notre monde.
    La question est donc ouverte : pouvons-nous trouver accord sur ces points-là ?
 »
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Le Mandarin Zhao Qian, nommé à la tête des affaires diplomatiques renouvelées du Céleste Empire des Ushongs, avait été celui qui après d'âpres discussions, superviserait et représenterait la Dynastie Xin et ses dépendances durant la co-gestion du Sommet de Haijing. De fait, c'était lui aujourd'hui qui siégeait, non loin de ses homologues du Baïshan qui venaient de terminer une prise de parole, à ceci près que ledit Mandarin était vraisemblablement engoncé de manière inconfortable dans son fauteuil, silencieux et avec des sourcils se fronçant toujours un peu plus à mesure que les interventions s'enchaînaient. La situation était des plus complexes et tournait chaque minute de plus en plus à la métamorphose en panier de crabes venant à lui donner une migraine carabinée tant il allait falloir faire des pirouettes et des raccourcis afin d'essayer de restaurer l'équilibre et l'harmonie dans ce qui tournait vraisemblablement au traquenard orchestré contre une seule entité et dont même l'organisateur se joignait de son propre accord à la masse dominante.

Non pas ceci dit que la "proie" de toute cette battue, le Dyl'Milath et ses représentants ne l'ait pas ceci dit un peu cherché non plus. Ne serait-ce que concernant l'énième charge sur le cas Chandekolzan qui était de toute évidence devenue le cheval de bataille visant à critiquer le Jashuria en dépit du fait que l'ignorance d'un faisceau d'autres informations cruciales faisaient que l'affaire n'était pas un cas comparable... Le Mandarin savait d'ailleurs très bien qu'il faudrait potentiellement taire ces commentaires lors du rapport final car la Cour Impériale était très sensible à ce qui se disait ci et là pour qualifier son action au Chandekolza et nombre de ses membres tendaient à vitre devenir irrité plus que de raison ne serait-ce que lorsque l'on osait qualifier la chose "d'invasion" alors que dans la rhétorique et vision officielle (A laquelle tous croyaient dure comme fer dans la cité interdite), cela relevait de la fin d'une incursion coloniale sur le territoire impérial... Et l'on ne parlait là que de sémantique pure, il suffisait alors d'imaginer si l'on ajoutait à cela les raisons pragmatiques concernant notamment l'usage abusif de la délivrance de bases militaires à des nations étrangères qui avait vu le déploiement de flottes entières, de batteries de missiles et pouvait dès lors plus généralement présager de développement peu enviables sans parler du fait qu'il s'agissait purement d'un néo colonialisme inacceptable.

Enfin, il serait toujours temps de mettre les choses au point avec les diplomates du Dyl'Milath plus tard afin de leur enjoindre une fois à faire preuve de considération, et notamment à ne pas chercher malgré eux à se mettre à dos les dignitaires Ushongs qui jusqu'à présents demeuraient magnanimes, pour des raisons pragmatiques certes, et se restreignait de toute charge virulente, préférant ménager ceux qui d'une part demeuraient un partenaire potentiel dans le Nazum médian, mais qui leur avait aussi fait une immense faveur en se débarrassant du gros du problème qu'était le Super Anthrax et la base industrielle comme scientifique pouvant le produire. Bien que la chose eut été fait de manière cavalière, sans aucune concertation, et que cela avait ou allait donner lieux à d'autres complications, la chose avait au moins eut le mérite de faire baiser les taux de stress qui accablaient les élites de Beiyfon, d'où le fait que celles ci étaient jusqu'à présent demeurés silencieuses alors qu'un torrent de critiques et de positions hostiles s'étaient amassés contre le gouvernement Mylathien.

Quoi qu'il en soit, il était l'heure de monter au front et de ménager tout ce beau monde, car certains détails avaient aussi été oubliés semble-t-il entre temps...


Zhao Qian - << Excellences, nous avons écoutés avec attention chacune des interventions présentées à l'attention de ces affaires qui malheureusement nécessitent toute cette collégialité, et si nous vous assurons dans un premier temps que le Céleste Empire des Ushongs de la Dynastie Xin rejoint un certains nombre d'entre elles, notamment dans le cadre de la condamnation des formes pures employés par le Dyl'Milath à l'encontre de ce fléau en devenir qu'est l'arme bactériologique dénommée "Super-Anthrax". Nous l'avons déjà exposés aux intéressés, et considérons les démarches d'une part comme excès de zèle menant à des complications et des ramifications futures qui seront assurément problématiques non pas uniquement pour les localités Ninchoise mais aussi pour une partie du continent, mais aussi comme d'un manque de communication des plus regrettables qui tendent à saper l'image d'unité et de collaboration continentale que nos états cherchent à faire valoir aux yeux du monde depuis des mois désormais à l'heure où les autres continents se complaisent en divers cirques.

Bien évidemment, il va de soit que des actions nuisant à tous in fine devront recevoir sanction, c'est dans l'ordre des choses. Cependant il convient de garder la tête froide et de ne pas se complaire uniquement en érigeant l'existence d'un unique démon à qui l'on imputerait tout les tords et les maux du monde phénoménal par commodité.

Aussi, je reviendrais sur quelques interventions avant toute chose, à savoir notamment les accusations de collusion avec le Gouvernement du sultanat Ninchois... Soyons clairs, il est évident que ce dernier est entièrement coupable du développement de cette aberration chimique et devra s'expliquer de cela. Cependant... Même dans sa culpabilité, il demeure le gouvernement officiel et légitime de l'entité Ninchoise qui je vous rappelle est actuellement usurpé par deux autres regroupements d'insurgés des plus néfastes à l'ordre régional que pour beaucoup dans cette salle nous avons condamnées à parts égales, Corporation de Nanquo comme le Regroupement Révolutionnaire qui lui fait face et auprès duquel nous soupçonnons des ingérences de la CSN.

Résumer ça à une "collusion" dans le cas des armes bactériologique reviens à faire l'autruche sur cette réalité géopolitique simple. De surcroit, il convient encore d'établir l'ampleur de la culpabilité dudit gouvernement en exil, de savoir jusqu'où ce programme clairement hostile et inacceptable était connu et soutenu. Car après tout, il faudra bien un jour se pencher plus en avant sur ce désastre humanitaire en cours, et je ne pense pas m'avancer trop en soutenant que la majorité des états présents à cette table aujourd'hui, ne désirent aucunement une prise de pouvoir totale d'une des deux entités se disputant le contrôle du territoire Ninchois à l'heure actuelle en sous mains à défaut de le faire ouvertement auparavant. Mais sans solution alternatives concrètes... Inutile de vous faire un dessein sur l'issue... >>


Il marqua une pause, se massant les tempes avant d'aller démêler plus de crabes du panier.

Zhao Qian - << Vis à vis du cas du Super Anthrax même, je joins ma voix à celle de mon Homologue du Baïshan afin de pousser vers un partage total des informations concernant l'opération militaire du Dyl'Milath, dans le cadre d'une enquête poussée, nous devons aller jusqu'au bout de cette histoire quoi qu'il arrive ne serait-ce que pour donner un sens aux morts et à la destruction qui a eut lieu jusqu'à présent dans ce cadre... Car ce serait une immense insulte que de laisser les choses tel quel et de ne pas apporter un point final à cette... Regrettable parenthèse. Que cette affaire serve de cas d'école pour les générations à venir.

Le Céleste Empire Xin adjoint aussi son soutient plein et sans conditions à la demande visant à détruire toutes recherches et échantillon de cette chose existants encore, que jamais ne puisse-elle être reproduite ou recrée. A ce titre, il serait souhaitable pour tout le monde, et comme l'a justement suggéré son Excellence de Myaikho qu'une commission d'enquête et de supervision trans-nationale soit établit afin d'accompagner et de surveiller que les démarches seraient effectivement mises en place. Cela permettrait de dissiper d'autant plus une bonne part des doutes et des accusations à l'égard du Dyl'Milath qui pourra à ce titre démontrer sa bonne foi à ne pas devenir un "héritier spirituel ninchois" de manière plus concrète que de simples assurances par les mots.

Car après tout, les armes bactériologiques et autres engins de destruction massives sont une menace pour tous et toutes au même titre qu'un affront à l'harmonie même, et bannir leur usage et renier leur existence même n'est que bon sens élémentaire.

Je profiterais aussi de l'occasion pour mettre en garde quand à une volonté de vouloir démanteler ou limiter militaire l'état Mylathien à l'issue de cette affaire, déjà car cela créerait un dangereux précédent mais aussi et surtout car à l'heure où de multiples parts du monde s'embrase et que les voix s'élèvent comme le tonnerre gronde, affliger une telle pénalité à un des états du Continent, ait-il pu s'égarer sur sa voie et s'induire dans l'erreur par zèle, reviendrait à créer de notre propre fait un ventre-mou au sein du Nazum Médian, ce que le Céleste Empire ne saurait voir favorablement.

Son Altesse Impériale Keiko l'a justement rappelée... Des acteurs extérieurs au Nazum rôdent en lisière de celui ci et observent avec attention, prêt à s'ingérer ou même à pousser leurs incursions... Je pense notamment au virulent empire du Churaynn et à ses colonies qui récemment encore se sont targués d'une déclaration fantasque qui en dit cependant long : "Le Nazum appartient aux croyants, et les croyants, c’est l’Empire. Tout ce qui respire au Nazum respire par la volonté de Churaynn". Je pense aussi à certaines ombres qui se profilent de par delà le pont Nazumo-Eurysien et qui tirent des ficelles à travers ce que l'on pourrait vraisemblablement qualifier de "proxys". Je pense aussi à tous ces néo-colons qui ont récemment été chassés allègrement du territoire impérial Chandekolzan, bien que certains semblent oublier la chose...

Autant d'éléments créant un faisceau d'indices soutenant cette réalité simple qui est que des regards carnassiers scrutent ce continent et que certains n'hésiteraient guère à agir afin de semer le trouble si cela pouvait faire avancer leurs intérêts, comme ils l'ont fait dans d'autres lieux du monde. A ce titre, il convient alors de se poser cette question : Est-il préférable de couper les griffes quitte à devoir intervenir plus tard à nouveau lorsque le braconnier sortira du sous bois afin de tenter de capturer sa proie désarmée ? >>


Il marqué une nouvelle pause afin de laisser ses homologues réfléchir au sujet un instant.


Zhao Qian - << Toutefois, à défaut d'infliger des sanctions d'ordres restrictives sur le plan martial... D'autres outils plus acceptables, et qui tendraient vers une réhabilitation progressive permettant in fine un renforcement de la cohésion continentale ont été évoqués, bien qu'il convient de nuancer celles ci...

De fait, une exclusion de la CEN comme mentionnée par nos homologues n'est de fait pas possible par la non adhérence de base du Dyl'Milath à celle ci. Toutefois, comme mon homologue Baïshanais l'a mentionné, une restriction de la capacité à rejoindre l'organisme demeure possible et servirait de porte-étendard symbolique à titre de sanction à toute cette affaire... A ceci près que pour des raisons de sémantiques et afin de promouvoir le caractère pédagogique de la chose, nous suggérons plutôt de la nommer comme une "Suspensions de la capacité à postuler pour intégrer". Cela passera mieux auprès des médias et de la populace... Aussi, cinq ans sont une période longues... Un isolement prolongé trop longtemps tends à rendre visible des fractures et des ouvertures dont les malicieux peuvent se servir afin de s'ingérer par lucarne, ou plus simplement qui peuvent voir naître le terreau fertile pour un ressenti amer.

A ce titre, descendre à deux voir trois ans au grand maximum serait un compromis plus acceptable à notre sens, qui conserve un impact et un symbole fort tout en entrouvrant clairement la porte à une réhabilitation...

Toutefois, une punition pour soutenir l'acceptation des erreurs se doit aussi d'avoir plus que du symbolique... A ce titre, un impact financier comme suggéré encore une fois par mon homologue semble plus raisonné que de s'en prendre directement aux arsenaux militaires... Mais là encore il convient de nuancer...

En l'état des choses, l'Empire Xin se doit de s'opposer à la création tel quel d'un fond d'aide au développement pour le Ninchi. D'une part car au bilan final de la chose, les destructions causés concernent à priori, et nous en aurons la confirmation ou non via le partage des données de l'opération, uniquement les infrastructures militaires liés à l'arsenal bactériologique Ninchois qui demeuraient une menace pour tout le continent et devaient donc disparaître quoi qu'il arrive même si il aurait été évidemment préférable que ce soit sous d'autres formes que celle employée...

Ensuite, soyons sérieux un instant... Nous prendrions en guise d'amende au Dyl'Milath pour donner à deux entités clairement plus proche de groupements terroristes que de reliquats étatiques respectables ? Une Corporation privée et une armée insurgée fanatique ? Certes, le peuple ninchois est la première victime de ces deux créatures, mais comme dit le proverbe, l'on ne préserve pas l'âme des populaces oppressées en donnant manne et fonds au Démon Listonien les écrasant... Si l'objectif est réellement de verser des fonds à la reconstruction du territoire pour l'intérêt de ses habitants, alors la chose est raisonnablement impossible à réaliser en l'état, pas tant que cette usurpation du pouvoir demeurera et à ce titre il conviendra d'apporter une solution à cette crise... Une solution Nazumi de surcroit comme l'a justement dit son Altesse Impériale Keiko. Et je pense ne pas trop m'avancer en suggérant que d'autres de mes honorables homologues sont aussi de cette avis et ne souhaitent nullement voir une seule unité d'échange internationale être dépensée en faveur de deux entités voyous que personne ou presque ne reconnaît...

Aussi, et afin dans une optique de trouver une alternative constructive, pourquoi à défaut de de monter un fond uniquement dédié au Ninchi n'établirions pas plutôt quelque chose de plus... Général. Et qui aurait par la même occasion une utilité concrète afin de cimenter l'entente et la cohésion continentale... Un fond de Développement Nazumi cogéré de façon collégiale afin de constituer une réserve de manne monétaire employable pour des projets trans-nationaux, continentaux ou afin d'apaiser des crises ou catastrophes localisés sur demande via dossiers soumis à l'étude... Après tout, prévenir les maux de demain c'est assurer la prospérité sans discontinuer...

Je vous remercie de votre attention... >>
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Rixil Grassin : Bien. Je vais maintenant aborder les propositions milathiennes pour régler les problèmes auxquels le Nazum est actuellement confronté. Mais quel intérêt de trouver des solutions, si les problèmes à régler ne sont pas définis ? Penchons-nous donc tout d'abord sur les problèmes que nous devons résoudre. Premièrement, évidemment, il y a les armes bactériologiques ninchoises, dont nous ne sommes pas en mesure de dire si elles sont définitivement détruites. Mais c'est loin d'être le seul problème auquel nous sommes confrontés. Ajoutons à cela :
L'absence de légitimité et la nature actuelle de terroriste des entités qui possèdent le pouvoir au Ninchi, qui est une menace pour le pays, et sa population, mais également le reste du Médian.
Le risque d'embrasement du Ninchi par une potentielle escalade entre les frappes de représailles de Nanquo Global et les opérations pour les arrêter.
Le risque, plus global, d'embrasement du reste du Nazum, entre les partisans d'une réponse militaire rapide et ceux de la lutte contre celle-ci.

Apportons maintenant des réponses à ces risques :
Les armes bactériologiques ninchoises peuvent être neutralisées par deux solutions : une intervention militaire, mais je doute que quiconque ici supporte cette idée. Le Dyl’Milath considère pour sa part que, une opération militaire ayant déjà eu lieu, les potentiels restes du Super Anthrax ne sont pas atteignables par la force. L'autre possibilité, bien plus enviable, est celle d'une mission diplomatique internationale, évoquée précédemment par Monsieur Susman.
Pour ce qui est du gouvernement actuel du Ninchi, la solution envisagée précédemment d’une cour de justice ninchoise pour régler les questions ninchoises nous paraît convenir, mais j’aimerais rapporter un point supplémentaire. Il semble, à mes yeux, indispensable, pour garantir la légitimité d’un éventuel futur gouvernement ninchois, que celui ci obtienne le pouvoir à la suite d'élections libres auprès de tous les citoyens ninchois, pour permettre d'installer au pouvoir un gouvernement satisfaisant au mieux les attentes de la population.
Concernant les risques d’embrasement de la situation géopolitique aux différentes échelles susmentionnées, je ne pense pas que le dialogue entre tous les acteurs géopolitiques soit d’aucune sorte insuffisant pour garantir qu’il n’y ait pas de nouveau conflit.

Pour revenir sur vos propositions, monsieur Jianlong, les propositions de la Cité de Myaikho que vous soutenez sont également soutenues pleinement par le Dyl’Milath. De même, les mesures pour garantir une gestion nazumie des problèmes ninchois nous semblent une bonne idée. Cependant, les mesures préventives et de reconstructions nous semblent de très loin surévaluées. Les destructions causées par l’opération Aldébaran se limitent, comme l’a rappelé Monsieur Qian, aux installations de recherche sur le Super Anthrax, et les infrastructures militaires de l’armée de l’air ninchoise. Pour le moment, le pays étant tout à fait instable, il est préférable de voir ces infrastructures rester hors d’état, pour éviter tout risque de représailles militaires. De fait, ces destructions étant extrêmement réduites, et leur réparation étant peu souhaitable, un quelconque paiement de compensation du Dyl’Milath vers le Ninchi est superflu. De plus, les reconstructions dont le ninchi doit immédiatement bénéficier sont certe nécessaires, mais elles ont été rendues nécessaires par la guerre civile ninchoise, et à ce titre, si une entité doit les payer, c’est la communauté nazumi entière, et en aucun cas le Dyl’Milath seulement.
Nous rappelons également le principe d’égalité devant la justice. Comme je l’ai déjà dit, étant donné l’invasion du Chandekolza perpétré par le Jashuria et l’Empire Xin, il serait d’une incroyable partialité de n’interdire l’accès à la CEN seulement au Dyl’Milath. Je rappelle, à tout hasard, que l’opération Clôture de Jardin constitue, dans tous les aspects possibles, un acte hautement plus condamnable que l’opération Aldébaran.
Pour finir, je reviendrai sur ce que j’ai dit dans ma précédente prise de parole : la démilitarisation partielle ou totale du Dyl’Milath est hors de question. Les accords de Karménie ont pour but, à terme, de permettre à la République Fédérale de Karty de trouver un allié fiable, et une possibilité d’aide militaire de grande envergure, dans la Deuxième République de Dyl’Milath. Vous le savez tous, en raison de la distance qui sépare ces deux pays, de l’équipement offensif lourd est indispensable pour remplir cet objectif. Priver le Dyl’Milath de ses moyens offensif, en plus de l’affaiblir et d’être totalement contraire au principe de souveraineté et de libre arbitre, revient à le priver de la possibilité d’honorer un accord diplomatique de grande importance. En ce sens, je me dois de refuser catégoriquement cette proposition, de manière inconditionnelle.

Merci de votre attention.
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