21/03/2019
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[Grand Kah / Royaume de Finejouri] Paix et Prospérité

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L’avion Finejourille se posa sur la piste de l’aéroport international de la ville après un bref survol de la ville, faisant contourner les quartiers les plus anciens à l'appareil. Gokiary avait été, pendant des siècles, un port libre et essentiellement contrôlé par des guildes religieuses et des confréries artisanes. La ville s'était ainsi construire sans un multiculturalisme lointain, que le temps avait fait évoluer vers le syncrétisme. Son plan médiéval, qui avait survécu à diverses conquêtes et restructuration, était entièrement conçue autour de places et d’esplanades, circulaires pour la plupart, entourées de gradins où s'élèvent des monuments historiques. Temples, marchés, administrations. Une construction en nœuds, lesquels étaient historiquement loué à des clans nomades de passage pour le commerce, ou à des corporations de caravaniers entament ou revenant d'une grande traversée du désert. Cette division en secteur participe aussi à la richesse architecturale des lieux, chaque quartier ayant subit l’influence de ses propriétaires, dont les racines culturelles provenaient de tout l'Ouest continental. Gokiary était une tapisserie tissée de cent laines différentes. Le rendu vibrait de couleurs et d'histoire.

Conformément aux protocoles en vigueur, la délégation étrangère fut accueillie par un petit contingent de gardes d’honneur en uniforme traditionnel de la commune de Gokiary et deux représentants de l’Union : la citoyenne Actée Iccauhtli, asiatique sévère à la pointe de l'élégance technocratique, et le citoyen Mojiz al-Makki, lui-même issue de Somagoubé, l'autre composante Afaréenne des communes unies du Grand Kah, et qui passait pour un jeune intellectuel au sens du style assez certain.

Passé les coutumières salutations : honneurs militaires, orchestre jouant l’hymne du pays invité, discussions badines sur la qualité du trajet et tir des 21 coups de canons réservés aux Visites d’État, les membres des deux délégations embarquèrent dans des berlines électriques qui s'engagèrent à travers les rues étroites de la vieille vile. Elles s'arrêtèrent finalement sur le d'un grand bâtiment officiel d'apparence moderne, sur la façade duquel on avait peint une fresque abstraite à base des motifs traditionnels régionaux. De grands pans de tissus tendus entouraient une porte à double battant accessible via une volée de marches, qu'une passerelle pour fauteuil roulant les contournait.

Une citoyenne kah-tanaise émergea du bâtiment, salua les deux délégations et entreprit d'accompagner le groupe à travers la place puis jusqu'en haut des marches du bâtiment, où attendaient des représentants des principaux clubs politiques et syndicats associatifs de la ville, lesquels saluèrent les étrangers et remirent des cadeaux diplomatiques aux membres de leur délégation. Ce fut ensuite le tour de la citoyenne Iccauthli, à laquelle le plus vieux des représentant récita ce qui ressemblait à un extrait de texte constitutionnel attestant de l'indépendance de Gokiary, puis souhaita la bienvenue à la kah-tanaise en ses qualités de représentante des frères et sœurs du reste de l'Union. Actée semblait manifestement habituée à toute cette petite cérémonie. Elle remercia la délégation pour son accueil et, quelques étreintes plus tard, s'engagea dans le bâtiment avec le reste du groupe.

Après un couloir et une volée de porte, les délégations émergèrent dans une grand salle au centre de laquelle se situait un renfoncement circulaire dans le sol, crénelé de telle façon que ses côtés étaient manifestement pensés pour que l’on s’y installe. L'une des salles commissionnaire de l’assemblée communale, servant aussi aux rencontres diplomatiques. C'est que les bureaux étaient une conception eurysienne ou arabe des choses. Sous ces latitudes on préférait recevoir dans des espaces communs, continuation culturelle des maisons de chef et autres assemblées traditionnelles.

Les kah-tanais s'installèrent. Mojiz al-Makki inclina la tête en avant et accepta la tasse de thé que lui tendait un clerc de l’assemblée, qui fit ensuite le tour des autres invités.

« Citoyenne, vos Excellences, permettez-moi en premier lieu de revenir sur l’ordre du jour, si cela convient à tout le monde ?

Nous avions donc évoqué la mise en commun de nos informations et conclusions concernant les capacités réelles, les intentions et les vulnérabilités de la Kabalie Rouge, afin de construire une réponse proportionnée et efficace. L’alignement de nos positions diplomatiques à son sujet, l’établissement d’un cadre concret de coopérations en matière de renseignement, de surveillance de nos espaces frontaliers et de lutte contre le terrorisme et les menaces hybrides qui pourraient émerger du chaos actuel. C’est à ce titre que la citoyenne Iccauthli est présente.

Merci d'avoir convié le commissariat, Mojiz », intervint la kah-tanaise. « Il va de soi que l’Union dans son ensemble est prête à soutenir des coopérations utiles à l’échelle régionale.
Merci encore. Ensuite nous aurons à traiter les voies de coopération économique et culturelle. Avant que nous n’exposions la position et les propositions kah-tanaises, souhaitez-vous peut-être émettre des remarques préliminaires ? Voire détailler la position ou le cadre favorisé par le Royaume ? »
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