14/08/2019
20:15:03
Index du forum Règles et inscription Inscriptions Inscriptions validées

NJ2 - Iakumie (République iakume) - En court d'écriture...

0

Création de pays : Iakumie

Якуумяа / Yakuumyaa

Illustration

Généralités :



Nom officiel : République iakume (en iakume : Якуума Өрөспүүбүлүкэт / Yakuuma Öröspüübülükete)
Nom courant : Iakumie (en iakume : Якуумяа / Yakuumyaa)
Gentilé : Iakume (Yakuuma, on utilise également le gentillé plus neutre de Iakumien, iakumienne)

Inspirations culturelles : Sakha (ou Yakoutie), Nénètsie, Iamalie, Tchoukotka
Situation géographique :

Langue(s) officielle(s) : iakume (yakut, langue nationale et officielle)
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Aucune. Le tchouktche est reconnu à l'échelle régionale, uniquement dans les territoires tchouktches

Symboles de l'État :
Drapeau

Régime politique : République constitutionnelle à régime présidentiel
Fête nationale : 12 septembre (1977 ; date de la déclaration internationale de souveraineté)
Hymne officiel : Nous, Iakumes
Monnaie nationale : Sakhyr (monnaie de l'État) et devise internationale standard
Sakhyr
Billet de deux cents sakhyr


Capitale : Naryakha (en iakume : Нарьяаха / Naryaakha ; 275 000 habitants)

Population : 437 000 habitants


Aperçu du pays :



Présentation du pays :

La Iakumie (en iakume : Якуумяа / Yakuumyaa), en forme longue la République iakume (en iakume : Якуума Өрөспүүбүлүкэт / Yakuuma Öröspüübülükete), est un État souverain de l’Extrême-Orient du Nazum, dans l’une de ses parties les plus boréales. Sa capitale et plus grande ville est Naryakha (en iakume : Нарьяаха / Naryaakha), située sur la côte et qui constitue son principal foyer urbain (la ville et son agglomération concentrent à elles seules plus de la moitié de la population iakume).

Selon les dernières recherches, les premières traces de peuplement en Iakumie remonteraient à la fin du Paléolithique. Si nous savons que l’installation des populations polaires et turciques (incluant les Iakumes) s’est faite dans les siècles suivants, l’absence d’écriture et la tradition orale chez de nombreux peuples locaux n’ont pas permis de transmettre une grande partie des connaissances de cette époque jusqu’à nos jours. Au fil des siècles, la Iakumie n’a jamais été organisée en État : la rudesse du climat organisant les différentes communautés de manière autonome, celles-ci ne pratiquant que du troc de manière occasionnelle. Ce n’est qu’avec l’arrivée des colons mors que le territoire commence à se structurer : une administration et un gouverneur — à l’autorité territoriale très relative — sont mis en place dès 1722 et une capitale, Nariakov (actuelle Naryakha), est édifiée. Les Mors facilitent la standardisation des différents dialectes iakumes en une langue plus ou moins commune, bien que de nombreux particularismes locaux subsistent encore aujourd’hui. Dès la fin du XVIIIe siècle, une assemblée autochtone, le Tumuul, est mise en place pour représenter les tribus nomades, tandis qu’une grande majorité de colons mors quittent progressivement le territoire en raison de la rudesse du climat. L’isolement presque total de certaines communautés, couplé au laisser-faire des colons mors, fait que le courant nationaliste iakume ne gagne réellement en importance qu’au début du XXe siècle : le Tumuul gagne en influence tandis qu’un recensement des olons (« communautés ») est effectué parmi la population, et qu’un statu quo est établi avec les autorités mors. Ce statut, qui organise de facto le territoire iakume, perdure jusqu’aux années 1970, lorsque le militant iakume Sergen Bytantay mène une campagne pour l’indépendance officielle et l’organisation de l’État en république. Le Tumuul finit par céder et organise un référendum en 1974, qui approuve l’indépendance à une très large majorité le 19 septembre 1974.

La très grande majorité de la population est composée d’Iakumes (en iakume : Якуумяа / Yakuumyaa), qui, par exonyme, ont donné leur nom à la Iakumie. Les Iakumes sont un peuple turcique appartenant au groupe des populations turciques du Nord du Nazum. Si l’on considère souvent que la majorité des Iakumes sont orthodoxes, appartenant aux divers courants religieux présents sur le territoire, il ne faut pas nier l’importance des croyances autochtones et du paganisme local, qui ont formé un syncrétisme chrétien orthodoxe très particulier, mêlant les préceptes du christianisme à divers mythes locaux. En outre, la population iakumienne compte également une minorité notable de Tchouktches, qui disposent d’un statut d’autonomie reconnu par l’État. On trouve également des minorités nénètses, des descendants de colons mors ainsi que d’autres peuples polaires.

Géographiquement, la Iakumie est composée d’un territoire national de 134 912 km², majoritairement couvert de taïga et de plusieurs reliefs montagneux. Sa partie principale est également parcourue par un fleuve majeur, la Naya. Elle possède aussi une exclave plus septentrionale, quasiment inhabitée si l’on excepte quelques villes et villages notables. La République iakume est particulièrement connue pour son climat extrêmement rude : si l’été peut être marqué par des températures relativement chaudes, les hivers y sont particulièrement rigoureux, avec des extrêmes pouvant atteindre −50, voire −60 °C.

Économiquement, la République iakume s’appuie principalement sur l’exploitation de ses ressources naturelles : l’exploitation des vastes forêts de taïga pour le bois ainsi que l’élevage de rennes, de chevaux et de bovins constituent l’essentiel de l’activité économique pour une grande partie de la population. La Iakumie dispose également de très importantes réserves minières (diamant, or, charbon) qui ne sont que partiellement exploitées, en raison du manque d’infrastructures et des conditions climatiques particulièrement rudes, rendant leur extraction difficile. On trouve également des gisements de gaz et de pétrole, qui ne sont pour l’instant pas exploités.

Jusqu’à la seconde moitié du XXe siècle, la Iakumie n’est pas organisée en État — voir la section histoire. Ce n’est que le 19 septembre 2019 que la République iakume proclame officiellement sa souveraineté, reconnue par l’ancienne puissance tutélaire, la lointaine Morakhan. Une constitution est par la suite adoptée, faisant de la République iakume une démocratie représentative, avec un régime décentralisé et un pouvoir exécutif confié au président de la République. Le Tumuul, chambre législative traditionnelle, est institutionnalisé et doté du pouvoir législatif.

Mentalité de la population :
[à remplir]

Place de la religion dans l'État et la société :

Durant plusieurs siècles, la religion était incarnée au sein des communautés iakumes par divers rites chamaniques et croyances locales, que l’on peut rapprocher du paganisme turcique. À partir de 1722, avec la fondation de Nariakov et le début de la colonisation more, le christianisme orthodoxe s’implante profondément dans de nombreuses communautés, les missionnaires étant particulièrement présents sur le territoire afin d’éduquer les populations païennes. Le patriarche de Sarkopol nomme un métropolitain pour sa colonie de Nariakov en 1767, alors même qu’un grand nombre de colons mors ont déjà quitté le territoire.

Très rapidement, les Iakumes adoptent une forme de christianisme orthodoxe plus souple que les règles rigides dictées par le patriarcat de Sarkopol : si la plupart des mœurs et des rites chrétiens sont observés, plusieurs anciennes traditions d’essence chamanique commencent à se mêler à un nouveau courant orthodoxe syncrétique propre au Grand Nord, et plus particulièrement aux territoires iakumes. Le métropolitain condamne à plusieurs reprises ces dérives païennes, sans grand effet en dehors de la capitale.

En 1937, alors que les prémices d’un sentiment national apparaissent, le nouveau métropolite de Nariakov, Semyon, décrète l’autonomie de son Église sous le nom d’Église orthodoxe autocéphale de Iakumie. Cette « indépendance » ne sera jamais reconnue par le patriarcat de Sarkopol, qui révoque formellement le métropolite Semyon et nomme une série de successeurs qui ne parviennent pas à ramener les fidèles iakumes dans le giron officiel. Encore aujourd’hui, le conflit entre l’Église orthodoxe relevant du patriarcat de Sarkopol et le courant autonome de l’Église iakume constitue un sujet de tensions religieuses persistantes. Cependant, la baisse progressive de l’importance de la religion dans la société iakume à partir des années 2000 — se traduisant notamment par une augmentation significative du nombre d’athées ou d’irréligieux — a relégué ce conflit au second plan par rapport à d’autres enjeux sociétaux.

Outre le christianisme orthodoxe, de nombreuses communautés iakumes restent majoritairement liées aux croyances chamaniques. Les autres religions, qu’elles soient abrahamiques, orientales ou issues de nouveaux courants, sont très minoritaires, voire quasi inexistantes.

Au-delà de ces dynamiques religieuses, la Constitution de la République iakume ne reconnaît aucune religion officielle, et la liberté de culte y est garantie. Toutefois, l’État se réserve le droit d’établir un cadre réglementaire en matière religieuse et de conclure des accords avec les représentants des différents cultes. Les écoles religieuses, dès lors qu’elles respectent les principes généraux fixés par l’État, sont également reconnues.


Politique et institutions :



Institutions politiques :

La constitution de la République iakume, adopté par l'Assemblée constitutionnelle quelques temps après sa déclaration internationale de souveraineté définie l'État comme « [...] un sujet de droit international, indépendant et souverain ». C'est également une démocratie, organisée sous la forme d'une république à régime présidentiel.
  • Le président de la République (en iakume : Якуума Өрөспүүбүлүкэт Баса / Yakuuma Öröspüübülüket Basa) surnommé le Basa (« [le] chef / [la] tête ») est le chef de l'État et le chef du gouvernement de la République iakume. Il préside le cabinet des ministres et assure, par son rôle prédominant, l'essentiel du pouvoir exécutif iakume.
  • Le Tumuul (en iakume : Тумуул) est la chambre unique, composée de 22 représentants élus au suffrage universel indirect qui forme le parlement de la République iakume. Elle dispose des prérogatives législatives, vote la loi et décide du budget de l'État.
  • La Cour suprême de la République iakume (en iakume : Якуума Өрөспүүбүлүкэт Уруох Тумуула / Yakuuma Öröspüübülüket Uruokh Tumuula) constitue la plus haute institution judicaire de la Iakumie, en charge des affaires d'ordre judicaire, administrative mais également du contrôle de constitutionnalité des lois et de tout projet de réforme de la Constitution.
Il est également à noter que la Iakumie est marquée, du fait de la forte décentralisation de l’État, par une importance notable des olons sur le plan institutionnel.

En effet, les olons (mot iakume signifiant « communautés ») sont aujourd’hui une subdivision administrative de l’État iakume, mais désignaient à l’origine le regroupement de familles formant une communauté nomade, le plus souvent isolée. De nos jours, si le caractère nomade a disparu, la rudesse du climat fait toujours des olons ruraux des communautés relativement isolées, forçant les habitants à s’organiser de manière autonome et à dépendre de modes de subsistance traditionnels, tels que l’élevage ou la pêche.

Toutefois, le caractère administratif des olons (qui peuvent être vus comme l’équivalent de districts, incluant des municipalités ou des communautés non organisées) fait régulièrement débat dans la société iakume. Les administrations municipales critiquent les prérogatives trop étendues qui leur sont accordées, tandis que les jeunes générations y voient un frein à leur avenir ainsi qu’un système partiellement antidémocratique. En effet, si les dirigeants des olons sont élus, ils sont le plus souvent issus des grandes familles traditionnelles de la communauté et sont très fréquemment des chefs de famille âgés, voire très âgés.

La vision moderne des olons, et leur intégration dans le système institutionnel de la République de Iakumie est appelé « olonisme ».

Partis politiques :

En avant-propos, il faut noter que l’ensemble de la sphère politique en Iakumie est marqué par un système dominé par une élite administrative locale fortement bureaucratisée, où les décisions se prennent dans un cercle restreint, en dépit de l’existence de formations politiques officielles. Ce système favorise également les grands partis politiques, au détriment des petits mouvements ruraux et issus des classes populaires.

La principale force politique de la République iakume est le parti Iakumie Unie (en iakume : Якуумяа Биирг / Yakuumyaa Biirge), dont le symbole électoral est l’ours brun de Iakumie. Outre le fait que le président en soit issu, il détient également une écrasante majorité des sièges au sein de la chambre législative du Tumuul. Plusieurs juges de la Cour suprême sont également acquis à ses idées. Le parti prône une politique résolument conservatrice, avec des accents nationalistes et un fort interventionnisme de l’État dans les domaines sociaux et économiques. Il convient également de noter que Iakumie Unie est à l’origine une fusion de nombreux mouvements très différents, ce qui entraîne la présence de multiples courants et factions en son sein.

Logotype
Logotype officiel de Iakumie Unie.


En principal adversaire de Iakumie Unie, on trouve notamment le Parti communiste de la République iakume (Якуума Өрөспүүбүлүкэт Коммунис Партията / Yakuuma Öröspüübülüket Kommunis Partiyata), très influent notamment auprès des ouvriers du secteur minier, ressource naturelle importante pour la Iakumie. Parmi ses positions les plus critiquées, le parti communiste iakume revendique la mise en place d’un statut d’État associé avec les États socialistes de la Confédération socialiste du Nazum. Les deux autres « grandes » formations politiques iakumes sont les Démocrates de Iakumie (Якуумяа Демократтара / Yakuumyaa Demokrattara), de tendance populiste et anticommuniste, et le Parti de la liberté économique (Экономика Эриир Партията / Ekonomika Eriir Partiyata), de tendance libérale.

Principaux personnages :

Le rôleplay interne à la République iakume s’ouvrira sur l’élection présidentielle, récemment terminée, qui a vu — sans surprise — l’élection d’un nouveau candidat du parti Iakumie Unie à la présidence de la République. Cependant, à la différence de son prédécesseur, Tuyaara Uruy Kün est une personnalité à part dans la myriade de factions internes au parti dominant la vie politique iakume. Si l’on excepte le fait qu’il s’agit d’une femme — chose qui n’est pas spécialement surprenante, de nombreuses femmes chamanes ayant historiquement occupé des rôles bien supérieurs à ceux des hommes dans la vie communautaire et traditionnelle iakume —, elle appartient à l’aile dite social-libérale de Iakumie Unie. Son choix comme candidate est surprenant, tant la section conservatrice et étatiste demeure largement dominante.

Toutefois, son habile jeu d’alliances internes, notamment lié à des arrangements avec diverses factions minoritaires, a permis à cette dernière de devenir la première femme désignée candidate de Iakumie Unie.

Portrait officiel de Tuyaara Uruy Kün, présidente de la République iakume
Portrait officiel de Tuyaara Uruy Kün, présidente de la République iakume.
On note la présence de plusieurs bijoux traditionnels de la communauté iakume.

Son apparence est particulièrement soignée — en partie pour des raisons politiques : présentée comme proche du peuple, allant à la rencontre des communautés rurales isolées (olons), elle incarne l’image du « renouveau » de Iakumie Unie, qui cherche depuis plusieurs années à se rapprocher des jeunes générations et des populations rurales. En dépit de cette image de modernité pour la Iakumie, Tuyaara Uruy Kün n’en reste pas moins une protectrice des traditions de la société iakume, ainsi qu’une fervente défenseure de l’indépendance économique et de la souveraineté nationale. Au cours de son parcours politique, elle est parfois qualifiée de populiste, et ses critiques formulées en 2012 à l’égard de la « vieille clique » qui gouverne Iakumie Unie lui ont valu plusieurs menaces d’exclusion.
Ses positions volontairement nébuleuses vis-à-vis de l’olonisme, de la décentralisation du pouvoir et de l’autonomie des Tchouktches — peuple du Grand Nord vivant à cheval entre la Iakumie et la Yutchunie — relèvent d’un choix stratégique assumé. En entretenant une certaine ambiguïté, Tuyaara Uruy Kün cherche à préserver un équilibre fragile entre les différentes factions du parti, tout en conservant une marge de manœuvre politique dans un système dominé par des rapports de force internes particulièrement rigides. Cette posture, si elle lui a permis de s’imposer comme candidate, continue toutefois d’alimenter les critiques et les incertitudes quant à la ligne qu’elle entend réellement suivre une fois au pouvoir.
Nul doute que sa présidence risque de trancher avec celle de son prédécesseur, beaucoup plus calme et porté sur le laissez-faire politique.
Politique internationale :

Il est clair que, si la République iakume entend exister sur la scène internationale, elle ne sera pas — au vu de sa population réduite et du manque de moyens pour développer ses infrastructures économiques — l’un des grands acteurs de notre monde. Elle s’inscrit plus précisément dans un cadre régional et entend entretenir de bonnes relations avec ses voisins directs, tels que la Yutchunie et la Poëtoscovie. De par des liens historiques et culturels notables, elle souhaitera également qu’une ambassade soit établie dès le début avec le Morakhan, ancienne puissance tutélaire de la Iakumie pré-unitaire.

Un accord est déjà prévu avec la Yutchunie pour l’administration des territoires tchouktches que comptent la Iakumie et la Yutchunie. Cet accord prévoit le respect des frontières et des identités locales respectives, mais également la création d’un parlement commun propre aux Tchouktches, quelle que soit leur nationalité, et doté de certaines prérogatives spécifiques, qui seront définies par un traité.

Outre cela, la Iakumie n’a pas de revendications territoriales particulières, mais entend faire respecter sa souveraineté nationale ainsi que ses eaux maritimes. Elle s’inscrira ainsi pleinement dans la défense et le respect du droit international, sans toutefois disposer des moyens nécessaires pour être autre chose qu’un soutien diplomatique sans capacité d’action directe.

Enfin, je prévois de la faire participer à la communauté turcique, mais également — pourquoi pas ? — à une entente régionale incluant les pays du Grand Nord-Est, tels que la Yutchunie et la Poëtoscovie. Peut-être un libre passage ou une monnaie commune ? À voir en fonction des États.
Haut de page