30/03/2019
16:53:48
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Interception de la flotte poetoscovienne sur le trajet de l'Antarès

Tirer pour tuer

La flotte velsnienne s'agite


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Son excellence, l'Amiragglio-Sénateur Gian Galleazo Baarisi, dit "le boucher du Chandekolza"


Au loin, sur les rivages, un petit groupe d'hommes et de femmes, les uns en uniformes de marins, et les autres en bleu de travail et en tenues de soldats, tous s'alignent devant la vague qui enfle, encore et encore par ce sale temps. Une femme parcourt leurs rangs, les cheveux blonds et ondulés qui viennent brutalement casser l'unité des couleurs froides qui règnent en maître ici. Elle pavoise, marque des pauses, eux ne disent rien, et la fixent dans une attente interminable. Un rituel folklorique, une cérémonie religieuse d'un monde ancien qui n'existe plus que pour se rappeler à une légitimité quelconque. La jeune jeune s'arrête, le dos à son auditoire, et la face tournée vers l'océan. Elle ne parle pas, elle hurle, elle vide ses poumons comme pour s'adresser à elle. A elle. La seule, la puissance féconde et destructrice d'une marée salée.

" Dame Fortune ! Regarde moi ! Ecoute moi ! Regarde les, écoute les. Guide nous comme tu as guidé l'armée des esclaves sur la lagune de Fortuna. Parle moi, parle nous. Je ne demande point la générosité, tu n'en as guère. Je ne demande pas ta pitié, seuls ceux qui ne t'ont jamais sollicité et qui en paient déjà le prix y ont recours. Je ne demande point le courage, point le malheur de nos ennemis, rien de toutes ces affaires qui ne sont pas de ton ressort. Je ne demande que la chance, car il n'existe aucune autre force véritable que celle là pour gouverner l'univers. Les qualités et les défauts ne sont rien. Nul n'est récompensé et nul n'est puni pour ses actes. La fortune et l'infortune ne sont guère de notre ressort, car il n'y a que toi qui tire les dés. ô Fortuna, fait vibrer ta corde, et fais nous tomber du bon côté. Signe ce contrat avec nous, et nous nous donneront entièrement. Dame Fortune ! Regarde moi ! Ecoute moi ! Regarde les, écoute les."


L'audience répond, à l'unisson, d'une voix rauque, impérative, et prompte à faire remonter une sensation de frisson tout du long de la colonne de tous ceux qui assisteraient à ce moment.

"Dame Fortune ! Regarde moi ! Ecoute moi ! Regarde les, écoute les."


La jeune femme renchérit.

" Dame Fortune: pas vu, pas pris."


Et l'audience répète, encore une fois.

"Dame Fortune: pas vu, pas pris."

Ces cérémonies désuètes, elles n'ont pas toujours existées ici, dans cette base. De telles manifestations n'auraient pas eu lieu lorsque la Classis III était sous le commandement de son excellence, la sénatrice Sofia Di Saltis. Mais les chose sont changé, et une nouvelle tête a pris la tête de la flotte dés lors que sa prédécesseur a fait son entrée au gouvernement. Loin de Velsna, la politique prévaut, encore et toujours.


L'air est frais ici, et humide. La pluie est tombée il y a peu, et sur les quais de maintenance, le personnel de la base a disposé des chemins de planche sur le bitume, pour ne pas glisser. Peine perdue, une autre averse est tombée quelques heurs plus tard; et le bois est désormais plus glissant encore que le ciment. Nous sommes loin de Velsna, à des milliers de kilomètres de la cité, et pourtant, ce qui se dit là bas se répercute ici bas dans la minute qui suit. La base de Port-Ponant, ou plutôt en des termes officiels "le centre de maintenance technique de Pal Ponantaise", havre portuaire pourtant secondaire dans le dispositif stratégique de la Marineria, est sans dessus le sous. Les ingénieurs font face à une activité inédite qui n'avait pas été atteinte depuis...c'est vrai depuis quand ? Peut-être en 2017, lorsque la base servait de port d'attache à plusieurs navires de la Classis III, qui avait participé à la camapagne du Chandekolza. La classis III: il est de nombreuses flottes velsniennes de la Marineria, au nombre de sept en tout, mais la Classis III, avec peut-être sa congénère de la Classis II, située en Achosie du Nord, sont ses flotes les plus prestigieuses, les plus puissantes, les plus grandes, celles qui assurent le va et vient perpétuel des marchandises vers le coeur de la Manche Blanche. La base, elle, l'est beaucoup moins, et ne sert que d'arrière boutique d'une flotte, dont les principaux ports sont plus au nord, à Mesolvarde et sur l'île de Tercera. Inlassablement, les navires vont et reviennent de patrouillent, dans des eaux grisâtres, obscurcies par des jours sans soleil, et par les pollutions résiduelles ramenées depuis Drovolski par les courants.

Sous le filet d'eau qui tombe sans s'interrompre, un jeune aide de camp manque de glisser sur les planches, puis d'entraîner avec lui plusieurs marins suivant le chemin inverse.

Excusez moi messieurs. Je suis pressé, laissez moi passer !


L'homme en bel uniforme de la Marineria n'avait pas plus de vingt cinq ans peut-être. Les splendides épaulettes et le lin de son beau costume étaient ruinés par l'averse, sur ces quais pourtant si peu fréquentés à l'accoutumée. L'officier enjambe à grosses foulées, un souffle sortant des poumons de cet air trempé, jusque dans l'intérieur des ateliers de maintenance des sous-marins de la flotte, qu'il s'arrête pour admirer en d'autres occasions que celle-ci.

Il monte les escaliers quatre à quatre, puis parvint finalement devant une porte fermée, dont il hésite à toquer.

" Fabio. Entre. Ne reste pas derrière la porte, elle ne va pas t'inviter en rendez vous."

" Oui excellence-Amirraglio."


L'Amrraglio, il entendu le bruit de ses pas derrière la porte. La faute aux escaliers de métal, mais aussi et surtout, à une ouïe bien développée. L'amirraglio est un Homme attentif au détail, qui ne ironiquement aux cérémonies implorant Dame Fortune, calcule la chance à tout bout de champ. Fabio passe le pas de la porte, qu'il referme derrière lui avec une grande délicatesse. Son excellence ne réagit pas, et a les yeux rivés sur le document qu'il est en train de signer, avec un trait vif qui caractérise sa griffe.

" Tu as participé à la cérémonie ?" lui demande t-il

" Non excellence, pas cette fois-ci. Mais je tâcherai de m'y rendre en même temps que vous.

" Ce n'est pas un concours de loyauté, Fabio. C'est un concours de foi. Quelle est donc la raison "impérieuse" de ta venue ? Es-tu là pour m'annoncer une autre nouvelle désobligeante qui mettrait à l'épreuve la bonne image que j'ai de toi ?"


La dernière suggestion de Fabio, pourtant, avait été bonne. Déplacer le siège administratif de l'amirauté de la Classis III de Mésolvarde à Port-Ponant avait été une décision forte, mais nécessaire: son excellence Amirraglio Gian-Galleazzo Barisi tenait le lieu en horreur, et son air malsain de rouille et de souffre le rendait malade, comme beaucoup des hommes de l'état-major. Alors il avait troqué la maladie pathologique contre la maladie pulmonaire. L'air de Port-Ponant était froid, humide et venteux, mais il n'impliquait pas d'autre maladie désobligeante que la pneumonie.

" Je ne sais pas encore si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle, excellence-Amirraglio. C'est...c'est une nouvelle, en tout cas. Le commandement de la base de Tercera nous a informé de mouvements de flotte importants de la part de la Portoscovie, dans le nord-Nazum. "


La Poetoscovie ? Une mauvaise nouvelle donc. Le passif entre la Classis III et la "Nation littéraire" existait, et était frais. Déjà au Chandekolza, lorsque Gian Galleazo n'avait pas encore arboré le tricorne de l'Amirraglio, l'affrontement armé avait été évité de peu, sous les conseils sagaces des alliés jashuriens. Encore une fois, dans le Nord-Nazum, la nations des "bouquineurs" avait improvisé un plan de déstabilisation de la Moritonie et des gouvernements de la Confédération socialiste, et encore une fois les marins de la Classis III "Fortuna Patres" avaient répliqué par la menace, qui avait failli tourner à l'affrontement. La Poetoscovie était rarement associée à une bonne nouvelle en quoi que ce soit, et amenait avec elle ce que les intérêts velsniens redoutaient le plus: le désordre. Une épine dans le pied d'un Sénat des Mille qui ne concevait l'existence de ce pays que comme une gêne malheureuse dont il avait à cœur de se passer, par un moyen ou un autre. L'occasion ne s'était pas encore présentée jusque là, peut-être était-ce le moment...

" Des mouvements de quelle nature, Fabio ?" demanda son excellence.

" Des mouvements...maximalistes, pour ainsi dire. C'est là le seul qualificatif que je leur ai trouvé, de là à y voir une opportunité heureuse en advenir, je pense que nous avons les cartes en mains, excellence. La nation littéraire a détaché une flotte importante. Nous ignorons encore vers quelle destination en absence d'un communiqué officiel. Mais nous connaissons la direction qu'ils prennent: potentiellement vers le détroit mésolvardien, et si ce n'est pas le cas, par la Manche Blanche. Encore que...si nous sommes malchanceux, ce pourrait être la Classis II de son excellence l'Amirraglio Sorrentino qui pourrait l'intercepter en Aleucie. Les effectifs sont importants: peut-être la moitié de toutes les forces navales poetoscoviennes. Un tel effectif ne peut signifier qu'une intervention militaire imminente. Peut-être terrestre. "


Il était difficile de lire et décrypter les pensées du gouvernement de la nation littéraire, dont les manifestations de l'impérialisme ont de tous temps été erratiques et imprévisibles. Une telle manœuvre, toutefois, était de l'ordre de l'inédit, et correspondaient dans le temps, à des prises de position récentes. Son excellence Barisi ne tarda pas à en faire le parallèle, de la pointe de sa langue fourchue.

" Nos amis poetoscoviens n'abandonneront donc jamais leur idée d'imposer des normes... Ils aiment bien ces mots mignons: "droit international", "normes", "règles"... Quelle région du monde est donc marquée par le non droit ces temps ci ? Je me le demande... J'ai mon idée, mais cela ne nous intéresse guère. Il est intéressant toutefois, d'envisager de nous débarrasser durablement de cette patrie bien gênante dans le Nord-Nazum, et qui n'existe que pour tourmenter nos analystes. Que propose tu donc, Fabio. Tu as mon oreille, mais gars à toi de me susurrer que les idées dignes de toi et de ta réputation de misérable petit intriguant."


Audacieux était de la part des poetoscoviens d'imaginer pouvoir passer par la région du détroit mésolvardien et du Nord-Nazum en ces temps où la Classis III y faisait la police des mers dans le cadre de la guerre retsvienienne, et peut-être y avait-il là un intérêt à faire un exemple flamboyant du "respect des règles". Si toutefois sa flotte prenait bien le chemin du pays gris.

" Nous avons le pouvoir de les intercepter, excellence, mais seulement s'ils daignent passer par le Détroit. C'est une bonne occasion de faire prévaloir votre autorité, et les règles ayant été édictées durant l'opération Veau marin, excellence. Or, la Poetoscovie est le candidat parfait à une telle démonstration. Et puis, il faut montrer au Sénat la bonne décision qu'a été de vous mettre à la tête de cette flotte. Il vous faut le prestige et la gloire militaire nécessaire à ce que vous soyez renouvelé à ce poste, et je pense que le Sénat ne sera que trop heureux de faire d'une pierre deux coups: un exemple de fermeté dans le Détroit, et la neutralisation d'une nation nous vouant des sentiments "ambigus". Nous avons le pouvoir de la faire, donnez m'en l'ordre, et ce sera chose faite."

Gian Galleazzo réfléchit longuement, plus longtemps que d'habitude. Alléchante était l'offre, mais ile ne pouvait se permettre d'agir dans un aval.

" Fais donc, mais occupe toi d'annoncer au Sénat des Mille, qu'une flotte fort menaçante et potentiellement hostile se dirige vers nous, et que nous n'aurons fait que nous défendre. Ce qui nous aura malencontreusement obligé à détruire l'intégralité de leur flotte. Et à exécuter leurs marins jusqu'au dernier. "


L'aide de camp sourit, montrant toutes ses dents jaunâtres, avant que l'Amirraglio ne renchérisse.

" Nous ne pouvons permettre d'agir seuls, même si je le voudrais pour ma propre gloire. Alors tu vas envoyer le message suivant à toutes les amirautés des autres flottes de la Marineria, qu'une flotte hostile de la Poetoscovie, qui a déjà accompli plusieurs attaques sur des navires civils, se dirige potentiellement vers eux. Que ces derniers s'arment et se préparent: la Classis I et II à Nowa Velsna, la nôtre dans le détroit, la classis Afarea vers le golfe alguareno. Comme cela, même si le Sénat y serait réticent, il sera contraint à l'affrontement par la Marineria elle-même."

" Cette couverture sera t-elle suffisante pour intercepter la flotte, excellence ?"

" Pas tout à fait. Nous devons nous parer à tout. Et il me vient l'idée de solliciter nos frères du sud. Envoie donc un message à Déria.."


Déria. Le nom qui ne devait pas être prononcé, et qui était même tabou pour ce magouilleur de Fabio, qui éprouva cette sensation, qu'il lui était si peu familière, celle de la peur. Déria était synonyme de Scaela: le tyran, le putschiste, l'indigne, le tueur, celui qui voulait se faire roi. Aussi, qu'un homme tel que l'amirraglio daigne dire ces deux syllabes était un terrible aveu: celui d'une complaisance vis à vis d'un ennemi à peine voilé du Gouvernement communal velsnien.

" Déria ? Excellence, êtes vous certain de vouloir associer notre action à cet individu ? Au diable Déria qui héberge en sa maison les Scaela ? Le démon-homme d'état lui-même ?"

" Nécessité fait loi, Fabio. Veux tu que nous pourrissions dans cette région infame jusqu'à la fin de nos jours ? Ou souhaite tu voir ton nom être scandé par la foule lors de notre victoire ? Va écrire ce message, et dis à Déria: que l'homme qui m'aidera à détruire cette flotte aura mon amitié, et que je deviendrais son obligé et son abonné pour tout ce qu'il intente de faire à Velsna. Qu'il occupe de sa flotte la Leucytalée et ses alentours en échange."


L'aide de camp ravala sa salive, et attendit que la boule lui montant le long de sa gorge se soit évacuée dans son souffle avant de répondre:

" Ce sera fait, excellence. Avez vous des recommandations particulières concernant d'éventuels prisonniers."

"Fais les tuer jusqu'au dernier, qu'il ne reste aucun d'entre eux pour me reprocher ce qui va se produire."


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Opération "Loutre achosienne": Interception de la flotte poetoscovienne par la Marineria

" Messieurs de la Nation littéraire, que pensez vous de notre manière d'adhérer au Pacte des normes internationales ?"


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Pavillon de guerre de la Marineria velsnienne



I/ Contexte de l'opération

Depuis 2014, le gouvernement de la Grande République tente de maintenir sans succès probant des relations courtoises avec une Nation littéraire poetoscovienne décidément peu compréhensible, que ce soit dans son rapport à ses propres institutions ou à sa stratégie de déploiement international, qui pour l'élite politique velsnienne, semble trop brouillonne et peu claire pour être la garantie d'une quelconque stabilité en termes de relations. Cette fracture est non seulement politique, mais s'étend dans le domaine de la pensée philosophique et sociale. Les débats interminables et les concours de rhétorique "courtoise", que les poetosocviens qualifient de "Guerre civile", et qui a le don de rendre confuse une classe politique velsnienne dont le rapport à la politique est disons...plus "passionné". Il existe donc au départ, une fracture intellectuelle profonde qui bien souvent, comme c'est le cas dans l'Histoire, débouche sur une compétition inter-étatique, et des divergences d'intérêts matériels. Ces divergeances, dans le cas des deux nations, se caractérisent par une profonde incompatibilité des intérêts économiques, entre une puissance velsnienne mercantile et ouverte, et une nation littéraire que bien peu intéressée par ces considérations.

Mais si des divergences phlosophico-politiques ne sont pas fatalement l'adage de la guerre, les évènements récents entourant la relation velsniano-poetosovienne sont le point de départ du récit présent, et l'origine lointaine de la manœuvre qui se déroule ici en marge de la Guerre antarienne, qui à première vue, est loin d'être un point d'intérêt évident du Gouvernement communal. Par sa présence sur l'île de Tercera, la cité velsnienne et la nation littéraire partagent un espace géopolitiue commun qu'est le nord-Nazum, et les deux puissances ont le point commun de se constituer en puissances navales, mondiale dans le cas velsnien, régionale dans celui de la Poetoscovie. Or, il se trouve que depuis plusieurs années, les agendas des deux nations entrent de plus en plus fréquemment en contradiction dans cette région du monde. D'une part, la République voit dans le Nord-Nazum une route commerciale secondaire vers le Jashuria, loin d'égaler l'importance du détroit mésolvardien, mais qui permet de disposer de points d'appuis locaux afin d'assurer ses intérêts dans la région. Ainsi, la cité velsnienne a noué des liens de partenariats ou d'amitié avec plusieurs nations locales: Sultanat Aykhanide, Grand Ling, Khardaz (certes un partenaire un peu gênant), Empire Xin etc... Il est dons naturellement d el'interêt de Velsna de participer au maintien d'une forme de statut quo dans la région du Nazum septentrional et occidental, indispensable au bon déroulement des activités économiques et des échanges, dont la cité velsnienne est fortement tributaire. A l'inverse, la Poetoscovie se constitue en une puissance qualifiée par les velsniens de "disruptive", prompte à profiter d'un renversement de l'échiquier politique local, de par sa mise en porte à faux avec des puissances établies alliées de la Grande République, en premier lieu la Républoque Jashurienne.

Ainsi, entre 2014 et 2019, les deux gouvernements se sont opposés parfois férocement sur plusieurs sujets:
  • Dans le cadre de la Guerre du Chandekolza de 2017, la Poetoscovie a vu sa présence militaire prendre fin avec la chute du Cong du Chandekolza, ce qui a failli aboutir à une confrontation navale dans l'estuaire entre la Marineria velsnienne et la flotte poetoscovienne dans l'Estuaire chandekolzan. L'affaire s'est finalement réglée avec la fermeture de la base.
  • La tension permanente entre la Poetosovie et plusieurs alliés nazumi de la Grande République, le Jashuria en premier lieu, a de fait tendu les relations entre les deux Etats.
  • Plus récemment en 2017-2018, la Poetoscovie n'a pas caché ses ambitions dans les eaux du Nord-Nazum, avec la volonté de malmener d'autres alliés velsniens, la Moritonie par exemple, en plus d'assumer une politique de confrontation avec la Condéfération Socialiste du Nazum, qui est perçue par les élites politiques du Sénat des Mille comme une poudrière dont il convient de ne pas décocher une seule étincelle. Pour cause, le gouvernement velsnien tente depuis 2016 de maintenir une politique d'équilibre entre la Sublime Maison Aykhanide et la CSN, dont la sécurité est en partie garantie par d'autres puissances socialistes plus importantes, en premier lieu le Grand Kah. Ainsi, Velsna voit comme un danger potentiel les ingérences répétées de la Poetoscovie dans la région, alors même que le Gouvernement communal tente d'accorder ses intérêts avec ceux de la puissance kah tanaise, suivant une politique de détente assumée avec le bloc socialiste.
  • Sur le plan des relations internationales et de la conception même de la diplomatie internationale, les deux nations se trouvent en porte à faux. La Poetoscovie a par plusieurs fois réitrée ses volontés de la constitution d'un cadre légal plus strict des relations inter-étatiques, avec en dernier lieu, la mise en avant d'un nouveau Pacte devant former l'esquisse d'un "droit international". Or, ces dispositions incommodent fortement la cité velsnienne, qui fonde l'intégralité de sa doctrine politique sur un attachement à plusieurs notions entrant en contradiction totale avec cette proposition: l'attachement à la non-interférence de puissances étrangères dans le cadre politique velsnien, la conception d'un monde multi-polaire où les normes sont davantage décidées par des rapports de force plutôt que par un légalisme international, et enfin le fait qu'en tant que puissance impérialiste et commerciale, Velsna tient à maintenir des pouvoirs locaux fragmentés afin de mieux profiter d'éventuelles opportunités d'implantations de ses interêts.

Tous ces points constituent les raisons profondes des évènements qui vont se jouer dans le cadre de la tentative d'interception faite par la Marineria à l'encontre de la Poetoscovie. Le Sénat, est avant tout soucieux de neutraliser durablement une menace faite à ses interêts dans le Nord-Nazum, une puissance poetoscovienne que les notables de la politique velsnienne et de la Marine perçoivent comme une nuisance désagréable devenant chronique.

Il existe toutefois des raisons plus immédiates au déclenchement de cette opération, qui tirent leurs origines directement de la montée des tensions entre la Loduarie et l'Antarès. Avec la possibilité d'une guerre à grande échelle dont les acteurs n'hésiteraient pas à étendre le conflit en Eurysie occidentale, les inquiétudes du Sénat des Mille et du Gouvernement communal se sont multipliées ces dernières semaines. D'un point de vue chronologique, le déploiement poetoscovien prenant place de l'avis de la modération après le début de l'invasion, cette interception correspond à l'intention velsnienne de circonscrire le conflit à un nombre d'acteurs plus réduits, et la décision de se prendre spécifiquement aux poetoscoviens est avant tout le fruit de leur réputation avant-guerre, qui à Velsna, porte l'image d'une nation instable qui a coutume de répandre le désordre à sa suite. Il existe d'autres raisons, indépendantes de la Poetoscovie, qui incitent le Gouvernement velsnien à intervenir, comme la volonté de ne pas voir un effondrement militaire trop rapide de la Loduarie communiste, dont le rapport de force tend à se déséquilibrer. En effet, dans ce microcosme fragile qu'est l'Eurysie occidentale, la Loduarie porte en elle un rôle stratégique qui, bien que ses intérêts ne sont pas systématiquement alignés sur la cité velsnienne, sont utiles, car créant un contrepoids, à la fois à l'OND, mais aussi à d'autres puissances socialistes dont le modèle lui est radicalement différent. La Loduarie porte en elle une alternative politique, bien que discutable, a le mérite d'exister et de s'improviser contre-société, et de constituer un acteur de plus dans un monde multipolaire que la cité velsnienne appelle de ses vœux, toujours dans un optique de fragmentation du monde lui permettant de mouvoir ses pions avec davantage de facilité.

La Loduarie est une nation vindicative, belliqueuse, mais dont la prévisibilité et la facilité de lecture par la diplomatie velsnienne est appréciable, là où les puissances kartiennes et poetoscoviennes sont perçues comme versatiles, imprévisibles, promptes aux retournements d'alliances et aux lubies passagères. L'effondrement de la Loduarie est ainsi appréhendée avec peur par la classe politique, qui suppose de grands bouleversements en Eurysie de l'Ouest si d'aventure cela devait se produire. Velsna a certes condamnée l'invasion de l'Antarès à demi-mots, mais ce n'est pas pour voir la chute de ce régime fort utile pour autant.

Enfin, cette action contre la Poetoscovie constituerait un rappel à l'ordre vis à vis d'autres puissances ayant mis la patience de la cité velsnienne à rude épeuve sur mer ces temps ci, en particulier dans le cadre de la Guerre de Retsvinie. Un anéantissement des forces poetoscoviennes est ainsi un avertissement envoyé à la République de l'Ouaine, qui n'a de cesse de s'évertuer à intervenir en Eurysie de l'est, n'hésitant pas à traverser le détroit mésolvardien pour se faire.


Pour finir le tour d'horizon des éléments ayant motivé cette prise de position, plusieurs mouvements de fond internes à la cité velsnienne ont permis à la Marineria d'agir selon sa guise.
  • Il faut noter au sein de la société velsnienne, une collusion permanente entre le politique et le militaire, dans un système politique qui encourage mécaniquement à l'agressivité et à la prise d'initiative audacieuse, de la part de sénateurs avides de prestige politique et de capitaux financiers permettant leur réélection. L'Amirraglio-sénateur Gian Galleazzo Barisi, qui est le principal initiateur de la manœuvre, y voit ainsi une marche d'escalier devant mener à une éventuelle ascension politique. Il en va de même pour la majorité des amiraux impliqués, et qui sont en même temps membres du Sénat. La Poetoscovie, pour ces derniers, se trouve simplement au mauvais endroit et au mauvais moment, et constitue un "pion sacrifiable" sur l'échiquier de la géopolitique velsnienne.
  • L'influence politique de la Marineria velsnienne est immense, et celle-ci n'a de cesse d'être pressurée ces derniers temps sur sa pertinence même, et au sujet de son financement faramineux. Ainsi, les officiers de la Marineria voient d'un bon oeil une intervention qui justifierait de ces dotations.
  • Il faut noter au sein de la société velsnienne, une forte influence du Parti Eurycommuniste Velsnien, formation politique sœur du pouvoir loduarien, et qui incarne la principale force opposition politique de la cité. Le PEV est ainsi considéré comme le parti communiste le plus puissant de l'Eurysie libérale et capitaliste, fort de 200 000 adhérents (pour une population de 12 millions de velsniens), et qui a noyauté l'essentiel du monde syndical et les comités d'entreprise de nombreux secteurs stratégiques. Ainsi, les dockers velsniens et ouvriers des chantiers navals de la Marineria, fortement affiliés au PEV, sont résolument partisans de la Loduarien, et constituent un groupe de pression supplémentaire faisant pencher la balance du côté d'une intervention. Ceux ci considèrent la Poetoscovie comme une "nation de sociaux-traitres" depuis son retrait de l'UICS, et estiment que l'invasion de l'Antarès correspond à une entreprise de libération des travailleurs antariens. Lorenzo y est vu par beaucoup de velsniens des classes laborieuses comme un "héros tragique du prolétariat", dont le souvenir est vivace parmi eux.
  • Enfin, il se pourrait qu'il existe un groupe de pression occulte de partisans du Custodes fortunéen Déria, nommé la "Cinquième colonne landrine", qui semble déterminé à provoquer cette interception, de sorte à fournir un prestige militaire et de nouveaux appuis politiques à certains instigateurs de l'opération.

II/ Objectifs et déroulement de l'opération

Sur le plan des buts de guerre, l'objectif tactique est plutôt simple: procéder à la destruction complète de la flotte poetoscovienne, le tout sans avertissement, coup de semonce ou demande de reddition. Il s'agit d'assimiler l'affrontement à venir comme une "bataille d'anéantissement", une mentalité qui d'habitude, est surtout présente dans le cadre de guerres civiles proprement velsniennes et non pas dans celui d'un affrontement avec une puissance étrangère. L'objectif de la destruction matérielle est le plus évident, mais il l'est tout autant que celui de "saigner à blanc" les effectifs de la Marine poetoscovienne, la formation de nouveaux marins étant un processus long et laborieux demandant parfois plusieurs années dans le cas de certains postes, ce afin de réduire durablement le poids de la marine poetoscivienne dans la région du Nord-Nazum.

Le post de la Poetoscovie ayant été peu clair au sujet du déplacement de sa flotte, cela ne représente toutefois pas un problème pour une Marineria omniprésente sur le globe, en particulier dans l'héisphère nord de la planète, et divisée en plusieurs flottes dont l'autonomie est large. Plusieurs scénarios sont ainsi envisagés selon le choixde trajet du joueur de la Poetoscovie.
  • Si la flotte poetoscovienne prend la route de l'ouest, qu'il s'agisse de rejoindre le théâtre antarien, que ce soit par le détroit mesolvardien ou par la Manche Blanche, celle-ci se fera interceptée par la Classis III "Fortuna Patres, en faction dans le détroit mésolvardien. Cette dernière, de plus, est actuellement déployée dans un périmètre large dans le cadre des opérations de police liées à la Guerre retsvinienne.
  • Si la flotte poetoscovienne prend la route de l'est, se rendant depuis ses bases nationales jusqu'au théâtre d'opération en passant par le nord de l'Aleucie, chemin le plus court, la CLassis II "Sus Scrofa", basée en Achosie du Nord, l'attendra dans la région de la passe nord de l'île de Saint-Marquise, à proximité du territoire velsnien de Nowa Velsna (à ne pas confondre avec l'Archipel de Saint Marquise).
  • Si la Poetoscovie tente de se rendre plus au sud, en tentant de rejoindre le théâtre d'opération par le détroit alguareno, les Classis I et IV, respectivement basées à Velsna et à Cerveteri (Afarée occicentale) l'attendront. Dans ce cas ci, il sera envoyé une missive aux gouvernements respectifs du Grand Kah et de l'Alguarena, afin de demander à ces derniers l'autorisation d'agir dans des eaux sous leur influence directe.

  • a
    Dispositif d'interception de la Classis III "Fortuna Patres" (zone approximative, peut être étendue en raison de la couverture radar et aérienne)

    a
    Dispositif d'interception de la Classis II "Sus Scrofa" (zone approximative, peut être étendue en raison de la couverture radar et aérienne)

    a
    Dispositif d'interception de la Classis I "San Stefano" et de la Classis IV "Afarea" (zone approximative, peut être étendue en raison de la couverture radar et aérienne)


III/ Effectifs engagés

Effectifs a écrit :

Classis III "Fortuna Patres" (déploiement au nord du détroit mésolvardien):

Commandement:
Amirraglio-Sénateur Gian-Galeazzo Barisi, aka "le boucher du Chandekolza" (61 ans)

a

Gian-Galeazzo Barisi est considéré comme "un marin de la vieille école", qui est davantage actif dans son rôle d'amiral que celui de sénateur, activité dont il se désintéresse. Ce manque d'entrain en politique a ralenti sa progression dans la marine, mais c'est finalement en 2018 qu'il obtient la chaire tant convoitée d'Ammiraglio de la Classis III"Fortuna Patres", lorsque son ancienne détentrice, Sofia Di Saltis, devient Maîtresse de l'Arsenal. Avant cela, Barisi s'est distingué en tant que contre-Amiral durant les opérations du Chandekolza, où il procède au bombardement naval de Seipalbon, capitale du pays. Il s'y distingue également pour son traitement fait aux prisonniers chandekolzans, notamment dans le cadre de la disparition inexpliquée d'une vingtaine de prisonniers chandekolzans, dont on soupçonne encore l'amiral d'être à l'origine de l'execution et de la noyade dans la baie du Chandekolza. MAIS CE NE SONT QUE DES RUMEURS. Il est l'instigateur principal du plan d'interception de la flotte poetoscovienne.

Personnel spécial: Cinq légats sénatoriaux chargés d'être au contact des gouvernements locaux, et une dizaine de greffiers sénatoriaux chargés d'enregistrer les faits et gestes du commandement de la flotte, et les transmettre au Sénat.
Bases d'origine: Tercera (Nord Nazum, point de lancement principal) et Port-Ponant (Pal Ponantaise, Centre de maintenance technique)

  • Un porte avion lvl 5 avec 70 chasseurs lvl 10 + 10 avions d'attaque au sol lvl max, un AWAC lvl 5 + 5 avions ravitailleurs lvl 9 + 1 avion de guerre électronique lvl 8 + trois drônes + 20 hélicoptères d'attaque niveau 8
  • Un sous marin d'attaque lvl 9 + un lvl 7 + un lvl 6 + deux lvl 10
  • Un sous marin lanceur d'engins lvl 8 avec 10 missiles balistiques lvl 8
  • Deux destroyer lvl 7
  • Un remorqueur lvl 8
  • 2 pétroliers ravitailleurs lvl 9
  • 6 corvettes lvl 9 + 2 lvl 8
  • 5 frégates lvl 8 + 2 frégates lvl 7
  • 5 patrouilleurs lvl 10 + 2 lvl 7 + 1 lvl 2
  • 1 dragueur de mines lvl 9
  • 300 mines marines lvl max

  • Cinq bombardiers stratégiques lvl 8 (au départ de Tercera)

  • Un personnel d'assaut de marine composé de 5 000 auxiliaires palatins (2 000 wanmiriens, 2 000 ushong et 1 000 "celtes"), soit cinq tribunes composées d'unités étrangères de grande élite.

Classis II "Sus Scrofa" (déploiement en Aleucie du Nord)

Commandement: Amirraglio-Sénateur Luigi Serrantino aka "Beko" (46 ans)

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Luigi Serrantino dirige la Classis II "Sus Scrofa" depuis 2014, date à laquelle il succède au Sénateur Matteo Di Grassi à cette fonction. En effet, ce dernier s'est distingué durant la Guerre civile des Triumvirs par son engagement en tant que "supracomito" (capitaine) de la frégate "Manante". Ce dernier figure parmi les participants au débarquement d'Umbra en janvier 2014, une manoeuvre audacieuse qui permettra à l'armée digrassienne de prendre pied dans la plaine velsnienne, et de se défaire des putschistes scaeliens. Par la suite, il participe à diverses opérations à la tête de la Classis II, la flotte la plus prestigieuse de la Marineria. C'est lui, entre autre, qui durant la crise de l'Hotsaline, part à la recontre du groupe aéro naval kah tanais afin de signifier l'arrêt temporaire des opérations maritimes des communalistes, en échange de la tenue d'une médiation.

Base d'origine: Strombola, Achosie du Nord (Quartier général de la Flotte)

  • Un porte avion de niveau 5, avec 50 chasseurs lvl 10 + 10 avions d'attaque au sol lvl max, 3 avions ravitailleurs lvl 9 + 1 acaws lvl 7 + un avion de guerre éléctronique lvl 8 + 2 drones de reconnaissance à son bord.
  • 1 croiseur lvl 6 (le vaisseau amiral de la Flotte)
  • 1 destroyer lvl 7 + 1 lvl 5
  • 2 patrouilleurs lvl 10 + 2 lvl 8 + 1 lvl 2
  • 6 corvettes lvl 9 + 2 corvettes lvl 6 + une corvette lvl 5
  • 6 frégates lvl 8 + 2 frégates lvl 6 + 1 lvl 3
  • 1 remorqueur lvl 3
  • 2 pétrolier ravitailleur lvl 9
  • 1 destroyer lvl 7
  • Deux sous marins d'attaque lvl 9 + deux sous marins d'attaque lvl 10 + un sous marin d'attaque lvl 2
  • 1 dragueur de mine lvl 1
  • 1 sous marin lance missile lvl 2 + 10 missiles balistiques lvl 7

  • Cinq bombardiers stratégiques lvl 8 (au départ de Nowa Velsna)

  • Un personnel d'assaut de marine composé de 5 000 auxiliaires palatins (2 000 wanmiriens, 2 000 ushong et 1 000 "celtes"), soit cinq tribunes composées d'unités étrangères de grande élite.




Classis I "San Stefano" et Classis IV "Afarea" (déploiement aux abords du Golf alguareno)


Base d'origine: Velsna (Classis I) et Cerveteri (Classis IV)

  • Un porte avion de niveau 2, avec 20 chasseurs lvl 10 + 20 chasseurs lvl 9 + 15 avions d'attaque au sol lvl 9 + 9 avions d'attaque au sol lvl 8, 8 avions ravitailleurs lvl 9 + 1 acaws lvl 7 + un avion de guerre électronique lvl 5 + 4 drones de reconnaissance à son bord.
  • 1 destroyer lvl 3 + 1 lvl 2
  • 3 patrouilleurs lvl 10 + 2 lvl 7 + 1 lvl 6 + 2 lvl 4+ 1 lvl 5
  • 6 corvettes lvl 9 + 2 corvettes lvl 7 + une corvette lvl 2
  • 4 frégates lvl 8 + deux lvl 5 + une frégate lvl 3 + 1 lvl 2
  • 2 remorqueur lvl 8
  • 2 pétrolier ravitailleur lvl 1 + 1 pétrolier ravitailleur lvl 2
  • Un sous marin d'attaque lvl 7 + un sous marin d'attaque lvl 6 + un sous marin d'attaque 1 sous marin d'attaque lvl 5 + 1 sous marin d'attaque lvl 4
  • 1 dragueur de mine lvl 1
  • 7 missiles de croisière mer-sol lvl 7

  • Un personnel d'assaut de marine composé de 5 000 auxiliaires palatins (2 000 wanmiriens, 2 000 ushong et 1 000 "celtes"), soit cinq tribunes composées d'unités étrangères de grande élite.




Appendice: mise en copie du poste de la Poetoscovie auquel ce post répond.

Petit Poete a écrit :Note du Ministère de la Défense

Sur proposition de Monsieur le Président de la République et vote du Parlement, la Poëtoscovie souhaite aujourd'hui apporter une aide opérationnelle à son allié kartien. C'est en ce sens que, sans s'engager dans le conflit - ainsi que l'a décidé la représentation nationale - des forces militaires de la Nation Littéraire se mettront aux ordres de l'Empire kartien dans le cadre d'une coalition d'États oeuvrant pour la liberté et le respect du droit coutumier international.

L'objectif de l'opération est une pacification de la région et un respect des souverainetés des acteurs étatiques locaux. Les forces devront agir dans le respect du droit international coutumier (pas de cibles civiles, pas d'entrave à la liberté de navigation sans suspicion, pas d'usage de missiles sans sommation).

En cas d'invasion de l'Antarès par le régime loduarien, les forces poëtoscoviennes pourront appuyer un débarquement de la coalition. L'ensemble des forces s'articuleront avec celles de Karty, lesquelles assureront notamment leur défense aérienne.

Le commandement kartien est en charge des bâtiments suivants :
- 10 000 soldats
- 5000 réservistes volontaires
- 15 000 armes légères d'infanterie de 10e génération
- 1 000 mortiers légers de 2e génération
- 10 véhicules blindés légers
- 10 véhicules légers tout-terrain
- 5 bulldozers
- 5 camions de transport
- 5 corvettes de 2e génération
- 2 frégates
- 1 destroyer de 2e génération
- 1 sous-marin d'attaque
- 1 sous-marin lance-missiles
- 2 porte-hélicoptères de 4e génération
- 1 porte-avions
- 3 drones de reconnaissance
- 10 avions de chasse de 3e génération
- 3 transporteurs de chalands de débarquement de 4e génération
- 30 chalands de débarquement
- 20 vedettes
- 5 pétroliers ravitailleurs de 2e génération
- 2 dragueurs de mines de 2e génération
- 2 navires cargo de 6e génération
- 2 navires remorqueurs
- 500 mines navales de 3e génération
- 10 missiles de croisière mer-sol de 2e génération
- 20 missiles de croisière air-sol
- 5 missiles balistiques de 2e génération

[HRP : À prendre en compte après le 1er arbitrage, naturellement]


Note à la modération: Etant donné le caractère flou de la manœuvre poetoscovienne (pas de date de déploiement dans la zone, pas de trajet clair entre la Poetoscovie et l'Antarès, modification du post d'affectation des flottes poetoscoviennes une journée avant le post ci-joint), je laisse le soin à la modération de juger de la caducité ou non de ces déploiement.

Note à la modération bis: étant donné le post précédent, mon RP a laissé la porte ouverte à une éventuelle assistance de Fortuna.


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