21/08/2019
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[Karty-Gavière-Falkenberg] Encore de la diplomatie...

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Citoyenne Tosca Shimanskaya
AlinéaLes Kartiens s'interrogeaient sur la prise de contact de cette confédération, si c'en était une, de l'Ouest de l'Eurysie. Un ensemble de pays faibles, qui ne forment pas une entité réellement forte, en quoi cela pouvait intéresser les Kartiens ? Il y avait bien l'intérêt stratégique et géographique, Gavière, l'Etat demandeur de cette entrevue, était proche de la Loduarie. Cependant, cela demeurait surtout par courtoisie diplomatique habituelle, que les services diplomatiques Kartiens se sont montrés en faveur de l'entrevue. Après tout, si Gavière pouvait s'inscrire dans le giron économique Kartien, un allié de plus ?

C'était comme une musique qui planait sous les dalles de pierre de cette ancienne résidence Chancelloise. Une musique, digne des cultures populaires Kartiennes, comme une ambiance. Sur un de ces bâtiments marquants de l'ancien régime, aujourd'hui patrimoine culturel de la République Fédérale. Une infrastructure qui, surtout, se tenait en banlieue de Volkingrad, à nature confidentielle, évitant tout risque avec la Loduarie, ne savant pas réellement ce qui pouvait advenir... La Gouverneure Shimanskaya s'annonça, et avec elle, une énième entrevue présidée par les Kartiens... C'en était rébarbatif...

Gouverneure Tosca Shimanskaya-"Soyez les bienvenus en République Fédérale Kartienne, chaleureuses salutations ! Ma foi, cette entrevue demeure de votre volonté, vous avez toute mon attention."
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La délégation gavaroise en direction de Karty se questionnait : était-ce une si bonne idée de se rendre en Karty ? Après tout, les derniers monarchistes s'étaient fait bouter hors du pays par les socialistes… L'inquiétude régnait, mais la fierté aussi. Une partie d'eux se sentait fière de pouvoir établir une potentielle relation diplomatique entre la république fédérale et la principauté. La principauté catholique avait engagé depuis quelques années une politique d'ouverture diplomatique à l'international et cette politique ne visait pas seulement les régimes libéraux ou monarchistes, mais bien, dans la mesure du possible, l'ensemble des nations du monde.

Une fois arrivée sur place, la délégation gavaroise dirigée par le ministre des Affaires étrangères, Edward Jaquet, alla saluer la gouverneure Tosca Shimanskaya et le corps diplomatique kartien Comme les Gavarois s'y attendaient et selon les quelques clichés sur la République fédérale de Karty que les Gavarois connaissaient, les Kartiens étaient froids et directs. Pas de longues prises de parole rassurantes et encourageantes, mais une simple phrase leur indiquant brièvement la bienvenue suivie d'une indication ressemblant à un ordre, celui de commencer la rencontre.

Edward Jaquet : Premièrement, nous souhaiterions vous remercier pour votre accueil chaleureux dans votre beau pays et sachez aussi que nous comprenons entièrement votre situation et sommes de tout cœur contre cette invasion injustifiée que subit l'Antares. Cette guerre instaure un climat de paranoïa et de violence entre les nations d'Eurysie de l'ouest et d'Eurysie centrale. Cette même "paranoïa", comme dit, nous amène à vous proposer en premier temps un pacte de non-agression. Qu'en pensez-vous ?
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Citoyenne Tosca Shimanskaya
AlinéaLa principauté Gavaroise craignait-elle une menace militaire de la part des Kartiens ? Il n'y avait pas de quoi, la République Fédérale ne s'étant guère illustrée par impérialisme ou bellicisme... Tout du moins, c'était la pensée de la Gouverneure Shimanskaya et, sans doute, point celle de son interlocuteur. En effet, son Excellence Jacquet avait évoqué un sentiment de paranoïa depuis les circonvolutions Loduariennes, son pays en était apparemment touché. Il est original de reconnaître la paranoïa de son régime, oui, original ! Il était, par ailleurs, d'autant plus original que les représentants de la Principauté de Falkenberg étaient restés muets, jusqu'à lors...

Gouverneure Tosca Shimanskaya-"Eh bien, la République Fédérale Kartienne n'a guère pour intention d'intervenir contre votre pays, et plus généralement contre le Saint Empire de Wardonie... Quoiqu'un pacte d'agression nous reste vague, il ne serait valable qu'en cas effectif d'empêchement de nuisance vis-à-vis de nos intérêts: Un pacte de non-agression ne doit pas se transformer en passe-droit qui légitimerait toute action sans potentialité de conséquence, que ce soit de notre partie ou de la vôtre.
J'estime que cette demande demeure générale aux principautés de Gavière et de Falkenberg, n'est-ce pas ? Nous serions grés d'écouter vos propositions pour concrétiser réellement cet accord. La non-agression, juridiquement viable, demeure l'un des tout premier pilier de relations diplomatiques préliminaires.
Quoiqu'il en soit, la République Fédérale Kartienne souhaiterait aborder la portée d'accords économiques. Effectivement, l'implantation de Steinhart serait appréciée, selon les codes économiques de vos pays. Quelles en seraient les demandes Gavaroises et Falkenbergeoises ?
"
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Encore une fois dans sa longue histoire, le trône Falkenbergeois se retrouvait menacé par un mouvement radical et meurtrier : d'abord les protestants soutenus par des bandes de mercenaires étrangers, puis les communistes logés dans le Comté de Niederwald et aujourd'hui ces fascistes issus du Garmfluessenstein. Tous n'avaient qu'un seul but : perturber l'ordre et la liberté de la Principauté Falkenbergeoise.

Ces deux vertus, menacées mais immuables, avaient toujours été défendues par les prédécesseurs du Prince Guillaume III, qui lui avaient légué une principauté stable et prospère. À son tour, il entendait transmettre à ses enfants un pays dont il pourrait être fier. Mais la gueusaille menaçait de nouveau le trône, et cette menace imposait au prince de rechercher un soutien extérieur.

de tout temps, la Principauté a fait preuve d'une grande exemplarité, sans jamais atteindre la puissance qu’elle méritait. Elle avait toujours dû dépendre d’aides étrangères pour maintenir les Von Falkenberg au pouvoir, qu’il s’agisse des Wardons ou des Teylais. Or, aujourd’hui, les Teylais semblaient accaparés par d’autres fronts, et les Wardons ne disposaient pas de la force nécessaire pour gérer efficacement la crise. Il fallait donc chercher ailleurs que la sphère de partenaires habituelle : Karty était bon candidat pour cela. Une grande puissance émergente, disposant d'une des plus grande force militaire d'Eurysie. Les intérêts d'une coopération avec la République Fédérale Kartienne étaient nombreux, le Prince comptait bien en tirer profit.


Guillaume III : "Vos excellences, permettez-moi d'intervenir sans détour. Votre proposition a retenu toute notre attention, et nous aimerions être à même de vous soumettre une contre-proposition correspondant à vos attentes.

La Principauté de Falkenberg se positionne favorablement quant à l'implantation de Steinhart sur son territoire. Si notre modèle économique libéral permet l'implantation libre de votre entreprise en fief princier, nous serions disposés de vous accorder des avantages significatifs quant à l'exploitation des sites de Steinhart en territoire Falkenbergeois. Evidemment, cette exploitation avantageuse, que nous pourrions suppléer de droits exclusifs sur les gisements de potasse inexploités du Comté Niederwain, pourrons être conclus à condition d'une proposition bien particulière.

En effet, vous n'êtes pas sans savoir que Falkenberg dispose d’une armée professionnelle, mais encore embryonnaire et, surtout, gravement sous-équipée. Dans la mesure où cette armée est aujourd'hui mise à l'épreuve par une ingérence fasciste dans le Comté Princier d'Oberfelsen, nous aimerions vous proposer de nous accorder une aide concrète passant par la formation de nos forces ainsi que par la revue organisationnelle de nos troupes par des cadres compétents de l'armée fédérale kartienne. Nous plaçons une grande confiance en la République Fédérale pour cette mission, forte de son armée puissante et expérimentée, mais aussi de sa connaissance des fascistes garmfluessensteinois, aujourd’hui exilés en Oberfelsen. Leur mode d’action ne vous est pas étranger. En outre, la lutte contre ce mouvement -- autoritaire, déstabilisateur et déjà hostile à votre propre République -- ne peut que servir nos intérêts communs.

Sur ce, je laisse à mes homologues Gavarois, ou à vous-même, le soin de répondre. Je vous remercie de votre attention."




Prince de Falkenberg
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Edward Jaquet : Sachez, madame la gouverneure Shimanskaya, que nous soutenons et suivons la formulation de son Altesse falkenbourgeoise. Nous accueillons de tout cœur l'entreprise kartienne Steinhart. Dans l'élan de notre politique d'urbanisation et d'aménagement de nos vastes territoires, Steinhart pourra parfaitement s'implanter dans nos comtés de Garonne, Nidwald ou Keimburg. L'entreprise pourra aussi disposer d'une large main-d'œuvre locale ! Nous ne disposons cependant pas des qualités nécessaires pour autoriser une implantation sur l'Archiduché de Kêr.

Tout comme l'a parfaitement exprimé Son Altesse Guillaume III, la principauté de Falkenberg autant que celle de Gavière dispose de nos jours d'une armée professionnelle bien que réduite et peu développée Nos deux principautés ont déjà pu coopérer lors, par exemple, de l'opération Liberating Stork sur les territoires falkenbourgeois afin de lutter contre le terrorisme fasciste du Mouvement orthografiste oberfelsenois. Cependant, si nous voulons mettre fin à ces violences, nos armées et équipements nécessaires n'y arriveraient point. C'est pour cela, afin d'éradiquer le fascisme de nos terres, que nous vous proposons cet échange si bien formulé par nos camarades de Falkenberg.
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Citoyenne Tosca Shimanskaya
«Ainsi soit-il.

Je me permets, à titre indicatif, de cerner les points principaux qui viennent d'être conclus. Il s'agirait de l'implantation de l'entreprise automobile Steinhart à Falkenberg et en Gavière -quoique non dans l'Archiduché de Kêr-, ainsi que divers droits sur les gisements de potasse inexploités du Comté Niederwain. Puis-je vous demander, Excellence Falkenbergeoise, comment se manifesteraient ces droits ? Dans la mesure où ces gisements sont inexploités, il s'agirait d'investissements Kartiens afin de les rendre... Exploitables. Ce financement indiquera-t-il un monopole ? Sous quelle durée ?

La République Fédérale entend la menace du Grammatika, puisqu'elle y a fait face elle-même. Quoiqu'incomplètes, vos demandes trouvent réponse. C'est pourquoi, Excellences, Volkingrad vous propose ceci: L'envoi permanent d'un agent de la Vorna pour vos deux pays sous diverses formes confidentielles, l'envoi d'instructeurs et d'officiers compétents pour entraîner et évaluer vos forces, et, finalement, le déroulement d'à minima un exercice militaire annuel entre nos trois parties.

A ces accords s'ajouteraient les protocoles nécessaires que sont l'échange d'infrastructures diplomatiques, la reconnaissance de souveraineté, ainsi que ce pacte de non-agression. Sieur Jaquet, vous aviez évoqué cette envie, je me permets à nouveau de relancer ma demande de précision sur cette dernière.
»
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alinéa Un léger sourire à première vue anodin s'afficha sur le visage du Prince. La République Fédérale Kartienne semblait avoir immédiatement perçu l’intérêt des propositions falkenbergeoises. Entre l’implantation d’entreprises kartiennes sur le territoire princier et les concessions minières envisagées autour des gisements de potasse du Comté Niederwain, Falkenberg venait de toucher un point sensible des intérêts économiques de Volkingrad. La ressource de potasse sert à produire des engrais, engrais très utiles à Karty, justement parce que son économie se base pour une grande partie sur la production agricole. Si ces gisements peuvent être très lucratifs pour la République Fédérale, il est clair que l'utiliser comme monnaie d'échange dans la lutte contre le M.O.O est bien plus intéressant pour Falkenberg : ces gisements sont présents... mais tout simplement inutiles pour la principauté. Falkenberg n'exploite plus son sol riche en potasse, en charbon, fut un temps en pétrole et surtout en eau. Les grandes crises industrielles du début du millénaire, l’effondrement des bassins miniers et la lente désagrégation du secteur textile avaient profondément transformé l’économie falkenbergeoise. Aujourd'hui en mutation, la Principauté et son économie ne portent plus d'intérêt à préserver le rendement de ces mines aujourd'hui à l'abandon. Les gisements de potasse pourraient être rentable, mais il est plus intéressant pour la principauté de prioriser la fameuse "montée en gamme" de son économie. Effectivement, depuis la terrible crise du textile et des minerais qui fit basculer du jour au lendemain la Principauté du statut de "pays riche" à "pays en perdition" avait forcé la principauté à progressivement abandonner la logique d'extraction de minerais et de potasse qui avait jadis fait sa fortune pour se tourner vers une stratégie de modernisation économique. Les temps d'aujourd'hui sont meilleurs, la potasse est à nouveau rentable et l'économie de la Principauté, bien que faible, redouble de dynamisme. Fondée sur la modernisation, la nouvelle stratégie économique des différents gouvernements vise le renforcement de l'industrie à forte valeur ajoutée, du service financier, du service à la personne et d'autres services servant au confort de la population, dans une logique de prospérité à venir et d'enrichissement. Le caractère profondément libéral du régime limite cependant fortement l’intervention directe de l’État dans l'économie, devant se reposer sur des leviers très indirects pour sa stratégie comme la montée en gamme dans la qualité de l'éducation, le secret bancaire ou l'ajustement de la fiscalité. Dans cette nouvelle stratégie économique, rouvrir de coûteuses exploitations minières apparaissait moins pertinent que d’attirer des capitaux étrangers, transformer l'économie et créer des talents.

Les gisements de potasse inexploités constituaient donc moins une richesse nationale à préserver qu’un levier diplomatique particulièrement efficace. Karty pouvait voir dans la potasse une ressource cruciale pour son agriculture et son industrie, Falkenberg y voyait plutôt une monnaie d’échange pour garantir sa sécurité intérieure et participer à son ouverture au monde.

Le Prince Falkenbergeois, à la suite de sa petite pause pendant laquelle il a brièvement repensé à tout cela, repris la parole afin de répondre aux interrogations des kartiens quant aux concessions que Falkenberg serait prêt à accepter.


Guillaume III : "Merci pour votre clarté, vos Excellences, c'est donc sur ce que je répond à vos interrogations.

Falkenberg, ne compte pas, effectivement, céder les gisements de potasse en tant que vente des terrains exploitables. L'accord, au vu des autres concessions réalisées et de l'intérêt que vous pourriez trouver en soi dans la lutte contre l'Orthografisme, ne pourrait permettre que des concessions d'exploitation temporaire.

Mes équipes ont conclu, après une étude des risques, de la rentabilité et des autres concessions déjà réalisées par notre partie qu'il serait équilibré de vous accorder un droit d'exploitation de 45 ans renouvelables en cas de nouveaux accords à cette échéance, au vu des risques logistiques et géopolitiques de la région qui se retrouve notamment dangereusement proche de votre adversaire --et notre rival-- loduarien. Les trois gisements de potasse niederwains que nous pouvons céder sont effectivement à réaménager totalement, mais la durée et l'étendue de vos droits pouvant largement amortir les coûts d'aménagement. Le dynamisme économique à priori durable de la principauté --comme elle n'en est qu'au début de sa réémergence-- devrait par ailleurs aider à rentabiliser assez vite ces coûts, la main d’œuvre étant encore, à ce stade, peu coûteuse et disponible, et la politique fiscale falkenbergeoise étant très souple, loin des taux confiscatoires des vieux régimes occidentaux surendettés.

Quant à vos droits sur l'exploitation, nous vous garantirions le monopole total sur ces mines, avec l'interdiction pour tout autre acteur d'ingérer sur vos installations minières. La terre appartiendra toujours à la Principauté, mais la République Fédérale exploitera comme bon lui semble sur le gisement --dans les limites de la législation falkenbergeoise évidemment, qui pour rappel reste largement libérale--. Par conséquent, le financement de l'infrastructure restera cependant sous responsabilité kartienne.

Pour ce qui est des concessions pour l'implantation de l'entreprise automobile Steinhart, Falkenberg s'engage à créer des zones à fiscalité spéciale pour votre industrie et vos sites de vente automobile. L'automobile est déjà un secteur florissant pour Falkenberg, il serait probablement, pour vous, très avantageux d'investir sur un territoire déjà attractif supplée d'avantages fiscaux, avec une exonération d'impôt de 60% pour 10 ans sur l'impôt sur les sociétés.

Evidemment, l'exploitation se joindrait de droits pour la Principauté, nous réclamons donc, en échange, des garanties telles que le droit de révocabilité des concessions en cas de conflit armé direct menaçant l’intégrité territoriale de la Principauté, du droit de renégociation des accords au bout de 25 ans, ainsi qu'un quotta d'emploi de personnel falkenbergeois par vos entreprises implantées à hauteur de 40% le temps de l'installation puis 70% du personnel employé dans les mines et dans les entreprises Steinhart une fois l'infrastructure installée.

Quant à vos contre propositions en terme de politique et de formation de notre armée à la contre-insurrection, nous acceptons en l'état de le faire figurer sur l'accord.

Votre excellence, j'espère avoir répondu à l'ensemble de vos interrogation. Je vous laisse donc la parole."



Prince de Falkenberg
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