Création de pays : ÉTAT DU FUJIWA
Généralités :
Nom officiel : État du Fujiwa
Nom courant : Fujiwa
Gentilé : Fujiwan(s), Fujiwane(s)
Inspirations culturelles : Culture japonaise et confucéenne.
Situation géographique :
Note concernant le territoire insulaire au large du Lanhu lingois : l'intégralité de l'archipel faisait partie de la fiche originelle. L'idée derrière ce choix de la réintégrer au projet est de justifier une partie de l'exode, un retour aux racines de l'archipel, etc, ponctué par une très forte pression démographique des fujiwans exilés au Lanhu lingois qui sont gentiment invités à dégager — voir mes articles sur le sujet ici, ici et là.
Langue(s) officielle(s) : Fujiwan (japonais), Wang (coréen, cf ma fiche Grand Ling)
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Kentois (anglais)
Drapeau :

On ne dirait pas, mais il y a des bandes blanches.
Devise officielle : Kussatsu, Takaku Sobieru (屈さず、高く聳える, litt. Ne pas plier, s'élever plus haut)
Hymne officiel : Eien no Wa (永遠ノ和, litt. L'Harmonie Éternelle)
Le ryō est une ancienne devise en or fujiwane ayant eu cours durant l'Ère Hakude, particulièrement à la fin du Shogunat Nakamura. Initialement faite de pièces d'argents et reprenant globalement tout du tael d'or lingois (兩 - liang), il était divisible en mon (文, symbolisé m) à raison de 1 ₹ pour 100 m. Dans une volonté de retour aux sources par les autorités du nouvel État du Fujiwa, la monnaie est réintroduite et modernisée afin d'être la base du nouveau système monétaire fujiwan. A l'instar du chemin emprunté par le Grand Ling pour le Tael d'or, le ryō est intégralement dépourvu d'or, le nom étant davantage historique. Fait amusant, le ryō et le tael d'or partagent un caractère similaire représentant à l'origine deux poids suspendus à une balance et signifiant en lingois comme en fujiwan, « deux » ou « paire ».
Capitale : Sokshō (province de Kantō)
Population : 64 340 200 habitants (perte de 10,1 millions d'habitants — exode, mort, famine, etc).
Aperçu du pays :
Présentation du pays :
Le Fujiwa a longtemps été un pays menant une politique isolationniste stricte. Cette période, appelée l'"ancien Fujiwa", était sous l'autorité de l'Empereur et de la famille impériale Kozuki installé sur l'archipel depuis les années 1100. Vers les années 1950, les siècles de travaux des érudits Fujiwans amènent à une pensée démocratique au sein de la population. L'ère impériale s'affaiblit peu à peu pour laisser place à un système plus juste, égal et libre. Avec l'émergence des flux d'informations et d'un monde ouvert, l'État de Fujiwa s'adonne à se libéraliser en même temps que la démocratie. La politique isolationniste va s'effacer avec l'arrivée de la démocratie en 1955 et la promulgation de la nouvelle Constitution. L'actuel Empereur, Kozuki Oden, occupe désormais une place honorifique, étant défini comme le symbole de l'État et de l'unité du peuple fujiwans.
Le pays tente alors de trouver une voix équilibrée à travers le monde et ouvre officiellement ses frontières et son marché en 1955.
La vie politique et sociale du Fujiwa reposa désormais sur des fractures assez visibles entre une part de la population chérissant la démocratie d'aujourd'hui et d'autres nostalgiques souhaitant restaurer les idéaux de la famille impériale et son pouvoir divin.
La crise de Moon, dont l'origine est communément attribuée à la hausse des affrontements communautaires entre jinséens et nationalistes fujiwans entraînant la création de la Sécurité Publique, force de police aux méthodes brutales, et surtout le meurtre du député Kobo Takuda ; rabat les cartes d'une unité de façade du Fujiwa. Takuda comme de nombreux autres figures politiques ou militantes prônent une autonomie de Moon au profit des Jinséens tandis que l'État y voit une forme pure de déstabilisation aux ramifications troublantes allant jusqu'aux zaibatsus fujiwanes et, d'une certaine manière, jusqu'au Grand Kah. L'assassinat du Président du Parti Saenuri Shinzo Sato en 2014 est, finalement un accélérateur redoutable de la mutation du pays qui conduit à la plus vaste réforme constitutionnelle et politique du Fujiwa qui embrasse, le 30 Mars 2015, un nouveau régime : le Shogunat. Régime autoritaire et jugé dictatorial par certains observateurs, l'érection du Shogunat conduit à une instabilité encore plus grande.
Pendant toute la courte vie du Shogunat Shimura, une profonde volonté de mutation de la civilisation fujiwane est opérée sur fond de rivalité grandissante entre kahtanais, alliés et fujiwans. Cette marche forcée vers le progrès accroît de manière significative les violences partout dans le pays et provoque un sentiment d'injustice et de méfiance seulement contrebalancé par un patriotisme exacerbé par le pouvoir. Ces tensions mènent à une contraction de l'économie fujiwane, un ralentissement de ses exports puis une grave crise financière accélérée par les hausses significatives du budget de la défense et des programmes nationaux de réarmement. Finalement, en novembre 2016, l'État du Fujiwa s'effondre et emporte avec lui, la guerre froide contre le Grand Kah comme la famille impériale Kozuki, qui n'a jamais apprécié ce revirement politique majeur.
Le quand, comment et le pourquoi de sa renaissance est un sujet complexe qui mériterait une encyclopédie entière. Pour faire simple, le Fujiwa renaît de ses cendres en milieu d'année 2019 (oui je suis optimiste) sous l'impulsion de la Dernière des Kozuki, Himiko Kozuki, une faction s'organise en bénéficiant de fonds substantiels obtenus par négociation avec les puissances régionales alliées ; principalement l'Empire Burujoa* et l'Empire du Grand Ling. De quoi rétablir la Pax Kozukiana est offert par les deux puissances conjointe dans le plus grand secret pour ralier les monarchistes et pro Kozuki. Sokchō est très rapidement prise sans aucune difficulté, tant les "forces" sur places sont désorganisées et d'un ridicule — des civils improvisés miliciens, brigands, chefs de clans — et devient la capitale du futur État du Fujiwa renaissant. Himiko y proclame avec son conseil le rétablissement de l'Empire dans sa forme pré-shogunale et est intrônisée dans la foulée Impératrice du Fujiwa après de très difficiles tractations entre pro-Himiko, conservateurs partisans d'un autre Kozuki et partisans d'un tout autre régime. Le rapport de force, les exploits militaires et quelques étonnants charmes de la part de la prétendante parviennent à ce résultat concluant. Durant des mois, les territoires de l'anciens Fujiwa sont récupérés et les civils qui tente d'y vivre depuis l'effondrement du Shogunat se voient achetés en koku de riz à raison de un koku par personne — ce qui représente environs 180 kg et de quoi nourir un homme pour un an. Le riz est importé ou offert par le Burujoa, le Jashuria* ou encore le Grand Ling qui en offrit plus de la moitié à lui-seul. Diverses autres aides humanitaires sont ensuites acheminées à mesure que l'État se structure.
Finalement et par l'aide de nombreux acteurs, l'État du Fujiwa est presque intégralement recouvert à l'été 2019 à l'exception de la majorité de la province de Iriko qui choisit l'union au Jaya* et l'impossibilité de pacifier la province d'Anjō au delà d'Azamo et Ohira, de fait rattachées directement à celle de Kantô en l'absence du matériel politique nécessaire à l'érection nouvelle de la province au sein du Fujiwa.
De nos jours, l'héritage du culte impérial est encore bien ancré et agit une influence assez puissante au sein même du pouvoir exécutif et législatif. Plusieurs membres du Cabinet gouvernemental sont soupçonnés d'agir en faveur d'un retour de l'ordre impérial et de l’isolationnisme connu des Fujiwans pour ne plus revivre le traumatisme de l'Effondrement. Cet héritage historique est donc bien présent dans le débat public et est responsable des politiques intérieures et extérieures des pouvoirs politiques et juridiques.
Le Fujiwa se donne donc les moyens de se bâtir une puissance économique régionale et mondiale, c'est sa priorité ! L'actuel Premier Ministre souhaite mettre en avant le concept de « nouveau capitalisme » avec pour objectif affiché d’améliorer la répartition des revenus en faveur des classes populaires et des classes moyennes. Les moyens mis en œuvre pour atteindre cet objectif demeurent à préciser. Placé dans le continent Nazum, l'Etat du Fujiwa partage des valeurs et des codes moraux communs avec les nations voisines.
Sur le plan géographique, le Fujiwa est peu ou prou équivalent à ce qu'il était avant son effondrement. On compte deux préfectures supplémentaires par rapport aux provinces, dont l'île d'Udon — parfois appelé petit Lanhu par les lino-fujiwans locaux y vivant —, et une prefecture continentale rattaché aux provinces de Johto qui n'est autre que l'ancienne colonie listonienne. C'est un total de trente préfectures qui évoluent dans les 455'626 km² du pays.
* : sous couvert d'accord des joueurs impliqués.
Mentalité de la population :
La mentalité des Fujiwans est très différentes selon les générations. On y retrouve une population âgée assez conservatrice et portant très à cœur les valeurs traditionnelles tandis que la jeunesse pousse à se détacher des vieux mœurs et s'intéresse aux valeurs du multiculturalisme. L'ancienne politique isolationniste du pays est encore nostalgique pour les plus vieux. La société se fracture donc avec le temps avec un choc des générations de plus en plus visible.
De manière naturelle, tous sont profondément marqués par la crise de Moon et ses conséquences dévastatrices. Le Grand Kah est fuit, non pas comme opposé idéologique même s'il peut en être un de fait, mais comme outil de propagande ayant conduit à une politique irrationnelle responsable de la chute du Fujiwa.
Place de la religion dans l'État et la société :
Le Fujiwa porte des origines religieuses très profondes de ses racines. L'"ancien Fujiwa" vivait de croyances surnaturelles habitées par des divinités et esprits le plus souvent liées à la nature. Aujourd'hui sur une population de 64,3 millions d'habitants, on décompte toujours 25 millions de pratiquants malgré un recul progressive de l'importance de la religion dans la vie des Fujiwans.
Politique et institutions :
Institutions politiques :
- La Maison Impériale : la famille Kozuki est le symbole impérial du Fujiwa depuis plusieurs siècles. Si le règne est traditionnellement assuré de père en fils (ou neveu dans les cas complexe), force est de constater qu'Himiko Kozuki a su imposer une profonde mutation dans la transmission du pouvoirs impérial, passant de primogéniture agnatique à cognatique avec préférence masculine.
- Bureau du Premier Ministre : le Premier Ministre du Fujiwa est le chef du Cabinet de Sa Majesté et détient le pouvoir exécutif du pays. Il représente également la nation à l'internationale. Il est élu par la Diète et ensuite nominé par l'Empereur lui-même.
- Diète Nationale : la Diète du Fujiwa désigne le parlement monocaméral du pays. Celui-ci est composé de 300 députés élus au scrutin uninominal majoritaire à un tour par circonscription. L'unique chambre se nomme "Assemblée" et détient donc le pouvoir législatif. Le parti majoritaire choisit le Premier Ministre pour 5 années de mandat.
- Cour Suprême : c'est la plus haute instance juridique du pays. Elle est l'autorité juridictionnelle ultime, elle interprète la constitution et décide des questions de droit national. Ses 10 juges sont nominés directement par l'Impératrice sous les conseils du Cabinet.
Principaux personnages :
Sa Majesté Impériale Himiko Kozuki, chef de l'État et des Armées du Fujiwa.
Monsieur le Premier Ministre ..., dirigeant de l'État et chef du Cabinet de Sa Majesté.
Politique internationale :
Le Premier Ministre entend mener une diplomatie fondée sur la confiance et articulée autour de trois priorités : protéger les valeurs universelles et fondamentales telles que la liberté, la démocratie, les droits de l’Homme et l’Etat de droit ; assurer la paix et la sécurité de Fujiwa et de son voisinage ; refaire de l'Etat de Fujiwa un acteur international moteur.