29/04/2019
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❄️| Les iakumes, peuple turc du Grand Nord

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LES IAKUMES
PEUPLE TURC DU GRAND NORD


Illustration
Des jeunes danseurs iakumes en tenue traditionnelle lors d'une cérémonie précédent une pleine lune, photographie de juin 2016.

Présentation générale

Les Iakumes (en iakume : Якуумяа / Yakuumyaa), ou Yakumes, ou parfois iakumies sont un peuple turcique vivant dans le cercle polaire de la péninsule de Kosa (Nord-Est du Nazum), résidant majoritairement en Iakumie, l’une des zones habitées les plus froides du globe. Selon les dernières estimations, les Iakumes seraient environ 500 000 à l’échelle mondiale, dont 393 300 en Iakumie.

Majoritairement chrétiens orthodoxes depuis la colonisation more, les Iakumes demeurent toutefois profondément marqués par diverses traditions chamaniques, donnant naissance à un syncrétisme singulier mêlant rites chrétiens et célébrations païennes liées aux cycles de la nature.

Depuis leur installation dans la péninsule de Kosa, et durant plusieurs siècles, les communautés formant aujourd’hui le peuple iakume vivaient de manière autonome, suivant un mode de vie pastoral et nomade. Si une base linguistique existait déjà, ancêtre de la langue iakume moderne, celle-ci était principalement utilisée pour les communications intergroupes, y compris avec des populations extérieures à la société iakume. Dépourvus d’autorité centrale forte, les Iakumes commencèrent à s’unir progressivement au cours de la première moitié du XVIIIe siècle, sous l’influence coloniale more, qui imposa à de nombreuses communautés la sédentarisation, la christianisation, ainsi qu’une relative uniformisation de la langue et de certaines pratiques traditionnelles et coutumières.

Il est à noter que plusieurs études récentes ont démontré que les ancêtres des Iakumes modernes étaient en réalité constitués de plusieurs tribus et communautés distinctes, toutes rattachées à la famille des peuples turciques, qui se sont progressivement agrégées en raison de similitudes culturelles et rituelles, mais également sous l’effet de l’uniformisation coloniale.

Cette période coloniale a vu apparaître, outre le rassemblement progressif des communautés de la péninsule de Kosa en une entité iakume, la première assemblée des communautés locales : le Tumuul. Si ce nom désigne aujourd’hui l’institution du pouvoir législatif de la République iakume, il fut, lors de sa création au cœur de la taïga au milieu du XVIIIe siècle, un symbole de contestation du pouvoir colonial. Créé par plusieurs olons refusant de reconnaître l’autorité du gouverneur mor de Niakarov, son rôle effectif en tant qu’outil de résistance demeura toutefois très limité. La principale raison résidait dans la forte disparité des communautés iakumes et dans la diversité des positions internes, d’autant plus que l’autorité coloniale avait déjà presque disparu en dehors de la capitale dès le début du XIXe siècle.

De nos jours, la nation iakume a su dépasser le cadre de son isolement historique et s’ouvre progressivement au monde moderne. Si la tradition d’élevage nomade a disparu, plusieurs héritages du passé subsistent néanmoins : le plus notable étant le rôle important accordé aux olons, aujourd’hui reconnus par la Constitution comme des subdivisions administratives du territoire. En dépit de législations visant à favoriser des mécanismes démocratiques, ces structures demeurent encore largement soumises à l’autorité des anciens et des grandes familles coutumières.

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