Création de pays : République du Ranguistan
Généralités :
Nom officiel : République du Ranguistan
Nom courant : Ranguistan
Gentilé : Rangui
Inspirations culturelles : Afghanistan, Pakistan
Situation géographique :
Langue(s) officielle(s) : Arabe
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : aucune
Drapeau :

Le rouge est le sang rangui, le vert l'islam, l'étoile à 7 branches le conseil suprême, le croissant la république et les 7 étoiles forme la silhouette du mont Atash (plus haut sommet du pays)
Devise officielle : Nous sommes les fils d’un même tapis
Hymne officiel :
Capitale : Qalat
Population : 21 014 561 habitants
Aperçu du pays :
Présentation du pays :
C’est un pays de montagnes, un dédale de chaînes vertigineuses où les pics se perdent dans les nuages. Des villages, accrochés aux flancs des falaises, surplombent des vallées profondes où reposent des villes. La population est une mosaïque de tribus unies par une culture commune. Leur terre est aussi rude que ses reliefs, les hivers y sont longs, les vents puissants, et les étés brûlants.
Les Ranguis vivent de l’élevage de chèvres et de moutons, et cultivent le pavot. Ils tissent des tapis, l’objet le plus précieux à leurs yeux. Les montagnes regorgent de métaux, encore largement inexploités.
Pour arbitrer les conflits entre tribus, sceller des alliances par des mariages ou négocier des accords, les Rangis pratiquent une coutume ancestrale, l’Accord sur le Tapis. Les chefs et les anciens des tribus concernées gravissent ensemble le sommet d’une montagne sacrée. Là, ils déroulent leurs tapis brodés de motifs traditionnels, partagent un café épicé et s’installent pour discuter jusqu’à ce qu’un consensus émerge. Plus cette tradition s’est ancrée dans la société, plus elle a apaisé les tensions, transformant les rivalités en dialogues.
Avec le temps, les villages des vallées se sont transformés en carrefours commerciaux florissants, dirigés par des conseils marchands. Ces assemblées, composées de notables et de négociants, entretenaient les routes, fixaient les taxes et protégeaient les cités.
En 1834, les six plus grandes villes (Qalat, Ghazal, Chadar, Dastanabad, Kavir et Tabnak) se sont unies pour former un Conseil Supérieur, sous l’impulsion de l’imam Ferydun Mirza, figure respectée et visionnaire. Ce Conseil traitait des affaires de sécurité, d’économie et de l’application de la charia, étendant progressivement son influence au-delà des montagnes, jusqu’aux villages les plus reculés.
En 1954, le Conseil proclama la République du Ranguistan. Pour rallier les tribus à sa cause, il leur offrit une autonomie totale, achetant ainsi la paix au prix d’un pouvoir limité aux villes. Aujourd’hui, la République est dirigée par un Conseil plus jeune que jamais, animé par l’idéal de modernité mais confronté à la réalité d’un territoire fragmenté. Ses membres aspirent à affirmer l’autorité républicaine, tout en évitant les conflits ouverts qui pourraient diviser le pays.
Mentalité de la population :
Le peuple Rangui est marqué par ses montagnes et la rudesse qu’elles imposent. La pauvreté n’y est pas un déshonneur, mais la dépendance et la soumission, si. La fierté ne naît pas de la richesse, mais de la dignité.
Malgré des moyens souvent limités, l’hospitalité reste une loi sacrée, un étranger est considéré comme un envoyé guidé par les dieux pour traverser les montagnes. Même s’ils n’ont rien, les Rangui donneront tout pour assurer le confort de celui qui franchit leur seuil.
Pourtant, cette générosité ne rime pas avec naïveté. Ils se méfient de l’étranger qui pourrait convoiter leurs terres ou leurs secrets.
Le tapis occupe une place centrale dans la culture rangui. Symbole d’honneur et de parole donnée, il est devenu sacré avec l’arrivée de l’islam, qui en a fait un objet de dévotion et de rituel. Associé au café (une boisson qui s’est imposée comme un pilier des échanges sociaux et économiques), le tapis est l’un des premiers produits à avoir enrichi les cités. Ensemble, ils incarnent l’âme des Rangui.
Place de la religion dans l'État et la société :
L’islam, pratiqué par une écrasante majorité de la population, est arrivé par la mer, porté par les marchands arabes. Il s’est répandu jusqu’aux moindres recoins rocailleux et sa langue, l’arabe, s’est imposée avec lui. Les imams y sont des figures respectées, bien que l’islam pratiqué chez les Rangui ne soit pas d’un rigorisme absolu.
La foi s’y mêle souvent à des traditions locales, dans certains villages, des saints protecteurs sont vénérés avec une ferveur qui dépasse parfois celle accordée aux imams. Malgré l’observance des cinq prières quotidiennes, il n’est pas rare de voir des amulettes suspendues aux portes ou autour des cous, destinées à écarter le mauvais œil.
Au sein du Conseil suprême, un imam élu par un collège religieux siège en tant que gardien de la loi divine. Il dispose d’un droit de veto sur les affaires juridiques, car la charia est appliquée en Ranguistan. Son rôle est à la fois spirituel et politique, il veille à ce que les décisions ne contredisent pas les principes islamiques et aux intérêts du clergé.
Politique et institutions :
Institutions politiques :
La République du Ranguistan ne repose pas sur le pouvoir d’un seul homme, mais sur celui du Conseil suprême, une assemblée de sept membres nommés à vie. Le Grand Imam, choisi par un collège de dignitaires religieux, détient un droit de veto sur toute décision juridique, veillant à ce que les lois respectent les principes de la charia et les intérêts du clergé. Aux côtés de cette figure spirituelle siègent six représentants, chacun désigné par les conseils des six grandes villes du pays (Qalat, Ghazal, Chadar, Dastanabad, Kavir et Tabnak). Ensemble, ils incarnent l’autorité législative et exécutive de la République.
Avec le temps, le Conseil a instauré des secrétariats spécialisés, dirigés par des secrétaires nommés pour gérer des domaines précis comme le commerce, la défense ou les infrastructures. Ces institutions, bien que non prévues à l’origine, sont devenues essentielles pour administrer le pays.
Pourtant, la justice échappe en grande partie à l’emprise du Conseil. Dans les montagnes, ce sont les conseils tribaux qui tranchent les litiges, appliquant des coutumes parfois éloignées des lois républicaines.
Le défi du Conseil suprême est donc de naviguer entre ces deux mondes, affirmer l’unité de la République sans provoquer de fracture avec les tribus, au risque de plonger le pays dans le chaos.
L’éducation illustre cette dualité. Dans les villes, les écoles laïques forment une élite administrative et bourgeoise, tandis que dans les villages isolés, l’enseignement reste ancré dans la tradition islamique, dispensé par des mollahs qui perpétuent les valeurs religieuses et les savoirs locaux.
Principaux personnages :
Tahir Zal, représentant de Qalat au Conseil suprême, incarne l’aile la plus radicale du républicanisme. Pour lui, la République doit s’imposer partout et par tous les moyens, quitte à bousculer les traditions ou à défier les tribus réticentes. Son intransigeance en fait un acteur redouté.
Siyavash Do, Grand Imam du Conseil, est avant tout le gardien des prérogatives du clergé. Il ne se contente pas de préserver son influence, il cherche à l’étendre, convaincu que la stabilité du pays passe par le renforcement des institutions religieuses. Pour lui, la charia n’est pas un frein, mais le ciment d’une société ordonnée.
Gordafarid, élu par Ghazal, est un pragmatique. Sous ses airs de marchand avisé, il œuvre pour développer l’économie du pays et accessoirement, pour remplir ses poches. Son approche utilitariste en fait un médiateur efficace à condition que les intérêts convergent.
Kave Ahangar, représentant de Chadar, est l’homme du consensus. Intègre et respecté, il place la dignité au-dessus des querelles partisanes. Son objectif ? Trouver un équilibre entre les ambitions de la République et les aspirations des tribus.
Tir Andaz, délégué de Dastanabad, défend une vision moderniste mais enracinée. Il veut étendre les pouvoirs de la République, mais sans renier la culture rangui. Pour lui, le progrès ne doit pas être une rupture, mais une évolution naturelle, respectueuse des traditions qui font l’âme du pays.
Gord Afarid, élu par Kavir, est un homme de fer. Il considère les tribus du Nord comme une menace permanente à la paix du Rangistan. Son discours est simple : ces récalcitrants doivent être soumis.
Kam Ram, représentant de Tabnak, est un républicain convaincu et un idéaliste. Il rêve d'une république des idées qui convaincra tout opposant à l'affirmation de la République.
Politique internationale :
La République du Ranguistan voit les relations international comme une voie pour développer l'économie mais ne souhaite pas entrer dans des rouages qui l'emporteraient alors quelle cherche à s'affirmer en interne.