
L'article 48 de la Constitution prévoit que "en cas de péril imminent pour la sécurité publique, l'intégrité territoriale ou le fonctionnement des institutions républicaines, le Président peut décreter l'état d'urgence pour une durée maximale de douze mois". Pendant cette période, le Président acquiert le pouvoir de régner par décret, c'est-à-dire d'adopter des mesures ayant force de loi sans vote parlementaire préalable. Les rédacteurs de la Constitution de 1929, hantés par l'instabilité de la Première République, voulaient doter l'exécutif d'outils pour réagir rapidement aux crises mais conscients des dangers de cette concentration des pouvoirs, ils ont inscrits plusieurs gardes-fous : une durée limitée (l'état d'urgence ne peut excéder douze mois, toute prolongation nécessite un vote de renouvellement au Landtag à la majorité simple, le Président ne peut pas renouveler unilatéralement l'état d'urgence indéfiniment), un maintien du contrôle parlementaire (le Landtag continue de siéger durant l'état d'urgence, il peut voter des lois, interpeller le gouvernement et théoriquement le renverser par motion de censure, il conserve également le pouvoir budgétaire), la révocabilité (le Landtag peut mettre fin à l'état d'urgence avant l'expiration des douze mois par une majorité qualifiée) et des limitations matérielles (certaines matières restent hors de porté des décrets présidentiels comme les révisions constitutionnelles, la dissolution du Landtag ou toute modification du système électoral).
Bien que le Landtag soit formellement uni sous une seule et même coalition, sensée être monolithique dans ses choix et ses déclarations, cette coalition est divisée entre deux factions principales (Faktionens), deux forces qui jouent des rapports de force omniprésents de la politique götterlandaise pour forcer l'ensemble de la coalition à aller dans la direction qui lui convient. Les Faktionens sont historiquement très présentes dans la politique götterlandaise, il s'agit généralement d'alliances informelles entre des partis idéologiquement proches créés dans un intérêt commun et dans une période déterminée, en l'occurrence ici dans le cadre de la guerre civile et de la domination de la direction de la coalition d'union nationale. On retrouve la Linke Faktion d'un côté (littéralement la "Faction de Gauche") qui comprend le SPDG et la Fédération Verte, qui cherchent ensemble à promouvoir dans l'ensemble un programme à gauche porté sur la social-démocratie et l'économie sociale de marché, prônant également la création d'une Troisième République plus décentralisée et démocratique qui corrigerait les vices de la Seconde République. La Linke Faktion étant portée à gauche, elle estime également que la priorité de la République est la suppression des mouvements fascistes, conservateurs rebelles et autres extrémistes religieux et néo-nazis et prône une attitude plus conciliante avec l'ALPG et les factions mineures de gauche. De l'autre, on a la Legalistische Faktion qui comprend le Parti du Progrès, l'Union Chrétienne et le VFP. Faction principalement de droite libérale (avec les tendances que représentent les trois partis qui l'a composent), cette faction s'est mise d'accord sur le principe qu'il faut conserver à ce jour les institutions républicaines actuelles, maintenir le cap néolibéral et s'assurer de rétablir l'ordre contre toutes les factions rebelles, sans exception, qu'elles soient de droite ou de gauche. C'est la faction de l'ordre établi et de l'establishment politique en place et de ses soutiens. Evidemment, chacune de ces factions se composant de plusieurs partis, elles ne sont pas monolithiques en principe, bien qu'elles cherchent à tendre vers une politique commune, il est possible de les diviser ou de les unifier en fonction des circonstances de la guerre et des événements politiques qui suivront durant.

Coalition d'union nationale :
TENSION AU SEIN DE LA COALITION :
20%
(Si la tension atteint 100%, la coalition éclatera).
INFLUENCE DES FACTIONS :
Legalistische Faktion (65%) / faction majeure.
Linke Faktion (35%) / faction mineure.

Legalistische Faktion :
TENSION AU SEIN DE LA FACTION :
10%
(Si la tension atteint 100%, la faction éclatera).
INFLUENCE DES FACTIONS :
Parti du Progrès (55%) / partenaire majeur.
Union Chrétienne (30%) / partenaire junior.
VFP (15%) / partenaire junior.

Linke Faktion :
TENSION AU SEIN DE LA FACTION :
5%
(Si la tension atteint 100%, la faction éclatera).
INFLUENCE DES FACTIONS :
SPDG (70%) / partenaire majeur.
Fédération Verte (30%) / partenaire junior.