04/05/2019
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Landtag - Parlement de la Seconde République.

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Landtag :

Landtag.


Le Landtag est l'organe législatif monocaméral de la Seconde République, composé de 122 députés élus pour cinq ans au suffrage universel direct par scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Etabli par la Constitution de 1929 lors de la transition démocratique menant à la fondation de la Seconde République, le Landtag incarne théoriquement la souveraineté populaire et le principe représentatif républicain, bien que son fonctionnement révèle de nombreuses anomalies institutionnelles héritées de l'histoire chaotique götterlandaise. En temps normal, le Landtag détient la plénitude du pouvoir législatif. Les députés élaborent, débattent et votent les lois, qu'elles émanent de l'initiative gouvernementale via les projets de lois présentés par le Premier Ministre, ou via l'action parlementaire avec les propositions déposées par les députés. Le vote intervient à la majorité simple (62 voix sur les 122) pour les lois ordinaires, ou à la majorité qualifiée de deux tiers (81 voix) pour les réformes constitutionnelles et certaines matières sensibles comme la modification des frontières administratives, la ratification des traités internationaux ou encore les libertés fondamentales. Cette procédure législative, bien que théoriquement robuste, souffre d'une absence criante de contre-pouvoirs : la Seconde République ne possède aucune cour constitutionnelle indépendante. le contrôle de constitutionnalité est confié...au Landtag lui-même qui peut déclarer une loi inconstitutionnelle à la majorité qualifiée de deux tiers ! Cette anomalie transforme le parlement à la fois en législateur et en juge de sa propre production législative, créant des conflits d'intérêts structurels et permettant théoriquement à une coalition majoritaire de valider des lois objectivement inconstitutionnelles tant qu'elle ne réunit pas 81 voix contre elle-même. Dans la pratique avant la guerre civile, ce mécanisme n'a été activé que rarement (sept fois entre 1929 et 2018), généralement avec le soutien de grandes coalitions transpartisanes qui s'accordent pour censurer des lois manifestement aberrantes. Le Landtag vote annuellement le budget de l'Etat, pouvoir financier classique en soit. Les députés examinent, amendent et adoptent le projet de budget présenté par le gouvernement, déterminant ainsi l'allocation des ressources publiques entre les ministères, les programmes sociaux, les investissements étatiques et les dépenses militaires. Ce pouvoir de la bourse confère au Landtag un levier substantiel sur l'exécutif car un gouvernement dont le budget est rejeté est contraint soit de le modifier pour obtenir la majorité, soit de démissionner. Cependant, ce pouvoir budgétaire a une limite significative car le Landtag ne peut qu'accepter, amender ou rejeter le budget gouvernemental, il ne peut élaborer lui-même un budget ex nihilo. L'initiative budgétaire appartient exclusivement au gouvernement. Les amendements parlementaires ne peuvent qu'ajuster les lignes budgétaires proposées et non créer de nouvelles dépenses massives sans compensation. Cette restriction, typique de la plupart des régimes parlementaires eurysiens, vise à éviter la démagogie budgétaire mais limite aussi la capacité du Landtag à impulser des politiques qui nécessitent des financements importants contre la volonté du gouvernement. La Constitution de 1929, héritage du trauma laissé par les guerres coloniales de la Première République, confie au Landtag le pouvoir exclusif de déclarer la guerre et de ratifier la paix. Le Président et le gouvernement peuvent mobiliser les forces armées pour la défense immédiate du territoire nationale mais toute opération militaire offensive prolongée ou toute déclaration formelle de guerre nécessite un vote à la majorité qualifiée au Landtag. Ce mécanisme vise à empêcher les aventures militaires autocratiques mais ironiquement, il se montre inadapté à la guerre civile car techniquement, la République n'est pas "en guerre" contre des Etats étrangers mais contre des insurrections intérieures, permettant au gouvernement exécutif de contourner complètement l'avis du Landtag sur la question. Le Landtag exerce le contrôle parlementaire classique sur l'exécutif : questions au gouvernement, commissions d'enquête, interpellations et motions de censure. Le gouvernement (Premier Ministre et ministres) est responsable devant le Landtag. Une motion de censure votée à la majorité simple renverse le gouvernement et oblige le Premier Ministre à démissionner. Le président doit alors nommer un nouveau Premier Ministre capable d'obtenir la confiance parlementaire. Cependant, le Président dispose d'un contre-pouvoir redoutable, il peut dissoudre le Landtag. Si le parlement refuse systématiquement la confiance à tout gouvernement proposé, ou si le Président juge la situation politique ingouvernable, il peut dissoudre le Landtag et convoquer des élections législatives anticipées. Enfin, bizarrement, le Landtag dispose du pouvoir de véto sur les référendums. Le Président ou le Premier Ministre peuvent proposer de soumettre une question au référendum populaire mais cette proposition doit être autorisée par vote au Landtag à la majorité simple. Le Landtag ne peut pas lui-même déclencher un référendum (monopole de l'initiative appartenant à l'exécutif) mais il peut bloquer ceux proposés par le Président ou le gouvernement.

L'état d'urgence :


L'article 48 de la Constitution prévoit que "en cas de péril imminent pour la sécurité publique, l'intégrité territoriale ou le fonctionnement des institutions républicaines, le Président peut décreter l'état d'urgence pour une durée maximale de douze mois". Pendant cette période, le Président acquiert le pouvoir de régner par décret, c'est-à-dire d'adopter des mesures ayant force de loi sans vote parlementaire préalable. Les rédacteurs de la Constitution de 1929, hantés par l'instabilité de la Première République, voulaient doter l'exécutif d'outils pour réagir rapidement aux crises mais conscients des dangers de cette concentration des pouvoirs, ils ont inscrits plusieurs gardes-fous : une durée limitée (l'état d'urgence ne peut excéder douze mois, toute prolongation nécessite un vote de renouvellement au Landtag à la majorité simple, le Président ne peut pas renouveler unilatéralement l'état d'urgence indéfiniment), un maintien du contrôle parlementaire (le Landtag continue de siéger durant l'état d'urgence, il peut voter des lois, interpeller le gouvernement et théoriquement le renverser par motion de censure, il conserve également le pouvoir budgétaire), la révocabilité (le Landtag peut mettre fin à l'état d'urgence avant l'expiration des douze mois par une majorité qualifiée) et des limitations matérielles (certaines matières restent hors de porté des décrets présidentiels comme les révisions constitutionnelles, la dissolution du Landtag ou toute modification du système électoral).




L'union nationale :

Avec la guerre civile en cours, l'ensemble des partis politiques restés fidèles à la Seconde République ont convenus à mettre leurs différends de côté afin de former une coalition d'union nationale. En principe, cette coalition visait principalement à mettre de côté les intérêts partisans de chaque parti au bénéfice de l'union nationale et de la préservation absolue de la République comme objectif principal, avec pour finalité de restaurer l'ordre dans l'ensemble du territoire républicain. D'ici là, cette coalition vise à éviter les frictions habituelles du parlementarisme afin de ne pas entraver les initiatives gouvernementales et à ne pas diviser ce qui reste de la République et de ses institutions dans des conflits politiques stériles. Bien que chacun des partis du Landtag respecte en principe cette union nationale, dans les faits, les affrontements partisans se poursuivent en coulisses, de manière plus insidieuse et plus subtile qu'autrefois, chacun essayant de conserver l'image d'un Landtag uni et solidaire tout en damnant le pion à ses concurrents politiques directs. Dans cette phase où même le pouvoir exécutif est affaibli par la guerre civile et la baisse significative de légitimité apportée par cette dernière, tous les partis pensent qu'il s'agit d'une chance historique de gagner en notoriété, voir à prendre le pouvoir directement si les circonstances sont suffisamment favorables.

Bien que le Landtag soit formellement uni sous une seule et même coalition, sensée être monolithique dans ses choix et ses déclarations, cette coalition est divisée entre deux factions principales (Faktionens), deux forces qui jouent des rapports de force omniprésents de la politique götterlandaise pour forcer l'ensemble de la coalition à aller dans la direction qui lui convient. Les Faktionens sont historiquement très présentes dans la politique götterlandaise, il s'agit généralement d'alliances informelles entre des partis idéologiquement proches créés dans un intérêt commun et dans une période déterminée, en l'occurrence ici dans le cadre de la guerre civile et de la domination de la direction de la coalition d'union nationale. On retrouve la Linke Faktion d'un côté (littéralement la "Faction de Gauche") qui comprend le SPDG et la Fédération Verte, qui cherchent ensemble à promouvoir dans l'ensemble un programme à gauche porté sur la social-démocratie et l'économie sociale de marché, prônant également la création d'une Troisième République plus décentralisée et démocratique qui corrigerait les vices de la Seconde République. La Linke Faktion étant portée à gauche, elle estime également que la priorité de la République est la suppression des mouvements fascistes, conservateurs rebelles et autres extrémistes religieux et néo-nazis et prône une attitude plus conciliante avec l'ALPG et les factions mineures de gauche. De l'autre, on a la Legalistische Faktion qui comprend le Parti du Progrès, l'Union Chrétienne et le VFP. Faction principalement de droite libérale (avec les tendances que représentent les trois partis qui l'a composent), cette faction s'est mise d'accord sur le principe qu'il faut conserver à ce jour les institutions républicaines actuelles, maintenir le cap néolibéral et s'assurer de rétablir l'ordre contre toutes les factions rebelles, sans exception, qu'elles soient de droite ou de gauche. C'est la faction de l'ordre établi et de l'establishment politique en place et de ses soutiens. Evidemment, chacune de ces factions se composant de plusieurs partis, elles ne sont pas monolithiques en principe, bien qu'elles cherchent à tendre vers une politique commune, il est possible de les diviser ou de les unifier en fonction des circonstances de la guerre et des événements politiques qui suivront durant.


Union nationale et Faktionens :

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Coalition d'union nationale :

TENSION AU SEIN DE LA COALITION :
20%
(Si la tension atteint 100%, la coalition éclatera).

INFLUENCE DES FACTIONS :
Legalistische Faktion (65%) / faction majeure.
Linke Faktion (35%) / faction mineure.

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Legalistische Faktion :

TENSION AU SEIN DE LA FACTION :
10%
(Si la tension atteint 100%, la faction éclatera).

INFLUENCE DES FACTIONS :
Parti du Progrès (55%) / partenaire majeur.
Union Chrétienne (30%) / partenaire junior.
VFP (15%) / partenaire junior.

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Linke Faktion :

TENSION AU SEIN DE LA FACTION :
5%
(Si la tension atteint 100%, la faction éclatera).

INFLUENCE DES FACTIONS :
SPDG (70%) / partenaire majeur.
Fédération Verte (30%) / partenaire junior.
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