Pays producteur(s) : République Fédérale du San Youté
Catégorie : Narration /
Essai /
Esthétique littéraire /
Littérature graphique
Nom de l’œuvre : Resistencia (version non-censurée)
Genre ou thème abordé : Histoire / Guerre
Résumé : Le livre raconte le parcours de Lutaz’u et Saluta’k, deux indigènes qui vont parcourir le San Yanta'l (Empire pré-colonial qui est l’ancêtres du San Youté, un empire qui a réussi à unifier les populations indigènes pré-colonial et qui disparaît lorsqu’il est envahi par la Youslevie en 1615.) à la rencontre des différentes tribus qui peuplent un empire alors en pleine guerre avec la Youslevie.
Lutaz'u est le fils d’un militaire Zajuli’o, alors que son père et sa tribus et tout l’empire entame un conflit perdu d’avance face aux colons de la Youslevie, Lutaz'u est envoyé pour parcourir l’empire pour porter différents messages, politiques où militaire.
Saluta’k, qui est introduite plus tard dans le roman, est la fille d’un riche commerçant de l’ex-Empire Solos (Empire pré-colonial extrêmement ancien et belliqueux.
Rival du San Yanta'l, il est annexé par ce dernier après un conflit d’envergure entre les deux empires.).
Elle accompagne Lutaz'u pour échapper à la guerre et aux raids des yousleves.
Le livre est segmenter de telles sortes que
Chapitre I :Le premier chapitre est un chapitre d’introduction et de contextualisation, il est bref et essaie de ne pas faire artificielle.
Pour l’auteur, il permet de projeter le lecteur et de lui enseigner le contexte dans lequel vont évoluer les personnages du roman.
Pour la narration, c’est le chapitre qui positionne le personnage dans le monde : sa personnalité y est dépeint et évidemment la mission salvatrice qui va le guider aux travers du livre lui est confiée.
Le chapitre finit sans grande surprise par le départ de notre protagoniste.
Chapitre II :Le chapitre commence par une focalisation interne de Lutaz'u, la personnalité du personnage continue d’être développée alors qu'il marche à la rencontre de la première tribu qu’il doit rencontrer.
Durant ses trajets, on comprend sa naïveté et on comprend qu’il ne saisit pas les enjeux et l’importance de sa mission.
Après ce passage, il arrive à la rencontre de la première tribu, la tribu Zanute’k.
Lutaz'u est accueilli avec prestige par les chefs, il participe Ă un banquet, rend hommage dans le temple et rencontre la population.
Durant ces événements, on comprend que la tribu, comme Lutaz'u, n’a pas conscience de ce qui se passe et ne se prépare pas à la guerre, le parallèle avec la scène de début de chapitre est assez facile à réaliser.
Lutaz'u repart ensuite sur les routes.
Ce chapitre sert à poursuivre le développement du personnage en le présentant comme ce qu'il est : un picaro.
Chapitre III, IV et V :Ces trois chapitres n’ont rien de spécial quant aux développements du personnage et font simplement avancer la narration.
Au cours de ces chapitres, Lutaz'u rencontre trois tribus.
Chapitre VI :Ce chapitre voit l’arrivée de Lutaz'u dans l’ex-Empire Solos, il tente de rencontrer les instances de la région mais se fait refuser, au final c’est l’ensemble de la cité qui se révèle hostile à notre protagoniste.
Au cours de son exploration de la cité, Lutaz'u fait la rencontre de Saluta’k, la fille d’un riche marchand qui l’héberge, les deux se lient alors d’amitié.
Au cours de la nuit, nos deux nouveaux compagnons rencontrent la guerre pour la première fois : au cours de la nuit, l’armée yousleves mène un raid sur la cité, les combats sont brutaux et nos deux personnages sont obligés de tuer pour pouvoir s’enfuir.
Le chapitre se termine sur leurs fuites.
Chapitre VII :Ce chapitre raconte la traversée de nos deux protagonistes pour échapper à l’armée yousleves qui les pourchasse.
Évidemment, les deux vont alors faire connaissance et leurs caractères vont se faire face.
Chapitre VIII :Ce chapitre est une continuité du précédent, les deux continuent leurs périples à travers la nature et la jungle du San Yanta'l.
Chapitre IX :Ce chapitre est un des chapitres majeurs du livre.
Au cours de ce chapitre, nos deux protagonistes poursuivent leurs avancées, mais les deux tombés dans une embuscade d’une patrouille yousleves.
Un violent affrontement éclate mais à deux contre neuf, Lutaz'u est tué à la surprise générale et Saluta’k est fait prisonnière.
Chapitre X :Ce chapitre raconte la détention et la déportation de Saluta’k a travers différentes prisons yousleves, elle y fait différentes rencontres : Zulot’y, un vieillard qui fait office de figure paternelle lors de la détention de Saluta’k, il finit assassiné, Saqur’o, il est un guerrier lui aussi capturé lors d’une embuscade et Nubi’u, le frère de Saluta’k qui est assassiné pendant sa détention.
Le chapitre se termine par la déportation de Saluta’k à Maracaillbosse plusieurs années après sa capture alors qu'elle est réduite en esclavage.
Chapitre XI :Le chapitre onze marque un nouveau tournant puisque durant le chapitre, Saluta’k s’échappera de sa condition en menant une insurrection avec plusieurs groupes d’esclaves.
Il s’agit d’une référence à la révolte des indigènes en 1620, une insurrection menée par plusieurs groupes d’esclaves et d’indigènes à Maracaillbosse, elle est matait dans le sang.
Saluta’k vit cette révolte et la répression qui s'ensuit mais parvient à fuir la ville pour survivre.
Chapitre XII :Le douzième et dernier chapitre du livre raconte la manière dont Saluta’k vit la fin du conflit et l’occupation totale du San Youté.
Il raconte aussi la manière dont elle réussit à s’intégrer à la vie post-conflit.
Le chapitre s'achève sur une rétrospective plusieurs années plus tard nous montrent ce que devient le San Youté et Saluta’k.
Commentaire : À sa sortie, le livre connaît un succès critique majeur, il est acclamé par la presse et le public.
Il devient rapidement un best-seller.
Le livre traite du passé colonial du San Youté, notamment les violences commises par la Youslevie au population native, des propres dires de l’auteur, l’ouvrage s'inscrit dans le mouvement natif.
Ainsi, le livre dénonce la colonisation du San Youté mais au-delà , il dénonce la colonisation en général.
Il critique aussi la manière dont le San Youté traite son passé et ses relations avec la Youslevie, cela lui vaudra d’ailleurs passage par la censure au livre.
À la question : pourquoi ne pas avoir fait directement un traité où un essai ?
L’auteur répond en interview que c’est un choix artistique mais surtout qu’un roman de fiction facilite la compréhension et la largeur du public cible du livre.
Auteur(s) : Mario Dingra
Présentation de l’auteur : Mario Dingra est un auteur populaire du San Youté qui est né le 27 octobre 1977 dans la banlieue de Maracaillbosse.
Il connaît une enfance marquée par la pauvreté des bidonvilles de la capitale et se tourne vers l’écriture pour fuir cette réalité parfois violente.
Cette passion pour l’écriture va être une véritable bouée pour lui et lui permettra de subvenir à ses besoins dans ces premières années de majorité en vendant des nouvelles publiées dans les journaux.
En 1993, il profite des nouvelles libertés acquises suite à la fin du régime communiste pour politisé c'est écrit, c’est à ce moment là qu’il enchaînera les succès.
En 1996, il sort
Libertadores , il s’agira de son plus gros succès mais il lui vaudra aussi de nombreux litiges avec les autorités puisque le livre dénonce un passé que le San Youté souhaite enjoliver.
En 1997, il s'exile à l’étranger pour pouvoir écrire et publier librement.
Il retourne au San Youté en 2004 lorsque le nouveau gouvernement le réhabilite mais il reste extrêmement critique vis-à -vis du pouvoir et s'exile une seconde fois.
En 2011, il s'oriente vers une écriture historique jugeant avoir fait le tour de ce qui l’avait à dire, il rentre ainsi au San Youté.
En 2012, il sort son premier roman historique :
Gloria por Vargas, un ouvrage qui raconte la vie de Mateo Vargas, héro de l’indépendance du San Youté.
En 2016, il sort son dernier livre en date,
Resistencia, un livre qui traite de la colonisation du San Youté et qui connaît un succès critique.
Date de sortie : Le livre est publié le 30 août 2016.
Il est publié par la maison d’édition “Yun”.