Activités étrangères en Vahrénie
Posté le : 19 avr. 2026 à 22:33:10
Modifié le : 19 avr. 2026 à 22:36:12
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Posté le : 17 mai 2026 à 12:18:02
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AlinéaUne philosophe d'importance en Karty: Celle ayant milité pour la révision réussie des inégaux Accords de Karménie, mais aussi et surtout à l'origine du processus de démocratie directe par l'Assemblée Délibérative Populaire, dont elle est membre.
Dès lors les Accords d'Oberstafel engagés, c'est le peuple qui réclame son dû. Vagues de contestation et d'indignation, le peuple est, pour une première véritable fois, circonspect face à la décision de la Gouverneure Orlovski: Pourquoi ? Ce n'était pas une vague de haine, plutôt d'incompréhension.
Pour l'instant, il s'agit surtout d'un remous dans l'état de Zaverço: Les italiens de Karty sont connus pour leur militantisme rouge et avéré. La philosophe Serafina Foscarini s'est chargée, conséquemment, de réunir sous une forme administrative l'ensemble des points condamnant la Vahrénie. Somme toute, ce dossier a pour vocation de finir entre les mains du Sénat.


Préambule:
AlinéaLes nations Vahres sont de grandes nations: Elles le sont toutes, il ne doit exister aucunement une suprématie de l'une sur l'autre. Ce voisin direct de la République Fédérale Kartienne qu'est l'Etat des Peuples Germaniques de Vahrénie est à considérer comme un problème: Un régime fasciste à notre porte. Les Accords d'Oberstafel, signés aux alentours de mai 2019, constituent un grave manquement qui doit être palié: Ces accords doivent être rendus caducs au plus vite. L'ensemble des articles ci-bas constituera un réquisitoire à l'encontre du gouvernement Vahr, chacun pouvant être pris indépendamment et comme un argument qui prouve la réelle nature totalitariste de ce dernier.
Article I: Le propre nom d'Etat des Peuples Germaniques de Vahrénie indique un caractère ethno-nationaliste, excluant un peu moins de la moitié des nations Vahres: Peuples néerlandais, latins et slovènes.
Article II: Le préambule de la constitution Vahre du 12 mai 1968 indique une volonté de purge racialiste: "l'unité de la nation dépend de la pureté de la race". Cette constitution n'est par ailleurs pas voulue du peuple germanique lui même puisqu'il n'est jamais question du peuple, mais bien "aux efforts des forces armées, à son éminente majesté le Völksführer Hermann Schneider, et au sacrifice des hommes tombés lors de la grande guerre de libération nationale".
Article III: L'article VI de ce même texte affirme que "l'usage de langues non reconnues par l'état est strictement prohibé dans les espaces publiques". Une telle pratique cerne le non-respect des libertés, le contrôle de l'éducation et de la population.
Article IV: L'article XI indique que "l'idéologie nationale est le Völkisme": Le gouvernement Vahr est autocrate puisque ne respecte aucunement la pluralité des opinions, ou bien le pluripartisme. Cette idée est renforcée par l'article 20, qui affirme que "le Vahrenische Volkseinheitspartei est la seule organisation politique autorisée".
Article V: Le titre II de ce même texte, à noter "de l'ordre biologique et de la hiérarchie des sujets", cerne d'une part une sincère volonté de tri des races, ainsi que leur asservissement.
Article VI: L'article XII affirme que "la participation à la dissimulation d’éléments impurs ou venant mettre à mal la pureté est [...] un cas de haute trahison puni par la mort". Il est question d'une justice arbitraire qui ne définit guère cette "impureté", qui encourage la délation et se base sur des critères relevant encore une fois de la race.
Article VII: L'article XV, "l'État des Peuples Germaniques dispose d'un droit souverain sur l’intégrité biologique de ses membres", légitime le contrôle de l'ensemble des nations Vahres, y compris celle considérée comme "supérieure". Dès lors, le gouvernement Vahr cherche à diviser sa population afin de mieux la contrôler, cela passe par l'endoctrinement du peuple germanique: Si le gouvernement Vahr n'a pas encore subi la Révolution, c'est qu'il obtient un soutien de la part de son peuple, il est donc question de contrôle des masses.
Article VIII: L'article XVI indique la création d'un ministère de la santé, chargé de contrôler la "pureté de la race" à la naissance des individus. L'idéologie Vahre dépasse la simple idée, elle est mis en action et institue une société raciste par le fond.
Article IX: L'article XVII restreint la liberté matrimoniale des individus: Un citoyen germanique Vahr doit nécessairement se marier à un autre.
Article X: Le début du titre III, théorisant la souveraineté Vahre, indique que cette dernière est uniquement fondée sur l'autorité d'une seule personne: "Le Volksführer [...] son autorité ainsi que sa personne [...] constituent le socle de la souveraineté Vahre". La Vahrénie n'est aucunement sous une démocratie -même bourgeoise- puisque la souveraineté n'est pas même populaire.
Article XI: Les pouvoirs ne sont pas séparés en Vahrénie, l'article 19 de sa constitution indique que le pouvoir législatif revient au "Volksführer" -qui détient donc aussi le pouvoir exécutif- et qu'il ne peut être contesté. Par ailleurs, l'article 23, "la justice est rendue au nom du Volksführer", indique que l'ensemble des pouvoirs lui appartient.
Article XII: Au delà du contrôle des masses, la dictature Vahre peut se maintenir par le soutien des armées évoqué dans l'article XXIV: "les forces armées de Vahrénie sont strictement politisées et ultimement au service du Volksführer".
Article XIII: La "Volksgarde" constitue une police politique et racialiste, qui n'a aucune responsabilité devant le pouvoir judiciaire comme l'affirme l'article XXVII qui prétend une "immunité totale devant les tribunaux civils". L'article XXX indique un caractère absolu: Cette entité a le droit arbitraire de vie ou de mort sur tout individu.
Article XIV: L'article XXXIV constitue le viol de la liberté syndicale, le prolétariat Vahr est entièrement exploité.
Article XV: Les articles XXXV et XXXVI obligent tout individu apte à travailler, tout individu inapte est sujet à "la sélection naturelle et aux décrets d'euthanasie d'État".
En conclusion, le gouvernement Vahr a instauré une dictature totalitaire, qui se légitime par le contrôle de sa population par le biais d'une propagande racialiste et d'une répression s'approchant d'une junte. La République Fédérale Kartienne doit combattre ce régime par l'ensemble des moyens qui lui sont possibles, entre autres l'annulation des Accords d'Oberstafel et la prise de contact avec d'autres pays afin d'assurer la chute de ce régime.
Posté le : 20 mai 2026 à 15:22:32
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Posté le : 31 août 2026 à 18:29:00
Modifié le : 31 août 2026 à 20:24:11
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| a a ![]() | aaa | Premier chapitre AlinéaLa Vahrénie constitue la menace stratégique la plus surveillée par la République Fédérale Kartienne. Si elle n'est foncièrement pas dangereuse en elle-même, notamment par sa puissance militaire dérisoire en comparaison du Commissariat des Armées Kartiennes, elle constitue un autre type de danger. En effet, la Fédération Estalienne projette d'envahir ce pays, une décision qui alimenterait les feux contre l'Organisation des Nations Commerçantes: La Grande République de Velsna ayant bien transmis cet élément aux autorités Kartiennes. Ce n'est sans oublier, finalement, que la Vahrénie est tout simplement frontalière à la République Fédérale Kartienne. Une situation pour le moins préoccupante, qui attire jusqu'à l'attention des renseignements, du Kray et de leurs agents... |
AlinéaGrammatika. Ce nom qu'avaient donné les Kartiens au Garmflüßenstein, ou plutôt ce surnom, pour éviter d'avoir à prononcer l'imprononçable. Ce doux pays était autrefois, il y a désormais deux années de cela, le berceau de l'orthographisme. Un mouvement, ou peut-être une idéologie, fortement douce elle aussi, qui se définissait par son appartenance au fascisme. C'était une hybride, en quelque sorte. Définir cette chimère en revanche, quelle importance ? Ce n'était que la conclusion qui importait au gouvernement Kartien, une conclusion à double entrées. D'une part, la légitimité de l'intervention Kartienne ne fut aucunement remise en question lorsqu'elle advint, légitimant par la même occasion le contrôle de Volkingrad pour assurer une transition. En d'autres termes, Karty avait fait de Grammatika son vassal. D'autre part, le pôle d'influence Vahrénien —déjà maigre au demeurant— en fut considérablement touché: Par proximité fasciste entre les deux pays.
Ainsi, lorsque l'Etat orthographiste tomba, ce furent sans doute quelques centaines de citoyens qui prirent pour seul objectif la fuite. Le but était de rejoindre un pays où le fascisme régnait encore, où la suprématie germanique était elle aussi scandée. Néanmoins, la frontière Vahréno-Grammatikaise était une chaîne de montagnes, les Aldans. C'est pourquoi ce ne furent que quelques centaines de gens, parmi les plus fervents convaincus, qui prirent leur envol. Ce fut entre autres le cas d'une certaine femme. D'aussi loin que les archives Grammatikaises —contrôlées au besoin par le grand frère Kartien— pouvaient remonter, cette femme avait simplement un rôle dans l'administration. Ce rôle était si flou qu'il ne pouvait indiquer qu'une chose: Elle n'était pas réellement de l'administration, elle faisait partie de l'élite discrète. Peut-être des ex-renseignements ? Ou alors, c'était ce que l'on cherchait à faire croire. Cette femme, elle s'appelait Hildegarde Von Lichtenau.
Et pourtant aujourd'hui, cette femme se trouvait en Grammatika, à Nominativnberg. Il s'agissait de la ville la plus à l'Ouest du pays, mais également la métropole Grammatikaise la plus proche de la Capitale Vahre: Kern. Sans doute que cette chère Hildegarde rendait visite à de la famille, elle n'était pas réellement Vahre en réalité. Germaine en revanche oui, ce pourquoi elle était acceptée en Vahrénie. Elle était comme parmi les leurs, sans doute également puisqu'elle était une ancienne dignitaire d'un régime fascisant. Elle était plutôt jeune en apparence, entre la vingtaine et la trentaine. Elle avait encore tout pour elle, mais surtout elle était l'idéale aryenne. Une belle fleur, aux yeux bleutés et à la chevelure d'un or rare.
Mais rendre visite à de la famille, ce n'était qu'un prétexte. Oui, cette femme se trouvait devant une autre, dans une charmante maison. Ce n'était ni sa sœur, ni sa mère, ni sa fille: Elles n'avaient aucun trait physique en commun. L'autre femme avait une allure grave, les cheveux à la fois en bataille, et à la fois tenus par un chignon à l'arrière de sa tête. Elle avait une cigarette fumante aux lèvres, un long trenchcoat qui laissait paraître une chemise blanche et une cravate noire en son ouverture. Pas de doute: C'était la Resquilleuse. Une haute agente des renseignements Kartiens, celle chargée de la direction plus ou moins officieuse de Grammatika. Ce fut cependant la nouvelle arrivante, qui engagea la discussion.
«Pourquoi m'avoir convoquée ?»
«N'en as-tu pas la moindre idée ?»
«Il faut dire que nos méthodes de communication sont... Elémentaires. Communiquer par carte postale enlève toutes les suspicions, c'est vrai. En revanche, son contenu ne me disait uniquement une chose: Que je devais me rendre ici. Je ne peux que supposer que c'est pour avoir de nouvelles instructions.»
«Mhm.»
La Resquilleuse acquiesça, avant de reprendre.
«Jusque là, tu étais en cellule dormante. A présent [...]»
Ce fut ainsi, à l'oral et sans aucune trace, que la jeune femme reçut ses instructions. Nom de code du plan: Opération Skye. Ce fut également de cette façon que Hildegarde Von Lichtenau, si c'était bien là son vrai nom, reçut son alias. Opération Skye, menée par l'agente du même nom. De la même manière que pour l'Opération Scattershot en Loduarie Communiste, qui consistait à assassiner discrètement la secrétaire générale de ce pays, l'agente concernée —car elle était seule— bénéficiait d'une couverture déjà établie. Hildegarde était sur le papier une ancienne Garmflüßensteinoise, ayant eu un rôle discret mais d'importance dans l'administration: Et surtout une fasciste convaincue. En réalité, elle était bien germaine oui, mais issue de l'état d'Helmer en Karty. C'était une Kartienne, et par dessus cela une agente des renseignements.
Son rôle dans l'Opération Skye, c'était le seul rôle qu'il y avait. Elle avait pour mission de participer à un gala, à un banquet, quelconque événement qui regroupait les hautes élites. Elle ne devait pas y aller en s'y infiltrant, les services Kartiens avaient —par des sociétés écrans ou tout autre moyen financier— les moyens suffisants pour lui acheter sa place. Par la suite, elle devait simplement attendre. Oui, une mission d'attente. Une femme belle et jeune, seule à une table. Une femme chiquement habillée, séduisante. Une femme qui n'attendait qu'une seule chose en somme: Qu'on la courtise. Sa mission était simple, sans aucun risque: Elle devait charmer l'un de ces dignitaires Vahréniens, politique ou militaire. Être la plus belle, la plus aryenne possible pour leurs yeux. L'étape finale coulait de source: Extorquer un maximum d'informations à cet homme, et peut-être au besoin le manipuler.
Plus tard, Kern, le lendemain.
Ce soir-là, la haute classe Vahrénienne se réunissait pour une soirée mondaine. La femme Lichtenau avait grassement payé son ticket d'entrée, mais elle était là. Elle se tenait aux côtés de ces riches industriels, ces vieux aristocrates, ces militaires en uniforme, ces membres du parti, ces penseurs acquis du régime: Tout un beau monde.
La monumentalité s'élevait. Le bâtiment était-il un grand palais gouvernemental, un immense théâtre ou un riche hôtel particulier ? C'était étrange, car il semblait tout à la fois. Une œuvre pharaonique, digne de la plus grande bâtisse, une architecture trouvant ses échos dans les travaux Speeriens.
Comme tout le reste, le hall d'entrée était immense. Il offrait sur de vastes escaliers de marbre, sur quelques fontaines à la fois modernes et pourtant traditionnelles, sur porcelaines et argenteries: Il offrait richesse et opulence. Les fenêtres élancées aux ornementations d'or étaient couvertes d'épais rideaux d'un pourpre sang, offrant une ambiance intimiste dans un lieu d'apparat et de surveillance.
En réalité, tout était si faux et si paradoxal. Seul l'immense portait du nouveau dirigeant, Walther Gortner, dominait la salle. Le tableau était si lourd que des chaînes de métal le retenaient, luttant à chaque seconde contre la gravité. Tout un dispositif pour honorer un homme qui, paradoxalement encore, n'était pas même présent.
Il y avait beau avoir des bijoux et des coiffures sophistiquées pour les femmes, seuls ces étendards incomptables au symbole du pays pouvaient absorber toute l'attention sans le dire. Des drapeaux finement placés, ni trop pour ne pas tomber dans une propagande assommante et ridicule, ni pas assez pour pouvoir omettre dans quel lieu l'on se trouvait. Il y avait même, parfois peut-être, un serveur qui réhaussait d'un ou deux millimètres un de ces drapeaux: Un peu trop penché.
Les hommes quant à eux, pouvaient bien être sophistiquement vêtus: Leurs paroles s'amoindrissaient à mesure qu'un officier s'approchait d'eux. Oh bien sûr, il ne faisait que passer: Cela suffisait à faire taire la plus innocente discussion. Car après tout, qui serait prêt à risquer une discussion personnelle avec la Volksarmee ?
En d'autres termes, une soirée où chaque mur avait des oreilles, chaque meuble des yeux. Une soirée où, pourtant tout le monde souriait. Car en effet, ce tout le monde avait appris à faire comme si. Seuls les dignitaires du parti et les militaires en uniforme sobre ne se cognaient pas à cette réalité, puisqu'ils l'imposaient.
Hildegarde était chargée de s'approcher de ces hommes là. Elle ne devait ni les menacer ni les contraindre, en réalité elle n'avait même pas à s'en approcher. Elle n'avait qu'à se mêler à la foule, dansait parfois, se faire remarquer suffisamment mais discrètement. Ensuite, elle devait attendre à une table, seule. Son charme et la soirée allaient faire le reste...

