Il était à peu près neuf quand l’avion san youtiens est arrivé à Sivagundi, la rencontre avait beau avoir été fixée au 25, les deux parties s'étaient convenu une nouvelle date en l’état du 19 même si rien ne semblait pressé.
À son bord, deux personnages très influent au San Youté, Mme Clara Mendizabal, la ministre des affaires étrangères qui ne rate aucune rencontre que doit mener son pays et la cheffe de l’État major du San Youté, Elsa Moerira qui n’avait pas l’habitude de sortir du San Youté mais un ordre est un ordre.
Les deux s'étaient rendus en Wanmiri pour négocier l’acquisition d’un croiseur de sixième génération pour la marine nationale du San Youté.
Nul doute que le San Youté c’est adressé aux meilleures cette tâche mais il n’en reste pas moins que l’acquisition d’un navire de guerre de ce calibre n’est pas une mince affaire et les san youtiens vont devoir y mettre le prix.
Aucune des deux ne savait les raisons de ce soudain intérêt du président pour le développement de la marine du San Youté mais ça n'était certainement pas pour faire des jolies parades.
Nos comparses sortent de l’avion et vont à la rencontre de leurs homologues wanmiriens.
[San Youté-Wanmiri] Premier contact autour d'un croiseur
Posté le : 21 avr. 2026 à 15:33:39
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Posté le : 23 mai 2026 à 15:15:06
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Sitôt l'avion posé et arrêté devant tout ce beau monde, une chorale composée de marins wanmiriens, d'une part, et de jeunes wanmiriens de l'Université de Sivagundi d'autre part, entama l'hymne wanmirienne, suivie immédiatement par celle san youtienne. Les Tymeri accueillirent Mmes. Clara Mendizabal et Elsa Moerira avec un plaisir non feint, et les invitèrent à les suivre dans un véhicule gouvernemental, qui les conduirait jusqu'au Hall des Ambassades de Sivagundi, où la rencontre se déroulerait. Ambre, d'un naturel plus réservé, et Silakheri, peu habitué à faire la discussion en dehors de son cercle proche et de ses troupes, restaient quelque peu en retrait, sans pour autant se couper totalement de la conversation, répondant aux questions occasionnelles de leurs interlocuteurs.
Dans la voiture, une fois chacun confortablement installé et une ambiance détendue instaurée - la limonade fraîche, issue de plantations situées proches de la capitale, servie juste avant le départ de l'aéroport n'y était sans doute pas étrangère, d'autant que la possibilité de la couper avec du rhum sylvois leur avait été offerte (ce qu'Ambre ne s'était retenue de faire qu'à cause d'un regard appuyé d'Eddonna, qui connaissait son penchant pour la boisson ambrée) -, Eddonna aborda le véritable sujet de la rencontre.
"Mesdames, si je comprends bien, vous êtes ici car vous souhaitez acquérir auprès de nos services un croiseur de dernière génération. Sans indiscrétion, pourriez-vous m'indiquer ce qui vous a poussé à vous tourner vers nous, plutôt que vers d'autres ? Après tout, d'aucuns disent que les navires wanmiriens, c'est de l'acier creux... conclut-elle sur un ton ironique, qui fit sourire l'assemblée, et provoqua un bref rire nerveux chez Ambre, pour qui la pilule de la désinformation alguareno n'était toujours pas passée. En un mot comme en cent : qu'espérez-vous de cette entrevue ?"
Au Wanmiri, on espérait beaucoup. On espérait aussi - et surtout - que c'était aussi le cas côté san youtien.
Posté le : 01 juin 2026 à 16:11:29
Modifié le : 01 juin 2026 à 16:15:12
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Beaucoup de gros bonnets pour cette rencontre et il faut le dire, les deux san youtienne ne s’y attendaient pas, comme prévu la conversation avec les wanmiriens porterais au delà du simple achat d'un croiseur mais sa n'effrayer pas la ministre du San Youté habituée aux grandes entrevues, après tout elle a déjà participé à toutes les rencontres organisées par son pays.
Après cette accueil en fanfare, les deux suivirent la délégation dans la voiture et écoutait attentivement sont interlocuteurs en dégustant cette excellente limonade néanmoins dépourvue d'alcool puisqu'il faut garder les idées claires pour négocier :
”Permettez moi de répondre à vos questions, tout d’abord pour ce qui est dû pourquoi nous choisissons les navires de votre pays, c’est grâce à vos accords déjà passé mais aussi grâce à Mme Ambre Alienov dont nous connaissons les capacités de ces chantiers navales, pour ce qui est des dires quant à la qualité de vos navires, je ne pense pas qu’il soit avisé de se fier aux des alguarenos quant on sait qu’ils ont tout intérêt à discréditer la réputation de la concurrence.
Maintenant nos attentes vis-à-vis de cette entrevue, notre priorité reste l’achat du croiseur mais au vue du monde présent, il ne fait pas de doute que les débats iront au-delà, ce qui n'est pas pour me déplaire. ”
Après cette accueil en fanfare, les deux suivirent la délégation dans la voiture et écoutait attentivement sont interlocuteurs en dégustant cette excellente limonade néanmoins dépourvue d'alcool puisqu'il faut garder les idées claires pour négocier :
”Permettez moi de répondre à vos questions, tout d’abord pour ce qui est dû pourquoi nous choisissons les navires de votre pays, c’est grâce à vos accords déjà passé mais aussi grâce à Mme Ambre Alienov dont nous connaissons les capacités de ces chantiers navales, pour ce qui est des dires quant à la qualité de vos navires, je ne pense pas qu’il soit avisé de se fier aux des alguarenos quant on sait qu’ils ont tout intérêt à discréditer la réputation de la concurrence.
Maintenant nos attentes vis-à-vis de cette entrevue, notre priorité reste l’achat du croiseur mais au vue du monde présent, il ne fait pas de doute que les débats iront au-delà, ce qui n'est pas pour me déplaire. ”
Posté le : 22 juin 2026 à 15:41:32
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"Vous me voyez ravie de votre clairvoyance, mesdames. Le marché de l'armement mondial est un monde de requins, mais dans le domaine de la construction navale, il n'aura échappé à personne que nous sommes des orques, leur répondit-elle en conservant son demi-sourire énigmatique."
Dans la voiture, la discussion se poursuivit tranquillement, hôtes et invités de sujets et d'autres ; la négociation étant temporairement mise de côté au profit de sujet plus anodins comme le cours de l'acier, la mousson qui arriverait bientôt ou encore un débat enflammé sur la nature des plantations qu'ils croisèrent en chemin - leur passage rapide ne leur permettant pas de distinguer clairement quelle espèce avait été cultivée. Bientôt, le véhicule s'engouffra dans les rues de Sivagundi, accompagné de son escorte. L'itinéraire, soigneusement choisi, visait à mettre en avant la reconstruction du Wanmiri et son caractère de puissance renaissante. Il n'échappa toutefois pas aux invités que les voitures se faisaient rares, au profit des mobylettes et autres scooters, qui n'étaient cependant pas aussi nombreux que dans d'autres pays de la région : malgré les efforts du gouvernement, la pauvreté de la population se faisait encore ressentir. Ils ressortirent aussi vite de Sivagundi qu'ils y étaient entrés, le Hall des Ambassades se situant à l'extérieur de la ville - il s'agissait de fait de l'ancienne résidence impériale, lorsque les empereurs souhaitaient se retirer de la vie mondaine, et surtout, échapper plus facilement aux émeutes populaires lors de la période des Larmes de Sang.
Bientôt, l'immense palais-ville se déploya sous leurs yeux. Même pour Ambre et Ethrasyl, qui en étaient des habitués, le bâtiment revêtait une grâce indéniable, et en imposait par sa simple présence. Silakheri, pour sa part, avait laissé son tempérament de soldat reprendre le dessus, analysant chaque recoin dans le but d'y repérer d'éventuels dangers. Eddonna, quant à elle, paraissait ailleurs ; un moment d'inattention qui n'échappa pas à son frère Ethrasyl. Sans doute se remémorait-elle la terrible bataille qu'ils avaient mené, une décennie auparavant, pour s'emparer de ce palais. Ou alors songeait-elle à l'avancée des travaux des restauration qu'elle avait commandée ?
Peu importait, au fond, car elle reprit immédiatement ses esprits, fidèle à la négociatrice hors-pair qu'elle était. Elle invita prestement ses invités à la suivre à l'intérieur du palais, où une délégation les attendait pour les guider vers une salle de réunion où ils pourraient s'installer à l'aise. Il s'agissait d'un ancien salon destiné à la réception d'invités de marque : une pièce des plus adaptée pour la rencontre du jour. Chacun s'installa dans les fauteuils mis à disposition, et la discussion put reprendre. Assez vite, Silakheri - avec son tact habituel - reprit la main :
"Mesdames, je n'irai pas par quatre chemins : nous sommes parfaitement disposés à vous vendre un croiseur de dernière génération. Cependant...
- ...je ne crois pas me tromper en disant que, ce qui vous a attiré ici, plus que la qualité de nos navires, pourtant indiscutable, l'interrompit Ambre tout en lui lançant un regard assassin, qui avait capté la détresse d'Eddonna de perdre la main sur la négociation à cause de ce balourd peu adapté à la vie politique et que sa trop grande propension à dire ce qu'il pensait sans y réfléchir avant, bien qu'elle fasse de lui un excellent Chef des Armées, handicapait lors de telles négociations, est la possibilité de conclure un accord, non pas seulement avec Hélia Industries, mais aussi avec le gouvernement wanmirien..."
En l'absence de réponse négative en face, elle reprit : "En effet, et d'autres ont pu en profiter avant vous, comme le Califat d'Azur ou la Grande République de Westalia - ce qui vous a peut-être convaincu que nos services étaient adaptés -, Hélia Industries entretient un lien privilégié avec l'Enea (note HRP : l'Enea est le nom de l'exécutif du régime wanmirien). De fait, en tant qu'entreprise partenaire d'Etat, il nous est plus facile de conclure des accords avec le gouvernement, comme nous l'avons fait par le passé. La forme de partenariat que vous recherchez, je présume, consiste en la prise en charge d'une partie substantielle du coût de ce croiseur par le gouvernement wanmirien, en échange de la possibilité d'accords d'une autre nature que pécuniaire en vous et la République Démocratique. Suis-je dans le vrai ?
- Par ailleurs, de tels accords se révèleraient bénéfiques pour tous, compléta Eddonna. Pour votre gouvernement, il s'agit d'alléger votre budget, pour le notre, de conclure des partenariats qui profitent au développement de notre patrie... mais aussi indirectement de la vôtre, cela va sans dire.
- Ainsi, à l'heure actuelle, le coût de ce croiseur tel que défini par les coûts d'Hélia Corporation s'élève à quelques cent-cinquante mille unités monétaires internationales, continua Ethrasyl, corrigez moi si me trompe.
- C'est en effet le coût habituel que nous facturons pour une commande d'une telle ampleur, lui répondit Ambre. Cependant, il est évident que le San Youté pourra bénéficier d'office du tarif réservé aux partenaires du Wanmiri s'il conclut un accord par le biais de l'Enea. Cela ferait redescendre le coût "de base" à cent-douze mille cinq-cents unités monétaires internationales, prix évidemment plafond et qui serait par la suite substantiellement réduit par les divers accords annexes que nous signerions...
- D'ailleurs, à propos des accords annexes, avez-vous déjà des propositions à nous faire ? Demanda Eddonna."
Posté le : 24 juin 2026 à 11:04:39
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Le cortège poursuivi traversa de multiples endroits de la Wanmiri.
Les deux san youtiennes pûr observer les reconstructions de ce pays qui en avait besoin mais elles n'étaient pas non plus crédule et se doute bien que le tracé doit soigneusement éviter les bidonvilles, ce qui est plutôt logique en soit et à vrai dire la situation des habitants de Wanmiri n'était pas un vraiment ce qui intéresse le plus les deux femmes et elles discuterez avec plaisir du cours de l'acier, bien que pour la militaire Moreira, la conversation avec Silakheri Galio semblait plus de son registre.
À l'arrivée au palais, le luxe de ce dernier contraste énormément avec l'ambiance générale que semble dégager la population, mais encore une fois, ça n'était pas le souci des san youtiennes, bien sûr cette petite virée en ville avait pu donner des idées à la ministre pour les négociations à venir.
Finalement, les véritables négociations commencèrent à êtres homologués wanmiriens avait vue juste, les possibilités de conclure des accords avec la nation du Nazum sont des raisons supplémentaires qui ont poussé les San youtiens à se tourner vers la Wanmiri.
En effet, en plus d'alléger le coût conséquent que représente un croiseur, des accords bilatéraux peuvent évidemment s'avérer positifs pour les deux parties.
Clara pris ensuite la parole suite à Eddonna :
” Il est vrai que nous avons déjà plusieurs propositions à vous faire dans le but que cette négociation se révèle bénéfique pour nous deux.
Pour commencer, il se trouve que de nombreuses grandes compagnies du San Youté entretiennent des relations privilégiées avec le gouvernement, parmi elles, HQ Corps ]la HQ Corps[/url], la plus grosse entreprise de construction et du BTP au San Youté.
Vous devriez voir où je veux en venir mais il ne m'a pas échappé lors de notre voyage en voiture que votre pays est en pleine reconstruction et que notre gouvernement pourrait inciter la HQ Corps à venir pratiquer ces activités en Wanmiri, ce qui participerait et offrirait un plus supplémentaires à la reconstructions de votre pays.
Ma seconde proposition est plus d'ordre géopolitique.
Voyez-vous, récemment le San Youté est plusieurs autres nations, majoritairement du Nazum, ont participé à la création de l’OSA, une organisation de coopération défensive.
Pour intégrer cette organisation, une nation à besoin du parrainage d'une nation membre, ainsi je propose d'offrir le parrainage du San Youté à la Wanmiri, si la Wanmiri souhaite intégrer cette nouvelle organisation bien entendu.
Évidemment cette proposition n'a pas été prise à la légère, ni pour l'OSA, ni pour le San Youté et ni pour la Wanmiri mais personnellement je pense que la Wanmiri aurait réellement quelque chose à apporter à l’OSA.
J'aimerais finir avec une formalité puisque je propose une suppression totale des droits de douane entre le San Youté et la Wanmiri.
Voici nos premières propositions, de votre côté qu'en est il ?”
Les deux san youtiennes pûr observer les reconstructions de ce pays qui en avait besoin mais elles n'étaient pas non plus crédule et se doute bien que le tracé doit soigneusement éviter les bidonvilles, ce qui est plutôt logique en soit et à vrai dire la situation des habitants de Wanmiri n'était pas un vraiment ce qui intéresse le plus les deux femmes et elles discuterez avec plaisir du cours de l'acier, bien que pour la militaire Moreira, la conversation avec Silakheri Galio semblait plus de son registre.
À l'arrivée au palais, le luxe de ce dernier contraste énormément avec l'ambiance générale que semble dégager la population, mais encore une fois, ça n'était pas le souci des san youtiennes, bien sûr cette petite virée en ville avait pu donner des idées à la ministre pour les négociations à venir.
Finalement, les véritables négociations commencèrent à êtres homologués wanmiriens avait vue juste, les possibilités de conclure des accords avec la nation du Nazum sont des raisons supplémentaires qui ont poussé les San youtiens à se tourner vers la Wanmiri.
En effet, en plus d'alléger le coût conséquent que représente un croiseur, des accords bilatéraux peuvent évidemment s'avérer positifs pour les deux parties.
Clara pris ensuite la parole suite à Eddonna :
” Il est vrai que nous avons déjà plusieurs propositions à vous faire dans le but que cette négociation se révèle bénéfique pour nous deux.
Pour commencer, il se trouve que de nombreuses grandes compagnies du San Youté entretiennent des relations privilégiées avec le gouvernement, parmi elles, HQ Corps ]la HQ Corps[/url], la plus grosse entreprise de construction et du BTP au San Youté.
Vous devriez voir où je veux en venir mais il ne m'a pas échappé lors de notre voyage en voiture que votre pays est en pleine reconstruction et que notre gouvernement pourrait inciter la HQ Corps à venir pratiquer ces activités en Wanmiri, ce qui participerait et offrirait un plus supplémentaires à la reconstructions de votre pays.
Ma seconde proposition est plus d'ordre géopolitique.
Voyez-vous, récemment le San Youté est plusieurs autres nations, majoritairement du Nazum, ont participé à la création de l’OSA, une organisation de coopération défensive.
Pour intégrer cette organisation, une nation à besoin du parrainage d'une nation membre, ainsi je propose d'offrir le parrainage du San Youté à la Wanmiri, si la Wanmiri souhaite intégrer cette nouvelle organisation bien entendu.
Évidemment cette proposition n'a pas été prise à la légère, ni pour l'OSA, ni pour le San Youté et ni pour la Wanmiri mais personnellement je pense que la Wanmiri aurait réellement quelque chose à apporter à l’OSA.
J'aimerais finir avec une formalité puisque je propose une suppression totale des droits de douane entre le San Youté et la Wanmiri.
Voici nos premières propositions, de votre côté qu'en est il ?”
Posté le : 24 juin 2026 à 14:48:18
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Pour autant, il existait autant d'avantages que d'inconvénients à une adhésion à l'Organisation du Traité de Sécurité et d'Assistance Mutuelle. De fait, si le Wanmiri entretenait à ce jour de bonnes relations avec la Fédération de Yukanaslavie - à qui il avait initialement envisagé de demander le parrainage de sa candidature à l'OSA en cas de demande d'adhésion - et l'Empire du Grand Ling - membre comme le Wanmiri des Accords de Sokcho -, et maintenant jusqu'alors une cordiale indifférence vis-à-vis du Talaristan et du San Youté, les relations étaient plus compliquées avec l'Etat du Fujiwa. Alors que la République Démocratique entretenait initialement de très bonnes relations avec cet Etat du Suvanardvipa, qui était d'ailleurs à l'initiative des Accords de Sokcho, celles-ci s'étaient dégradées durant la période du Shogunat. De la même façon, quoique dans des proportions moindres, une part non négligeable des députés du Daryl voyaient d'un mauvais œil les méthodes répressives du Talaristan (qui allaient à l'encontre de la Charte de l'OSA), et étaient toujours réticents à l'idée de s'allier avec des régimes monarchiques - comme le Grand Ling ou l'Alarya.
Mais Sivagundi savait être pragmatique : à l'heure actuelle, sa sécurité passait avant toute considération d'ordre idéologique, et être membre de l'OSA serait un avantage non négligeable. D'autant qu'au vu du positionnement des membres de l'OSA, cela permettrait à Sivagundi de renforcer la sécurité de son commerce avec son allié westalien dans le Scintillant, et de se rapprocher de Stérus et des Jaguars Paltoterrans, de sorte à pouvoir les surveiller plus aisément. Aussi, lorsque les San Youtiennes émirent la proposition de parrainage du Wanmiri, Eddonna, Ethrasyl et Silakheri s'entre-regardèrent : ceci valait, à coup sûr, une réduction de bien quinze pour cent du coût du croiseur. Une opportunité pareille ne se représenterait pas ; même Silakheri, pourtant farouchement souverainiste et attaché à la liberté d'action du Wanmiri, en avait conscience : il fallait la saisir... quitte à se faire retoquer par le Daryl ensuite. Mais en l'état, si chacun d'entre eux parvenait à obtenir le soutien de son parti, la motion serait aisément adoptée.
"Mesdames, je vois que vous avez déjà bien réfléchi au sujet, et vos propositions nous semblent fort intéressantes, reprit Eddonna. L'idée d'un parrainage du Wanmiri par le San Youté en cas de demande d'adhésion à l'OSA nous intéresse particulièrement, car notre gouvernement est en pleine réflexion sur les avantages et inconvénients d'une telle adhésion. Aussi, nous souhaiterions savoir combien de temps cette offre resterait valable après la signature d'un accord, le temps que nous parvenions à un consensus sur la question au sein de nos institutions ? Soyez assurées par ailleurs que nous estimons qu'une telle offre vaut bien une réduction de quelques quinze pour cent du coût initial du croiseur, tant elle est intéressante.
Pour ce qui est des entreprises san youtiennes, comme HQ Corps, nous ne voyons pas d'inconvénient majeur à faciliter son implantation au Wanmiri, et à lui fournir des contrats dans le cadre de l'Operasi Renaisans. Toutefois, vous admettrez que cela pourrait paraître inéquitable aux entreprises wanmiriennes, qui se feraient retirer le droit de candidater sur les mêmes contrats, ou pourraient penser que nous avons eu un accord contraire au marché... alors, pour que cet accord reste bénéfique pour tous, et ne suscite pas d'inquiétudes inopinées, il nous semblerait adéquat d'y apporter quelques ajustements. Ainsi, il serait une bonne chose que toute entreprise san youtienne qui s'implanterait au Wanmiri via cet accord devienne une entreprise partenaire d'Etat. Ainsi, cela justifierait les avantages dont elle bénéficierait, et ne serait pas contraire au droit du commerce wanmirien, puisque les entreprises partenaires d'Etat disposent d'un statut particulier, aux avantages entérinés dans le droit wanmirien. Ambre, peux-tu détailler rapidement quelques caractéristiques d'un tel accord entre le gouvernement et une entreprise ? Après tout, tu as plusieurs société partenaires d'Etat.
- Effectivement, dit-elle avant de se tourner vers les San Youtiennes. Pour la faire courte : une entreprise partenaire d'Etat passe un accord avec l'Etat wanmirien, auquel elle est liée pour une durée définie dans le contrat, souvent indéterminée. Par cet accord, l'entreprise s'engage à ce que l'Etat wanmirien conserve une certaine part des actifs et actions de la société, même en cas d'émission de nouvelles actions. Il y a plusieurs seuils : 5%, 10%, 20% et enfin, 1/3. Jamais l'Etat wanmirien ne cherchera à dépasser ce seuil d'un tiers, qui est un maxima que nous ne souhaitons pas franchir, afin de laisser les sociétés respirer et se développer par elles-mêmes. Il faut bien comprendre qu'une entreprise partenaire d'Etat ne devient pas une entreprise publique : l'Etat reste minoritaire dans sa participation, et ne cherche pas à prendre le contrôle de la société : les actions qui lui sont dues sont là uniquement pour lui offrir un certain droit de regard sur les décisions de l'entreprise, afin de garantir sa pérennité et d'éviter son effondrement entre de mauvaises mains. Bien évidemment, les avantages indus dépendent du taux d'engagement de l'Etat wanmirien dans la société : plus il disposera d'une part significative de la société, et plus les avantages seront grands ; ou plutôt, plus une société souhaite obtenir des avantages importants, et plus l'Etat disposera d'un droit de regard important, ce qui est logique, car l'Etat cherche à sécuriser ses partenariats et investissements. Ces avantages, quels sont-ils, me direz-vous ? D'abord, il y a une réduction d'impôts pour les sociétés partenaires : pour elles, les impôts, taxes, droits de douanes vers n'importe quel autre pays et autres cotisations sont réduites proportionnellement à la place qu'occupe l'Etat dans l'entreprise. Par ailleurs, les entreprises partenaires sont prioritaires lors des appels d'offres organisés par le gouvernement. C'est à ça que pensait Eddonna lorsqu'elle disait que le partenariat rentrerait dans le cadre des lois wanmiriennes. Et puis, ces sociétés sont également celles pour lesquelles le Wanmiri cherche à obtenir le plus d'avantages lors de leurs implantations à l'étranger - par exemple, ma société la Compagnie maritime Alienov-Tellary a été invitée à assurer la co-gestion des concessions wanmiriennes en Azur et en Westalia - ou encore lors de son développement au pays, par exemple en faisant pression sur les autorités locales pour favoriser certaines entreprises ou faciliter le processus bureaucratique lors de leurs travaux... autant d'éléments qui rendent ce statut particulièrement intéressant, et permettraient donc l'implantation des sociétés san youtaises de façon facilitée, sans pour autant les mettre en porte-à-faux vis-à-vis du droit wanmirien.
- Ainsi, il nous semble que, si les sociétés san youtaises acceptaient de devenir des partenaires d'Etat, nous pourrions faciliter leur implantation au Wanmiri, reprit Eddonna, et vous accorder pour votre part une réduction substantielle de quelques dix pour cent sur le coût de ce croiseur. Pour ce qui est de la suppression des droits de douanes, nous y sommes également favorables : cela facilitera le commerce entre nos nations, et permettra le développement des échanges entre nos nations. Nous serions prêts à vous accorder une réduction de cinq pour cent pour cela, portant le total de la réduction à trente pour cent du coût initial.
- Par ailleurs, continua Ethrasyl, nous avons nous-mêmes des propositions à vous faire. La première serait une forme de réciprocité vis-à-vis de l'implantation des sociétés san youtaises au Wanmiri : faciliter celle des entreprises wanmiriennes au San Youté. Étant donné que nous allons vers une forme de coopération économique approfondie, il nous semble approprié de faciliter ce genre de mesures dans les deux sens. Il n'existe toutefois pas de système équivalent à celui des entreprises partenaires d'Etat au San Youté, aussi on pourrait imaginer cette facilitation plus limitée, par exemple, restreinte aux sujets bureaucratiques, où les sociétés wanmiriennes auraient accès à des procédures simplifiées. Cela pourrait s'accompagner d'une réduction supplémentaire de cinq pour cent.
- De plus, et il s'agit là d'une offre que nous avons déjà faite à d'autres partenaires comme Westalia ou l'Azur, et qui ne s'en sont pas plaints - au contraire -, il est possible de faciliter les échanges entre nos nations par l'attribution d'une concession wanmirienne au San Youté. Cela prendrait la forme d'une bande littorale de vingt ou trente kilomètres carrés, qui seraient cédés au Wanmiri pour une durée d'un siècle, osons voir les choses en grand, qui y développerait un port de commerce moderne et performant, dédié au commerce entre nos nations, et qui serait considéré comme une zone franche. Comme dit, nous avons déjà expérimenté la chose dans d'autres nations, et cela a permis un essor phénoménal du commerce bilatéral, au profit de tous. Pour cette concession, nous serions prêts à réduire le prix du croiseur de quinze pour cent, portant le total des réductions à cinquante pour cent du coût initial, ce qui est non négligeable...
- Il est également envisageable de conclure des accords scientifiques ou culturels : échanges de technologie, projets de recherche communs, échanges universitaires, échanges d’œuvres et coopération pour la rénovation d’œuvres culturelles, etc. Nous pourrions en plus ouvrir des Maisons de la Wanya au San Youté. Il s'agit d'établissements culturels visant à faire connaître les peuples et cultures dits "de la Wanya", et à faire lumière sur les clichés qui circulent. Nous en avons déjà ouverts en Messalie, en Anaistésie ou encore en Azur, avec un grand succès. Cela permettrait également un rapprochement entre nos populations, et favoriserait, par ricochet, les échanges scientifiques, culturels et commerciaux. Ceci pourrait s'accompagner d'une réduction de dix pour cent du coût du croiseur.
- Enfin, et c'est là notre dernière proposition, qui pourrait se confondre avec une adhésion à l'OSA, termina Silakheri, mais que nous préférons conclure via un accord bilatéral, qui est toujours plus simple d'activation et reflète mieux l'engagement mutuel, nous pensions à une coopération des services de renseignement wanmiriens et san youtais, que ce soit pour des missions à l'étranger ou la défense des intérêts nationaux respectifs. Cela permettrait à nos nations de vivre plus sereinement, en sachant qu'elles peuvent compter sur un allié en cas d'offensive extérieure. Afin de garantir la pleine efficacité d'une telle mesure, il apparaît que - si vous acceptiez cette motion - nos pays respectifs se devraient de se doter, dans les trois années suivant l'adoption du traité, de capacités d'action importantes, tant l'un chez l'autre, de façon croisée, que dans l'absolu. Cela se traduirait par un budget alloué à ce genre de secteurs d'au moins dix milliards de dollars (note HRP : soit 10 usines culturelles), et par une coopération des relais d'influence de nos services de renseignements respectifs (note HRP : une réserve d'influence l'un chez l'autre de trente mille points). Une telle mesure vaudrait une réduction de dix pour cent du coût du croiseur, portant le total des réductions, si vous les acceptez toutes, à soixante-dix pour cent du coût initial, faisant passer le coût du croiseur de cent-douze-mille-cinq-cents (112 500) unités monétaires internationales à seulement trente-trois-mille-sept-cent-cinquantes (33 750) unités monétaires internationales pour votre gouvernement. Que dites vous de ces propositions ? termina-t-il tandis qu'Eddonna leur glissait une ébauche des propositions, qui résumait ce qui venait de se dire.
- Parrainage de la candidature du Wanmiri à l'OSA par le San Youté : -15% ;
- Facilitation de l'implantation des sociétés san youtaises au Wanmiri en échange de leur ouverture au statut de "société partenaire d’État" : -10% ;
- Suppression des droits de douanes respectifs : -5% ;
- Réciprocité de la facilitation d'implantation des sociétés wanmiriennes au San Youté : -5% ;
- Ouverture d'une concession wanmirienne au San Youté, dédiée au commerce bilatéral : -15% ;
- Accords culturels et scientifiques, et ouverture de Maisons de la Wanya au San Youté : -10% ;
- Coopération des services de renseignement : -10%.
Pour un total maximal de -70%, soit une réduction de 78 750 unités monétaires internationales.
Posté le : 01 jui. 2026 à 14:26:00
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Je n'ai rien à redire là dessus, les entreprises seront sans doutes très intéressés d'un partenariat de ce genre, si je vous en reparle c'est pour définir dans quels mesures l’État wanmiriens conserverait une certaine part des actifs et actions, nous pensons que le seuil de 10% est parfait.
Si vous n'avez rien à redire là-dessus nous rapporterons ce contrat aux entreprises concernées qui pourront entamer le processus pour une implantation en Wanmiri.”
Clara Mendizabal marque une pause puis reprend.
Cependant, ces entreprises peuvent signer des contrats avec l'Etat pour bénéficier d'avantages, d'abord avec des facilités administratives mais aussi des facilités pour l'accès à la main d'œuvre et des, légers, avantages fiscaux.
C'est de cette manière que le San Youté exprime sa réciprocité envers les entreprises de Wanmiri.
La Ministre sort alors une carte de son porte documents, une carte du San Youté et un stylo.
Elle la place sur la table et entoure trois zones.

On en retrouve deux aux nords, la première dispose d’un avantages certains, celui d'être proche de Maracaillbosse, le cœur économique du San Youté et des activités transfrontalières avec les CUPO, activités en pleine croissance.
Installer une concession ici sera un réel plus pour les transactions économiques.
Le second lieu se situe près de la pointe nord du San Youté.
Cette zone est relativement proche du port de Nuevasse, un des plus grands ports du San Youté et la zone est donc pleinement apte à accueillir des infrastructures portuaires wanms.
La dernière zone, qui est celle que je vous recommande le plus personnellement, est située sur le début de la péninsule sud du San Youté, à l'entrée du détroit d’Aramburu.
Elle offre deux avantages non négligeable : d'abord elle offre une liaison directe avec la Wanmiri sans besoins de contourner le Paltoterra, enduite elle situerait proche de plusieurs ports militaires, cela permettrait à la marine du San Youté d'intervenir dans la zone si les navires commerciaux sont en proie à des complications.
Je me montre extrêmement favorable à ces propositions et je me permets de proposer réciproquement d'implanter une institution de la Fondation BelArte en Wanmiri.”
Clara Mendizabal sort à nouveau un document et le passe à son homologue wanmirienne
Ce document est une rapide présentation de la Fondation BelArte.
Elle laisse son interlocuteur le lire puis reprend la parole :
[indent=5%]”Bien maintenant que
Elsa Moreira prend la parole :
Elle se tait puis invite les wanmiriens à reprendre la parole.