25/02/2020
16:37:24
Index du forum Continents Nazum Dyl'Milath [Encyclopédie] Archives Nationale du Dyl'Milath

Les Agglomérations Milathiennes

323
On distingue usuellement cinq grandes villes milathiennes : Dylamin, la capitale et la ville la plus peuplé du pays, Evan, la deuxième ville la plus peuplé, Zoonou, ville la plus pauvre, Bylart, ville la plus attractive pour le tourisme, et Vanny, le poumon économique et industriel du pays. Nous allons explorer séparément les différentes villes, et déterminer leurs caractéristiques.
571
Chapitre 1 : Dylamin


Dylamin est la capitale politique et démographique du Dyl’Milath. Elle est, par ses différentes premières places parmi les villes milathiennes, la plus importante. Elle rassemble également les institutions économiques et culturelles d'État, ce qui la rend importante dans ces domaines, même si elle n’est pas première.
La ville, de 8 millions d’habitants, bénéficie d’une étude rigoureuse en termes d’urbanisation et d’aménagement urbain. Les règles d'urbanisme sont très strictes, et de fait la quasi-totalité des bâtiments résidentiels de la ville se ressemblent. Cependant, loin d’être une ville sans âme, la ville est vivante, et il y fait très bon vivre.
4221
L’histoire de Dylamin : L’histoire de dylamin est plutôt complexe. Capitale de nombre des régimes qui ont gouverné le Dyl’Milath, la ville fut également le théâtre de la quasi-totalité des révolutions, réussies ou non, contre les différents gouvernements du pays. Avant la colonisation, la ville, capitale de la province Ushong du Dyl’Milath, connaît une croissance élevée, grâce aux relations économiques avec le reste de l’empire. C’est d'ailleurs la seule ville qui en bénéficie, les autres n’étant pas reliées aux échanges à cause de l’état de guerre permanent de la région. Ainsi, durant cette période, Dylamin est vu par les quelques milathiens désireux de retrouver un semblant de paix comme le seul espoir possible. Cependant, lors de l’arrivée des colons en 1669, la ville, symbole de l'attachement pour l’empire Xin et pour la liberté, est attaquée et subit plusieurs mises à sac, ce qui force les habitants à la reconstruire. De plus, la ville perd son importance politique pour un temps car le gouvernement colonial installe le gouvernement à Bylart. Pendant la colonisation, Dylamin devient une ville pauvre, où s’installent les nombreuses victimes autochtones de la politique coloniale d’expropriation forcée. De plus, les idéalistes n’ayant pas oublié la réputation de la ville comme cœur des idées politiques républicaines, le centre ville devient le berceau de la contestation anti-coloniale, ce qui favorise l’arrivée des victimes du gouvernement, qui cherchent à se rallier à l’opposition. Cependant, cette position est loin d’être avantageuse, car elle attire les foudres du gouvernement, qui y multiplie les opérations militaires de maintien de l’ordre, et les destructions de bâtiments reliés hypothétiquement à la contestation politique. Ainsi, la ville perd le développement que lui avaient conféré les échanges avec l’empire Xin, d’autant plus que ces échanges avaient rendu la ville dépendante du climat économique. De fait, quand les frontières sont définitivement fermées, en 1676, la ville s’enfonce encore plus dans la pauvreté et la misère. Cependant, en 1753, la ville joue un rôle crucial dans la planification et la mise en place, par les insurgés, de la rébellion contre les colons, et subit pour cela un blocus extrêmement violent, qui finit par un énième sac de la ville détruisant par les flammes la quasi-totalité des bâtiments récents. A la fin de la guerre civile, la ville est en ruine, mais est reconstruite rapidement par un très grand nombre de paysans qui sont venus des campagnes pour se battre, et qui participent aux travaux de mise en place de la nouvelle république. Bien que celle-ci n’ai durée que 23 ans, elle fut suffisante pour renforcer considérablement la posture économique et politique de Dylamin, par une politique de reconstruction rapide et peu cher. La ville bénéficie dans le même temps d’une réouverture partielle des frontières qui permettent des échanges avec l’empire Xin. Cependant, ce répit est de courte durée, et prend fin avec le coup d'État de la famille Damar. Sous le régime tyrannique, Dylamin, redevenue centre politique du pays, devient aussi le centre, et le symbole, de l’oppression, car c’est dans la ville qu’est construite la prison centrale de la République de Dylim, c’est là que le pouvoir se montre et faire régner la terreur, et c’est là qu’on lieu les exécutions publiques. De fait, Dylamin, symbole de liberté, devient symbole d’oppression, et sombre à nouveau dans la misère. Cette misère est accrue, au fur et à mesure du déclin de l’agriculture, par l’exode rural massif des agriculteurs désoeuvrés et sans le sou, qui se rappellent du passé glorieux de la cité, sans voir que ce passé est révolu. La situation devient de plus en plus intenable avec les nombreuses famines et l’affaiblissement du pouvoir, si bien que la ville sombre, au début du XXè siècle, dans un chaos des plus totales, et la population commence à significativement baisser à cause des fuites de populations vers les autres villes, plus calmes. Ce n’est que lors de la révolution que la ville regagne de l’importance, en abritant les révolutionnaires, et en constituant leur base principale durant la guerre civile, et les opérations de pacifications du pays pendant la période d’anarchie que connaît le Dyl’Milath entre 1980 et 1985. Après cela, la ville, capitale politique et démographique des deux républiques du pays, connaît un grand essor économique, par l'arrivée de nombreux travailleurs, la politique de grands travaux adoptée par le pays et la municipalité, et le développement économique du pays. Cependant, bien que fulgurant, le développement économique de Dylamin est surpassé par Vanny, en 1991, lors de la fondation du port commercial de la ville. Pendant cette période, la politique des grands travaux, dits travaux capitaux, apporte l’uniformisation des batiments résidentiels et commerciaux, et la construction de nombreuses infrastructures, tels que les trois hôpitaux, l’aéroport, la gare ferroviaire moderne, l’université, le métro, et tant d’autres choses.
2495
Dylamin aujourd’hui : Aujourd’hui, Dylamin est une ville prospère, et très vivante, car sa population est très jeune (on compte 63% de la population entre 18 et 25 ans). En tant que capitale politique, elle bénéficie des apports culturels de la diplomatie milathienne, et est réputée pour cela. Cependant, la ville est très peu ouverte au tourisme, car personne ne considère cette activité comme une priorité. De plus, étant donné le peu d’industries dans la ville, le coût de la vie y est élevé.
Explorons maintenant les bâtiments typiques de Dylamin.
Selon les règles d’urbanismes, la ville en elle-même est définie par la zone où s’étendent les Koifa (prononcer Koïfah), les immeubles standards. Ces Koifa sont des immeubles de six étages, disposant de balcons sur tous les appartements, avec un toit rond en zinc et des commerces sur la rue en contrebas. Ils mesurent une hauteur réglementée, mais cependant variable car elle est proportionnelle à la largeur de la rue, entre 15 et 20 mètres, et fond généralement entre 17 et 21 mètres de large, ce qui permet d'accueillir dans la largeur jusqu’à trois appartements dans un même axe et un même bâtiment. Grâce à leur grande largeur, les Koifa accueillent souvent deux axes par étage, ce qui fait qu’on compte approximativement 36 appartements par immeuble. Cependant, tous les appartements ne sont pas occupés par des habitants. Au rez-de chaussé, sur la rue, on trouve quasiment systématiquement des magasins de proximité : supérette, magasin d'artisanat, débits de boisson, etc. Ces magasins empiètent bien souvent sur l’appartement de l’axe côté jardin. Aux autres étages, on trouve des appartements, bien divisés, mais ceux ci peuvent être utilisés pour différents usages : l’habitation, bien entendu, mais également les bureaux, qui compte généralement cinq à six employés par lieu de travail, ou, moyennant un aménagement particulier, classe d’enseignement, classe de musique, jardin d’enfant, atelier, magasin de tout type (sauf les débits de boisson), restaurant (souvent au sixième étage, ce qui leur permet de profiter de toits terrasses, etc… Cette diversité dans les usages des appartements fait que seul une vingtaine d'appartements par immeuble sont habités tout le temps. Cependant, cela multiplie également le nombre de personnes se rendant dans chaque immeuble, ce qui fait que la vie est beaucoup plus animée. Les habitants des immeubles sont souvent très soudés entre eux. A l’arrière des Koifa, se trouvent souvent, quand la place est disponible, des jardins partagés entre les différents immeubles des pâtés de maison, ce qui permet aux habitants de se déplacer d’immeuble en immeuble sans passer par la rue. Ces minis parcs accueillent arbres, activités et équipements sportifs, jeux d’enfants, et sont un lieu de loisir apprécié par nombre de Dylaminois. Le grand nombre de ces jardins partagés a fait diminuer grandement le besoin de grands espaces verts, et on remarque seulement trois grands parcs dans Dylamin.
3876
La ville a été complètement refaite depuis le début des années 2000 grâce à un plan d’urbanisme extrêmement rigide, qui ne permet que la construction des Koifa et de certains, et très rares, bâtiments autres. La ville a une forme de disque avec cinq artères périphériques qui en font le tour, coupant la ville en cinq cercles concentriques, appelés zones 1, 2, 3, 4 et 5. Chaque zone a sa spécificité. La zone 1, au centre, n'accueille que très peu d’habitations, et quasiment aucun Koifa, car c’est le centre économique, financier, politique et culturel de la ville, et également du Dyl’Milath tout entier. On y trouve la plupart des institutions politiques du pays, comme le Palais des Consuls, le Palais des Ambassadeurs, le Parlement et la plupart des ministères. Comme dans les autres grandes villes, le centre-ville abrite également la citadelle de la ville, qui elle-même abrite le ministère de la défense. Ce centre ville est aussi, en qualité de centre économique et financier du Dyl’Milath le lieu où on trouve la bourse de Dylamin, qui accueil le marché financier du pays, et la place Huangshi, où l’on trouve la plupart des sièges des grandes entreprises milathiennes, et un très grand nombre de commerces importants.
Dans les autres zones, on trouve principalement des zones résidentielles, composées principalement de Koifa harmonieusement placés dans des rues pas trop larges, mais pas trop petites non plus. Dans la zone deux, une partie non négligeable de ces Koifas sont décorés et disposent d’ajouts luxueux, tel que des piscines, des terrasses sur le toit ou des restaurants connus en haut de l’immeuble, mais ces avantages se retrouvent de moins en moins au fur et à mesure que l’on s’éloigne du centre de la ville. Dans la zone 5, le plan d’urbanisme est bien moins stricte que dans les autres zones, ce qui a permi la création de plusieurs quartiers de basse densité et HLM. Les quartiers de HLM regroupent les habitants les plus pauvres de la ville, mais l’aide de la municipalité leur garantit des conditions de vie tout à fait standard et satisfaisantes, et c’est également dans ces quartiers que vivent la majorité des fonctionnaires payés par l’Etat. Comme ces fonctionnaires ont besoin de se retrouver dans le centre-ville très vite, les quartiers, et principalement le plus connu et le plus peuplé d’entre eux, le quartier de Hongdae, sont très bien reliés au réseau de transport urbain et interurbain. A contrario, les quartiers de basse densité rassemblent les cadres et les hommes d'affaires les plus riches du pays, qui ne sont pas satisfaits du niveau de vie, pourtant très élevé du centre ville. La tradition est d’édifier ici sa maison selon la technique de construction en bois traditionnelle du Kigumi, par dessus un éventuel propriétaire précédent. Le paroxysme de cette tradition prend place dans sur la colline de Dokseodang, où sont concentrées les 50 familles les plus riches du pays. Cette colline, gérée conjointement par les occupants comme une copropriété, agit comme un club fermé, ce qui lui a valu de très nombreuses critique de la part des opinions anti capitalistes, pour son modèle de club très fermé interdit à l’ascension sociale, ce qui lui vaut une très mauvaise réputation de la part des autres habitants de Dylamin, et en particulier ceux des quartiers populaires et ceux qui se sont vu refuser un emménagement dans le lieu.

Le réseau de transport urbain se base principalement sur les cinq périphériques, appelés “horizontals”, et quatres avenues traversant la ville de part en part, appelés “verticales”. Chaque avenue comporte, contrairement aux autres rues de la ville, trois voies de circulation de chaque côté, ainsi pour les horizontales d’un tramway, et pour les verticales d’un métro souterrain. Les Horizontales sont nommées d’après la zone qu’ils entourent, donc 1, 2, 3, 4 et 5, et les verticales, nommées d’après leur orientation géographique : la A, Nord / Sud, la B, Nord-Est / Sud-Ouest, la C, Est / Ouest, et la D, Sud-Est / Nord Ouest. En plus des métros souterrains, la verticale A et la verticale C côté Est accueillent les lignes de chemin de fer qui mènent à la gare centrale de Dylamin. La A côté Sud bénéficie également de l’aéroport de Dylamin, qui en est le point de fin, et qui permet à l’avenue d’être mise à l’honneur lors des visites diplomatiques. La Gare centrale de Dylamin supporte le trafic ferroviaire en provenance de tout le pays, avec ses 15 voies et ses 600 000 voyageurs quotidiens.

L'activité culturelle est très importante à Dylamin, qui en qualité de ville à fort passé historique possède de nombreux musées sur l’histoire du pays, mais aussi des musées d’art parmi les plus prisés du pays.
Haut de page