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Les Agglomérations Milathiennes

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On distingue usuellement cinq grandes villes milathiennes : Dylamin, la capitale et la ville la plus peuplé du pays, Evan, la deuxième ville la plus peuplé, Zoonou, ville la plus pauvre, Bylart, ville la plus attractive pour le tourisme, et Vanny, le poumon économique et industriel du pays. Nous allons explorer séparément les différentes villes, et déterminer leurs caractéristiques.
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Chapitre 1 : Dylamin


Dylamin est la capitale politique et démographique du Dyl’Milath. Elle est, par ses différentes premières places parmi les villes milathiennes, la plus importante. Elle rassemble également les institutions économiques et culturelles d'État, ce qui la rend importante dans ces domaines, même si elle n’est pas première.
La ville, de 8 millions d’habitants, bénéficie d’une étude rigoureuse en termes d’urbanisation et d’aménagement urbain. Les règles d'urbanisme sont très strictes, et de fait la quasi-totalité des bâtiments résidentiels de la ville se ressemblent. Cependant, loin d’être une ville sans âme, la ville est vivante, et il y fait très bon vivre.
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L’histoire de Dylamin : L’histoire de dylamin est plutôt complexe. Capitale de nombre des régimes qui ont gouverné le Dyl’Milath, la ville fut également le théâtre de la quasi-totalité des révolutions, réussies ou non, contre les différents gouvernements du pays. Avant la colonisation, la ville, capitale de la province Ushong du Dyl’Milath, connaît une croissance élevée, grâce aux relations économiques avec le reste de l’empire. C’est d'ailleurs la seule ville qui en bénéficie, les autres n’étant pas reliées aux échanges à cause de l’état de guerre permanent de la région. Ainsi, durant cette période, Dylamin est vu par les quelques milathiens désireux de retrouver un semblant de paix comme le seul espoir possible. Cependant, lors de l’arrivée des colons en 1669, la ville, symbole de l'attachement pour l’empire Xin et pour la liberté, est attaquée et subit plusieurs mises à sac, ce qui force les habitants à la reconstruire. De plus, la ville perd son importance politique pour un temps car le gouvernement colonial installe le gouvernement à Bylart. Pendant la colonisation, Dylamin devient une ville pauvre, où s’installent les nombreuses victimes autochtones de la politique coloniale d’expropriation forcée. De plus, les idéalistes n’ayant pas oublié la réputation de la ville comme cœur des idées politiques républicaines, le centre ville devient le berceau de la contestation anti-coloniale, ce qui favorise l’arrivée des victimes du gouvernement, qui cherchent à se rallier à l’opposition. Cependant, cette position est loin d’être avantageuse, car elle attire les foudres du gouvernement, qui y multiplie les opérations militaires de maintien de l’ordre, et les destructions de bâtiments reliés hypothétiquement à la contestation politique. Ainsi, la ville perd le développement que lui avaient conféré les échanges avec l’empire Xin, d’autant plus que ces échanges avaient rendu la ville dépendante du climat économique. De fait, quand les frontières sont définitivement fermées, en 1676, la ville s’enfonce encore plus dans la pauvreté et la misère. Cependant, en 1753, la ville joue un rôle crucial dans la planification et la mise en place, par les insurgés, de la rébellion contre les colons, et subit pour cela un blocus extrêmement violent, qui finit par un énième sac de la ville détruisant par les flammes la quasi-totalité des bâtiments récents. A la fin de la guerre civile, la ville est en ruine, mais est reconstruite rapidement par un très grand nombre de paysans qui sont venus des campagnes pour se battre, et qui participent aux travaux de mise en place de la nouvelle république. Bien que celle-ci n’ai durée que 23 ans, elle fut suffisante pour renforcer considérablement la posture économique et politique de Dylamin, par une politique de reconstruction rapide et peu cher. La ville bénéficie dans le même temps d’une réouverture partielle des frontières qui permettent des échanges avec l’empire Xin. Cependant, ce répit est de courte durée, et prend fin avec le coup d'État de la famille Damar. Sous le régime tyrannique, Dylamin, redevenue centre politique du pays, devient aussi le centre, et le symbole, de l’oppression, car c’est dans la ville qu’est construite la prison centrale de la République de Dylim, c’est là que le pouvoir se montre et faire régner la terreur, et c’est là qu’on lieu les exécutions publiques. De fait, Dylamin, symbole de liberté, devient symbole d’oppression, et sombre à nouveau dans la misère. Cette misère est accrue, au fur et à mesure du déclin de l’agriculture, par l’exode rural massif des agriculteurs désoeuvrés et sans le sou, qui se rappellent du passé glorieux de la cité, sans voir que ce passé est révolu. La situation devient de plus en plus intenable avec les nombreuses famines et l’affaiblissement du pouvoir, si bien que la ville sombre, au début du XXè siècle, dans un chaos des plus totales, et la population commence à significativement baisser à cause des fuites de populations vers les autres villes, plus calmes. Ce n’est que lors de la révolution que la ville regagne de l’importance, en abritant les révolutionnaires, et en constituant leur base principale durant la guerre civile, et les opérations de pacifications du pays pendant la période d’anarchie que connaît le Dyl’Milath entre 1980 et 1985. Après cela, la ville, capitale politique et démographique des deux républiques du pays, connaît un grand essor économique, par l'arrivée de nombreux travailleurs, la politique de grands travaux adoptée par le pays et la municipalité, et le développement économique du pays. Cependant, bien que fulgurant, le développement économique de Dylamin est surpassé par Vanny, en 1991, lors de la fondation du port commercial de la ville. Pendant cette période, la politique des grands travaux, dits travaux capitaux, apporte l’uniformisation des batiments résidentiels et commerciaux, et la construction de nombreuses infrastructures, tels que les trois hôpitaux, l’aéroport, la gare ferroviaire moderne, l’université, le métro, et tant d’autres choses.
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Dylamin aujourd’hui : Aujourd’hui, Dylamin est une ville prospère, et très vivante, car sa population est très jeune (on compte 63% de la population entre 18 et 25 ans). En tant que capitale politique, elle bénéficie des apports culturels de la diplomatie milathienne, et est réputée pour cela. Cependant, la ville est très peu ouverte au tourisme, car personne ne considère cette activité comme une priorité. De plus, étant donné le peu d’industries dans la ville, le coût de la vie y est élevé.
Explorons maintenant les bâtiments typiques de Dylamin.
Selon les règles d’urbanismes, la ville en elle-même est définie par la zone où s’étendent les Koifa (prononcer Koïfah), les immeubles standards. Ces Koifa sont des immeubles de six étages, disposant de balcons sur tous les appartements, avec un toit rond en zinc et des commerces sur la rue en contrebas. Ils mesurent une hauteur réglementée, mais cependant variable car elle est proportionnelle à la largeur de la rue, entre 15 et 20 mètres, et fond généralement entre 17 et 21 mètres de large, ce qui permet d'accueillir dans la largeur jusqu’à trois appartements dans un même axe et un même bâtiment. Grâce à leur grande largeur, les Koifa accueillent souvent deux axes par étage, ce qui fait qu’on compte approximativement 36 appartements par immeuble. Cependant, tous les appartements ne sont pas occupés par des habitants. Au rez-de chaussé, sur la rue, on trouve quasiment systématiquement des magasins de proximité : supérette, magasin d'artisanat, débits de boisson, etc. Ces magasins empiètent bien souvent sur l’appartement de l’axe côté jardin. Aux autres étages, on trouve des appartements, bien divisés, mais ceux ci peuvent être utilisés pour différents usages : l’habitation, bien entendu, mais également les bureaux, qui compte généralement cinq à six employés par lieu de travail, ou, moyennant un aménagement particulier, classe d’enseignement, classe de musique, jardin d’enfant, atelier, magasin de tout type (sauf les débits de boisson), restaurant (souvent au sixième étage, ce qui leur permet de profiter de toits terrasses, etc… Cette diversité dans les usages des appartements fait que seul une vingtaine d'appartements par immeuble sont habités tout le temps. Cependant, cela multiplie également le nombre de personnes se rendant dans chaque immeuble, ce qui fait que la vie est beaucoup plus animée. Les habitants des immeubles sont souvent très soudés entre eux. A l’arrière des Koifa, se trouvent souvent, quand la place est disponible, des jardins partagés entre les différents immeubles des pâtés de maison, ce qui permet aux habitants de se déplacer d’immeuble en immeuble sans passer par la rue. Ces minis parcs accueillent arbres, activités et équipements sportifs, jeux d’enfants, et sont un lieu de loisir apprécié par nombre de Dylaminois. Le grand nombre de ces jardins partagés a fait diminuer grandement le besoin de grands espaces verts, et on remarque seulement trois grands parcs dans Dylamin.
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