13/10/2019
17:22:00
Index du forum Scène Internationale Diplomatie internationale Archives des Rencontres Internationales Rencontres achevées

[à archiver] Karty-Dyl'Milath, le dernier jeu

3792

10 mai 2019, délégation Nazumie, délégation Milathienne, nos soldats vous saluent !

AlinéaTel était le mot d'ordre. Lorsque la délégation en provenance de la République du Dyl'Milath arrivait à l'aéroport international de Volkingrad, c'était un accueil martial qui l'attendait. Un comme les Kartiens n'avaient jamais réalisé, tout était entamé pour inspirer la peur, l'ordre et la force. Des soldats de la Kaldrika, l'armée de la capitale, par centaines. Tous étaient drapés du même vêtement, un qui s'apparentait à celui de forces spéciales de police. Et pour cause, l'armée de Volkingrad assure, au delà du bon fonctionnement constitutionnel pour la séparation du pouvoir militaire, la sécurité policière de la province. Une sorte d'organe hybride entre l'armée et la police, dont chaque soldat était équipé d'un appareillage noir sur l'ensemble du corps. Tous flanqués d'une fidèle Jadwiga, des hummers militaires couleur mat paradant, les Requiems fendant les cieux, et même des officiers de la Vorna dans les rangs. Dit-on même le Notaire, parmi eux. Aussi l'hymne de la Fédération fit trembler l'enceinte, d'un coup d'un seul les cuivres résonnant. Pis encore, la langue dans laquelle il était prononcé: Une adaptation en Dylatimérin. Chaque soldat faisait partie d'un rang. Présentant les armes, tous frappèrent du poing droit la combinaison qui recouvrait leur buste en annonçant la parole militaire:

«Ura !»

Soldats de la Kaldrika
Cela faisait un moment que l'armée Kartienne ne s'était pas montrée sous son vrai jour. Des hommes féroces mais fidèles à la patrie mère. Quoiqu'il aurait pu en être, la délégation fut amenée au sein d'un complexe militaire: Prévenir toute intervention Loduarienne, mais aussi et surtout conserver le cadre et le tempo imposés. La Gouverneure Orlovski se leva lorsque les ressortissants Milathiens lui parvinrent, d'un mine des plus froides et sérieuses. Elle invita, d'un geste de son bras, à prendre place. Elle fut la première à parler.

«
Excellences Nazumies.

Le peuple Kartien s'est exprimé, il est de mon devoir de faire porter sa voix. Cette volonté populaire indique la révision des Accords de Karménie, si ce n'est leur démembrement plein et total. Cette liberté d'actions entre ces deux extrêmes, Excellences, relève de la juridiction de la Présidence Fédérale. C'est avant tout la raison de votre présence en ces lieux, la présente discussion définira la simple révision, ou bien la mise au bûcher de ces accords. Je ne puis être plus claire ni concise que le texte du 'Cas Milath'...
Dit-elle en présentant un document à ses interlocuteurs, traduit en Milathien. Sans même prendre l'once d'un maigre apaisement dans son dialogue, Angèle reprit. Ces Accords ne sont plus au goût du jour, ils relèvent d'une asymétrie structurelle en votre faveur. Pour autant, le Dyl'Milath s'est estimé adroit de contourner ceux-ci, alors qu'ils le lui étaient dores et déjà bien bénéfiques. J'en fais référence à cet effet cliquet dont vous avez fait preuve vis-à-vis du contournement de votre fidélisation à l'Ordre: Le Dyl'Milath a témoigné son envie de s'écarter de notre giron. Pour autant, notre sollicitude fut encore demandée, par le fait que nous aurions dû, selon vous, nous adapter à cette commande à une puissance étrangère tierce en acceptant diverses concessions. Aussi la République Fédérale ne pourra-t-elle guère soutenir votre cause éternellement: D'abord le Ninchi, puis la mise à dos de l'ensemble des pays de votre continent, et enfin la pression des Velsniens suite à votre ratification sur la Résolution d'Hernani-Centre. Vos raisons sont peut-être nobles, Excellences, mais ce n'est pas le sujet. Elles ont directement omis la réalité des rapports de force: Vous ne pouviez aucunement assurer la défense de ces positions, et ce n'est guère point plus notre rôle. Angèle marqua une pause, comme pour laisser le temps de la digestion...

Mais Volkingrad vous laisse une porte de sortie. Vous revendiquez votre souveraineté ? Saisissez la. Cette décision indiquera la fin de votre fidélisation à l'Ordre Oruzhiya, ses avantages échéants: Ce ne sera guère une concession, dans la mesure où votre pays s'était réjoui de s'armer chez d'autres puissances. Et enfin, Excellences, la République Fédérale Kartienne ne sera plus tenue d'assumer votre défense. A cet ensemble, vous répondrez sans doute qu'il s'agit d'une rupture totale et non d'une révision ? Effectivement. N'omettons nonobstant pas cette possibilité: De nouveaux accords peuvent émerger. Le silence sembla se calfeutrer...»
5068
Dans l’avion, Drano Enagi était d’une humeur massacrante, sachant par avance que les kartiens avaient pour seul objectif, selon l’expression consacré, de le “jeter sous le bus”. Ainsi, par un pur hasard, les propos de Zhao Qian sur les Accords de Karménie avaient été réalisés de la plus parfaite manière. A croire que le Capitole s’en était inspiré. Il repensa à une image parodique envoyée la veille par l’un de ses collègues au Bureau des Affaires Etrangères, au courant de l’affaire.
La parodie en question
Mem fait par moi
Il était bien regrettable de devoir cesser ces accords, et les kartiens se révelaient fourbes de ne pas lui communiquer les raisons de cette brusque décision. Le Conseil Suprême ne lui avait pas laissé de consigne formelle, mais plutôt un plan de bataille : s’il s'avérait que le motif du rejet des Accords de Karménie était légitime, on pourrait essayer de les sauver, si c’était possible. Mais pas question en revanche de s’abaisser à quémander le maintien des accords s’il était clair que les kartiens voulaient se débarrasser d’un allié trop gênant, ce qui semblait être le cas.
Sa surprise fut grande quand il arriva à Volkingrad et découvrit les milliers de soldats rangés : manifestement une tentative d’intimidation. Ne pas laisser paraître de sa surprise, et se préparer à recevoir et analyser les raisons du “Cas Milath”, tel était les tâches immédiates de Drano Enagi, quand il fut reçu en Karty.

Madame Orlovski

Il est regrettable de voir que le peuple kartien souhaite mettre fin à l’alliance entre nos deux pays. Maintenant, je me permettrai, avant de me prononcer sur les objectifs de mon gouvernement, de discuter des arguments avancés par le “Cas Milath”.

Les arguments selon lesquels notre pays s’expose volontairement à des tensions ne peut être ignoré. Certes, et je le reconnais, nous avons agi sans prendre en compte la possibilité de l’impérialisme Velsnien, et mal nous en a pris. Dans ces conditions, il paraît effectivement peu légitime à notre pays de demander une aide militaire pour sa défense, étant donné que les menaces ont été, en tout cas selon vous, provoquées par notre gouvernement. Toutefois, je me doit de remarquer la relative viabilité de cet argument, étant donné, comme vous l’avez affirmé vous même par missive, madame Orlovski, que de toute façon, Karty, quelle que soit les circonstances, et l'origine de la menace, se refuse à défendre le Dyl’Milath, pour des raisons d’éloignement géographique. De fait, vous ne pouvez pas vous plaindre que notre politique extérieur vous force à nous défendre contre une menace que nous avons provoqué, puisque de toute façon vous ne nous défenderiez pas.


Il serait bon, pensa Enagi, que les kartiens assument de lâchement nous abandonner au moment même où leur aide nous serait utile. Il repensa aux propos de Parvati Mathai sur l’hypocrisie milathienne, et trouva qu’ils se prêtaient remarquablement bien à la situation.

Quant à la demande de dérogation de l’article 2 alinéa 1 des Accords de Karménie, elle a été demandée dans le seul but d’accélérer la mise en place d’un groupe aéronaval milathien. Sachant que votre pays n’avait pas de porte-avions à vendre immédiatement, et que la Poëtoscovie en avait un, il a été décidé d’acheter au plus vite. En effet, l'intégration d’un porte-avions dans une flotte militaire prend du temps, avec l'entraînement des équipages et des pilotes, et la modifications des appareils militaires pour répondre aux contraintes des opérations aéronavales. Cette demande, loin de l’incrémentalisme, avait simplement pour but d’accélérer la mise en place d’un porte-avions dans notre flotte.

Pareillement, la demande d’escorte d’une frégate vers les prot poëtoscoviens n’était censée servir qu'à accélérer le rapatriement de celui-ci vers le Dyl’Milath avec la plus grande escorte possible, et non d’un but d’utiliser les marins kartiens comme boucliers humains : de toute façon notre marine toute entière aurait pris part, et prendra part, à cette opération.

Pour ce qui est des accusations de ne pas nous militariser, je pense que le seul exemple du D.M.S Galipolie, qui a fait couler tant d’encre, suffit à prouver combien nous privilégions le renforcement de nos capacités de projection vis à vis d’autres postes de dépenses qui auraient mieux servis la défense nationale, dans le but précis de développer une capacité de projection de puissance considérable vers Karty si besoin.

Face à tous ces constats, la solution la plus simple, et celle que je voudrais privilégier, est celle de la fin de ces accords, qui vraisemblablement, vu les différences de points de vue entre nos deux pays, ne sont plus viables. Nous reprendrons donc, comme vous le proposez, notre souveraineté sur l’achat d’armement à l’étranger, et vous serez également libérés de l'obligation, toute relative, de défense du Dyl’Milath. Cependant, loin de vouloir couper définitivement les ponts entre le Dyl’Milat et Karty, je voudrais assurer que mon gouvernement souhaite, autant que possible, conserver le dialogue entre nos deux nations, chose qui ne peut nous être que bénéfique.
De plus, deux points nous semblent importants à souligner :
  • l’armée milathienne possède actuellement un certain nombre d’équipements kartiens. Il serait très judicieux de conserver l’alinéa 3 de l’Article II des Accords de Karménie, pour assurer la pérennisation de notre matériel militaire. En échange, nous sommes prêts à garantir que l’armée milathienne ne dévoilera pas les technologies des armements qu’elle a reçues.
  • De plus, nous estimons qu’il serait bénéfique pour nos deux nations de conserver de manière régulière des entraînements entre nos armées respectives, dans la mesure des disponibilités opérationnelles, pour pouvoir conserver un niveau d’expérience au plus haut. Dans cette optique, nous sommes prêts à ouvrir de manière permanente à l’armée kartienne l’accès au centre d’entraînement au combat dans la jungle de notre armée, qui vous permettrait d’obtenir une expertise du combat dans la jungle que vous ne pouvez pas avoir sur le sol kartien.
4541
Le dernier jeu
Le dernier jeu, auteur inconnu, Musée des Beaux Arts de Volkingrad
AlinéaDans cette partie d'échecs, le Dyl'Milath était en mauvaise posture: Il ne pouvait que l'être. Négocier avec la diplomatie de la République Fédérale lorsqu'elle ne vous estime plus, une prouesse ! A gauche le peuple Kartien, à droite la nation Milathienne et ses diplomates, et au second plan, en fond, figure angélique sur un mauvais jeu de mot: Angèle Orlovski. Contrairement à ce qui pouvait être dit, la Gouverneure comprenait la situation Milathienne, pis encore elle la déplorait. Elle pouvait la comparer aux débuts de l'Empire de Karty dans le monde de la diplomatie, jeune pays tant insouciant qu'impuissant, qui s'est vu victime des grandes nations. Un traumatisme, somme toute, qui a mué en une leçon pour les autorités Kartiennes. Au sein du monde, seule la force prévaut, dans la stricte majorité des cas. Alors Karty a appris, Karty s'est épousée de discrétion, pour ressortir grande puissance militaire incontestée. Mais une telle prise de conscience n'est guère fort systématique, que feront les Milathiens d'une telle leçon ?...

Citoyenne Angèle Orlovski
«Lorsque finesse s'impose, mieux vaut savoir oublier la force.

D'autant plus dans le cas de votre pays, Excellence Milathienne. Le Dyl'Milath ne peut œuvrer par la force, dans cette mesure où elle lui fait défaut. Vous dites nos affirmations quant à votre militarisation fallacieuses, je vous prie plus simplement de regarder la réalité telle qu'elle est. Votre puissance militaire ne vous a ni permis un succès des plus retentissants au Ninchi à la vue des conséquences, ni protégé vis-à-vis de l'impérialisme de quelques nations, et vous a encore moins préservé de l'humiliation des Velsniens: Un citoyen Milathien, pis un diplomate, qui se fait publiquement et ouvertement agressé, je dois avouer que de tels préjudices sont occurrence rare de nos jours.

Votre pays n'a pas seulement omis la puissance Velsnienne, il a oublié l'ensemble des rapports de force de son continent. D'aussi louables que puissent être vos intentions, ces rapports de force se sont institués comme maître maison. Vous affirmez que quelle qu'aurait pu être la situation, la République Fédérale ne vous aurez pas soutenu... Monsieur... Excellence... Savez-vous seulement la situation dans laquelle baigne la patrie mère ? Nous sommes en guerre contre la Loduarie ! Lorsque vous vous contentez de diverses joutes verbales qui auraient dues être évitées: Nous sommes en guerre. Nos militaires risquent leur vie, nos citoyens tout autant: A vrai dire nous n'avons que faire des situations préjudiciables Nazumies en de pareils temps. Par ailleurs, ces accords de défense ne sont applicables que si vous n'êtes guère à l'origine des tensions: Vous avez vous-même reconnu votre faute quant aux Velsniens.

Quoiqu'il puisse être dit, cette volonté relève de notre peuple: Jamais la Présidence Fédérale ne fera passé quelque élément que ce soit au dessus de ce dernier. Notre rôle n'est que de représenter les citoyens et citoyennes de la Fédération, il ne relève aucunement d'aller défendre vos intérêts. Vous qualifiez votre entreprise avec la Poëtoscovie, et ce à maintes reprises, de simple accélération. Permettez-moi de vous corriger: La République Fédérale n'a pas à se plier à vos envies intempestives. Elle attend une certaine régularité de la part de ses partenaires diplomatiques, Excellence.

Cependant, la République Fédérale Kartienne a à cœur la diplomatie, vos propositions paraissent raisonnables: A ceci près qu'elles ne prendront acte qu'une fois nos citoyens mis en accord sur le sujet, et de surcroît, que strictement la guerre en Loduarie clôturée. Finalement, Excellence Milathienne, je ne manquerais pas de mentionner le départ de nos agents de votre pays... Que pensez-vous de cette ébauche ?
»

Accords de Karménie
Accords de Karménie

Préambule: La République Fédérale Kartienne et la République du Dyl'Milath, respectivement représentées par la Citoyenne Angèle Orlovski et le Diplomate Drago Enagi, ci-après nommées les parties, s'engagent à la signature du présent texte. Cette nouvelle version des Accords de Karménie est le fruit d'une volonté commune, mettant fin au traité passé.

Article I:
Les Accords de Karménie entrent en vigueur une fois la signature ainsi que la ratification des deux parties acquises, mais aussi une fois la guerre entre la Loduarie et l'Antares officiellement clôturée.

Article II:
Les deux parties reconnaissent respectivement leur souveraineté, actent un échange d'infrastructures diplomatiques et s'engagent à préserver une cordialité qui passe notamment par le dialogue et la diplomatie.

Article III:
Considérant le grand nombre d'armements Kartiens au sein de l'armée du Dyl'Milath, l'Ordre Oruzhiya s'engage à fournir, moyennant ses prix et ceux du marché, le Dyl'Milath pour assurer la maintenance de ces équipements, notamment par des pièces de rechange.

Article IV:
La partie Milathienne s'engage sur l'honneur à ne divulguer, de quelque manière que ce soit, les technologies militaires Kartiennes, considérant l'article troisième du présent texte.

Article V:
Les deux parties effectueront des exercices militaires conjoints sur le sol Milathien. Pour la partie Milathienne, cet article relève de la prise en puissance de son armée. Pour la partie Kartienne, cet article relève du moyen de bénéficier d'un territoire au climat tropical.
106
Kartyusha-Angel a écrit :
Le dernier jeu
Le dernier jeu, auteur inconnu, Musée des Beaux Arts de Volkingrad
AlinéaDans cette partie d'échecs, le Dyl'Milath était en mauvaise posture: Il ne pouvait que l'être. Négocier avec la diplomatie de la République Fédérale lorsqu'elle ne vous estime plus, une prouesse ! A gauche le peuple Kartien, à droite la nation Milathienne et ses diplomates, et au second plan, en fond, figure angélique sur un mauvais jeu de mot: Angèle Orlovski. Contrairement à ce qui pouvait être dit, la Gouverneure comprenait la situation Milathienne, pis encore elle la déplorait. Elle pouvait la comparer aux débuts de l'Empire de Karty dans le monde de la diplomatie, jeune pays tant insouciant qu'impuissant, qui s'est vu victime des grandes nations. Un traumatisme, somme toute, qui a mué en une leçon pour les autorités Kartiennes. Au sein du monde, seule la force prévaut, dans la stricte majorité des cas. Alors Karty a appris, Karty s'est épousée de discrétion, pour ressortir grande puissance militaire incontestée. Mais une telle prise de conscience n'est guère fort systématique, que feront les Milathiens d'une telle leçon ?...

Citoyenne Angèle Orlovski
«Lorsque finesse s'impose, mieux vaut savoir oublier la force.

D'autant plus dans le cas de votre pays, Excellence Milathienne. Le Dyl'Milath ne peut œuvrer par la force, dans cette mesure où elle lui fait défaut. Vous dites nos affirmations quant à votre militarisation fallacieuses, je vous prie plus simplement de regarder la réalité telle qu'elle est. Votre puissance militaire ne vous a ni permis un succès des plus retentissants au Ninchi à la vue des conséquences, ni protégé vis-à-vis de l'impérialisme de quelques nations, et vous a encore moins préservé de l'humiliation des Velsniens: Un citoyen Milathien, pis un diplomate, qui se fait publiquement et ouvertement agressé, je dois avouer que de tels préjudices sont occurrence rare de nos jours.

Votre pays n'a pas seulement omis la puissance Velsnienne, il a oublié l'ensemble des rapports de force de son continent. D'aussi louables que puissent être vos intentions, ces rapports de force se sont institués comme maître maison. Vous affirmez que quelle qu'aurait pu être la situation, la République Fédérale ne vous aurez pas soutenu... Monsieur... Excellence... Savez-vous seulement la situation dans laquelle baigne la patrie mère ? Nous sommes en guerre contre la Loduarie ! Lorsque vous vous contentez de diverses joutes verbales qui auraient dues être évitées: Nous sommes en guerre. Nos militaires risquent leur vie, nos citoyens tout autant: A vrai dire nous n'avons que faire des situations préjudiciables Nazumies en de pareils temps. Par ailleurs, ces accords de défense ne sont applicables que si vous n'êtes guère à l'origine des tensions: Vous avez vous-même reconnu votre faute quant aux Velsniens.

Quoiqu'il puisse être dit, cette volonté relève de notre peuple: Jamais la Présidence Fédérale ne fera passé quelque élément que ce soit au dessus de ce dernier. Notre rôle n'est que de représenter les citoyens et citoyennes de la Fédération, il ne relève aucunement d'aller défendre vos intérêts. Vous qualifiez votre entreprise avec la Poëtoscovie, et ce à maintes reprises, de simple accélération. Permettez-moi de vous corriger: La République Fédérale n'a pas à se plier à vos envies intempestives. Elle attend une certaine régularité de la part de ses partenaires diplomatiques, Excellence.

Cependant, la République Fédérale Kartienne a à cœur la diplomatie, vos propositions paraissent raisonnables: A ceci près qu'elles ne prendront acte qu'une fois nos citoyens mis en accord sur le sujet, et de surcroît, que strictement la guerre en Loduarie clôturée. Finalement, Excellence Milathienne, je ne manquerais pas de mentionner le départ de nos agents de votre pays... Que pensez-vous de cette ébauche ?
»

Accords de Karménie
Accords de Karménie

Préambule: La République Fédérale Kartienne et la République du Dyl'Milath, respectivement représentées par la Citoyenne Angèle Orlovski et le Diplomate Drago Enagi, ci-après nommées les parties, s'engagent à la signature du présent texte. Cette nouvelle version des Accords de Karménie est le fruit d'une volonté commune, mettant fin au traité passé.

Article I:
Les Accords de Karménie entrent en vigueur une fois la signature ainsi que la ratification des deux parties acquises, mais aussi une fois la guerre entre la Loduarie et l'Antares officiellement clôturée.

Article II:
Les deux parties reconnaissent respectivement leur souveraineté, actent un échange d'infrastructures diplomatiques et s'engagent à préserver une cordialité qui passe notamment par le dialogue et la diplomatie.

Article III:
Considérant le grand nombre d'armements Kartiens au sein de l'armée du Dyl'Milath, l'Ordre Oruzhiya s'engage à fournir, moyennant ses prix et ceux du marché, le Dyl'Milath pour assurer la maintenance de ces équipements, notamment par des pièces de rechange.

Article IV:
La partie Milathienne s'engage sur l'honneur à ne divulguer, de quelque manière que ce soit, les technologies militaires Kartiennes, considérant l'article troisième du présent texte.

Article V:
Les deux parties effectueront des exercices militaires conjoints sur le sol Milathien. Pour la partie Milathienne, cet article relève de la prise en puissance de son armée. Pour la partie Kartienne, cet article relève du moyen de bénéficier d'un territoire au climat tropical.


La Deuxième République de Dyl'Milath, par son représentant Drano Enagi, signe la présente version des Accords de Karménie.
Haut de page