
Nota Bene : Avant toute chose il convient de mentionner que si la puissance martiale de la Sérénissime Fortuna dispose en tout points d'un système incorporant des branches officiant respectivement sur mer, terre et dans les airs, que l'on peut retrouver au sein des autres nations, il existe toutefois une particularité propre à la plus vieille république maritime du monde qui est que les deux dernières sont subordonnées à bien des égards à la première et ce jusque dans leur hiérarchie qui se voit intimement lié à l'Amirauté en elle même, pour le meilleur comme pour le pire... Cette "particularité fortunéenne" traduit l'obsession maladive de la République pour ses origines insulaires d'une part mais s'inscrit aussi dans une logique propre à ce que certains observateurs et autres experts en géopolitique de l'international aiment à nommer comme "L'Empire de la République" en référence à l'ensemble des territoires, pieds à terre, comptoirs vestigiaux et jusqu'aux divers protectorats existant encore qui composent l'actuelle république fortunéenne sur les cartes comme dans les esprits. La flotte demeure ainsi depuis des décennies la pierre angulaire de tout le système défensif comme offensif de la citée qui sombre, son moyen de projection comme de sauvegarde.
[Réservé Sommaire]
I) Hiérarchie
a) Amirauté
Veuillez noter que dû à la subordination intrinsèque des autres branches des forces armées à l'Amirauté, des curiosités peuvent être observés au sein des rangs supérieurs ce qui en somme s'inscrit dans la "particularité fortunéenne" susnommée. Les rangs qui suivent s'inscrivent dans une chaîne de commandement du plus haut vers le plus bas, exception étant du cas du tenant de la Custodie de l'Amirauté qui est est là aussi une spécificité fortunéenne s'inscrivant à l'égal du sommet de la hiérarchie mais sous certaines conditions.
Le Grand Amiral (Grande Ammiraglio) :
Si officiellement et selon la loi, le Doge est le commandant suprême des forces armées de la République, cela n'est dans les faits que très théorique et relève surtout de la symbolique à bien des égards, par essence les Doges contemporains ne sont généralement point extrêmement versé dans l'art de la tactique et de la stratégie militaire quand bien même certains disposent de connaissances toutefois généralement incomplètes. En tant que tel, il ne s'agit ainsi que de Décorum quand bien même l'aval du Doge en place est nécessaire pour bien des choses cela relève toutefois de la formalité d'usage au moment venu.
Le Grand Amiral officie ainsi comme le véritable commandant suprême "sur le terrain", métaphoriquement parlant car il est extrêmement rare de le voir de sortie en mer et généralement lorsque la chose arrive cela ne présage rien de bon. Si ce dernier est désigné par le Doge au regard de la loi, dans les faits le processus de sélection est bien plus complexe incluant des notions peu connues du grand public qui impliquent notamment les rapports de force au sein des Gens patriciennes mais aussi des compétences et plus généralement de la popularité de tel ou tel candidat au poste au sein de l'Armata. Car comme l'on peut s'en douter au delà du pouvoir concret sur le plan martial, le poste dispose d'une aura politique assez conséquente bien malgré lui et se veut ainsi être extrêmement sensible.
Ce faisant, les fonctions d'un Grand Amiral sont extrêmement vaste et impliquent les pleins pouvoirs sur la Marine mais aussi une supervision à un certains degrés des branches aériennes et terrestres. Ses prérogatives incluent entre autre pour ne citer que les plus connues les promotions quand aux Douze chaires de l'amirauté, la répartition du budget de la défense et ce jusque dans les moindres détails tel que les acquisitions ou les stratégies de production du complexe militaro-industriel. Au delà de ça, il décide aussi de manière finale de la composition du maillage défensif de la République et de la composition des grandes escadres ainsi que de la démarcation des zones d'autorités préférentielle de chaque amiral.
Il est à noter qu'un Grand Amiral est par essence élu ad vitam aeternam jusqu'à ce que soit la mort l'emporte, qu'il décide de prendre sa retraite ou de démissionner, ou bien dans certains rares cas qu'il soit limogé soit par le gouvernement en place ou bien par des procédures légales émanant du Sénat (Le cas le plus potent étant une censure et une destitution du Doge en place incluant de facto la chute de son gouvernement et donc du Grand Amiral dans la foulée bien qu'un nouveau Doge puisse renommer le même individu par la suite.). Fait intéressant, le Grand Amiral de par ses fonctions et son lien avec le gouvernement exécutif est aussi considéré de facto comme le "Ministre des forces armées" bien que le titre et le poste n'existent guère formellement sur le plan administratif. Au contraire ceci dit d'un Vice-Ministre qui dispose d'une existence formelle au sein de la bureaucratie, ce dernier généralement un Ex-militaire, représente ainsi le Grand Amiral au sein des affaires courantes du gouvernement auxquels ce dernier prend peu part en réalité ainsi que sur le plan médiatique, le Grand Amiral lui même n'apparaissant finalement que dans le cadre de situations précises ou bien de crises graves.
Grand Amiral actuel : Amadeo Dandello [Incapable d'accomplir ses fonctions car dans le Coma], délégation de ses fonctions à un Custodes.
Le cas exceptionnel du tenant de la Custodie de l'Amirauté :
La nécessité de mise en place d'une Custodie de l'Amirauté est quelque chose de très spécifique que l'on voit très rarement, et qui n'a eut lieu que de manière limitée au cours de la très longue histoire de Fortuna, et plus encore dans un cadre où celle ci pouvait user de l'ensemble des pouvoirs dont elle peut théoriquement bénéficier sous certaines conditions qui se comptent sur les doigts d'une main.
Mais il convient d'entrer dans les détails et d'expliquer en quoi consiste ce système qui à bien des égards est considéré comme "Une mesure d'urgence en cas de crise". Impliquant la nomination de ce que l'on nomme "Custodes" qui peut se traduire comme "Gardien" en ancien rhêmien, le processus s'inscrit en son origine dans une mimique à un certains degré des prérogative des Dictateurs de l'ère républicaine de Rhême où les sénats et consulats étaient plus communs que les despotes et Tyrans. C'est là l'un des plus anciens héritages de Rhême qui demeure encore à ce jour au sein du modèle politique et militaire Fortunéen. Ce faisant, le rôle de la Custodie consistait à sa création à une nomination pour une durée limitée dans le temps avec l'octroi de pouvoirs et d'une autorité exceptionnel surpassant toute autre existante qu'elle soit législative, administrative ou même judiciaire et au regard de la Loi, cela impliquait une double casquette de "Leader" sur le plan politique, mais aussi militaire.
De fait, ces "pleins pouvoirs" et ce caractère exceptionnel de nomination étaient subordonnée à l'existence d'une crise grave menaçant l'intégrité même de la République au fondement de ce rôle. Mais avec le temps, la chose a évoluée au regard de la Loi tout d'abord pendant un temps en élargissant les cas et situations où un Custodes pouvait être mis en place durant le Moyen-âge avant qu'un rétropédalage ne s'opère notamment de par la méfiance croissante vis à vis du concept de "Démon Homme d'état" évoqué par les penseurs et théoriciens de l'ère moderne. Ainsi l'on a progressivement opéré une restriction drastique des cas de figure pouvant voir naître une Custodie sans toutefois toucher fondamentalement à la portée maximale de ses pouvoirs.
De fait, en théorie un Custodes peut encore à ce jour disposer des pleins pouvoirs Politique comme Militaire sous certaines conditions, bien que la chose soit tout de même à nuancer de par la séparation des pouvoirs en vigueur au sein de la nation. Il est toutefois à noter qu'il existe deux stade de Custodie distincte depuis les réformes de l'époque moderne.
Le premier, et celui qui a vu le plus grand nombre de Custodie naître est une version allégée de celle ci impliquant uniquement le cadre militaire de la fonction et qui peut se résumer dans les grandes lignes à un "Grand Amiral Suppléant" disposant des mêmes prérogatives et fonctions de ce dernier, se voyant généralement mettre en place dans le cas où l'actuel Grand Amiral est incapable pour X ou Y raison de remplir ses fonctions mais que cela s'avère soit temporaire (Convalescence, disparition en mer...) ou bien si il est "impossible" d'en nominer un nouveau ou de combler un poste vacant (Chose très rare, mais qui peut arriver de temps à autres en période de chaos politique).
La principale différence que l'on en fait avec le Grand Amiral en tant que tel vient alors surtout quand à son mode de nomination, là où le premier est nommé directement par le Doge et s'accommode d'un vote de confiance d'usage du sénat (Bien que non obligatoire), le second est élu dans un premier temps en interne au sein des douze chaires de l'Amirauté et nécessite ensuite un vote d'approbation obligatoire aux deux tiers à minima du Sénat qui définit par la même occasion la durée de son mandat pouvant être renouvelé indéfiniment en fonction de l'évolution des choses.
Le second stade quand à lui n'entre en ligne de compte uniquement dans le cas très improbable où en plus du cas d'un Grand Amiral ne pouvant plus assumer ses fonctions et n'étant plus dans l'équation, le Doge en place viendrait à être lui aussi d'une manière ou d'une autre dans l'incapacité d'assumer les siennes. A partir de ce moment là, le Custodes prend aussi quoique de manière plus limitée un rôle de "Doge Suppléant" avec pour rôle clair et affirmé de stabiliser la situation et d'assurer la continuité du gouvernement dans le cadre du mandat en cours jusqu'à ce que le Doge soit rétablit si cela est possible, ou jusqu'à la fin du mandat à défaut... Toutefois, un cas exceptionnel de crise grave, politique ou autre, peut entraîner une exception et ainsi une extension de la durée des prérogatives du Custodes si le climat politique est jugé trop instable ou que des risques et menaces concrètes ainsi qu'imminentes plane sur les institutions ou la société Fortunéenne... Ce qui implique par succession logique une suspension ou un délais allongé des élections concernant le prochain mandat.
Les allonges du Mandat se font via vote du Sénat avec nécessité de majorité aux deux tiers. Il est aussi possible que celui soit écourté là aussi via le même principe, mais il ne peut toutefois pas être stoppé net, nécessitant de facto un Doge en place assumant ses fonctions, ce qui implique ce que les théoriciens en politique nomment comme un "Sursit rémanent" avec échéance à la fin des élections. Il est aussi à noter qu'il est possible de se "débarrasser d'un Custodes" en changeant celui officiant, pour cela le même processus usité pour l'établissement du premier doit avoir lieu, vote en interne au sein de l'amirauté puis vote du sénat entre autre.
Dans le cas encore plus improbable où le Sénat serait d'une manière ou d'une autre réputé "décimé" et incapable d'assurer la vie législative du pays, la prérogative des votes de ce dernier concernant les mandats de la Custodie passerait alors à la branche judiciaire qu'incarne le Conseil des Dix... Il va de soit que c'est là la dernière frontière, si cette institution est elle aussi incapable de fonctionner, cela signifie par essence que le pays traverse une crise de type existentielle et que la Custodie devient une question de survie de la nation.
Custodes de second stade (Pouvoirs militaires ET Politique) en place : Francisco di Deria (Chaire de Léandra et de Leucytalée)
En dessous du Grand Amiral vient ce que certains aiment à nommer communément comme le Conseil des Chaires de l'Amirauté ou autrement dit les Douzes Amiraux qui composent le sommet de la hiérarchie des forces navales fortunéenes en tant que grades le plus haut à atteindre par les voies classiques au sein de la Marine. Mais si en théorie chacun des Douze se veut égal en autorité et en responsabilités, la pratique se veut en revanche bien différente car toutes les chaires ne sont pas égales entre elles, certaines étant plus prestigieuses que d'autres pour diverses raisons, d'autres offrant plus d'opportunités et de largeur de manoeuvre à quiconque l'occuperait, les autorités liées à chacune variant en fonction de divers critères.
Ainsi et dans les faits, l'on estime déjà que quatre des douze amiraux ne se trouvent presque jamais à la tête de flottes ou d'escadre, deux d'entre eux étant respectivement le Capitaine Générale de la Légion, l'armée de Terre et le Premier Légat de la Légata, l'Armée de l'air qui si ils disposent de leur propre chaire de par la subordination de leur branche à la Marine et l'Amirauté ne tiennent en réalité qu'un titre d'Amiral de Courtoisie n'étendant guère leur autorité au delà de leurs corps d'armées respectifs. Les deux autres, que sont les chaires de Grietta et de Santa Léone relèvent quand à elles plus d'un prestige symbolique et d'affaires purement administratives et logistiques, les deux lieux étant le coeur du pouvoir de l'Amirauté, abritant respectivement la plus grande Académie navale de la République pour l'une et un vaste arsenal ainsi que le quartier général officiel de l'institution pour la seconde. Si les deux amiraux occupant ces postes là disposent certes de vaisseaux sous leurs commandants, ils relèvent généralement d'escadre de réserves ou de bâtiments en fin de course voué à être décommissionné dans un délais court. De manière générale, les principales prérogatives des intéressées orbitent autour des formations des membres du corps officier et de l'organisation de la paperasse. Toutefois, ils disposent cependant de quelques privilèges que l'on pourrait considérer avec justesse comme cruciaux, et poussant les autres amiraux à maintenir des relations cordiales avec ces derniers, ceux ci impliquant notamment les prérogatives d'attributions de matériel aux commandements régionaux ainsi que les affectations de personnel.
Les huit autres amiraux sont ceux étant par conséquent réputés "actifs et sur le terrain", leurs chaires impliquant des espaces géographiques et s'inscrivant dans le maillage défensif et de projection de la puissance de la Sérénissime Fortuna, organisée de tel manière à sous diviser en zones d'actions respectives qui si elles tendent parfois à se croiser ou s'empiéter de manière mineure les unes sur les autres définissent malgré tout clairement des priorités d'autorité claires et définies.
Parmi tout ce beau monde, le triumvirat des chaires les plus prestigieuses compte ainsi en son sein celle de l'ïle mère de Régallia et du Lidos, celle de Léandra et de la Leucytalée et enfin celle du Triangle d'Or qui sont pour les deux premières considérées comme le coeur du Monde Fortuna et de l'héritage Rhêmien dont aime à se revendiquer en termes d'ascendance la Sérénissime République, et pour la troisième un si ce n'est LE carrefour majeur des voies maritimes et commerciales fortunéennes qui permet de lier le vieux continent au reste du monde. De manière générale, il est communément admis que les flottes et escadres de ces chaires sont les mieux fournies et approvisionnés, à commencer par celle ayant à sa charge de protéger la capitale pour des raisons plus qu'évidentes. La concurrence pour obtenir une nomination à ces chaires lorsque celles ci se libèrent d'une manière ou d'une autre de leurs occupants est ainsi rude, entraînant régulièrement des luttes d'influences poussées.
La Chaire de Canossa de Paltoterra quand à elle n'a rien à envier en termes de splendeur à ses trois comparses, mais demeure généralement moins convoitée car structurellement
inaccessible de par son processus d'octroi faisant office d'exception. De fait tandis que toutes les autres chaires sont décernés sous forme de promotions par le Grand Amiral ou à défaut le Custodes en place, l'Amiral de Canossa se voit promulgué exclusivement par le Doge d'une part, mais à la suite d'un processus complexe impliquant des votes des Cortès de Canossa même et devant obligatoirement élever à ce rang un un officier né et ayant vécu pendant une large partie de sa vie à Canossa de Paltoterra. Des procédés qui s'inscrivent dans une logique plus politique que pratique comme l'on peut s'en douter et relèvent d'accords de symbiose fusionnelle mis en place par les élites et représentants de Canossa ainsi que celles de Fortuna même dans le cadre d'une série de privilèges octroyée au territoire en échange de son maintien au sein de l'unité républicaine, privilèges qui perdurent encore à ce jour.
Vient ensuite les deux chaires dites "de l'Afarée" respectivement s'occupant des Pars Occidentalis et Orientalis du continent, la première ayant été dévolu à Lykaron pour des raisons structurelles impliquant notamment le fait que la Cité Impériale est de très loin la localité la mieux équipée en matière d'infrastructure navales ainsi que en industrie permettant de garnir et d'opérer une maintenance efficace de la marine. Il est ainsi devenue une tradition tacite que les Chaires d'Afarée Occidentale soient dévolues à des Lykaroniens, bien qu'il existe une particularité plus d'ordre de sémantique que d'un réel impact, soutenant entre autre que les occupants de cette Chaire demeureraient pour la plupart au rang de Vice-Amiral afin de ne pas entrer en "contradiction" avec le sommet de la hiérarchie Rhêmienne, le Titre officiel décerné par la cour Impérial afin de désigner un amiral étant dans la tradition grecque celui de "Mégadux", relevant de l'unique discrétion du Trône Mordorée quand à sa délivrance. Ce faisant, tout Vice-amiral peut devenir Mégadux par en principe, mais il n'y a pas systématiquement de Mégadux en place. En dépit de cela, tout Vice-Amiral occupant la Chaire de Lykaron dispose en tout point de la même autorité, des privilèges et prérogatives que les autres chaires et au sein des documents officiels se voit nommer comme "Amiral de Courtoisie" comme peuvent l'être le Capitaine Général de la Légion et le Premier Légat de la Légata.
La Chaire d'Afarée Orientale quand à elle, dont le siège se situe sur l'île de Balsarah, tends à se confondre sur le principe tacitement avec la majorité commune des autres Chaires "actives" à ceci près que étant une région de jonction importante dans le cadre de l'alliance Océnienne et plus généralement la Diagonale de Jonction entre l'Ouest et l'Est du maillage républicain, l'on a généralement plus tendance à confier en termes d'effectifs des marins vétérans et officiers expérimentés à défaut de diriger systématiquement les nouveaux modèles de vaisseaux les plus performants de dernière génération. Mais en matière de forces pures, le commandant de Balsarah n'a rien à envier au Triumvirat "de prestige".
Ce qui n'est toutefois pas le cas des Chaires du Nazum et d'Halula qui sont de très loin, et surtout pour la seconde, les moins enviées de toutes ainsi que celles les moins bien fournies pour des raisons ceci dit finalement assez logique. L'Extrême orient étant l'arrière cour réputé du Jashuria à bien des égards, c'est là une marque de confiance et de respect envers l'allié traditionnel d'Agartha que de ne point autant garnir son Jardin de forces armées, faisant par conséquent du Nazum une force restreinte et plutôt désigné en tant qu'appoint aux alliés régionaux, voir comme simple force de sécurisation de voies commerciales aux confins du monde. Le cas de la Chaire d'Halula étant encore plus affiné dans le domaine de par sa restriction inhérente de territoires républicains dans sa zone qui relèvent de l'infime en termes de nombre à un tel point que des recoupages récents ont rajouté le pieds à terre de l'Arctique, Cap Serein, dans son découpage. De part l'inutilité inhérente de maintenir une forte présence dans ces régions, le dispositif a été réduit au minimum et voit surtout une utilité dans le cadre d'expérimentations et d'exercices sortant des sentiers battus afin de profiter du caractère calme et serein de la région, dans une moindre mesure, la participation à des expéditions scientifiques sur la Banquise du toit du monde est assurément la tâche la plus redondante et commune de tout marin officiant dans "l'escadre" de la Chaire que certains définissent à semi voix comme "Une Planque".
Les Cinq Chaires réputés de métropole :
Nota Bene : Deux d'entre elles ne relèvent pas du caractère géographique et sont attribués d'office aux Têtes des branches aériennes et terrestres des forces armées.
- Chaire de l'Île Mère de Régallia et du Lidos : [Réservé]
- Chaire de Santa Leone et de la Terrafirma : [Réservé]
- Chaire de Léandra et de Leucytalée : Francisco di Deria (Actuellement tenant de la Custodie et par conséquent remplacé par son Vice-Amiral), Amiral
- Chaire de la Légion (Armée de terre) : Salvador Sil Makraen, Capitano Generale.
- Chaire de la Légata (Armée de l'air) : [Réservé]
La Chaire réputé de Canossa de Paltoterra :
- Chaire de Rio de Canossa : Juan di Modregal, Doge Consort de Francesca Federica di Fortuna
Les Trois Chaires réputés de l'Oeste :
- Chaire de Lykaron et de l'Afarée Occidentale : Ioannes Sil Silebor, Vice-Amiral d'Ascalonie
- Chaire du Triangle d'Or : [Réservé]
- Chaire de Grietta : Arturo della Dovana, Amiral
Les Trois Chaires réputés de Leste :
- Chaire de Balsarah et de l'Afarée Orientale : Abera Salvemare, Amiral
- Chaire de Kelangia et du Nazum : [Réservé]
- Chaire de Cap Serein et de l'Halula : [Réservé]
Seconds rangs par promotion les plus influents de l'Armata Républicaine ne répondant qu'aux Amiraux et au Grand Amiral ou bien au Custodes en place (A l'exception du cas spécifique impliquant le tenant de la Chaire de Lykaron), il s'agit dans les faits la plupart du temps du "Plafond de verre" au sommet de la hiérarchie navale fortunéenne qu'il est complexe et assez rare de franchir à moins de coups du destins, de timing impeccables adjoint d'état de services distinguées ou plus généralement d'intrigues et autres manigances internes.
Si en théorie il n'y a guère de limite officielle quand au nombre de vices amiraux qui peuvent exister simultanément au sein de l'Amirauté, l'on trouve toutefois en premier lieu des barrières d'ordre matérielle impliquant entre la taille de la flotte qui liment par essence les effectifs à ce rang, il serait après tout saugrenue de disposer de plus de commandants apte à mener des escadres, même de moindre taille ou tout simplement que du nombre de navires dans l'ensemble appartenant à la flotte républicaine. De surcroit il y a aussi des us tacite faisant que de manière générale les Vices-Amiraux se voulant être les bras droits et plus proches exécutants, portes-paroles des Amiraux, ceux à qui ces derniers délèguent X ou Y tâche voir un devoir de représentation de leur chaire dans certaines situations, il est ainsi d'usage que chacun desdits amiraux s'accompagnent d'un ou deux vices amiraux, exception étant des deux de courtoisie, le Capitaine Général de la Légion et le Premier Légat de la Légata. Quelques exceptions existant toutefois sous la forme d'une poignée de vices amiraux supplémentaire généralement sans liens définis avec tel ou tel chaire qui vont et viennent dans les zones d'affectations et font plus office en réalité de réserve d'officier supérieure. Ce faisant l'on estime en moyenne le nombre de vices amiraux en exercice comme orbitant autour de la vingtaine, parfois plus par fois moins en fonction des périodes.
Au delà de ça, sur le plan technique, les vices-amiraux disposent de la même autorité et des privilèges similaires à ceux des amiraux dans le cadre du commandement d'escadre sur le terrain, apte à mener leurs propres groupement navaux qu'importe leur taille.
Dernier rang des officiers de l'état-major, les Contre-Amiraux sont toutefois assez ironiquement encore moins répandus que les vices-amiraux pour la simple et bonne raison que de manière générale ces derniers ne dépendent pour la plupart guère des Chaires de l'Amirauté réputés "géographiques", à l'exception de celle d'Halula, mais plutôt du siège du Grand Amiral ou du Custodes en place, ainsi que de celles de Santa Léone et Grietta.
Ces derniers sont généralement placés à la tête d'une escadre de moindre importance ou à défaut d'un Duo voir Trio de vaisseaux afin de se voir chargés d'accomplir des ordres de missions ou de superviser des projets très spécifiques et qui tendent à sortir des sentiers battus. Si en théorie leur rang est en dessous de ceux des Vices-Amiraux, certains des Contre-Amiraux les plus expérimentés toutefois jouissent par leur simple prestige d'une considération similaire si ce n'est supérieur de la part de bien des âmes ce qui a ironiquement donné lieu à la naissance progressive et assez gênante d'une perception bâtardisé dudit rang aux yeux de beaucoup de militaires et cause ainsi régulièrement des imbroglios ou des quiproquos administratifs.
Fait intéressant, si l'évolution de carrière vers un rang de Vice-Amiral demeure possible, peu de contre-amiraux tendent à évoluer en réalité de par la nécessité des instances supérieurs de conserver sous la main ces exécutants peu orthodoxes qui généralement sont triés et choisis sur le volet en fonction de critères peu anodins frôlant ce que l'on pourrait considérer comme de l'excentricité.
Plus haut rang de la caste des officiers supérieurs sans toutefois faire parti à proprement parler de l'état-major, les capitaines de vaisseaux sont au sens strict du terme de leur rang ceux à qui l'on confie le commandement d'un navire avec la précision qu'il n'existe aucune limite sur le rang du vaisseau qu'ils peuvent commander ce qui est dans les faits la principale différence au delà de l'autorité accrue avec la plupart des rangs inférieurs de leur caste. De fait, seuls les vétérans, les plus méritants et les plus expérimentés sont jugés aptes à pouvoir diriger les navires de haut rangs comme les Destroyers qui sont les plus communs à cette échelle, toutefois ce sont bien les portes-avions notamment la classe Eolo de cinquième génération et surtout le Croiseur de classe Basileus nommé le Kremnos, l'orgueil de la flotte, qui demeurent les vaisseaux les plus prestigieux et duquel tout capitaine de vaisseau rêve de tenir la barre sous les ordres direct du Grand Amiral.
Ceci dit, tout les capitaines de Vaisseaux, contrairement à la croyance populaire, n'officient pas sur des navires. De fait, un certains nombre assurent des fonctions purement administratives ou logistiques au seins d'infrastructure de la marine régionale ou locales pour le plus commun, mais parfois aussi au sein du Quartier Général de Santa Léone ou bien de l'Académie Navale de Grietta. De fait, il n'est pas rare surtout pour ceux dont l'état de santé ou l'intégrité corporelle n'est plus à même de leur permettre d'opérer efficacement sur le terrain en mer, d'être muté à des postes "plus tranquilles", moins souvent concernant de la paperasse et des manoeuvres de communication comme d'image que à des postes permettant de former la génération d'officiers et de marins de demain. Les plus redoutés des instructeurs des Académies et structures formatives de l'Armata comptent après tout des unijambistes ou des officiers vieillissants dans leurs rangs.
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