
Nota Bene : Avant toute chose il convient de mentionner que si la puissance martiale de la Sérénissime Fortuna dispose en tout points d'un système incorporant des branches officiant respectivement sur mer, terre et dans les airs, que l'on peut retrouver au sein des autres nations, il existe toutefois une particularité propre à la plus vieille république maritime du monde qui est que les deux dernières sont subordonnées à bien des égards à la première et ce jusque dans leur hiérarchie qui se voit intimement lié à l'Amirauté en elle même, pour le meilleur comme pour le pire... Cette "particularité fortunéenne" traduit l'obsession maladive de la République pour ses origines insulaires d'une part mais s'inscrit aussi dans une logique propre à ce que certains observateurs et autres experts en géopolitique de l'international aiment à nommer comme "L'Empire de la République" en référence à l'ensemble des territoires, pieds à terre, comptoirs vestigiaux et jusqu'aux divers protectorats existant encore qui composent l'actuelle république fortunéenne sur les cartes comme dans les esprits. La flotte demeure ainsi depuis des décennies la pierre angulaire de tout le système défensif comme offensif de la citée qui sombre, son moyen de projection comme de sauvegarde.
[Réservé Sommaire]
I) Hiérarchie
a) Amirauté
Veuillez noter que dû à la subordination intrinsèque des autres branches des forces armées à l'Amirauté, des curiosités peuvent être observés au sein des rangs supérieurs ce qui en somme s'inscrit dans la "particularité fortunéenne" susnommée. Les rangs qui suivent s'inscrivent dans une chaîne de commandement du plus haut vers le plus bas, exception étant du cas du tenant de la Custodie de l'Amirauté qui est est là aussi une spécificité fortunéenne s'inscrivant à l'égal du sommet de la hiérarchie mais sous certaines conditions.
Le Grand Amiral :
Si officiellement et selon la loi, le Doge est le commandant suprême des forces armées de la République, cela n'est dans les faits que très théorique et relève surtout de la symbolique à bien des égards, par essence les Doges contemporains ne sont généralement point extrêmement versé dans l'art de la tactique et de la stratégie militaire quand bien même certains disposent de connaissances toutefois généralement incomplètes. En tant que tel, il ne s'agit ainsi que de Décorum quand bien même l'aval du Doge en place est nécessaire pour bien des choses cela relève toutefois de la formalité d'usage au moment venu.
Le Grand Amiral officie ainsi comme le véritable commandant suprême "sur le terrain", métaphoriquement parlant car il est extrêmement rare de le voir de sortie en mer et généralement lorsque la chose arrive cela ne présage rien de bon. Si ce dernier est désigné par le Doge au regard de la loi, dans les faits le processus de sélection est bien plus complexe incluant des notions peu connues du grand public qui impliquent notamment les rapports de force au sein des Gens patriciennes mais aussi des compétences et plus généralement de la popularité de tel ou tel candidat au poste au sein de l'Armata. Car comme l'on peut s'en douter au delà du pouvoir concret sur le plan martial, le poste dispose d'une aura politique assez conséquente bien malgré lui et se veut ainsi être extrêmement sensible.
Ce faisant, les fonctions d'un Grand Amiral sont extrêmement vaste et impliquent les pleins pouvoirs sur la Marine mais aussi une supervision à un certains degrés des branches aériennes et terrestres. Ses prérogatives incluent entre autre pour ne citer que les plus connues les promotions quand aux Douze chaires de l'amirauté, la répartition du budget de la défense et ce jusque dans les moindres détails tel que les acquisitions ou les stratégies de production du complexe militaro-industriel. Au delà de ça, il décide aussi de manière finale de la composition du maillage défensif de la République et de la composition des grandes escadres ainsi que de la démarcation des zones d'autorités préférentielle de chaque amiral.
Il est à noter qu'un Grand Amiral est par essence élu ad vitam aeternam jusqu'à ce que soit la mort l'emporte, qu'il décide de prendre sa retraite ou de démissionner, ou bien dans certains rares cas qu'il soit limogé soit par le gouvernement en place ou bien par des procédures légales émanant du Sénat (Le cas le plus potent étant une censure et une destitution du Doge en place incluant de facto la chute de son gouvernement et donc du Grand Amiral dans la foulée bien qu'un nouveau Doge puisse renommer le même individu par la suite.). Fait intéressant, le Grand Amiral de par ses fonctions et son lien avec le gouvernement exécutif est aussi considéré de facto comme le "Ministre des forces armées" bien que le titre et le poste n'existent guère formellement sur le plan administratif. Au contraire ceci dit d'un Vice-Ministre qui dispose d'une existence formelle au sein de la bureaucratie, ce dernier généralement un Ex-militaire, représente ainsi le Grand Amiral au sein des affaires courantes du gouvernement auxquels ce dernier prend peu part en réalité ainsi que sur le plan médiatique, le Grand Amiral lui même n'apparaissant finalement que dans le cadre de situations précises ou bien de crises graves.
Grand Amiral actuel : Amadeo Dandello [Incapable d'accomplir ses fonctions car dans le Coma], délégation de ses fonctions à un Custodes.
Le cas exceptionnel du tenant de la Custodie de l'Amirauté :
La nécessité de mise en place d'une Custodie de l'Amirauté est quelque chose de très spécifique que l'on voit très rarement, et qui n'a eut lieu que de manière limitée au cours de la très longue histoire de Fortuna, et plus encore dans un cadre où celle ci pouvait user de l'ensemble des pouvoirs dont elle peut théoriquement bénéficier sous certaines conditions qui se comptent sur les doigts d'une main.
Mais il convient d'entrer dans les détails et d'expliquer en quoi consiste ce système qui à bien des égards est considéré comme "Une mesure d'urgence en cas de crise". Impliquant la nomination de ce que l'on nomme "Custodes" qui peut se traduire comme "Gardien" en ancien rhêmien, le processus s'inscrit en son origine dans une mimique à un certains degré des prérogative des Dictateurs de l'ère républicaine de Rhême où les sénats et consulats étaient plus communs que les despotes et Tyrans. C'est là l'un des plus anciens héritages de Rhême qui demeure encore à ce jour au sein du modèle politique et militaire Fortunéen. Ce faisant, le rôle de la Custodie consistait à sa création à une nomination pour une durée limitée dans le temps avec l'octroi de pouvoirs et d'une autorité exceptionnel surpassant toute autre existante qu'elle soit législative, administrative ou même judiciaire et au regard de la Loi, cela impliquait une double casquette de "Leader" sur le plan politique, mais aussi militaire.
De fait, ces "pleins pouvoirs" et ce caractère exceptionnel de nomination étaient subordonnée à l'existence d'une crise grave menaçant l'intégrité même de la République au fondement de ce rôle. Mais avec le temps, la chose a évoluée au regard de la Loi tout d'abord pendant un temps en élargissant les cas et situations où un Custodes pouvait être mis en place durant le Moyen-âge avant qu'un rétropédalage ne s'opère notamment de par la méfiance croissante vis à vis du concept de "Démon Homme d'état" évoqué par les penseurs et théoriciens de l'ère moderne. Ainsi l'on a progressivement opéré une restriction drastique des cas de figure pouvant voir naître une Custodie sans toutefois toucher fondamentalement à la portée maximale de ses pouvoirs.
De fait, en théorie un Custodes peut encore à ce jour disposer des pleins pouvoirs Politique comme Militaire sous certaines conditions, bien que la chose soit tout de même à nuancer de par la séparation des pouvoirs en vigueur au sein de la nation. Il est toutefois à noter qu'il existe deux stade de Custodie distincte depuis les réformes de l'époque moderne.
Le premier, et celui qui a vu le plus grand nombre de Custodie naître est une version allégée de celle ci impliquant uniquement le cadre militaire de la fonction et qui peut se résumer dans les grandes lignes à un "Grand Amiral Suppléant" disposant des mêmes prérogatives et fonctions de ce dernier, se voyant généralement mettre en place dans le cas où l'actuel Grand Amiral est incapable pour X ou Y raison de remplir ses fonctions mais que cela s'avère soit temporaire (Convalescence, disparition en mer...) ou bien si il est "impossible" d'en nominer un nouveau ou de combler un poste vacant (Chose très rare, mais qui peut arriver de temps à autres en période de chaos politique).
La principale différence que l'on en fait avec le Grand Amiral en tant que tel vient alors surtout quand à son mode de nomination, là où le premier est nommé directement par le Doge et s'accommode d'un vote de confiance d'usage du sénat (Bien que non obligatoire), le second est élu dans un premier temps en interne au sein des douze chaires de l'Amirauté et nécessite ensuite un vote d'approbation obligatoire aux deux tiers à minima du Sénat qui définit par la même occasion la durée de son mandat pouvant être renouvelé indéfiniment en fonction de l'évolution des choses.
Le second stade quand à lui n'entre en ligne de compte uniquement dans le cas très improbable où en plus du cas d'un Grand Amiral ne pouvant plus assumer ses fonctions et n'étant plus dans l'équation, le Doge en place viendrait à être lui aussi d'une manière ou d'une autre dans l'incapacité d'assumer les siennes. A partir de ce moment là, le Custodes prend aussi quoique de manière plus limitée un rôle de "Doge Suppléant" avec pour rôle clair et affirmé de stabiliser la situation et d'assurer la continuité du gouvernement dans le cadre du mandat en cours jusqu'à ce que le Doge soit rétablit si cela est possible, ou jusqu'à la fin du mandat à défaut... Toutefois, un cas exceptionnel de crise grave, politique ou autre, peut entraîner une exception et ainsi une extension de la durée des prérogatives du Custodes si le climat politique est jugé trop instable ou que des risques et menaces concrètes ainsi qu'imminentes plane sur les institutions ou la société Fortunéenne... Ce qui implique par succession logique une suspension ou un délais allongé des élections concernant le prochain mandat.
Les allonges du Mandat se font via vote du Sénat avec nécessité de majorité aux deux tiers. Il est aussi possible que celui soit écourté là aussi via le même principe, mais il ne peut toutefois pas être stoppé net, nécessitant de facto un Doge en place assumant ses fonctions, ce qui implique ce que les théoriciens en politique nomment comme un "Sursit rémanent" avec échéance à la fin des élections. Il est aussi à noter qu'il est possible de se "débarrasser d'un Custodes" en changeant celui officiant, pour cela le même processus usité pour l'établissement du premier doit avoir lieu, vote en interne au sein de l'amirauté puis vote du sénat entre autre.
Dans le cas encore plus improbable où le Sénat serait d'une manière ou d'une autre réputé "décimé" et incapable d'assurer la vie législative du pays, la prérogative des votes de ce dernier concernant les mandats de la Custodie passerait alors à la branche judiciaire qu'incarne le Conseil des Dix... Il va de soit que c'est là la dernière frontière, si cette institution est elle aussi incapable de fonctionner, cela signifie par essence que le pays traverse une crise de type existentielle et que la Custodie devient une question de survie de la nation.
Custodes de second stade (Pouvoirs militaires ET Politique) en place : Francisco di Deria (Chaire de Léandra et de Leucytalée)
[réservé texte]
Les Cinq Chaires réputés de métropole :
Nota Bene : Deux d'entre elles ne relèvent pas du caractère géographique et sont attribués d'office aux Têtes des branches aériennes et terrestres des forces armées.
- Chaire de l'Île Mère de Régallia et du Lidos : [Réservé]
- Chaire de Santa Leone et de la Terrafirma : [Réservé]
- Chaire de Léandra et de Leucytalée : Francisco di Deria (Actuellement tenant de la Custodie et par conséquent remplacé par son Vice-Amiral), Amiral
- Chaire de la Légion (Armée de terre) : Salvador Sil Makraen, Capitano Generale.
- Chaire de la Légata (Armée de l'air) : [Réservé]
La Chaire réputé de Canossa de Paltoterra :
- Chaire de Rio de Canossa : Juan di Modregal, Doge Consort de Francesca Federica di Fortuna
Les Trois Chaires réputés de l'Oeste :
- Chaire de Lykaron et de l'Afarée Occidentale : Ioannes Sil Silebor, Vice-Amiral d'Ascalonie
- Chaire du Triangle d'Or : [Réservé]
- Chaire de Grietta : Arturo della Dovana, Amiral
Les Trois Chaires réputés de Leste :
- Chaire de Balsarah et de l'Afarée Orientale : Abera Salvemare, Amiral
- Chaire de Kelangia et du Nazum : [Réservé]
- Chaire de Cap Serein et de l'Halula : [Réservé]