Création de pays : Emsbund (saint-Empire de Wardonie)
Généralités :
Nom officiel : Principauté électorale de l’Emsbund
Nom courant : [Emsbund
Gentilé : Emsois
Inspirations culturelles : Allemagne, Prusse, Bavière,
Situation géographique :
Langue(s) officielle(s) : Emsois, Wardon
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Lornaufeois, Lientzois, Rosembergeois (tous des dialectes de l’Emsois)
Drapeau :

Devise officielle : Von allen, einer (De tous, un)
Hymne officiel : Gott ist groß (Dieu est grand)
Capitale : Sankt-Ludeck
Population : 2 274 557 habitants
Aperçu du pays :
Présentation du pays :
Tout au long de son histoire, la principauté électorale de l’Emsbund se trouve simultanément sous la domination d’une puissance étrangère, d’abord franciscaine, puis de l’empereur du Saint-Empire, puis kauthe, puis antérenienne, avant de développer sa propre puissance militaire et administrative au XVIIIe siècle sous le règne du prince Friedrich-Wilhelm Ier (date de règne : 1729–1761). Depuis cette période et celle de l’élévation de ce qui était le duché de l’Emsbund à la principauté électorale de l’Emsbund en 1701, la principauté poursuit un chemin d’affirmation de sa puissance tant au sein de la Wardonie qu’au-delà, malgré la dispersion de son territoire, sa faiblesse démographique et la relative petite armée qu’elle possède, faiblesse compensée par un rayonnement politique, économique, culturel et artistique exceptionnel durant le XVIIIe, le XIXe et le début du XXe siècle, avant de connaître un relatif déclin sur la scène internationale au début du XXe siècle. Le petit territoire frontalier acquis par Ludolf de Rabenstein en 958, dont la famille possède encore le territoire grâce à des mariages soigneusement menés, des guerres et des alliances qui ont permis de conserver le territoire familial, de l’agrandir et de l’affirmer sur la scène internationale.
L’Emsbund est une principauté géographiquement et linguistiquement divisée. Géographiquement, il est possible de considérer l’existence de quatre grandes zones territoriales : la principauté de l’Ems, tout au nord, territoire originaire de l’Emsbund, suivie de l’archiduché de Boppenwiller, ensuite du duché de Riblins, Lornaufen et Durchhusen, et enfin la dernière zone est celle du marquisat de Lientz et du comté de Rosemberg. Tous ces territoires, acquis au fur et à mesure grâce à des mariages, des héritages et des conquêtes, constituent un ensemble géographique hétérogène difficile à centraliser et à gérer, ce qu’ont pourtant réussi à faire, malgré tout, les différents princes de l’Emsbund grâce à une harmonisation politique permise par le renforcement de l’autorité princière au détriment des pouvoirs locaux et de leurs privilèges. Il faut attendre 1948, avec la Charte fondamentale, pour qu’une cohésion nationale véritable soit instituée et que des libertés fondamentales soient reconnues à l’ensemble des citoyens, même si, dans les faits, l’Emsbund ne devient pas une démocratie, le prince souverain conservant d’importants pouvoirs politiques, diplomatiques ainsi que judiciaires, laissant l’administration réelle du pays à un ministre-président élu, responsable devant le Landtag, institution suprême de la représentation du peuple dotée de larges pouvoirs sur la politique intérieure. Sur le plan linguistique, malgré la politique d’uniformisation de leurs territoires menée par les princes, il existe encore aujourd’hui une grande diversité linguistique dans la principauté, avec une importante variation de dialectes et de variantes régionales.
Sur le plan économique, la principauté défend largement une économie libérale de marché à caractère interventionniste. Les principaux secteurs économiques sont ceux des finances, des banques, de l’assurance et du commerce international, faisant de la principauté un carrefour international de la finance, fondement de sa richesse. L’activité secondaire, avec les industries lourdes et métallurgiques, se concentre dans ce qui est considéré comme le foyer industriel du pays, dans le duché de Riblins, Lornaufen et Durchhusen, largement montagneux et riche en ressources naturelles. L’archiduché de Boppenwiller, le marquisat de Lientz et le comté de Rosemberg sont des cœurs agricoles riches de leurs vastes plaines agricoles, servant de grenier à blé pour l’Empire.
La particularité la plus importante de la principauté de l’Emsbund est sa structure politique, qui n’est ni fédérale ni centralisée, s’articulant autour de ces deux structures administratives. L’État central, peu massif comparé à d’autres États, se compose d’un exécutif bicéphale autour de la personne du prince souverain et du ministre-président ; le pouvoir législatif appartient au Landtag et le pouvoir judiciaire à la Cour suprême. Au niveau des dix provinces se trouvent les conseils provinciaux, dotés de larges compétences pour s’administrer localement. Le plus intéressant est au niveau des districts, au nombre de 100, soit 10 par province. C’est à cette échelle que sont élus un ensemble relativement nombreux et important de fonctionnaires qui sont directement liés à la vie quotidienne de leurs administrés, ce sont les : le chef hospitalier, le shérif, le receveur, le trésorier, le juge de la paix, le juge de district, le procureur, l’avocat public, le préfet, l’huissier et l’officier d’état civil. Ces fonctionnaires, élus pour un mandat de 4 ans au suffrage universel direct, sont directement responsables devant les citoyens et non devant une quelconque hiérarchie administrative, sauf minimale.
Mentalité de la population :
La société emsoise est une société relativement traditionnelle et conservatrice, conservant encore des valeurs très chrétiennes et catholiques de la famille, de la société, de la moralité et de l’ordre. Des valeurs qui se retrouvent dans la vie de tous les jours au sein du royaume, où la religion et l’Église occupent une très grande place. Il en résulte que les éléments culturels liés à cette société de culture chrétienne subsistent encore malgré les évolutions sociales qu’a connues le pays. Des valeurs fortement conservées dans la société emsoise et perpétuées de génération en génération comme marqueur de l’identité nationale de l’Emsbund.
La société emsoise est avant tout une société de classes. La raison est qu’il existe une puissante aristocratie, certes dépossédée en grande partie de ses terres, mais dominant politiquement, et une bourgeoisie (haute bourgeoisie) immensément riche et puissante, détenant le capital et la puissance économique. Autour de ces deux grands groupes gravitent les innombrables autres classes sociales qui composent la société emsoise : ouvriers des bassins industriels et des manufactures, employés des villes, paysans attachés à leurs terres, mais aussi une classe intermédiaire. Tous forment une société fortement hiérarchisée et stratifiée dans laquelle l’évolution sociale et la mobilité sociale sont fortement limitées et quasiment impossibles : on naît dans une classe et on y reste pour la vie. Malgré les évolutions sociales et celles des mentalités, le sentiment d’appartenance à une classe sociale est très présent dans la plupart des esprits des gens de l’Emsbund, la faute à une société conservatrice où les liens familiaux, de clan et de sang sont fortement promus et favorisés, où la défense des intérêts des siens est une priorité avant toute autre chose.
L’aristocratie est certainement la plus puissante de ces classes malgré le fait qu’elle soit dépourvue de capital économique en grande partie. Cette classe sociale, pourtant faible par son nombre, ne dépassant pas les 62 000 âmes sur une société de plus de 2 millions d’âmes, possède la puissance politique et militaire en vertu de sa domination historique sur ces deux éléments. L’aristocratie, en tant que classe dominante, est parvenue à garder sa domination sur la société emsoise au prix de grandes concessions historiquement faites à la bourgeoisie montante et aux classes moyennes et inférieures. L’abolition du servage en est un exemple pour les paysans ; le droit de se gouverner de manière indépendante en est un autre pour les bourgeois des villes.
Alors que l’aristocratie est en crise au cours du XVIIIe siècle, la bourgeoisie est, elle, en constante évolution et gagne en puissance et en prestige. Cette dernière, en parvenant à se faire la représentante des intérêts des classes défavorisées, obtient une légitimité certaine à contester la domination aristocratique. Contestation représentée par des révoltes bourgeoises en 1835, 1840, 1848 et surtout 1865, toutes échouant dans leurs aspirations à faire évoluer l’ordre social mais réussissant à modifier durablement les mentalités et le fonctionnement du pays. Les échecs de la bourgeoisie à s’incarner comme la représentante des intérêts des classes moyennes et inférieures ouvrent la voie à l’aristocratie, qui parvient à assurer sa position et sa légitimité auprès des classes moyennes et inférieures en menant des réformes sociales, politiques et économiques. La domination de l’aristocratie n’étant plus contestée de la même manière, la lutte sera reprise par les classes paysannes et ouvrières, influencées par les Lumières mais aussi par les écrivains marxistes : après la révolte contre l’aristocratie, c’est maintenant celle contre les bourgeois. Cette dynamique sociale est le moteur de la société emsoise sans que, toutefois, on aboutisse à de véritables changements.
Les rapports de lutte et de contestation n’existent aujourd’hui plus véritablement qu’à travers les luttes des bourgeois contre les aristocrates. La bourgeoisie, toujours aussi puissante en raison de la domination économique de ses membres (banquiers, médecins, avocats, propriétaires d’entreprises…), s’oppose à la noblesse appauvrie mais qui possède jusqu’alors la domination politique. L’affrontement entre ces groupes est visible par l’existence de puissants groupes de pression et de défense d’intérêts bourgeois contre la noblesse et les politiciens. Ces grands groupes de défense d’intérêts, qui possèdent de puissants moyens issus de la bourgeoisie mutualisée, défendent les intérêts de la bourgeoisie face à la noblesse et, périodiquement, défendent également ceux des classes moyennes et inférieures. Face à ces groupes de pression, la noblesse est parvenue à incarner une image paternaliste et de défenseur du bien commun face à une bourgeoisie accusée d’être avide de richesses et d’évolution sociale. Ultime moyen pour défendre sa classe sociale, la noblesse est parvenue à s’incarner comme étant la classe sociale légitime et de référence, vers laquelle cherchent à tendre les autres classes sociales en copiant ses faits et gestes mais aussi en cherchant à s’élever socialement (par le mariage, l’anoblissement…).
Les ouvriers, employés et paysans sont les grandes victimes de cette société de classes. Conséquence de l’industrialisation, la société emsoise s’est, tout au long du XIXe siècle, profondément modifiée et transformée : on passe rapidement d’une société encore féodale à une société de classes. Les ouvriers, nés des transformations industrielles du pays, constituent rapidement la classe sociale la plus nombreuse dans les villes et les bassins industriels. Conséquence de l’exode rural, pauvres, abusés et peu éduqués, ils seront au cœur des grandes crises qui transformeront le pays mais qui permettront également son évolution et sa transformation. Les grèves et mouvements ouvriers, souvent réprimés dans le sang malgré le règne des rois des Lumières, sont réprimés soit par l’armée, soit par les milices privées détenues par les bourgeois et les aristocrates. Il en sera de même pour les employés et les paysans tout au long des XIXe et XXe siècles, qui restent largement absents de l’espace public malgré leur grand nombre. La paysannerie, particulièrement, a vu son nombre baisser drastiquement à cause de l’industrialisation puis de la tertiarisation de l’économie emsoise. Les paysans jouissent d’une place particulière puisqu’ils font vivre l’âme du pays : ils ne sont clairement pas égaux, car malgré la disparition du servage, il existe encore des paysans attachés à des terres et d’autres dits libres. La distinction entre ces groupes est ténue, et la seule chose qui les différencie est le contrat qui les lie à l’aristocratie ou à la bourgeoisie terrienne.
Place de la religion dans l'État et la société :
L’Emsbund est un État constitutionnellement protestant luthérien, où l’Église occupe un rôle central dans la vie quotidienne et politique. Toutefois, la liberté de culte est autorisée et admise.
Politique et institutions :
Institutions politiques :
État princier membre du Saint-Empire de Wardonie, l’Emsbund est une principauté électorale de cet ensemble de mosaïque territoriale, possédant le privilège d’élire l’empereur du Saint-Empire. Les institutions politiques de l’Emsbund se confondent dans une longue histoire d’évolution des esprits, des institutions et de la conception du droit, mais aussi à travers l’évolution des mentalités et les rapports de force qui règnent sur la principauté électorale. La bourgeoisie, longtemps dominée et écrasée de la vie politique, a pu, au détriment de la noblesse, faire évoluer les institutions de la principauté alors dominée par l’aristocratie nobiliaire. De même, les citoyens ordinaires sont parvenus, au siècle dernier, grâce à des revendications politiques et sociales, à modifier durablement la conception de la vie politique emsoise : passant d’une principauté des « princes » à une principauté « moderne », arrachant au passage le suffrage universel direct, le droit de siéger et de voter au Landtag, une charte des droits fondamentaux et l’État de droit, sans toutefois que l’ordre traditionnel ne soit substantiellement modifié.
Le Kurfürst, ou prince électeur de l’Emsbund, est le chef de l’État, il dirige l’État, la famille régnante et également la garde princière (armée de la principauté). Le rôle du prince électeur dans la vie politique de l’Emsbund est à la fois central mais également discret. Il nomme le ministre-président et forme le gouvernement, commande les forces armées (pleine autorité), mène la diplomatie et les affaires étrangères, représente la principauté et promulgue la loi. Les importants pouvoirs du prince ont souvent causé de longs débats sur la démocratie sans que cela aboutisse à de réelles réformes.
Le pouvoir exécutif est bicéphale. Là où le prince électeur est chargé d’incarner le sommet de l’État (chef de l’État), de commander l’armée et de mener les affaires étrangères, le ministre-président est, quant à lui, chargé de diriger le gouvernement, l’administration et de proposer les lois au Landtag. C’est lui qui assure l’administration réelle du pays. Il est responsable devant le Landtag.
Le Landtag est le parlement monocaméral de l’Emsbund, c’est une chambre qui se compose de 100 députés élus au suffrage universel direct pour 4 ans. Le Landtag vote la loi et le budget, convoque et interroge le gouvernement, peut renverser le gouvernement (motion de censure), confirme les hautes nominations (juges d’appel et à la Cour suprême) et peut, à la majorité qualifiée de ses membres, modifier la Charte fondamentale, ratifier les traités internationaux et modifier la structure même de l’Emsbund. Seul le Landtag peut déclarer la guerre et la paix, autoriser la mobilisation des soldats en temps de paix et l’intervention d’une force armée étrangère ou de toute autre milice sur le territoire national.
Héritage des Lumières emsoises et pour des raisons pratiques d’administration d’un territoire largement divisé et dispersé en différents morceaux de territoire, il existe au niveau local (district) un certain nombre d’élus particulièrement importants à la vie quotidienne des administrés. Ces fonctionnaires locaux permettent à l’État central de non seulement se concentrer sur les affaires les plus importantes mais également de permettre aux citoyens de recevoir de bonnes prestations de l’État par l’intermédiaire des fonctionnaires qu’ils élisent localement et qu’ils peuvent sanctionner. Sont au niveau des districts : le chef hospitalier, le receveur, l’avocat public, le trésorier, le shérif, le juge de la paix, le juge de première instance, le procureur, le défenseur des droits, le préfet, l’huissier et l’officier d’état civil. Tous sont élus pour un mandat de 4 ans et sont soumis à une évaluation de performance ; en cas de mauvais résultats, ils risquent d’être sanctionnés par les électeurs locaux ou, au contraire, félicités par une réélection.
Principaux personnages :
Karl-Wilhelm V, prince souverain de l’Emsbund depuis 1998
Cunz Von Beringen : ministre-président
Politique internationale :
La politique internationale de l’Emsbund est une politique pragmatique, neutre et transactionnelle. La principauté est un état qui se revendique d’être d’une certaine neutralité sur la scène internationale, toutefois la nécessité ne dit pas que le pays est désarmé ou non militarisé, au contraire, la principauté est un des états dont la population est la plus armée au monde (la possession d’arme à feu pour les adultes avec un permis étant légal). Enfin, l’Emsbund est un paradis fiscal qui sert de centre offshore aux grandes entreprises ou gouvernements du monde, qui sont soigneusement stockés dans les établissements banquiers de l’État soumis à un profond secret bancaire.