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Gékapédia - L'encyclopédie mondialeRimaurie
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La Rimaurie, en forme longue l'État Nouveau de Rimaurie (en Allemand : Neuer Staat Rimaurien ; en Suédois : Nya Staten Rimauria) est un État d'Eurysie du nord occupant un territoire de 48 718 km² sur la côte sud-est de l'île de Nordø. Peuplée d'un peu plus de neuf millions d'individus, la Rimaurie, qui possède des frontières terrestres avec la province tanskienne d'Halvø au sud, la cité dodécaliote de Mutna au sud-ouest et la Fédération Monarchique de Centa à l'ouest, est dirigée depuis 1960 par une dictature totalitaire isolationniste, militariste et ultranationaliste et dont la doctrine, très semblable au fascisme, est connue localement comme l'Idéologie Nationale ou plus couramment le Kohlisme d'après le nom de son principal théoricien, l'écrivain Sigmund Kohl.

L'État Nouveau de Rimaurie est généralement considéré comme l'un des États les plus autoritaires, répressifs et violents d'Eurysie et certainement du monde et est tristement réputé pour le caractère fanatique de ses dirigeants.

Histoire [ modifier | modifier le code ]

La Rimaurie est un État germano-scandinave officiellement fondé au XVème siècle par le roi légendaire Hahnemann 1er, héritier des royaumes de Forren et d'Hagkrona, qui les unifia et fonda sa capitale Prinz-Hahnemann-Stadt à l'embouchure de la Rimauria, le fleuve séparant les deux états et qui donne son nom au pays encore aujourd'hui.

Durant toute son histoire, la Rimaurie a été un Royaume conquérant entretenant une puissante armée grâce à son commerce florissant mais cette période de prospérité s'acheva par l'industrialisation de masse du pays au cours du XIXème siècle qui entraîna chômage et pauvreté mais aussi la diffusion rapide des idées communistes et anarchistes dans les classes les plus pauvres de la société.

Cette montée des idées révolutionnaires provoqua plusieurs conflits armés parfois très violents et meurtriers et trouva son pic dans la Révolution de 1938 qui vit la chute de la monarchie et l'établissement de la République Socialiste de Rimaurie, régime démocratique très influencé par les idées socialistes qui conservera néanmoins une économie libérale pendant toute sa courte existence. En effet, cette nouvelle république fut très mal accueillie par certaines des populations les plus traditionalistes et nationalistes du pays. De nombreux généraux royalistes, nationalistes voire fascistes et surtout farouchement anti-communistes formèrent le Rimaurische Nationalistische Front ou RNF (Front Nationaliste Rimaurien) afin de renverser la République démarrant ainsi la Guerre Civile Rimaurienne qui durera près de 20 ans (1940-1960) et s'acheva par la capture de la capitale Hahnemann par le Général Leonhard Sprecher, suite à l'offensive de la Marche Glorieuse. Ce dernier trahi néanmoins ses alliés royalistes en refusant de laisser l'ancienne famille royale, les Von Forren, remonter sur le trône, instaurant à la place une dictature militaire kohliste, inspirée des idées du philosophe Sigmund Kohl, qui perdure encore aujourd'hui. Sprecher mettra trois années supplémentaires avant de vaincre définitivement les guérillas royalistes et communistes et de ramener le pays dans un état de paix relative.

La nouvelle junte, poussée par des idées ultranationalistes, se referma sur elle même, fermant complètement ses frontières et se coupant du reste du monde jusqu'à la mort de Leonhard Sprecher en 2013 qui vit l'arrivée au pouvoir de Friedrich Sattler. Ce dernier, appartenant à une branche moins extrémiste et plus ouverte du Kohlisme, déclara vouloir établir des relations diplomatiques avec le reste du monde sans pour autant remettre en question la politique intérieure de son prédécesseur.

Politique [ modifier | modifier le code ]

L’institution politique la plus importante de l'État Nouveau de Rimaurie est l'Oberführer (Chef Suprême) lui-même. Il possède en effet des pouvoirs presque illimités dont les limites sont très mal définies et est nommé à vie par son prédécesseur, permettant d'assurer la continuité idéologique du régime. Ce poste est actuellement occupé par Friedrich Sattler depuis qu'il a succédé à Leonhard Sprecher à sa mort en 2013.

L'Oberführer est secondé par l'Unterführer, titre créé en Septembre 2015 pour remplacer celui d'Ehrenwerter Kommandant (Commandant Honorable). L'Unterführer n'a lui aussi pas de pouvoirs clairement définis, étant essentiellement chargé de diriger le pays en cas d'indisponibilité de l'Oberführer ou de relayer ses ordres. Il conserve néanmoins de l'Ehrenwerter Kommandant la charge de commander la Militärpolizei, sorte de force paramilitaire d'élite directement affiliée au Parti Kohliste, ainsi que les services de renseignements.

La deuxième institution majeure est le Conseil des Ministres. Entièrement formé et présidé par l'Oberführer il s'occupe de l'application de ses décisions. Il est composé du Ministre des Finances, du Ministre de la Justice et de l'Intérieur, du Ministre de l'Armée, du Ministre de
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État Nouveau de Rimaurie FR
Neuer Staat Rimaurien DE
Nya Staten Rimauria SV

Drapeau de l'État Nouveau de Rimaurie

Devise de l'État Nouveau : en Allemand : Aus Flammen und Asche erheben wir uns
en suédois : Ur lågor och aska reser vi oss (« Des flammes et des cendre, nous nous élevons »)
Devise du peuple rimaurien : en Allemand : Ein Volk, eine Nation
en suédois : Ett folk, en nation (« Un Peuple, une Nation »)

Hymne national : en Allemand : Der Geistergang
en suédois : Spökvandringen (« La Marche du Revenant »)
▶ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

FĂŞte nationale : 17 Mai
-Événement commémoré : Prise d'Hahnemann et chute de la République Socialiste en 1960


Forme de l'État : Dictature kohliste totalitaire à parti unique
OberfĂĽhrer : Friedrich Sattler
UnterfĂĽhrer : Arnold Schottel
Chambre haute : Comité de Direction du Parti Kohliste
Chambre basse : Parlement National
Capitale : Hahnemann
Langues officielles : Allemand et Suédois
Autres langues reconnues : Aucune

Géographie

Plus grande ville : Hahnemann
Superficie : 48 718 km²

Démographie

Gentilé : Rimaurien, Rimaurienne
Population : 9 168 281 habitants (2019)
Densité moyenne de population : 188,19 hab./km² (2019)

Économie

Produit Intérieur Brut : 900 milliards de $ (2019)
PIB/habitant : 98 165 $/habitant (2019)
Monnaie : Mark Rimaurien

Développement

Indice démocratique : 2.83 (régime autoritaire)
Indice de Développement Humain : 0.864 (2014)

Divers

Domaine internet : .rim
Indicatif téléphonique : +44
l'Éducation et de la Recherche, du Ministre de la Santé et du Travail, du Ministre de l'Agriculture et de l'Industrie, du Ministre de la Culture et de l'Information et, depuis 2013, du Ministre des Affaires Etrangères dont le rôle était alors tenu directement par le chef d'État.
Le seul parti politique autorisé par le gouvernement est le Rimaurische Nationalistische Front ou RNF (Front Nationaliste Rimaurien) fondé au début de la Guerre Civile et souvent appelé Parti Kohliste depuis lors.

Enfin, le Parlement National est l'institution possédant théoriquement le pouvoir législatif, les lois y étant proposées, débattues et votées par une assemblée de 300 députés (à l'origine 173 jusqu'en 2014). Les réformes de l'État Nouveau entre 2014 et 2015 ont cependant considérablement réduits ses pouvoirs, ses membres n'étant par exemple plus élus par la population mais nommés directement par le Comité de Direction du Parti Kohliste parmi les cadres du parti et les pouvoirs de l'Oberführer ont étés augmentés pour lui octroyer un droit de veto illimité sur toutes les décisions du Parlement ainsi qu'un droit de ratification exclusif, le réduisant de fait à un rôle purement consultatif. De plus, les partis satellites, c'est-à-dire les partis mineurs autorisés à siéger au Parlement aux côtés du Front Nationaliste afin de créer une forme de pluralité d'idées permettant des débats plus approfondis, ont étés intégralement supprimés et interdits au cours de ces réformes afin de purger l'assemblée législative de ses éléments non-kohlistes.

Population et société [ modifier | modifier le code ]

La population rimauriée étant, encore aujourd'hui et malgré la relative ouverture de ces dernières années, très isolée du reste du monde et sous l'emprise permanente de la propagande kohliste depuis plus cinquante ans, elle a développée un fort sentiment ultranationaliste, pan-scandinaviste et militariste, vouant un véritable culte à la force et à la violence et voyant la guerre comme et la destruction comme l'unique moyen de nettoyer le monde de sa corruption et d'y édifier une nouvelle civilisation pour un homme nouveau. Il existe cependant toujours des minorités communistes et royalistes qui se révoltent occasionnellement contre le gouvernement, notamment dans les régions rurales du nord où la surveillance de l'État est plus lâche.

Au niveau de la religion, la très grande majorité de la population est chrétienne protestante mais il existe également des minorités catholiques, orthodoxes et juives. Le protestantisme a longtemps été reconnu comme l'unique religion officielle du pays du fait de son importance dans la construction de l'identité nationale rimaurienne depuis des siècles ce qui n'a cependant que rarement empêché les autres communautés religieuses de prospérer sans craindre les persécutions religieuses comme en témoigne l'existence d'églises catholiques ou de synagogues dans certaines grandes villes du pays.
On note néanmoins depuis l'arrivée au pouvoir de Friedrich Sattler, athéiste convaincu, une recrudescence des déclarations anti-théistes et de la critique de la religion, le protestantisme lui-même ayant été rayé de la Constitution en 2014.

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Gékapédia - L'encyclopédie mondialeOberführer
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L'Oberführer est, depuis la réforme de la Constitution du 14 Septembre 2015, le dirigeant suprême de l'État Nouveau de Rimaurie, le principal représentant à l'international de l'État Rimaurien et de sa population et le garant de l'Idéologie Nationale kohliste et de l'unité de la nation.

Jusqu'en 2014, le chef de l'État Rimaurien était nommé Chef Suprême (en allemand : Oberster Führer ; en suédois : Högste Ledare) et était nommé à vie par son prédécesseur avant sa mort ou sa démission ou, le cas échéant, élu par le Comité de Direction du Front Nationaliste. Ce système était destiné à permettre la transmission des principes et des idées du Général Leonhard Sprecher, vainqueur de la Guerre Civile de 1940-1963 et fondateur et premier Chef Suprême de l'État de Rimaurie, aux chefs d'État suivants et donc de garantir la continuité idéologique de la nation dans la droite ligne des principes du Kohlisme, érigé en Idéologie Nationale après l'arrivée au pouvoir des nationalistes.
Le Chef Suprême ne peut alors être renversé ou forcé à la démission par aucune autre institution et dispose déjà de pouvoirs très étendus mais néanmoins clairement délimités : il est le commandant suprême de l'armée, nomme les ministres et les gouverneurs de comté à loisir et peut dissoudre le parlement une fois par an ou imposer un veto sur toutes ses décisions une fois tous les deux mois.

La très brève période de démocratisation du régime rimaurien, initiée en Février 2014, conduira au remplacement du titre de Chef Suprême par celui de Guide Suprême (en allemand : Führer ; en suédois : Ledare) dont les pouvoirs sont, bien que pour l'essentiel identiques à ceux du Chef Suprême, réduits par un nouveau mode d'élection consistant en une élection par le Comité de Direction du Front Nationaliste pour un mandat de cinq ans.

Cependant, la proclamation de l'État Nouveau de Rimaurie un an plus tard puis de sa Constitution spéciale en Septembre 2015 sera un brutal retour en arrière. Le Parlement, jusqu'alors la principale institution du pays, se voit confisquer la majeure partie de ses pouvoirs par l'Oberführer, nouveau titre accordé par Friedrich Sattler à lui-même qui revient également sur sa décision de limiter la durée du mandat du chef d'État. Les pouvoirs de l'Oberführer sont dès lors virtuellement illimités et incontestables : les limites sur son droit de veto sont abolies ce qui lui accorde la main mise sur l'ensemble de l'appareil législatif et chacune de ses décisions fait désormais constitutionnellement force de loi.

L'État de Rimaurie passe ainsi d'un État à parti unique où le pouvoir est dissout dans une bureaucratie kohliste relativement étendue à une dictature autocratique dans laquelle il se retrouve concentré entre les mains d'un seul individu.
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OberfĂĽhrer

Friedrich Sattler, actuel Oberführer de l'État Nouveau de Rimaurie depuis 2015
Friedrich Sattler, actuel Oberführer de l'État Nouveau de Rimaurie depuis 2015


Création : 14 Septembre 2015
Mandant : OberfĂĽhrer
Durée du mandat : À vie
Premier titulaire : Friedrich Sattler
Titulaire actuel : Friedrich Sattler

RimauriebPortail de la Rimaurie
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Gékapédia - L'encyclopédie mondialeSigmund Kohl
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Sigmund Edvard Kohl, né le 27 Octobre 1886 à Prinz-Hahnemann-Stadt, alors dans le Royaume de Rimaurie, et mort le 9 Novembre 1954 dans la même ville, alors nommée Republik-Stadt et capitale de la République Socialiste Rimaurienne, est un romancier, essayiste, économiste, philosophe et homme politique rimaurien notamment connu pour avoir développé, à travers ses écrits et en particulier L'Autoritarisme au service du Peuple, publié en 1926, les principes de base du Kohlisme, système idéologique qui porte son nom et dont il est le principal théoricien, aujourd'hui au pouvoir en Rimaurie à travers l'État Nouveau de Rimaurie.

D'abord militant socialiste dans sa jeunesse avant d'opérer un virage ultranationaliste et autoritariste dans les années 1920, figure de proue d'un mouvement extrémiste à l'origine d'une guerre à laquelle il est fermement opposé, aujourd'hui érigé en héros d'une nation au sein de laquelle il a pourtant passé ses dernières années dans l'indifférence la plus totale, Sigmund Kohl est une personnalité très complexe et controversée dont la vie et les idées font encore aujourd'hui l'objet de nombreux débats houleux.

Jeunesse [ modifier | modifier le code ]

Sigmund Edvard Kohl est né à Prinz-Hahnemann-Stadt le 27 Octobre 1886 d'Adam Kohl (1852-1908) et de Selma Tegnér (1859-1933) dans une famille de banquiers issue de la bourgeoisie. Il a un frère aîné, Nataniel (1880-1943), et deux sœurs cadettes, Ina (1889-1916) et Elena (1892-1974) et grandit dans l'insouciance, ne connaissant jamais la misère pendant toute son enfance bien que sa famille ait dû temporairement fuir la capitale entre 1887 et 1888 du fait de l'insurrection socialiste qui frappe alors la ville et lui a fait perde une partie de sa fortune. Pendant son enfance, il développe un attrait pour les animaux, la nature et les civilisations disparues ou exotiques et se prend de passion pour les récits de voyage des explorateurs rimauriens de l'Âge d'Or, en particulier l'expédition de Victor Rottmanner au Nazum de 1781 à 1789 et rêve alors d'embarquer sur un navire pour faire le tour du monde.

Son père ne sera cependant pas d'accord avec ce projet et l'obligera, à
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Sigmund Kohl
1886-1954

Sigmund Kohl vers 1950


Naissance : 27 Octobre 1886, Prinz-Hahnemann-Stadt
Décès : 9 Novembre 1954, Republik-Stadt (à 68 ans)

Fonctions
Président d'Honneur du Front Nationaliste
Mandat : 19 Mai 1938 - 9 Novembre 1954 (15 ans, 5 mois et 21 jours)
Prédécesseur : Fonction créée
Successeur : Fonction supprimée
partir de 1904, à se lancer dans des études financières, économiques et politiques pour se lancer, comme lui, dans une carrière de banquier et reprendre un jour l'institution familiale, bien que son frère en soit l'héritier principal. Il travail ainsi aux côtés de son frère et de son père dans la banque familiale mais se lasse rapidement de cette vie qui ne lui convient pas et, après la mort de ce dernier en 1908, il décide d'abandonner la carrière financière, revendant ses parts de la banque à son frère, et décide de réaliser son rêve d'enfance en partant pour un long voyage à travers le Nazum, protégé par l'argent de son héritage, durant plus d'une année entière afin de constater de ses propres yeux les merveilles décrites dans les récits d'explorateurs. C'est cependant pendant ce voyage qu'il fera véritablement connaissance avec la pauvreté et la misère de certaines populations, lui qui n'avait jamais quitté les beaux quartiers de Prinz-Hahnemann-Stadt. De retour en Rimaurie, il commence à véritablement s’intéresser à son pays qu'il découvre abriter des populations tout aussi mal loties que celles qu'il a pu rencontrer à des milliers de kilomètres d'ici et vivant à seulement quelques rues du quartier où il a grandit. Son retour au pays est également marqué par le début de la Guerre des Milices en 1911, conflit civil qui opposera l'armée royale à divers milices populaires dans tout le pays et durera jusqu'en 1913.

Désireux de comprendre comment des êtres humains, au début du vingtième siècle, peuvent encore vivre dans des conditions à peine meilleures que celles des animaux et se massacrer de la sorte, il décide de repartir, quelques mois après son retour, dans une nouveau voyage à travers le monde entier afin non plus de voir les plus beaux sites du monde mais au contraire de ce qu'il a de plus de laid, cherchant à se faire le témoin de toutes les formes de misères et de conflits possibles et d'étudier leurs causes afin d'y trouver une réponse. Il voyage ainsi au Nazum, en Afarée, en Aleucie du sud et dans certaines régions de Paltoterra et d'Eurysie pendant près de neuf ans, ne revenant dans sa ville natale qu'en 1920, alors âgé de 34 ans, pour ne plus jamais en repartir.

Carrière de philosophe [ modifier | modifier le code ]

Dès son retour en Rimaurie, Sigmund Kohl commence à fréquenter plusieurs groupes utopistes avec lesquels il débat et échange ses idées sur la meilleure forme d'État à adopter pour mettre définitivement fin à la pauvreté et aux inégalités en Rimaurie, ses écrits de l'époque, essentiellement des lettres échangées avec divers philosophes et théoriciens de gauche, développent alors des principes très proches des milieux républicains, progressistes et socialistes déjà fortement implantés dans le Royaume de Rimaurie et font l'apologie d'une rupture brutale avec le modèle monarchiste, capitaliste, conservateur et religieux qui domine le pays. Il rejoint d'ailleurs, en 1921, l'Union Communiste, parti à l'époque clandestin pour lequel il se met à militer activement, considérant sa doctrine radicale comme la voie la plus rapide vers l'utopie, mais il s'en détache très rapidement, dès 1922, du fait de désaccords idéologiques irrémédiables, en particulier sur le principe du collectivisme et de l'abolition de l'État, Kohl ayant toujours considéré que la population avait besoin d'une forme d'autorité supérieure pour garantir la répartition équitable des ressources et la pérennité du système utopique face aux événements extérieurs au pays et indépendants de sa volonté.

Ne trouvant plus satisfaction dans les différentes doctrines socialistes de son époque, Sigmund Kohl décide donc de chercher lui-même un moyen de rendre le monde meilleur et plus sûr, rédigeant et publiant, à partir de 1924, plusieurs essais dans lesquels il revient sur plusieurs problèmes structurels majeurs de la Rimaurie de son époque et expose ses idées pour y répondre, idées ensuite regroupées et développées dans son oeuvre la plus importante L'Autoritarisme au service du peuple, publiée en 1926, dont l'idée principale est que, la population (rimaurienne comme mondiale) étant trop vaste et diverse du fait de la variété de cultures, de croyances et d'opinions qu'elle comprend, elle a besoin d'une autorité suprême et globalisante pour imposer de manière coercitive les changements nécessaires à une nouvelle société plus harmonieuse, ce qui doit selon lui reposer sur la négation de la religion, de la tradition et de toutes les formes d'autorités existantes en faveur d'une nouvelle culture commune fondée sur le travail et le sacrifice en faveur de la communauté qui justifierait de donner sa propre liberté à un État absolu garantissant à tous un accès équitable aux ressources nécessaires à leur vie, lui-même abandonnant sa foi protestante durant cette période, accusant la religion d'être un moteur de conflit et d'être une invention créée pour légitimer la domination de certain et les souffrances des autres.

La Révolution de 1938, qui voit l'abolition de la monarchie constitutionnelle et la proclamation de la République, permet aux idées de Sigmund Kohl, que lui même regroupe derrière les termes de "totalitarisme social" (aujourd'hui pratiquement disparu) et de "révolution civilisationnelle" et qui forment aujourd'hui la base de l'idéologie kohliste qui reprend son nom, de se propulser sur la scène politique et d'obtenir rapidement une très grande notoriété. Il se rapproche en effet de Phillipp Seeliger, fondateur du Front Nationaliste, qui s'intéresse beaucoup à ses idées, en les mélangeant cependant avec les siennes qui incluent des principes ultranationalistes, voire suprémacistes et racistes, et pangermanistes (ou pan-scandinavistes) jusqu'ici très peu présents dans l'oeuvre de Kohl, bien qu'il préconisait de défendre les intérêts de l'utopie rimaurienne avant ceux de n'importe quel autre pays et qu'il ait déjà envisagé utiliser le sentiment d'appartenance à une même race des différentes populations germanophones d'Eurysie comme un vecteur d'unification qui transcenderait leurs disparités religieuses ou culturelles sans nécessiter une révolution civilisationnelle totale qu'il considère comme idéale mais difficilement réalisable. Phillipp Seeliger l'invitera d'ailleurs à devenir président d'honneur à vie et théoricien officiel du Front Nationaliste Rimaurien, rôle qu'il acceptera d'endosser bien qu'il dira plus tard avoir regretté cette décision, le parti s'éloignant progressivement de ses propres convictions pour dériver vers une forme d'ethno-nationalisme qu'il considère comme incompatible avec les principes qu'il défend.

Le putsch de 1944, au cours duquel plusieurs unités de l'Armée Populaire Républicaine, menées par des officiers royalistes, nationalistes et anti-communistes affiliés idéologiquement au Front Nationaliste et au Parti Royaliste, se sont soulevées contre la République Socialiste et se sont emparées de territoires importants, élément déclencheur de la Guerre Civile Rimaurienne, achève la rupture entre Kohl et les officiels du Front Nationaliste, ces derniers étant très majoritairement favorables à ce soulèvement tandis que Sigmund Kohl s'y oppose farouchement, préférant passer par la voie "démocratique" (comprise comme l'expression de la volonté du peuple, s'il privilégie le processus électoral et parlementaire, il ne s'oppose ainsi pas à une révolution violente tant qu'elle est menée par les représentants de l'ensemble de la population et donc légitimée par la volonté populaire et pas seulement pas une partie de l'armée qui abuserait de son pouvoir pour forcer un changement de manière unilatéral). Les écrits de Sigmund Kohl commencent dès lors à se concentrer sur la dénonciation de la guerre imposée par le Front Nationaliste et de ses dérives idéologiques dangereux et sur la description d'une voie alternative vers le Kohlisme mais ils rencontrent un succès bien moins importants que ses précédents ouvrages du fait de la polarisation du monde littéraire qu'entraîne naturellement la guerre civile, ses éditeurs habituels, majoritairement favorables au camp nationaliste, refusant évidemment de publier des ouvrages qui vont à l'encontre de leurs intérêts tandis que les maisons d'éditions républicaines, plus ouvertes à mettre en avant des écrits qui condamnent leurs adversaires, restent méfiantes du fait de ses prises de positions passées ou actuelles qui les ont inspirés.

Fin de vie [ modifier | modifier le code ]

Sigmund Kohl passe les dernières années de sa vie dans la solitude, le harcèlement constant qu'il subit de la part de militants socialistes, la surveillance du gouvernement et la dégradation de sa santé le poussant à s'installer dans une petite maison de la banlieue de la capitale avec son épouse, Marie Schönbaum (1890-1958), avec qui il est marié depuis 1931, et dont il ne sort pratiquement plus. Il sera cependant arrêté en Juin 1953, apparemment pour une enquête sur un réseau d'espionnage mais plus probablement dans une logique de purge des intellectuels à une période où la République Socialiste, à l'époque dirigée par le Président Patrik Hoenigsberg, dérive progressivement vers l'autoritarisme. Il décède cinq mois plus tard, le 9 Novembre 1953, à la prison centrale de Republik-Stadt, officiellement des suites d'une maladie contractée avant son incarcération et qui se serait aggravée pendant celle-ci bien qu'il soit également probable que sa mort soit liée à des mauvais traitements, tels que des violences physiques et un affamement volontaire.

Héritage [ modifier | modifier le code ]

Malgré son décès prématuré dans l'indifférence la plus complète, l'histoire de Sigmund Kohl se poursuit encore aujourd'hui au travers de ses idées dont l'influence sur la politique rimauriennne est prépondérante. Le signe le plus évident de cet héritage est bien sûr le Kohlisme en lui-même, nom vulgaire de l'Idéologie Nationale, érigé en tant que dogme officiel de l'État Rimaurien depuis la promulgation de la Constitution de 1963 par le Général Leonhard Sprecher, successeur de Phillipp Seeliger à la tête du Front Nationaliste à la suite de son décès en 1946, arrivé au pouvoir au terme de la Guerre Civile Rimaurienne en 1960. La vision du Kohlisme incarnée par Sprecher, similairement à celle de Seeliger, se distingue néanmoins de la pensée de Kohl par son nationalisme exacerbé et ses ambitions territoriales pan-scandinaves, ce qui vaudra à cette branche du Kohlisme le nom de Kohl-Sprecherisme. La mort de Sprecher en 2013 permet cependant l'arrivée au pouvoir de Friedrich Sattler qui s'éloigne du Kohl-Sprecherisme pour revenir à une forme de Kohlisme relativement plus proche de l'originale, tout en conservant le caractère autocratique du régime quand Sigmund Kohl défendait plutôt une forme d'oligarchie syndicale et technocratique, menant à l'apparition d'un second courant : le Kohl-Sattlerisme.

Bien qu'encore faible, l'idéologie kohliste tend aujourd'hui à se diffuser en dehors de la Rimaurie. Le Comité Sigmund Kohl[1] est par exemple une formation politique d'extrême-droite messalienne affiliée au parti L'Olivier. Jean-Baptiste Moreau, fondateur et dirigeant du Front National-Calmüser et de l'Organisation de Libération Francophone du Götterland[2], est lui aussi connu pour sa fascination pour l'idéologie Kohliste.

RimauriebPortail de la Rimaurie
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Gékapédia - L'encyclopédie mondialeChar Léger Mark 1
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Le Char Léger Mark 1, surnommé"Frontschutzbügel" et abrégé LP Mk1 (en Allemand : Leichter Panzer Mark 1 "Frontschutzbügel", en Suédois : Lätt Tank Mark 1 "Frontschutzbügel"), est un char blindé léger rimaurien. Principal char de l'Armée Nationale Rimaurienne, il a été le véhicule blindé emblématique des forces armées rimauriennes de 1978, date de sa mise en service, jusqu'à au moins la seconde moitié des années 2010 qui voient une importante multiplication des équipements en dotation au sein des forces armées de l'État de Rimaurie.

Historique [ modifier | modifier le code ]

À partir de la fin des années 1960 et surtout du début des années 1970, le régime kohliste de l'État de Rimaurie récemment installé cherche à acquérir un nouveau véhicule blindé pour moderniser ses forces armées en pleine mutation alors essentiellement équipées de chars produits dans les années 1930 et 1940 et rescapés de la Guerre Civile. Ce projet est cependant ralenti plusieurs années par les débats autour de la survie ou non de l'entreprise Rimaurische Waffen, à l'époque et encore aujourd'hui le seul conglomérat de fabricants d'armes de Rimaurie, sur laquelle planait la menace d'une dissolution, ou a minima d'une profonde restructuration, du fait de son histoire qui la rendait alors très suspecte aux yeux de nombreux dirigeants du nouveau gouvernement kohliste, Rimaurische Waffen ayant en effet été fondée en 1938 comme une entreprise publique sous contrôle de la République Socialiste de Rimaurie et ayant produit la presque totalité des équipements utilisés par l'Armée Populaire Rimaurienne jusqu'à la fin de la Guerre Civile Rimaurienne ce qui la plaçait naturellement dans les camp des perdants et laissait présager sa disparition au même titre que d'autres sociétés partisanes de la république.

Cependant, le fait que Rimaurische Waffen soit la seule société dotée de l'expertise technique pour concevoir et produire en masse les véhicules de guerre dont avait besoin l'État de Rimaurie ne permettait pas à ce dernier de s'en passer et d'ordonner sa dissolution car cette option l'aurait contraint à former une nouvelle génération d'ouvriers et d'ingénieurs spécialisés ce qui lui aurait fait perdre plusieurs années précieuses que la difficile transition ne lui permettait pas. Ainsi, à l'exception d'un certain nombre de ses dirigeants qui furent effectivement licenciés et, pour certains, jugés et condamnés pour leurs accointances avec les communistes, la grande majorité des employés de Rimaurische Waffen, ingénieurs et ouvriers, furent maintenus dans leurs fonctions sous une nouvelle direction composée d'un mélange de responsables d'avant-guerre ayant prêté allégeance au nouveau régime, d'ingénieurs et d'économistes loyaux nommés par le Ministère de l'Agriculture et de l'Industrie et d'officiers de l'Armée Nationale Rimaurienne chargés de veiller à ce que les produits conçus par l’entreprise soit en adéquation avec la doctrine et les besoins militaires du pays.

Le Char Léger Mark 1 en lui-même, premier né de Rimaurische Waffen sous contrôle kohliste produit dans les nouvelles usines de la Gepanzerte Motoren, filiale de Rimaurische Waffen et de Rimauria Automobilindustrie créée pour le fabriquer, est alors pensé avant-tout comme un véhicule anti-guérilla dont l'utilité première est d'écraser les restes de l'Armée Populaire Rimaurienne et des forces royalistes qui représentent une menace majeure pour la stabilité du nouveau régime. Polyvalent, suffisamment petit pour se faufiler dans les forêts denses du nord de la Rimaurie qui servent de refuge aux insurgés et suffisamment blindé pour résister aux pièges et aux embuscades qu'ils lui tendent, son rôle est essentiellement de concentrer sur lui les tirs ennemis et de
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Char Léger Mark 1 "Frontschutzbügel" FR
Leichter Panzer Mark 1 "FrontschutzbĂĽgel" DE
Lätt Tank Mark 1 "Frontschutzbügel" SV

Leichter Panzer "FrontschutzbĂĽgel"

Caractéristiques de service

Type : Char de combat léger
Service : Depuis 1978
Utilisateurs : État Nouveau de Rimaurie Rimaurie

Production

Concepteur : Rimaurische Waffen
Producteur : Gepanzerte Motoren
Production : 1978-1994
Unités produites : 1000

Caractéristiques générales

Équipage : 3 (conducteur, tireur et chef de char)
Longueur : 6,54 m
Largeur : 3,41 m
Hauteur : 2,17 m
Masse : 36 t

Armement

Armement principal : 1 Canon de 115 mm
Armement secondaire :
1 Mitrailleuse coaxiale de 7,62 mm
1 Mitrailleuse lourde de 12,7 mm
1 Lance-missile anti-char (en option)

Mobilité

Puissance : 700-850 ch
Vitesse sur route : 70 km/h
Puissance massique : 16,5-19,9 ch/t
Réservoir : 1 270 L
Autonomie : 450 km
couvrir l'avancée de l’infanterie sur les positions rebelles, une mission qu'il mène à bien avec efficacité depuis plus de quatre décennies. Cependant, bien que le "Frontschutzbügel" ait mainte fois prouvé son efficacité face à des révolutionnaires sous-équipés, il est généralement considéré comme d'une qualité médiocre par rapport aux standards internationaux, expliquant son remplacement progressif par d'autres véhicules plus avancés depuis les années 2010 et l'ouverture de l'État Rimaurien. Il reste néanmoins toujours très utilisé comme en témoigne ses récents déploiements à la fois en Afarée Centrale et en Retsvinie.

Histoire opérationnelle [ modifier | modifier le code ]

En tant que principal char de l'armée rimaurienne depuis plusieurs décennies et du fait du nombre très élevé d'exemplaires produits, le LP Mk1 a naturellement participé à de nombreux affrontements et conflits, principalement en Rimaurie même contre les forces insurgés mais aussi, plus récemment, dans des opérations à l'étranger.

Entre Juillet et Octobre 2013, 80 Chars Légers Mark 1 des 1er et 2ème Escadrons Blindés sont stationnés à la frontière tansko-rimaurienne aux côtés du 2ème Bataillon d’Infanterie dans le cadre de la Crise Tansko-Rimaurienne de 2013.[1][2]

Depuis 2014, plusieurs Mark 1 participent à l'Opération Endspiel lancée contre l'Union Libertaire Rimaurienne en réponse à son intégration dans l'Union Internationale du Communisme et du Socialisme[3]. Bien que le nombre exact de chars impliqués dans l'opération n'ait jamais été officiellement communiqué, il a été confirmé que plusieurs d'entre eux avaient joués un rôle majeurs dans l'Assaut de Camp Enklave, plus important affrontement de la campagne, qui a coûté la vie à plusieurs centaines de miliciens de l'ULR.[4]

En Mars et Avril 2017, 100 "Frontschutzbügel" ont étés déployés en Afarée Centrale Garmflüßensteinois afin d'y maintenir l'ordre face aux indépendantistes locaux puis, surtout, de la défendre contre une éventuelle invasion par une coalition de nation afaréenne. Ils ont cependant étés retirés du territoire, ainsi que toutes les forces armées rimauriennes présentes, peu avant l'indépendance de la colonie sans avoir participé au moindre combat, une solution diplomatique ayant été trouvée à la crise.[5]

En 2018, 105 Chars Légers Mark 1 ont à nouveau étés déployés à l'étranger, cette fois-ci en Retsvinie, afin de défendre la Junte contre une invasion étrangère couplée à une insurrection populaire.[6] Les plans initiaux prévoyaient un total de 175 chars mais la domination du ciel par l'aviation estalienne, hostile à la Rimaurie, et l'attaque surprise des forces mercenaires de l'entreprise étrangère Euroil Consolidated contre la capitale Severopol n'ont pas permis de compléter le déploiement. Au moins trois de ces véhicules ont par ailleurs étés détruits dans les combats contre Euroil.[7]

Utilisateurs [ modifier | modifier le code ]

Environ un millier de Chars Légers Mark 1 "Frontschutzbügel" ont étés produits par les usines de Gepanzerte Motoren entre 1978, tous conçus spécifiquement pour l'Armée Nationale Rimaurienne qui en donc le seul utilisateur. Cependant, en 2013, seul 625 de ces chars étaient encore en activité, la grande majorité des exemplaires retirés du service l'ayant étés pour cause de dommages jugés irréparables du fait des affrontements avec les forces insurgés ou d'actes de sabotages, pour remplir les musées militaires du pays, pour servir de réserves de pièces de rechange ou, plus rarement, après avoir été détourné par les révolutionnaires. On estime qu'au total, au fil des ans, au moins une vingtaine d'exemplaire du "Frontschutzbügel" sont tombés d'une manière ou d'une autre entre les mains de l'Union Libertaire Rimaurienne, certaines épaves abandonnées après les combats ayant pu être remises en état de marche quand d'autres ont étés volés directement dans les arsenaux de l'Armée Nationale Rimaurienne, probablement avec l'aide d'employés partisans de leur cause. L'Ångerfull[8], capturé par l'ULR en 1992 et détruit par le 3ème Bataillon Blindé de l'Armée Nationale Rimaurienne en Mars 2014, en est un exemple.

Bien que les chiffres soient moins clairs, on pense que le Mouvement pour la Restauration de la Monarchie en Rimaurie a lui aussi acquis un nombre similaire, bien que probablement légèrement inférieur, de chars légers de ce modèle.

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Gékapédia - L'encyclopédie mondialeMilitärpolizei
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En Rimaurie, le terme de Police Militaire désigne une branche des forces militaires rimauriennes indépendante de l'Armée Nationale Rimaurienne, avec laquelle elle entretient d'ailleurs une profonde et ancienne rivalité, et dotée d'un système de grades distinct et d'une hiérarchie propre soumise non pas à l'État-Major des Armées, et donc au Ministère des Armées, mais uniquement au Front Nationaliste via l'Oberführer lui-même, qui en délègue usuellement le commandement à son Unterführer au même titre que le Service de Renseignement National.
À l'étranger, le nom original allemand Militärpolizei (ou plus rarement le nom suédois Militärpolis) est préféré à celui de Police Militaire afin de la distinguer des polices militaires chargées de l'application des lois au sein des forces armées de nombreux armées et dont l'État Rimaurien n'est pas doté, la justice militaire y étant indistincte de la justice civile.

Héritière des corps francs nationalistes formés par le Front Nationaliste Rimaurien dans les années 1930 et 1940 pour protéger ses membres dans le cadre des fortes tensions idéologiques qui frappaient le pays après la Révolution de 1938 puis pour mener l'insurrection contre la République, la Militärpolizei a, à sa création en 1965, été conçue comme une sorte de force de gendarmerie, remplaçant la Gendarmerie Républicaine jugée trop loyale au gouvernement précédent, entièrement contrôlée par le Front Nationaliste et dont la principale (et unique) mission est la préservation de son autorité et de l'ordre national kohliste qu'il a su instaurer au lendemain de la guerre et ce par tous les moyens qui lui sont offerts, incluant non seulement la lutte contre le terrorisme interne mais aussi la purge de l'opposition politique et de la dissidence ce qui la distingue des troupes de l'Armée Nationale Rimaurienne, officiellement dédiées à la protection de la nation et du peuple rimauriens et de leurs intérêts contre les menaces militaires intérieures et extérieures.
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Police Militaire FR
Militärpolizei DE
Militärpolis SV

Drapeau de la Militärpolizei


Création : 12 Avril 1965
Allégeance : État Nouveau de Rimaurie État Nouveau de Rimaurie
Type : Gendarmerie, Police politique, Infanterie
Effectifs : 100 000 hommes (en Août 2020)
Rôle : Protection du régime kohliste, de ses institutions et de ses dirigeants. Lutte contre le terrorisme et la propagation des "idées anti-nationales".
Commandant actuel : Tilman Derfflinger

Avec le temps, la Militärpolizei parviendra cependant à obtenir une plus grande autonomie, s'affranchissant de l'autorité et donc du contrôle du Parti pour celle exclusive du chef d'État, allant de pair avec des prérogatives plus importantes telles que la guerre psychologique, la reconquête du territoire en cas d'invasion, l'organisation d'opérations noires ou encore la perpétration du système kohliste en cas de chute du régime, lui octroyant un pouvoir et une influence considérable qui fait beaucoup débat au sein même de l'appareil d'État rimaurien.

En Août 2020, la Militärpolizei compte cent-mille combattants dans ces rangs, ce qui en fait la deuxième plus importante composante militaire du pays après l'Armée de Terre et ses presque deux-cent-dix mille soldats, et est dirigée par le Commandant National Tilman Derfflinger, nommé à ce poste par l'Unterführer Arnold Schottel et approuvé par l'Oberführer Friedrich Sattler en 2016.

Histoire [ modifier | modifier le code ]

Avant la Militärpolizei [ modifier | modifier le code ]

Avec la Révolution de 1938 qui voit la chute de la monarchie constitutionnelle et l'établissement d'une république parlementaire, les tensions idéologiques entre conservateurs et socialistes, jusqu'ici modérées par la domination royaliste de l'ensemble des institutions politiques, explosent, chacun voulant sa part de pouvoir. Tous les partis politiques majeurs forment alors des "corps francs", des milices privées chargées, officiellement, de protéger leurs dirigeants et leurs militants des menaces, agressions et tentatives d'assassinats de leurs opposants. Dans les faits, ces corps francs seront dès le départ pensés comme des outils de coercition de la population, menaçant leurs opposants et les électeurs indécis voire commettant des attentats et des assassinats pour faire pencher la balance en leur faveur sans que le tout jeune gouvernement républicain ne puisse faire respecter leur interdiction (ses forces armées et de police étant encore en construction et les corps francs civils étant vus, à l'origine, comme une alternative temporaire pour assurer l'ordre) contraignant la justice à procéder à des jugements au cas par cas.

Les corps francs d'extrême-droite, en particulier ceux du Parti Royaliste et du Front Nationaliste, seront également les principaux outils du déclenchement de la Guerre Civile Rimaurienne en étant à l'origine, dès 1940, d'attaques brutales contre les milices rivales, notamment anarchistes et communistes, voire contre les forces armées républicaines et de vastes campagnes de propagande, principalement concentrée dans les campagnes, visant à faire se soulever la paysannerie protestante et conservatrice contre la république prolétarienne et industrielle. À partir de la fin des années 1940, alors que la guerre commence à sa massifier et que le camp insurgé est rejoint par une importante partie de l'armée et des entreprises survivantes de la nationalisation, les corps francs perdent progressivement, pour l'essentiel, leur rôle de milices partisanes pour se constituer en des forces plus conventionnelles, plus professionnalisées et, surtout plus fidèles à un État-Major bâtard composé d'une multitude de courants (monarchistes, nationalistes, conservateurs, capitalistes...) n'ayant pour seul point commun que leur rejet de la république et du communisme qu'à un parti réduit à une doctrine idéologique clairement définie.

Aussi, avec la prise de pouvoir du Front Nationaliste en 1960 et son refus subséquent de le partager avec ses alliés, en particulier royalistes, le nouvellement formé État de Rimaurie se retrouve avec une grande quantité de soldats pas forcément tous kohlistes mais qui formeront néanmoins le gros du noyau central de la future Armée Nationale Rimaurienne qui restera, pendant ses premières années voire décennies, peu marquée par une idéologie précise si ce n'est un nationalisme et un anti-communisme vagues mais suffisants pour que le régime kohliste puisse obtenir sa loyauté et lui faire confiance pour ce qui est de protéger le territoire et le peuple rimauriens. Cependant, le Front Nationaliste, paranoïaque, lui fait alors beaucoup moins confiance pour ce qui est d'assurer sa propre survie et la pérennité du système kohliste alors encore instable du fait de la continuation des combats par certains groupes républicains ou monarchistes. C'est pourquoi il décidera de reformer de nouveaux corps francs similaires à ceux qui avaient faits les jeunes années du parti, recrutés parmi ses fidèles et soumis exclusivement à l'autorité du Comité de Direction du Parti pour assurer sa protection mais aussi pour traquer et éliminer les traîtres et les opposants politiques.

Création et expansion [ modifier | modifier le code ]

Bien que les nouveaux corps francs ont étés créés dès la formation de l'État Kohliste, il faut attendre 1965, période où le régime commence à se stabiliser après plusieurs victoires décisives sur les résistances républicaines et monarchistes et la proclamation d'une nouvelle constitution deux ans plus tôt, pour que ces milices se professionnalisent et s'unifient en une véritable institution officielle mais toujours contrôlée par le Parti Kohliste : la Militärpolizei. Celle-ci, outre la protection du Parti et de sa pureté idéologique qui reste l'une de ses principales priorités, et ce encore aujourd'hui, se voit doter de missions de sécurité publique en tant que suppléants militaires de la police civile et d'une hiérarchie interne plus complète et conventionnelle, les corps francs qui l'ont précédés étant pour l'essentiel composés d'un chef qui dirige des miliciens sans grade.

Originellement composée d'une garde de seulement 600 hommes dans les années 1960, elle atteindra, au cours des années 1970, les 2400 soldats ce qui restera son record pendant de longues années avec la baisse des effectifs militaires du pays dans les décennies suivantes. L'arrivée au pouvoir de Friedrich Sattler en 2013 et sa volonté de remilitariser massivement le pays pour faire face aux nouveaux défis de l'ouverture au monde permettront néanmoins à l'unité d'exploser ce précédent record, atteignant les dix-mille militärpolizisten dès 2016 et dix fois plus quatre ans plus tard en 2020.

Organisation [ modifier | modifier le code ]

Grades et hiérarchie interne [ modifier | modifier le code ]

La Militärpolizei étant totalement indépendante de l'Armée Nationale Rimaurienne, elle dispose de sa propre hiérarchie interne au fonctionnement particulier puisque, à la différence de cette dernière, les officiers militärpolizisten ne rentrent pas nécessairement dans l'organisation au bas de l'échelle et peuvent tout aussi bien être recrutés parmi la gradation conventionnelle et se retrouver dotés d'un grade déjà élevé sans avoir suivi le cursus habituel. De plus, la Militärpolizei n'étant pas soumise au Ministère des Armées, elle gère elle-même la montée en grade de ses membres ou, plus exactement, le Commandant National (ou plus occasionnellement l'Oberführer ou l'Unterführer), dirigeant suprême de l'institution, décide personnellement de l'attribution des grades selon son bon loisir et sans se soucier de savoir si les grades inférieurs ont déjà tous étés obtenus un par un, un simple soldat pouvant de fait théoriquement se retrouver Commandant de Groupement du jour au lendemain, ce afin de s'assurer que les membres les plus haut-gradés de la Militärpolizei soient aussi les plus loyaux et appliqués.

Ce système de grades, que la Militärpolizei partage avec le Renseignement National, est composé de huit grades, identifiés par la lettre M, signifiant Militärpolizei ou Militärpolis, suivis d'un chiffre correspondant à leur palier au sein de la gradation de l'unité :

  • M8 - Commandant National (en Allemand : Nationaler Kommandant ; En SuĂ©dois : Nationell Befälhavare)
  • M7 - Commandant de Groupement (en Allemand : Gruppenkommandant ; En SuĂ©dois : Gruppbefälhavare)
  • M6 - Commandant de DĂ©tachement (en Allemand : Abteilungskommandant ; En SuĂ©dois : Avdelningsbefälhavare)
  • M5 - Commissaire Communal (en Allemand : Gemeindekommissar ; En SuĂ©dois : KommunalrĂĄd)
  • M4 - Chef de Section (en Allemand : AbteilungsfĂĽhrer ; En SuĂ©dois : Sektionsledare)
  • M3 - Chef de Troupe (en Allemand : TruppenfĂĽhrer ; En SuĂ©dois : Truppledare)
  • M2 - Chef d'Escouade (en Allemand : TruppfĂĽhrer ; En SuĂ©dois : Lagledare)
  • M1 - Soldat (en Allemand : Soldat ; En SuĂ©dois : Soldat)

L'Oberführer et l'Unterführer ne sont généralement pas considérés comme étant des grades de la Militärpolizei mais ils en sont néanmoins les dirigeants absolus, ayant les pleins pouvoirs sur l'ensemble de l'organisation et nommant personnellement le Commandant National, dirigeant suprême de l'institution.

Répartition territoriale [ modifier | modifier le code ]

Tout comme l'Armée Nationale Rimaurienne, la Militärpolizei a subdivisée le
Tout comme l'Armée Nationale Rimaurienne, la Militärpolizei a subdivisée le territoire rimaurien en différents niveaux de zones administratives visant à décentraliser son commandement à une échelle plus locale et à permettre une meilleure réactivité des unités d'un territoire donnée en cas d'urgence, comme une attaque ou un attentat, sur cette même région sans nécessiter de faire remonter ce problème jusqu'au sommet de la hiérarchie militaire. Les plus grandes de ces subdivisions, au nombre de quatre, sont nommées Groupements Territoriaux (en Allemand : Territoriale Gruppierungen
; en Suédois : Territoriella Grupperingar) et couvrent intégralement dix communes chacun, similairement aux trois Régions Militaires de l'armée régulière qui en comptent treize ou quatorze. Ces Groupements Territoriaux sont commandés par un Commandant de Groupement, chargé d’approvisionner en armes, nourritures et carburants toutes les unités de la Militärpolizei, de dispatcher les personnels et les équipements entre les différentes installations sous son autorité et, en cas de crise grave, comme une invasion, d'unifier toutes les subdivisions inférieures du Groupement Territorial sous un commandement unifié capable de la gérer avec efficacité.
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Carte des Groupements Territoriaux de la Militärpolizei
Carte des Groupements Territoriaux de la Militärpolizei
De la même manière que pour les Régions Militaires, les Groupements Territoriaux sont simplement nommés d'après leur positionnement géographique au sein du territoire rimaurien dans la langue traditionnellement utilisée par la population locale : Väst (Ouest en Suédois Hagkronien), Pohjoinen (Nord en Finnois Gammelgårdien), Öst (Est en Allemand Forrenien) et Suður (Sud en Islandais Hverajahlíðien).
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Carte des Détachements Territoriaux de la Militärpolizei
Carte des Détachements Territoriaux de la Militärpolizei
Cependant, en temps de paix, les Groupements Territoriaux n'ont que des
Cependant, en temps de paix, les Groupements Territoriaux n'ont que des pouvoirs relativement limités, se cantonnant essentiellement à des tâches administratives et d'entretien, la gestion opérationnelle directe échoyant quant-à-elle très majoritairement aux subdivisions inférieures que sont les Détachements Territoriaux. Chaque Groupement Territorial se divise en trois Détachements Territoriaux chacun, ce qui porte leur nombre total à douze, couvrant trois à quatre communes et commandés par un Commandant de Détachement, lequel est le véritable responsable des missions des militärpolizisten sous son commandement puisque c'est lui qui ordonne la plupart des interventions armées et des enquêtes ayant lieu sur son territoire. Il est néanmoins à noter que la participation de la Militärpolizei à l'Opération Endspiel constitue une des quelques exceptions à cette règle puisqu'elle se fait sous le commandement direct du Groupement "Pohjoinen".
Enfin, ces Détachements Militaires gèrent également au moins un Poste Communal dans chaque commune sous leur autorité mais ces Postes Communaux, administrés par un Commissaire Communal, n'ont que des prérogatives très réduites, essentiellement cantonnés à la sécurité publique, à la surveillance des habitants de la commune ou au recrutement des volontaires.

Sous-unités [ modifier | modifier le code ]

La Militärpolizei dispose de quatre bases principales, une pour chacun des quatre Groupements Militaires, supervisées par un Commandant de Groupement et composées de 25 000 hommes chacune. Ces quatre bases administrent toutes trois camps secondaires commandés par des Commandants de Détachements, chacun de ces camps correspondant à un Détachement Territorial et se composant de 8 250 à 8 500 soldats. Enfin, ces camps secondaires gèrent eux-mêmes un poste communal dans chacune des trois ou quatre communes rattachées à leur Détachement Territorial, ces postes communaux étant administrés par des Commissaires Communaux et comprenant un nombre très varié d'agents, dépendant de la population locale et du risque d'activité anti-nationale.

Schématiquement, les unités de la Militärpolizei se répartissent comme suit :

Militärpolizei : 100 000 hommes au total
  • 1er Groupement "Väst" (25 000 hommes), basĂ© Ă  Hagkrona
  • 1er DĂ©tachement (8 500 hommes), basĂ© Ă  Kanmiera
  • 2ème DĂ©tachement (8 250 hommes), basĂ© Ă  Hagkrona
  • 3ème DĂ©tachement (8 250 hommes), basĂ© Ă  Hämeenvieska
  • 2ème Groupement "Pohjoinen" (25 000 hommes), basĂ© Ă  GammelgĂĄrd
  • 4ème DĂ©tachement (8 500 hommes), basĂ© Ă  Smalcionys
  • 5ème DĂ©tachement (8 250 hommes), basĂ© Ă  Salkums
  • 6ème DĂ©tachement (8 250 hommes), basĂ© Ă  GammelgĂĄrd
  • 3ème Groupement "Ă–st" (25 000 hommes), basĂ© Ă  Hahnemann
  • 7ème DĂ©tachement (8 500 hommes), basĂ© Ă  Uppstuna
  • 8ème DĂ©tachement (8 250 hommes), basĂ© Ă  Sauldona
  • 9ème DĂ©tachement (8 250 hommes), basĂ© Ă  Hahnemann
  • 4ème Groupement "Suður" (25 000 hommes), basĂ© Ă  Hverajahlíð
  • 10ème DĂ©tachement (8 500 hommes), basĂ© Ă  Klosterfeld
  • 11ème DĂ©tachement (8 250 hommes), basĂ© Ă  Ebenbach
  • 12ème DĂ©tachement (8 250 hommes), basĂ© Ă  Hverajahlíð

Formation et équipements [ modifier | modifier le code ]

Recrutement et entrainement [ modifier | modifier le code ]

Les candidats à la Militärpolizei peuvent s'engager de deux façons : via l'un des nombreux bureaux de recrutements qu'elle entretient partout sur le territoire ou en étant débauché depuis l'armée régulière, ce qui peut se faire sur recommandation de son supérieur (ce qui est peu commun du fait de la compétition entre les deux hiérarchies qui les pousse à conserver leurs éléments), de sa propre initiative (avec, là encore, l'accord de son supérieur) ou, très rarement, en accumulant une expérience et un prestige suffisamment grands pour attirer l'attention des recruteurs de la Militärpolizei.

Comme pour toutes les forces armées du pays, la condition sine qua non pour entrer dans la Militärpolizei est d'avoir effectué son service militaire, lequel dure un an et est de toute façon obligatoire pour tous les citoyens rimauriens de plus de dix-huit ans mais ne peut être effectué que dans les forces armées conventionnelles, la Militärpolizei n'étant pas habilitée à créer son propre service militaire. À la différence de l'Armée Nationale régulière, la Militärpolizei applique des critères physiques très strictes, les recrues devant, non seulement être en parfaite condition physique, ne pas avoir d'handicap physique ou mental ni de maladie chronique ou n'être ni en surpoids ni en sous-poids, mais également mesurer au minimum 1m88 (la moyenne nationale étant d'1m80 pour les hommes), un critère essentiellement symbolique visant à renforcer l'imagerie de super-soldats quasiment surhumains que l'unité cherche à se donner. Ce dernier critère est d'ailleurs l'une des deux principales raisons pour lesquelles les femmes sont pratiquement inexistante dans les forces combattantes de la Militärpolizei alors même que les inscriptions leur sont théoriquement ouverte, l'autre étant plus simplement le virilisme et le culte de la force de l'idéologie kohliste qui est poussé à son paroxysme par les officiers militärpolizisten qui considèrent que la présence de femmes, en elles-mêmes incapables d'atteindre le niveau d'excellence attendu par l'unité, ramolliraient en plus les hommes et rabaisseraient le niveau de toute la Militärpolizei.
Enfin, un dernier critère de sélection, et pas des moindres, est le test de loyauté au régime et à l'idéologie kohliste. Chaque militärpolizist doit faire preuve de sa loyauté indéfectible envers la nation rimaurienne et son gouvernement, une connaissance approfondie des principes du kohlisme et une aine farouche de la rébellion ou de l'ingérence étrangère.

Une fois en formation, les recrues doivent non seulement s’entraîner au maniement des armes, des véhicules et des équipements divers et aux tactiques et formations de combat mais suivent également un entrainement à la lutte anti-guerilla, à la guerre psychologique, à la survie en milieu hostile, au maintien de l'ordre ou encore à l'espionnage bien plus approfondi que les unités régulières, seul celui suivi par les agents du Renseignement pouvant rivaliser en terme d'intensité. Les agents de la Militärpolizei se spécialisent également dans les enquêtes policières et les interrogatoires, incluant l'étude de l'usage de la torture tout en suivant un entrainement visant à les immuniser à la torture ou à la manipulation psychologique mais aussi, par précaution ou par paranoïa, au contrôle mental, l'une des nombreuses excentricités de cette organisation qui propose également à ses soldats de suivre des stages de survie en milieu post-apocalyptique, la Militärpolizei étant pensée dans le but de faire perdurer l'idéologie kohliste même en cas de fin du monde ou de presque extinction de l'espèce humanité par toutes sortes de catastrophes, qu'elles soient de nature divine, climatique, nucléaire, chimique, numérique ou même extraterrestre.
Autre fait particulier, tous les militärpolizisten sont supposés avoir des compétences de base en matière de politique, de justice et d'administration territoriale qu'ils ont obligation d'étendre et d'approfondir à mesure qu'ils montent en grade, ceci afin que la Militärpolizei puisse, en cas de chute du régime civil, prendre le pouvoir et former elle-même un gouvernement fonctionnel uniquement composé de ses membres.

Uniformes [ modifier | modifier le code ]

Contrairement à l'Armée Nationale Rimaurienne régulière, les uniformes que portent habituellement les soldats de la Militärpolizei ne sont pas conçus pour l'efficacité au combat mais suivent une logique essentiellement symbolique, ce qui s'explique simplement par le fait que l'institution est elle-même un symbole de l'autorité kohliste fait pour être vu de la population et dont les opérations de combat, si elles existent bel et bien, ne sont qu'une facette relativement secondaire de ses missions. Les militärpolizisten ne portent ainsi que très rarement la tenue de camouflage mais des uniformes légers de couleur généralement unie variant selon la spécialisation de leur unité d'appartenance :

  • Les unitĂ©s stationnĂ©es en ville privilĂ©gient le gris, couleur standard des uniformes d'apparat de l'armĂ©e rĂ©gulière et de ses officiers symbolisant la sobriĂ©tĂ© et le sĂ©rieux en plus de se fondre relativement bien dans le dĂ©cors gris de l'urbanitĂ© jusqu'Ă  en faire partie intĂ©grante, permettant aux patrouilles urbaines de la Militärpolizei de ne pas se faire trop remarquer par la population.
  • Les militärpolizisten basĂ©s Ă  la campagne portent Ă©galement le gris dans la plupart des cas mais les unitĂ©s les plus isolĂ©es optent pour du vert, symbolisant la ruralitĂ© et leur permettant, comme pour les unitĂ©s urbaines, de se fondre dans leur environnement fait de plaines et de forĂŞts.
  • Les membres d'unitĂ©s blindĂ©es portent majoritairement le brun.
  • Les unitĂ©s de la Militärpolizei affectĂ©es Ă  la protection des responsables politiques et des bâtiments renfermant les principales institutions politiques du pays portent des uniformes noirs, de mĂŞme que les officiers haut-gradĂ©s de l'organisation, le noir Ă©tant la couleur la plus associĂ©e Ă  l'idĂ©ologie kohliste et la couleur dominante du drapeau de l'État Nouveau de Rimaurie, renvoyant donc au rĂ´le de ces unitĂ©s : la protection du rĂ©gime kohliste dans le sens le plus littĂ©ral possible.

Autre fait à noter, les membres de la Militärpolizei, lorsqu'ils sont en uniformes, ont interdiction formelle de se découvrir le visage devant des individus étrangers à leur unité. L'objectif est, outre le fait de les anonymiser et donc de leur éviter de subir les représailles de certains individus n'appréciant pas leurs méthodes de travail controversées, de leur retirer toute personnalité et toute humanité et d'en faire des combattants parfaitement standardisés et rigoureusement identiques, symbolisant l'un des nombreux concepts de l'idéologie kohliste : l'uniformisation culturelle, morale et idéologique de toute la population.

Bien sûr, si ces règles concernant les uniformes doivent être respectés à la lettre dans les régions en paix et peuvent faire l'objet de sévères punitions en cas de manquement, leur application est beaucoup plus relâchée dans le cas des membres de la Militärpolizei impliqués dans des opérations militaires d'intensité, en particulier la lutte contre les guérillas royalistes et socialistes dans le nord du territoire, ceux-ci portant généralement des treillis similaires à ceux des forces régulières (bien que dans des tons généralement plus sombres) et n'étant pas contraint à porter un masque ou une cagoule qui risquerait de gêner leur respiration ou leur vision et donc de les rendre moins efficaces au combat.
Pareillement, les militärpolizisten responsables d'enquêtes portent généralement des vêtements civils plutôt que leur uniforme facilement reconnaissable pour des raisons de discrétion évidente.

Armement [ modifier | modifier le code ]

L'arme standard des soldats de la Militärpolizei est le Rimaurisches Sturmgewehr Version 11, abrégé en RSV11 et surnommé "Verteidiger", le fusil d'assaut le plus répandu dans toutes les forces militaires rimauriennes. Les militärpolizisten sont cependant privilégiés puisqu'ils les reçoivent en priorité ce qui fait que la presque totalité d'entre eux en sont équipés alors que les membres des forces régulières doivent souvent se contenter de modèles antérieurs comme le RSV10.

En revanche, et malgré les demandes de plusieurs de ses commandants au cours de son histoire, le gouvernement rimaurien a toujours interdit à la Militärpolizei de se doter d'une aviation et d'une marine afin qu'elle ne puisse pas concentrer des pouvoirs militaires trop importants et qu'elle reste rigoureusement cantonnée à son rôle de sécurité publique, l'aviation et la marine étant réservées à l'Armée Nationale régulière de même que l'intégralité des armements lourds du pays que la Militärpolizei peut utiliser mais ne possède pas directement ce qui est une source de tension importante entre les deux organisations qui se disputent souvent les stocks d'armes rimauriens.

Missions [ modifier | modifier le code ]

La Militärpolizei étant, comme son nom l'indique, une force de police dotée de compétences militaires, ses missions s'articulent autour de deux axes principaux, lesquels sont souvent très liés :
  • Des missions de sĂ©curitĂ© publique, d'enquĂŞte et d'arrestation de criminels politiques, de traĂ®tres ou de toute personne considĂ©rĂ©e comme dangereuse pour la pĂ©rennitĂ© des institutions kohlistes.
  • Des missions de combat et de rĂ©pression des soulèvements armĂ©s.

Protection des institutions [ modifier | modifier le code ]

Les militärpolizisten sont déployés autour des bâtiments abritant les grandes institutions du pays et sur les sites gouvernementaux sensibles pour en assurer la sécurité, ainsi que celle de leurs employés, face à un éventuel attentat terroriste, servant donc d'équivalent à une garde républicaine ou royale que l'on pourrait trouver dans d'autres pays.
Outre les bâtiments, la Militärpolizei s'occupe également de la protection rapprochée des personnalités les plus importantes du régime et de leur famille, comme c'est le cas pour l'Oberführer ou l'Unterführer, ou bien de ses propres officiers haut-gradés, servant ainsi de gardes du corps. Les responsables politiques de moindre importance et les officiers de l'Armée Nationale sont quant-à-eux protégés par des soldats réguliers ou des policiers civils.

Dans une moindre mesure, la Militärpolizei gère également la sécurité de certaines prisons importantes, en particulier celles dédiées aux prisonniers politiques, soit en suppléant du personnel pénitentiaire classique, soit en le remplaçant complètement.

Police politique [ modifier | modifier le code ]

L'une, si ce n'est la mission la plus importante de la Militärpolizei, est l'identification, la surveillance, l'arrestation et éventuellement l'élimination des opposants politiques au régime kohliste et de tous les individus propageant des idées et des principes considérés comme "anti-nationaux", c'est-à-dire qui remettent en question la théorie kohliste ou qui promeuent des concepts opposés, en particulier le libéralisme, le royalisme ou le socialisme. Les militärpolizisten doivent tout faire pour que ces individus dangereux cessent de menacer l'ordre kohliste en risquant de convaincre les citoyens rimauriens que le système actuellement en place n'est pas le bon. Pour ce faire, la Militärpolizei est capable de commanditer et de mener des enquêtes sur des personnes considérées comme suspectes à la suite d'une dénonciation ou bien de surveillance aléatoire. Les citoyens frappés par une enquête ne le savent généralement pas, les agents de la Militärpolizei menant des filatures, des écoutes ou des fouilles à domicile minutieuses en faisant en sorte de ne pas se faire repérer et de ne pas laisser de trace. Si une enquête conclue que l'individu suspecté n'est pas coupable de mauvaises pensées, elle est généralement arrêtée sans que l'individu en question n'ait jamais été prévenu.

Dans le cas contraire, c'est-à-dire si une enquête démontre que le sujet d'une investigation est effectivement un "criminel politique", la Militärpolizei peut intervenir de différentes façons selon l'importance du crime, les délits les plus minimes, quelques opinions mal avisées partagées entre collègues par exemple, mènent rarement plus loin que de simples menaces, par un message déposé à l'intérieur du domicile du suspect ou par des agents l'attendant à la sortie de son lieu de travail. Les cas les plus graves, c'est-à-dire un militantisme anti-gouvernemental plus actif, peuvent mener à une arrestation en bonne et due forme puis éventuellement à un procès, généralement expéditif, se concluant par une condamnation à la prison ou aux travaux forcés. Dans d'autres cas, moins fréquents, les opposants politiques peuvent également être capturés, séquestrés et torturés avant d'être relâchés, en espérant que le traumatisme que cela engendrera les dissuadera de poursuivre sur cette voix, ou bien simplement assassinés lorsque la Militärpolizei considère que les procédures légales sont insuffisantes.

Lutte anti-guérilla [ modifier | modifier le code ]

La Militärpolizei habilitée, tout comme l'Armée Nationale Rimaurienne, à mener des opérations de répression de la rébellion contre les groupes insurgés républicains et monarchistes du nord du pays mais, à la différence de celle-ci, axée sur la brutalité, le contrôle territorial et l'écrasement de la résistance par un armement lourd et nombreux, sa stratégie de combat se repose essentiellement sur la mobilité et les tactiques de guerre psychologique et de contre-guérilla. Les militärpolizisten sont formés aux mêmes stratégies utilisées par leurs adversaires et sont rompus aux techniques de camouflage et d'embuscade, permettant à de petites escouades de lancer des attaques surprises sur les convois de rebelles en mouvement ou des raids très brefs et rapides sur des positions identifiées comme tenues par les guérilleros avant de rapidement retourner se cacher selon la méthode dite du hit and run. La Militärpolizei est également capable de mener des campagnes de propagande à proximité des zones à maquis, des haut-parleurs stratégiquement placés et des camions de militärpolizisten équipés de mégaphones diffusant presque en continu des messages appelant les révolutionnaires à déposer les armes.

Dans ses premières années, la Militärpolizei menait également une politique de terreur au sein des territoires où les rebelles étaient les plus actifs en y abandonnant des cadavres d'insurgés, souvent mutilés ou défigurés, dans des fosses à ciel ouverte ou pendus à des arbres afin de dissuader leurs compagnons d'armes de poursuivre le combat sous peine de finir comme eux ou en massacrant des familles entières accusées de sympathie révolutionnaire. Une pratique jugée tellement violente et cruelle par le gouvernement qu'il l'a faite interdire dès le début des années 1970 mais il semble qu'elle soit encore très occasionnellement pratiquée aujourd'hui.

ReconquĂŞte nationale [ modifier | modifier le code ]

Pour finir et pas des moindres, la Militärpolizei a, dans le cas où le régime de l'État Nouveau de Rimaurie aurait chuté d'une quelconque façon, que ce soit par une prise de pouvoir des insurgés ou par une invasion étrangère, la mission de reprendre le contrôle du pays et de se composer en un gouvernement de transition, les officiers de la Militärpolizei ayant suivis une formation politique sensée les en rendre capable, le temps que les institutions civiles kohlistes puissent être rétablies. Cette mission ultime doit être accomplie selon le plan top secret Letzte Hoffnung (littéralement Dernier Espoir), conçu et devant être réalisé par les plus haut-gradés de l'organisation et connu d'eux seuls, qui se divise en cinq phases, chacune, plus extrême que la précédente, devant se succéder si l'une ne parvient pas à atteindre son objectif.

La phase 1, connue sous le nom de "Détermination", consiste à unifier toutes les forces armées encore fidèles au régime sous le commandement de la Militärpolizei afin de lancer une contre-offensive dévastatrice et coordonnée contre les forces d'occupations ou révolutionnaires, dans l'idéal en attaquant un à un différents points stratégiques jusqu'à la reconquête totale du territoire nationale et cela sans aucune considération pour les pertes que cela pourrait engendrer selon le principe du quitte ou double : soit la contre-offensive réussie et le pouvoir kohliste peut être rétabli, soit elle échoue et l'intégralité des forces militaires loyalistes sont annihilées.

La phase 1.5, dénommée "Insurrection", devra être exécutée par les agents de la Militärpolizei et du Renseignement National et les soldats réguliers rescapés de la phase 1. Ceux-ci devront former les civils loyalistes aux tactiques militaires, en particulier à la guérilla, au sabotage et à la fabrication d'armes artisanales avant de les envoyer mener des missions d'assassinat, de destruction d'infrastructures critiques ou de propagande afin de développer un nouveau foyer de rébellion capable de mener une insurrection populaire capable, avec l'aide des nombreuses caches d'armes que la Militärpolizei entretien secrètement des décennies, de renverser les nouvelles autorités jugées illégitimes par la population. À la différence de la phase 1, qui doit théoriquement aboutir à une victoire ou à une défaite extrêmement rapide, la phase 1.5 est un processus lent qui a peu de chance d'aboutir avant plusieurs années. Il est donc recommandée de la démarrer en même temps que la phase 1 et de la laisser se poursuivre jusqu'à la fin de la phase 2, raison pour laquelle elle est numérotée 1.5.

Cette phase 2, justement, se nomme "Infiltration" et consiste, comme son nom l'indique, à permettre à un maximum de partisans de l'idéologie kohliste et du régime de l'État Nouveau dans les nouvelles institutions d'occupation ou de transition le remplaçant en se faisant passer pour des collaborateurs dans le premier cas ou pour des partisans de la révolution dans le second. Cette phase repose essentiellement sur le soutien d'une partie importante de la population à l'État Nouveau, diluée dans toutes les strates de la société et dans toutes les catégories socio-professionnelles ce qui les rend indétectables, à tel point que les officiers de la Militärpolizei considèrent eux-mêmes n'avoir pas besoin de planifier cette phase puisque les idéaux politiques de la population civile devraient permettre, sans aucune intervention de sa part, à de nombreux kohlistes de se retrouver dans la nouvelle administration civile et militaire, voire jusqu'aux plus hautes sphères de l'État, et d'ainsi détourner progressivement la politique du nouveau régime révolutionnaire vers celle de l'ancien, le rétablissant de facto.

La phase 2.5, quant-à-elle, se nomme "Démonstration" et pourra théoriquement être exécutée dès qu'un semblant de paix sera revenu en Rimaurie. Très proche de la phase 2, elle consiste à mobiliser massivement les soutiens à l'idéologie kohliste dans la population pour organiser des manifestations et des grèves dans tout le pays afin de réclamer le retour de l'État Nouveau de Rimaurie sous peine de paralyser le pays. Ces soutiens devront également voter en masse pour un parti de substitution créés par des partisans du kohlisme ne s'en revendiquant pas, à condition bien sûr que le régime issu de la chute du kohlisme accepte le multipartisme.

La phase 3, dite "Extermination", devra être déclenchée en cas de refus soutenu du nouveau gouvernement de céder aux demandes des kohlistes. Il consiste en ce que la Militärpolizei appelle un "Génocide Idéologique", c'est-à-dire le massacre systémique par des commandos de fondamentalistes kohlistes de toute personne accusée, sans nécessairement s'arrêter à des preuves, de ne pas adhérer à cette idéologie ainsi que leur famille sans distinction d'âge ou de sexe, le but étant, à la fin de cette phase, de ne laisser en vie que les partisans les plus dévoués et extrémistes de l'idéologie nationale et donc de s'assurer que leurs descendants seront tout aussi dévoués qu'eux et ne remettront plus jamais en question les principes de l'État Nouveau de Rimaurie.
Les victimes de cette troisième phase sont estimées à plus de quatre millions d'individus au minimum, soit près de la moitié de la population rimaurienne.

Enfin, la dernière phase, la phase 4 aussi connue sous le nom de "Punition" est la phase ultime et définitive du plan Letzte Hoffnung que la Militärpolizei, ou ses successeurs du moment, devra activer si le "Génocide Idéologique" se révèle inefficace, c'est-à-dire si l'identification des ennemis du kohlisme se révèle trop compliquée pour mener à leur extermination complète ou, pire encore, si les partisans de l'ancien régime, dégoûtés par cet acte barbare, se retournent contre lui.
Dans un tel cas, la Militärpolizei, considérant que la Rimaurie Kohliste ne peut plus être sauvée et que le peuple rimaurien, en la rejetant, a trahi sa destinée, ses ancêtres et son histoire, déclare que ce dernier mérite d'être puni et donc de disparaître à la fois pour lui éviter la souffrance de vivre dans un système autre que le Kohlisme et pour le punir d'avoir accepté de se soumettre à cet autre système. Similairement, le territoire national rimaurien devra être rendu invivable pour éviter à des nations dégénérées de s'approprier ses ressources afin qu'elles ne puissent pas profiter à une autre forme de régime.
Dans la pratique, les commandos de fondamentalistes kohlistes qui recevront cet ordre devront cesser de chercher à identifier les traîtres à la bonne pensée mais se lancer dans une campagne de massacres indistincts et de destructions massives sur l'ensemble de la population et du territoire du pays en passant notamment par la destruction de tous les axes de communication, chose facilitée par le fait que les routes et chemins de fer transfrontaliers sont déjà piégés à l'explosif, les mines condamnées par des éboulements volontaires, les stations de pompages et électriques, notamment nucléaires, détruites pour couper toute l'alimentation en eau et en électricité de la région et disperser des déchets radioactifs et dangereux sur des centaines de kilomètres, des gaz chimiques relâchés dans les villes pour les rendre inhabitable et intoxiquer les habitants...
Une fois cela fait, les survivants, c'est-à-dire les responsables les plus fanatisés de cet auto-génocide, se verront offrir le choix entre parachever leur oeuvre grandiose dans un suicide collectif ou profiter de l’annihilation totale de la civilisation et de la culture rimaurienne pour reconstruire le pays selon les principes du kohlisme en s'assurant qu'il deviendra partie intégrante de l'ADN de leurs descendants et que ces derniers seront à tout jamais incapables de concevoir autre chose que cette Grande Idée.

Les phases 3 et 4 du plan, les plus extrêmes, sont particulièrement bien protégées et cryptées et ne sont présentes que sur une poignée de documents décrivant le plan Letzte Hoffnung de sorte à ce que moins d'une dizaine de personnes en ait connaissance dans tout le pays.

Controverses [ modifier | modifier le code ]

Outre les critiques internationales qui pointent du doigt ses manquements aux droits humains, la Militärpolizei est une institution controversée au sein-même de l'État Nouveau de Rimaurie et de l'appareil kohliste et ce pour plusieurs raisons, la principale, celle qui revient le plus souvent, étant sa forte indépendance vis à vis du pouvoir civil. Les députés, ministres ou gouverneurs de comtés n'appréciaient déjà pas, au moment de sa création, que cette organisation militaire soit sous le contrôle exclusif du Parti unique, ce qui la rapproche d'une force paramilitaire au service direct de ses membres, mais le Front Nationaliste Rimaurien lui-même n'apprécie pas d'avoir perdu ce contrôle, désormais exclusivement détenu par l'Oberführer et l'Unterführer, ce qui l'empêche d'avoir le moindre droit de regard sur ses activités dont il se méfie beaucoup, les nombreux pouvoirs et prérogatives qu'il a accumulé, incluant des missions d'enquête, d'espionnage ou surtout sa capacité à former de lui-même un gouvernement fonctionnel et la relative fermeture de sa hiérarchie, dont les membres sont nommés par le haut de manière plus ou moins arbitraires plutôt que d'entrer par le bas de l'échelle et de suivre un cursus par étape comme celui de l'armée régulière) faisant craindre au Parti Kohliste que la Militärpolizei ne décide de prendre le pouvoir pour elle-même.

L'Armée Nationale Rimaurienne, la force militaire régulière et conventionnelle de l'État Nouveau de Rimaurie, est également très critique vis à vis de la Militärpolizei et les deux institutions entretiennent une relation très conflictuelle, malgré leur coopération obligée, tournant essentiellement autour du contrôle et de l'attribution des stocks d'armes, de l’empiétement de leurs missions, les deux organismes menant très régulièrement des opérations d'attaque sur une même cible sans aucune concertation, des différents doctrinaux, l'armée ayant jurer de protéger le pays et le peuple et voit donc les militärpolizisten comme des fanatiques obnubilés par la préservation de leur idéologie et bien sûr, et peut-être même essentiellement, de la rivalité pour le prestige, l'Armée Nationale Rimaurienne et la Militärpolizei se menant depuis toujours une lutte féroce pour se présenter comme le véritable défenseur de la Rimaurie et d'ainsi augmenter sa popularité auprès de la population et donc son potentiel de recrutement et, par extension, de se voir augmenter ses moyens.

En dehors du système kohliste et sans même prendre en compte les opposants politiques au régime qui la voient évidemment comme une milice fasciste au service des dictateurs et qui n'hésitent d'ailleurs pas à surnommer ses membres les "Chiens de Sattler" (terme également repris par certain soldats de l'armée régulière depuis quelques années malgré l'interdiction de l'employer), la population dans son ensemble a une opinion peu élogieuse de la Militärpolizei à la fois pour ses actes de cruauté, d'espionnage et de torture qui, si tout est fait pour les cacher, finissent malgré tout par se faire savoir et surtout, depuis très récemment, à cause du nombre jugé absurde de militärpolizisten et leur omniprésence dans les rues, la Militärpolizei comptant aujourd'hui 100 000 hommes dans un pays de moins de 9,3 millions d'habitants, soit un militärpolizist pour quatre-vingt-treize citoyens rimauriens.

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