[/center]La fédération du Navasota attache, depuis l’arrivée de la présidente Ashely Hopkins au pouvoir en 2015, une très grande importance à la construction d’une Navasota forte, qui se base sur la création de relations entre les principaux pays du continent dans lequel le Navasota devra jouer à terme un rôle important, du moins central. La réélection d’Ashley Hopkins à la présidence de la fédération a renforcé cette ambition. Forte des expériences de son mandat, la cheffe de la diplomatie navorais entend bien diriger son bateau vers un nouvel océan de prospérité.
Cette construction d’une Navasota s’inscrit donc dans une logique de coopération avec les principales puissances du continent. Chargé de cette mission de coopération, le département d’État aux affaires étrangères de la fédération a eu la lourde mission, de la part de la présidence ainsi qu’à la demande du premier ministre de la fédération, d’une part de contacter les principales puissances du continent pour ouvrir le dialogue diplomatique et installer les contacts diplomatiques. La volonté est alors de faire sortir le pays de la léthargie diplomatique et ensuite, à partir de ce contact, d’entamer dans un second temps des discussions qui ont pour but d’être à terme très bénéfiques pour les parties en discussion. Mais avant tout, il a fallu pour le puissant département d’état trier les principaux pays aleuciens à contacter en priorité, ce qui ne fut pas chose aisée tant le continent aleucien regorge de pays puissants. Ensuite, après avoir ouvert le contact et entamé les discussions, il faudra passer à l’étape supérieure : celle d’une création d’organisation de coopération et d’échange qui réunit les pays aleuciens autour d’une logique de coopération, d’échange et de développement mutuel. La présidence, ne croyant pas en une réussite de l’ASEA, qu’elle qualifie non sans mépris « d’échec pathétique », entend, avec son Premier ministre, mener une diplomatie étrangère ambitieuse pour créer avec les autres États du continent un forum de discussion et d’échange plus performant et plus intégrant que ne le fut l’échec de l’ASEA. L’échec de ce dernier, notamment dans le cadre de l’attaque strusienne contre les forces westaliennes, a fini de confirmer la nécessité de créer une organisation alternative à l’ASEA.
Mais pour l’heure, la fédération du Navasota reste à l’étape de base. Après avoir contacté la grande république de Westalia, qui s’inscrit parfaitement non seulement dans un cadre de création d’une Aleucie forte, souveraine et indépendante, mais également dans le projet de la fédération du Navasota de créer un espace coopératif qui intègre au lieu d’exclure et qui unit au lieu de diviser. Contacter et discuter avec la Grande République de Westalia s’avère donc être une étape sensiblement importante pour la fédération afin de créer son projet, puisque la grande république de Westalia est devenue la référence du continent aleucien, courtisée par l’ASEA mais aussi par l’OND, et qui attire la convoitise des communalistes comme la haine des impérialistes.
Le livre à succès du maître de la diplomatie westalienne, Henry Takajiwa, Fukkatsu, confirme cette tendance de la stratégie diplomatique de ce pays. Consulté par les diplomates même de la fédération, cette œuvre a permis aux planificateurs de la diplomatie navorais de penser comme pense le grand diplomate westalien, et a aussi permis par ailleurs de confirmer que la fédération du Navasota partage un intérêt réel avec la grande république de Westalia à se réunir autour d’une grande table et discuter.
Après la prise de contact diplomatique, voici donc venu le moment de la rencontre qui réunira non seulement les chefs d’État des deux puissances aleuciennes, en la personne de Simeon Belagri, président actuel de la grande république de Westalia, et Ashley Hopkins, présidente de la fédération du Navasota. Dans leur suite se trouveront sans aucun doute les deux grands architectes de la diplomatie de chaque pays : d’un côté Henry Takejiwa, dont le poids diplomatique n’est plus à présenter tant il est connu, et de l’autre côté Edwards Lewis, qui agit depuis 2015 dans l’ombre comme l’araignée qui tisse les toiles de la diplomatie navorais sans jamais vraiment se montrer au grand jour. Cette rencontre est d’ailleurs un tournant puisque c’est la première fois que celui qui est surnommé « l’araignée » de la diplomatie Navorais, en référence à son travail de l’ombre à tisser les toiles de la diplomatie navorais, apparaît dans un grand espace de discussion et d’échange. Il fut longtemps relégué à un poste de second rang derrière la présidente de la fédération ; cette rencontre sera donc un tournant par le rôle qu’il va représenter dans cet échange.
L’organisation de la rencontre entre les autorités de la grande république de Westalia et celles de la fédération du Navasota fit grand bruit au Navasota, non seulement parce que c’est la première fois depuis les années 2000 que le pays accueille un pays étranger sur son territoire, mais également par l’aspect gigantesque de l’organisation. La présidence de la fédération ainsi que le gouvernement tout entier attachèrent une grande importance à la réussite de ces échanges, raison pour laquelle une grande activité planificatrice a eu lieu, autant pour préparer l’événement : notamment les sujets de discussion, les points à poser sur la table et les points qu’il faut aborder et ceux qu’il faut soigneusement éviter, que pour préparer les lieux où va se dérouler l’événement, la sécurité, les festivités prévues pour accueillir le chef d’état étranger et le grand diplomate du pays. Ainsi, pour tout dire, Victoria City a pendant une très longue période regorgé d’activité, un pic d’activité rarement atteint pour la capitale de la fédération, connue pour son statut calme et beaucoup moins bruyant que le reste des grandes métropoles de la fédération ; pour une fois, elle fit exception à cet état.
Alors que les préparatifs vont bon train, le jour de la rencontre se précise et, pour l’occasion, la sécurité fut fortement augmentée au sein de Victoria City avec le déploiement de la garde nationale, une présence renforcée des services de renseignement de la fédération et une présence policière écrasante qui ont sécurisé la ville ainsi que les principaux axes et lieux de la rencontre. Le dispositif de sécurité mis en place n’a fait que démontrer la motivation du gouvernement fédéral pour que cette rencontre se déroule avec succès. Ainsi, ce jour, Victoria City va vivre pendant toute la durée de la rencontre dans une ambiance étrange, presque dans un état d’exception.
Attendant à l’aéroport Stanley Wilkinson, la présidence de la fédération du Navasota s’était parée de ses plus beaux atouts présidentiels, avec des vêtements de haute couture commandés par le palais présidentiel juste pour l’événement. Son raffinement et l’aura qui l’entourent rappellent bruyamment qu’elle est la cheffe de ce pays. À ses côtés, le chef du gouvernement de la fédération, Hosey Morrison, en a fait tout autant avec un costume chic qui compile sobriété et raffinement à la navorais. Se faisant plus discret, le grand stratège de la diplomatie navorais est bien présent ; comme à son habitude timide, Edwards Lewis se tient de manière élégante derrière le premier ministre, qui lui-même se situe à l’arrière de la présidente de la fédération. Pour l’occasion, une grande partie de l’aéroport international du Navasota fut privatisée et, sur la piste, un grand nombre de personnels s’emploient aux préparatifs de dernière minute : les policiers et services secrets sécurisent les lieux et vérifient une dernière fois les recoins pour neutraliser toute menace, les domestiques attendent impatiemment l’arrivée des invités et les voitures sont prêtes à les accueillir, tandis que la garde présidentielle se tient vigilante, prête à saluer les invités dont l’avion ne tarde pas à pointer à l’horizon, escorté sous bonne garde par des avions de l’armée navorais.
Une fois l’avion posé et la porte ouverte, la garde présidentielle se mit au garde-à-vous et salua le chef d’état étranger venu à l’événement. Simeon Belagri fut chaleureusement accueilli par la présidente de la fédération, tandis qu’autour, des musiciens se mirent à jouer l’hymne national de la grande république de Westalia.
« Excellence, salutations, c’est pour moi un très grand honneur de vous accueillir sur le sol de mon pays. » La présidente laissa son interlocuteur répondre avant de continuer :
« Voici Hosey Morrison, premier ministre de la fédération du Navasota, et à ses côtés Edwards Lewis, le secrétaire d’état aux affaires étrangères. » Les deux saluèrent le président de Westalia ainsi que le ministre des affaires étrangères de la grande république de Westalia, Henry Takejiwa, qui fut présenté par son chef d’état.
Une fois que l’ensemble du groupe se fut salué, la présidente de la fédération reprit la parole :
« La fédération du Navasota est très heureuse de vous accueillir sur son sol. Nos deux pays partagent déjà de grands éléments culturels liés à notre passé et à nos racines austariennes, mais surtout Lasley, et je crois que nous aurons beaucoup plus à partager dans le futur… Bienvenue au Navasota, j’espère que votre séjour vous ira à ravir, nous avons tous œuvré pour que ce soit le cas, monsieur. »