Îles de la Terre Pure
Généralités :
Nom officiel : République de la Terre Pure
Nom courant : Îles de la Terre Pure
Gentilé : Jōdōjin
Inspirations culturelles : Japon, Hokkaido, Indonésie, Madagascar
Situation géographique :
Langue(s) officielle(s) : kingo (japonais)
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : des centaines d'idiomes
Drapeau :

Devise officielle : Namo Amitābhāya !
Hymne officiel :
Capitale : Oshiro
Population : 14 millions d'habitants

Aperçu du pays :
Présentation du pays :
La « République de la Terre Pure » (Jōdō kyōwakoku) est un Etat insulaire contrôlant des milliers d'îles et une surface étendue dans le nord de l'Océan Scintillant, au Nazum. Sa capitale est à Oshiro (2'300'000 habitants). C'est un régime théocratique, où le pouvoir appartient à l'abbé supérieur du « Temple du Voeu Originel », le Hongan-ji, principale institution monacale de l'archipel. L'Etat repose sur une milice religieuse, les Ikkos, et une théologie de la libération d'inspiration bouddhique. Le gouvernement est nommé par les clercs des grands monastères, et assure le fonctionnement normal de la société à Hanaba et dans quelques autres îles d'importance. Dans les faits, des centaines d'îles échappent au contrôle effectif du Hongan-ji, qui revendique pourtant la souveraineté de l'Etat sur cette vaste zone maritime.
L'archipel est peuplé dès l'Antiquité et plusieurs vagues s'ajoutent les unes aux autres. Les derniers venus, les Was du Nazum, apportent la culture linguo-burujoise, la riziculture, l'écriture et l'administration. Naturellement liés à cet espace géographique, la Cour impériale constate dès 750 son protectorat sur les îles ; un gouverneur impérial, le « régent », y exerce l'autorité en son nom. Cette fonction, dévolue aux grandes familles aristocratiques et notamment aux Fujiwara, a son âge d'or avant d'être mise à l'écart par un gouvernement de la classe des guerriers vers 1100. Ceux-ci se substituent aux aristocrates pour exercer, au nom de la Cour impériale, le contrôle de l'archipel. Leur chef est le taishōgun, qui règne grâce à son armée et son pouvoir militaire. Le clan Kamakura en est à la tête. On ne parle à l'époque pas de Terre Pure, mais des « petites îles » (Xiaodao, 小島)

La Terre Pure s'est fondée en 1599 par la destruction du gouvernement taishôgunal siégeant à Kakugara, sur Hanaba, la plus grande des îles de l'archipel en taille, en richesse et en nombre d'habitants. Après des siècles de domination aristocratique et guerrière, et l'exercice d'un protectorat impérial sur les îles via les institutions autocratiques du taishôgunat ou bakufu (le « gouvernement de la tente », traditionnaliste, militaire et confucéen), les crises économiques et climatiques du XIVème et du XVème siècle aboutissent à des désordres internes d'ampleur et, dans la fin du XVIème siècle, à la mutation d'un courant du bouddhisme, l'« École de la Terre Pure », vers une théologie bouddhique de la libération basée sur l'ici et maintenant. Sur fond de bouleversements sociaux et culturels, notamment parce que le pouvoir central se délite, et que dans les affrontements intestinaux entre seigneurs de guerre, se développent des réseaux horizontaux de défense paysanne et citadine, les moines du Hongan-ji prennent leur revanche sur la cour impériale et attisent une révolution paysanne inédite. Les jacqueries aboutissent à des victoires militaires sur les seigneurs de la guerre, et en 1599, l'incendie du Château de l'Hirondelle, siège du pouvoir taishôgunal, signale la fin définitive d'un ordre impérial continu depuis l'Antiquité.

En trois siècles, l'archipel connaît de longues et bouleversantes évolutions, ainsi que des tumultes économiques et sociaux. La lutte contre la Cour impériale par épisodes réguliers, les épisodes d'ouverture et de fermeture du pays au commerce étranger occidental et au christianisme, les typhons, les révoltes et les intrigues de clans montagnards rebelles font régulièrement vaciller l'équilibre politique de l'archipel. Entre 1868 et 1947, le mouvement koshin, moderniste, impérial et républicain, influence durablement le petit Etat et occasionne une modernisation à marche forcée des grands centres urbains. La crise économique finit par en faire suspendre les pouvoirs. Depuis les années quarante, seules les plus grandes villes se sont réellement ouvertes à la mondialisation et à la modernisation technologique. Les territoires les plus reculés, notamment les campagnes profondes et les îles lointaines, ne sont pas tous connectés à internet. D'une manière générale, l'archipel reste très isolé à cause de normes sociales conservatrices, d'une grande complexité institutionnelle, de l'éloignement géographique des grands bassins de globalisation, et d'une histoire en marge du monde. C'est ce qui fait de cet archipel un colliers de trésors peuplé de créatures fabuleuses, de contes et de légendes.

L'économie et la société de l'archipel reposent essentiellement sur la pêche, l'agriculture et l'artisanat. Le riz y est un aliment de base, développé en des dizaines de variétés régionales. On y mange également des oeufs de tous les oiseaux. Il n'y a jamais eu de révolution verte dans l'archipel, et une grande partie de la population reste ainsi astreinte à la culture des légumes et à la collecte des fruits, la part de l'emploi agricole est élevée, et les produits phytosanitaires y sont peu utilisés. Beaucoup d'espèces cultivées ou sauvages sont endémiques des îles de l'archipel. Le territoire est également couvert, en majorité, de forêts. Dans les îles du nord, la lande prédomine ; vers le sud, c'est la forêt tropicale humide. Il est peuplé par des singes, des cervidés, des lémuriens, de grands oiseaux migrateurs, et était à l'époque peuplé de grands fauves, qui ont aujourd'hui quasiment disparu.

Mentalité de la population :
Le peuple jōdōjin n'existe pas ; cette gentilé administrative désigne les citoyens de l'Etat, mais l'Etat en question ne contrôle même pas tout le territoire. La plupart des habitants des six provinces de Hanaba, l'île principale, appartiennent à l'ethnie Wa, apparentée aux Burujois et aux Fujiwans. L'ethnie Anjin, habitant les îles moyennes et les hautes terres, fait plus ou moins partie du même groupe, avec ses codes culturels distincts fortement ancrés dans la culture de la montagne, de l'élevage, de l'honneur et de l'aristocratie. Celle-ci est en rivalité symbolique avec l'ethnie Saka, les côtiers, qui peuplent la plupart des îles éparpillées dans l'Océan Scintillant qui sont revendiquées par le régime de la Terre Pure. D'autres ethnies et sous-groupes culturels composent la mosaïque des peuples habitant les terres souveraines de la Terre Pure.
La mentalité de la population est liée aux codes culturels territoriaux, qui varient d'un coin à un autre de l'archipel. Des traits communs se dégagent cependant. Sur l'île majeure et la plupart des îles connectées par ferry, par dhow ou par pirogue, le bouddhisme shinshu de l'école de la Terre Pure, et ses développements inédits après la révolution de 1599, ancrent une culture de l'ici et maintenant, réprouvant les pratiques excessivement pieuses et rigoureuses de la religion, au profit d'une spiritualité de l'instant et de la quête d'un paradis dans l'ici-bas. Les grands experts en anthropologie conjecturent que c'est de ces thèses cosmogoniques particulières que provient le caractère des Jōdōjins : facétieux, léger, peu intellectuel, superstitieux, plein d'humour, et isolationniste. La plupart des habitants des Îles estiment que leur île est la plus belle du monde et ils ne donneraient pas l'heure aux voisins, encore moins à des étrangers qui viendraient s'y intéresser. Cependant, à chaque génération, des cas particuliers se détachent des communautés villageoises et se lancent dans de grandes épopées à travers le monde, contribuant à leur retour aux traditions orales, aux récits de voyages et de rêves, et à la grande passion de ces peuples bigarrés pour les récits.

Place de la religion dans l'État et la société :
Importante, naturellement. Le régime est une théocratie dirigée par les moines bouddhistes et notamment par le plus influent des monastères, le Hongan-ji. Cela se ressent dans les lois civiles, la discipline des milices religieuses, et le résidu de nationalisme ikko-ikki qu'on trouve dans le pays. Mais au-delà des sphères de la population qui adhèrent au régime, dans les régions excentrées notamment, et même si là, le régime n'y jouit pas d'une grande popularité, la religion, la spiritualité et la magie continuent d'être des repères essentiels dans la vie des habitants de l'archipel. Les superstitions liée au karma, à la bonne ou à la mauvaise fortune, ainsi qu'aux esprits et aux dieux, imprègnent la population selon le contexte. Les interdits moraux, les tabous (fady), participent également à donner aux habitants de l'archipel leurs représentations très particulières de l'univers et de l'altérité, notamment en matière sexuelle et amoureuse.

Politique et institutions :
Institutions politiques :
Le Hongan-ji est le principal monastère bouddhique du pays ; c'est le siège du pouvoir théocratique, dans la ville de Rokuhara, près d'Oshiro. D'autres monastères, tels que le Kohei-ji ou le Naga Tendo-ji, jouent des coudes dans l'influence politique sur l'Etat, mais tout ceci se joue dans des cérémonies et des festivals religieux impénétrables pour la plupart des gens. Des mairies, un gouvernement, et des autorités officielles existent, sous la dépendance des moines, et sous la surveillance des fanatiques milices ikko-ikki qui défendent le territoire et l'intégrité du régime avec une brutalité insoupçonnable. Quelques journaux existent mais les gens s'en servent surtout pour absorber l'huile des beignets et faire des cornets de frites.
Principaux personnages :
Les personnages officiels les plus importants sont l'Abbé Ryûmaru du Hongan-ji, 93 ans, chef du principal monastère et autorité la plus importante dans le système des sectes bouddhiques qui se partagent le pouvoir. La Première Ministre, en charge des affaires courantes, est SHIRAWA Futsuko, 46 ans. Le directeur de la Bourse du Riz, la plus importante institution économique et financière qui joue un rôle de régulateur, de banque centrale et de principal fonds de capitaux dans l'archipel, est ZENMAE Akira, 58 ans.
Beaucoup de personnages non-officiels existent naturellement et seront présentés le moment venu.
Politique internationale :
Les jōdōjins ne sont pas intéressés par la politique internationale. L'isolationnisme leur convient parfaitement.