22/06/2019
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Méta-baronnie / Vlastie: réunion d'affaires très affairées

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Méta-Baronnie - Vlastie, une rencontre historique




Chapitre 1: Réception du colis

Le splendide vaisseau personnel du méta-baron dans le ciel de la Méta-Baronnie pour l'un des rares jours de l'année ou il fait beau après être monté au dessus de la couche de fumée dégagée par les usines

Le splendide vaisseau personnel du méta-baron dans le ciel de la Méta-Baronnie pour l'un des rares jours de l'année ou il fait beau après être monté au dessus de la couche de fumée dégagée par les usines

Dégagez crétins de civils, vous n'avez rien à faire ici, cette voix, c'est Popir, chevalier de classe 4, si l'on pouvait discerner son visage sous son casque intégral, on pourrait y lire la morgue traditionnelle de ces brutes de la méta-armée.

On est chez nous paléo-trous du culs, c'est là qu'on travaille, c'est vous qui nous obligez à travailler l alors nous dites pas de dégager abrutis, cette voix, c'est Mattéo, un docker de classe 7, le plus puant des larves déchargeant les trésors lointains des bateaux s'arrêtant ici. Heureusement, la partie de son corps lui permettant de produire ces désagréables bruits se retrouve projetée à une dizaine de mètres d'un revers méprisant.
Quelques visages malaxés plus tard, la zone est parfaitement dégagée pour accueillir Michel Gorbata, l'invité attendu avec "tant" d'impatience. Un simple ferry permettant de rejoindre la Méta-Baronnie depuis la Vlastie, il a paru bien plus pratique pour les mentreks de dégager les quelques 10 000 limaces puantes permettant un dixième des importations de la Méta-Baronnie que de tout simplement accueillir l'influent membre du Politburo sur une plage isolée.
Cependant, qui aurait pu prévoir qu'en débarquant, Gorbata remarque miraculeusement les taches de sang maculant le ponton. Celles-ci ne couvraient après tout qu'un dizaine de mètres carrés sur les 30 du ponton accueillant le petit ferry réservé aux hôtes de marque., ,

C'est un honneur, oui, un véritable honneur pour moi, pauvre et insignifiant classe 3 de voir un homme tel que vous Mr Gorbata, bienvenue en Méta-Baronnie, si vous voulez bien me suivre, nous espérons que les vaisseaux ne vous dérangent pas. C'est ce petit personnage bedonnant, aux abords il est vrai fort sympathiques a qui il a été offert la chance unique de recevoir le membre du Politburo, qui vient de parler tout en tiraillant respectueusement la manche du vlastique.

Mr Gorbata c'est un honneur pour moi de... ne m'approchez pas vermines, j'ai compris, j'ai compris. C'est sans doute Mager Zeghtar, le massif tas de graisse représentant de l'Ekonomat dans la région qui va être déçu. Alors qu'il contait soustraire Gorbata à ces immondes tas de muscles débiles de la Méta-Armée, il a finalement, en prenant habilement en compte dans son calcul Popir et ses deux compères à l'air enervé (ou congestionné, ca dépendra de l'interprétation de mon très cher auditeur de classe 5), il décide finalement qu'il attendra son tour après ce maudit méta-baron et qu'après tout, un peu de politesse ne fait pas de mal. Si son immonde grimace faisant tressauter ces bourrelets laisse transparaitre un très légitimie agacement, celui-ci se containt et, essuyant son visage (boursouflé le visage), il fait dignement demi-tour.

Ne vous inquiétez pas Mr Gorbata, venez, venz. Gorbata suit alors son ventripotent guide qui bondit (ou court, ou se précipit, ou dérate, ou se déhanche, oui, se déhanche lamentablement est le bon terme, deux termes en l'occurrence mais bon, bref, se déhanche lamentablement vers le splendide vaisseau qui les attend sur le spatioport de port.



Chapitre 2: Manutention du colis

Splendide vue des florissantes terres de la Méta-Baronnie vue du ciel

Splendide vue des florissantes terres de la Méta-Baronnie vue du ciel

Quelle chance a Michael Gorbata de pouvoir profiter pendant son trajet d'une aussi belle vue. S'il n'était pas aussi impressionné par les merveilles technologiques du vaisseau, il pourrait jeter un coup d'oeuil sur ces magnifiques champs de betteraves noires, et ces usines noires dégageant de la fumée noire et ces champs de betteraves noires... et .. ces champs de betteraves noires... et... ces ... champs. Oui, bon, soit, le paysage de la Méta-Baronnie n'est pas des plus varié ni des plus imaginatifs (celui qui a décrit le pays la première fois pour le construire n'avait vraiment aucune imagination, ce vulgaire scribouillard en était réduit à copier des oeuvres de la pop-culture, et pour trouver de quoi remplir son pays il a juste eu l'idée de mettre des trucs noirs. Brillant vraiment. Heureusement que ce piètre auteur est à côté de cela extrêmement intelligent, très beau aussi, il est aussi très fort à ce qu'on raconte, il a aussi un sens de l'humour extrêmement développé. Mais par contre il voit qu'il est en train de perdre son auditeur alors il va derechef se reconcentrer sur son récit plutôt que de faire ces choses vraiment mérpisables) . Bref, Gorbata, et c'est compréhensible, est plus occupé à regarder de son côté du hublot que de l'autre. Il peut y observer ce splendide vaisseau qui jure avec la grossièreté du paysage. On peut s'y déplacer comme bon nous semble. Gorbata ,n'a même pas remarqué lorsque le vaisseau a décollé. On n sent nullement l'effet du mouvement, il parait n'y avoir nulle turbulence, nul bruit désagréable de moteurs. Bref, on se croirait toujours sur terre, dans une vaste pièce éclairée. Dans la pièce circulaire en demi-cercle d'une trentaine de mètres carrées (environ 30 millions d'euros à Paris), il peut à loisir appeler qui il veut en visio, observer n'importe quel film ou n'importe quelle chaine de télés du monde sur l'immense écran géant se rétractant à loisir sur le mur. Il peut sinon se plonger dans la contemplation de l'immense bibliothèque sur le mur, qui, si elle est parfaitement propre, a l'air de ne pas avoir été utilisé de sa vie. Mais nous voyons bien que notre cher auditeur s'ennuie alors nous allons laisser Gorbata faire comme il lui parait bon sa vie pendant ce trajet d'environ trente minutes et directement atterrir sur la spatioport du méta-bunker.



Chapitre 3: Arrivée du colis et plongée dans le méta-bunker

Splendide vue du très joyeux méta-bunker

Splendide vue du très joyeux méta-bunker

C'est donc ainsi que Popir ( et oui cher auditeur, ce texte est particulièrement bien écrit, on y retrouve des personnages que l'on oublie nullement, qui ont tous un role et qui n'hésitent pas à revenir régulièrement dans l'univers dans lequel nous sommes. C'est vraiment bluffant de qualités. On ne cherche vraiment pas ici à utiliser un maximum de caractères das d'interminables descriptions, vraiment pas du tout, cette accusation est honteuse... honteuse oui) entre discrètement dans la pièce.

Mr Gorbata, nous sommes arrivés, si vous voulez bien me suivre
Gorbata se presse donc derrière l'imposant chevalier en armure jusqu'à la sortie du vaisseau. Arrivé à la sortie de celui-ci, Popir s'arrête: Navré monsieur Gorbata, je ne suis pas autorisé à aller plus loin, je vous laisse avec Tronto. Le chevalier se retourne sans un mon dans le vaisseau qui décolle immédiatement sans un bruit devant un Gorbata confus.

Monsieur Gorbata, c'est un honneur immense pour moi, simple tas de mécaniques rouillées de vous accueillir ici dans ce méta-bunker. Veuillez vous dépecher je vous en conjure, mon maître n'aime pas attendre et mes rouages se glacent d'effroi à l'idée de ce qui pourrait arriver à votre humble serviteur s'il venait à arriver en retard.
Gorbata parait un temps surpris et cherche d'où a pu venir la voix. Il s'avère finalement que celle-ci vient du petit robot d'un mètre de haut, vaguement humanoïde avec son immense écran jaune uni à la place du visage, même s'il n'a pas de jambes et roule comme un char sur des chenilles. Gorbata se décide finalement après moults troubles spirituels à suivre ce bizzare croisement entre BB8 et une lampe de chevet dans les dédales du méta-bunker.
Nous vous passons aimablement la visite guidée du méta-bunker qui est prodiguée à Gorbata (ce sera pour une prochaine fois... holalala foreshadowing... holalala grosse attente produite chez l'auditeur ... attention y a du niveau ). Celui-ci se retrouve finalement devant une immense vitre teintée d'une trentaine de mètres de largeur et d'une dizaine de mètres de hauteur. Devant celle-ci, un siège avec à côté tout ce que pourrait demander un visiteur, un téléphone, du papier, des stylos, un télévision, des commodités de la conversation... Gorbata, suivant les indications du robot s'asseoit et la vitre se déteinte peu à peu. Gorbata commence ainsi à distinguer ce qui semble être un immense appartement, au milieu, à une vingtaine de mètres de lui, derrière la vitre, il distingue ce qui semble être le méta-baron.

Monsieur Gorbata, je vous attendais... clame le haut-parleur situé juste au dessus de la vitre. Gorbata marque un petit temps d'hésitation.

Et bien, vous n'avez rien à me dire? reprend le haut-parleur d'un ton un peu amusé.
----------------20/01/2019
--------Le trajet avait été assez court, malgré le fait que Michaël Gorbata l’avait effectué par la mer.
--------Cela sortait de l’ordinaire. En effet, pour les rencontres à l’extérieur de la Vlastie, il était conseillé aux hauts gradés du Parti (dont il faisait partie) d’utiliser le Stratos Co-144. Une merveille de technologie qui, en plus de permettre un déplacement rapide, était aussi un moyen pour le pays de faire étalage de son soft power avec un appareil supersonique civil, même si seuls les "riches" membres du Parti pouvaient en faire usage.
--------Mais non, cette rencontre devait impérativement rester discrète pour les hautes pointes vlastiques, ou du moins pour une partie de celles-ci. Il fallait dire qu’il ne venait pas en Méta-Baronnie que pour représenter la Vlastie, cela n’était qu’un prétexte pour parvenir à un contrat pour lui, mais aussi pour ce qui allait arriver dans sa vie.
--------Aussi, l’absence d’une garde trop étendue dans qui aurait été nécessaire pour un voyage en grande pompe était pour ainsi dire bienvenue. Même s’il arrivait à cacher son début de prise de ventre en portant des costumes bien plus larges que ceux qui mettaient en valeur sa silhouette élancée et sa musculature délicate, il se sentait mal à l’aise avec ce qui se passait en lui depuis ce jour, qui lui semblait de plus en plus lointain.

--------Il fut pris à la gorge par le proéminent fog qui entourait les installations portuaires méta-sujettes, voire même l’intégralité du pays. Chose assez logique au vu de la forte propension du pays à l’industrie lourde et de pointe, qui en faisait l’une des nations au développement économique le plus poussé. Ironique au vu de certaines technologies civiles archaïques de la Vlastie, dont il suffisait de voir les voitures populaires.
--------Au moment de débarquer, le jeune et séduisant jeune homme eut du mal à cacher son horreur en voyant un tiers du somptueux ponton, richement décoré, être maculé par des traces de sang. L’odeur écœurante le saisissa aux narines, n’arrangeant clairement pas les nausées auxquelles il était régulièrement sujet depuis trois mois, mais il parvint à retenir les signes de ces haut-le-cœur avant de reprendre son habituel "sourire de tombeur" pour essayer de maladroitement paraître à l’aise :
-------«-C’est un plaisir pour moi également. Bien entendu, les vaisseaux ne sont en aucun cas un problème pour moi.-»
--------En réalité, Gorbata pouvait difficilement s’imaginer ce qu’était un voyage en vaisseau, mais il se rassura intérieurement en pensant que la machine en suspension devait peut-être voler comme un avion.
--------Il fut surpris de voir le représentant Mager Zeghtar, au physique... ("imposant" dirons- nous ?) être dégagé de force du passage par les soldats de la Méta-Armée constituant l’escorte de sécurité. Après tout, il pourrait peut-être le revoir après l’entrevue.
-------«-Très bien, je vous suis.-» déclara Gorbata audit guide, jusqu’à la curieuse machine qu’il avait supposé être le "vaisseau".


--------L’adonis vlastique était plutôt content d’être dans le vaisseau.
--------Il fallait dire que la filtration, très efficace, de l’air, lui permettait de ne plus avoir les narines encombrées par les effluves désagréables, autant celles du sang que celles des usines. En parlant desdites usines, il était étrange de parfois voir le beau temps au-dessus des épaisses fumées industrielles qui semblaient avoir envahi le ciel.
--------Au-delà de cela, il ne pouvait qu’apprécier le confort intérieur concentré dans une petite cabine pourtant spacieuse. Il était bien installé, dans un siège qui semblait faire disparaître chaque tension de son corps, sans compter la décoration intérieure assez somptueuse et l’équipement qui lui aussi était bien fourni. Les vlastiques étaient connus pour bien accueillir leurs invités, mais il fallait reconnaître que les méta-sujets les battaient à plate couture.
--------De même pour l'ingénierie de leur vaisseau. Il était d’un calme reposant, sans la moindre secousse, sans le moindre bruit, et pourtant en voyant le paysage défiler, il était clair pour Gorbata qu’il était dans un appareil véloce. Et dire que la Vlastie paradait depuis les années 1970 avec ses avions de ligne supersonique...
--------Pour en revenir au paysage, en revanche... la Vlastie était, pour une fois, devant la Méta-Baronnie sur ce point. Après tout, malgré l’industrialisation à marche forcée et la mise en place d’autoroutes à seize voies (huit de chaque côté), la Vlastie offrait encore des paysages naturels intéressants. Comme des forêts verdoyantes, des plages de sable fin ou encore des montagnes recouvertes de leur manteau de neige.


--------En arrivant, Gorbata fut surpris par l’imposante architecture Méta-sujette.
--------Pour celui qui venait en Méta-Baronnie, il était aisé de comprendre quelle était l’influence qui avait inspiré l’architecture talinienne, du nom de la dictatrice vlastique de 1937 à 1963 Joséphine Talin. Des bâtiments massifs, des ornements de béton imposants sur des bâtiments colossaux... de quoi faire passer l’architecture oppressante de la capital vlastique Mosvara pour une sympathique maison de campagne.
--------Et dire que tout ce qui se trouvait devant lui n’était pas une ville mais une simple résidence privée... les plus grandes merveilles vlastiques, comme le mythique Palais de Vertailles, faisaient décidément pâle figure par rapport à la grandeur des bâtiments de Méta-Baronnie.

--------Le bellâtre vlastique fut sortit de sa contemplation par ledit Polir, qui le conduisit jusqu’à l’entrée, et qui fut quelque peu pris de court quand il partit.
--------Surpris par la posture "intéressante" de la... personne ? Était-ce encore possible de parler d’une personne à ce stade de transformation physique ? Il ne s’agissait pas là du seul détail qui déconcentra le jeune homme dans sa visite guide de la demeure, dont seul la sensation d'oppression pouvait égaler la démesure.
--------Il prit place sur la chaise, selon les indications du l’être qui lui servait de guide, avant que ledit ne quitte la pièce.

--------Devant la vitre teintée, seul dans cette immense pièce, il put sentir son cœur battre de plus en plus vite. Disons que l’atmosphère des lieux n’était clairement pas la plus... rassurante, ou même réconfortante. Il commença même à douter du fait qu’un interlocuteur allait se présenter.
--------Il fut sorti de ses doutes quand un corps se dessina quand la vitre perdit sa teinte, laissant apparaître son hôte.

--------Se reprenant en main après avoir légèrement perdu pied face à la mise en scène, quelque peu irréelle, il répondit au méta-baron :
-------«-Votre excellence, sachez que c’est un plaisir pour moi d’être accueilli au sein de la Méta-Baronnie.-»
Gorbata ne peut le voir mais le méta-baron est plutôt de bonne humeur aujourd’hui, fait assez rare pour le préciser. Il a aujourd’hui troqué son habituel cocktail de dépression et de lassitude pour une morgue teintée d’ironie vraisemblablement plutôt cordial.
Il y a longtemps que le méta-baron n’a effectivement vu de nouveau visage physique. S’il se tient bien évidemment au courant des affaires du monde par le biais de son immense écran plasma, les concerts du poulpe-ténor le divertissent bien plus que ces interminables rapports sur les guerres futiles du monde. A vrai dire, si l’on excepte ces gêneurs de Techno-pape et Grand Magnat qui lui ont cassé les pieds de leurs gémissements pour qu’il les autorise à rencontrer Gorbata au passage de l’autre côté de la vitre, il n’a vu cette année que le simili-visage de Tronto et celui de son seul serviteur Iku-Ta de part et d’autre de la vitre.
Le méta-baron n’est pas pressé, il se laisse quelques secondes pour déstabiliser son interlocuteur puis le haut-parleur crachote :

Monsieur Gorbata c’est tout à fait normal. Venons en au fait, vous nous avez dit avoir besoin de protection personelle, de quoi avez-vous besoin précisément ? Qui craignez-vous ?
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