05/11/2019
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Méta-baronnie / Vlastie: réunion d'affaires très affairées

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Méta-Baronnie - Vlastie, une rencontre historique




Chapitre 1: Réception du colis

Le splendide vaisseau personnel du méta-baron dans le ciel de la Méta-Baronnie pour l'un des rares jours de l'année ou il fait beau après être monté au dessus de la couche de fumée dégagée par les usines

Le splendide vaisseau personnel du méta-baron dans le ciel de la Méta-Baronnie pour l'un des rares jours de l'année ou il fait beau après être monté au dessus de la couche de fumée dégagée par les usines

Dégagez crétins de civils, vous n'avez rien à faire ici, cette voix, c'est Popir, chevalier de classe 4, si l'on pouvait discerner son visage sous son casque intégral, on pourrait y lire la morgue traditionnelle de ces brutes de la méta-armée.

On est chez nous paléo-trous du culs, c'est là qu'on travaille, c'est vous qui nous obligez à travailler l alors nous dites pas de dégager abrutis, cette voix, c'est Mattéo, un docker de classe 7, le plus puant des larves déchargeant les trésors lointains des bateaux s'arrêtant ici. Heureusement, la partie de son corps lui permettant de produire ces désagréables bruits se retrouve projetée à une dizaine de mètres d'un revers méprisant.
Quelques visages malaxés plus tard, la zone est parfaitement dégagée pour accueillir Michel Gorbata, l'invité attendu avec "tant" d'impatience. Un simple ferry permettant de rejoindre la Méta-Baronnie depuis la Vlastie, il a paru bien plus pratique pour les mentreks de dégager les quelques 10 000 limaces puantes permettant un dixième des importations de la Méta-Baronnie que de tout simplement accueillir l'influent membre du Politburo sur une plage isolée.
Cependant, qui aurait pu prévoir qu'en débarquant, Gorbata remarque miraculeusement les taches de sang maculant le ponton. Celles-ci ne couvraient après tout qu'un dizaine de mètres carrés sur les 30 du ponton accueillant le petit ferry réservé aux hôtes de marque., ,

C'est un honneur, oui, un véritable honneur pour moi, pauvre et insignifiant classe 3 de voir un homme tel que vous Mr Gorbata, bienvenue en Méta-Baronnie, si vous voulez bien me suivre, nous espérons que les vaisseaux ne vous dérangent pas. C'est ce petit personnage bedonnant, aux abords il est vrai fort sympathiques a qui il a été offert la chance unique de recevoir le membre du Politburo, qui vient de parler tout en tiraillant respectueusement la manche du vlastique.

Mr Gorbata c'est un honneur pour moi de... ne m'approchez pas vermines, j'ai compris, j'ai compris. C'est sans doute Mager Zeghtar, le massif tas de graisse représentant de l'Ekonomat dans la région qui va être déçu. Alors qu'il contait soustraire Gorbata à ces immondes tas de muscles débiles de la Méta-Armée, il a finalement, en prenant habilement en compte dans son calcul Popir et ses deux compères à l'air enervé (ou congestionné, ca dépendra de l'interprétation de mon très cher auditeur de classe 5), il décide finalement qu'il attendra son tour après ce maudit méta-baron et qu'après tout, un peu de politesse ne fait pas de mal. Si son immonde grimace faisant tressauter ces bourrelets laisse transparaitre un très légitimie agacement, celui-ci se containt et, essuyant son visage (boursouflé le visage), il fait dignement demi-tour.

Ne vous inquiétez pas Mr Gorbata, venez, venz. Gorbata suit alors son ventripotent guide qui bondit (ou court, ou se précipit, ou dérate, ou se déhanche, oui, se déhanche lamentablement est le bon terme, deux termes en l'occurrence mais bon, bref, se déhanche lamentablement vers le splendide vaisseau qui les attend sur le spatioport de port.



Chapitre 2: Manutention du colis

Splendide vue des florissantes terres de la Méta-Baronnie vue du ciel

Splendide vue des florissantes terres de la Méta-Baronnie vue du ciel

Quelle chance a Michael Gorbata de pouvoir profiter pendant son trajet d'une aussi belle vue. S'il n'était pas aussi impressionné par les merveilles technologiques du vaisseau, il pourrait jeter un coup d'oeuil sur ces magnifiques champs de betteraves noires, et ces usines noires dégageant de la fumée noire et ces champs de betteraves noires... et .. ces champs de betteraves noires... et... ces ... champs. Oui, bon, soit, le paysage de la Méta-Baronnie n'est pas des plus varié ni des plus imaginatifs (celui qui a décrit le pays la première fois pour le construire n'avait vraiment aucune imagination, ce vulgaire scribouillard en était réduit à copier des oeuvres de la pop-culture, et pour trouver de quoi remplir son pays il a juste eu l'idée de mettre des trucs noirs. Brillant vraiment. Heureusement que ce piètre auteur est à côté de cela extrêmement intelligent, très beau aussi, il est aussi très fort à ce qu'on raconte, il a aussi un sens de l'humour extrêmement développé. Mais par contre il voit qu'il est en train de perdre son auditeur alors il va derechef se reconcentrer sur son récit plutôt que de faire ces choses vraiment mérpisables) . Bref, Gorbata, et c'est compréhensible, est plus occupé à regarder de son côté du hublot que de l'autre. Il peut y observer ce splendide vaisseau qui jure avec la grossièreté du paysage. On peut s'y déplacer comme bon nous semble. Gorbata ,n'a même pas remarqué lorsque le vaisseau a décollé. On n sent nullement l'effet du mouvement, il parait n'y avoir nulle turbulence, nul bruit désagréable de moteurs. Bref, on se croirait toujours sur terre, dans une vaste pièce éclairée. Dans la pièce circulaire en demi-cercle d'une trentaine de mètres carrées (environ 30 millions d'euros à Paris), il peut à loisir appeler qui il veut en visio, observer n'importe quel film ou n'importe quelle chaine de télés du monde sur l'immense écran géant se rétractant à loisir sur le mur. Il peut sinon se plonger dans la contemplation de l'immense bibliothèque sur le mur, qui, si elle est parfaitement propre, a l'air de ne pas avoir été utilisé de sa vie. Mais nous voyons bien que notre cher auditeur s'ennuie alors nous allons laisser Gorbata faire comme il lui parait bon sa vie pendant ce trajet d'environ trente minutes et directement atterrir sur la spatioport du méta-bunker.



Chapitre 3: Arrivée du colis et plongée dans le méta-bunker

Splendide vue du très joyeux méta-bunker

Splendide vue du très joyeux méta-bunker

C'est donc ainsi que Popir ( et oui cher auditeur, ce texte est particulièrement bien écrit, on y retrouve des personnages que l'on oublie nullement, qui ont tous un role et qui n'hésitent pas à revenir régulièrement dans l'univers dans lequel nous sommes. C'est vraiment bluffant de qualités. On ne cherche vraiment pas ici à utiliser un maximum de caractères das d'interminables descriptions, vraiment pas du tout, cette accusation est honteuse... honteuse oui) entre discrètement dans la pièce.

Mr Gorbata, nous sommes arrivés, si vous voulez bien me suivre
Gorbata se presse donc derrière l'imposant chevalier en armure jusqu'à la sortie du vaisseau. Arrivé à la sortie de celui-ci, Popir s'arrête: Navré monsieur Gorbata, je ne suis pas autorisé à aller plus loin, je vous laisse avec Tronto. Le chevalier se retourne sans un mon dans le vaisseau qui décolle immédiatement sans un bruit devant un Gorbata confus.

Monsieur Gorbata, c'est un honneur immense pour moi, simple tas de mécaniques rouillées de vous accueillir ici dans ce méta-bunker. Veuillez vous dépecher je vous en conjure, mon maître n'aime pas attendre et mes rouages se glacent d'effroi à l'idée de ce qui pourrait arriver à votre humble serviteur s'il venait à arriver en retard.
Gorbata parait un temps surpris et cherche d'où a pu venir la voix. Il s'avère finalement que celle-ci vient du petit robot d'un mètre de haut, vaguement humanoïde avec son immense écran jaune uni à la place du visage, même s'il n'a pas de jambes et roule comme un char sur des chenilles. Gorbata se décide finalement après moults troubles spirituels à suivre ce bizzare croisement entre BB8 et une lampe de chevet dans les dédales du méta-bunker.
Nous vous passons aimablement la visite guidée du méta-bunker qui est prodiguée à Gorbata (ce sera pour une prochaine fois... holalala foreshadowing... holalala grosse attente produite chez l'auditeur ... attention y a du niveau ). Celui-ci se retrouve finalement devant une immense vitre teintée d'une trentaine de mètres de largeur et d'une dizaine de mètres de hauteur. Devant celle-ci, un siège avec à côté tout ce que pourrait demander un visiteur, un téléphone, du papier, des stylos, un télévision, des commodités de la conversation... Gorbata, suivant les indications du robot s'asseoit et la vitre se déteinte peu à peu. Gorbata commence ainsi à distinguer ce qui semble être un immense appartement, au milieu, à une vingtaine de mètres de lui, derrière la vitre, il distingue ce qui semble être le méta-baron.

Monsieur Gorbata, je vous attendais... clame le haut-parleur situé juste au dessus de la vitre. Gorbata marque un petit temps d'hésitation.

Et bien, vous n'avez rien à me dire? reprend le haut-parleur d'un ton un peu amusé.
----------------20/01/2019
--------Le trajet avait été assez court, malgré le fait que Michaël Gorbata l’avait effectué par la mer.
--------Cela sortait de l’ordinaire. En effet, pour les rencontres à l’extérieur de la Vlastie, il était conseillé aux hauts gradés du Parti (dont il faisait partie) d’utiliser le Stratos Co-144. Une merveille de technologie qui, en plus de permettre un déplacement rapide, était aussi un moyen pour le pays de faire étalage de son soft power avec un appareil supersonique civil, même si seuls les "riches" membres du Parti pouvaient en faire usage.
--------Mais non, cette rencontre devait impérativement rester discrète pour les hautes pointes vlastiques, ou du moins pour une partie de celles-ci. Il fallait dire qu’il ne venait pas en Méta-Baronnie que pour représenter la Vlastie, cela n’était qu’un prétexte pour parvenir à un contrat pour lui, mais aussi pour ce qui allait arriver dans sa vie.
--------Aussi, l’absence d’une garde trop étendue dans qui aurait été nécessaire pour un voyage en grande pompe était pour ainsi dire bienvenue. Même s’il arrivait à cacher son début de prise de ventre en portant des costumes bien plus larges que ceux qui mettaient en valeur sa silhouette élancée et sa musculature délicate, il se sentait mal à l’aise avec ce qui se passait en lui depuis ce jour, qui lui semblait de plus en plus lointain.

--------Il fut pris à la gorge par le proéminent fog qui entourait les installations portuaires méta-sujettes, voire même l’intégralité du pays. Chose assez logique au vu de la forte propension du pays à l’industrie lourde et de pointe, qui en faisait l’une des nations au développement économique le plus poussé. Ironique au vu de certaines technologies civiles archaïques de la Vlastie, dont il suffisait de voir les voitures populaires.
--------Au moment de débarquer, le jeune et séduisant jeune homme eut du mal à cacher son horreur en voyant un tiers du somptueux ponton, richement décoré, être maculé par des traces de sang. L’odeur écœurante le saisissa aux narines, n’arrangeant clairement pas les nausées auxquelles il était régulièrement sujet depuis trois mois, mais il parvint à retenir les signes de ces haut-le-cœur avant de reprendre son habituel "sourire de tombeur" pour essayer de maladroitement paraître à l’aise :
-------«-C’est un plaisir pour moi également. Bien entendu, les vaisseaux ne sont en aucun cas un problème pour moi.-»
--------En réalité, Gorbata pouvait difficilement s’imaginer ce qu’était un voyage en vaisseau, mais il se rassura intérieurement en pensant que la machine en suspension devait peut-être voler comme un avion.
--------Il fut surpris de voir le représentant Mager Zeghtar, au physique... ("imposant" dirons- nous ?) être dégagé de force du passage par les soldats de la Méta-Armée constituant l’escorte de sécurité. Après tout, il pourrait peut-être le revoir après l’entrevue.
-------«-Très bien, je vous suis.-» déclara Gorbata audit guide, jusqu’à la curieuse machine qu’il avait supposé être le "vaisseau".


--------L’adonis vlastique était plutôt content d’être dans le vaisseau.
--------Il fallait dire que la filtration, très efficace, de l’air, lui permettait de ne plus avoir les narines encombrées par les effluves désagréables, autant celles du sang que celles des usines. En parlant desdites usines, il était étrange de parfois voir le beau temps au-dessus des épaisses fumées industrielles qui semblaient avoir envahi le ciel.
--------Au-delà de cela, il ne pouvait qu’apprécier le confort intérieur concentré dans une petite cabine pourtant spacieuse. Il était bien installé, dans un siège qui semblait faire disparaître chaque tension de son corps, sans compter la décoration intérieure assez somptueuse et l’équipement qui lui aussi était bien fourni. Les vlastiques étaient connus pour bien accueillir leurs invités, mais il fallait reconnaître que les méta-sujets les battaient à plate couture.
--------De même pour l'ingénierie de leur vaisseau. Il était d’un calme reposant, sans la moindre secousse, sans le moindre bruit, et pourtant en voyant le paysage défiler, il était clair pour Gorbata qu’il était dans un appareil véloce. Et dire que la Vlastie paradait depuis les années 1970 avec ses avions de ligne supersonique...
--------Pour en revenir au paysage, en revanche... la Vlastie était, pour une fois, devant la Méta-Baronnie sur ce point. Après tout, malgré l’industrialisation à marche forcée et la mise en place d’autoroutes à seize voies (huit de chaque côté), la Vlastie offrait encore des paysages naturels intéressants. Comme des forêts verdoyantes, des plages de sable fin ou encore des montagnes recouvertes de leur manteau de neige.


--------En arrivant, Gorbata fut surpris par l’imposante architecture Méta-sujette.
--------Pour celui qui venait en Méta-Baronnie, il était aisé de comprendre quelle était l’influence qui avait inspiré l’architecture talinienne, du nom de la dictatrice vlastique de 1937 à 1963 Joséphine Talin. Des bâtiments massifs, des ornements de béton imposants sur des bâtiments colossaux... de quoi faire passer l’architecture oppressante de la capital vlastique Mosvara pour une sympathique maison de campagne.
--------Et dire que tout ce qui se trouvait devant lui n’était pas une ville mais une simple résidence privée... les plus grandes merveilles vlastiques, comme le mythique Palais de Vertailles, faisaient décidément pâle figure par rapport à la grandeur des bâtiments de Méta-Baronnie.

--------Le bellâtre vlastique fut sortit de sa contemplation par ledit Polir, qui le conduisit jusqu’à l’entrée, et qui fut quelque peu pris de court quand il partit.
--------Surpris par la posture "intéressante" de la... personne ? Était-ce encore possible de parler d’une personne à ce stade de transformation physique ? Il ne s’agissait pas là du seul détail qui déconcentra le jeune homme dans sa visite guide de la demeure, dont seul la sensation d'oppression pouvait égaler la démesure.
--------Il prit place sur la chaise, selon les indications du l’être qui lui servait de guide, avant que ledit ne quitte la pièce.

--------Devant la vitre teintée, seul dans cette immense pièce, il put sentir son cœur battre de plus en plus vite. Disons que l’atmosphère des lieux n’était clairement pas la plus... rassurante, ou même réconfortante. Il commença même à douter du fait qu’un interlocuteur allait se présenter.
--------Il fut sorti de ses doutes quand un corps se dessina quand la vitre perdit sa teinte, laissant apparaître son hôte.

--------Se reprenant en main après avoir légèrement perdu pied face à la mise en scène, quelque peu irréelle, il répondit au méta-baron :
-------«-Votre excellence, sachez que c’est un plaisir pour moi d’être accueilli au sein de la Méta-Baronnie.-»
Gorbata ne peut le voir mais le méta-baron est plutôt de bonne humeur aujourd’hui, fait assez rare pour le préciser. Il a aujourd’hui troqué son habituel cocktail de dépression et de lassitude pour une morgue teintée d’ironie vraisemblablement plutôt cordial.
Il y a longtemps que le méta-baron n’a effectivement vu de nouveau visage physique. S’il se tient bien évidemment au courant des affaires du monde par le biais de son immense écran plasma, les concerts du poulpe-ténor le divertissent bien plus que ces interminables rapports sur les guerres futiles du monde. A vrai dire, si l’on excepte ces gêneurs de Techno-pape et Grand Magnat qui lui ont cassé les pieds de leurs gémissements pour qu’il les autorise à rencontrer Gorbata au passage de l’autre côté de la vitre, il n’a vu cette année que le simili-visage de Tronto et celui de son seul serviteur Iku-Ta de part et d’autre de la vitre.
Le méta-baron n’est pas pressé, il se laisse quelques secondes pour déstabiliser son interlocuteur puis le haut-parleur crachote :

Monsieur Gorbata c’est tout à fait normal. Venons en au fait, vous nous avez dit avoir besoin de protection personelle, de quoi avez-vous besoin précisément ? Qui craignez-vous ?
--------Reprenant ses esprits, après avoir été quelque peu surpris, Gorbata répondit.
-------«-Voyez-vous, votre excellence, un homme dans ma position a un nombre important de rivaux, voire même d’ennemis. Nombreuses sont les personnes qui voudraient s’en prendre à ma vie pour prendre la tête du Bureau Politique du Parti.-»
--------Gorbata ne voulait pas y aller par quatre chemins, il avait besoin de se protéger pour lui, mais pas seulement. Il savait que sa place de Premier Secrétaire du Politburo était plus que stratégique dans la course au pouvoir qui allait se projeter. Après tout, son père et dirigeant actuel, Georges Androlophe, était un homme âgé et enclin à de graves problèmes de santé, il devait donc prévoir l’avenir en espérant que aïeul reste en vie le plus longtemps possible, autant parce qu’il avait besoin de lui pour gagner de l'influence que parce qu’il ne voulait pas voir son modèle mourir.
--------Également, il devait impérativement se protéger de ceux qui auraient pu vouloir s’en prendre à lui, mais aussi au petit être qui grandissait au sein de son corps, et dont il gardait l’existence secrète. Un secret qu’il souhaitait conserver jusqu’au moment où il pourrait le faire passer pour autre chose qu’une violation des lois vlastiques sur les rapports intimes hors-mariage.
-------«-Ce que je cherche, c’est faire appel à la méta-armée, et plus précisément à ses unités spécialisées dans la garde rapprochée. Je souhaiterais engager certaines desdites unités pour me protéger, mais également les membres de ma famille que j’aurais désigné à postériori.-»

--------Après cette rapide déclaration, il reprit son souffle. Il souhaitait également dissiper tout malentendu qui aurait pu venir de sa déclaration qui était très directe quant à ses intentions.
-------«-Si j’ai demandé une entrevue en personne avec votre excellence, c’était principalement au vu du fait qu’un contrat tel que celui-ci ne semblait pouvoir être traité qu’avec une personne de votre rang.-»
--------Après avoir prononcé ces paroles, qu’il espérait être suffisantes pour témoigner du respect qu’il éprouvait pour le méta-baron, il reprit :
-------«-Si cela vous convient, je souhaiterais désormais passer aux détails de l’accord de protection.-»
--------Il précisa ensuite :
-------«-Et, bien entendu, si cela ne vous importune pas, j’aimerais que cet accord reste assez confidentiel. Je sais qu’il sera impossible de cacher l’identité de ceux qui me protégeront, mais je préférerais que les détails que nous allons négocier demeurent cachés de tous.-»

--------Pour conclure, il ajouta :
-------«-Également, nous pouvons parler d'accords d’échanges futurs entre Vlastie et Méta-Baronnie, si vous le souhaitez. Malgré le fait que je ne sois pas encore dirigeant du pays, je peux garantir des engagements qui prendront effet quand j’en serai à la tête, je pourrais même déjà en faire appliquer certains dès la fin de cette entrevue, à mon retour en Vlastie.-»-Il marqua un temps de pause avant de demander...-«-Qu’en pensez-vous ?-»
1706
Tronto se presse à côté de Gorbata et grésille,

Ne vous inquiétez pas monsieur, il a été prévu que vous puissiez ensuite rencontrer les dirigeants techno-techno ainsi que des membres influents de l’Ekonomat. C’est avez eux que vous pourrez traiter des échanges économiques et scientifiques entre nos deux pays.
Ah oui, ne vous préoccupez pas trop de politesses, le méta-baron veut entendre la vérité et pas des…


Il n’a pas le temps de finir sa phrase que le haut parleur résonne à nouveau:

Ne vous inquiétez pas tout ce qui est dit ou négocié ici ne sortira jamais d’ici de notre côté. Vous pouvez être tranquille, nous ne clamerons pas sur tous les toits que nous vous protégeons, nous l’avons à répondre, et ne répondrons jamais de nos actions à personne donc ne craignez rien, nous ne piperons mot et vous pourrez préserver votre réputation auprès des gens de votre peuple.

Gorbata peut clairement voir le meta-baron prendre une pause et boire un peu avant de reprendre.

Monsieur Gorbata, ne me cachez rien, je vous ai posé une question, de qui avez vous peur ? Vous le dites que vous avez des ennemis mais je n’ai qu’une réponse très vague. Vous ne viendriez pas chez nous que si vous n’aviez que des préoccupations mineures sur des personnes qui pourraient vous vouloir du mal. Plus nous savons de choses, mieux nous pouvons décider de ce que nous pouvons faire pour vous. Mais peut-être que je m’égare et que vous ne savez pas qui vous menace et que vous êtes juste très prudent… dans ce cas… c’est très respectable, oui très respectable.
Il n’y a aucun probleme a passer aux détails de l’accord….
Combien de personnes comptant vous voulez vous précisément protéger ? Peuvent elles être menacées pour d’autres raisons que leur lien avec vous ? Voulez vous simplement une protection de votre intégrité physique a vous et votre famille ou plus ? Nous savons que vous êtes un homme public mais comptez vous vous exposez parfois dans des bains de foule ? Et toute autre précision que vous pourriez apporter nous serait utile…
Et aussi, combien comptez vous payer ?
--------Gorbata se sentait rassuré.
--------Les méta-sujets et méta-barons n’étaient clairement pas des enfants de cœur, ils étaient assoiffés de richesses et de pouvoir. Néanmoins, s’ils avaient bien une qualité, c’était qu’ils n’avaient qu’une seule parole quand il s’agissait d’affaires : ils ne trahiraient pas la confiance d’un interlocuteur si cela risquait de mettre à mal un contrat potentiellement juteux.
-------«-Très bien.-»-Déclara-t-il durant le lapse de temps au cours duquel le méta-baron but un verre d’eau.

--------Il laissa le fameux "Sans Nom" terminer son long monologue.
--------Il était de plus en plus insistant sur le fait que Gorbata devait être à tout prix honnête. Cela pouvait sembler suspect, mais c’était après tout un méta-baron, ces gens-là étaient du genre direct et à ne pas garder leur langue dans leur poche, loin de là. Si quelque chose leur déplaisait, ils n’hésitaient pas à exprimer clairement leur mécontentement, que ce soit par la parole ou les gestes...
-Il se décida donc enfin à répondre quand l’homme eut fini :
-------«-Très bien, votre excellence, je vais vous parler sans ambages.-»-Il soupira, semblant chercher ses mots, avant de reprendre.-«-Vos suppositions sont tout à fait juste : je ne sais pas qui voudrait me tuer, à vrai dire je ne pourrais jamais le savoir au vu du nombre de personnes qui envient ma position. Et, comme vous l’avez là aussi deviné, je suis quelqu’un de prudent, mais je crains également pour ma vie au vu de l’âge avancé du Secrétaire Général actuel du Parti.-»
--------Il prit une gorgée d’un verre d’eau se trouvant près des commodités installées de son côté de la vitre avant de reprendre :
-------«-Je crains pour ma vie au vu du fait que mon poste au sein du Politburo me donne une grande avance concernant la course au pouvoir qui pourrait avoir lieu en cas de décès de l’actuel secrétaire général. De façon plus précise, je souhaiterais faire protéger trois à cinq personnes, dont la vie pourrait être menacée justement pour le lien avec moi mais également pour leur place dans la hiérarchie politique, comme le Secrétaire Général et son épouse.
--------Et vous visez juste encore une fois car je souhaite bien que soient protégées mon intégrité physique mais aussi celle des membres actuels de ma famille, les époux Androlophe, mais également...-»-Il sembla hésiter un instant avant de poursuivre sur les prochains mots.-«-... un futur membre de ladite famille.-»
--------Il soupira une nouvelle fois, avant de reprendre :
-------«-Concernant le paiement, plusieurs options sont plausibles mais une plus précisément semble être la plus adaptée. J’avais d’abord pensé aux accords d’échange entre nos deux nations : ceux que je pourrais faire passer dès mon retour et ceux qui pourraient être passés à mon arrivée au pouvoir dans le futur.-»
--------Il conclut ainsi :
-------«-Cependant, si une rétribution plus conventionnelle est davantage à votre goût, je m’en accommoderai. Dans les deux cas, il restera à négocier le montant, chose que nous pouvons d’hors et déjà faire.-»
Le haut-parleur sourit:

Ne vous inquiétez pas pour le futur membre de votre famille, nous n'écrivons pas de journeaux people en Méta-Baronnie, vous pourrez compter sur notre dscrétion

Ca Gorbata est vraiment de la classe des faibles pensait le méta-baron. Cette volonté de l'approuver en tous points et de se jeter à genoux en attendant son aide était assez risible, mais pas pour autant divertissante. Gorbata disait vouloir tout dire mais il parlait à demi-mots comme un pleutre. Le méta-baron était peu à peu en train de perdre de sa bonne humeur et retombait dans un morne mépris pour ces semblables représentés par ce blanc-bec peureux qui se trainait de l'autre côté de la vitre. Toutefois, il eut été sot de se priver d'un futur secrétaire général. Cependant, il allait devoir payer... cher. Ce pleutre pensait peut-être avoir fait appel à une bande d'amateurs comme ces cuistres du Jaguar Paloterran, non, il aurait affaire à des monstres surentrainés et il devrait payer pour tel.

Ecouter monsieur le futur secrétaire général. Nous nous doutons bien que vous avez le coeur large et qu'une fois au pouvoir, vous ne nous oublierez pas. Cependant, vous le savez bien, nous ne sommes pas des amateurs, nous sommes des professionnels, nous ne prenons pas de demi-contrat. Nous vous rendrons invulnérables, mais vous devrez payer au présent aussi pour cette protection j'en ai bien peur. Celle-ci s'étendra, je suppose, jusqu'à la mort du secrétaire général, à partir de ce moment là, vous serez peut-être intouchable, enfin, si vous jugez que les services présidentiels sont insuffisants, et ils le sont, nous pourrons prolonger cette protection. Mais je m'égare, je m'égare, je parle d'une situation qui arrivera dans longtemps, mais il fout tout prévoir, d'autant plus que si vous êtes le premier successeur du secrétaire général, il n'appartient qu'à vous d'abréger votre attente en même temps que la vie du secrétaire général.
Mais votre coeur est pur je n'en doute pas, et vous attendrez patiemment de remplacer cet être que vous considérez si grandement.
un rire assez grinçant se fait entendre par le haut-parleur[b]
Cependant, ne vous offusquez pas ou n'usez pas de quelconque retenue ici, vous parlez à un être que vous considérez sans doute sans aucune morale alors même si vous désirez la plus immorale des choses, n'hésitez pas et nous agirons.
Nous partirions, outre cette action qui n'est évidemment pas prise en compte et que sans doute vous ne désirez pas, sur une assurance qu'une fois au pouvoir vous encouragiez les échanges entre nos pays, je vous laisserai régler ces détails avec ces larves technos-technos et de l'Ekonomat juste après. Mais nous exigerons aussi un salaire, tout au moins pour couvrir nos frais. Nous comprenons que le versement de grandes sommes pourrait s'avérer suspect mais nous disposons de nombreuses methodes pour dissimuler ces flux donc vous n'avez pas à vous préoccuper pour cela. Simplement, combien pensez-vous pouvoir raisonnablement payer à intervalles réguliers pour ce que nous vous offrons, c'est à dire une invulnérabilité?
--------Le Premier Secrétaire écouta longuement.
--------Il appliquait la stratégie diplomatique vlastique standard, à savoir : être très humble dans le but de caresser au mieux ses interlocuteurs dans le sens du poil. Chose qui était d’autant plus frustrante au vu du fait que le méta-baron se permettait d’être très méprisant, mais il ne pouvait pas s’en plaindre, cette caractéristique de ces personnes était connue de tous.
-------«-C’est en effet ce que je pensais concernant les détails que je vous donne : la Méta-Baronnie n’est pas dans un sensationnalisme comparable à celui des pays oxydantaux; une qualité de plus en plus rare de nos jours.-»
--------Même s’il savait que les méta-sujets étaient des gens de parole, il ne se sentait pas à l’aise avec le fait d’avoir divulgué une chose aussi personnelle, mais il était prêt à faire ce genre de sacrifices si ceux-ci permettaient de garantir sa sécurité. Et puis bon, il vallait mieux traiter avec des personnes hautaines mais honnêtes que les cadres du P.C.V., qui étaient très souvent l’exact opposé.

--------Le nouveau long monologue du méta-baron était assez... "éprouvant" ? En tous cas, "énervant" n’était pas le bon terme, "éprouvant" était ce qui s’en rapprochait le plus. Concernant le paiement, ne pas avoir la capacité de "s’endetter" par rapport à sa future prise de pouvoir était un peu compliquée, mais il était certain qu’il n’allait pas tuer son père simplement pour un paiement qu’il pouvait effectuer autrement.
--------Il avait un grand respect pour les méta-barons en général, mais leur obsession des familicides avait toujours été déroutante pour Gorbata. Peut-être la vision de la famille traditionnelle vlastiques (deux parents et au moins deux à quatre enfants) avait peut-être beaucoup joué dans le fait qu’il ne comprenait que peu cette logique familiale méta-baronnienne, ironique au vu de sa situation personnelle.
--------Même s’il était globalement énervé par le ton condescendant du méta-baron Sans Nom, il se devait de garder cette façade respectueuse (et un peu séductrice) qu’il arborait en tout temps. Après tout, son surnom de "Golden Boy communise"en Oxydant ne venait pas de nulle part.
-------«-Vous l’avez dit vous-même-»-Lança-t-il.-«-Vous me garantissez l’immunité totale contre tout complot politique des vieillards croulants qui souhaitent mon poste. En parlant d’eux, sachez que, d’après moi, les gens de Méta-Baronnie ont bien plus de morale et d’honneur que ceux comme ces vlastiques assoiffés de pouvoir alors qu’ils devraient être à la retraite depuis longtemps.-»
--------Il se racla la gorge avant de reprendre, mais il était clair pour quiconque se trouvait dans cette salle que Gorbata mentait pas. À ses yeux, tous les vieillards pédants du P.C.V. n’étaient que des faibles esclaves de leur petit confort et enclins à la corruption pour le conserver au détriment de la population.
-------«-Je digresse... je pourrais m'épancher durant des heures sur ces lâches mais leur vie vaut trop peu pour que je vous fasse perdre votre temps avec ces enfantillages. Pour en revenir à notre sujet et éviter de trop dériver, le service dont je souhaite faire appel ne sera bien entendu rétribué à sa juste valeur, même s’il reste à déterminer ce que je pourrais offrir comme contrepartie des services de l'invincible méta-armée.-»
--------Il prit une gorgée de son verre d’eau.
-------«-Malgré le fait que ma marge de manœuvre soit limitée, car je ne dirige pas encore le pays, je peux d’hors et déjà faire beaucoup. Et, au vu de ce que vous offrez, je suis naturellement prêt à débourser beaucoup.-»

--------Il marqua un temps de pause, semblant réfléchir, avant de reprendre.
-------«-Je suppose que nous pourrions fixer les honoraires à environ dix millions de virken par mois. Même si notre monnaie n’est que peu reconnue à l’international, je peux aisément m’arranger pour que cette somme vous soit fournie en équivalent de ressources telles que de l’or ou autre. Qu’en pensez-vous ?-»
--------La somme était extrêmement élevée, notamment en comparaison du salaire minimum vlastique qui s’élevait à mille cinq cents virken par mois. Il fallait dire aussi que la Vlastie, à cause de son isolationnisme présent pendant de nombreuses décennies, avait vu sa monnaie nationale être peu considérée, sauf auprès des rares nations qui commerçaient avec elle depuis longtemps, dont faisait ironiquement partie la Méta-Baronnie.
-------«-Pour ce qui est de brouiller les pistes concernant la provenance du salaire du personnel déployé, je vous laisserai appliquer vos procédures.-»-Il précisa ensuite.-«-D’ailleurs, j’aurais une demande spéciale concernant les méthodes dudit personnel, voyez-vous j’aimerais qu’elles soient non-létales. J’apprécierais que toute personne souhaitant s’en prendre physiquement à moi ou à ma famille ne soit pas tuée, pour que les hommes du Sérèse sous mes ordres puissent les interroger.-»
--------Le Service de Renseignement et de Sécurité (S.R.S., également écrit et prononcé sous sa forme phonétique "Sérèse") arborait plusieurs casquettes en Vlastie. Tout d’abord en tant que service d’espionnage et de contre-espionnage, il était aussi connu pour ses performances concernant la surveillance très étendue de la population mais également la protection des élites.
--------Néanmoins, malgré les prouesses dudit service vlastique, il fallait bien avouer que la méta-armée était tellement puissante que rien ne semblait pouvoir la dépasser.
-------«-Bien entendu, je comprends que certaines circonstances requièrent d’avoir recours à une force létale, mais j’aimerais que celle-ci soit la moins utilisée possible. D’ailleurs, même si lesdits assaillants sont particulièrement réticents à parler après leur arrestation, je pense que l’emploi de méthodes brutales par les agents du Sérèse devrait être suffisant.
--------Néanmoins, j’aimerais savoir si une aide pour ces interrogatoires précis devrait être comptée comme un supplément ou comme inclus dans les services de la méta-armée, dans le cas où les prisonniers ne se plieraient pas. Dans le cas où ladite aide serait un supplément, serait-il permanent ou appliqué à chaque fois qu’une aide aux agents du Sérèse serait fournie par la méta-armée ?-»
Le méta-baron prit beaucoup (trop ?) de temps pour répondre. Il est vrai que ce branleur n'avait donc rien de mieux à faire que de participer à cette réunion. Enfin bref, tout semblait à peu près accordé et ce technocrate paraissait prêt à accepter des termes communs.

Mon cher, vous me voyez heureux de voir que nous allons être capables de nous accorder. Si vous désirez que nous fassions des prisonniers, que nous collaborions avec des services gouvernementaux ou non, cela n'est évidemment pas un problème, nous pourrons suivre tous vos ordres. Dans ce cadre, nous prendrons bien sur, si nécessaire, en charge les interrogatoires si ceux-ci s'avèrent nécessaires. Vous vous imaginez que nous sommes bien sur capables de ce genre d'exercices. Le prix que vous proposez, nous parait à moyen terme tout à fait acceptable en prenant au compte l'interet que nous aurons à vous voir arriver au pouvoir par la suite. Nous allons commencer à organiser précisément ce qui peut vous être utile, nous vous enverrons un premier plan concernant ce que nous vous enverrons ans l'avion du retour...

Sur ce, la vitre commença à s'assombrir et bientot on ne plus rien discerner du méta-baron. Gorbata eut à peine le temps de commencer à articuler une formule d'adieu que Tranto lui agrippa la manche:

Monsieur Gorbata, vous aviez dit que vous vouliez rencontrer des membres technos-technos et des chefs de l'Ekonomat pour parler affaires, vous allez être exaucé, veuillez bien me suivre.

Gorbata put ainsi à la suite de Tronto déambuler dans les méta-couloirs jusqu'à arriver à une autre salle ou l'attendaient deux étranger personnages. L'un d'entre eux, peut être plus hippopotame qu'humain était le chef de l'Ekonomat, l'autre, plus échassier qu'autre chose était le techno-pape...
--------Quel grossier personnage ne put-il point s'empêcher de penser.
--------Des mots bien pires lui vinrent ensuite à l’esprit, malgré le fait qu’il savait à quoi s’attendre d’une personne venant de la lignée des méta-barons. Mais bon, autant ne pas s’attarder ni même ressasser, après tout, il avait obtenu ce qu’il était venu chercher : une protection totale pour sa famille, toute sa famille.
--------Bien entendu, les agents du Sérèse (déformation de "S.R.S." pour Service de Renseignement et de Sécurité) étaient bien plus que qualifiés pour le protéger. Pris à leur famille presque dès leur naissance, conformément aux méthodes de recrutement du Ministère des Mœurs, ils étaient élevés dans le seul et unique but de devenir membres des unités d’élite de l’espionnage, de l’armée et de la protection des dirigeants.
--------Néanmoins, il ne pouvait pas prendre le risque de voir des membres du Parti utiliser leur propre garde personnelle attaquer la sienne. Ce genre de technique ne marcherait certainement pas contre lui, mais il préférait prendre les devants contre tout risque de complots politiques éventuels.

--------À peine eut-il le temps de constater l’impudence et l’impolitesse de ce rustre, il fut emmené par la petite machine humaine au sein des gigantesques et froids corridors sortant de la salle. "méta-couloir"... c’était à se demander si les méta-barons n’étaient pas à percevoir autrement que de véritables mégalomanes, incapables de s’empêcher de mettre leur nom partout, un peu comme des gosses.
--------Le jeune adonis vlastique fut sorti de ses pensées quand il arriva devant deux individus, il comprit de qui il s’agissait en se rappelant des rapports qu’il avait lu avant de prendre la bateau qui l’avait amené en Méta-Baronnie. Conformément au code en vigueur pour les délégations diplomatiques, il les salua :
-------«-Vos excellences, c’est un plaisir-»
--------Bien entendu, il prit un ton humble envers ses interlocuteurs.
Pendant que celui qui devait être le techno-pape restait affalé dans sa chaise, le chef de l'Ekonomat se dirigea avec un air joyeux vers le vlastique:

Mon cher, j'espère que vous avez fait bon voyage. Vous avez sans doute déjà rencontré ce rustre de méta-baron. Nous espérons qu'il ne vous a pas donné l'impression que nous n'étions ici tous que de sombres sauvages. Ce rebus d'un temps passé ne comprend rien au monde si ce n'est la violence. Nous, nous sommes là pour parler des choses qui servent, des choses qui marchent et des choses qui font d'un peuple une civilisation. Vous êtes un homme puissant Mr Gorbata, oui oui, un homme très puissant. Et la Vlastie est un état fort avec lequel nous aurions grand intérêt à développer de puissantes relations économiques. Voyez-vous, l'Ekonomat est très intéressé à investir en Vlastie, ce dans quelque domaine de son économie que ce soit. La Vlastie communiste, c'est pour nous non un repoussoir mais une chance, car c'est un endroit que peu de concurrents ont déjà conquises. Mais nous ne sommes pas là pour réduire votre peuple en simple masse ouvrière esclave, ne vous inquiétez pas, mon parler agressif a pu sembler pour vous une menace. Car bien sur, toutes nos actions seront contrôlées et décidées par l'état vlastique lui-même, et donc par vous mon cher... finit-il en partant d'un petit rie satisfait.

Gorbata se tourna alors vers le techno-pape qui venait de prendre la parole:

Mon fils, le techno-pontificat est sans cesse à la recherche de nouveaux fidèles. Si le techno-pontifiucat avait la chance de voir les frontières de la Vlastie s'ouvrir à lui, il pourrait ouvrir les vannes de sa production technologique de pointe, mais surtout, il pourrait développer des technos-églises. Oh, je vois vos yeux s'ouvrir bien grand à l'évocation du terme église, oubliez ce jargon paléo-chrétien, ces technos-églises, ce sont des universités, parmi les meilleures du monde, la porte d'entrée vers les merveilles de la science. Vous comprenez, je l'imagine, tous les intêrets que vous auriez ainsi à collaborer, encore une fois, sous votre contrôle rapproché, avec le techno-pontificat.

A ce moment, un troisième homme arrive en courant et s'arrêta juste devant Gorbata, il le salua le plus poliment possible au vu de la course qu'il venait de réaliser. Il était très bien mis de lui-même, et paraissait jusqu'alors le plus normal des interlocuteurs à qui Gorbata avait eu à faire.

Monsieur je me présente et m'excuse de mon retard. Pour faire simplement, je suis le représentant de toutes les filières d'extraction minière méta-baronniques, que vous savez très importantes. Nous avons solicité cette entrevue pour vous convaincre de l'intêret que vous auriez à vous ouvrir à nos exportations minières.
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