Ce salon recense toutes les activités intérieures au sein de l'Armée de Libération Populaire du Götterland, qu'elles soient de nature militaire, politique ou économique. En plus de ces dites activités, ce salon accueillera aussi l'ensemble des posts dits Flavour (anecdotiques et qui ne sont pas nécessaires à la compréhension du Lore du Götterland dans son ensemble, à votre gré de les lire ou de les ignorer). Ici sera enfin classé les posts par ordre thématique, afin de vous y retrouver, ils seront également recensés dans le Journal des événements principal.
Résumé du post : Rapport de la mission de reconnaissance loduarienne sur la Division Massenvernichtung, le Front de Résistance Nationale et l'Organisation de Libération Francophone.
Effets de mécanisme : Aucun mécanisme (bonus RP : la Loduarie est désormais informée des effectifs, du matériel et des faiblesses potentielles des factions visées).
⮕ Ici Couz One, fort et clair.
Lieutenant Bruno Devereux, Chef de section de l'unité de reconnaissance de la mission loduarienne au Götterland.
à
l'état-major de la mission loduarienne au Götterland. Objet : rapport de reconnaissance en territoire hostile.
J'ai l'honneur de vous rendre compte la mission qui a été assigné à mon unité ainsi que les conclusions que celle-ci a pu établir du fait de nos observations. Comme notre mission a été configurée afin d'explorer les territoires et les forces en présence du Front de la Résistance Nationale, de la Division Massenvernichtung et de l'Organisation de Libération Francophone, nous avons pu établir un visuel sur les cibles visées et effectuer un certain nombre de mesures à partir des informations obtenues par interception radio et déduire à partir des renseignements obtenus un certain nombre de faits établis.
En premier, la mission de reconnaissance s'est concentrée sur le Front de Résistance Nationale, alias le FRN, que nous avons explorés en premier du fait de sa proximité limitrophe avec le territoire de l'Armée Populaire de Libération du Götterland, nos alliés. L'infiltration derrière les lignes a été relativement aisée : malgré la présence visuelle confirmée de personnels équipés de MANPADS, ces derniers sont éparpillés sur toute la ligne de front, nous avons donc pu profiter d'un trou dans le dispositif pour effectuer une insertion héliportée derrière les lignes ennemies. Géographiquement, le territoire du FRN est fortement rural, nos forces ont atterries en pleine campagne et nous avons immédiatement constatés des activités civiles relativement normales dans le secteur. Malgré le chaos de la guerre civile, il semble que les activités agricoles n'ont pas cessés dans les territoires du FRN, ce qui suppose déjà une autosuffisance alimentaire. Nous avons également pu apercevoir des patrouilles hostiles, des personnels regroupés en une vingtaine ou trentaine de pax qui patrouillent entre les hameaux des zones rurales. Ce phénomène a été perçu tout au long de notre présence sur le sol du FRN, ce qui suppose aussi une forte présence de milices paramilitaires. En pièce jointe, nous avons notés l'ensemble des forces en présence du FRN, auquel nous avons estimés que ces derniers devaient comporter plus de 5000 pax sur l'ensemble du territoire, majoritairement des miliciens peu entraînés et un embryon de déserteurs de l'ancienne armée républicaine, en revanche bien entraînés. Nous avons constatés aussi quelques équipements d'artillerie lourde et l'utilisation de véhicules civils pour la motorisation, le transport et la logistique. L'interception des communications radio nous a permis de constater aussi la division cellulaire du territoire, notamment la forte décentralisation du commandement des milices à travers le territoire, ce qui signifie que le FRN, du moins dans la période où nous étions sur place, semble encore dans l'incapacité de réunir une forte puissance offensive vers l'extérieur du fait de la décentralisation de son commandement et de la division qui semble atteindre les officiers de chaque milice. Cependant, la dispersion et la connaissance approfondie du terrain leur donne un certain avantage défensif. On constate aussi un soutien plus important de la population locale qu'ailleurs, la population civile semblant sympathiser régulièrement avec les milices du FRN et les quelques médias encore présents sur place démontrent un fort attachement aux valeurs conservatrices sur le plan politique. Tout semble pointer vers une stratégie de guérilla en cas d'invasion du territoire, nous devrions donc nous en prémunir. La ville principale qui anime le territoire du FRN semble être Rheinbruck. Des quelques informations que nous avons pu obtenir, il semble que c'est le centre du pouvoir et que le FRN cherche à centraliser à la fois ses moyens économiques, politiques et militaires autour de cette ville. La ville semble être barricadée depuis l'extérieur, ce qui pourrait rendre plus difficile sa prise en cas de combats urbains.
Nous nous sommes ensuite redéployés sur le territoire de l'Organisation de Libération Francophone. La faction semble beaucoup plus démunie sur le plan matériel, s'y infiltrer n'a été qu'une simple formalité. Nous avons pu identifier un schéma de protection du territoire identique à celui du FRN avec l'organisation de milices quadrillant l'ensemble du territoire de l'OLF. Cependant, ces dernières semblent porter des signes distinctifs spécifiques là où les milices du FRN ne portaient pas spécifiquement d'uniformes. Il semble que l'OLF n'est pas aussi unie qu'elle le prétend et semble se diviser en sous-factions distinctes qui semblent se livrer un jeu d'influences en essayant d'occuper des positions stratégiques, en essayant de convaincre la population, en organisant parfois des modèles de société et des structures économiques complètement opposées, bien qu'il semble que les organes de direction de l'OLF soient détenues par les Moristes, le principal courant de l'OLF et fondatrice de l'organisation. Nous avons évalués leurs forces à environ 2000 combattants, pas de matériel lourd à signaler en dehors de véhicules civils pour le transport et la logistique. Les sous-factions de cette organisation semblent plutôt violentes les unes envers les autres, il est possible que nous pourrions jouer de leur division pour faire s'effondrer leur organisation sans y envoyer un seul de nos combattants.
Enfin, notre mission de reconnaissance a pu s'infiltrer dans le Haut-Götterland, territoire gardé par la Division Massenvernichtung, une faction se revendiquant explicitement néo-nazie et accélérationniste. La mission de reconnaissance n'a heureusement pas pu être repérée par le personnel de la Division mais sa présence était particulièrement imposante dans la région malgré sa superficie et visiblement le faible nombre de combattants que nous avons aperçus. Il semble que la Division soit très bien organisée, malgré un équipement qui laisse à désirer. Nous estimons que leur nombre ne doit pas dépasser le millier. Cela étant, nous avons pu constater que des éléments étrangers aux Götterlandais sévissaient dans leurs rangs. Selon toute vraisemblance, la Division peut compter sur un soutien étranger. Nous n'avons pu établir la nationalité de ces individus du fait des circonstances de la mission qui nécessite de ne prendre contact avec aucun personnel sur le terrain mais les communications radio ont permis d'établir que les étrangers en question parlaient une langue lusophone. Nous n'avons pas plus d'informations à leur sujet pour le moment. Il est important de faire remonter à l'état-major que les unités de reconnaissance ont été exposés à de véritables scènes d'horreur au Haut-Götterland qui relève clairement du crime de guerre, pour ne pas dire du génocide. Nous avons pu mettre en pièce jointe de ce rapport un certain nombre de photographies prises de loin de ces dites scènes que l'état-major aura le loisir d'analyser : fosses communes, pendaisons et exécutions publiques, chasses à l'homme, bûchers collectifs, fusillades sur des civils désarmés et utilisation de boucliers humains par les hommes de la Division, sans oublier des camps de travail esclavagistes que nous n'avons pu approcher du fait des patrouilles hostiles particulièrement mobiles autour. Enfin, nous avons pu constater que malgré l'organisation structurée de la Division qui semble lui donner une force de frappe répressive extrêmement efficace dans la région, certaines disparités idéologiques apparaissent dans les communications radio. Nous avons mis en pièce jointe l'ensemble des divergences idéologiques que nous avons pu trouver entre les membres de la Division et leurs commandants respectifs, peut-être que l'utilisation de leurs différends pourrait nous permettre d'écraser cette Division sans avoir besoin de les combattre, d'autant que nous ne connaissons toujours pas l'identité exacte de leurs bienfaiteurs internationaux.
Je vous prie de croire en mes salutations les plus respectueuses.
Résumé du post : Suite à la proposition de Jacopo Mascola, le Cabinet des Affaires Extérieures doit décider de sa candidature et vers qui l'orienter. Après hésitation, la Cabinet accepte la candidature de Jacopo et le renvoie auprès de la commission militaire centrale des Rote Brigaden, les troupes affiliées au PEG, qui le nomme officier de formation.
Effets de mécanisme : Aucun mécanisme (bonus RP : par une source loyale aux Loduariens, ces derniers apprennent la candidature et l'entrée de Jacopo Mascola au service des Rote Brigaden / Jacopo Mascola est intégré au sein de l'ALPG et peut agir en son sein désormais (plus ce dernier s'investira dans la faction, plus son influence sur la faction montera)).
⮕ Il est pas communiste mais je peux pas le prouver.
Fabio Feulner s'ennuyait comme un rat mort dans son bureau. Depuis le début de la guerre civile, on l'avait assigné en tant que chef du Cabinet des Affaires Extérieures, une entité transpartisane de l'ALPG chargée de recevoir les missives et les messages venues de l'extérieur du Götterland et de les transmettre aux organisations membres du front uni qu'était l'Armée de Libération Populaire. Au début, Fabio pensait certainement que ce serait un travail palpitant, de pouvoir communiquer avec l'extérieur, que la situation exaspérante du Götterland pousserait l'ensemble des nations socialistes du monde entier à se lever comme un seul homme pour enfin purger la Réaction du Götterland. Il s'attendait à devoir parlementer avec les Kah-tanais à Axis Mundis, à établir le dialogue entre le PEG et la Loduarie à Lyonnars, à discuter idéologie et ligne politique avec le PEV à Velsna, à négocier des envois d'armes estaliennes à Mistohir et même peut-être coordonner ses actions avec ses confrères océano-afaréens qui se battaient contre les forces de la marine républicaine, encore vivante et prête à défendre les derniers morceaux de l'empire colonial götterlandais. Qu'a-t-il obtenu de ces espérances ? Il a accepté, sans vraiment avoir le choix, une présence militaire loduarienne sur le sol götterlandais (bien que utile, à priori), il a accepté le passage de représentants du PEV qui sont venus symboliquement donner leur soutien au PEG et il a reçu une missive ouanaise qui expliquait brièvement et laconiquement que ces derniers les soutenaient de tout coeur. Oh merci, c'est gentil ! Mais euh...à tout hasard, vous pourriez pas nous envoyer des flingues, bande d'enculés ? De ses espérances, il ne restait que des déceptions mais bon, personne d'autre ne voulait le poste. Et puis ça lui évitait pas mal d'ennuis. Il ne voulait pas être pris entre les débats interminables entre le PEG, la LEP et les libertaires. Il était socialiste mais modérément, il votait SPDG avant la guerre civile et c'était une figure modérée, un cadre sans grande personnalité excentrique comme beaucoup des cadres et leaders des organisations qui composent cette "armée". C'est bien pour ça qu'on lui a proposé le poste d'ailleurs. Et puis, il ne faisait rien de ses journées tout en étant payé, blanchi et nourri. Dans un pays en guerre civile où la moitié de la population crève la dalle ou se drogue, c'était pas plus mal comme situation.
Soudainement, l'ouverture de la porte de son bureau le sortit brutalement de ses pensées. Sa secrétaire entra dans le bureau avec une lettre dans ses mains. Elle le déposa sur son bureau.
"Monsieur Feulner, on vient de me déposer ceci à l'accueil. - C'est qui ? - Un gamin du coin. Il m'a fait savoir qu'un étranger lui avait donné quelques pièces s'il apportait cette lettre ici. - Un étranger, vous dites ?" Le mot attira sa curiosité. Il congédia sa secrétaire puis se redressa sur sa chaise. Il prit son ouvre-lettres et ouvrit lentement cette dernière. Il allait enfin avoir un truc à faire au lieu de s'ennuyer. Il sortit le contenu de la lettre et commença à lire son contenu. Un certain Jacopo Mascola, qui se présentait humblement comme un ancien militaire velsnien, quémandant un poste au sein de l'ALPG, visiblement attiré par la ferveur et la noblesse des idées des communistes götterlandais. La lettre est bien écrite, trop bien écrite pour que ça soit l'œuvre d'un simple prolétaire ou d'un roturier. C'est ce qui mit le doute à Fabio, d'ailleurs. Il alluma son ordinateur (le Cabinet des Affaires Extérieures était bien un des rares bâtiments de Zollstadt où l'électricité et Internet n'avait jamais été coupé) et effectua quelques recherches rapides sur le personnage. Bien entendu, il ne fallait pas être grand détective pour avoir un aperçu de qui était vraiment Jacopo Mascola, visiblement issu d'une grande famille aristocratique velsnienne et pas des plus humbles. La dernière actualité le concernant semblant être son déploiement au sein des forces velsniennes chargées de mener la guerre en Poetoscovie. De là, pas d'autres informations. Fabio en conclut assez vite que l'aristocrate a sûrement quitté le service actif à ce moment-là pour proposer ses services au Götterland. Peut-être car le gâteau poetoscovien n'était pas assez gros pour satisfaire l'ensemble de la clientèle bourgeoise qui composait les officiers de haut rang de l'armée velsnienne. C'est en tout cas l'impression que ça donnait à Fabio. Il réfléchit un instant. L'officier velsnien était peut-être d'une classe sociale privilégiée, matériellement orientée vers la réaction et le conservatisme, mais il avait des états de service intéressants. Et à vrai dire, en dehors de quelques officiers déserteurs de l'ancienne armée républicaine, rares étaient les officiers de l'ALPG à avoir une forte expérience militaire. C'était un atout, d'un point de vue strictement militaire. Il y avait déjà les Loduariens mais ceux-ci ne formaient que le PEG.
Puis Fabio tilta sur un point : c'est précisément un aristocrate. Si Fabio l'envoyait aux libertaires, Dieu sait ce qu'ils lui feront. Il avait entendu le récit des bourgeois et des nobles poursuivis et massacrés en Estalie en 2013, que pouvait faire leurs congénères husakistes au Götterland à cet aristo ? L'envoyer aux libertaires, c'était le meilleur moyen de les braquer. Et le LEP structure son commandement autour d'une clique d'officiers fidèles à Bruckmann, jamais ils n'accepteront un étranger parmi eux, de surcroît issu d'une classe privilégiée qu'ils méprisent ouvertement, eux qui sont si attachés au caractère prolétaire de la révolution. Il ne restait que le PEG. C'étaient les plus pragmatiques du lot et les plus susceptibles d'accepter. Il doit tâter le terrain. Il saisit alors son téléphone fixe et appela un numéro qu'il connaissait bien, August Masur, le chef du Comité Central et accessoirement membre de la commission militaire centrale des Rote Brigaden.
"Allô, August, tu vas bien ? - Ah Fabio, bonjour, on fait aller, et toi ? - Bien, merci. Ecoute, je t'appelle car j'ai reçu une requête plutôt...insolite. - Dis-moi. - Est-ce que ça vous branche de recruter un ancien militaire velsnien et aristocrate ? - Un aristo ? Euh... - Il a l'air compétent, au vu de ce que j'ai pu dénicher. - Hm, je suis pas sûr que tout le Comité Central soit d'accord. Tu nous le recommandes ? - Je ne le connais pas personnellement mais sa lettre semble explicite. - Je vois. Ton gamin, là, il est pas communiste ? - Je sais pas, August. Mais qu'il soit communiste ou pas, on s'en tamponne un peu, non ? On a besoin de gars expérimentés dans nos rangs. - C'est suspect, je trouve. Les aristocrates et la haute société velsnienne ne se bouscule pas d'habitude pour aider les communistes, généralement. C'est pas un espion, si ? - On a pas les moyens techniques de le savoir. C'est à prendre ou à laisser." Fabio sentait qu'il avait fait hésiter August, celui-ci semblait réfléchir au téléphone et après un long silence, le chef du Comité Central reprit la parole, avec une voix un peu plus claire cette fois-ci :
"Fabio ? - Oui. - Envoie le nous. On a besoin d'officiers pour la formation des recrues. La commission militaire le tiendra à l'œil, cela dit. - Je lui transmets, merci August." Fabio raccrocha alors et appela la secrétaire, lui indiquant d'envoyer une lettre d'approbation et de la donner au gamin qui lui a donné la lettre au départ. La secrétaire s'exécuta, bien que durant l'écriture de la lettre d'approbation, Fabio put constater qu'elle était un peu trop souvent sur son téléphone. Elle peut envoyer des textos à son petit ami mais bon...c'est un des rares jours où elle a du travail à faire, vaudrait meieux qu'elle s'y colle sérieusement.